Titre : Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris
Auteur : Paris. Commission du Vieux Paris. Auteur du texte
Éditeur : Imprimerie municipale (Paris)
Date d'édition : 1921-04-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34437664t
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12289 Nombre total de vues : 12289
Description : 30 avril 1921 30 avril 1921
Description : 1921/04/30 (N3). 1921/04/30 (N3).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001 Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58203705
Source : Ville de Paris / Bibliothèque historique, BHVP, 2009-22757
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/12/2010
78
à Ledoux. ElM.dë LaRoncière, notre contenu
por'airi, compare la sâileà mâhgër dudit hôtel
à une autre salle dé l'hôtel voisin construit
par Ledoux pour lui-même, et qu'il a visité
avant sa démolition;
Cette double induction, véhànlde deux éru-
dits, a sa valeur. Elle est à corisidéféi* dans
une certaine mesure, CârLedûUx estdU quâl^
lier, il est déjà répUtë el, comme HOus l'ap-
prend l'estimé Recueil de ICrafft et Râhson-^
nette, ii à bâti à cette époque plusieurs jolis
hôtels dont l'hôtel Moiifermëll el notamment
celui de la GUiniàrd; ce dernier reproduit
aussi dans cet ouvragé sut- les Maisons de
Paris entre illl et 1802, avec les Coupes de
leurs intérieurs historiés.
Et nul doute —si c'est lui l'architecte —
qu'il a la compétence pour conduire toute la
décoration, à l'égal d'un de ses émules qu'on
doit placer même au-dessus de lui : Bélanger.
Or, chez la célèbre danseuse, ses protec-
teurs n'y vont pas avec chicherie. G'est Fra-
gonard qui peint les fresques et Louis David,
alors tout jeune, qui les termine;
D'après ces deux opinions, il faut renoncer
pour la paternité de l'oeuvre décorative inté-
rieure, si importante pour notre sujet, au nom
de Pérard de Montreuil, qui n'est cependant
pas à dédaigner puisque cet architecte a bâti
l'hôtel pour M. de La Corée, puisqu'il a exposé
au Cobsée en 1776, des dessins pour un pavil-
lon, qu'enfin il est un des architectes du
comle d'Artois. Pérard dirige en effet, à celle
même époque (1781), la construction de la
rotonde du Temple pour le comle d'Artois (1),
et il érige i'hôtei Bérievent, rue d'Anjou, qui
est dé grand goût (2) et d'autres hôtels dans
ce même quartier dés Champs Elyséés.
A ce compte, Bélanger habite aussi le quar-
tier, rue du Faubourg-Poissonnière, 19 (3), et
est i'émule deLedoux. Il peut être aussi l'au-
teur de la grande salle à manger. Nous con-
clurons même plus loin en sa faveur. 11 a cer-
tainement eu des relations" avec leë proprié-
taires. Le fait sera établi.
Ledoux avait acquis conjointement le ter-
rain de sa maison avec les sieurs Thoretet
Marie-Cherbuy, chirurgien, d'un sieur Roard,
propriétaire à litre d'emphylhéose. Ledit
terrain était à l'encoignure du Faubourg-
Poisstifinière et de la rue des Pètites-Ecùriés.
Il l'Ut parlâgé entre les acheteurs en 1781 et
dépendait avant la Révolution dé là cëhsive
des chapitres de l'Eglise de Pàrië, c'ést-à dire
qu'il était redevable envers ce chapitre d un
cens el de droits à payer. L'Un d'eux, rilêmë,
près de notre immeuble, louchait presque une
maison nationale (ii° 47) proveiiaii.l dés ci-
. devant religieuses des « Filles-DieU * (1);
Ce terrain appartenait depuis 1771 à cette
congrégation.
H résulté donc, d'après les archives, qu'à
l'origine, avant la fondation du quartier, la
main morte avait déjà fait son choix de ces
emplacements et que, d'une façon générale,
ils étaient à des religieux ou fondations
pieuses.
Après la Révolution, comme ces terrains
avaient été 'nationalisés, leurs acquéreurs
devaient payer annuellement la portion dont
ils étaient tenus* non plus à l'église, mais au
domaine de la ville (2); •
Totis les lêr'rkins ecclésiastiques avaient
élé saisis. Une pareille redevance atteignait
aussi les surfaces limitrophes de la rue des
Petites-Ecuries, parce qu'elles avaient eu
leurs premiers propriétaires peu avant 1790,
année de la loi de sécularisation. Quintin-
Botterel était redevable de celle dette en ce
qui le concerne, comme nous le verrons un
(1) Les comptes en existent.
(2) Démoli lors du percement du boulevard Mar
ieslierb'es en t8ÔG.
(3) La maison actuelle du vétérinaire. Il y avait
encore en ces dernières années de jolies décorations
et un plafond composé par le célèbre architecte. Je
les ai vus surplace. Tout cela a été en grande partie
dépecé et vendu. Mais le n» de l'époque révolution-
naire était le loi Faubourg-Poissonnière; en 1787
c'était le 213. (Journal de Paris du 2(i juillet 1787.
page 915).
(1) C'est ce que corrobore de sou côté Lefèdve,
Idrstjue, généralisant, il écrit ceci enlS59: « Tous
lés immeubles circdnsciits par là rue des Pétites-
Ecurlës, du Fadboùrg-l'oissonnièré, de Paradis,
d'tlaùteville, otit eU sans exception pour origine
foncière tin marais véudù. à Goup'y, entrepreneur
des bâtiments du Roi, moyennant 70.000 livres par
les 1 » Filles Dieu ».
En outre, dès ie xivc biècie, les « Fitles-Dleu (il y
a encore une rue non loin de là les rappelant)
furent iransféiéés dans Utl hôpital fondé pat Im'bèrt
de Lyon, bourgeois de Paris, près de la Porté-Saint-
Denis; c'est déjà un ped le quartier que nous étu-
dions aujourd'hui. Saint-Victor, Tablvau de Paris.
Vol. Il, 1809 page 287:
(2) Archivés de là Seine. boih&incs ilé partie,
dossier 1399. Eparvlër, directeur des domaines au
receveur lialite. Pâl'is, -i UVi-il 18)1. - ■'•
à Ledoux. ElM.dë LaRoncière, notre contenu
por'airi, compare la sâileà mâhgër dudit hôtel
à une autre salle dé l'hôtel voisin construit
par Ledoux pour lui-même, et qu'il a visité
avant sa démolition;
Cette double induction, véhànlde deux éru-
dits, a sa valeur. Elle est à corisidéféi* dans
une certaine mesure, CârLedûUx estdU quâl^
lier, il est déjà répUtë el, comme HOus l'ap-
prend l'estimé Recueil de ICrafft et Râhson-^
nette, ii à bâti à cette époque plusieurs jolis
hôtels dont l'hôtel Moiifermëll el notamment
celui de la GUiniàrd; ce dernier reproduit
aussi dans cet ouvragé sut- les Maisons de
Paris entre illl et 1802, avec les Coupes de
leurs intérieurs historiés.
Et nul doute —si c'est lui l'architecte —
qu'il a la compétence pour conduire toute la
décoration, à l'égal d'un de ses émules qu'on
doit placer même au-dessus de lui : Bélanger.
Or, chez la célèbre danseuse, ses protec-
teurs n'y vont pas avec chicherie. G'est Fra-
gonard qui peint les fresques et Louis David,
alors tout jeune, qui les termine;
D'après ces deux opinions, il faut renoncer
pour la paternité de l'oeuvre décorative inté-
rieure, si importante pour notre sujet, au nom
de Pérard de Montreuil, qui n'est cependant
pas à dédaigner puisque cet architecte a bâti
l'hôtel pour M. de La Corée, puisqu'il a exposé
au Cobsée en 1776, des dessins pour un pavil-
lon, qu'enfin il est un des architectes du
comle d'Artois. Pérard dirige en effet, à celle
même époque (1781), la construction de la
rotonde du Temple pour le comle d'Artois (1),
et il érige i'hôtei Bérievent, rue d'Anjou, qui
est dé grand goût (2) et d'autres hôtels dans
ce même quartier dés Champs Elyséés.
A ce compte, Bélanger habite aussi le quar-
tier, rue du Faubourg-Poissonnière, 19 (3), et
est i'émule deLedoux. Il peut être aussi l'au-
teur de la grande salle à manger. Nous con-
clurons même plus loin en sa faveur. 11 a cer-
tainement eu des relations" avec leë proprié-
taires. Le fait sera établi.
Ledoux avait acquis conjointement le ter-
rain de sa maison avec les sieurs Thoretet
Marie-Cherbuy, chirurgien, d'un sieur Roard,
propriétaire à litre d'emphylhéose. Ledit
terrain était à l'encoignure du Faubourg-
Poisstifinière et de la rue des Pètites-Ecùriés.
Il l'Ut parlâgé entre les acheteurs en 1781 et
dépendait avant la Révolution dé là cëhsive
des chapitres de l'Eglise de Pàrië, c'ést-à dire
qu'il était redevable envers ce chapitre d un
cens el de droits à payer. L'Un d'eux, rilêmë,
près de notre immeuble, louchait presque une
maison nationale (ii° 47) proveiiaii.l dés ci-
. devant religieuses des « Filles-DieU * (1);
Ce terrain appartenait depuis 1771 à cette
congrégation.
H résulté donc, d'après les archives, qu'à
l'origine, avant la fondation du quartier, la
main morte avait déjà fait son choix de ces
emplacements et que, d'une façon générale,
ils étaient à des religieux ou fondations
pieuses.
Après la Révolution, comme ces terrains
avaient été 'nationalisés, leurs acquéreurs
devaient payer annuellement la portion dont
ils étaient tenus* non plus à l'église, mais au
domaine de la ville (2); •
Totis les lêr'rkins ecclésiastiques avaient
élé saisis. Une pareille redevance atteignait
aussi les surfaces limitrophes de la rue des
Petites-Ecuries, parce qu'elles avaient eu
leurs premiers propriétaires peu avant 1790,
année de la loi de sécularisation. Quintin-
Botterel était redevable de celle dette en ce
qui le concerne, comme nous le verrons un
(1) Les comptes en existent.
(2) Démoli lors du percement du boulevard Mar
ieslierb'es en t8ÔG.
(3) La maison actuelle du vétérinaire. Il y avait
encore en ces dernières années de jolies décorations
et un plafond composé par le célèbre architecte. Je
les ai vus surplace. Tout cela a été en grande partie
dépecé et vendu. Mais le n» de l'époque révolution-
naire était le loi Faubourg-Poissonnière; en 1787
c'était le 213. (Journal de Paris du 2(i juillet 1787.
page 915).
(1) C'est ce que corrobore de sou côté Lefèdve,
Idrstjue, généralisant, il écrit ceci enlS59: « Tous
lés immeubles circdnsciits par là rue des Pétites-
Ecurlës, du Fadboùrg-l'oissonnièré, de Paradis,
d'tlaùteville, otit eU sans exception pour origine
foncière tin marais véudù. à Goup'y, entrepreneur
des bâtiments du Roi, moyennant 70.000 livres par
les 1 » Filles Dieu ».
En outre, dès ie xivc biècie, les « Fitles-Dleu (il y
a encore une rue non loin de là les rappelant)
furent iransféiéés dans Utl hôpital fondé pat Im'bèrt
de Lyon, bourgeois de Paris, près de la Porté-Saint-
Denis; c'est déjà un ped le quartier que nous étu-
dions aujourd'hui. Saint-Victor, Tablvau de Paris.
Vol. Il, 1809 page 287:
(2) Archivés de là Seine. boih&incs ilé partie,
dossier 1399. Eparvlër, directeur des domaines au
receveur lialite. Pâl'is, -i UVi-il 18)1. - ■'•
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