Titre : Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris
Auteur : Paris. Commission du Vieux Paris. Auteur du texte
Éditeur : Imprimerie municipale (Paris)
Date d'édition : 1921-01-29
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34437664t
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12289 Nombre total de vues : 12289
Description : 29 janvier 1921 29 janvier 1921
Description : 1921/01/29 (N1). 1921/01/29 (N1).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001 Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58202784
Source : Ville de Paris / Bibliothèque historique, BHVP, 2009-22757
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/12/2010
25
Dioclétien â Champlieu (route de Soissons),
de Constance, au cimetière Saint-Marcel
(route de Lyon, rive gauche) (1), celui de
Valentinien, près de Montereau (mêmeroute),
lequel doit être, pour l'instant, le dernier
connu de la Gaule propre (2). Il est visible
que ces empereurs se- sont rendu compte de
l'importance stratégique de Paris, au moment
où le danger barbare devenait pressant à la
frontière.
IL — Bu pavage des autres voies. —- Ce
pavage en larges dalles de grès se rencontre,
mais d'une -manière beaucoup phis intermit
tente, dans les antres grandes voies du Paris
gallo-romain en particulier (3) : 1° dans la
Cité, au prolongement de la rue Saint-Jac-
ques, face la porte de la caserne (4) ; 2° quelque
part dans la rue SaintDenis, l'ancienne route
de Rouen (5). Il s'agit d'ailleurs dans ces deux
cas de la traversée de Paris par de grandes
voies romaines (1).
ni. — La rue Saint-Denis et la voie de
Rouen. — Jollois, d'accord sans doute avec
l'opinion courante, faisait passer la voie
romaine de Rouen par la rue Saint-Denis, pa-
rallèle à la voie de Senlis par la rue Saint-
Martin. Ce parallélisme et ce voisinage sub-
urbain de deux grandes voies a semblé in-
quiéter De Pachtere (2) : il préfère croire que
la voie romaine de Rouen empruntait la rue
Saint-Martin et ne se détachait de cette ligne
et de la voie de Senlis qu'au carrefour de
Château-Landon. Je crois qu'il faut revenir à
l'idée de Jollois (3). D'une part ce parallélisme
suburbain de deux grandes voies est un fait
assez fréquent en viographie romaine, les
Romains préférant faire partir de la limite
même d'une ville les différentes routes, plutôt
que de les amorcer l'une sur l'autre beaucoup
plus loin dans les faubourgs ou la compagne.
D'autre part, il paraît certain qu'en 1832 on a
trouvé, rue SaintDenis, trace du fameux dal-
lage de grès.
IV. — De l'étendue du dallage de grès
autour de la Cité. — Pourquoi ce dallage
a-t-il été exécuté", en dehors de la Cité, à ses
abords " immédiats ? Pourquoi, rue Saint-
(1) C'est tout à fait à tort que, pour expliquer la
dernière ligne, RCO, on a supposé qu'il s'agit de la
route de Reims.
(2) Revue aes Etudes anciennes (1919), page 154.
Le milliaire date de 364-367.
(3) Rue Saint-Martin (voie de Senlis) on a trouvé
trace de la route romaine primitive et, au-dessus de la
voie refaite : mais cette voie, avec son pavage gros-
sier, et beaucoup moins fini que celui de la rue Saint-
Jacques. 11 semblerait donc- que la reconstruction
soignée des routes romaines, commencée rue Saint-
Jacques, ait continué vers la rue Saint-Denis et ait été
arrêtée ensuite.
(4) On a découvert là : 1° la voie romaine primitive,
de sable terrier et de pierraille (à 32 m. 15); 2" au-
dessus, un rechargement plus caillouteux (à 32 m. 48);
3° au-dessus, une rue pavée de grès (entre 33 m. 44 et
34 m. 10) ; 4° au-dessus le r-:mblai bas-latin et une
voie en plaquettes irrégulières [mérovingienne?],
celle-ci manque sur la rive gauche; 5° le niveau d'in-
cendie de 585. — De Pachtere, p. 156, d'après le
dossier Vacquer 31 [Cité]. '
(5) Dupain, Notice historique sur le pavé de
Paris (1881), p. 5 : « On a encore découvert, el nous
avons vu nous-même, d'autres traces de cet ancien
pavé, en 1832, rue Saint-Denis, à 1 m. 30 au-dessous
du sol, dans le fond de la tranchée d'un égout en
construction. C'était toujours un composé de larges
blocs de pierre, et quelquefois de grès, portant les
mêmes dimensions que ceux qu'avait remarqués
l'abbé Lebeuf. » — Où se place exactement cette
fouille? Si c'est celle que vise Lenoir dans son plan de
Paris gallo-romain ( [rue Saint-Denis], « fragment de
voies romaine, 1831 »), ce serait vers la rue Etienne-
Marcel.
(1) Le fait que notre pavage en dalles de grès ne se
rencontre très nettement que rue Saint-Jacques et rue
SainL-Denis est en apparence assez intéressant à cons-
tater. Cette direction est celle de la fameuse « croisée
de Paris » à laquelle n'appartenait pas, malgré son
importance, la voie de la rue Saint-Martin. Et l'on
pourrait supposer, par suite, que le dallage est con-
temporain de l'établissement de cette croisée et en
particulier contemporain du transfert du passage (sur
le grand bras) du pont Notre-Dame (pont romain,
face à la voie du Nord, rue Saint-Martin) au pont au
Chauge (pont bâti après 909, face à la voie de Rouen,
rue Saint-Denis), c'est-à-dire bien postérieur à l'époque
romaine, autrement dit qu'il serait le dallage royal.
Mais cette apparence résulte de trop peu de fouilles
pour qu'on s'y arrête. Il n'est pas impossible que 1 es
« grans quarreaulx de grez « « delïouys » n devant »
l'abbaj'e Saint-Germain-des-Prés en 1366 fussent un
dallage romain d'une route allant vers l'Ouest. Mais ce
peut-être tout autre chose. Je n'ai d'ailleurs pu retrou-
ver ce texte.
(2) Jollois, Mémoire, page 11; De Pachtere,
page 37.
(3) Mais avec, selon moi, un très important change-
ment. Jollois fait suivre à la voie de Rouen la direc-
tion de la rue Montmartre. Ja préfère (avec Lenoir) lui
faire suivre tout simplement la direction de la rue
Saint-Denis.
Dioclétien â Champlieu (route de Soissons),
de Constance, au cimetière Saint-Marcel
(route de Lyon, rive gauche) (1), celui de
Valentinien, près de Montereau (mêmeroute),
lequel doit être, pour l'instant, le dernier
connu de la Gaule propre (2). Il est visible
que ces empereurs se- sont rendu compte de
l'importance stratégique de Paris, au moment
où le danger barbare devenait pressant à la
frontière.
IL — Bu pavage des autres voies. —- Ce
pavage en larges dalles de grès se rencontre,
mais d'une -manière beaucoup phis intermit
tente, dans les antres grandes voies du Paris
gallo-romain en particulier (3) : 1° dans la
Cité, au prolongement de la rue Saint-Jac-
ques, face la porte de la caserne (4) ; 2° quelque
part dans la rue SaintDenis, l'ancienne route
de Rouen (5). Il s'agit d'ailleurs dans ces deux
cas de la traversée de Paris par de grandes
voies romaines (1).
ni. — La rue Saint-Denis et la voie de
Rouen. — Jollois, d'accord sans doute avec
l'opinion courante, faisait passer la voie
romaine de Rouen par la rue Saint-Denis, pa-
rallèle à la voie de Senlis par la rue Saint-
Martin. Ce parallélisme et ce voisinage sub-
urbain de deux grandes voies a semblé in-
quiéter De Pachtere (2) : il préfère croire que
la voie romaine de Rouen empruntait la rue
Saint-Martin et ne se détachait de cette ligne
et de la voie de Senlis qu'au carrefour de
Château-Landon. Je crois qu'il faut revenir à
l'idée de Jollois (3). D'une part ce parallélisme
suburbain de deux grandes voies est un fait
assez fréquent en viographie romaine, les
Romains préférant faire partir de la limite
même d'une ville les différentes routes, plutôt
que de les amorcer l'une sur l'autre beaucoup
plus loin dans les faubourgs ou la compagne.
D'autre part, il paraît certain qu'en 1832 on a
trouvé, rue SaintDenis, trace du fameux dal-
lage de grès.
IV. — De l'étendue du dallage de grès
autour de la Cité. — Pourquoi ce dallage
a-t-il été exécuté", en dehors de la Cité, à ses
abords " immédiats ? Pourquoi, rue Saint-
(1) C'est tout à fait à tort que, pour expliquer la
dernière ligne, RCO, on a supposé qu'il s'agit de la
route de Reims.
(2) Revue aes Etudes anciennes (1919), page 154.
Le milliaire date de 364-367.
(3) Rue Saint-Martin (voie de Senlis) on a trouvé
trace de la route romaine primitive et, au-dessus de la
voie refaite : mais cette voie, avec son pavage gros-
sier, et beaucoup moins fini que celui de la rue Saint-
Jacques. 11 semblerait donc- que la reconstruction
soignée des routes romaines, commencée rue Saint-
Jacques, ait continué vers la rue Saint-Denis et ait été
arrêtée ensuite.
(4) On a découvert là : 1° la voie romaine primitive,
de sable terrier et de pierraille (à 32 m. 15); 2" au-
dessus, un rechargement plus caillouteux (à 32 m. 48);
3° au-dessus, une rue pavée de grès (entre 33 m. 44 et
34 m. 10) ; 4° au-dessus le r-:mblai bas-latin et une
voie en plaquettes irrégulières [mérovingienne?],
celle-ci manque sur la rive gauche; 5° le niveau d'in-
cendie de 585. — De Pachtere, p. 156, d'après le
dossier Vacquer 31 [Cité]. '
(5) Dupain, Notice historique sur le pavé de
Paris (1881), p. 5 : « On a encore découvert, el nous
avons vu nous-même, d'autres traces de cet ancien
pavé, en 1832, rue Saint-Denis, à 1 m. 30 au-dessous
du sol, dans le fond de la tranchée d'un égout en
construction. C'était toujours un composé de larges
blocs de pierre, et quelquefois de grès, portant les
mêmes dimensions que ceux qu'avait remarqués
l'abbé Lebeuf. » — Où se place exactement cette
fouille? Si c'est celle que vise Lenoir dans son plan de
Paris gallo-romain ( [rue Saint-Denis], « fragment de
voies romaine, 1831 »), ce serait vers la rue Etienne-
Marcel.
(1) Le fait que notre pavage en dalles de grès ne se
rencontre très nettement que rue Saint-Jacques et rue
SainL-Denis est en apparence assez intéressant à cons-
tater. Cette direction est celle de la fameuse « croisée
de Paris » à laquelle n'appartenait pas, malgré son
importance, la voie de la rue Saint-Martin. Et l'on
pourrait supposer, par suite, que le dallage est con-
temporain de l'établissement de cette croisée et en
particulier contemporain du transfert du passage (sur
le grand bras) du pont Notre-Dame (pont romain,
face à la voie du Nord, rue Saint-Martin) au pont au
Chauge (pont bâti après 909, face à la voie de Rouen,
rue Saint-Denis), c'est-à-dire bien postérieur à l'époque
romaine, autrement dit qu'il serait le dallage royal.
Mais cette apparence résulte de trop peu de fouilles
pour qu'on s'y arrête. Il n'est pas impossible que 1 es
« grans quarreaulx de grez « « delïouys » n devant »
l'abbaj'e Saint-Germain-des-Prés en 1366 fussent un
dallage romain d'une route allant vers l'Ouest. Mais ce
peut-être tout autre chose. Je n'ai d'ailleurs pu retrou-
ver ce texte.
(2) Jollois, Mémoire, page 11; De Pachtere,
page 37.
(3) Mais avec, selon moi, un très important change-
ment. Jollois fait suivre à la voie de Rouen la direc-
tion de la rue Montmartre. Ja préfère (avec Lenoir) lui
faire suivre tout simplement la direction de la rue
Saint-Denis.
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