Titre : Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris
Auteur : Paris. Commission du Vieux Paris. Auteur du texte
Éditeur : Imprimerie municipale (Paris)
Date d'édition : 1921-01-29
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34437664t
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12289 Nombre total de vues : 12289
Description : 29 janvier 1921 29 janvier 1921
Description : 1921/01/29 (N1). 1921/01/29 (N1).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001 Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58202784
Source : Ville de Paris / Bibliothèque historique, BHVP, 2009-22757
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/12/2010
27
tous les quartiers de la ville : rive gauche, le
long des quais, carrefour de Bussy; île de la
Cité, place Dauphine; rive droite, les Halles,
les environs du Louvre, la future place
Louis XV, etc. Les imaginations se donnaient
carrière (1).
Une décision royale endigua bientôt tous
les projets :
1 Du jeudi 18" janvier 1753.
« L'Académie étant assemblée extraordinairement et
M. le Directeur général étant présent, il a déclaré à
la Compagnie que le Roy a choisi pour la place de sa
figure équestre l'emplacement qui se trouve entre le
Pont tournant des Thuilleries et les Champs
Elysés, désirant que sa figure soit placée dans la
direction de la grande allée qui est en face, des
Thuilleries (2) ; et il a invité de la part du Roy.
MM. les Académiciens à faire des projets pour la place,
sans gêner (sic) eu aucune manière sur la grandeur, la
figure et les décorations de cette place, ni sur la dis-
tance de la figure au Pont tournant. Enfin, M. de
Vandières a ajouté que sa Majesté désiroit que les
desseins fussent remis avant Pâques ou au plus tard
à Pâques à M. de Vandières et que chacun mit son
nom sur son projet.
« Du lundi 1" juillet 1754 (2).
« L'Académie étant assemblée, M. Loriot a fait
voir à la Compagnie deux projets qu'il a fait pour des
places propres à placer la statue équestre du Roy,
l'une pour le carefour de Bussy, l'autre pour l'em-
placement vis-â-Vis le pont tournant, ces deux
projets sont d'un détail prodigieux et très bien
entendu. »
Ce n'était vraiment pas la peine de faire
appel une seconde fois aux académiciens, si
ce n'est pour profiter de leurs dessins, car il
est bien probable que Gabriel était déjà
désigné implicitement. En tout cas, il fut
choisi avec le droit de se servir des différen-
tes élévations, des dessins et plans présentés
et, plus tard, le 18 novembre 1754, M. Camus,
secrétaire de l'Académie, restitua aux mem-
bres « les plans, profils et élévations qu'ils
avoient faits pour la place de la figure éques-
tre du Roy vis-à-vis le pont tournant des
Thuilleries (3) ».
Les travaux marchèrent lentement. Il n'est
question qu'en 1757-1758 des fondations des
bâtiments à droite et à gauche de la rue
Royale et des dessins des açades livrés aux
entrepreneurs. En 1762 seulement, l'Académie
fut appelée à donner son avis sur la construc-
tion des colonnades de la façade, au-dessus
du soubassement, seul édifié à cette époque.
« On a examiné le modèle que M. Gabriel a fait
faire de trois moyens différents dont il ,=e propose
d'employer celui qui paraîtra le plus sûr à la Compa-
gnie pour la construction des plates-bandes des colon-
nades de la place Louis XV et les armatures de fer
qui doivent entrer dans la construction. La Compagnie
pour se donner un plus long examen, est convenue '
de ne déterminer son avis que lundi prochain. »
Et le 25 janvier :
a M. Gabriel a consulté la Compagnie sur différens
desseins d'armatures qu'il a présentés pour les plates
bandes des colonades de la Place de Louis XV. Ces
desseins et les modèles présentés dans la conférence
précédente ayant été examinés, el la Compagnie ayant
considéré que les plates-bandes sur la face exté-
rieure n'ont que 13 pieds d'un axe de colonne a l'autre
et sont butez par des pavillons de 11 toises de face,
elle croit que ces plates-bandes pourraient se passer
de tirans par le dessous et de tout autre secours que
leur coupe et leurs butée ; elle approuve cependant
que, pour prévenir tous les accidens qui peuvent être
occasionnez par l'imperfection des matériaux du pays,
ou par les défauts de la taille et de la pose et autres
accidens difficiles à prévoir, de suivre le dernier des-
sein de M. Gabriel, pour lequel il propose un tiran de
fer au-dessus de l'extrados de l'architrave, accroché
des deux bouts dans les ancres des colonnes, et deux
crampons de fer placez dans les joints des contreclefs
et accrochez au susdit tiran. Elle approuve aussi que
l'on employé des goujons dans les joints des autres
claveaux ; elle approuve pareillement les tirans de fer
d'une seule pièce sous les plates-bandes des traverses
de la colonade, comme il a été pratiqué à la Chapelle
de Versailles, estimant que c'est dans ce sens seule-
ment que l'on doit craindre la poussée (1). -
Plus tard l'Académie, en étudiant un .
Traité d'architecture de Potain, écrira :
« La construction des plates-bandes sur les colonnes
dont la solidité intéresse toutes les parties de l'édifice,
a. fourni à M. Potain occasion de rapporter différents
exemples sur les armatures de fer qui y sont presque
toujours nécessaires : celles du palais du Louvre, de
la chapelle de Versailles et du portail de Saint-Sulpice
peu connue (sic) jasqu'à présent, sont décrites. »
En somme, ce procédé,, cet expédient, si
l'on veut, est aussi ancien que l'architecture
elle-même ; on le. trouve dans des monuments
antiques comme dans des édifices gothiques.
Il s'impose dès qu'on renonce à la plate-bande
(1) Voir Patte, Monuments élevés à la gloire de
Louis X V, 1763, in-f°. Encore ne les reproduit-il
pas tous.
(2) Pourtant Loriot, professeur à l'Académie, son-
geait encore à la rive gauche.
(3) Procès-verbauoo, tome VI, page 227.
(1) Procès-verbaux, tome VII (en préparation).
tous les quartiers de la ville : rive gauche, le
long des quais, carrefour de Bussy; île de la
Cité, place Dauphine; rive droite, les Halles,
les environs du Louvre, la future place
Louis XV, etc. Les imaginations se donnaient
carrière (1).
Une décision royale endigua bientôt tous
les projets :
1 Du jeudi 18" janvier 1753.
« L'Académie étant assemblée extraordinairement et
M. le Directeur général étant présent, il a déclaré à
la Compagnie que le Roy a choisi pour la place de sa
figure équestre l'emplacement qui se trouve entre le
Pont tournant des Thuilleries et les Champs
Elysés, désirant que sa figure soit placée dans la
direction de la grande allée qui est en face, des
Thuilleries (2) ; et il a invité de la part du Roy.
MM. les Académiciens à faire des projets pour la place,
sans gêner (sic) eu aucune manière sur la grandeur, la
figure et les décorations de cette place, ni sur la dis-
tance de la figure au Pont tournant. Enfin, M. de
Vandières a ajouté que sa Majesté désiroit que les
desseins fussent remis avant Pâques ou au plus tard
à Pâques à M. de Vandières et que chacun mit son
nom sur son projet.
« Du lundi 1" juillet 1754 (2).
« L'Académie étant assemblée, M. Loriot a fait
voir à la Compagnie deux projets qu'il a fait pour des
places propres à placer la statue équestre du Roy,
l'une pour le carefour de Bussy, l'autre pour l'em-
placement vis-â-Vis le pont tournant, ces deux
projets sont d'un détail prodigieux et très bien
entendu. »
Ce n'était vraiment pas la peine de faire
appel une seconde fois aux académiciens, si
ce n'est pour profiter de leurs dessins, car il
est bien probable que Gabriel était déjà
désigné implicitement. En tout cas, il fut
choisi avec le droit de se servir des différen-
tes élévations, des dessins et plans présentés
et, plus tard, le 18 novembre 1754, M. Camus,
secrétaire de l'Académie, restitua aux mem-
bres « les plans, profils et élévations qu'ils
avoient faits pour la place de la figure éques-
tre du Roy vis-à-vis le pont tournant des
Thuilleries (3) ».
Les travaux marchèrent lentement. Il n'est
question qu'en 1757-1758 des fondations des
bâtiments à droite et à gauche de la rue
Royale et des dessins des açades livrés aux
entrepreneurs. En 1762 seulement, l'Académie
fut appelée à donner son avis sur la construc-
tion des colonnades de la façade, au-dessus
du soubassement, seul édifié à cette époque.
« On a examiné le modèle que M. Gabriel a fait
faire de trois moyens différents dont il ,=e propose
d'employer celui qui paraîtra le plus sûr à la Compa-
gnie pour la construction des plates-bandes des colon-
nades de la place Louis XV et les armatures de fer
qui doivent entrer dans la construction. La Compagnie
pour se donner un plus long examen, est convenue '
de ne déterminer son avis que lundi prochain. »
Et le 25 janvier :
a M. Gabriel a consulté la Compagnie sur différens
desseins d'armatures qu'il a présentés pour les plates
bandes des colonades de la Place de Louis XV. Ces
desseins et les modèles présentés dans la conférence
précédente ayant été examinés, el la Compagnie ayant
considéré que les plates-bandes sur la face exté-
rieure n'ont que 13 pieds d'un axe de colonne a l'autre
et sont butez par des pavillons de 11 toises de face,
elle croit que ces plates-bandes pourraient se passer
de tirans par le dessous et de tout autre secours que
leur coupe et leurs butée ; elle approuve cependant
que, pour prévenir tous les accidens qui peuvent être
occasionnez par l'imperfection des matériaux du pays,
ou par les défauts de la taille et de la pose et autres
accidens difficiles à prévoir, de suivre le dernier des-
sein de M. Gabriel, pour lequel il propose un tiran de
fer au-dessus de l'extrados de l'architrave, accroché
des deux bouts dans les ancres des colonnes, et deux
crampons de fer placez dans les joints des contreclefs
et accrochez au susdit tiran. Elle approuve aussi que
l'on employé des goujons dans les joints des autres
claveaux ; elle approuve pareillement les tirans de fer
d'une seule pièce sous les plates-bandes des traverses
de la colonade, comme il a été pratiqué à la Chapelle
de Versailles, estimant que c'est dans ce sens seule-
ment que l'on doit craindre la poussée (1). -
Plus tard l'Académie, en étudiant un .
Traité d'architecture de Potain, écrira :
« La construction des plates-bandes sur les colonnes
dont la solidité intéresse toutes les parties de l'édifice,
a. fourni à M. Potain occasion de rapporter différents
exemples sur les armatures de fer qui y sont presque
toujours nécessaires : celles du palais du Louvre, de
la chapelle de Versailles et du portail de Saint-Sulpice
peu connue (sic) jasqu'à présent, sont décrites. »
En somme, ce procédé,, cet expédient, si
l'on veut, est aussi ancien que l'architecture
elle-même ; on le. trouve dans des monuments
antiques comme dans des édifices gothiques.
Il s'impose dès qu'on renonce à la plate-bande
(1) Voir Patte, Monuments élevés à la gloire de
Louis X V, 1763, in-f°. Encore ne les reproduit-il
pas tous.
(2) Pourtant Loriot, professeur à l'Académie, son-
geait encore à la rive gauche.
(3) Procès-verbauoo, tome VI, page 227.
(1) Procès-verbaux, tome VII (en préparation).
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