Titre : Le Petit journal
Auteur : Parti social français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Clermont-Ferrand)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1865-03-14
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32895690j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 146118 Nombre total de vues : 146118
Description : 14 mars 1865 14 mars 1865
Description : 1865/03/14 (Numéro 773). 1865/03/14 (Numéro 773).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k588881r
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/07/2008
sucoin du bouf, Montmartre
à la'iibraine dû Pbtit^oubijai.
Abonnements 3 mois 6 mois Du an
Déïamhiuiits.. et. f»f. tél.
UN NUMERO CINQ (INTIMES
LES ABONNEIM21KTS
partent dul" ou du 15 daçhaqua mais,
Mandat ou Umbres-posta
NuMfiRO ÏÏS.•
Mardi i4 mars flSfiS; -i.
TIRAGE DU PEUT JOURNAL
LES GRANDES FUNÉRAILLES.
A l'heure où j'écris ces lignes, tout Paris
est sur pied pour attendre le convoi de l'il-
lustre défunt, dont j'ai retracé avant-hier,
en traits rapides, la vie si amplement rem-
Le convoi de S. Exe. M. le due de Morny
traversera, pour se rendre au cimetière du
Père-Lachaise, une partie de la capitale
la -place de la.Concorde, la rue Royale, les
boulevards, jusqu'au boulevard du Prince-
lîugène et à la place de la Roquette.
Une foule considérable et recueillie fait la
haie le -long de ce parcours, attendant le fu-
nèbre défilé.
En ce jour de deuil J je n'aurai pas le cou-
rage dè traiter ici un sujet; joyeux ou, même
On ne met pas un ruban rouge à son
chapeau en suivant un enterrement.
On ne chante pas la chanson de chaque
jour.. pendant les cantiques funèbres.
Il a beau faire soleil. lecrêpe noir as-
.sombrit forcément la lumière du jour. 'le
passage d'un mort regretté attriste forcé-
ment l'esprit le plus vanllant.
Pendant que le cortège passe, je veux je-
ter un coup d'oeil* sac les anciennes funé-
railles, ne fût-ce que pour prouver qu'ho-
norer les morts est le premier devoir de
l'homme. C'est l'âme envolée qu'on'vé-
nère en saluant, en escortant, en couvrant
de fleurs. le corps inanimé.
Cela est si vrai que les Egyptiens, usur-
pant les droits du juge suprême; jugeaient
le défunt après son trépas.
.Des vieillards rigides examinaient sa vie.
Quand elle avait été grande, noble, bien
remplie, ou bien simple, humble inoffen-
sive, on procédait aux funérailles d'hon-,
aeur.
D-ms le cos contraire, le corps était déposé
dans un cimetière particulierqu on nommait
le Tartare, dernière menace du culte païen.
Chez les Juifs, les honneurs rendus aux
morts étaient saisissants;
Ils duraient sept jours pour les particu-
liers, et souvent trente jours pour les rois et
les princes.
Durant ce temps. tout le peuple jeûnait,
se rasait les cheveux, marchait têteet pieds
nus.
Chacun quittait son lit moelleux et cou-
chait sur la cendre.
Et le corps était, aprvs ces cérémoniels,
porté solennellement soit en terre, soit à la
flamine du bûcher.
FEUILLETON OU PETIT JOURHAL
DU i't MARS 18G3.
Suite (1).
En achevant ce récit qui Pavait épuisée, la
aialade se laissa retomber sur le lit. Pour moi,
4a' douleur, le désespoir, la honte me sufib-
quaient, et je ne pouvais parler. La mourante
.'epnt d'une voix i'aible, après un moment de
yleace
Allons, Cyprien, ne perds pas courage
oui n'est pas encore désespéré peut-être en-
in tes parents se souviendront de toi; peut-être
.a mère existe encore,et quelqucjoursansdoute
.-Ile te rappellera près d'elle. Du reste, va
rpuver mon frère, à qui mon mari confiait tou-
tes ses (¡{l'aires; il l'aura peut-être charge de
luelquc mission secrète.
Je m'aperçus enfin qu'au milietl de ses souf-
ranccs celle excellente femme ne songeait qu'à
noi.
Non, non, ma bonne mère, lui dis-je afl'ec-
"ueuseniept, se ne veux pas vous quitter dans
Dans Athènes, ce pays des arts ét de la'
représentation fastueuse, les funérailles é-'
taient splendides pour les grands citoyens.
On lavait, on parfumait avec. des arômes
le corps du défunt v
On l'exposait dans l'atrium op vèstibule!
de la maison mortuaire, les pieds tournés
vers la porte.
Le cortège se mettait en marche avant le
lever du soleil. Il était ainsi organisé
Les joueurs de flûte, exécutant des airs:
mélancoliques, ̃,̃̃̃>̃'
Les fils du défunt,
Les femmes vêtues de blanc, les cheveux
épars ou rasés, poussant, en signe de dou-
leur, des cris aigus;
Les proches et les amis.
Une oraison funèbre était 'prononcée sur
les restes inhumés ou brûlés,
Et un'repas, où l'on buvait à la mémoire
du trépassé, achevait les cérémonies,
A Lacédémone, quand le défunt avait été
un citoyen marquant, on couvrait son corps;
d'une rube de pourpre et on le couchait sur
un lit de feuilles d'olivier. symbole de là
paix éternelle.
Les grandes funérailles, chez les Romains,
avaient une imposante majesté:
Quand le mort avait rendu le dernier sou-'
pir. le preinier soin des assistants consistai
à lui ôter son anneau.
L'anneau portait le plus souvent un ca-
chet.
L'anneau servait de signature.
L'envoi de l'anneau d'un 'Romain donnait
à celui qui le portait droit à toute créance.
II importait donc, dans l'intérêt dé. la fa-
mille du défunt, que personne n'en pût a-
buser.
C'est pourquoi; comme cela se fait encore
pour les papes, on lui ôtait sa bague qu'on
serrait avec soin.
Après l'enlèvement de l'anneau, on ap-
pelait trois fois le mort par son nom.
Après l'avoir parfumé, on l'exposait de-
vant la porte, revêtu de ses plus beaux ha-
bits.
Et les funérailles-avaient lieu le huitième
jour après le décès.
Le convoi se composait
D'un 'déstgnaior, ou maître de cérémonies,
suivi de licteurs vêtus de noir, qui ouvraient
la marche;
De musiciens jouant des airs tristes;
De pleureuses échevelées;
De VArchtmime, sorte de mime qui repré-
sentait par ses gestes les principales actions
de la vie du défunt:
Des esclaves que le définit avait ^affranchis;
De ses propres insignes portés par des
amis,
Et des images de ses ancêtres.
Le corps était porté sur une litière, soit
par des parents, soit par des personnages
importants.
Le cortège s'arrêtait sur le Forum, où se
un pareil moment; je veux rester auprès de
vous, vous donner les soins les pius empressés,
car je suis votre tifs.Quant à In déniai chèque
vous nie conseillez, je la ferai, mais plus tard.
Cyprien, me dit-elle avec un sourire mé-l
mon frère, que tu l'interroges. jevoudrais a-
voirl'esprit tranquille en ce qui te concerne a-
vant de. enfin je te prie d'al!er voir si mon
mari n'a pas.révélé à mon frère quelque chose
qui te regarde.
Je ue pouvais soupçonner la cause pour la-
quelle cette digne femme voulaitm'éloigner en ce
moment, car elle savait sans doute déjà que ma
démarche n'aurait aucun résultat.Pour céder
il ses instances, je courus chez son frère, qui
me confirma certains détails déjà connus, mais
!qui ne me lit aucune révékilion nouvelle, car
T. avait été impénétrable au sujet du nom des
mes parents. Quand je revins, ma bonne nour-
rice était morte
Je l'accompagnai pieusement jusqu'à sa der-
nière demeure; la mère T. et son mari ont été
les personnes qui m'ont le plus témoigné d'af-
fection, après la malheureuse femme que je n'ai
vue qu'une fois.
Lorsqu'après avoir assisté aux funérailles de
ma nourrice, ie cmi.ltai la maison etle.viliaee où
prononçait publiquement, devant la multi-
tude, Tpraison funèbre.
Puis, le corps brûlé, on recueillait lescen-
dres dans une urne.
L'usage d'enterrer les Morts, couches sur
le dos, la tête tournée vers l'Orient, est par-
ticulier aux premiers chrétiens.
Les martyrs ont été inhumés ainsi dans les
catacombes et aussi-dans l'intérieur des é-
glises
Constantin & Byzance et Honorïus Rome
furen t les premiers princes qui i eurent l'hon-
neur d'être déposés dans, les souterrains
des temples du. culte..
Aujourd'hui, la plupart des églises catho-
liques renferment les restes des citoyens cé-
lèbres-pur leurs talents et leurs vertus.
Nous n'en sommes plus aux douleurs'.ex-
centriques et aux funérailles bizarres.
Des gens a chevaine parcourent plus la
ville pour annoncer la mort d'un contempo-
rain illûstre. La presse va de nos jours plus
vite que les'cavahers.
On ne frappe plus des vases d'airain pour.
jete/à l'air des sonorités lugubres.
On ne met plus des branches de laurier et
de buis entremêlées la porte des malades
désespérés, le buis pour chasser les mau-
vais esprits. .le laurier pour se rendre fa-
vorableiApollon, dieu vénéré de la méde-
cine.
On n<| garde pas le corps d'un héros. dix-
sept jours,comme futgardé, d'après Homère,
le coi pè d'Achille.
On né met plus l'anr.eau du cléfunt dans
sa bouche, pour qu'il puisse payer son pas-
sage au nautonnler Caroa.
On ne crie plu; trois Ibis vale vaif
•café -'comme nous le dit Firgile dans YE-
néitlc.
On ne fait plus la ce repas qui
avait lieu neul' jours après la cérémonie des
obsèques, et dans lequel les habits noirs é-
taient remplacés par des habits blancs.
Mais les pompes funèbres n'en sont pas
moins grandioses, dignes d'un peuple qui
apprécie et se souvient.
Les armes, les insignes, les décorations
du défunt sont placcss sur le char
Derrière on remarque
Les'représentmts dû souverain
Les dignitaires de la magistrature, désar-
mée, des grands corps de l'Etat, des scien-
ces, des lettres. des arts, de l'industrie, des
corporations commeiviales et industrielles,
des membres de l'iristru tion publique, iles
maîtres .et ouvriers de tous les co ps d état
Le clergé. accompagne le. mort sa der-
niiare deiucure, l'épiseopat en tfttis
Tous ceux qui aiment à rendre a un défunt
illustre les derniers Itommages
Se retrouveront derrière ies restes qu'on
conduit au dernier asile.
Lu temps actuel n'a rien à envier, en ma-
tière de pou:" les
morts, aux siècles passés
jÂuait passée ma première enfance. ]•̃> m>- sentis
pris d'un grande découragement. Jusque la l'es-
poir de soulever le voile épais qui couvrait ma
naissance m'avait soutenu, mais dès que cet es-
poir lut brisé, je restai sans force tt sans éner-
gie. Après tant de beaux rêves que f avais ca-
ressés dans le secret de mon cœur, je me re-
trouvais face à face ,avec une affreuse réalité
sans nom, sans famille, seul au .monde, n'ayant
que le travail de mes mains pour subvenir à
mes besoins, la vie me semblait un affreux dé-
sert. Placé en dehors de la loi commune, jede-
vais, comme un paria, vivre errant et sans ap-
pui, quand j'étais ne peut-être pour une bril-
lante destinée
Je faisais ces tris tes,réflexion s en retournant,
à D. où je comptais encore recueillir quelques
rcnseignements; plus d'une fois dans ce court
voyage je m'assis sur le-bord du chemin peur
verser des larmes amères, et cependant je ne,
connaissais pas encore toute l'horreur de ma si-
tuation il me manquait encore d'être en proie
à l'insulte et au mépris.
En arrivant à D j'avais conservé l'espoir
que je trouverais &ur les registres, de l'hospice
quelques indices qui pussent me mettre sur la
voie des découvertes. Je' pensais qu'il existait
au moins un extrait de baptême, sans désigna-
sont la preuve éclatante.
La, foule immense qui suit son cwFeueil
attesté que la France est toujours cette na-
tion généreuse qui sait à làfois saluer de ses
sympathies l'homme de mérite à so& au-
rore,
Et honorer de ses regrets l'hommér de
mérite qui s'est endorosii dans la [>aix. di
Seigneur.
PARIS
Le Moniteur de ce matin pubîie une liste de
médailles d'honneur décernées pour actes de
dévouement signalés pendant le mpis de
cembre.l8B4.. ̃;«
Cette liste comprend trois médailles en orne;
classe, quatre médailles en. aigeni de lrt-
classe et médaihes en argepr-.
de 2" classe,
Hier a eu lieu au aux
Ghî>mps-Eiysées, la distributioM des. prix de
l'Association phitotechnîque. qu'il i'au'l. di^l'in-
guer de l'Association poLytec'iniqm, ay;uil éy.i-
leme.ntjiour but l'instruction da's ouvriers. Lt
nombre, toujours croissant des élèves a reixii;
nécessaire une distribution spécifie polir e!in-
cune des deux Sociétés, autrefois n ̃ ies pour
celte solennité. 11* le ministre de l'ii^tnnaion
chaque année l' de ces soleiuiités et. cette
aiiih-o c'était le tojtt de l'Assoointion' poiyteciii--
quc. y
Le prince Napoléon devait présider iniorid'iiujburd'hûi,' mais une note du Muni eyr
annonçait ce matin qu'il n'assistait .1 pas :i cette
séance".
Le uonilipedes assistants dépassait cinq nïille.
'A une heure, la séance a été ouverte :rut:
discours de M. Bonieniue, i:Kst)-
dation -M. Cudet. secrétaire, a rendu cuirn/'e
ensuite des travaux do l'année M. Assel-m, se-
créiaire, a proclame les prix.
M. Farque, commis architecte ayant ohtfnu
deux premiers prix, deux seconds prix tvlirois
mentions, a obtenu un prix d'honneur (pu iùi a
été ïionné au nom du prince Napoléon.-
Un autre prix d'honneur (ionisé au noiii de
M. le ministre' dé l'instruction publique, été
décerné M. Millet (Paul). emplayé î.u.v ponts
et chaussées, qui avait obtenu'trois premiers
prix et une mention.
Parmi tes principaux lauréats nous '-Hei-oos
encore MM. Nebel, RenouK,Lehctiilel,Çhiviien,
Jioyer, Herbanot, Laporte, Eévy Lippriiaiih,
Gonge, Jeannin, LiiiiUe, May.nard, unis eiw-
ploy es ou ouvriers.
Des livrets de Caisse d'épargne ont déli-
I let, Lehouilel, Nebél Heik^lfr.
Au nom de l'impératrice a MM. Chrétien.
Royèr; Herburiot, Lapone.
Au nom du Prince Impérial a MM. L'titte,
Mstyiuircl. Régnier.
Au nom du ministre de l'instrucfion pubn<-
f]«B iv MM. Gilnicki, Henni, KeWer.. >
MM; Lévy Lippmann et Nebel ont aiuiuisun
çerîiHcaiu'étude reialif aux sciences •mall+éina-
j tiqueS.
Les -"e\ 8" rë«iinpnts-de. chasseurs qui forment la..
brif ï>tio de cavalerie commandée par le fîPrtt:ral ter-
ro-.r\nibcrt quitleul Paris. Hé 2" chasseurs va a>
tien du nom de mes parents, il est vrai, mais
igné par des témoins que j'eusse pu chercher
quel fut mon étonnement d'apprendre que cet
acte de baptême n'existait pas 1 Tout ce quia-
vait rapport à moi sur les registres de l'admi
nistràtion était une note ainsi conçue:
« Bertrand-Cyprien, dit Saint-Jean, né le.le*
septembre 18r0; déposé le 11 août 1811 à l'hos-
pisé de D. par son pèke, qui a disparu aussi-
tôt. L'enfant a pour signes particuliers lebou
de l'oreille gauche coupé, »
C'était tout, Encoreune fois je demeurai coes-^
terne en présence de-,la cruella falalité qui seul-
blait s'atlacber à moi.
Ainsi donc, monsieur, àis-je avec' déseS-
1 poil' à l'adnainistrateur qui m'avait communi-
que le registre de l'hospice, il ne me resterai!
pas même, dans mon infortune, la consolâtièt-
de poli voir me marier, puisque mon acte de
naissance ne peut être retrouvé?
,Mais cela ne vous est pas défendu, me ré-
pondit.cet homme en riant; vous n'aurez qu'à
l'aire rendre un jugement constatant l'absence
de votre acte de naissance, et vous pourrez v«m»
marier tout à votre aise; seulement, c,ntinuar
t-il d'un ton goguenard, vous aurez à voua faire
baptiser le jour même de votre mariage etoft
sera double fête nom vnn«t
à la'iibraine dû Pbtit^oubijai.
Abonnements 3 mois 6 mois Du an
Déïamhiuiits.. et. f»f. tél.
UN NUMERO CINQ (INTIMES
LES ABONNEIM21KTS
partent dul" ou du 15 daçhaqua mais,
Mandat ou Umbres-posta
NuMfiRO ÏÏS.•
Mardi i4 mars flSfiS; -i.
TIRAGE DU PEUT JOURNAL
LES GRANDES FUNÉRAILLES.
A l'heure où j'écris ces lignes, tout Paris
est sur pied pour attendre le convoi de l'il-
lustre défunt, dont j'ai retracé avant-hier,
en traits rapides, la vie si amplement rem-
Le convoi de S. Exe. M. le due de Morny
traversera, pour se rendre au cimetière du
Père-Lachaise, une partie de la capitale
la -place de la.Concorde, la rue Royale, les
boulevards, jusqu'au boulevard du Prince-
lîugène et à la place de la Roquette.
Une foule considérable et recueillie fait la
haie le -long de ce parcours, attendant le fu-
nèbre défilé.
En ce jour de deuil J je n'aurai pas le cou-
rage dè traiter ici un sujet; joyeux ou, même
On ne met pas un ruban rouge à son
chapeau en suivant un enterrement.
On ne chante pas la chanson de chaque
jour.. pendant les cantiques funèbres.
Il a beau faire soleil. lecrêpe noir as-
.sombrit forcément la lumière du jour. 'le
passage d'un mort regretté attriste forcé-
ment l'esprit le plus vanllant.
Pendant que le cortège passe, je veux je-
ter un coup d'oeil* sac les anciennes funé-
railles, ne fût-ce que pour prouver qu'ho-
norer les morts est le premier devoir de
l'homme. C'est l'âme envolée qu'on'vé-
nère en saluant, en escortant, en couvrant
de fleurs. le corps inanimé.
Cela est si vrai que les Egyptiens, usur-
pant les droits du juge suprême; jugeaient
le défunt après son trépas.
.Des vieillards rigides examinaient sa vie.
Quand elle avait été grande, noble, bien
remplie, ou bien simple, humble inoffen-
sive, on procédait aux funérailles d'hon-,
aeur.
D-ms le cos contraire, le corps était déposé
dans un cimetière particulierqu on nommait
le Tartare, dernière menace du culte païen.
Chez les Juifs, les honneurs rendus aux
morts étaient saisissants;
Ils duraient sept jours pour les particu-
liers, et souvent trente jours pour les rois et
les princes.
Durant ce temps. tout le peuple jeûnait,
se rasait les cheveux, marchait têteet pieds
nus.
Chacun quittait son lit moelleux et cou-
chait sur la cendre.
Et le corps était, aprvs ces cérémoniels,
porté solennellement soit en terre, soit à la
flamine du bûcher.
FEUILLETON OU PETIT JOURHAL
DU i't MARS 18G3.
Suite (1).
En achevant ce récit qui Pavait épuisée, la
aialade se laissa retomber sur le lit. Pour moi,
4a' douleur, le désespoir, la honte me sufib-
quaient, et je ne pouvais parler. La mourante
.'epnt d'une voix i'aible, après un moment de
yleace
Allons, Cyprien, ne perds pas courage
oui n'est pas encore désespéré peut-être en-
in tes parents se souviendront de toi; peut-être
.a mère existe encore,et quelqucjoursansdoute
.-Ile te rappellera près d'elle. Du reste, va
rpuver mon frère, à qui mon mari confiait tou-
tes ses (¡{l'aires; il l'aura peut-être charge de
luelquc mission secrète.
Je m'aperçus enfin qu'au milietl de ses souf-
ranccs celle excellente femme ne songeait qu'à
noi.
Non, non, ma bonne mère, lui dis-je afl'ec-
"ueuseniept, se ne veux pas vous quitter dans
Dans Athènes, ce pays des arts ét de la'
représentation fastueuse, les funérailles é-'
taient splendides pour les grands citoyens.
On lavait, on parfumait avec. des arômes
le corps du défunt v
On l'exposait dans l'atrium op vèstibule!
de la maison mortuaire, les pieds tournés
vers la porte.
Le cortège se mettait en marche avant le
lever du soleil. Il était ainsi organisé
Les joueurs de flûte, exécutant des airs:
mélancoliques, ̃,̃̃̃>̃'
Les fils du défunt,
Les femmes vêtues de blanc, les cheveux
épars ou rasés, poussant, en signe de dou-
leur, des cris aigus;
Les proches et les amis.
Une oraison funèbre était 'prononcée sur
les restes inhumés ou brûlés,
Et un'repas, où l'on buvait à la mémoire
du trépassé, achevait les cérémonies,
A Lacédémone, quand le défunt avait été
un citoyen marquant, on couvrait son corps;
d'une rube de pourpre et on le couchait sur
un lit de feuilles d'olivier. symbole de là
paix éternelle.
Les grandes funérailles, chez les Romains,
avaient une imposante majesté:
Quand le mort avait rendu le dernier sou-'
pir. le preinier soin des assistants consistai
à lui ôter son anneau.
L'anneau portait le plus souvent un ca-
chet.
L'anneau servait de signature.
L'envoi de l'anneau d'un 'Romain donnait
à celui qui le portait droit à toute créance.
II importait donc, dans l'intérêt dé. la fa-
mille du défunt, que personne n'en pût a-
buser.
C'est pourquoi; comme cela se fait encore
pour les papes, on lui ôtait sa bague qu'on
serrait avec soin.
Après l'enlèvement de l'anneau, on ap-
pelait trois fois le mort par son nom.
Après l'avoir parfumé, on l'exposait de-
vant la porte, revêtu de ses plus beaux ha-
bits.
Et les funérailles-avaient lieu le huitième
jour après le décès.
Le convoi se composait
D'un 'déstgnaior, ou maître de cérémonies,
suivi de licteurs vêtus de noir, qui ouvraient
la marche;
De musiciens jouant des airs tristes;
De pleureuses échevelées;
De VArchtmime, sorte de mime qui repré-
sentait par ses gestes les principales actions
de la vie du défunt:
Des esclaves que le définit avait ^affranchis;
De ses propres insignes portés par des
amis,
Et des images de ses ancêtres.
Le corps était porté sur une litière, soit
par des parents, soit par des personnages
importants.
Le cortège s'arrêtait sur le Forum, où se
un pareil moment; je veux rester auprès de
vous, vous donner les soins les pius empressés,
car je suis votre tifs.Quant à In déniai chèque
vous nie conseillez, je la ferai, mais plus tard.
Cyprien, me dit-elle avec un sourire mé-l
mon frère, que tu l'interroges. jevoudrais a-
voirl'esprit tranquille en ce qui te concerne a-
vant de. enfin je te prie d'al!er voir si mon
mari n'a pas.révélé à mon frère quelque chose
qui te regarde.
Je ue pouvais soupçonner la cause pour la-
quelle cette digne femme voulaitm'éloigner en ce
moment, car elle savait sans doute déjà que ma
démarche n'aurait aucun résultat.Pour céder
il ses instances, je courus chez son frère, qui
me confirma certains détails déjà connus, mais
!qui ne me lit aucune révékilion nouvelle, car
T. avait été impénétrable au sujet du nom des
mes parents. Quand je revins, ma bonne nour-
rice était morte
Je l'accompagnai pieusement jusqu'à sa der-
nière demeure; la mère T. et son mari ont été
les personnes qui m'ont le plus témoigné d'af-
fection, après la malheureuse femme que je n'ai
vue qu'une fois.
Lorsqu'après avoir assisté aux funérailles de
ma nourrice, ie cmi.ltai la maison etle.viliaee où
prononçait publiquement, devant la multi-
tude, Tpraison funèbre.
Puis, le corps brûlé, on recueillait lescen-
dres dans une urne.
L'usage d'enterrer les Morts, couches sur
le dos, la tête tournée vers l'Orient, est par-
ticulier aux premiers chrétiens.
Les martyrs ont été inhumés ainsi dans les
catacombes et aussi-dans l'intérieur des é-
glises
Constantin & Byzance et Honorïus Rome
furen t les premiers princes qui i eurent l'hon-
neur d'être déposés dans, les souterrains
des temples du. culte..
Aujourd'hui, la plupart des églises catho-
liques renferment les restes des citoyens cé-
lèbres-pur leurs talents et leurs vertus.
Nous n'en sommes plus aux douleurs'.ex-
centriques et aux funérailles bizarres.
Des gens a chevaine parcourent plus la
ville pour annoncer la mort d'un contempo-
rain illûstre. La presse va de nos jours plus
vite que les'cavahers.
On ne frappe plus des vases d'airain pour.
jete/à l'air des sonorités lugubres.
On ne met plus des branches de laurier et
de buis entremêlées la porte des malades
désespérés, le buis pour chasser les mau-
vais esprits. .le laurier pour se rendre fa-
vorableiApollon, dieu vénéré de la méde-
cine.
On n<| garde pas le corps d'un héros. dix-
sept jours,comme futgardé, d'après Homère,
le coi pè d'Achille.
On né met plus l'anr.eau du cléfunt dans
sa bouche, pour qu'il puisse payer son pas-
sage au nautonnler Caroa.
On ne crie plu; trois Ibis vale vaif
•café -'comme nous le dit Firgile dans YE-
néitlc.
On ne fait plus la ce repas qui
avait lieu neul' jours après la cérémonie des
obsèques, et dans lequel les habits noirs é-
taient remplacés par des habits blancs.
Mais les pompes funèbres n'en sont pas
moins grandioses, dignes d'un peuple qui
apprécie et se souvient.
Les armes, les insignes, les décorations
du défunt sont placcss sur le char
Derrière on remarque
Les'représentmts dû souverain
Les dignitaires de la magistrature, désar-
mée, des grands corps de l'Etat, des scien-
ces, des lettres. des arts, de l'industrie, des
corporations commeiviales et industrielles,
des membres de l'iristru tion publique, iles
maîtres .et ouvriers de tous les co ps d état
Le clergé. accompagne le. mort sa der-
niiare deiucure, l'épiseopat en tfttis
Tous ceux qui aiment à rendre a un défunt
illustre les derniers Itommages
Se retrouveront derrière ies restes qu'on
conduit au dernier asile.
Lu temps actuel n'a rien à envier, en ma-
tière de pou:" les
morts, aux siècles passés
jÂuait passée ma première enfance. ]•̃> m>- sentis
pris d'un grande découragement. Jusque la l'es-
poir de soulever le voile épais qui couvrait ma
naissance m'avait soutenu, mais dès que cet es-
poir lut brisé, je restai sans force tt sans éner-
gie. Après tant de beaux rêves que f avais ca-
ressés dans le secret de mon cœur, je me re-
trouvais face à face ,avec une affreuse réalité
sans nom, sans famille, seul au .monde, n'ayant
que le travail de mes mains pour subvenir à
mes besoins, la vie me semblait un affreux dé-
sert. Placé en dehors de la loi commune, jede-
vais, comme un paria, vivre errant et sans ap-
pui, quand j'étais ne peut-être pour une bril-
lante destinée
Je faisais ces tris tes,réflexion s en retournant,
à D. où je comptais encore recueillir quelques
rcnseignements; plus d'une fois dans ce court
voyage je m'assis sur le-bord du chemin peur
verser des larmes amères, et cependant je ne,
connaissais pas encore toute l'horreur de ma si-
tuation il me manquait encore d'être en proie
à l'insulte et au mépris.
En arrivant à D j'avais conservé l'espoir
que je trouverais &ur les registres, de l'hospice
quelques indices qui pussent me mettre sur la
voie des découvertes. Je' pensais qu'il existait
au moins un extrait de baptême, sans désigna-
sont la preuve éclatante.
La, foule immense qui suit son cwFeueil
attesté que la France est toujours cette na-
tion généreuse qui sait à làfois saluer de ses
sympathies l'homme de mérite à so& au-
rore,
Et honorer de ses regrets l'hommér de
mérite qui s'est endorosii dans la [>aix. di
Seigneur.
PARIS
Le Moniteur de ce matin pubîie une liste de
médailles d'honneur décernées pour actes de
dévouement signalés pendant le mpis de
cembre.l8B4.. ̃;«
Cette liste comprend trois médailles en orne;
classe, quatre médailles en. aigeni de lrt-
classe et médaihes en argepr-.
de 2" classe,
Hier a eu lieu au aux
Ghî>mps-Eiysées, la distributioM des. prix de
l'Association phitotechnîque. qu'il i'au'l. di^l'in-
guer de l'Association poLytec'iniqm, ay;uil éy.i-
leme.ntjiour but l'instruction da's ouvriers. Lt
nombre, toujours croissant des élèves a reixii;
nécessaire une distribution spécifie polir e!in-
cune des deux Sociétés, autrefois n ̃ ies pour
celte solennité. 11* le ministre de l'ii^tnnaion
chaque année l' de ces soleiuiités et. cette
aiiih-o c'était le tojtt de l'Assoointion' poiyteciii--
quc. y
Le prince Napoléon devait présider iniorid'iiujburd'hûi,' mais une note du Muni eyr
annonçait ce matin qu'il n'assistait .1 pas :i cette
séance".
Le uonilipedes assistants dépassait cinq nïille.
'A une heure, la séance a été ouverte :rut:
discours de M. Bonieniue, i:Kst)-
dation -M. Cudet. secrétaire, a rendu cuirn/'e
ensuite des travaux do l'année M. Assel-m, se-
créiaire, a proclame les prix.
M. Farque, commis architecte ayant ohtfnu
deux premiers prix, deux seconds prix tvlirois
mentions, a obtenu un prix d'honneur (pu iùi a
été ïionné au nom du prince Napoléon.-
Un autre prix d'honneur (ionisé au noiii de
M. le ministre' dé l'instruction publique, été
décerné M. Millet (Paul). emplayé î.u.v ponts
et chaussées, qui avait obtenu'trois premiers
prix et une mention.
Parmi tes principaux lauréats nous '-Hei-oos
encore MM. Nebel, RenouK,Lehctiilel,Çhiviien,
Jioyer, Herbanot, Laporte, Eévy Lippriiaiih,
Gonge, Jeannin, LiiiiUe, May.nard, unis eiw-
ploy es ou ouvriers.
Des livrets de Caisse d'épargne ont déli-
I let, Lehouilel, Nebél Heik^lfr.
Au nom de l'impératrice a MM. Chrétien.
Royèr; Herburiot, Lapone.
Au nom du Prince Impérial a MM. L'titte,
Mstyiuircl. Régnier.
Au nom du ministre de l'instrucfion pubn<-
f]«B iv MM. Gilnicki, Henni, KeWer.. >
MM; Lévy Lippmann et Nebel ont aiuiuisun
çerîiHcaiu'étude reialif aux sciences •mall+éina-
j tiqueS.
Les -"e\ 8" rë«iinpnts-de. chasseurs qui forment la..
brif ï>tio de cavalerie commandée par le fîPrtt:ral ter-
ro-.r\nibcrt quitleul Paris. Hé 2" chasseurs va a>
tien du nom de mes parents, il est vrai, mais
igné par des témoins que j'eusse pu chercher
quel fut mon étonnement d'apprendre que cet
acte de baptême n'existait pas 1 Tout ce quia-
vait rapport à moi sur les registres de l'admi
nistràtion était une note ainsi conçue:
« Bertrand-Cyprien, dit Saint-Jean, né le.le*
septembre 18r0; déposé le 11 août 1811 à l'hos-
pisé de D. par son pèke, qui a disparu aussi-
tôt. L'enfant a pour signes particuliers lebou
de l'oreille gauche coupé, »
C'était tout, Encoreune fois je demeurai coes-^
terne en présence de-,la cruella falalité qui seul-
blait s'atlacber à moi.
Ainsi donc, monsieur, àis-je avec' déseS-
1 poil' à l'adnainistrateur qui m'avait communi-
que le registre de l'hospice, il ne me resterai!
pas même, dans mon infortune, la consolâtièt-
de poli voir me marier, puisque mon acte de
naissance ne peut être retrouvé?
,Mais cela ne vous est pas défendu, me ré-
pondit.cet homme en riant; vous n'aurez qu'à
l'aire rendre un jugement constatant l'absence
de votre acte de naissance, et vous pourrez v«m»
marier tout à votre aise; seulement, c,ntinuar
t-il d'un ton goguenard, vous aurez à voua faire
baptiser le jour même de votre mariage etoft
sera double fête nom vnn«t
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.38%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.38%.
- Collections numériques similaires Bibliographie de la presse française politique et d'information générale Bibliographie de la presse française politique et d'information générale /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BIPFPIG00"La Grande Collecte La Grande Collecte /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "GCGen1" Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BnPlCo00"
- Auteurs similaires Parti social français Parti social français /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Parti social français" or dc.contributor adj "Parti social français")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k588881r/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k588881r/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k588881r/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k588881r/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k588881r
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k588881r
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k588881r/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest