Titre : Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris
Auteur : Paris. Commission du Vieux Paris. Auteur du texte
Éditeur : Imprimerie municipale (Paris)
Date d'édition : 1921-10-29
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34437664t
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12289 Nombre total de vues : 12289
Description : 29 octobre 1921 29 octobre 1921
Description : 1921/10/29 (N6). 1921/10/29 (N6).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001 Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58203772
Source : Ville de Paris / Bibliothèque historique, BHVP, 2009-22757
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/12/2010
— 164 —
important a été dégagé sur une longueur de
4 m. 50. C'est la partie sur laquelle a porté
notre examen. II reste entre ces deux ouver-
tures un autre fragment de la rigole dont la "
destruction semble certaine, puisqu'il tra-
verse en biais le terrain destiné aux conces-
sions. Le travail de démolition à accomplir
lorsque le terrassement des fosses rencontre
l'ouvrage romain est alors pénible et long,
par conséquent coûteux, surtout quand on
procède fosse par fosse. La municipalité de
Gentilly, frappée de cet inconvénient, a paru se
décider à procéder par ensemble, c'est-à-dire
à découvrir toute la rigole et à la détruire
radicalement. Nous aurions donc, pour nos
constatations, l'occasion d'étudier un tronçon
d'une ' certaine étendue et la Commission
serait saisie d'un nouveau rapport et de nou-
velles conclusions.
En attendant, et s'il en était temps encore,
on pourrait peut-être envisager une autre so-
lution qui est celle-ci : comme le travail de
destruction de l'ouvrage romain sera très
coûteux, vu la dureté el la résistance, on
pourrait penser à le maintenir en place en
aménageant une allée sur son emplacement
superficiel. Cette conception semble aisée à
réaliser, car le tracé de la rigole s'écarte peu
de l'alignement des sépultures. On arrive-
rait ainsi à conserver la rigole romaine à sa
place tout en évitant les frais de la destruc-
lion éventuelle.
On ne doit pas non plus oublier que le
cimetière de Gentilly est situé sur la zone et
que par conséquent son annexion à Paris est
un fait avec lequel il faut compter.
L'étude de la rigole romaine a toujours
vivement intéressé les membres de la Com-
mission du Vieux Paris, soucieuse d'éclairer
les obscurités de l'histoire des premiers jours
de leur petite patrie. Des matériaux considé-
rables ont déjà été rassemblés pour concou-
rir à l'édification du monument que sera notre
histoire de l'époque gallo-romaine.' Certes on
esl entré dans une voie fructueuse; même
pendant la grande guerre des ouvrages d'une
rare profondeur sont éclos et nous ont ap-
pris des choses nouvelles sur les souvenirs de
l'occupation romaine à Paris. Avec les arènes,
les théâtres, les voies romaines, deux objets
dominent dans ces études : les ruines du
palais des Thermes ël la rigole antique, que
la tradition permanente lie ensemble comme
inséparables : les bains du palais de l'empe-
reur et la conduite d'eau que l'on suppose les
avoir alimentés. Le palais des Thermes con-
tinue à être l'énigme que des découvertes
nouvelles dans le sous-sol de la région de la
Montagne- Sainte - Geneviève parviendront
. peul-êlre à faire déchiffrer-, la rigole est un
peu moins mystérieuse, mais son histoire est
, prisonnière de conjectures et est bornée de
. probabilités. C'est pourquoi il a été reconnu
jusqu'ici nécessaire d'examiner de très près
les vestiges mis au jour. Mentionnons au pas-
sage les principales obscurités de l'histoire
de la rigole romaine : on ignore le lieu où se
trouvaient les sources à l'origine; si l'on con-
naît exactement le tracé de l'aqueduc on ne
sait pas où il portail les eaux qu'il prenait
vers Chilly-Mazarin; on ne sait pas pourquoi
un relais avait été établi à Wissous et on n'a
pas la moindre donnée sur les causes qui,
postérieurement à la construction de l'ou-
vrage, ont motivé l'ouverture du bassin pri-
mitif de Wissous pour y introduire l'eau de
sources situées à Rungis et à Wissous.
Mais on se doute bien que le débit de l'eau
de la rigole était notoirement insuffisant pour
desservir des bains et qu'il devait être utilisé
surtout pendant les grandes chaleurs et les
gelées, pour la boisson des hommes, la con-
sommation des animaux et les besoins de
l'industrie, celle du pain' particulièrement.
Les établissements publics dont on a pu me-
surer l'étendue portent à croire que les Ro-
mains occupant le faubourg méridional de
Lutèce étaient nombreux.
La faveur dont jouissent les travaux des
érudits sur Fhisloire de l'époque gallo-
romaine vient'sans doute des découvertes
considérables qui ont été faites depuis quel-
ques années dans le sol parisien à l'occasion
des grands travauxd'édiîilé récentes. On doit,
pour êlre juste, reconnaître l'empressement
qu'amis l'administration municipale à faciliter
les reconnaissances archéologiques et la con-
servation des souvenirs lapidaires.
A ce point de vue particulier nous devons
manifester notre reconnaissance à la munici-
palité de Gentilly qui, à l'ooeasion de la mise
au jour de la rigole romaine sur un point du
territoire qu'elle administre, s'est intéressée
à ce souvenir antique el nous a informés.
M. le Président remarque combien il se-
rait intéressant de pouvoir conserver en place
le tronçon découvert, d'autant que des spéci-
mens du monument figurent déjà à Carnava-
let. La solution qui consisterait à établir un
chemin sur la rigole lui paraît bonne.
M. L. Bonnier ajoute que si la rigole se
prolonge dans la zone il serait peut-être pos-
sible de tracer un chemin qui la suivrait.
important a été dégagé sur une longueur de
4 m. 50. C'est la partie sur laquelle a porté
notre examen. II reste entre ces deux ouver-
tures un autre fragment de la rigole dont la "
destruction semble certaine, puisqu'il tra-
verse en biais le terrain destiné aux conces-
sions. Le travail de démolition à accomplir
lorsque le terrassement des fosses rencontre
l'ouvrage romain est alors pénible et long,
par conséquent coûteux, surtout quand on
procède fosse par fosse. La municipalité de
Gentilly, frappée de cet inconvénient, a paru se
décider à procéder par ensemble, c'est-à-dire
à découvrir toute la rigole et à la détruire
radicalement. Nous aurions donc, pour nos
constatations, l'occasion d'étudier un tronçon
d'une ' certaine étendue et la Commission
serait saisie d'un nouveau rapport et de nou-
velles conclusions.
En attendant, et s'il en était temps encore,
on pourrait peut-être envisager une autre so-
lution qui est celle-ci : comme le travail de
destruction de l'ouvrage romain sera très
coûteux, vu la dureté el la résistance, on
pourrait penser à le maintenir en place en
aménageant une allée sur son emplacement
superficiel. Cette conception semble aisée à
réaliser, car le tracé de la rigole s'écarte peu
de l'alignement des sépultures. On arrive-
rait ainsi à conserver la rigole romaine à sa
place tout en évitant les frais de la destruc-
lion éventuelle.
On ne doit pas non plus oublier que le
cimetière de Gentilly est situé sur la zone et
que par conséquent son annexion à Paris est
un fait avec lequel il faut compter.
L'étude de la rigole romaine a toujours
vivement intéressé les membres de la Com-
mission du Vieux Paris, soucieuse d'éclairer
les obscurités de l'histoire des premiers jours
de leur petite patrie. Des matériaux considé-
rables ont déjà été rassemblés pour concou-
rir à l'édification du monument que sera notre
histoire de l'époque gallo-romaine.' Certes on
esl entré dans une voie fructueuse; même
pendant la grande guerre des ouvrages d'une
rare profondeur sont éclos et nous ont ap-
pris des choses nouvelles sur les souvenirs de
l'occupation romaine à Paris. Avec les arènes,
les théâtres, les voies romaines, deux objets
dominent dans ces études : les ruines du
palais des Thermes ël la rigole antique, que
la tradition permanente lie ensemble comme
inséparables : les bains du palais de l'empe-
reur et la conduite d'eau que l'on suppose les
avoir alimentés. Le palais des Thermes con-
tinue à être l'énigme que des découvertes
nouvelles dans le sous-sol de la région de la
Montagne- Sainte - Geneviève parviendront
. peul-êlre à faire déchiffrer-, la rigole est un
peu moins mystérieuse, mais son histoire est
, prisonnière de conjectures et est bornée de
. probabilités. C'est pourquoi il a été reconnu
jusqu'ici nécessaire d'examiner de très près
les vestiges mis au jour. Mentionnons au pas-
sage les principales obscurités de l'histoire
de la rigole romaine : on ignore le lieu où se
trouvaient les sources à l'origine; si l'on con-
naît exactement le tracé de l'aqueduc on ne
sait pas où il portail les eaux qu'il prenait
vers Chilly-Mazarin; on ne sait pas pourquoi
un relais avait été établi à Wissous et on n'a
pas la moindre donnée sur les causes qui,
postérieurement à la construction de l'ou-
vrage, ont motivé l'ouverture du bassin pri-
mitif de Wissous pour y introduire l'eau de
sources situées à Rungis et à Wissous.
Mais on se doute bien que le débit de l'eau
de la rigole était notoirement insuffisant pour
desservir des bains et qu'il devait être utilisé
surtout pendant les grandes chaleurs et les
gelées, pour la boisson des hommes, la con-
sommation des animaux et les besoins de
l'industrie, celle du pain' particulièrement.
Les établissements publics dont on a pu me-
surer l'étendue portent à croire que les Ro-
mains occupant le faubourg méridional de
Lutèce étaient nombreux.
La faveur dont jouissent les travaux des
érudits sur Fhisloire de l'époque gallo-
romaine vient'sans doute des découvertes
considérables qui ont été faites depuis quel-
ques années dans le sol parisien à l'occasion
des grands travauxd'édiîilé récentes. On doit,
pour êlre juste, reconnaître l'empressement
qu'amis l'administration municipale à faciliter
les reconnaissances archéologiques et la con-
servation des souvenirs lapidaires.
A ce point de vue particulier nous devons
manifester notre reconnaissance à la munici-
palité de Gentilly qui, à l'ooeasion de la mise
au jour de la rigole romaine sur un point du
territoire qu'elle administre, s'est intéressée
à ce souvenir antique el nous a informés.
M. le Président remarque combien il se-
rait intéressant de pouvoir conserver en place
le tronçon découvert, d'autant que des spéci-
mens du monument figurent déjà à Carnava-
let. La solution qui consisterait à établir un
chemin sur la rigole lui paraît bonne.
M. L. Bonnier ajoute que si la rigole se
prolonge dans la zone il serait peut-être pos-
sible de tracer un chemin qui la suivrait.
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