Titre : Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris
Auteur : Paris. Commission du Vieux Paris. Auteur du texte
Éditeur : Imprimerie municipale (Paris)
Date d'édition : 1921-04-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34437664t
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12289 Nombre total de vues : 12289
Description : 30 avril 1921 30 avril 1921
Description : 1921/04/30 (N3). 1921/04/30 (N3).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001 Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58203705
Source : Ville de Paris / Bibliothèque historique, BHVP, 2009-22757
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/12/2010
106
froidement, les horreurs du choléra parisien.
11 est placé dans'le jardin de l'hôpital dont
les pavillons, les porliques aux couronne-
ments fleuris, la chapelle et son entourage
de gazon, de fleurs et d'arbres, forment un
ensemble qui n'a pas la tristesse qui se lie
si souvent à l'aspect de nos vieux hôpitaux.
Dans la cour d'un immeuble, au n" 2 dé la
rue du Faubourg-Poissonnière, un pavillon
du temps de Louis XV aurait été habité par
Rachel. Son ensemble, de tenue un peu sé-
vère, est amusé du caprice des balcons en
ferronnerie et d'aimables arabesques, courant
aux gorges des corniches, sont, à l'intérieur,
le seul veslige des grâces d'autrefois.
A la rencontre des rues Bouchardon et de
Bùndy, voici encore un aspect pittoresque
du vieux Paris. Puis, choisi parmi de trop
nombreux exemples, au n" 5b' de la rue du
Faubourg-Saint-Denis, l'un de ces passages
sur lesquels, tout comme au bon vieux temps,
prennent encore jour et air de misérables
logis. Dans le faubourg Saint-Martin, au
n" 186, nous avons photographié, sur cour el
■ ce qui était autrefois le jardin, occupé main-
tenant en partie par des constructions, la
maison construite pour l'ancienne famille
Dehaynin, puis, 24, rue du Ter rage, une
vieille cour et, au n° 114, de la place La
Fayette, la façade à l'italienne, tant à la
mode vers le milieu du xixe siècle. Elle serait
de l'architecte Leclère,- élève de Percier.
Dans la-rué de Paradis et ses abords, il
existe encore dès traces assez nombreuses,
dans les intérieurs, de décoration de style du
Premier Empire. En voici provenant d'un
appartement au n" 29 de cette, rue. où nous
avons surtoul remarqué dés cheminées en
marbré, aux appliques de bronze.
Voici quelques vues, la plupart dues à
l'obligeance de son'directeur, de la maison de
Saint-Lazare, à laquelle notre collègue M. Tes-
son a consacré une élude, donnée le 9 juil-
let 1912, à la séance de la Commission. Au
cours de notre visiie, vous avez pu constater
combien ces vieux bâtiments délabrés con-
viennent mal à leur destination actuelle.
On nous dit que Parmenlier. aurait habité
au n° 15 de la rue Martel. Nous y glanons
quelques motifs d'ornement, couronnements,
de fenêtres avec masques à l'égyptienne, pal*
mettes à la grecque, et dans les salons, trans-
formés en magasins de luslrerie, des dessus
"de porte avec les sujets symboliques chers à
l'iconographie du Premier Empire.
Le charmant jardin qui enloure l'école Bos-
suel, au n° 35 de la rue de Chabrol, est-il un
veslige de l'immense enclos du couvent de
Saint-Lazare, que les anciens plans de Paris
nous font évoquer avec nostalgie aujourd'hui,
dans ce quartier maintenant sidépouillé d'es-
paces libres? Complétant l'aspect, montré tout
l'heure, du carrefour des rues de Bouchardon et
de Bondy, voici, se prolongeant jusqu'au bou-
levard, les vieilles maisons de celte dernière
rue, face au théâtre de la Renaissance, que
Lalande construisit en 1872.
Le sentiment triomphal, si spontanément, si
orgueilleusement manifesté à la porte Saint-
Denis, où il fait corps avec l'ossature, semble,
à Importé Saint-Martin, s'indiquer avec plus
de timidité et seulement dans les remplissa-
ges, en ces grands bas-reliefs, composés Un
peu comme des tableaux, où l'on trouve, avec
la couleur,le mouvement et le pittoresque, la
vie un peu factice, toute en représentation, de
scènes d'opéras dé ce temps.
Au confluent de voies étroites, et serré par
les constructions mitoyennes, voici, au n" 6 de
la rue Pierre^Bullel, le charmant hôtel du ci-
seleur Gouthière. Il le commença en 1772,
niais, par suite de difficultés financières, fui
obligé de le vendre en 1787. Les bâtiments de
la mairie du Xe l'ont privé du dégagement qu'il
avait autrefois sur le faubourg Saint-Marlin.
Actuellement occupé par une fabrique de
passementeries, il conserve encore, avec sa
façade presque intacte, ses intérieurs d'autre-
fois, lé fort beau salon du rez-de-chaussée
aux arabesques délicates, la bibliothèque dont
les meubles à colonnelles sont ingénieuse-
ment composés pour la pièce et, au premier
étage, un petit salon où, dans des médaillons,
revivent, traités avec peut-être quelque séche-
resse, mais dans la manière de Clodion, les
idylles chères au xvin" siècle finissant.
Voici, maintenant, des vues de' la maison
Dubois, au n" 200, de la rue du Faubourg-
Saint-Denis. Labrouste en fut l'architecte. Les
ordonnances à l'antique des porliques de la
cour d'entrée se composent mal avec les pi-
gnons nus des maisons voisines et les 'hauts
tuyaux de tôle de ce quartier industriel. Plus
intime est l'aspect du jardin.
A l'entrée du faubourg Saint-Martin, nous
donnons une réunion de vieilles façades, dont
celle du n" 13, se distingue.par le charme de
ses proportions. La maison, sur le boulevard
du même nom, au n" 12, conserve un escalier
du xviii 0 siècle, avec un curieux dessous for-
mant cul-de-four et une pièce avec des des-.
froidement, les horreurs du choléra parisien.
11 est placé dans'le jardin de l'hôpital dont
les pavillons, les porliques aux couronne-
ments fleuris, la chapelle et son entourage
de gazon, de fleurs et d'arbres, forment un
ensemble qui n'a pas la tristesse qui se lie
si souvent à l'aspect de nos vieux hôpitaux.
Dans la cour d'un immeuble, au n" 2 dé la
rue du Faubourg-Poissonnière, un pavillon
du temps de Louis XV aurait été habité par
Rachel. Son ensemble, de tenue un peu sé-
vère, est amusé du caprice des balcons en
ferronnerie et d'aimables arabesques, courant
aux gorges des corniches, sont, à l'intérieur,
le seul veslige des grâces d'autrefois.
A la rencontre des rues Bouchardon et de
Bùndy, voici encore un aspect pittoresque
du vieux Paris. Puis, choisi parmi de trop
nombreux exemples, au n" 5b' de la rue du
Faubourg-Saint-Denis, l'un de ces passages
sur lesquels, tout comme au bon vieux temps,
prennent encore jour et air de misérables
logis. Dans le faubourg Saint-Martin, au
n" 186, nous avons photographié, sur cour el
■ ce qui était autrefois le jardin, occupé main-
tenant en partie par des constructions, la
maison construite pour l'ancienne famille
Dehaynin, puis, 24, rue du Ter rage, une
vieille cour et, au n° 114, de la place La
Fayette, la façade à l'italienne, tant à la
mode vers le milieu du xixe siècle. Elle serait
de l'architecte Leclère,- élève de Percier.
Dans la-rué de Paradis et ses abords, il
existe encore dès traces assez nombreuses,
dans les intérieurs, de décoration de style du
Premier Empire. En voici provenant d'un
appartement au n" 29 de cette, rue. où nous
avons surtoul remarqué dés cheminées en
marbré, aux appliques de bronze.
Voici quelques vues, la plupart dues à
l'obligeance de son'directeur, de la maison de
Saint-Lazare, à laquelle notre collègue M. Tes-
son a consacré une élude, donnée le 9 juil-
let 1912, à la séance de la Commission. Au
cours de notre visiie, vous avez pu constater
combien ces vieux bâtiments délabrés con-
viennent mal à leur destination actuelle.
On nous dit que Parmenlier. aurait habité
au n° 15 de la rue Martel. Nous y glanons
quelques motifs d'ornement, couronnements,
de fenêtres avec masques à l'égyptienne, pal*
mettes à la grecque, et dans les salons, trans-
formés en magasins de luslrerie, des dessus
"de porte avec les sujets symboliques chers à
l'iconographie du Premier Empire.
Le charmant jardin qui enloure l'école Bos-
suel, au n° 35 de la rue de Chabrol, est-il un
veslige de l'immense enclos du couvent de
Saint-Lazare, que les anciens plans de Paris
nous font évoquer avec nostalgie aujourd'hui,
dans ce quartier maintenant sidépouillé d'es-
paces libres? Complétant l'aspect, montré tout
l'heure, du carrefour des rues de Bouchardon et
de Bondy, voici, se prolongeant jusqu'au bou-
levard, les vieilles maisons de celte dernière
rue, face au théâtre de la Renaissance, que
Lalande construisit en 1872.
Le sentiment triomphal, si spontanément, si
orgueilleusement manifesté à la porte Saint-
Denis, où il fait corps avec l'ossature, semble,
à Importé Saint-Martin, s'indiquer avec plus
de timidité et seulement dans les remplissa-
ges, en ces grands bas-reliefs, composés Un
peu comme des tableaux, où l'on trouve, avec
la couleur,le mouvement et le pittoresque, la
vie un peu factice, toute en représentation, de
scènes d'opéras dé ce temps.
Au confluent de voies étroites, et serré par
les constructions mitoyennes, voici, au n" 6 de
la rue Pierre^Bullel, le charmant hôtel du ci-
seleur Gouthière. Il le commença en 1772,
niais, par suite de difficultés financières, fui
obligé de le vendre en 1787. Les bâtiments de
la mairie du Xe l'ont privé du dégagement qu'il
avait autrefois sur le faubourg Saint-Marlin.
Actuellement occupé par une fabrique de
passementeries, il conserve encore, avec sa
façade presque intacte, ses intérieurs d'autre-
fois, lé fort beau salon du rez-de-chaussée
aux arabesques délicates, la bibliothèque dont
les meubles à colonnelles sont ingénieuse-
ment composés pour la pièce et, au premier
étage, un petit salon où, dans des médaillons,
revivent, traités avec peut-être quelque séche-
resse, mais dans la manière de Clodion, les
idylles chères au xvin" siècle finissant.
Voici, maintenant, des vues de' la maison
Dubois, au n" 200, de la rue du Faubourg-
Saint-Denis. Labrouste en fut l'architecte. Les
ordonnances à l'antique des porliques de la
cour d'entrée se composent mal avec les pi-
gnons nus des maisons voisines et les 'hauts
tuyaux de tôle de ce quartier industriel. Plus
intime est l'aspect du jardin.
A l'entrée du faubourg Saint-Martin, nous
donnons une réunion de vieilles façades, dont
celle du n" 13, se distingue.par le charme de
ses proportions. La maison, sur le boulevard
du même nom, au n" 12, conserve un escalier
du xviii 0 siècle, avec un curieux dessous for-
mant cul-de-four et une pièce avec des des-.
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