Titre : Le Petit Parisien : journal quotidien du soir
Éditeur : Le Petit Parisien (Paris)
Date d'édition : 1924-04-08
Contributeur : Roujon, Jacques (1884-1971). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
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Description : 08 avril 1924 08 avril 1924
Description : 1924/04/08 (Numéro 17206). 1924/04/08 (Numéro 17206).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Source : Bibliothèque nationale de France, Gr Fol-Lc2-3850
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2008
TEMPS PROBABLE
REGION PARISIENNE
Changement de temps. Vent
tournant à ouest faible ou mo-
déré. Ciel peu nuageux se cou-
v r a n t progrresslvoment avec
pluies. Température sans chan-
gement. Nuit jour
EN FRANGE
Moitié Nord changement de
temps, comme dans la région
parisienne. Moitié Sud assez
beau temps.
SOLEIL tel. IL )6; coac. 19 h. 30
LUNE pr. qu. la JI pi. le 19
15 cent., t; LE PLUS FORT TIRAGE 6 page»
49» AMNtE, W»
MARDI
AVRIL 1924
Sai.it Albert
ABONNEMENTS 3Mll I Mb IM
Seine et S.-O. 12.60 24.. p 48.»
France et Col. 13. 25 48.
Etranger 82.v
le i 22. RUE DXNGHIEN, PARIS
C'est demain, décidément,
que seront publiés
les rapports des experts
Cette fois, ça paratt sûr. En tout cas,
fc'est officiel. Les rapports des deux comités
d'experts seront remis demain matin _il la
commission des réparations au cours d'une
séance, dont nous avons déjà indiqué quel
serait le cérémonial, et qui se tiendra à
A onze heures, les rapports imprimés se-
!ront communiqués à la presse des deux
monde.
Ainsi en a décidé hier le comité Dawes,
après avoir, toute la journée durant, lu,
relu et corrigé les épreuves de son rapport,
Il y donnera un dernier coup d'oeil ce
matin, après quoi le bon à tirer sera en-
voyé à l'Imprtmerie nationale.
QUELLE SERA LA SITUATION
SI LE REICH REPOUSSE
LE PLAN DES EXPERTS?
M. Franlc H. Simonds, continuant ses
>Uudes srtr l'état actuet des relations
des paps européens entre eux, e.camine
cette fais-ci les conséquences, que
pottrrntt avoir un refus allemand de
se soumettre aux conclusiorrs des
experts et à lu décision de la C. D. R.
La cordialité des récentes conversations
franco-britanniques constitue le change-
ment le plus remarquable qui ait pu être
constaté, en Europe, au cours de ces der-
niers mois. ̃̃
Les représentants et les peuples des deux
hâtions examinent, avec une franchise
ét.onnante, les réalités qui se cachent sous
les intérêts et les opinions de' chacun. Ils
1entent, à l'heure actuelle je crois avec
une sincérité .incontestable de se com-
prendre mutuellement. La dernière preuve
de cet état d'esprit est l'empressement avec
lequel M. Mac Donald a consenti à repren-
tire la conversation avec la France, au su-
jet, du problème vital de la sécurité fran-
çaise.
de tiens à dire ici que. de tous les peuples
avec lesquels je me suis trouvé en contact
depuis que j'ai débarqué en Europe, le peu-
ple français est celui dont l'état d'esprit
¡est. le plus pacifique.
Le remarquable changement de ton en
Grande-Bretagne et d'humeur en France
H'a pas encore produit do résultats car, de
part et d'autre, le rapport des experts' est
.attendu comme étant la seule base solide
sur laquelle toute discussion devra être
Entreprise.
Néanmoins, l'attitude future de la France
peut ,dépendre d'une seconde circonstance.
c'est-à-dire fin résultat des élections fran-
çaises.
En fait, cependant, les élections fran-
çaises ne peuvent avoir que peu d'influence
sur le coure des événements. Ce qui prend
»le l'importance on Europe, -à l'heure
jKstuelle, ce sont te5~élec4îons allemandes.
Dafl» .toute l'Europe, on pense générale-
hientqufl les éléments nationalistes à ou-
tradee. se trouveront considérablement
renforcés en prestige et en nombre.
Il est également vrai que l'explosion de
dissentiment contre le rapport des experts
est.,pour ainsi, dire, aussi unanime en Aile-
magne que celle qui fut manifestée dans ce
pays, il y a cinq ans, lorsque furent pu-
btiées les conditions de paix de la Confé-
rence de Paris.
Les travaux des experts peuvent très
bien signifter un désastre suprême pour
l'Allémagne, ç,ar ils apposent'le sceau d'un
groupement économique désintéressé sur
des conditions qui, du point de vue. finan-
cier, outrepassant tout ce que les Allemands
ont, jamais eu l'intention de payer.
Si l'Allemagne refuse de se soumettre
aux décisions des experts, la situation de la
France deviendra très forte, car, ayant
açcepté elle-même ces conditions, elle peut,
en toute justice, demander a ses associés
de se joindre à elle pour employer des
moyens de coercition ou, au moins, leur
demander de faire cesser les critiques et
l'opposition qui s'élèvent contre la pression
exercée par la France dans la Ruhr.'
La Grande-Bretagne ne peut guère re-
fuser d'apporter son concours à la France
dans cette circonstance, quelles que soient
ses véritables intentions. Un semblant de la
vieille Entente pourrait ainsi .être rétabli.
Un grand nombre d'optimistes pensent
que l'Allemagne devra se soumettre et
s'exécuter si le rapport des experts est
accepté par la C. D. R., sans modifications
sensibles, et sans laisser entrevoir un man-
que d'unanimité par trop notable, et, si les
Anglais et les Français sont d'accord pour
faire pression sur 1 Allemagne. Par contre,
si,la France et la Grande-Bretagne ne sont
pas d'accord, il n'y a aucune chance que
l'Allemagne se soumettre.
Mais jusqu'à quel point l'Angleterre se-
condera-t-elle la France ? Toute la ques-
tion, est là La France peut, certes, invo-
quer avec raison que les sommes qu'elle
exigée de l'Allemagne ont été jugées
raisonnables par un groupe international
d'experts. Mais, si l'Allemagne rejette ces
conditions, il n'y aura aucun autre moyen
d'action, pour en obtenir l'exécution, que
le recours à la coercition. M. Mac Donald y
consentira-t-il ? S'il refuse, la décision des
experts, bien entendu, deviendra lettre
morte, sauf en ce qui concerne les mesures
que la France jugera. convenables de met-
tre exécution.
A moins que. enfin, la GranderBretagne
ne se rende, compte qu'il existe un point
au delà duquel la résistance allemande
constitue le véritable obstacle qui se dresse
entre l'Europe et la paix, et qu'elle ne
consente à se joindre à In France pour
agir, il paraît difficile que la situation rie
redevienne pas, bientôt, ce qu'elle était
avant l'entrée de la France dans la Ruhr.
Il est évident qu'il, existe des moyens
économiques' aussi bien que militaires qui
pourraient forcer l'Allemagne à s'exécuter.
Mais il est incontestable que, d'une façon
comme dune autre, la force doit être
employée.
A l'heure actuelle. l'Europe tout entière,
à l'exception de l'Allemagne, n'aspire pas
seulement à la paix, mais aussi à un arran-
gement général. Il n'y a aucun parti de la
guerre ailleurs qu'en Allemagne.
La Franee et l'Angleterre, pour le moins,
travaillent- de concert, plus étroitement et
avec plus d'espérance qu'elles ne le firent
au cours de ces dernières années mais
l'Allemagne demeure le seul problème
insoluble.
Veut-elle la guerre ou la paix ? Payera-
t-elle ou risquera-t-elle une conflagration
européenne plutôt qile de se soumettre?
Frank -H. SIHOlfOS.
par arrangement spécial
avec le Se Olurè Xewspaper Syndicale.
LE ROI ET lA REINE DE ROUMANIE
ARRIVEHONT DEMAIN EN ALSACE
Après un arrêt à Mulhouse et une visite-au
cimetière roumain du Val-du-Pâtrc. ils
seront reçus à Strasbourg par M. Ala-
petite et le général Berthelot, comman-
dant, pendant la guerre, des troupes.
franco- roumaines
C'est demain matin que les souverains
roumains arrivent en France. Par une
attention particulièrement délicate et dont
l'importance n'échappera à personne, en
raison des origines du roi Ferdinand, ils
ont tenu à ce que leur premier arrêt ait
lieu dans les provinces que la guerre nous
a rendues. C'est en Alsace qu'Ils mettront
le pied sur la terre française et c'est
Mulhouse qui, la première, aura l'hon-
neur de leur souhaiter la bienvenue.
Deux motifs d'ordre sentimental leur
ont fait prendre cette décision. Et d'abord,
ils ont voulu rendre rn pieux hommage
aux enfants de Roumanie faits prisonniers
pendant la grande tourmente et morts en
captivité allemande. C'est au Val-du-Pàtre,
près de Soultzmatt, que reposent, en effet,
ces soldats, dans un vaste cimetière sur
lequel veille avec un soin jaloux le comité
des tombes roumaines présidé par un
M. DUCA
ministre des Affaires étrangères de Roumanie
indus-trial do Mulhouse, M. Max Dollfus.
Ce qu'ils ont voulu aussi, en se rendant
ensuite do Mulhouse à Strasbourg, c'est
témoigner, d'une façon éclatante, leur gra-
titude au grand soldat qui; il la tête des
troupes franco- roumaines, délivra la Rou-
manie du joug ennemi, au général Berthe-
lot. aujourd'hui gouverneur, militaire de la
place de Strasbourg. C'est avec le général
Berthelot, ainsi que nous te rappelions
ayant-h'ier, que le roi 'f crdinaiid lit 'sa
délirantes de, la foule, a.ses côtés enfin, et
aux côtés du maréchal ,Fooh ;itqus les
fyt- -acclamé .avec la- -reine Marie, par le
peuple roumain tout entier, le jour de. leur
couronnement; à Alba-Julia; le 15 octobre
1922. Cette touchante pensée, ce geste-de
reconnaissance- accompli, au, cceur même
de nos provinces libérées, y seront d'au-
tant plus appr'éoréV que Te patriotisme y
est; plus' ardent 'et plus vif -le souvenir .de
l'occupation 'èrmerrrie' •
Il le reste de
la •.particulier, à Plus, ;o.ù,
aprùs une réception' solennelle à l'Univer-
sité de Strasbourg et un' dîner qui, leur, sera
offert au commissariat gén.éral par, M.1 Ala-
petite. les1 .souverains 'se 'rendront directe-
ment et où ils seront oftït.iellement reçus
jeudi. matin., à oriçe- heures, à ta gare du
Bois-de-Boulogne, par. le/ Président de la
République. Noii's avons' .dit déjà T accueil
enthousiaste qui les. y attend et les. fêtes
qui seront. données. en leur honneur.
Il y a lieu de. penser, toutefois que .leur
voyage en 'France ^ne permettra pas seule-
ment aux sympathies mutuejies des deux
nations de stions officielles et populaires. La présence
auprès du roi Ferdinand, de Son Exe. M.
Duca, ministre des Affaires étrangères de
Roumanie, • l&iss.e supposer, en effet, que
des conversations importantes'sont sus-
coptibtes de s'engager entre-les deux gou-
vernement?, comme, ce fut, le cas"l'an der-
nier, lors du séjour en France du président
Masaryk. Tout ce qui sera de nature à
renforcer l'amitié franco-roumaine, en
maintenant l'état de choses établi par les
traités, sera certainement accueilli dans
les deux pays avec la plus profonde satis-
faction. A. J.
La visite des souverains roumains
à l'aérodrome du Bourget
Le roi et. la reine de Roumanie visite-
ront, le 11 avril, le port aérien du Bourget.
Ils y arriveront il: deux heures et demie et
en repartiront à trois heures et 'demie.
Voici le programme résumé des exerci-
ces auxquels ils assisteront
li h. 30.' Visite du centre médical.
ii Il.' 45. Inspection des services'd«s
compagnies de transport,
15 heures. -Exercices acrobatiques par
Fronval est Haeglèn.
15 h. 15. Visite des avions nouveaux,
civils et militaires.
Peu avant 15 heures, 80 ayions du 34e ré-
giment stirvoleront, par patrouilles, le ter-
rain de l'aérodrome, et un peu plus tard
auront lieu les, exercices combinés et le
départ des avions de bombardement -de
Metz.
CENT ÏIIGT ÂÏ1GNS SONT ARRIVÉS HIER VERANT DE METZ
Le régiment d'aviation de Metz. com-
mandé par le lieutenant-colonel Vuillemin,
est arrivé hier après-midi au Bourget.
Cette unité comprend environ 120 avions,
qui participeront à la réception qui aura
lieu vendredi en l'honneur du roi et de la
reine de Roumanie.
La session des conseils généraux
sera-t-elle reportée au 26 mai ?
La'* Chambre a voté hier, au début de sa
séance de l'après-midi, une proposition de
loi sur laquelle le Sénat va être appelé à
se pçgponcer, qui tend à reporter au.
26, mai' l'ouverture de la session de.prin-
temps des conseils généraux.
LE CABINET MAC DOHiLD
mis en minorité
sur la gestion des loyers
Mais la gouvernement n'est pas démis-
sionnaire et définira aujourd'hui son
attitude par une déclaration aux
Communes
Londres, 7 avril (dàp. Petit Parisien.)
Le gouverneinenl, travailliste n'a pas
échappé la défaite parlementaire, dont
il avait pensé conjurer le péril mercredi
dernier, en- faisant ajourner le débat sur
la loi des loyers.
On se souvient que le désaccord portait
sur l'article premier, prévoyant qu'un chô-
meur qui est en retard pour le paiement
de son loyer ne pourrait être expulsé, s'il
parvenait à établir que sa défaillance est
due au défaut de travail.
Devant if'oppo-sition des 'conservateurs
et des libéraux, le cabinet Mac Donald
avait été obligé de présenter un texte
transactionnel, stipulant que les proprié-
taires recevraient tout ou partie du foyer,
maU que les municipal ités et l'Etat en
assumeraient conjointement les frais.
Dès l'ouverture du débat, 'il. Mevil
Chamberlain, au nom des' conservateurs, a
déposé une motion dd rejet.
D'autre part, M. Asqiiith, au nom des
libéraux, a déclaré qu'il ne consentait pas
à donner son adhésion à l'article premier,
méme sous sa nouveUe forme, mais que si
le gouvernement consentait retirer c-et'e
clause, il souscrirait aux autres.
M. Mac Donald qui est obligé détenir
compte des. exigences impérieuses de sa
gauche s'est refusé à la concession que
lui demandait M. Asquith et c'est en vain
qu'il a présenté le projet comme une me*
sure de circonstance destinée à mettre fin
au plus, vite aux expulsions de tocataires
et sollicité le vole en seconde lecture.
A l'issue d'un débat particulièrement ani-
mé, la Chambre, par 221 voix contre 212, a
adopté la motion Chanaberlain, refusant, le
vote du projét en seconde' lecture.
Ce résultat a été recueilli par de bruyants
applauiissements sur les bancs de l'oppo-
sition conservatrice, 'où l'on a pareillement
salué d'acclamations ironiques ceux des li-
béraux qui reprenaient leur place après
avoir donné leur suffrage au gouvernement.
Le gouvernement allait-il se retirer?
Tour à tour M. Baldwin et M. Austen Cham-
berlain l'ont pressé de question pour rame-
ner à faire connaître ses intentions. Voici
la réponse de M. Mac Donald.
La situation qui vient d'être créée, est une
de celles, pue j'avais prévues- dans mon premier
discours do chef de gouvernement. La Cham-
bre a.déclaré qu'elle rejetait' la loi. Le gouver-
nement ne peut pas dtre à tà minute s'il pro-
posera le -même texte amputé de l'article 1"
ou s'il modifiera les articles- 2 et 3, ou s'il pro-
rogera quoi que.ee soit Mais, si -l'on, veut bien
**>nblée, .,v,, ,v; ̃
des libéraux, ont pris soin de marquer que
le iîejèt de la clause .n'impliquait' aucun,
manque- de sympathie à l'égard des chù-
meurs et se. sont-, affirmés disposés à voter
les clauses. 2 et 3. ̃
Suis l'Aasemblée à poursuivi ses détibé-
Le', cabinet nfest donc pas démissionnaire;
mais le rote de ce soir n'en révèle pas
moins; une fois de plus, l'impuissance du
gouvernement' travailliste appliquer, son
programme social:
UN MAIRE DU PALATINAT TUÉ
par uà brigadier de gendarmerie allemande
Coblence, 7 avril {dép. Petit Parisien:)
M.. '¡crié.. maire d'Essjngen [cercle de.
Landau) a été mortellement bles-s'é dans la
nuit, du 5 au avril, de deux balles dans la
tête par le chef de poste de gendarmerie
allemande de la localité. Une. enquête est
mené* par le parquet allemand de Landau.
U COURSE CYCLISTE DES SIX JOURS I COMMENCÉ MEH SI
ET QUINZE ÉQUIPES VONT TOURNER PENDANT HEURES
Les « Six jours de Paris » sont coni-
Hier soir, à 23 heures, tes quinze équi-
•pes dont nous avons donné 'la liste ont
entrepris le grand voyage de cent qua-
rante-quatre heures. Pendant cent qua
rante-quatre heures, sous les hautes fer-
mes du vélodrome d'Hiver, parmi lebrnu-
haha, la-poussière- et la fumée, la théorie
des coureurs tantôt ruissellera sur la
piste, tantôt déferlera en torrent impé-
tueux, tandis que le public, tour à tour
calme ou frénétique, applaudira, criera,
hurlera son admiration, soa mépris. ou ses
Cette ronde interminable, infernale,
dont on a contesté la valeur sportiye,. est
un des et'enta de la maison parisienne.
Pour la « tourner il faut au coureur de
rares qualités :.la solidité physique et une
énergie sans égale. Quant àu spectateur,
miême-le plus sceptique, le plus blasé ne
saurait rester indifférent en présence de
la folle dépense de « vouloir » à laquelle
so livrent les concurrents, et il n'est pas
exceptionnel devoir le plus placide parmi
la foule avoir de soudains, et violents en-
thousiasmes.
A défaut d'autres avantage*; la' course
LE RAYON THERMIQUE:
un terrible agent de destruction
découvert par un ingénieur anglais
,Il serait capable de supprimer à
d'énormes et instan-
tanément toute trace de vie
̃ Londres, 7 avril (dép. Petit Parisien.)
Un ingénieur. M. Grindell Matthews,
vient de découvrir un engin, de destruction
dont la puissance est pratiquement incal-
culable et qui permet de transformer les
fictions d'un Jules Verne ou d'un Wells
en de stupéfiantes réalités..
L'inventeur anglais est, en effet, par-
venu à émettre un rayon invisible, qu'il
désigne sous le nom de rayou thermique,
et qui détruit, dans un cercle déterminé,
toute traoe de vie.
Interrogé à ce sujet, l'un des collabora-
teurs de M. Matthews a fait de surprenan-
tes révélations.
A vrai dire, a-t-il précisé, le rayon
n'est qu'une sorte de conducteur d'énergie
analogue il un fil de cuivre dont le dia-
mètre serait variable à l'infini. L'énergie
que nous produisons et que nous trans-
mettons dans l'atmosphère, par l'inter-
médiaire de ce rayon, est elle-même com-
parable à l'électricité bien qu'elle s'en
différencie par l'intensité de sa puissance
riences tentées tout dernièrement nous
avons réussi, à une distance de vingt-cinq
mètres, à tuer une souris instantanément,
à calciner les racines de certaines plantes,
à provoquer l'explosion de cartouches, à
mettre le feu à un hangar, à allumer des
lani{iei,éle<:trique.v à- mettre_hors d'gsage
des magnétos d'avions et d'autos.
Comme, d'autre part, nous n'avons jamais
opéré que sur des réserves d'énergie insuf-
fisantes, il est hors de doute que, lorsque
nous serons autorises à tcnter nos expé-
riences sur une plus grande énergie, nous
parviendrons à faire satcter un dépôt de
munitions à des distances énormes. Nous
sommcs, du reste, déjà sûrs de pouvoir
détruire des armées entières.
L'invisible mitraille
A l'appui de ses dires, l'ingénieur cite
le cas d'un préparateur de chimie qui
ayant, par mégarde, traversé une zone
balayée par un rayon d'un millième de
puissance, resta sans connaissance pendant
quarante-huit heures et porte, depuis cette
date, des traces de brûlures sur tout le
corps.
'Notons, en outre, que l'énergie nouvelle
est maniable à volonté et peut., selon le
même ingénieur, converger sur un pouce
carré de' terrain ou'se repartir sur une
zone'de plusieurs dizaines de kilomètres.
'De même, le mitrailleur thermique peut
étendre,- en un cinquième de seconde, son
ennemi raide sur "le carreau ou le para-
lys'i-r pénUant quelqties jours ou encore le
"̃mettre, hors d'état, de nuire simplement
.'pendant une couple d'heures.
on ima^
être,
ans un avenir- prochain, les conséquen-
ces de la merveilleuse découverte. Une, en
particulier, s'impose à l'esprit.' C'est la
possibilité; en temps de guerre, d'inter-
dire anx'forees aériennes l'a'fcçès dû- terri-
toire ennemi. Un avion ne pourrait, en
effet, résister plus de cinq second es à
l'action foucÎToyante du- terrible" rayon et
deviendrait; â: quelque hauteur- qu'il se
trouvât, la proie des' flammes' dévorantes.
LES SOUVERAINS BRITANNIQUES
FERVENTS AUDITEURS DE T. S. F.
avril {dép. Petif Parisien.)
L'appareil de radiotéléphonie qui a été
offert récemment à. George V, et dont le
Petit Parisien a donné une description
détaillée, vient- d'être transporté de
Bucküigham Palace au château do Wind-
sor, où se trouve actuellement la cour. Les
auditions par sans-fil sont très fréquentes
et le roi et la reine se font remarquer au
nombre des fervents les plus fidèles.
des Six. Jours donne au grand public une
leçon do courage, de valeur physique et
morale.
Le grand voyage sinon le beau voyage
de cent quarante-quatre heures est
commencé
Les conditions de la course
Les.conditions de la course sont sensi-
blement les mêmes que l'année dernière.
Rappelons-en les grandes lignes.
L'épreuve se dispute « à l'américaine n,
c'est-a-dire par équipes de deux coureurs
se relavant à volonté.
Chaque jour, à deux heures, à dix-
sept heures et à- vingt-deux heures, dix
« sprints », courses de vitesse sur un tour,
se disputeront et vaudront respectivement
aux quatre premiers 6. i, 2 et, 1 points.
Le classement sera établi, d'abord par la
distance parcourue, puis, en cas d'égalité,
par le nombre de points obtenus au cours
des sprints quotidiens.
De plus, le règlement prévoit qu'au cas
de chute involontaire, les tours perdus se-
ront rendus à ceux qui en auront été vic-
times.
(Voir en page le compte rendit des
pr lumières heures de la course.
leaj^ ^fttolrt.
LA DISPARITION DE Mme BUY 1
DOIT-ON CONSIDÉRER
LA FERME DES HUTTEAUX
COMME UNE SECONDE VILLA
DE GAMBAIS ?
Lyon, 7 avril (dép. Pettt Parisien.)
La ferme des Hutteaux, à Brindas, est-
elle destinée à mériter une renommée aussi
sinistre que la villa de Gambais ?
Dès l'abord, l'affaire parait avoir une mise
en scène à peu près analogue à celle .de
l'affaire Landru un homme qui attire dans
ure ferme isolée, en leur promettant le
mariage, des femmes seules possédant quel-
ques économies. Toutefois, le fermier Ori-
gène, au lieu d'insérer des annonces, comme
le galant barbu de Gambais, recherchait, au
contraire les offres faites à la quatrième
page d'un quotidien, par des femmes en mal
de mariage. Il en connut ainsi plusieurs.
On en a même retrouvé trois, aujourd'hui
mariées et qui confirment que l'éleveur de
moutons s'inquiétait surtout de savoir ce
qu'elles possédaient. Entre autres proposi-
tions, Origène avait proposé à une fermière
de l'emmener dans le Charolais, aux uns
d'y acheter une paire de beufs. La fermière
refusa.
Mais qu'est devenue Mme veuve Buy qui
a disparu dans les circonstances étranges
que nous avons relatées ?
La disparition de Mme votive Buy, si elle
n'implique pas nécessairement le crime, est
toutefois -entourée d'un tel mystère que la
justice' a jugé bon d'entreprendre des
recherches plus précises. La brigade mobile
voulut à différentes reprises' interroger
Origène; mais les projets des policiers
durent être ajournés, le fermier étant pré-
cisément malade chacune de leurs démar-
ches. On doit reconnaître, cependant, que
l'éleveur, d'un tempérament nerveux et
irritable, a dû être soigné dans une cli-
nique, où il se trouve encore actuellement.
Cependant, en portant plainte à la gen-
darmerie de Vaugneray, contre la veuve
qu'il accusait du vol de neuf moutons,
Origène ajoutait « Elle a quitté la ferme
en mon ahsence sans que rien ne le fît
prévoir, » Mais il déclarait à quelque temps
de là
Mme Buy me reprochait de favolr trompée,
en lui cachant que j'étais marié. Elle me fai-
sait des si'ènts iniquenies à. ce sujet. Elle alla
même un jour jusqu'à me frapper, puis elle
est partie et n'a plus reparu.
Que signifient ces contradictions ?
N'e;t-il pas étonnant que la veuve ait fui,
sans en avertir son fil?, sans lui donner
aucune nouvelle depuis deux ans Que
penser d'une femme qui part avec un
troupeau volé et qui abandonne ses bi-
joux, évidemment moins encombrants et
plus faciles à vendre .que neuf moutons?
Les fouilles qui vont être entreprises
dans le jardin et autour.de.la ferme met-
tront-elles au jour le corps que l'on re-
cherche où bien le' fermier gardera-t-il
son secret, dans la de la
màiSon de santé oû'11
jusqu'à sa mort
Une visite à la ferme des
La ferme des Hutteaux est si peu con-
nue elle se trouve dans un lieu si sau-
vage que l'on a grand'peineà la découvrir
par la route de Chaponost à Brindas. On
oblique à droite sur le Bruissin, puis il
faut s'engager dans un petit chemin
boueux, tortueux, marqué de profondes
ornières creusées par les chars des culti-
vateur'5.
Non loin de là, en contre-bas, est posée la
ferme des Hutteaux. On enjambe facile-
ment une haie, on traverse un pré puis
on arrive la ferme placée derrière un
paravent de broussailles. Les deux corps
du bâtiment sont disposés en équerre, Le
mot « Café » grossièrement peint sur le
crépi s'est effacé peu à peu sous l'action
des pluies et des vents. Sur le second mur
se lit une inscription plus précise « Café,
Casse-croûte ». Quel singulier- commer-
çant eut l'idée d'installer dans ce lieu dé-
sert un débit de boissons ?
Aujourd'hui tout est fermé; le silence le
plus angoissant y règne. On voit ce que la
pioche aura à fouiller, le jardin envahi par
les herbes folles. Derrière la ferme est une
mare, une « boutasse », comme l'on dit
ici. Sa profondeur est d'un mètre cinquante
environ mais elle est à sec chaque été.
Les recherches ne porteront donc pas là,
sans doute. Contre le mur est un tas de
terre plus fraîchement remué semble-t-il
que le sol d'alentour. Plus loin, un amas
de grosses pierres que l'on ne manquera
pas de déplacer. Sous un hangar, des fagots
sont entassés. Sans doute creusera-t-on
aussi lo sol de la bergerie. Devant la fer-
me, un puits recouvert d'un dôme cimenté
est plein jusqu'à deux mètres de la mar-
gelle.
Mais les gens, les personnes.qui fréquen-
taient ou connaissaient la disparue ?
D'abord, celle qui a mis en relation le fer-
mier avec Mme Buy, Mme Gavalda; mar-
chande foraine, qui avait connu la disparue
sur les marchés. Elle demeure, 108, avenue
Berthelot. A cette adresse s'ouvre une im-
passe, au fond de laquelle groqille unn
étrange population, dans une vaste cour
bordée de maisons basses et enfermées.
Deux groupes d'habitants de cette cité sont
accroupis autour de feux de bois. Les en-
fants, qui pullulent, jouent, piaillent avec
de curieux accents exotiques. Quelques
roulottes disposées au hasard, attendent
leurs locataires. C'est là que demeure Mme
Gavalda. Elle ne rentre guère avant minuit,
souvent même à six heures du matin. Il est
bien difficile d'ailleurs de la rencontrer.
Plusieurs fois la police l'a convoquée. Ja-
mais elle n'a répondu.
Ce que dit le fils de la disparae
Le fils de Mme Buy est plus facile ù,
atteindre. Il travaille comme petit chasseur
dans une entreprise de Lyon. Pendant no-
tre conversation, le- jeune Buy tourne ma-
chinalement entre ses mains sa casquette
rouge.
Origène ne m'a jamais plu, dit-il, sans
préambule. J'ignorais qu'il fût dans un service
de nerveux mais il m toujours paru hagard.
Je ne me suis jamais aperçu cependant qu'il !fit
violent aveo ma mère. En lui demandant de le
suivre à la ferme des Hutteaux, il lui avait.
avoué qu'il était marié, mais Il avait ajouté qu'il
était en instance de divorce. Je suis persuadé
qu'une discussion a surgi entre eux, un jour
que ma mére, impatientée, lasse d'attendre, lui
a demandé si son procès était bientôt terminé.
Je crois fermement que des violences ont suivi
et que ma mère a reçu à ce moment un mau-,
vais coup. Elle avait disparu depuis longtemps
lorsque je retournai à la ferme. La maison Jttit
vide. Je suis entré sans difficulté et j'ai pris les'
bijoux que maman avait laissés, une alliance,
et une montre d'homme avec sa chaîne, une
montre de femme avec une ohaine, le tout en
or. Jamais je n'ai plus reçu aucune nouvelles de
ma mère et je suis bien certain que si elle était
jeaoore «ft vie elle serait revenue me trouver.
LA [MELE DISPARITION DE PQNHDI-CÂILLES
LE FERMIER BOSCHER
ET SA SŒUR
RETROUVÉS PENDUS
DANS UN .BOIS
Saint-Brieuc, 7 avril (-dép. Petit Parisien)'.
Le mystère qui planait depuis février
sur la double disparition de Louis et de
Marie-Louise Boscher, fermiers à Pont-
aux-Caillcs: près de Chàielaudren (Côtes-
du-Nord), vient de se trouver, en partie,
éclairci:
L'enquête ouverte par le arquet. de
Saint-Brieuc n'avait donné aucun résUl-<
tat; les sondages pratiqués dans les mares
et les ruisseaux de la région étaient dem-:
rés sans effet. L'affaire allait ttre classée.
Or, hier, en traversant le bois de Plélo,
à proximité de la route de Saint-Brieuo
à Châtolaudren, au lieudit champ de la
Pierre-Blanche, oui est distant; à vol d'oi-
seau, de quatre kilomètres de Pont-aux-
Cailles, un voisin des fermiers a trouvti
pendus, côte à côte. Louis Boscljer et sa
sœur, revêtus tous deux de l.îurs vêtements
de travail.
Le champ de la Pierre-Blanche est éloigné
de Mus de 600 -mètres de l'habitation la
plus proche est aucun voisin n'était venu
dans cette pièce de terre depuis plus de
deux mois, tant les pluies de l'hiver avaient
semé de boue les sentiers qui y mènent.
Louis \Bosch or et sa soeur y sont,' pour-
tant'venu; Lfrq'uete qui va repfenîlro
aura à établir s'its y vinrent. seuls ou bien
si l'on se trouve en présence, d'un double
assassinat avec simulation de suicide.
Mais la position des cadavres celui
de la sœur qui reste debout, et celui du
frère qui esf tombé à genoux et leur
Boscher pendit sa sœur et qu'il se pendit
ensuite. Dans ce il faudrait admettre
que les deux fermiers sont partis, la nuit
tombée, à la recherche d'un endroit pro-
pice, où ils pussent mettre leurs projets à
exécution, en emportant avec eux Ips
cordes qui devaient leur servir à se donner
la mort.
Auprès du corps de Louis Boscher. -son
chapeau git à terre, ayant. privé depuis
longtemps l'herbe de lumière, qui est. il.
cet endroit, presque, blanche. D'après cet
indice et d'après l'examen des cadavres, la
mort remonterait à environ six semaines.
L?j gendarmes de Chàtelaudren, depuis
la sinistre découverte, montent la gard^
auprès drs corps. Le parquet, de Guingamp
a été prévenu. Un médecin légiste va pro-
céder à l'autopsié des cadavres, qui seront
inhumé: dans le cimetière de Plélo.
Promettant le bonheur
pour cinq francs
l'escroc Klein a fait
des milliers de dupes
Recherché par plusieurs parquets de
province, il a été arrêté hier à Paris
M. F.-P. Bidet, commissaire du quartier
Sainte-Avoie, et l'inspecteur Lemoine, du
81 district, viennent de mettre un terme
aux exploits d'un aigrefin dont les dupes
sont innombrables puisqu'on en compte
plus de dix mille. Il s'agit d'un nommé
Albert Klein, sujet tchécoslovaque, né à
Novarès, le 7 mai 1898, et qui fut succes-
Albert Klein
sivement domicilié, 24, rue Saini-Lazare,
10, rue Notre-Dame-de-Lorette et 46, rue
Rambuteau.
Il y a six mois environ, Klein faisait
paraître une annonce proposant un travail
facile, ne prenant que deux ou trois heu-
res par jour et rémunéré à raison de
12 francs. Les intéressés, ajoutait-il pru-
demment, n'avaient qu'à lui écrire pour
connaître les conditions.
Dès les premiers jours, le succès d?é-!
passa les espérances de l'escroc. Par mil-
liers,:les réponses lui parvinrent dans Ja
boite qu'il s'était fait concéder à la recette
centrale du Louvre. A chacun de ses cor-i
respondants Klein répondit, leur demain-i
dant, avant toutes choses, douze francs in-
dispensables, expliquait-il, pour se cou-
vrir du matériel de travail qu'il leur expé-
dierait dès qu'il serait en possession de la
somme.
Si d'aucuns, surpris, ne donnèrent pas
suite à t'aventure, plusieurs milliers du
braves gens se laissèrent convaincre, et
envoyèrent la somme modique ainsi récla-
m-éc.
Dès qu'il avait reçu les douze francs,
Klein expédiait le n matériel de travail »
consistant en un stock de circulaires et de
fiches.
Les premières étaient a en-tête du
v Bonheur ». Le « Bonheur était une
fondation morale et spirituelle ayant pour
but d'assurer l'avenir des ,jeunes filles,
Cette circulaire, le correspondant de Klein
devenu démarcheur, devait la faire parve-
nir à toutes les jeunes personnes de sa
connaissance pour les inciter, moyennant
le versement d'une modeste somme (la
cinq francs, à s'affilier à l'association.
Sur ces cinq francs, expliquait l'escroc,
'une ristourne de un frinc était allouée au
..démarcheur, qui devait faire parvenir à
'la fondation « Bonheur c'c?! à-dire à
Klein, la fiche mentionnant i nom et
fadresse des jeunes filles auxquelles l'insi-
dieuse circulaire.avait été adressi'a.
A en juger par les milliers de flches qu'il
reçut ainsi, on peut concevoir le nombre
REGION PARISIENNE
Changement de temps. Vent
tournant à ouest faible ou mo-
déré. Ciel peu nuageux se cou-
v r a n t progrresslvoment avec
pluies. Température sans chan-
gement. Nuit jour
EN FRANGE
Moitié Nord changement de
temps, comme dans la région
parisienne. Moitié Sud assez
beau temps.
SOLEIL tel. IL )6; coac. 19 h. 30
LUNE pr. qu. la JI pi. le 19
15 cent., t; LE PLUS FORT TIRAGE 6 page»
49» AMNtE, W»
MARDI
AVRIL 1924
Sai.it Albert
ABONNEMENTS 3Mll I Mb IM
Seine et S.-O. 12.60 24.. p 48.»
France et Col. 13. 25 48.
Etranger 82.v
le i 22. RUE DXNGHIEN, PARIS
C'est demain, décidément,
que seront publiés
les rapports des experts
Cette fois, ça paratt sûr. En tout cas,
fc'est officiel. Les rapports des deux comités
d'experts seront remis demain matin _il la
commission des réparations au cours d'une
séance, dont nous avons déjà indiqué quel
serait le cérémonial, et qui se tiendra à
A onze heures, les rapports imprimés se-
!ront communiqués à la presse des deux
monde.
Ainsi en a décidé hier le comité Dawes,
après avoir, toute la journée durant, lu,
relu et corrigé les épreuves de son rapport,
Il y donnera un dernier coup d'oeil ce
matin, après quoi le bon à tirer sera en-
voyé à l'Imprtmerie nationale.
QUELLE SERA LA SITUATION
SI LE REICH REPOUSSE
LE PLAN DES EXPERTS?
M. Franlc H. Simonds, continuant ses
>Uudes srtr l'état actuet des relations
des paps européens entre eux, e.camine
cette fais-ci les conséquences, que
pottrrntt avoir un refus allemand de
se soumettre aux conclusiorrs des
experts et à lu décision de la C. D. R.
La cordialité des récentes conversations
franco-britanniques constitue le change-
ment le plus remarquable qui ait pu être
constaté, en Europe, au cours de ces der-
niers mois. ̃̃
Les représentants et les peuples des deux
hâtions examinent, avec une franchise
ét.onnante, les réalités qui se cachent sous
les intérêts et les opinions de' chacun. Ils
1entent, à l'heure actuelle je crois avec
une sincérité .incontestable de se com-
prendre mutuellement. La dernière preuve
de cet état d'esprit est l'empressement avec
lequel M. Mac Donald a consenti à repren-
tire la conversation avec la France, au su-
jet, du problème vital de la sécurité fran-
çaise.
de tiens à dire ici que. de tous les peuples
avec lesquels je me suis trouvé en contact
depuis que j'ai débarqué en Europe, le peu-
ple français est celui dont l'état d'esprit
¡est. le plus pacifique.
Le remarquable changement de ton en
Grande-Bretagne et d'humeur en France
H'a pas encore produit do résultats car, de
part et d'autre, le rapport des experts' est
.attendu comme étant la seule base solide
sur laquelle toute discussion devra être
Entreprise.
Néanmoins, l'attitude future de la France
peut ,dépendre d'une seconde circonstance.
c'est-à-dire fin résultat des élections fran-
çaises.
En fait, cependant, les élections fran-
çaises ne peuvent avoir que peu d'influence
sur le coure des événements. Ce qui prend
»le l'importance on Europe, -à l'heure
jKstuelle, ce sont te5~élec4îons allemandes.
Dafl» .toute l'Europe, on pense générale-
hientqufl les éléments nationalistes à ou-
tradee. se trouveront considérablement
renforcés en prestige et en nombre.
Il est également vrai que l'explosion de
dissentiment contre le rapport des experts
est.,pour ainsi, dire, aussi unanime en Aile-
magne que celle qui fut manifestée dans ce
pays, il y a cinq ans, lorsque furent pu-
btiées les conditions de paix de la Confé-
rence de Paris.
Les travaux des experts peuvent très
bien signifter un désastre suprême pour
l'Allémagne, ç,ar ils apposent'le sceau d'un
groupement économique désintéressé sur
des conditions qui, du point de vue. finan-
cier, outrepassant tout ce que les Allemands
ont, jamais eu l'intention de payer.
Si l'Allemagne refuse de se soumettre
aux décisions des experts, la situation de la
France deviendra très forte, car, ayant
açcepté elle-même ces conditions, elle peut,
en toute justice, demander a ses associés
de se joindre à elle pour employer des
moyens de coercition ou, au moins, leur
demander de faire cesser les critiques et
l'opposition qui s'élèvent contre la pression
exercée par la France dans la Ruhr.'
La Grande-Bretagne ne peut guère re-
fuser d'apporter son concours à la France
dans cette circonstance, quelles que soient
ses véritables intentions. Un semblant de la
vieille Entente pourrait ainsi .être rétabli.
Un grand nombre d'optimistes pensent
que l'Allemagne devra se soumettre et
s'exécuter si le rapport des experts est
accepté par la C. D. R., sans modifications
sensibles, et sans laisser entrevoir un man-
que d'unanimité par trop notable, et, si les
Anglais et les Français sont d'accord pour
faire pression sur 1 Allemagne. Par contre,
si,la France et la Grande-Bretagne ne sont
pas d'accord, il n'y a aucune chance que
l'Allemagne se soumettre.
Mais jusqu'à quel point l'Angleterre se-
condera-t-elle la France ? Toute la ques-
tion, est là La France peut, certes, invo-
quer avec raison que les sommes qu'elle
exigée de l'Allemagne ont été jugées
raisonnables par un groupe international
d'experts. Mais, si l'Allemagne rejette ces
conditions, il n'y aura aucun autre moyen
d'action, pour en obtenir l'exécution, que
le recours à la coercition. M. Mac Donald y
consentira-t-il ? S'il refuse, la décision des
experts, bien entendu, deviendra lettre
morte, sauf en ce qui concerne les mesures
que la France jugera. convenables de met-
tre exécution.
A moins que. enfin, la GranderBretagne
ne se rende, compte qu'il existe un point
au delà duquel la résistance allemande
constitue le véritable obstacle qui se dresse
entre l'Europe et la paix, et qu'elle ne
consente à se joindre à In France pour
agir, il paraît difficile que la situation rie
redevienne pas, bientôt, ce qu'elle était
avant l'entrée de la France dans la Ruhr.
Il est évident qu'il, existe des moyens
économiques' aussi bien que militaires qui
pourraient forcer l'Allemagne à s'exécuter.
Mais il est incontestable que, d'une façon
comme dune autre, la force doit être
employée.
A l'heure actuelle. l'Europe tout entière,
à l'exception de l'Allemagne, n'aspire pas
seulement à la paix, mais aussi à un arran-
gement général. Il n'y a aucun parti de la
guerre ailleurs qu'en Allemagne.
La Franee et l'Angleterre, pour le moins,
travaillent- de concert, plus étroitement et
avec plus d'espérance qu'elles ne le firent
au cours de ces dernières années mais
l'Allemagne demeure le seul problème
insoluble.
Veut-elle la guerre ou la paix ? Payera-
t-elle ou risquera-t-elle une conflagration
européenne plutôt qile de se soumettre?
Frank -H. SIHOlfOS.
par arrangement spécial
avec le Se Olurè Xewspaper Syndicale.
LE ROI ET lA REINE DE ROUMANIE
ARRIVEHONT DEMAIN EN ALSACE
Après un arrêt à Mulhouse et une visite-au
cimetière roumain du Val-du-Pâtrc. ils
seront reçus à Strasbourg par M. Ala-
petite et le général Berthelot, comman-
dant, pendant la guerre, des troupes.
franco- roumaines
C'est demain matin que les souverains
roumains arrivent en France. Par une
attention particulièrement délicate et dont
l'importance n'échappera à personne, en
raison des origines du roi Ferdinand, ils
ont tenu à ce que leur premier arrêt ait
lieu dans les provinces que la guerre nous
a rendues. C'est en Alsace qu'Ils mettront
le pied sur la terre française et c'est
Mulhouse qui, la première, aura l'hon-
neur de leur souhaiter la bienvenue.
Deux motifs d'ordre sentimental leur
ont fait prendre cette décision. Et d'abord,
ils ont voulu rendre rn pieux hommage
aux enfants de Roumanie faits prisonniers
pendant la grande tourmente et morts en
captivité allemande. C'est au Val-du-Pàtre,
près de Soultzmatt, que reposent, en effet,
ces soldats, dans un vaste cimetière sur
lequel veille avec un soin jaloux le comité
des tombes roumaines présidé par un
M. DUCA
ministre des Affaires étrangères de Roumanie
indus-trial do Mulhouse, M. Max Dollfus.
Ce qu'ils ont voulu aussi, en se rendant
ensuite do Mulhouse à Strasbourg, c'est
témoigner, d'une façon éclatante, leur gra-
titude au grand soldat qui; il la tête des
troupes franco- roumaines, délivra la Rou-
manie du joug ennemi, au général Berthe-
lot. aujourd'hui gouverneur, militaire de la
place de Strasbourg. C'est avec le général
Berthelot, ainsi que nous te rappelions
ayant-h'ier, que le roi 'f crdinaiid lit 'sa
délirantes de, la foule, a.ses côtés enfin, et
aux côtés du maréchal ,Fooh ;itqus les
fyt- -acclamé .avec la- -reine Marie, par le
peuple roumain tout entier, le jour de. leur
couronnement; à Alba-Julia; le 15 octobre
1922. Cette touchante pensée, ce geste-de
reconnaissance- accompli, au, cceur même
de nos provinces libérées, y seront d'au-
tant plus appr'éoréV que Te patriotisme y
est; plus' ardent 'et plus vif -le souvenir .de
l'occupation 'èrmerrrie' •
Il le reste de
la •.particulier, à Plus, ;o.ù,
aprùs une réception' solennelle à l'Univer-
sité de Strasbourg et un' dîner qui, leur, sera
offert au commissariat gén.éral par, M.1 Ala-
petite. les1 .souverains 'se 'rendront directe-
ment et où ils seront oftït.iellement reçus
jeudi. matin., à oriçe- heures, à ta gare du
Bois-de-Boulogne, par. le/ Président de la
République. Noii's avons' .dit déjà T accueil
enthousiaste qui les. y attend et les. fêtes
qui seront. données. en leur honneur.
Il y a lieu de. penser, toutefois que .leur
voyage en 'France ^ne permettra pas seule-
ment aux sympathies mutuejies des deux
nations de s
auprès du roi Ferdinand, de Son Exe. M.
Duca, ministre des Affaires étrangères de
Roumanie, • l&iss.e supposer, en effet, que
des conversations importantes'sont sus-
coptibtes de s'engager entre-les deux gou-
vernement?, comme, ce fut, le cas"l'an der-
nier, lors du séjour en France du président
Masaryk. Tout ce qui sera de nature à
renforcer l'amitié franco-roumaine, en
maintenant l'état de choses établi par les
traités, sera certainement accueilli dans
les deux pays avec la plus profonde satis-
faction. A. J.
La visite des souverains roumains
à l'aérodrome du Bourget
Le roi et. la reine de Roumanie visite-
ront, le 11 avril, le port aérien du Bourget.
Ils y arriveront il: deux heures et demie et
en repartiront à trois heures et 'demie.
Voici le programme résumé des exerci-
ces auxquels ils assisteront
li h. 30.' Visite du centre médical.
ii Il.' 45. Inspection des services'd«s
compagnies de transport,
15 heures. -Exercices acrobatiques par
Fronval est Haeglèn.
15 h. 15. Visite des avions nouveaux,
civils et militaires.
Peu avant 15 heures, 80 ayions du 34e ré-
giment stirvoleront, par patrouilles, le ter-
rain de l'aérodrome, et un peu plus tard
auront lieu les, exercices combinés et le
départ des avions de bombardement -de
Metz.
CENT ÏIIGT ÂÏ1GNS SONT ARRIVÉS HIER VERANT DE METZ
Le régiment d'aviation de Metz. com-
mandé par le lieutenant-colonel Vuillemin,
est arrivé hier après-midi au Bourget.
Cette unité comprend environ 120 avions,
qui participeront à la réception qui aura
lieu vendredi en l'honneur du roi et de la
reine de Roumanie.
La session des conseils généraux
sera-t-elle reportée au 26 mai ?
La'* Chambre a voté hier, au début de sa
séance de l'après-midi, une proposition de
loi sur laquelle le Sénat va être appelé à
se pçgponcer, qui tend à reporter au.
26, mai' l'ouverture de la session de.prin-
temps des conseils généraux.
LE CABINET MAC DOHiLD
mis en minorité
sur la gestion des loyers
Mais la gouvernement n'est pas démis-
sionnaire et définira aujourd'hui son
attitude par une déclaration aux
Communes
Londres, 7 avril (dàp. Petit Parisien.)
Le gouverneinenl, travailliste n'a pas
échappé la défaite parlementaire, dont
il avait pensé conjurer le péril mercredi
dernier, en- faisant ajourner le débat sur
la loi des loyers.
On se souvient que le désaccord portait
sur l'article premier, prévoyant qu'un chô-
meur qui est en retard pour le paiement
de son loyer ne pourrait être expulsé, s'il
parvenait à établir que sa défaillance est
due au défaut de travail.
Devant if'oppo-sition des 'conservateurs
et des libéraux, le cabinet Mac Donald
avait été obligé de présenter un texte
transactionnel, stipulant que les proprié-
taires recevraient tout ou partie du foyer,
maU que les municipal ités et l'Etat en
assumeraient conjointement les frais.
Dès l'ouverture du débat, 'il. Mevil
Chamberlain, au nom des' conservateurs, a
déposé une motion dd rejet.
D'autre part, M. Asqiiith, au nom des
libéraux, a déclaré qu'il ne consentait pas
à donner son adhésion à l'article premier,
méme sous sa nouveUe forme, mais que si
le gouvernement consentait retirer c-et'e
clause, il souscrirait aux autres.
M. Mac Donald qui est obligé détenir
compte des. exigences impérieuses de sa
gauche s'est refusé à la concession que
lui demandait M. Asquith et c'est en vain
qu'il a présenté le projet comme une me*
sure de circonstance destinée à mettre fin
au plus, vite aux expulsions de tocataires
et sollicité le vole en seconde lecture.
A l'issue d'un débat particulièrement ani-
mé, la Chambre, par 221 voix contre 212, a
adopté la motion Chanaberlain, refusant, le
vote du projét en seconde' lecture.
Ce résultat a été recueilli par de bruyants
applauiissements sur les bancs de l'oppo-
sition conservatrice, 'où l'on a pareillement
salué d'acclamations ironiques ceux des li-
béraux qui reprenaient leur place après
avoir donné leur suffrage au gouvernement.
Le gouvernement allait-il se retirer?
Tour à tour M. Baldwin et M. Austen Cham-
berlain l'ont pressé de question pour rame-
ner à faire connaître ses intentions. Voici
la réponse de M. Mac Donald.
La situation qui vient d'être créée, est une
de celles, pue j'avais prévues- dans mon premier
discours do chef de gouvernement. La Cham-
bre a.déclaré qu'elle rejetait' la loi. Le gouver-
nement ne peut pas dtre à tà minute s'il pro-
posera le -même texte amputé de l'article 1"
ou s'il modifiera les articles- 2 et 3, ou s'il pro-
rogera quoi que.ee soit Mais, si -l'on, veut bien
**>nblée, .,v,, ,v; ̃
des libéraux, ont pris soin de marquer que
le iîejèt de la clause .n'impliquait' aucun,
manque- de sympathie à l'égard des chù-
meurs et se. sont-, affirmés disposés à voter
les clauses. 2 et 3. ̃
Suis l'Aasemblée à poursuivi ses détibé-
Le', cabinet nfest donc pas démissionnaire;
mais le rote de ce soir n'en révèle pas
moins; une fois de plus, l'impuissance du
gouvernement' travailliste appliquer, son
programme social:
UN MAIRE DU PALATINAT TUÉ
par uà brigadier de gendarmerie allemande
Coblence, 7 avril {dép. Petit Parisien:)
M.. '¡crié.. maire d'Essjngen [cercle de.
Landau) a été mortellement bles-s'é dans la
nuit, du 5 au avril, de deux balles dans la
tête par le chef de poste de gendarmerie
allemande de la localité. Une. enquête est
mené* par le parquet allemand de Landau.
U COURSE CYCLISTE DES SIX JOURS I COMMENCÉ MEH SI
ET QUINZE ÉQUIPES VONT TOURNER PENDANT HEURES
Les « Six jours de Paris » sont coni-
Hier soir, à 23 heures, tes quinze équi-
•pes dont nous avons donné 'la liste ont
entrepris le grand voyage de cent qua-
rante-quatre heures. Pendant cent qua
rante-quatre heures, sous les hautes fer-
mes du vélodrome d'Hiver, parmi lebrnu-
haha, la-poussière- et la fumée, la théorie
des coureurs tantôt ruissellera sur la
piste, tantôt déferlera en torrent impé-
tueux, tandis que le public, tour à tour
calme ou frénétique, applaudira, criera,
hurlera son admiration, soa mépris. ou ses
Cette ronde interminable, infernale,
dont on a contesté la valeur sportiye,. est
un des et'enta de la maison parisienne.
Pour la « tourner il faut au coureur de
rares qualités :.la solidité physique et une
énergie sans égale. Quant àu spectateur,
miême-le plus sceptique, le plus blasé ne
saurait rester indifférent en présence de
la folle dépense de « vouloir » à laquelle
so livrent les concurrents, et il n'est pas
exceptionnel devoir le plus placide parmi
la foule avoir de soudains, et violents en-
thousiasmes.
A défaut d'autres avantage*; la' course
LE RAYON THERMIQUE:
un terrible agent de destruction
découvert par un ingénieur anglais
,Il serait capable de supprimer à
d'énormes et instan-
tanément toute trace de vie
̃ Londres, 7 avril (dép. Petit Parisien.)
Un ingénieur. M. Grindell Matthews,
vient de découvrir un engin, de destruction
dont la puissance est pratiquement incal-
culable et qui permet de transformer les
fictions d'un Jules Verne ou d'un Wells
en de stupéfiantes réalités..
L'inventeur anglais est, en effet, par-
venu à émettre un rayon invisible, qu'il
désigne sous le nom de rayou thermique,
et qui détruit, dans un cercle déterminé,
toute traoe de vie.
Interrogé à ce sujet, l'un des collabora-
teurs de M. Matthews a fait de surprenan-
tes révélations.
A vrai dire, a-t-il précisé, le rayon
n'est qu'une sorte de conducteur d'énergie
analogue il un fil de cuivre dont le dia-
mètre serait variable à l'infini. L'énergie
que nous produisons et que nous trans-
mettons dans l'atmosphère, par l'inter-
médiaire de ce rayon, est elle-même com-
parable à l'électricité bien qu'elle s'en
différencie par l'intensité de sa puissance
riences tentées tout dernièrement nous
avons réussi, à une distance de vingt-cinq
mètres, à tuer une souris instantanément,
à calciner les racines de certaines plantes,
à provoquer l'explosion de cartouches, à
mettre le feu à un hangar, à allumer des
lani{iei,éle<:trique.v à- mettre_hors d'gsage
des magnétos d'avions et d'autos.
Comme, d'autre part, nous n'avons jamais
opéré que sur des réserves d'énergie insuf-
fisantes, il est hors de doute que, lorsque
nous serons autorises à tcnter nos expé-
riences sur une plus grande énergie, nous
parviendrons à faire satcter un dépôt de
munitions à des distances énormes. Nous
sommcs, du reste, déjà sûrs de pouvoir
détruire des armées entières.
L'invisible mitraille
A l'appui de ses dires, l'ingénieur cite
le cas d'un préparateur de chimie qui
ayant, par mégarde, traversé une zone
balayée par un rayon d'un millième de
puissance, resta sans connaissance pendant
quarante-huit heures et porte, depuis cette
date, des traces de brûlures sur tout le
corps.
'Notons, en outre, que l'énergie nouvelle
est maniable à volonté et peut., selon le
même ingénieur, converger sur un pouce
carré de' terrain ou'se repartir sur une
zone'de plusieurs dizaines de kilomètres.
'De même, le mitrailleur thermique peut
étendre,- en un cinquième de seconde, son
ennemi raide sur "le carreau ou le para-
lys'i-r pénUant quelqties jours ou encore le
"̃mettre, hors d'état, de nuire simplement
.'pendant une couple d'heures.
on ima^
être,
ans un avenir- prochain, les conséquen-
ces de la merveilleuse découverte. Une, en
particulier, s'impose à l'esprit.' C'est la
possibilité; en temps de guerre, d'inter-
dire anx'forees aériennes l'a'fcçès dû- terri-
toire ennemi. Un avion ne pourrait, en
effet, résister plus de cinq second es à
l'action foucÎToyante du- terrible" rayon et
deviendrait; â: quelque hauteur- qu'il se
trouvât, la proie des' flammes' dévorantes.
LES SOUVERAINS BRITANNIQUES
FERVENTS AUDITEURS DE T. S. F.
avril {dép. Petif Parisien.)
L'appareil de radiotéléphonie qui a été
offert récemment à. George V, et dont le
Petit Parisien a donné une description
détaillée, vient- d'être transporté de
Bucküigham Palace au château do Wind-
sor, où se trouve actuellement la cour. Les
auditions par sans-fil sont très fréquentes
et le roi et la reine se font remarquer au
nombre des fervents les plus fidèles.
des Six. Jours donne au grand public une
leçon do courage, de valeur physique et
morale.
Le grand voyage sinon le beau voyage
de cent quarante-quatre heures est
commencé
Les conditions de la course
Les.conditions de la course sont sensi-
blement les mêmes que l'année dernière.
Rappelons-en les grandes lignes.
L'épreuve se dispute « à l'américaine n,
c'est-a-dire par équipes de deux coureurs
se relavant à volonté.
Chaque jour, à deux heures, à dix-
sept heures et à- vingt-deux heures, dix
« sprints », courses de vitesse sur un tour,
se disputeront et vaudront respectivement
aux quatre premiers 6. i, 2 et, 1 points.
Le classement sera établi, d'abord par la
distance parcourue, puis, en cas d'égalité,
par le nombre de points obtenus au cours
des sprints quotidiens.
De plus, le règlement prévoit qu'au cas
de chute involontaire, les tours perdus se-
ront rendus à ceux qui en auront été vic-
times.
(Voir en page le compte rendit des
pr lumières heures de la course.
leaj^ ^fttolrt.
LA DISPARITION DE Mme BUY 1
DOIT-ON CONSIDÉRER
LA FERME DES HUTTEAUX
COMME UNE SECONDE VILLA
DE GAMBAIS ?
Lyon, 7 avril (dép. Pettt Parisien.)
La ferme des Hutteaux, à Brindas, est-
elle destinée à mériter une renommée aussi
sinistre que la villa de Gambais ?
Dès l'abord, l'affaire parait avoir une mise
en scène à peu près analogue à celle .de
l'affaire Landru un homme qui attire dans
ure ferme isolée, en leur promettant le
mariage, des femmes seules possédant quel-
ques économies. Toutefois, le fermier Ori-
gène, au lieu d'insérer des annonces, comme
le galant barbu de Gambais, recherchait, au
contraire les offres faites à la quatrième
page d'un quotidien, par des femmes en mal
de mariage. Il en connut ainsi plusieurs.
On en a même retrouvé trois, aujourd'hui
mariées et qui confirment que l'éleveur de
moutons s'inquiétait surtout de savoir ce
qu'elles possédaient. Entre autres proposi-
tions, Origène avait proposé à une fermière
de l'emmener dans le Charolais, aux uns
d'y acheter une paire de beufs. La fermière
refusa.
Mais qu'est devenue Mme veuve Buy qui
a disparu dans les circonstances étranges
que nous avons relatées ?
La disparition de Mme votive Buy, si elle
n'implique pas nécessairement le crime, est
toutefois -entourée d'un tel mystère que la
justice' a jugé bon d'entreprendre des
recherches plus précises. La brigade mobile
voulut à différentes reprises' interroger
Origène; mais les projets des policiers
durent être ajournés, le fermier étant pré-
cisément malade chacune de leurs démar-
ches. On doit reconnaître, cependant, que
l'éleveur, d'un tempérament nerveux et
irritable, a dû être soigné dans une cli-
nique, où il se trouve encore actuellement.
Cependant, en portant plainte à la gen-
darmerie de Vaugneray, contre la veuve
qu'il accusait du vol de neuf moutons,
Origène ajoutait « Elle a quitté la ferme
en mon ahsence sans que rien ne le fît
prévoir, » Mais il déclarait à quelque temps
de là
Mme Buy me reprochait de favolr trompée,
en lui cachant que j'étais marié. Elle me fai-
sait des si'ènts iniquenies à. ce sujet. Elle alla
même un jour jusqu'à me frapper, puis elle
est partie et n'a plus reparu.
Que signifient ces contradictions ?
N'e;t-il pas étonnant que la veuve ait fui,
sans en avertir son fil?, sans lui donner
aucune nouvelle depuis deux ans Que
penser d'une femme qui part avec un
troupeau volé et qui abandonne ses bi-
joux, évidemment moins encombrants et
plus faciles à vendre .que neuf moutons?
Les fouilles qui vont être entreprises
dans le jardin et autour.de.la ferme met-
tront-elles au jour le corps que l'on re-
cherche où bien le' fermier gardera-t-il
son secret, dans la de la
màiSon de santé oû'11
jusqu'à sa mort
Une visite à la ferme des
La ferme des Hutteaux est si peu con-
nue elle se trouve dans un lieu si sau-
vage que l'on a grand'peineà la découvrir
par la route de Chaponost à Brindas. On
oblique à droite sur le Bruissin, puis il
faut s'engager dans un petit chemin
boueux, tortueux, marqué de profondes
ornières creusées par les chars des culti-
vateur'5.
Non loin de là, en contre-bas, est posée la
ferme des Hutteaux. On enjambe facile-
ment une haie, on traverse un pré puis
on arrive la ferme placée derrière un
paravent de broussailles. Les deux corps
du bâtiment sont disposés en équerre, Le
mot « Café » grossièrement peint sur le
crépi s'est effacé peu à peu sous l'action
des pluies et des vents. Sur le second mur
se lit une inscription plus précise « Café,
Casse-croûte ». Quel singulier- commer-
çant eut l'idée d'installer dans ce lieu dé-
sert un débit de boissons ?
Aujourd'hui tout est fermé; le silence le
plus angoissant y règne. On voit ce que la
pioche aura à fouiller, le jardin envahi par
les herbes folles. Derrière la ferme est une
mare, une « boutasse », comme l'on dit
ici. Sa profondeur est d'un mètre cinquante
environ mais elle est à sec chaque été.
Les recherches ne porteront donc pas là,
sans doute. Contre le mur est un tas de
terre plus fraîchement remué semble-t-il
que le sol d'alentour. Plus loin, un amas
de grosses pierres que l'on ne manquera
pas de déplacer. Sous un hangar, des fagots
sont entassés. Sans doute creusera-t-on
aussi lo sol de la bergerie. Devant la fer-
me, un puits recouvert d'un dôme cimenté
est plein jusqu'à deux mètres de la mar-
gelle.
Mais les gens, les personnes.qui fréquen-
taient ou connaissaient la disparue ?
D'abord, celle qui a mis en relation le fer-
mier avec Mme Buy, Mme Gavalda; mar-
chande foraine, qui avait connu la disparue
sur les marchés. Elle demeure, 108, avenue
Berthelot. A cette adresse s'ouvre une im-
passe, au fond de laquelle groqille unn
étrange population, dans une vaste cour
bordée de maisons basses et enfermées.
Deux groupes d'habitants de cette cité sont
accroupis autour de feux de bois. Les en-
fants, qui pullulent, jouent, piaillent avec
de curieux accents exotiques. Quelques
roulottes disposées au hasard, attendent
leurs locataires. C'est là que demeure Mme
Gavalda. Elle ne rentre guère avant minuit,
souvent même à six heures du matin. Il est
bien difficile d'ailleurs de la rencontrer.
Plusieurs fois la police l'a convoquée. Ja-
mais elle n'a répondu.
Ce que dit le fils de la disparae
Le fils de Mme Buy est plus facile ù,
atteindre. Il travaille comme petit chasseur
dans une entreprise de Lyon. Pendant no-
tre conversation, le- jeune Buy tourne ma-
chinalement entre ses mains sa casquette
rouge.
Origène ne m'a jamais plu, dit-il, sans
préambule. J'ignorais qu'il fût dans un service
de nerveux mais il m toujours paru hagard.
Je ne me suis jamais aperçu cependant qu'il !fit
violent aveo ma mère. En lui demandant de le
suivre à la ferme des Hutteaux, il lui avait.
avoué qu'il était marié, mais Il avait ajouté qu'il
était en instance de divorce. Je suis persuadé
qu'une discussion a surgi entre eux, un jour
que ma mére, impatientée, lasse d'attendre, lui
a demandé si son procès était bientôt terminé.
Je crois fermement que des violences ont suivi
et que ma mère a reçu à ce moment un mau-,
vais coup. Elle avait disparu depuis longtemps
lorsque je retournai à la ferme. La maison Jttit
vide. Je suis entré sans difficulté et j'ai pris les'
bijoux que maman avait laissés, une alliance,
et une montre d'homme avec sa chaîne, une
montre de femme avec une ohaine, le tout en
or. Jamais je n'ai plus reçu aucune nouvelles de
ma mère et je suis bien certain que si elle était
jeaoore «ft vie elle serait revenue me trouver.
LA [MELE DISPARITION DE PQNHDI-CÂILLES
LE FERMIER BOSCHER
ET SA SŒUR
RETROUVÉS PENDUS
DANS UN .BOIS
Saint-Brieuc, 7 avril (-dép. Petit Parisien)'.
Le mystère qui planait depuis février
sur la double disparition de Louis et de
Marie-Louise Boscher, fermiers à Pont-
aux-Caillcs: près de Chàielaudren (Côtes-
du-Nord), vient de se trouver, en partie,
éclairci:
L'enquête ouverte par le arquet. de
Saint-Brieuc n'avait donné aucun résUl-<
tat; les sondages pratiqués dans les mares
et les ruisseaux de la région étaient dem-:
rés sans effet. L'affaire allait ttre classée.
Or, hier, en traversant le bois de Plélo,
à proximité de la route de Saint-Brieuo
à Châtolaudren, au lieudit champ de la
Pierre-Blanche, oui est distant; à vol d'oi-
seau, de quatre kilomètres de Pont-aux-
Cailles, un voisin des fermiers a trouvti
pendus, côte à côte. Louis Boscljer et sa
sœur, revêtus tous deux de l.îurs vêtements
de travail.
Le champ de la Pierre-Blanche est éloigné
de Mus de 600 -mètres de l'habitation la
plus proche est aucun voisin n'était venu
dans cette pièce de terre depuis plus de
deux mois, tant les pluies de l'hiver avaient
semé de boue les sentiers qui y mènent.
Louis \Bosch or et sa soeur y sont,' pour-
tant'venu; Lfrq'uete qui va repfenîlro
aura à établir s'its y vinrent. seuls ou bien
si l'on se trouve en présence, d'un double
assassinat avec simulation de suicide.
Mais la position des cadavres celui
de la sœur qui reste debout, et celui du
frère qui esf tombé à genoux et leur
Boscher pendit sa sœur et qu'il se pendit
ensuite. Dans ce il faudrait admettre
que les deux fermiers sont partis, la nuit
tombée, à la recherche d'un endroit pro-
pice, où ils pussent mettre leurs projets à
exécution, en emportant avec eux Ips
cordes qui devaient leur servir à se donner
la mort.
Auprès du corps de Louis Boscher. -son
chapeau git à terre, ayant. privé depuis
longtemps l'herbe de lumière, qui est. il.
cet endroit, presque, blanche. D'après cet
indice et d'après l'examen des cadavres, la
mort remonterait à environ six semaines.
L?j gendarmes de Chàtelaudren, depuis
la sinistre découverte, montent la gard^
auprès drs corps. Le parquet, de Guingamp
a été prévenu. Un médecin légiste va pro-
céder à l'autopsié des cadavres, qui seront
inhumé: dans le cimetière de Plélo.
Promettant le bonheur
pour cinq francs
l'escroc Klein a fait
des milliers de dupes
Recherché par plusieurs parquets de
province, il a été arrêté hier à Paris
M. F.-P. Bidet, commissaire du quartier
Sainte-Avoie, et l'inspecteur Lemoine, du
81 district, viennent de mettre un terme
aux exploits d'un aigrefin dont les dupes
sont innombrables puisqu'on en compte
plus de dix mille. Il s'agit d'un nommé
Albert Klein, sujet tchécoslovaque, né à
Novarès, le 7 mai 1898, et qui fut succes-
Albert Klein
sivement domicilié, 24, rue Saini-Lazare,
10, rue Notre-Dame-de-Lorette et 46, rue
Rambuteau.
Il y a six mois environ, Klein faisait
paraître une annonce proposant un travail
facile, ne prenant que deux ou trois heu-
res par jour et rémunéré à raison de
12 francs. Les intéressés, ajoutait-il pru-
demment, n'avaient qu'à lui écrire pour
connaître les conditions.
Dès les premiers jours, le succès d?é-!
passa les espérances de l'escroc. Par mil-
liers,:les réponses lui parvinrent dans Ja
boite qu'il s'était fait concéder à la recette
centrale du Louvre. A chacun de ses cor-i
respondants Klein répondit, leur demain-i
dant, avant toutes choses, douze francs in-
dispensables, expliquait-il, pour se cou-
vrir du matériel de travail qu'il leur expé-
dierait dès qu'il serait en possession de la
somme.
Si d'aucuns, surpris, ne donnèrent pas
suite à t'aventure, plusieurs milliers du
braves gens se laissèrent convaincre, et
envoyèrent la somme modique ainsi récla-
m-éc.
Dès qu'il avait reçu les douze francs,
Klein expédiait le n matériel de travail »
consistant en un stock de circulaires et de
fiches.
Les premières étaient a en-tête du
v Bonheur ». Le « Bonheur était une
fondation morale et spirituelle ayant pour
but d'assurer l'avenir des ,jeunes filles,
Cette circulaire, le correspondant de Klein
devenu démarcheur, devait la faire parve-
nir à toutes les jeunes personnes de sa
connaissance pour les inciter, moyennant
le versement d'une modeste somme (la
cinq francs, à s'affilier à l'association.
Sur ces cinq francs, expliquait l'escroc,
'une ristourne de un frinc était allouée au
..démarcheur, qui devait faire parvenir à
'la fondation « Bonheur c'c?! à-dire à
Klein, la fiche mentionnant i nom et
fadresse des jeunes filles auxquelles l'insi-
dieuse circulaire.avait été adressi'a.
A en juger par les milliers de flches qu'il
reçut ainsi, on peut concevoir le nombre
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