Titre : Bibliographie des chemins de fer, par Pierre-Charles Laurent de Villedeuil. T. I. Fascicules 1-2-3...
Auteur : Laurent de Villedeuil, Pierre-Charles (1831-1906). Auteur du texte
Date d'édition : 1903
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32354966k
Type : monographie imprimée monographie imprimée
Langue : français
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Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Q-3226
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/01/2010
150
BIBLIOGRAPHIE DES CHEMINS DE FER
et dont il n'y a pas encore d'applications en France.
L'adoption du principe proposé par la commission
rendrait impossible la formation des compagnies
exécutantes : la condition essentielle d'un chemin
de fer, c'est la vitesse ; or, cet avantage serait dé-
truit du jour où les entrepreneurs ne pourraient
point exclusivement diriger l'action des moteurs. »
267. — MATÉRIEL DES CHEMINS DE FER. — Arrêté du
15 septembre 1833, du ministre du commerce et des
travaux publics, instituant une commission composée
de MM. de Kermaingant, inspecteur des ponls et
chaussées, Clapeyron et Fénéon, ingénieurs des
mines, et Garelle, ingénieur des ponts et chaussées,
commission chargée d'aller étudier le matériel des
chemins de fer sur les diverses lignes déjà en exploi-
tation dans le bassin de la Loire.
268. — CHEMINS DE FER EN SEINE-ET-OISE. — Arrêté
du 11 septembre -1833 du préfet de Seine-et-Oise,
autorisant MM. Defontaine, Vallée, Marius et Polon-
ccau, ingénieurs désignés à cet effet par le ministre
du commerce et des travaux publics, en exécution
de la loi du 17 juin 1833, à pénétrer dans les pro-
priétés particulières pour faire les études du chemin
de fër de Paris à Rouen, au Havre et à Dieppe, — de
Paris à Lille et Calais, — de Paris à Strasbourg, —
de Paris à Lyon par la vallée de la Seine, — de Paris
à Orléans et d'Orléans à Rouen. — Règlement des
dommages par la préfecture.
269. — CHEMIN DE FER DE BOURG A LYON. — MM. Mel-
let et Henry avaient étudié cette ligne et confectionné
un projet, quelque peu fantaisiste, duquel il résultait
que ce chemin coûterait 2 millions de francs et en
produirait au bas mot 345.000. Il se forma une com-
mission de gens de bonne volonté intéressés dans
cette affaire, qui se réunit à Lyon les 27 et 28 no-
vembre 1833, chez le notaire Casati, sous la prési-
dence de M. Perrier, président du tribunal civil de
Trévoux, et la vice-présidence de M. de Vineux, Ca-
sati faisant fonctions de secrétaire. Après de longs
pourparlers, on convint que MM. Mellet et consorts
se chargeraient à forfait de la construction, pour la
somme de 1.900.000 francs en espèces et 250 actions
d'industrie de la société à créer, ayant droit à la
moitié des bénéfices, après un prélèvement de 5 0/0
d'intérêt pour les actions (le capital. Les trois signa-
taires se chargèrent de faire le nécessaire pour obte-
nir la concession et lever des fonds.
270. — CHEMIN DE FER DE LA LOIRE. — Le Journal
des Débats du 21 avril 1833 raconte que MM. Mellet
et Henry ont reçu une locomotive de chez Murray et
Ferton, — deux constructeurs en renom de la Grande-
Bretagne, — et que cette locomotive avait pu remor-
quer 15.000 kilogrammes, y compris son propre
poids, sur une pente de 0,045 et à une vitesse de
2 kilomètres en 0 minutes, soit 20 à l'heure, t Là
question est résolue, ajoutait le grand officieux: il
n'est plus besoin de machine fixe, si les locomotives
peuvent monter les rampes sans autre inconvénient
que celui de s'alléger. » — Ordonnance du 21 juillet
approuvant le raccordement à la Quérillière des che-
mins de Saint-Etienne à la Loire et d'Andrézieux à
Roanne, de sorte que les trains pourraient se rendre
de Saint-Etienne à Roanne sans rompre charge.
271.— ETUDES DE CHEMINS DE FER.— La loi du
27 juin 1833 qui o.uvrait au gouvernement Un crédit
de cent millions pour les travaux publics, à prendre
sur les fonds des .caisses d'épargne, consacra une
somme de 500.000 francs à l'étude du futur réseau
français. Le directeur général des ponts el chaussées
avait été frappé de l'incohérence et de l'imperfection
des projets présentés par les particuliers, à son ad-
ministration, et'il avait eu l'idée de préparer un plan
d'ensemble pour concréter ces volitions désordon-
nées. M. Thiers, qui voulut illustrer par un acte sensa-
tionnel son passage au ministère du commerce et des
travaux publics, fil bon accueil à celte initiative.
Déposé à la Chambre des députés, le projet de loi
fut renvoyé à une commission dont le rapporteur
était M. de Bérigny; ingénieur, député do la Seine-
Inférieure. La commission spécifia dans sa rédaction
que l'on étudierait de préférence une ligne du Havre
à Marseille, avec, embranchement sur Dieppe. Cette
disposition fut combattue par deux députés qui
voulaient, chacun pour son arrondissement, un lo-
pin d'études, MM. Raùc, de la Gironde, et Jousselin,
du Loiret. M. Jousselin n'aurait pas voulu de crédits
du tout, attendu, disait-il, que la confection de
ces projets rentrait dans les attributions ordinaires
des ingénieurs des ponts et chaussées, qui, s'ils ne
faisaient pas ces choses-là, n'avaient pas leur raison
d'être. Ce qui se détache de la discussion, c'est que
la construction d'une ligne de cette dimension, ap-
paraissait comme un desideratum féerique. Finale-
ment la loi fut votée, mais sans aucune désignation
de trajet déterminé. Ce fut le seul moyen de satis-
faire tout le monde en ne satisfaisant personne. A In
Chambre des pairs, la loi fut très combattue égale-
ment par le comte Mole, qui accusa M. Thiers de
vouloir engager subrepticement l'Etat dans la cons-
truction des chemins de fer et qui affirma que, bons
pour les voyageurs, ces moyens de transport ne ser-
vaient pas pour les marchandises encombrantes,
attendu que de Saint-Etienne à Paris, le coût du
transport d'une tonne de houille serait de 50 francs,
tandis que la valeur de la marchandise en vente ne
dépasserait pas 33 francs. Hâtons-nous de dire que
la direction des ponts et chaussées fit le meilleur
usage possible de ce crédit et jeta dès lors la base
du réseau français dont le succès a justifié la con-
ception, car c'est certainement celui qui a été le
plus rationnellement établi et le mieux approprié
aux besoins du pays et aux convenances du trafic,
ainsi que le prouve le cours élevé auquel les actions
sont parvenues, après avoir traversé les horribles
crises de 1848-1851 et de -1870-1871.
BIBLIOGRAPHIE DES CHEMINS DE FER
et dont il n'y a pas encore d'applications en France.
L'adoption du principe proposé par la commission
rendrait impossible la formation des compagnies
exécutantes : la condition essentielle d'un chemin
de fer, c'est la vitesse ; or, cet avantage serait dé-
truit du jour où les entrepreneurs ne pourraient
point exclusivement diriger l'action des moteurs. »
267. — MATÉRIEL DES CHEMINS DE FER. — Arrêté du
15 septembre 1833, du ministre du commerce et des
travaux publics, instituant une commission composée
de MM. de Kermaingant, inspecteur des ponls et
chaussées, Clapeyron et Fénéon, ingénieurs des
mines, et Garelle, ingénieur des ponts et chaussées,
commission chargée d'aller étudier le matériel des
chemins de fer sur les diverses lignes déjà en exploi-
tation dans le bassin de la Loire.
268. — CHEMINS DE FER EN SEINE-ET-OISE. — Arrêté
du 11 septembre -1833 du préfet de Seine-et-Oise,
autorisant MM. Defontaine, Vallée, Marius et Polon-
ccau, ingénieurs désignés à cet effet par le ministre
du commerce et des travaux publics, en exécution
de la loi du 17 juin 1833, à pénétrer dans les pro-
priétés particulières pour faire les études du chemin
de fër de Paris à Rouen, au Havre et à Dieppe, — de
Paris à Lille et Calais, — de Paris à Strasbourg, —
de Paris à Lyon par la vallée de la Seine, — de Paris
à Orléans et d'Orléans à Rouen. — Règlement des
dommages par la préfecture.
269. — CHEMIN DE FER DE BOURG A LYON. — MM. Mel-
let et Henry avaient étudié cette ligne et confectionné
un projet, quelque peu fantaisiste, duquel il résultait
que ce chemin coûterait 2 millions de francs et en
produirait au bas mot 345.000. Il se forma une com-
mission de gens de bonne volonté intéressés dans
cette affaire, qui se réunit à Lyon les 27 et 28 no-
vembre 1833, chez le notaire Casati, sous la prési-
dence de M. Perrier, président du tribunal civil de
Trévoux, et la vice-présidence de M. de Vineux, Ca-
sati faisant fonctions de secrétaire. Après de longs
pourparlers, on convint que MM. Mellet et consorts
se chargeraient à forfait de la construction, pour la
somme de 1.900.000 francs en espèces et 250 actions
d'industrie de la société à créer, ayant droit à la
moitié des bénéfices, après un prélèvement de 5 0/0
d'intérêt pour les actions (le capital. Les trois signa-
taires se chargèrent de faire le nécessaire pour obte-
nir la concession et lever des fonds.
270. — CHEMIN DE FER DE LA LOIRE. — Le Journal
des Débats du 21 avril 1833 raconte que MM. Mellet
et Henry ont reçu une locomotive de chez Murray et
Ferton, — deux constructeurs en renom de la Grande-
Bretagne, — et que cette locomotive avait pu remor-
quer 15.000 kilogrammes, y compris son propre
poids, sur une pente de 0,045 et à une vitesse de
2 kilomètres en 0 minutes, soit 20 à l'heure, t Là
question est résolue, ajoutait le grand officieux: il
n'est plus besoin de machine fixe, si les locomotives
peuvent monter les rampes sans autre inconvénient
que celui de s'alléger. » — Ordonnance du 21 juillet
approuvant le raccordement à la Quérillière des che-
mins de Saint-Etienne à la Loire et d'Andrézieux à
Roanne, de sorte que les trains pourraient se rendre
de Saint-Etienne à Roanne sans rompre charge.
271.— ETUDES DE CHEMINS DE FER.— La loi du
27 juin 1833 qui o.uvrait au gouvernement Un crédit
de cent millions pour les travaux publics, à prendre
sur les fonds des .caisses d'épargne, consacra une
somme de 500.000 francs à l'étude du futur réseau
français. Le directeur général des ponts el chaussées
avait été frappé de l'incohérence et de l'imperfection
des projets présentés par les particuliers, à son ad-
ministration, et'il avait eu l'idée de préparer un plan
d'ensemble pour concréter ces volitions désordon-
nées. M. Thiers, qui voulut illustrer par un acte sensa-
tionnel son passage au ministère du commerce et des
travaux publics, fil bon accueil à celte initiative.
Déposé à la Chambre des députés, le projet de loi
fut renvoyé à une commission dont le rapporteur
était M. de Bérigny; ingénieur, député do la Seine-
Inférieure. La commission spécifia dans sa rédaction
que l'on étudierait de préférence une ligne du Havre
à Marseille, avec, embranchement sur Dieppe. Cette
disposition fut combattue par deux députés qui
voulaient, chacun pour son arrondissement, un lo-
pin d'études, MM. Raùc, de la Gironde, et Jousselin,
du Loiret. M. Jousselin n'aurait pas voulu de crédits
du tout, attendu, disait-il, que la confection de
ces projets rentrait dans les attributions ordinaires
des ingénieurs des ponts et chaussées, qui, s'ils ne
faisaient pas ces choses-là, n'avaient pas leur raison
d'être. Ce qui se détache de la discussion, c'est que
la construction d'une ligne de cette dimension, ap-
paraissait comme un desideratum féerique. Finale-
ment la loi fut votée, mais sans aucune désignation
de trajet déterminé. Ce fut le seul moyen de satis-
faire tout le monde en ne satisfaisant personne. A In
Chambre des pairs, la loi fut très combattue égale-
ment par le comte Mole, qui accusa M. Thiers de
vouloir engager subrepticement l'Etat dans la cons-
truction des chemins de fer et qui affirma que, bons
pour les voyageurs, ces moyens de transport ne ser-
vaient pas pour les marchandises encombrantes,
attendu que de Saint-Etienne à Paris, le coût du
transport d'une tonne de houille serait de 50 francs,
tandis que la valeur de la marchandise en vente ne
dépasserait pas 33 francs. Hâtons-nous de dire que
la direction des ponts et chaussées fit le meilleur
usage possible de ce crédit et jeta dès lors la base
du réseau français dont le succès a justifié la con-
ception, car c'est certainement celui qui a été le
plus rationnellement établi et le mieux approprié
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