Titre : Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris
Auteur : Paris. Commission du Vieux Paris. Auteur du texte
Éditeur : Imprimerie municipale (Paris)
Date d'édition : 1921-04-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34437664t
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12289 Nombre total de vues : 12289
Description : 30 avril 1921 30 avril 1921
Description : 1921/04/30 (N3). 1921/04/30 (N3).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001 Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58203705
Source : Ville de Paris / Bibliothèque historique, BHVP, 2009-22757
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/12/2010
77 -
insinué à Longjumeau le 18 du même
mois Î, René-Chrislin-Jérôme achète.pour lui
et ses frères, Marie-Vincent et Charles, le
domaine dit alors de s Pied-de-Fer d'Aigue-
mo.nl » et dépendances d'un sieur Pierre-
André de Monligny. La quittance est du
11 octobre même année.
Il le garde jusqu'en juin 1810, époque ou
son voisin, le maréchal Davout, prince
d'Kckmûlh, désireux, pour se conformer aux
volontés impériales appuyées par des dota-
tions et libéralités répétées, d'arrondir son
fief de Savigny-sur-Orge, acquiert par con-
trat passé devant Me Fourcaull-Pavant el
Noël, notaires à Paris, les 21 el 22 juin, en-
registré le 30, la propriété Botlerel, moyen-
nant 90.000 francs dont 30.000 pour le mobi-
lier (1).
Bref, sous le Consulat et l'Empire, René-
Chrislin-Jérôme ne joue pas de rôle mar-
quant. Cependant, dès le 29 thermidor,
an VIII (17 août 1800), il est maire de Viry-
Châtillon. Il possède dans cette commune
alors peuplée de 400 habitants et qu'on ap-
pelle comme sousi'ancien régime Viry-sur-
Orge, la propriété d'agrément dont il s'agit
et là ses goûts d'artiste ont encore l'occa-
sion de s'employer. A ce moment, en 1800, il
a cinquante-deux ans. En 1807, lorsque la
duchesse achète la nue-propriété de l'hôtel
de Paris dont il garde l'usufruit, il est âgé
de cinquante-neuf ans.
A Viry-Châlillon, arrondissement de Cor-
beil, canton de Longjumeau, sa maison de
campagne est citée par un auteur (2) comme
possédant, en outre, une rivière qui traverse
le parc, des eaux sortant de rochers et for-
mant des cascades superbes, el de très
beaux arbustes étrangers. Ce pays est à cinq
lieues de Paris sur la roule de Fontaine-
bleau.
Tout cela indique considération et fortune.
Un maire n'est pas alors choisi par le Gou-
vernement s'il ' n'est parmi les plus im-
posés. Toutporle à croire que Jérôme Bol-
terel-Quinlin occupa celte charge dans les
premières années de la Restauration, sa
famille étant, en somme, aristocratique el
d'opinion royaliste dès l'origine. Cependant,
je dois le dire pour être complet, Oudielle.
ne le signale plus comme maire du lieu dans
son édition de 1.817, mais cela ne peut
étonner puisqu'il a vendu son château.
Maintenant, sous la Révolution, il a échappé à
la proscription, qu'est-ce à dire? C'est vrai-
semblablement qu'il n'a pas émigré, retenu
par un immeuble où il faisait travailler, ou
encore parce qu'il eût l'habilelé insigne en
l'occurrence, possédant un hôlel si princiè-
rement décoré à l'intérieur, qui n'était même
peut être pas achevé, d'échapper aux agents
de surveillance, surtout parce qu'il n'avâil
joué aucun rôle marquant.
Qu'était le quartier dans le dernier quart du
xvme siècle V
Sur la topographie du quartier où est bâti
le 44 actuel de la rue des Petites-Ecuries, il
nous paraît utile de consulter les documents
inédits que nous avons pu découvrir.
Le terrain, par exemple, qu'avait acheté
dans le voisinage, le 30 septembre 1776 d'un
sieur Cardon, sculpteur à Paris, l'architecte
Ledoux — on sait que Ledoux y édifia sa
maison que nous avons encore connue exté-
rieurement avant sa démolition, il y a une
quarantaine d'années — était en plaine ou
pièces de terres, en tous cas dépourvu de
constructions, comme était tout ce .quartier
sûrement en 1760 (1).
Le nom de Ledoux doit nous arrêter, car
un auteur parisien, feu M. de Champeaux (2),
ne craint pas d'attribuer l'hôtel qui nous oc-
cupe, c'est-à-dire l'hôtel de Bolterel-Quinlin,
(1) Le domaine fut payé pour partie en argent
comptant (20.000 fr.) et pour le restant en deux
rentes viagères aux deux autres frères, l'nne de
3.400 francs, l'autre de 3.600 francs, lesquelles
s'éteignirent l'une (celle de Charles), le 24 septem-
bre 1830 jour et année où il décéda à Versailles ;
l'autre (Marie-Vincent), le 4 avril 1829, jour de son
décès à Paris. Tous renseignements dus à la com-
munication obligeante de M. le docteur Mougin,
propriétaire actuel du domaine (1921).
(2) Oudiette. Dictionnaire des environs de Paris,
in-8°, 1812.
Dans sa seconde édition de 1817, Oudiette con-
firme ce que lce documents cités plus haut nous ont
appris, à savoir que le maréchal Davout en est alors
propriétaire, mais que dans les premières années
de la Restauration elle est habitée par le lieute-
nant général comte de Beaumont, pair de France.
[1) Anciens plans de Paris : voyez notammen
celui de Deharme, 1763.
(2) A. de Champeaux, l'Art dècoratij dais le
Vieux-Paris, 1 vol. in-4°, Scmid, 1898.
insinué à Longjumeau le 18 du même
mois Î, René-Chrislin-Jérôme achète.pour lui
et ses frères, Marie-Vincent et Charles, le
domaine dit alors de s Pied-de-Fer d'Aigue-
mo.nl » et dépendances d'un sieur Pierre-
André de Monligny. La quittance est du
11 octobre même année.
Il le garde jusqu'en juin 1810, époque ou
son voisin, le maréchal Davout, prince
d'Kckmûlh, désireux, pour se conformer aux
volontés impériales appuyées par des dota-
tions et libéralités répétées, d'arrondir son
fief de Savigny-sur-Orge, acquiert par con-
trat passé devant Me Fourcaull-Pavant el
Noël, notaires à Paris, les 21 el 22 juin, en-
registré le 30, la propriété Botlerel, moyen-
nant 90.000 francs dont 30.000 pour le mobi-
lier (1).
Bref, sous le Consulat et l'Empire, René-
Chrislin-Jérôme ne joue pas de rôle mar-
quant. Cependant, dès le 29 thermidor,
an VIII (17 août 1800), il est maire de Viry-
Châtillon. Il possède dans cette commune
alors peuplée de 400 habitants et qu'on ap-
pelle comme sousi'ancien régime Viry-sur-
Orge, la propriété d'agrément dont il s'agit
et là ses goûts d'artiste ont encore l'occa-
sion de s'employer. A ce moment, en 1800, il
a cinquante-deux ans. En 1807, lorsque la
duchesse achète la nue-propriété de l'hôtel
de Paris dont il garde l'usufruit, il est âgé
de cinquante-neuf ans.
A Viry-Châlillon, arrondissement de Cor-
beil, canton de Longjumeau, sa maison de
campagne est citée par un auteur (2) comme
possédant, en outre, une rivière qui traverse
le parc, des eaux sortant de rochers et for-
mant des cascades superbes, el de très
beaux arbustes étrangers. Ce pays est à cinq
lieues de Paris sur la roule de Fontaine-
bleau.
Tout cela indique considération et fortune.
Un maire n'est pas alors choisi par le Gou-
vernement s'il ' n'est parmi les plus im-
posés. Toutporle à croire que Jérôme Bol-
terel-Quinlin occupa celte charge dans les
premières années de la Restauration, sa
famille étant, en somme, aristocratique el
d'opinion royaliste dès l'origine. Cependant,
je dois le dire pour être complet, Oudielle.
ne le signale plus comme maire du lieu dans
son édition de 1.817, mais cela ne peut
étonner puisqu'il a vendu son château.
Maintenant, sous la Révolution, il a échappé à
la proscription, qu'est-ce à dire? C'est vrai-
semblablement qu'il n'a pas émigré, retenu
par un immeuble où il faisait travailler, ou
encore parce qu'il eût l'habilelé insigne en
l'occurrence, possédant un hôlel si princiè-
rement décoré à l'intérieur, qui n'était même
peut être pas achevé, d'échapper aux agents
de surveillance, surtout parce qu'il n'avâil
joué aucun rôle marquant.
Qu'était le quartier dans le dernier quart du
xvme siècle V
Sur la topographie du quartier où est bâti
le 44 actuel de la rue des Petites-Ecuries, il
nous paraît utile de consulter les documents
inédits que nous avons pu découvrir.
Le terrain, par exemple, qu'avait acheté
dans le voisinage, le 30 septembre 1776 d'un
sieur Cardon, sculpteur à Paris, l'architecte
Ledoux — on sait que Ledoux y édifia sa
maison que nous avons encore connue exté-
rieurement avant sa démolition, il y a une
quarantaine d'années — était en plaine ou
pièces de terres, en tous cas dépourvu de
constructions, comme était tout ce .quartier
sûrement en 1760 (1).
Le nom de Ledoux doit nous arrêter, car
un auteur parisien, feu M. de Champeaux (2),
ne craint pas d'attribuer l'hôtel qui nous oc-
cupe, c'est-à-dire l'hôtel de Bolterel-Quinlin,
(1) Le domaine fut payé pour partie en argent
comptant (20.000 fr.) et pour le restant en deux
rentes viagères aux deux autres frères, l'nne de
3.400 francs, l'autre de 3.600 francs, lesquelles
s'éteignirent l'une (celle de Charles), le 24 septem-
bre 1830 jour et année où il décéda à Versailles ;
l'autre (Marie-Vincent), le 4 avril 1829, jour de son
décès à Paris. Tous renseignements dus à la com-
munication obligeante de M. le docteur Mougin,
propriétaire actuel du domaine (1921).
(2) Oudiette. Dictionnaire des environs de Paris,
in-8°, 1812.
Dans sa seconde édition de 1817, Oudiette con-
firme ce que lce documents cités plus haut nous ont
appris, à savoir que le maréchal Davout en est alors
propriétaire, mais que dans les premières années
de la Restauration elle est habitée par le lieute-
nant général comte de Beaumont, pair de France.
[1) Anciens plans de Paris : voyez notammen
celui de Deharme, 1763.
(2) A. de Champeaux, l'Art dècoratij dais le
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