Titre : Le Matin : derniers télégrammes de la nuit
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1928-06-27
Contributeur : Edwards, Alfred (1856-1914). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 27 juin 1928 27 juin 1928
Description : 1928/06/27 (Numéro 16170). 1928/06/27 (Numéro 16170).
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 20/06/2008
5S27 6 28 s
LE MATIN
3 a
SERNIEREL
La convention pour le choix
du candidat démocrate
à opposer à M. Hoover
Le premier discours
fut une charge à fond
contre la politique des républicains
[SUITE DE HOTRE DÉPÊCHE DE 1™ PAGE]
Les préliminaires de la Convention
n'ont pas pris beaucoup de temps,
et les délégués ont pris la clef des
champs, quoique l'immense bâtisse
en sapin, spécialement construite
pour la Convention, soit beaucoup
plus fraîche que les rues de la ville
mondées de soleil ardent d'immen-
ses ventilateurs mécaniques instal-
lés au plafond de cette grange
fonctionnent admirablement bien.
Le premier discours de bienvenue
a été prononcé par le maire de Hous-
ton ensuite, la liste des délégués a
été lue par le secrétaire de l'assem-
blée
Vers 19 heures, la Convention s'est
réunie de nouveau pour assister au
premier discours de fond, celui de
M Bowers, chargé de donner à la
Convention les directives de principe.
La commission des résolutions
n'aura pas grand'chose à faire, car
les délégués sont d'accord sur tous
les points et il ne s'agit plus que de
dernières retouches.
{New Yorlc Herald.)
Les victimes de la chaleur
NEW-YORK, 26 juin. On évalue
à environ 20.000 à 25.000 le nombre
des personnes qui ont assisté aujour-
d'hui à la première réunion de la
convention démocrate.
Par suite de' la chaleur, plus d'une
centaine de personnes, qui s'étaient
trouvées incommodées, ont dû rece-
voir des soins.
Selon la tradition, plusieurs or.
chestres de jazz se sont fait entendre
au cours de la réunion,, qui s'est pas-
sée sans incident.
Un discours de M. Shaver
NEw-YoRK, 26 juin. A l'ouverture
de la Convention, Shaver a critiqué
la politique du parti républicain.
La politique républicaine, a-t-il dit,
la politique du dollar, a fait de nous
Ja nation la plus impopulaire du
inonde.
Quant à ce qui concerne la préten
due prospérité des Etats-Unis sous le
gouvernement républicain, M. Shaver
la nie et 11 affirme qu'il y a actuelle.
ment quatre millions de chômeurs, no-
tamment agricoles, et que des fermes
ont dû être abandonnées par leurs oc-
i-upants, à cause de la mauvaise poli.
Pçue agricole du gouvernement aa
tue!. (Radio.).
A GENÈVE
te comité d'arbitrage et de sécurité
reprend aujourd'hui ses travaux
Genève, 26 juin. Téléph. Matin.
C'est M. Bsnès, ministre des affaires
étrangères de Tchéco-Slovaquie, qui
présidera-le comité d'arbitrage et de
,-ecurité qui se réunira demain.
Dans sa dernière session, ce comité
avait élaboré des projets de conven-
iions pbar les différentes méthodes de
conciliation et, d'arbitrage.
Après lecture des amendements qui
seront proposés par plusieurs gouver-
nements. ces types de conventions -se-
ront adoptés définitivement et sou-
i.us a l'a^seniDliM' DlémiVe. de telle
sorte qu'en septembre s'ouvrira de
nouveau un grand débat sur les mé-
thodes propres à augmenter la sécurité
générale et, partant, à faciliter l œu-
vre du désarmement.
La délégation allemande avait pro-
l.osé d'éleridre le-rôlfi conciliateur du
conseil en cas da. menace de conflit.
Le long rapport établi au sujet de
cette suggestion sera discuté et le co-
mité décidera si la proposition alle-
mande peut être concrétisée en un pro-
tocole additionnel.
Mohammed Mahmoud pacha accepte
de former le cabinet égyptien
LE Caire (via Londres), 26 juin.
Mohammed Mahmoud pacha, ancien
ministre des finances, a accepté la tâ-
S'if réussit le Parlement
sera vraisemblablement dissous
Le Caire', 26 juin. La Chambre
.est réunie ce soir à 18 heures et s'est
âiournée immédiatement.
L'intention de Mohamed Mahmoud
pacha; au- cas où il formerait le cabi-
net, est de proroger Je Parlement pen-
dant une quinzaine, de jours et peut-
<"trej> de le dissoudre ensuite. (Havas.)
TLe nouveau cabinet comprendrait notamment
Kashaba pacha, Gafar Wali pacha, Mohamed
AH pacha et Maher pacha.]
Les soviets soutiennent
les grévistes saloniciens
LONDRES, 26 juin. On mande d'Athè-
nes aux journaux que le journal Hes-
lia a appris que l'Internationale syndi-
cale rouge de Moscou. a envoyé une
somme de 75.000 roubles-or aux orga-
nisateurs de la grève de Salonique,
par l'intermédiaire du quartier géné-
ral communiste à Athènes. (Radio.)
Les pourparlers vont reprendre
entre Varsovie et Kovno
Dantzig, 26 juin. La délégation po-
lnnaise pour les négociations relatives
au pacte de sécurité et de dédommage-
ments est attendue à Kovno.
Le gouvernement lithuanien a entre-
Cris l'élaboration d'un projet de pacte
de garantie et le présentera à la délé-
gation -polonaise. (Radio.)
[De son côté, la commission économique de la
délégation lithuanienne, présidée par M. Zaunius,
part aujourd'hui pour Varsovie.]
Un nouvel incident à bord
du paquebot «Jervis-Bay»
LOSDRES, 26 juin. Téléph. Matin. On té-
légraphle de Colombo qu'un nouvel Incident
S'est produit hier soir, à bord du Jenis-Bay. Au
moment où le paquebot levait l'ancre, un ou-
vrier des machines a déclaré au capitaine
Nous refusons de prendre le large.
Le capitaine ayant déclaré qu'il s'occuperait
des griefs des mécontents dès que le lerva-
Bay serait en haute mer, le navire put partir,
mais avec un retard considérable.
LA FILLE D'UN MINISTRE BELGE
VEUT DEVENIR AVIATRICE
BeUXBJ.es, 26 juin. Téléph. Matin. Mile
linpens fille du ministre des chemins de ter,
compte se consacrer à l'aviation coloniale.
Elle suit actuellement les cours de l'aviateur
Stampe, pilote du roi, directeur de 1 école
d'aviation de Deurne.
NOUVELLES EN TROIS LIGNES
Loudres: La chambre des communes rejette
un amendement tendant il réduire de 6 S
pence la taxe sur les briquets importés. (Matin.)
Borne: On annonce que M. de Michelis a
été réélu, l'unanimité, président de l'Institut
international d'agriculture de Kotnê. (flânas.)
Stockholm: La toudre tombe sur l'église de
Parkano (Fintande), pendant l'office. 60 persan-
ne, sont blessées au cours de la panique, UO
A BERLIN
La liste des ministres
sera remise aujourd'hui
au président Hindenlmrg
Berlin, 26 juin. Téléph. Matin
M. Muller devait présenter ce soir à
Hindenburg la liste des membres de
son cabinet. Il a dû remettre sa vi-
site à demain, le centre et les popu-
listes devant encore se réunir àt
l'ayant prié d'attendre.
Ce sont surtout les hésitations du
centre qui ont retardé aujourd'hui les
négociations. Deux porte!euilles lui
ont été offerts, en dehors du travail
que conserve M. Braun. M. Wirth a
refusé les transports. Il est question
de lui donner les régions occupées
avec la vice-chancellerie.
L'agriculture avait été attribuée au
démocrate Dietrich, mais elle est ré-
clamée par le leader du centre M. von
Guerard. Si celui-ci l'obtient, les dé-
mocrates devront prendre les trans-
ports.
La justice reviendrait à un socia-
liste.
Pour les autres portefeuille, la ré-
partition indiquée hier est maintenue.
La presse nationaliste attaque M.
Stresemann il cause de son interven-
tion qui a. décidé de la constitution du
cabinet.
Le rota! Anzeiger déclara qu'il a dé-
savoué sa fraction et qu'il s'est con-
duit en dictateur.
« Jamais écrit la Déniche Tages-
zeitung, M. Stresemann n'a traité sons
parti et sa traction avec pareil sans
Dans la plupart des milieux politi-
ques, on se félicite au contraire de
cette intervention de M. Stresemann
qui a mis fin à des tergiversations
dont tout le monde était las.
Des officiers danois arrêtés
dans le S les vig allemand
Copenhague, 26 juin. Suivant le
Social Demokraten. le capitaine danois
Lembourg, qui, avec des officiers da-
nois en garnison à Toèndem (Slesvig
danois) était parti pour faire une ex-
cursion dans l'île de Silt, a été arrêté
A la frontière allemande et emprison-
né avec ses compagnons, à Flensburg.
{Havas.)
Une protestation du gouvernement
de Copenhague
COPENHAGUE. 26 juin. Le ministre
danois à Berlin a reçu de son gouver-
nement des instructions pour protes-
ter auprès des autorités allemandes
contre l'arrestation injustifiée, sur la
frontière allemande, du capitaine da-
nois Lembotirg. (Radio.)
Bela Kundevant les juges
de Vienne
VIENNE, 26 juin. Téléph. Mattiu ••-
Aujourd'hui s'est ouvert le procès in-
tenté à Bela Kun et à ses complices
Mayerhofer et Breuer, poursuivis pour
conspiration.
L'acte d'accusation fait ressortir l'ac-
vîté secrète de Bela Kun à Vienne de-
puis 1927.
principes de l'Internationale commu-
niste et qu'il n'a pas fait autre chose
que lutter pour la libération du pro-
létariat.
Mêla Kum. ne se reconnaît pas col-
pable et dit être venu à Vienne pour
lutter contre l'oppression de la classe
ouvrière hongroise et pour la journée
de-sept heures telle qu'elle est'en usage
chez les soviets.
L'inculpé déclare ensuite ne pas vou-
loir se défendre devant ses ennemis
de classe et refuse de répondre aux
questions qu'on lui adresse.
VIENNE. 26 juin. Bela Kun a été
condamné trois mois de cachot pour
complot et fausse déclaration, plus un
jour de jeûne mensuel pour « retour
illégal ».
Breuer a été condamné un mots
de la même peine. Mayerhofer a été
acquitté.
Les deux mois de prévention seront
décomptés.
Bela Kun sera expulsé dès l'expira-
tion de sa peine..
Le ministre autrichien de la justice
en opposition avec son propre parti
VIENNE, 26 juin. Téléph. Matin.
Comme suite à la protestation du parti
pangermaniste contre le refus d'extra-
dition de l'ancien commissaire du peu-
ple hongrois. Bela Kun, le ministre de
la justice, M. Dinghofer, qui est le pré-
sident de ce partie vient d'envoyer sa
démission, de Carlsbad, où il fait une,
cure.
Le chancelier Seipel a déclaré qu'il
était complètement solidaire avec le mi-
nistre de la justice.
EN ANGLETERRE
Les négociations vont continuer
pour la paix industrielle
LONDRES. 26 juin. Téléph. Matin.
Lo conseil général du congrès des
trade-unions a rejeté aujourd'hui par
15 voix contre 6 une motion da M. Cook
demandant la rupture des négociations
engagées avec les patrons en vue de la
conclusion de la paix industrielle.
A l'issue de la séance les délégués se
dirigeaient vers la sortie en discutant
entre eux. Tout d'un coup M. Cook,
le secrétaire des mineurs qui avait
sans doute entendu une remarque de
M. Thomas, chef de l'union des che-
minots, se dirigea vers ce dernier et
lui cria « Thomas, vous êtes un
menteur ». Le chef travailliste bondit
vers le secrétaire des mineurs en di-
sant Osez le répéter
Les deux hommes allaient en venir
aux coups quand ils furent séparés par
d'autres délégués.
La neige est tombée hier
LONDRES, 26 juin. Téléph. Matin.
Après une journée torride, la tempé-
rature a brusquement baissé aujour-
d'hui dans tout le sud de l'Angleterre,.
Il a plu pendant la plus grande par-
tie de la journée à Londres quelques
fllocons de neige sont tombés dans la
région de Folkestone.
Lord Terrington est inculpé
de manœuvres frauduleuses
Losobes, 26 juin. Lord Terrington, dont l'ex-
tradition de France avait été demandée par le
gouvernement britannique, vient d'être renvoyé
devant la cour centrale criminelle d'Old Bailey,
sous l'inculpation de « conversion frauduleuse de
sommes à lui contées par des clients. (Radio.)
Sir A. Chamberlain donne un dîner
en l'honneur de M. et Mme Ph. Berthelot
LONDRES, 26 juin. Sir Austen Cham-
berlain a donné ce soir un diner en
l'honneur de M. et Mme Berthelot.
Parmi les invités, au nombre de dix-
neui, on remarquait notamment l'am-
bassadeur de France et Mme de Fleu-
riau, lady Disborough, sir Philipp Sas-
soon, lord Balfour, etc. (Havas.)
Cinq tués et plusieurs blessés
par une explosion aux Etats-Unis
Tbompsonvillb (Connecticut), 2G Juin. Une
explosion s'est produite dans une usine de feux
d'artifice.
Il y a eu cinq tués et plusieurs blessés.
HEURE
LES NAUFRAGÉS
DE L'"ITALIA"
Les secours organisés
par le gouvernement suédois
[SUITE DE NOS DÉPÊCHES DE 1** PAGE]
Le gouvernement suédois a fait par-
tir hier pour Narvk (Norvège) deux
avions légers qui seront embarqués de-
main pour le Spitzberg.
Le vapeur suédois Quest, avec deux
appareils de la marine suédoise, se
trouve maintenant dans la baie de
Murchison (détroit de Hinlopen sépà-
rant le Spitzberg occidental de la Terre
du Nord-Est). Un mécanicien attaché à
l'un de ces avions a l'intention de
descendra en parachute pour aider
Lundborg à réparer son avion endom-
magé au second atterrissage. L'avia-
teur suédois a d'ailleurs demandé
Qu'on lui fit'parvenir, par parachute,
des pièces de rechange.
L'espoir de retrouver le groupe
Mariano est très faible
OSLO, 26 juin. L'espoir de re-
trouver le groupe' Mariano-Zappi-
Malmgren qui ont quitté Nobile le 30
mai dernier est de plus en plus faible.
Des reconnaissances ont été effec-
tuées au-dessus de tous les points
où le groupe aurait pu se trouver.
Mariano et ses compagnons n'a-
vaient des vivres que jusqu'au 21
juin.
On pense aussi aux neuf autres
égarés vers J'est du Spitzberg
Rome, 26 juin. Le vapeur sué-
dois Tanja étant parti de la Baie-
de-Vigo à la Baie-du-Roi, il ne reste
plus à la Baie-de-Vigo que le Citta-
di-Milano et les trois grands hydra-
vions, deux italiens commandés par
Maddalena et Penzo, et le suédois
Upland, commandé par Tornberg.
Ces trois aviateurs se sont concer-
tés aujourd'hui pour examiner dans
quelles conditions ils peuvent tenter
les recherches du reste de l'équipage,
c'est-à-dire des neuf hommes empor-
tés vers l'est du Spitzberg.
Le raid Belgique-Congo belge
La nouvelle tentative de Thieffry
BRUXELLES, 26 juin. Les aviateurs
belges Edmond Thieffry et Philippe
Quersin, a bord d'un biplan de 180 CV,
se sont envolés ce matin à 4 h. 13 du
champ d'aviation de Deurne. près
d'Anvers, afin d'établir la liaison Bel-
gique-Congo belge par la voie directe.
Ils avaient préparé depuis quelques
mois ce raid mais ils avaient tenu
dans le plus grand secret la date et
l'heure de leur départ. L'appareil trans-
portait 400 litres d'essence et 31 litres
d'huile, soit pour effectuer d'une traite
un vol de 1.000 à 1.300 Wlomètres.
Le but de la première étape était
Barcelone. Puis les aviateurs gagne-
ront Oran, le Niger, l'Afrique Equato-
riale, avant d'arriver à Léopoldville,
qu'ils espèrent atteindre mardi pro-
chain. (Matin.)
Les passions politiques
ne sont pas apaisées à Saint-Girons
Mille cinq cents électeurs protestent
contre la proclamation provisoire
do M. Paul Laffont comme député
I Saint-Girons, 26 juin. Télégr. Ma-
tin. 1.500 électeurs radicaux et radi-
caux-socialistes ont tenu une réunion
pour protester contre la décision de la
sous-commission de la Chambre, qui a
décidé de proclamer provisoirement
élu comme député dans la circonscrip-
tion de Saint-Girons, 1%1. Paul Laffont.
En fin de séance a été adopté un or-
dre du jour demandant aux pouvoirs
publics d'assurer le respect du suffrage
universel et réclamant l'annulation
pure et simple « de l'élection fraudu-
leuse et illégale de Saint-Girons ».
Une délégation d'électeurs a remis
cet ordre du jour au sous-préfet pour
être transmis au ministre de l'inté-
rieur.
Mlle Dorange a terminé hier
son raid hippique Paris-Bucarest
BUCAREST, 26 juin. Mlle Dorange,
l'amazone française, est arrivée à
11 heures à Bucarest.
M. JRossé maintenu président
d'un groupement professionnel
de l'enseignement
Strasbourg, 26 juin: Le groupe-
ment professionnel des membres de
l'enseignement du Bas-Rhin (cadre lo-
cal) a maintenu M. Rossé dans ses
fonctions de président. (Havas.)
DERNIERS COURS ÉTRANGERS
LONDRES, 26 juin. Fonds d'Etat (calmes):
3 Français. U 1/2; 5 Français, 18 5/8;
4 0/0 1917, 16. 4 0/0 1918, 16; Consolidés, 56;
Argentin 1886, 102; Brésil 63; Brésil Fun-
ding, 1/8; Chine' 4 74; Egypte unifiée
85 112; Extérieure, 79; Italien. 20; Japon 1899,
Portugais 3 42 1/2; Russe 1906, 7; Russe
1909, à 1/2; 'l'un;, 23 3/4.
Américains (calmes): Atchison Common. 191;
Baltimore Ohio, 108 1/2; Canadian Pacifie, 205;
Chicago Milwaukee, 33; Erie Common, 53; Louis-
ville Nashville, 146; New-York Central, 168; Sou-
thern Pacifie, 122; l'ensylvania, 65; Union Pa-
° Minet (calmes) Charèered, 31/7 1/2; East
Rand; 16/3; Goldfields, 66/10 1/2; Kandmines,
68/9; De Beers; 13 15/16;' Jagersfontein, 3
Rio Tinto, 50 S/4.
Pétrolifères (soutenus): Mexican Eagle, S5/3;
Royal Dutch, 3/4; Shell, 6 114; North Cau.
casian, 414 1/2; Busslaa Oit, S/.
Divers: Anaconda, 13 118; Steel Common, 137;
Marconi, 3 1/4; Jlalacca, 1 1/2; Kuala,
Changes: Escompte hors banque, S i/8; Prêts.
2 1/2 S- sur Paris, 124 01; sur New-York, 487 75;
sur Belgique, 849 17; sur Berlin, 204 06; Rio
sur Londres, 5 7/8; Valparaiso sur Londres,
39 53; Buenos-Airea sur Londres, 47 62; Argent
comptant, 27 7/16; Argent deux mois, 27 7/16.
NEW-YORK, 26 juin. Call Money, cours
moyen, 6 1/2; derniers cours, 7; change sur
Londres, 60 jours, 483 75; CAbles transfers,
487 62; change sur Paria vue, S/8; change
sur Berlin, 23 90 1/4; U. S. Liberty 3 1/2 0/0.
100 S/gfr. S. Liberty 4 1/4 0/0, 101 23/S2;
Atchison Topeka, 188 1/2; Baltimore et Ohio,
106 1/4- Canadian Pacifie, 200; Cheeapeake et
Ohio Comm., 179; Chicago Milwaukee Comm.,
Chicago Rock Island, 113; Erie Bailroad,
s» 1/8- Great Northern Pref., 99; Illinois Cen-
tral 186 1/2; LouisviHe et Nashville, 142 1/2;
New-York Central. 171; Norfolk et Western, 176;
Peusylvania, 63 3/4; Reading, 100 1/4; Southern
Railway 147 3/4; Soutliern Pacifie, 120; Union
Pacifie 192; Anaconda Copper, 67; Calumet et
Becla 22 1/8; Utah Copper, 158; American
Téléphone, 174 1/2; American Car et ïoundry.
95 British Americ. Tobacco, 28 1/4; U. S.
Leather, 44 1/2; General Elect., 146; Int. Mrc
Marine Com., 41/2; Int. Mrc. Marine Prêt..
S7 1/4- Bethlehem Steel, 59 1/2; Crncible Steel,
7S 114; U S. Steel Common, 135 1/4; U. S. Steel
Pref., 141 1/8; Royal Dutch, 54 S/8; Shell,
48 7j8.
Derniers cours commerciaux
NEW-ORLEANS, 26 juin. Coton»; Disponible,
juillet, 22 09; octobre, décembre,
21 71/72; janvier, 21 Mars, 21 43/44; mal,
21 40.
NEW-YORK. 26 juin. Sucre» juillet, 245;
septembre, 259; octobre, 264; décembre, 270;
janvier, 268; mars, 264; mal, 271.
NEW- YORK, S6 juin Coton disponible.
22 50; terme sur juillet, 21 97/22; il terme
sur septembre, 22
Calé» Rio, type N- 7, disponible, 15
sur juillet, 15 18; sur septembre, 15 43.
Sucre centrifuge: Cuba, 440.
CHICAGO, 26 juin. Coton: juillet, 22 22;
octobre, 21 8x
CHICAGO, 26 juin. lés: si.r juillet,
sur septembre, 139 a. 18» S/4.
Moi» sur juillet, 102 S14; tur septembre,
9» S/8.
Saindoux: sur juillet, 12 10;. sur septembre,
12 a
L'Union coloniale offre un banquet
à M. Jaspar
président, du conseil belge
Sous la présidence.
de M. Gaston Doumergue
Poursuivant le cycle de ses manifes-
tations tendant au rapprochement des
nations qui représentent dans les pays
neufs la civilisation contemporaine,
l'Union coloniale donnait hier un grand
dîner en l'honneur- de M. Jaspar, prési-
dent du conseil et ministre des colo-
nies de Belgique, et de M. Kpningsber-
ger, ministre des colonies des Pays-
Bas.
Autour de M. Doumergue, qui prési-
dait cette manifestation, avaient pris
piace MM. Doumer, président du Sé-
r.at Bouisson, président de la Cham-
bre Barthou, ministre de la justice
.Leygues, ministre de la marine Bo-
kanowski, ministre du commerce
Léon Perrjer, ministre des colonies
Loucheur, ministre, et Oberkirch, sous-
secrétaire d'Etat au travail sir John
Shuckburgh, sous-secrétaire d'Etat ad-
joint aux colonies; Fock, gouverneur
général des Indes néerlandaises Le-
marchand, président du conseil munici-
pal de' Paris, ainsi qu'un grand nombre
de parlementaires.
M. François-Marsal, président de
l'Union coloniale, salua le président
de la République, ancien magistrat co-
lonial et ministre des colonies.
M. Léon Perrier, ministre des colo-
nies, parla des liens qui unissent les
trois nations sœurs France, Belgi-
que et Hollande. Il vanta la neauté de
1 effort colonial hollandais, effort an-
cien déjà et qui a,donné d'admirables
résultats et de la rapidité de celui ac-
compli en peu de temps par la Bel-
gique.
M. Jaspar, en levant son verre à la
santé du président de la République,
déclara qu'il faisait autre chose qu'un
geste purement protocolaire.
Quand il s'agit de la France, dit-il,
pays avec lequel nous avons passé de
si rudes épreuves, le protocole fait place
à l'affection.
Après avoir fait un" éloge de la colo-
nisation française et de la colonisation
hollandaise, le président du conseil de
Belgique parla de 1'oeuvre réalisée au
Conffo il signala le réveil de l'esprit
colonial après guerre et les progrès
réalisés, tellement rapides, qu'il faut
maintenant prendre des mesures pour
calmer l'élan d'un pays dont l'avance,
est trop vive. Le développement éco-
nomique se heurte en effet à la pénurie
de la main-d'oeuvre,
M. Koningsberger, après les remer-
ciements d'usage, reprit, après M. Jas-
jar, la thèse de l'union nécessaire en-
tre les pays métropolitains dans la
poursuite de l'ceuvre coloniale. Faisant
allusion aux incidents qui se sont pro-
duits aux Indes néerlandaises, il es-
tune qu'il est nécessaire de lutter con-
tre les fauteurs de troubles qui cher-
crient à organiser ,l'Il révolte dans les
colonies.
M Barthou, au nom du président du
conseil, apporta le salut du gouverne-
ment de la République aux représen-
̃ tants des gouvernements amis de Bel-
gique et de Hollande et les remercia de
la leçon de haute philosophie coloniale
qu'ils out apportée.
Enfin, le président de la République
porta un toast au roi Albert de Bel-
gique et à la reine, qui, tous deux,
accomplissent actuellement un voyage
au Congo à la reine de Hollande et
au roi George V.
Ajoutons que, dans l'après-midi,
M de Marcilly, ministre de France
à la Haye, avait remis à M. Konings-
berger la plaque* de grand-officier de
la Légion d'honneur.
UN PENSIONNÉ DE GUERRE
MÉCONTENT D'UNE DÉCISION
DE LA COUR AIXOISE
DES PENSIONS SE LIVRE
A UNE MANIFESTATION BRUYANTE
Aix-EN-PnovENCE, 26 juin, Télégr.
Matin. L'audience d'ordinaire si
paisible de la cour des pensions, a été
troublée par un incident navrant.
Me Boniface, du barreau de Marseil-
le, plaidait pour un grand mutilé du
poumon, M. Auguste Reynaud, recon-
nu. successivement, par une série de
commissions de réforme dont les exa-
mens s'échelonnent de 1921 au 13 juil-
let 1927, comme atteint d'une incapa-
cité de 100 à 110
Le tribunal spécial de Marfieille lui
allouait en décembre dernier une peu-.
sion de 100 mais le ministère pu-
blic, qui représente auprès de cette
juridiction le ministre de la guerre, fit
appel, s'appuyant sur le fait que le
rapport d'expert rédigé en 1926 ne por-
tait pas mention du bacille de KocK,
indispensable pour l'octroi du taux de
100
La cour des pensions se rendit il.
cette raison juridique et le président
Laffont, aveugle de guerre, octroya u
M. Reynaud une pension de 75
Quand Auguste Reynaud, qui vit
dans un perpétuel état d'énervement,
entendit la lecture de cet arrêt, il sauta
sur le bureau de la cour et se livra
des restes déplorables, proférant des
cris inarticulés, défonçant la toque
présidentielle. Le ministère public et
les témoins durent intervenir. Finale-
ment, les choses s'apaisèrent, au cours
des formalités judiciaires, et Raynaud,
qui regrettait le désordre.de ses ges-
tes, regagna Marseille au bras de son
défenseur.
HAINE FRATRICIDE
Une sexagénaire, au cours d'une lutte
sauvage, étouffe sa sœur
Chaumont, 26 juin. Téléph. Matin.
Le petit village de Anglus, aux con-
fins des départements de la Haute-
Marne et de l'Aube a été le théâtre d'un
drame de famille.
Deux sœurs, Mme Albertine Mertrude,
60 ans, cultivatrice, et Augustine Alma,
56 ans, ménagère, habitaient des mai-
sons voisines. Les deux sœurs vivaient
en très mauvaise intelligence et hier,
à propos d'une bataille de chiens, elles
en venaient aux mains. Mme Alma eut
le dessous et roula sur le sol.
Un passant, M. Dinet, sépara les deux
femmes Mme Mertrude, rentra chez
elle, cependant que sa soeur, Mme
Aima, restait sur le sol, râlant et di-
sant Elle m'a tuée ». Peu après, la
malheureuse expira.
L'enquête démontra qu'elle était mor-
te étouffée par la pression, sur sa poi-
trine, des genoux de la meutrière. Celle-
ci vient d'être 'écrouée à la prison de
Chaumont. Elle n'a manifesté aucun re-
gret de son acte, déclarant
C'est de sa faute, elle me narguait
depuis trop longtemps.
Le court séjour à Paris des aviateurs
américains Stultz et Cordon
Boxjlogne-sur-Mer, 26 juin. Les
deux aviateurs américains Stultz et
Gordon, les récents triomphateurs de
l'Atlantique, venus faire une excursion
en France, ont quitté le Bourget cet
après-midi pour rentrer à Londres
bord d'avions militaires.
Les deux avions du d'aviation
étaient pilotés l'un par l'adjudant chef
Marchai, et l'autre par le sergent-ma«
jor Lennois.
Par suite de la tempête, les avia.
teurs ont été obligés d'atterrir l'aér»-
drome de Berck-Plage.
Les deux Américains ont regagné
Boulogne-sur.Mer en automobile et ils
ont pris le paquebot de 19 heures à
destination de l'Angleterre. (Matin.)
AVANT LE DÉBAT
SUR LA POLITIQUE GÉNÉRALE
Le conseil de cabinet
en a délibéré hier matin
Les négociations se poursuivent
avec le groupe radical
Les ministres se sont réunis hier
en conseil de cabinet, sous la prési-
dence de M. Poincaré, afin d'envisa-
ger la situation politique.
Tout le monde fut d'accord pour con-
sidérer qu'il y avait lieu de conti-
nuer les conversations avec les grou-
pes de gauche, et notamment avec les
radicaux-socialistes, en vue d'arriver
à une entente sur le texte de l'ordre
du jour qui devra clôturer les inter-
pellations sur la politique générale du
gouvernement.
Dans l'après-midi, une longue confé-
rence eut lieu au ministère de l'inté-
rieur. MM. Albert Sarraut. Herriot,
Léon Perrier et Queuille. ministres ra-
dicaux, y rencontrèrent MM. Daladier,
Malvy, Yvon Ueiliuà, Cazals. Luinou-
reux et Berthod, membres du comité
directeur du parti radical-socialiste.
Si cette entrevue ne permit pas d'éli-
miner tous les sujets de friction, elle
rapprocha sensiblement les points de
vue.
C'est ainsi qu'il apparut que la for-
mule d '« union nationale p pourrait
être remplacée par celle de « concorde
républicaine », puisque c'est cette der-
nière que M. Poincaré employa, au
seuil de la campagne électorale, dans
ses deux discours-programme de Bor
deaux et de Carcassonne.
Sur les autres points,-on discuta éga-
lement de changements de mots, voire
sur la supériorité d'un pluriel sur le
singulier.
Ce sont là querelles tellement pué-
riles dès qu'on les regarde d'un peu
loin, qu'on ne peut pas concevoir que
l'accord ne finisse pas par sortir do
telles discussions.
A la Chambre, c'était hier le senti-
ment quasi général.
Le groupe de ra gauche radicale a
décidé, par un vote unanime, d'ap-
prouver la déclaration du gouverne-
ment et de demander la priorité pour
son ordre du jour de confiance qu'il
déposera dès aujourd'hui. Le texte en
sera communiqué par le président du
groupe, M. Daniélou aux radicaux-so-
cialistes. D'autre part, M. Daniélou
lira, à l'issue du débat, une déclara-
tion dont la rédaction a été confiée à
i ne commission composée de MM. Le
Trocquer, Laurent-Eynac, Gourdeau et
Lillaz.
La gauche radicale insistera sur la
nécessité pour la majorité républicai-
ne de la Chambre de se grouper sur
son ordre du jour de confiance, afin
de répondre au vœu du pays et de
permettre au gouvernement de pour-
suivre son œuvre avec une autorité
encore accrue.
Les républicains socialistes unt tenu
également une réunion à laquelle as-
sistait M. Painlevé. Ils ont oécidé de
voter l'ordre du jour de confiance.
Toutefois, ils délégueront un orateur
pour formuler à la tribune des réser-
ves sur certaine passages de la dé-
claration ministérielle.
M. Herriot préside
un déjeuner franco-argentin
A l'occasion de l'inauguration de la
fondation argentine de la Cité univer-
sitaire 'de Paris, M. Herriot, ministre
de l'instruction publique, a présidé,
hier. un iléieuner offert par M. Sau-
veran, président fondateur du Foy:r
intellectuel franco-argentin, et auquel
t-.ssistaieht notamment M. Alvarez de
ToIpcIo. iimiiassaiiour de la Républi-
que Argentine à Paris M. Charléty,
recteur de l'Université de Parie
M. Cavalier, directeur de l'enseigne-
tnent supf'i iniir au ministère de- l'.iHfc
trùction publique les doyens dés fa-
cultés, iiinsi que de, nombreuses
personnalités de la colonie argentine.
La reconstitution du parti
républicain socialiste
Depuis le début de la législature, les
républicains socialistes sont divisés en
deux groupes, ce qui est un de trop.
Le plus important comprend MM, An-
tériou, Appell, Basset, Benazet, Ber-
thezenne, Bourgot, Brandon, Bravet.
Aristide Briand, Descubes, Diagne, For
geot, llennessy, Painlevé, Pouzet. Pra-
don-Vallancy, Léon Vincent et Maurice
Viollette.
Ce dernier vient d'adresser à toutes
les fédérations républicaines-socialistes
un manifeste dans lequel il proteste,
au nom de ses collègues, contre les
manœuvres par lesquelles certains élé-
ments groupés autour de comités fan-
tômes ont réussi à s'emparer de l'orga-
nisation centrale du parti qu'il s'agit
maintenant de reconstituer si on veut
mettre fin à une scission nuisible. Le
manifeste est accompagné d'un projets
de déclaration du parti.
Le centenaire du Bureau Veritas
Le Bureau Veritas, qui établit la note
de confiance à accorder aux navires du
nionde entier, fondé en 1828 à Anvers,
st qui a maintenant son siège à Paris,
célébrait hier soir au Continental, en
un grand banquet que présidait M. An-
dré Tardieu, ministre des travaux pu-
blics et de la marine marchande, le
centenaire de sa fondation. Le domaine
du Bureau Véritas s'étend maintenant
aux aéronefs.
De nombreuses personnalités de la
marine et de l'armement y assistaient.
Au dessert, tour à tour MM. Lefèvre,
président du conseil d'administration
du Bureau Veritas Philippar, vice-
président du comité français Lebon,
premier échevin d'Anvers l'amiral
Fock, directeur général de l'inspection
tollandaise l'amiral Morney, au nom
de la Ligue maritime et coloniale, di-
rent ce que furent les débuts et ce que
sont les services du Bureau Veritas.
Puis M. André Tardieu, après avoir
rendu hommage au rôle joué par no-
tre grand organisme de classification
des navires et maintenant aussi des
aéronefs remit la rosette de la Lé-
gion d'honneur à M. Humel, président
du comité néerlandais du Bureau Ve-
ritas.
Une manifestation antifrançaise
à Baden-Baden
A l'occasion de l'inauguration
d'un monument militaire
STRASBOURG, 26 juin. Télégr. Ma-
tin. A Baden-Baden vient d'être
inauguré un monument rappelant que
le 15' régiment de dragons silésiens
a tenu garnison dans la ville de Ha-
guenau de 1871 à 1914.
Le monument porte les armes de la
ville alsacienne. Les anciens soldats
de ce régiment, qui assistaient à la
cérémonie d'inauguration, ont reçu
un album où la France est violem-
ment attaquée et où l'Allemagne est
invitée à reprendre l'Alsace, le Sles-
vig, Dantzig, etc.
DERNIERES NOUVELLE? SPORTIVES
TENNIS
Wimbledon
LONDRES, 26 juin. Simple 20 tour
Borotra bat Hughes, 1-6, 6-4, 6-3, 8-6
lilden bat Fisher, 6-1, 6-3, 6-1 Lott
t at Lester, 6-1, 6-1, 7-5 Brugnon bat
Holthouse. 6-2, 6-4, 6-2 Patterson bat
Kleinschroth, 6-0, 6-2, fi-1 Lacoste bat
Pawles, 6-8, Spence bat
'i'immes, 6-1, 4-6, 6-4, 8-10, 6-3 Cochet
hat Hopman, 6-1, 6-4, 8-6 Ohta bat
Zerlendi, 6-1, 8-6. 6-3 Morpurgo bat
Williams, 6-2, 6-4,
Simple dames 1er tour Mlle de Alva.
rez bat Mrs Lycett. 62, 6-2. (Matin.)
la
sont1es qualités qui font le succès que
connaît à l'heure actuelle ce modèle.Mais
à ces qualités s'en ajoutent deux autres quife. c
ront que ce succès ira sans cesse grandissant:
Sa sécurité de marche
due à sa direction dune stabilité absolue et
à sa parfaite tenue de route
Sa durabilité
résultat d'une perfection d'usinage
poussée à l'extreme et au fait que son
moteur donnant sa puissance maxima 3
un nombre de tours relativementpeu eieve
ne fatigue et ne s'use pas.
Le châssis .• 42.7oo
La spacieuse conduite intéi£?. 55.3oo
DELAG E
WAGONS:LITS
Du 1er juillet au 31 août, un nouveau
train Pullman, lr" et 2e classes, dé-
nommé « Paris-côte belge », mettra en
relations directes Paris-Ostende et les
diverses stations balnéaires du littoral
belge.
Ce train quittera Paris à 10 h. 50. sera j
à Ostende à 15 h. 25 et, après avoir
desservi Blankenberghe et Heyst, arri-
vera Knocke-sur-Mer (Le Zoute), à
16 h. 17.
Retour Knocka-sur-Mer (Le Zoute),
16 h. 30 'Heyst 16 h 38 Blanken-
berghe 17 h. 03 Ostende 17 h. 20
Paris 22 heures.
LA DÉMISSION
DU DÉPUTÉ COMMUNISTE AURIN
Nous avons annoncé hier que le com-
muniste Aurin, élu à Issoudun, était
menacé d'invalidation, plusieurs motifs
ayant été retenus par le ie bureau de
la Chambre chargé de vérifier la sin-
cérité de cette élection.. Mais il y a
mieux. Le député Aurin est démission-
naire avant même d'avoir jamais mis
les pieds au Palais-Bourbon, où onc-
ques ne le vit encore. Il est vrai que ce
n'est pas de son plein gré.
C'est le parti communiste qui l'y
contraignit pour avoir commis la faute
de se présenter au second tour comme
candidat dm bloc des rouges ». Et
Moscou n'admet pas qu'on transgresse
ses ordres.
Le bureau politique du parti commu-
niste força donc le c camarade » Au-
rin à donner sa démission. Bien mieux,
il lui dicta le texte de la lettre qu'il
devait adresser au président de la
Chambre.
Il vaut la peine d'être reproduit in
extenso car c'est un véritable monu-
ment de prétention puérile et de des-
potisme forcené. On dirait un pensum
qu'un maître sévère aurait imposé à un
petit enfant pris en faute et qu'il en-
tend forcer à demander pardon.
Paris, le 21 juin 1928.
Monsieur le président
de la Chambre des Députés
Paris.
Monsieur le président,
Dans le département de l'Indre, au
2o tour de scrutin, contrairement aux
décisions du parti communiste, les
candidats de ce parti ont eté retirés
dans trois circonscriptions.
Dans celle où j'ai été élu, l'affiche
apposée sous ma responsabilité ne por-
tait pas le nom du parti communiste
et faisait appel à toutes les « gau-
ches Ainsi, 'le caractère de ma c didature au 28 tour 'de scrutin et les
retraits des candidats communistes
dans les autres circonscriptions ont
abouti dans l'Indre à intégrer le parti
canmuniste dans le cartel des gau-
ches et à lui enlever sa véritable
figure de parti de classe des travail-
leurs.
'Afin 'de réparer cette faute politi-
que, mon parti m'a demandé d'aban-
donner un mandat obtenu dans de
telles conditions. Convaincu de la jus-
tesse de sa décision, je vous remets
ma' démission de député de l'Indre
(circonscription d'issoudun).
Recevez, monsieur le président, mes
salutations distinguées,
Signé AuRiN.
Le maître n'avait rien oublié, même
pas d'indiquer la place où devait être
mise la signature. Mais l'élève indis-
cipliné a refusé de copier le pensum. Il
s'est contenté d'adresser,au .président
de la Chambre une lettre de démission
de trois lignes, moins humiliante et
d'une forme plus normale.
Alors, indigné d'un tel sans-gêne, Je
maître a aussitôt publié son texte dans
l'organe officiel des soviets afin que
nul ne puisse ignorer ce beau morceau
de littérature.
Il aura évidemment son petit suc-
Mais ce ne sera. qu'un succès de fou
rire, car, sous queique forme que ce
soit, M. Aurin ne peut pas démission-
ner avant que son élection ait été re-
connue régulière.
II n'en sera donc pas moins invalidé,
NOUVELLES EN TROIS LIGNES
A Saint-Calais (Sarthe), un puisatier, M. Ri.
gaulfc, est mortellement intoxiqué au cours de
son travail. Une femme est incommodée. (M.)
Soixante-cinq thoniers de Dojiarnenet et de
Tréboul vont pgrtir en campagne entre le golfe
de Gascogne et le phare d'Armen.
CHEMINS DE FER DE L'ETAT
UNE JOURNÉE AU BORD DE LA MER
Fêtes des Provinces de France
et festival de musique à Trouville
Grande Semaine de la Ligue maritime
et coloniale du Havre. Présence
d'une escadre en rade du Havre
A l'occasion de la grande fête régionaliste, or-
ganisée à Trouville avec le concours ne 600 repré-
sentauts costumés de différentes provinces, ge
La grande Semaine maritime et coloniale au Havre
et de la: présence en rade d'une escadre, deux
trains spéciaux d'excursion A prix réduit et 1,
marche rapide seront mis en circulation, le dlman.
che 1" juillet 1928, de Paris au Havre et de
Paris à Trouvllle-DeauTille (avec retour tacult:i.-
tif par l'un ou l'autre de ces trains, aux condi-
tions ci-dessous)
a) Paris-Saint-Lazare au Havre et retour
69 fr. 60 en 2' classe, 45 fr. 45 en S- classe;
b) Paris-Saint-Lazare il Trouville-Deauvllle et
retour: 67 fr. 45 en 2' classe, 44 fr. 05 en 31 classe;
c) Paris-Salnt-Lnzare au Havre (avec retour par
Trouville-Deauville) ou Paris-Siiint-Lnzare L Trou-
ville-Deauville (avec retour par le Havre)
6S fr. 55 en 2* classe, 44 fr. 75 en classe.
La délivrance des Dillets spéciaux valables par
ces trains est commencée depuis le lundi 25 juin'
et cessera samedi 30 juin, a 20 heures.. Elle en
etfectuée par la gnre de .Paris-St-Lazare et pU
l'Office de tourisme des trains Bonnet. 94, boule-
vard Richard-Lenoir, il l'aris (11«) qui délivre'éga-
lement aux voyageurs qui c:n font la demande
des billets spéciaux d'excursion comprenant m»
tamment le prix de la traversée par bateau, z-
..L'attention, du- jiubJîc est tout particulièrement
appelée sur la réduction de 50 sur le prlx
des billets simples a place entière, que compor-
tent les billets des trains wéciaux d'excursion.
UN EXAMEN SCIENTIFIQUE
Examiner avec les appareils moder-
nes le. cœur, l'estomac, les intestins, les
poumons, les yeux, le nez, la gorge, les
oreilles, les reins, la vessie, tous les
organes en un mot, c'est assurer le sun
ces dans le traitement des différentes
maladies. On conseille à tous les ma-
lades de se rendre ou d'écrire, pour re-
cevoir gratuitement tous les renseigne-
ments sur cette méthode complète du
diagnostic, à l'Institut Biorane, 43, ru*
de La Tour-d'Auvergne, et 7, 9 et 11,
cité Milton, dirigé par le docteur Flapi*
et dix médecins et chirurgiens spécia-
listes. Des agrandissements considérai,
bles permettent aujourd'hui d'y rr*
voir et traiter 300 malades par i<
Ouvert de 9 h. à midi et de 2 h. à 7
VOIR EN DERNIERE PAGE
FOIES GRAS MARI
d'une exquise finesse
à la portée de tous 1
Osne toutes Maisons Charcuterie* ou GomettlMet B
Gros; DA BURON Frères, r, Vauvil!ier$J
PÀ.BIB
ÉTABLISSEMENTS
ROLLAND
LE MATIN
3 a
SERNIEREL
La convention pour le choix
du candidat démocrate
à opposer à M. Hoover
Le premier discours
fut une charge à fond
contre la politique des républicains
[SUITE DE HOTRE DÉPÊCHE DE 1™ PAGE]
Les préliminaires de la Convention
n'ont pas pris beaucoup de temps,
et les délégués ont pris la clef des
champs, quoique l'immense bâtisse
en sapin, spécialement construite
pour la Convention, soit beaucoup
plus fraîche que les rues de la ville
mondées de soleil ardent d'immen-
ses ventilateurs mécaniques instal-
lés au plafond de cette grange
fonctionnent admirablement bien.
Le premier discours de bienvenue
a été prononcé par le maire de Hous-
ton ensuite, la liste des délégués a
été lue par le secrétaire de l'assem-
blée
Vers 19 heures, la Convention s'est
réunie de nouveau pour assister au
premier discours de fond, celui de
M Bowers, chargé de donner à la
Convention les directives de principe.
La commission des résolutions
n'aura pas grand'chose à faire, car
les délégués sont d'accord sur tous
les points et il ne s'agit plus que de
dernières retouches.
{New Yorlc Herald.)
Les victimes de la chaleur
NEW-YORK, 26 juin. On évalue
à environ 20.000 à 25.000 le nombre
des personnes qui ont assisté aujour-
d'hui à la première réunion de la
convention démocrate.
Par suite de' la chaleur, plus d'une
centaine de personnes, qui s'étaient
trouvées incommodées, ont dû rece-
voir des soins.
Selon la tradition, plusieurs or.
chestres de jazz se sont fait entendre
au cours de la réunion,, qui s'est pas-
sée sans incident.
Un discours de M. Shaver
NEw-YoRK, 26 juin. A l'ouverture
de la Convention, Shaver a critiqué
la politique du parti républicain.
La politique républicaine, a-t-il dit,
la politique du dollar, a fait de nous
Ja nation la plus impopulaire du
inonde.
Quant à ce qui concerne la préten
due prospérité des Etats-Unis sous le
gouvernement républicain, M. Shaver
la nie et 11 affirme qu'il y a actuelle.
ment quatre millions de chômeurs, no-
tamment agricoles, et que des fermes
ont dû être abandonnées par leurs oc-
i-upants, à cause de la mauvaise poli.
Pçue agricole du gouvernement aa
tue!. (Radio.).
A GENÈVE
te comité d'arbitrage et de sécurité
reprend aujourd'hui ses travaux
Genève, 26 juin. Téléph. Matin.
C'est M. Bsnès, ministre des affaires
étrangères de Tchéco-Slovaquie, qui
présidera-le comité d'arbitrage et de
,-ecurité qui se réunira demain.
Dans sa dernière session, ce comité
avait élaboré des projets de conven-
iions pbar les différentes méthodes de
conciliation et, d'arbitrage.
Après lecture des amendements qui
seront proposés par plusieurs gouver-
nements. ces types de conventions -se-
ront adoptés définitivement et sou-
i.us a l'a^seniDliM' DlémiVe. de telle
sorte qu'en septembre s'ouvrira de
nouveau un grand débat sur les mé-
thodes propres à augmenter la sécurité
générale et, partant, à faciliter l œu-
vre du désarmement.
La délégation allemande avait pro-
l.osé d'éleridre le-rôlfi conciliateur du
conseil en cas da. menace de conflit.
Le long rapport établi au sujet de
cette suggestion sera discuté et le co-
mité décidera si la proposition alle-
mande peut être concrétisée en un pro-
tocole additionnel.
Mohammed Mahmoud pacha accepte
de former le cabinet égyptien
LE Caire (via Londres), 26 juin.
Mohammed Mahmoud pacha, ancien
ministre des finances, a accepté la tâ-
sera vraisemblablement dissous
Le Caire', 26 juin. La Chambre
.est réunie ce soir à 18 heures et s'est
âiournée immédiatement.
L'intention de Mohamed Mahmoud
pacha; au- cas où il formerait le cabi-
net, est de proroger Je Parlement pen-
dant une quinzaine, de jours et peut-
<"trej> de le dissoudre ensuite. (Havas.)
TLe nouveau cabinet comprendrait notamment
Kashaba pacha, Gafar Wali pacha, Mohamed
AH pacha et Maher pacha.]
Les soviets soutiennent
les grévistes saloniciens
LONDRES, 26 juin. On mande d'Athè-
nes aux journaux que le journal Hes-
lia a appris que l'Internationale syndi-
cale rouge de Moscou. a envoyé une
somme de 75.000 roubles-or aux orga-
nisateurs de la grève de Salonique,
par l'intermédiaire du quartier géné-
ral communiste à Athènes. (Radio.)
Les pourparlers vont reprendre
entre Varsovie et Kovno
Dantzig, 26 juin. La délégation po-
lnnaise pour les négociations relatives
au pacte de sécurité et de dédommage-
ments est attendue à Kovno.
Le gouvernement lithuanien a entre-
Cris l'élaboration d'un projet de pacte
de garantie et le présentera à la délé-
gation -polonaise. (Radio.)
[De son côté, la commission économique de la
délégation lithuanienne, présidée par M. Zaunius,
part aujourd'hui pour Varsovie.]
Un nouvel incident à bord
du paquebot «Jervis-Bay»
LOSDRES, 26 juin. Téléph. Matin. On té-
légraphle de Colombo qu'un nouvel Incident
S'est produit hier soir, à bord du Jenis-Bay. Au
moment où le paquebot levait l'ancre, un ou-
vrier des machines a déclaré au capitaine
Nous refusons de prendre le large.
Le capitaine ayant déclaré qu'il s'occuperait
des griefs des mécontents dès que le lerva-
Bay serait en haute mer, le navire put partir,
mais avec un retard considérable.
LA FILLE D'UN MINISTRE BELGE
VEUT DEVENIR AVIATRICE
BeUXBJ.es, 26 juin. Téléph. Matin. Mile
linpens fille du ministre des chemins de ter,
compte se consacrer à l'aviation coloniale.
Elle suit actuellement les cours de l'aviateur
Stampe, pilote du roi, directeur de 1 école
d'aviation de Deurne.
NOUVELLES EN TROIS LIGNES
Loudres: La chambre des communes rejette
un amendement tendant il réduire de 6 S
pence la taxe sur les briquets importés. (Matin.)
Borne: On annonce que M. de Michelis a
été réélu, l'unanimité, président de l'Institut
international d'agriculture de Kotnê. (flânas.)
Stockholm: La toudre tombe sur l'église de
Parkano (Fintande), pendant l'office. 60 persan-
ne, sont blessées au cours de la panique, UO
A BERLIN
La liste des ministres
sera remise aujourd'hui
au président Hindenlmrg
Berlin, 26 juin. Téléph. Matin
M. Muller devait présenter ce soir à
Hindenburg la liste des membres de
son cabinet. Il a dû remettre sa vi-
site à demain, le centre et les popu-
listes devant encore se réunir àt
l'ayant prié d'attendre.
Ce sont surtout les hésitations du
centre qui ont retardé aujourd'hui les
négociations. Deux porte!euilles lui
ont été offerts, en dehors du travail
que conserve M. Braun. M. Wirth a
refusé les transports. Il est question
de lui donner les régions occupées
avec la vice-chancellerie.
L'agriculture avait été attribuée au
démocrate Dietrich, mais elle est ré-
clamée par le leader du centre M. von
Guerard. Si celui-ci l'obtient, les dé-
mocrates devront prendre les trans-
ports.
La justice reviendrait à un socia-
liste.
Pour les autres portefeuille, la ré-
partition indiquée hier est maintenue.
La presse nationaliste attaque M.
Stresemann il cause de son interven-
tion qui a. décidé de la constitution du
cabinet.
Le rota! Anzeiger déclara qu'il a dé-
savoué sa fraction et qu'il s'est con-
duit en dictateur.
« Jamais écrit la Déniche Tages-
zeitung, M. Stresemann n'a traité sons
parti et sa traction avec pareil sans
Dans la plupart des milieux politi-
ques, on se félicite au contraire de
cette intervention de M. Stresemann
qui a mis fin à des tergiversations
dont tout le monde était las.
Des officiers danois arrêtés
dans le S les vig allemand
Copenhague, 26 juin. Suivant le
Social Demokraten. le capitaine danois
Lembourg, qui, avec des officiers da-
nois en garnison à Toèndem (Slesvig
danois) était parti pour faire une ex-
cursion dans l'île de Silt, a été arrêté
A la frontière allemande et emprison-
né avec ses compagnons, à Flensburg.
{Havas.)
Une protestation du gouvernement
de Copenhague
COPENHAGUE. 26 juin. Le ministre
danois à Berlin a reçu de son gouver-
nement des instructions pour protes-
ter auprès des autorités allemandes
contre l'arrestation injustifiée, sur la
frontière allemande, du capitaine da-
nois Lembotirg. (Radio.)
Bela Kundevant les juges
de Vienne
VIENNE, 26 juin. Téléph. Mattiu ••-
Aujourd'hui s'est ouvert le procès in-
tenté à Bela Kun et à ses complices
Mayerhofer et Breuer, poursuivis pour
conspiration.
L'acte d'accusation fait ressortir l'ac-
vîté secrète de Bela Kun à Vienne de-
puis 1927.
principes de l'Internationale commu-
niste et qu'il n'a pas fait autre chose
que lutter pour la libération du pro-
létariat.
Mêla Kum. ne se reconnaît pas col-
pable et dit être venu à Vienne pour
lutter contre l'oppression de la classe
ouvrière hongroise et pour la journée
de-sept heures telle qu'elle est'en usage
chez les soviets.
L'inculpé déclare ensuite ne pas vou-
loir se défendre devant ses ennemis
de classe et refuse de répondre aux
questions qu'on lui adresse.
VIENNE. 26 juin. Bela Kun a été
condamné trois mois de cachot pour
complot et fausse déclaration, plus un
jour de jeûne mensuel pour « retour
illégal ».
Breuer a été condamné un mots
de la même peine. Mayerhofer a été
acquitté.
Les deux mois de prévention seront
décomptés.
Bela Kun sera expulsé dès l'expira-
tion de sa peine..
Le ministre autrichien de la justice
en opposition avec son propre parti
VIENNE, 26 juin. Téléph. Matin.
Comme suite à la protestation du parti
pangermaniste contre le refus d'extra-
dition de l'ancien commissaire du peu-
ple hongrois. Bela Kun, le ministre de
la justice, M. Dinghofer, qui est le pré-
sident de ce partie vient d'envoyer sa
démission, de Carlsbad, où il fait une,
cure.
Le chancelier Seipel a déclaré qu'il
était complètement solidaire avec le mi-
nistre de la justice.
EN ANGLETERRE
Les négociations vont continuer
pour la paix industrielle
LONDRES. 26 juin. Téléph. Matin.
Lo conseil général du congrès des
trade-unions a rejeté aujourd'hui par
15 voix contre 6 une motion da M. Cook
demandant la rupture des négociations
engagées avec les patrons en vue de la
conclusion de la paix industrielle.
A l'issue de la séance les délégués se
dirigeaient vers la sortie en discutant
entre eux. Tout d'un coup M. Cook,
le secrétaire des mineurs qui avait
sans doute entendu une remarque de
M. Thomas, chef de l'union des che-
minots, se dirigea vers ce dernier et
lui cria « Thomas, vous êtes un
menteur ». Le chef travailliste bondit
vers le secrétaire des mineurs en di-
sant Osez le répéter
Les deux hommes allaient en venir
aux coups quand ils furent séparés par
d'autres délégués.
La neige est tombée hier
LONDRES, 26 juin. Téléph. Matin.
Après une journée torride, la tempé-
rature a brusquement baissé aujour-
d'hui dans tout le sud de l'Angleterre,.
Il a plu pendant la plus grande par-
tie de la journée à Londres quelques
fllocons de neige sont tombés dans la
région de Folkestone.
Lord Terrington est inculpé
de manœuvres frauduleuses
Losobes, 26 juin. Lord Terrington, dont l'ex-
tradition de France avait été demandée par le
gouvernement britannique, vient d'être renvoyé
devant la cour centrale criminelle d'Old Bailey,
sous l'inculpation de « conversion frauduleuse de
sommes à lui contées par des clients. (Radio.)
Sir A. Chamberlain donne un dîner
en l'honneur de M. et Mme Ph. Berthelot
LONDRES, 26 juin. Sir Austen Cham-
berlain a donné ce soir un diner en
l'honneur de M. et Mme Berthelot.
Parmi les invités, au nombre de dix-
neui, on remarquait notamment l'am-
bassadeur de France et Mme de Fleu-
riau, lady Disborough, sir Philipp Sas-
soon, lord Balfour, etc. (Havas.)
Cinq tués et plusieurs blessés
par une explosion aux Etats-Unis
Tbompsonvillb (Connecticut), 2G Juin. Une
explosion s'est produite dans une usine de feux
d'artifice.
Il y a eu cinq tués et plusieurs blessés.
HEURE
LES NAUFRAGÉS
DE L'"ITALIA"
Les secours organisés
par le gouvernement suédois
[SUITE DE NOS DÉPÊCHES DE 1** PAGE]
Le gouvernement suédois a fait par-
tir hier pour Narvk (Norvège) deux
avions légers qui seront embarqués de-
main pour le Spitzberg.
Le vapeur suédois Quest, avec deux
appareils de la marine suédoise, se
trouve maintenant dans la baie de
Murchison (détroit de Hinlopen sépà-
rant le Spitzberg occidental de la Terre
du Nord-Est). Un mécanicien attaché à
l'un de ces avions a l'intention de
descendra en parachute pour aider
Lundborg à réparer son avion endom-
magé au second atterrissage. L'avia-
teur suédois a d'ailleurs demandé
Qu'on lui fit'parvenir, par parachute,
des pièces de rechange.
L'espoir de retrouver le groupe
Mariano est très faible
OSLO, 26 juin. L'espoir de re-
trouver le groupe' Mariano-Zappi-
Malmgren qui ont quitté Nobile le 30
mai dernier est de plus en plus faible.
Des reconnaissances ont été effec-
tuées au-dessus de tous les points
où le groupe aurait pu se trouver.
Mariano et ses compagnons n'a-
vaient des vivres que jusqu'au 21
juin.
On pense aussi aux neuf autres
égarés vers J'est du Spitzberg
Rome, 26 juin. Le vapeur sué-
dois Tanja étant parti de la Baie-
de-Vigo à la Baie-du-Roi, il ne reste
plus à la Baie-de-Vigo que le Citta-
di-Milano et les trois grands hydra-
vions, deux italiens commandés par
Maddalena et Penzo, et le suédois
Upland, commandé par Tornberg.
Ces trois aviateurs se sont concer-
tés aujourd'hui pour examiner dans
quelles conditions ils peuvent tenter
les recherches du reste de l'équipage,
c'est-à-dire des neuf hommes empor-
tés vers l'est du Spitzberg.
Le raid Belgique-Congo belge
La nouvelle tentative de Thieffry
BRUXELLES, 26 juin. Les aviateurs
belges Edmond Thieffry et Philippe
Quersin, a bord d'un biplan de 180 CV,
se sont envolés ce matin à 4 h. 13 du
champ d'aviation de Deurne. près
d'Anvers, afin d'établir la liaison Bel-
gique-Congo belge par la voie directe.
Ils avaient préparé depuis quelques
mois ce raid mais ils avaient tenu
dans le plus grand secret la date et
l'heure de leur départ. L'appareil trans-
portait 400 litres d'essence et 31 litres
d'huile, soit pour effectuer d'une traite
un vol de 1.000 à 1.300 Wlomètres.
Le but de la première étape était
Barcelone. Puis les aviateurs gagne-
ront Oran, le Niger, l'Afrique Equato-
riale, avant d'arriver à Léopoldville,
qu'ils espèrent atteindre mardi pro-
chain. (Matin.)
Les passions politiques
ne sont pas apaisées à Saint-Girons
Mille cinq cents électeurs protestent
contre la proclamation provisoire
do M. Paul Laffont comme député
I Saint-Girons, 26 juin. Télégr. Ma-
tin. 1.500 électeurs radicaux et radi-
caux-socialistes ont tenu une réunion
pour protester contre la décision de la
sous-commission de la Chambre, qui a
décidé de proclamer provisoirement
élu comme député dans la circonscrip-
tion de Saint-Girons, 1%1. Paul Laffont.
En fin de séance a été adopté un or-
dre du jour demandant aux pouvoirs
publics d'assurer le respect du suffrage
universel et réclamant l'annulation
pure et simple « de l'élection fraudu-
leuse et illégale de Saint-Girons ».
Une délégation d'électeurs a remis
cet ordre du jour au sous-préfet pour
être transmis au ministre de l'inté-
rieur.
Mlle Dorange a terminé hier
son raid hippique Paris-Bucarest
BUCAREST, 26 juin. Mlle Dorange,
l'amazone française, est arrivée à
11 heures à Bucarest.
M. JRossé maintenu président
d'un groupement professionnel
de l'enseignement
Strasbourg, 26 juin: Le groupe-
ment professionnel des membres de
l'enseignement du Bas-Rhin (cadre lo-
cal) a maintenu M. Rossé dans ses
fonctions de président. (Havas.)
DERNIERS COURS ÉTRANGERS
LONDRES, 26 juin. Fonds d'Etat (calmes):
3 Français. U 1/2; 5 Français, 18 5/8;
4 0/0 1917, 16. 4 0/0 1918, 16; Consolidés, 56;
Argentin 1886, 102; Brésil 63; Brésil Fun-
ding, 1/8; Chine' 4 74; Egypte unifiée
85 112; Extérieure, 79; Italien. 20; Japon 1899,
Portugais 3 42 1/2; Russe 1906, 7; Russe
1909, à 1/2; 'l'un;, 23 3/4.
Américains (calmes): Atchison Common. 191;
Baltimore Ohio, 108 1/2; Canadian Pacifie, 205;
Chicago Milwaukee, 33; Erie Common, 53; Louis-
ville Nashville, 146; New-York Central, 168; Sou-
thern Pacifie, 122; l'ensylvania, 65; Union Pa-
° Minet (calmes) Charèered, 31/7 1/2; East
Rand; 16/3; Goldfields, 66/10 1/2; Kandmines,
68/9; De Beers; 13 15/16;' Jagersfontein, 3
Rio Tinto, 50 S/4.
Pétrolifères (soutenus): Mexican Eagle, S5/3;
Royal Dutch, 3/4; Shell, 6 114; North Cau.
casian, 414 1/2; Busslaa Oit, S/.
Divers: Anaconda, 13 118; Steel Common, 137;
Marconi, 3 1/4; Jlalacca, 1 1/2; Kuala,
Changes: Escompte hors banque, S i/8; Prêts.
2 1/2 S- sur Paris, 124 01; sur New-York, 487 75;
sur Belgique, 849 17; sur Berlin, 204 06; Rio
sur Londres, 5 7/8; Valparaiso sur Londres,
39 53; Buenos-Airea sur Londres, 47 62; Argent
comptant, 27 7/16; Argent deux mois, 27 7/16.
NEW-YORK, 26 juin. Call Money, cours
moyen, 6 1/2; derniers cours, 7; change sur
Londres, 60 jours, 483 75; CAbles transfers,
487 62; change sur Paria vue, S/8; change
sur Berlin, 23 90 1/4; U. S. Liberty 3 1/2 0/0.
100 S/gfr. S. Liberty 4 1/4 0/0, 101 23/S2;
Atchison Topeka, 188 1/2; Baltimore et Ohio,
106 1/4- Canadian Pacifie, 200; Cheeapeake et
Ohio Comm., 179; Chicago Milwaukee Comm.,
Chicago Rock Island, 113; Erie Bailroad,
s» 1/8- Great Northern Pref., 99; Illinois Cen-
tral 186 1/2; LouisviHe et Nashville, 142 1/2;
New-York Central. 171; Norfolk et Western, 176;
Peusylvania, 63 3/4; Reading, 100 1/4; Southern
Railway 147 3/4; Soutliern Pacifie, 120; Union
Pacifie 192; Anaconda Copper, 67; Calumet et
Becla 22 1/8; Utah Copper, 158; American
Téléphone, 174 1/2; American Car et ïoundry.
95 British Americ. Tobacco, 28 1/4; U. S.
Leather, 44 1/2; General Elect., 146; Int. Mrc
Marine Com., 41/2; Int. Mrc. Marine Prêt..
S7 1/4- Bethlehem Steel, 59 1/2; Crncible Steel,
7S 114; U S. Steel Common, 135 1/4; U. S. Steel
Pref., 141 1/8; Royal Dutch, 54 S/8; Shell,
48 7j8.
Derniers cours commerciaux
NEW-ORLEANS, 26 juin. Coton»; Disponible,
juillet, 22 09; octobre, décembre,
21 71/72; janvier, 21 Mars, 21 43/44; mal,
21 40.
NEW-YORK. 26 juin. Sucre» juillet, 245;
septembre, 259; octobre, 264; décembre, 270;
janvier, 268; mars, 264; mal, 271.
NEW- YORK, S6 juin Coton disponible.
22 50; terme sur juillet, 21 97/22; il terme
sur septembre, 22
Calé» Rio, type N- 7, disponible, 15
sur juillet, 15 18; sur septembre, 15 43.
Sucre centrifuge: Cuba, 440.
CHICAGO, 26 juin. Coton: juillet, 22 22;
octobre, 21 8x
CHICAGO, 26 juin. lés: si.r juillet,
sur septembre, 139 a. 18» S/4.
Moi» sur juillet, 102 S14; tur septembre,
9» S/8.
Saindoux: sur juillet, 12 10;. sur septembre,
12 a
L'Union coloniale offre un banquet
à M. Jaspar
président, du conseil belge
Sous la présidence.
de M. Gaston Doumergue
Poursuivant le cycle de ses manifes-
tations tendant au rapprochement des
nations qui représentent dans les pays
neufs la civilisation contemporaine,
l'Union coloniale donnait hier un grand
dîner en l'honneur- de M. Jaspar, prési-
dent du conseil et ministre des colo-
nies de Belgique, et de M. Kpningsber-
ger, ministre des colonies des Pays-
Bas.
Autour de M. Doumergue, qui prési-
dait cette manifestation, avaient pris
piace MM. Doumer, président du Sé-
r.at Bouisson, président de la Cham-
bre Barthou, ministre de la justice
.Leygues, ministre de la marine Bo-
kanowski, ministre du commerce
Léon Perrjer, ministre des colonies
Loucheur, ministre, et Oberkirch, sous-
secrétaire d'Etat au travail sir John
Shuckburgh, sous-secrétaire d'Etat ad-
joint aux colonies; Fock, gouverneur
général des Indes néerlandaises Le-
marchand, président du conseil munici-
pal de' Paris, ainsi qu'un grand nombre
de parlementaires.
M. François-Marsal, président de
l'Union coloniale, salua le président
de la République, ancien magistrat co-
lonial et ministre des colonies.
M. Léon Perrier, ministre des colo-
nies, parla des liens qui unissent les
trois nations sœurs France, Belgi-
que et Hollande. Il vanta la neauté de
1 effort colonial hollandais, effort an-
cien déjà et qui a,donné d'admirables
résultats et de la rapidité de celui ac-
compli en peu de temps par la Bel-
gique.
M. Jaspar, en levant son verre à la
santé du président de la République,
déclara qu'il faisait autre chose qu'un
geste purement protocolaire.
Quand il s'agit de la France, dit-il,
pays avec lequel nous avons passé de
si rudes épreuves, le protocole fait place
à l'affection.
Après avoir fait un" éloge de la colo-
nisation française et de la colonisation
hollandaise, le président du conseil de
Belgique parla de 1'oeuvre réalisée au
Conffo il signala le réveil de l'esprit
colonial après guerre et les progrès
réalisés, tellement rapides, qu'il faut
maintenant prendre des mesures pour
calmer l'élan d'un pays dont l'avance,
est trop vive. Le développement éco-
nomique se heurte en effet à la pénurie
de la main-d'oeuvre,
M. Koningsberger, après les remer-
ciements d'usage, reprit, après M. Jas-
jar, la thèse de l'union nécessaire en-
tre les pays métropolitains dans la
poursuite de l'ceuvre coloniale. Faisant
allusion aux incidents qui se sont pro-
duits aux Indes néerlandaises, il es-
tune qu'il est nécessaire de lutter con-
tre les fauteurs de troubles qui cher-
crient à organiser ,l'Il révolte dans les
colonies.
M Barthou, au nom du président du
conseil, apporta le salut du gouverne-
ment de la République aux représen-
̃ tants des gouvernements amis de Bel-
gique et de Hollande et les remercia de
la leçon de haute philosophie coloniale
qu'ils out apportée.
Enfin, le président de la République
porta un toast au roi Albert de Bel-
gique et à la reine, qui, tous deux,
accomplissent actuellement un voyage
au Congo à la reine de Hollande et
au roi George V.
Ajoutons que, dans l'après-midi,
M de Marcilly, ministre de France
à la Haye, avait remis à M. Konings-
berger la plaque* de grand-officier de
la Légion d'honneur.
UN PENSIONNÉ DE GUERRE
MÉCONTENT D'UNE DÉCISION
DE LA COUR AIXOISE
DES PENSIONS SE LIVRE
A UNE MANIFESTATION BRUYANTE
Aix-EN-PnovENCE, 26 juin, Télégr.
Matin. L'audience d'ordinaire si
paisible de la cour des pensions, a été
troublée par un incident navrant.
Me Boniface, du barreau de Marseil-
le, plaidait pour un grand mutilé du
poumon, M. Auguste Reynaud, recon-
nu. successivement, par une série de
commissions de réforme dont les exa-
mens s'échelonnent de 1921 au 13 juil-
let 1927, comme atteint d'une incapa-
cité de 100 à 110
Le tribunal spécial de Marfieille lui
allouait en décembre dernier une peu-.
sion de 100 mais le ministère pu-
blic, qui représente auprès de cette
juridiction le ministre de la guerre, fit
appel, s'appuyant sur le fait que le
rapport d'expert rédigé en 1926 ne por-
tait pas mention du bacille de KocK,
indispensable pour l'octroi du taux de
100
La cour des pensions se rendit il.
cette raison juridique et le président
Laffont, aveugle de guerre, octroya u
M. Reynaud une pension de 75
Quand Auguste Reynaud, qui vit
dans un perpétuel état d'énervement,
entendit la lecture de cet arrêt, il sauta
sur le bureau de la cour et se livra
des restes déplorables, proférant des
cris inarticulés, défonçant la toque
présidentielle. Le ministère public et
les témoins durent intervenir. Finale-
ment, les choses s'apaisèrent, au cours
des formalités judiciaires, et Raynaud,
qui regrettait le désordre.de ses ges-
tes, regagna Marseille au bras de son
défenseur.
HAINE FRATRICIDE
Une sexagénaire, au cours d'une lutte
sauvage, étouffe sa sœur
Chaumont, 26 juin. Téléph. Matin.
Le petit village de Anglus, aux con-
fins des départements de la Haute-
Marne et de l'Aube a été le théâtre d'un
drame de famille.
Deux sœurs, Mme Albertine Mertrude,
60 ans, cultivatrice, et Augustine Alma,
56 ans, ménagère, habitaient des mai-
sons voisines. Les deux sœurs vivaient
en très mauvaise intelligence et hier,
à propos d'une bataille de chiens, elles
en venaient aux mains. Mme Alma eut
le dessous et roula sur le sol.
Un passant, M. Dinet, sépara les deux
femmes Mme Mertrude, rentra chez
elle, cependant que sa soeur, Mme
Aima, restait sur le sol, râlant et di-
sant Elle m'a tuée ». Peu après, la
malheureuse expira.
L'enquête démontra qu'elle était mor-
te étouffée par la pression, sur sa poi-
trine, des genoux de la meutrière. Celle-
ci vient d'être 'écrouée à la prison de
Chaumont. Elle n'a manifesté aucun re-
gret de son acte, déclarant
C'est de sa faute, elle me narguait
depuis trop longtemps.
Le court séjour à Paris des aviateurs
américains Stultz et Cordon
Boxjlogne-sur-Mer, 26 juin. Les
deux aviateurs américains Stultz et
Gordon, les récents triomphateurs de
l'Atlantique, venus faire une excursion
en France, ont quitté le Bourget cet
après-midi pour rentrer à Londres
bord d'avions militaires.
Les deux avions du d'aviation
étaient pilotés l'un par l'adjudant chef
Marchai, et l'autre par le sergent-ma«
jor Lennois.
Par suite de la tempête, les avia.
teurs ont été obligés d'atterrir l'aér»-
drome de Berck-Plage.
Les deux Américains ont regagné
Boulogne-sur.Mer en automobile et ils
ont pris le paquebot de 19 heures à
destination de l'Angleterre. (Matin.)
AVANT LE DÉBAT
SUR LA POLITIQUE GÉNÉRALE
Le conseil de cabinet
en a délibéré hier matin
Les négociations se poursuivent
avec le groupe radical
Les ministres se sont réunis hier
en conseil de cabinet, sous la prési-
dence de M. Poincaré, afin d'envisa-
ger la situation politique.
Tout le monde fut d'accord pour con-
sidérer qu'il y avait lieu de conti-
nuer les conversations avec les grou-
pes de gauche, et notamment avec les
radicaux-socialistes, en vue d'arriver
à une entente sur le texte de l'ordre
du jour qui devra clôturer les inter-
pellations sur la politique générale du
gouvernement.
Dans l'après-midi, une longue confé-
rence eut lieu au ministère de l'inté-
rieur. MM. Albert Sarraut. Herriot,
Léon Perrier et Queuille. ministres ra-
dicaux, y rencontrèrent MM. Daladier,
Malvy, Yvon Ueiliuà, Cazals. Luinou-
reux et Berthod, membres du comité
directeur du parti radical-socialiste.
Si cette entrevue ne permit pas d'éli-
miner tous les sujets de friction, elle
rapprocha sensiblement les points de
vue.
C'est ainsi qu'il apparut que la for-
mule d '« union nationale p pourrait
être remplacée par celle de « concorde
républicaine », puisque c'est cette der-
nière que M. Poincaré employa, au
seuil de la campagne électorale, dans
ses deux discours-programme de Bor
deaux et de Carcassonne.
Sur les autres points,-on discuta éga-
lement de changements de mots, voire
sur la supériorité d'un pluriel sur le
singulier.
Ce sont là querelles tellement pué-
riles dès qu'on les regarde d'un peu
loin, qu'on ne peut pas concevoir que
l'accord ne finisse pas par sortir do
telles discussions.
A la Chambre, c'était hier le senti-
ment quasi général.
Le groupe de ra gauche radicale a
décidé, par un vote unanime, d'ap-
prouver la déclaration du gouverne-
ment et de demander la priorité pour
son ordre du jour de confiance qu'il
déposera dès aujourd'hui. Le texte en
sera communiqué par le président du
groupe, M. Daniélou aux radicaux-so-
cialistes. D'autre part, M. Daniélou
lira, à l'issue du débat, une déclara-
tion dont la rédaction a été confiée à
i ne commission composée de MM. Le
Trocquer, Laurent-Eynac, Gourdeau et
Lillaz.
La gauche radicale insistera sur la
nécessité pour la majorité républicai-
ne de la Chambre de se grouper sur
son ordre du jour de confiance, afin
de répondre au vœu du pays et de
permettre au gouvernement de pour-
suivre son œuvre avec une autorité
encore accrue.
Les républicains socialistes unt tenu
également une réunion à laquelle as-
sistait M. Painlevé. Ils ont oécidé de
voter l'ordre du jour de confiance.
Toutefois, ils délégueront un orateur
pour formuler à la tribune des réser-
ves sur certaine passages de la dé-
claration ministérielle.
M. Herriot préside
un déjeuner franco-argentin
A l'occasion de l'inauguration de la
fondation argentine de la Cité univer-
sitaire 'de Paris, M. Herriot, ministre
de l'instruction publique, a présidé,
hier. un iléieuner offert par M. Sau-
veran, président fondateur du Foy:r
intellectuel franco-argentin, et auquel
t-.ssistaieht notamment M. Alvarez de
ToIpcIo. iimiiassaiiour de la Républi-
que Argentine à Paris M. Charléty,
recteur de l'Université de Parie
M. Cavalier, directeur de l'enseigne-
tnent supf'i iniir au ministère de- l'.iHfc
trùction publique les doyens dés fa-
cultés, iiinsi que de, nombreuses
personnalités de la colonie argentine.
La reconstitution du parti
républicain socialiste
Depuis le début de la législature, les
républicains socialistes sont divisés en
deux groupes, ce qui est un de trop.
Le plus important comprend MM, An-
tériou, Appell, Basset, Benazet, Ber-
thezenne, Bourgot, Brandon, Bravet.
Aristide Briand, Descubes, Diagne, For
geot, llennessy, Painlevé, Pouzet. Pra-
don-Vallancy, Léon Vincent et Maurice
Viollette.
Ce dernier vient d'adresser à toutes
les fédérations républicaines-socialistes
un manifeste dans lequel il proteste,
au nom de ses collègues, contre les
manœuvres par lesquelles certains élé-
ments groupés autour de comités fan-
tômes ont réussi à s'emparer de l'orga-
nisation centrale du parti qu'il s'agit
maintenant de reconstituer si on veut
mettre fin à une scission nuisible. Le
manifeste est accompagné d'un projets
de déclaration du parti.
Le centenaire du Bureau Veritas
Le Bureau Veritas, qui établit la note
de confiance à accorder aux navires du
nionde entier, fondé en 1828 à Anvers,
st qui a maintenant son siège à Paris,
célébrait hier soir au Continental, en
un grand banquet que présidait M. An-
dré Tardieu, ministre des travaux pu-
blics et de la marine marchande, le
centenaire de sa fondation. Le domaine
du Bureau Véritas s'étend maintenant
aux aéronefs.
De nombreuses personnalités de la
marine et de l'armement y assistaient.
Au dessert, tour à tour MM. Lefèvre,
président du conseil d'administration
du Bureau Veritas Philippar, vice-
président du comité français Lebon,
premier échevin d'Anvers l'amiral
Fock, directeur général de l'inspection
tollandaise l'amiral Morney, au nom
de la Ligue maritime et coloniale, di-
rent ce que furent les débuts et ce que
sont les services du Bureau Veritas.
Puis M. André Tardieu, après avoir
rendu hommage au rôle joué par no-
tre grand organisme de classification
des navires et maintenant aussi des
aéronefs remit la rosette de la Lé-
gion d'honneur à M. Humel, président
du comité néerlandais du Bureau Ve-
ritas.
Une manifestation antifrançaise
à Baden-Baden
A l'occasion de l'inauguration
d'un monument militaire
STRASBOURG, 26 juin. Télégr. Ma-
tin. A Baden-Baden vient d'être
inauguré un monument rappelant que
le 15' régiment de dragons silésiens
a tenu garnison dans la ville de Ha-
guenau de 1871 à 1914.
Le monument porte les armes de la
ville alsacienne. Les anciens soldats
de ce régiment, qui assistaient à la
cérémonie d'inauguration, ont reçu
un album où la France est violem-
ment attaquée et où l'Allemagne est
invitée à reprendre l'Alsace, le Sles-
vig, Dantzig, etc.
DERNIERES NOUVELLE? SPORTIVES
TENNIS
Wimbledon
LONDRES, 26 juin. Simple 20 tour
Borotra bat Hughes, 1-6, 6-4, 6-3, 8-6
lilden bat Fisher, 6-1, 6-3, 6-1 Lott
t at Lester, 6-1, 6-1, 7-5 Brugnon bat
Holthouse. 6-2, 6-4, 6-2 Patterson bat
Kleinschroth, 6-0, 6-2, fi-1 Lacoste bat
Pawles, 6-8, Spence bat
'i'immes, 6-1, 4-6, 6-4, 8-10, 6-3 Cochet
hat Hopman, 6-1, 6-4, 8-6 Ohta bat
Zerlendi, 6-1, 8-6. 6-3 Morpurgo bat
Williams, 6-2, 6-4,
Simple dames 1er tour Mlle de Alva.
rez bat Mrs Lycett. 62, 6-2. (Matin.)
la
sont1es qualités qui font le succès que
connaît à l'heure actuelle ce modèle.Mais
à ces qualités s'en ajoutent deux autres quife. c
ront que ce succès ira sans cesse grandissant:
Sa sécurité de marche
due à sa direction dune stabilité absolue et
à sa parfaite tenue de route
Sa durabilité
résultat d'une perfection d'usinage
poussée à l'extreme et au fait que son
moteur donnant sa puissance maxima 3
un nombre de tours relativementpeu eieve
ne fatigue et ne s'use pas.
Le châssis .• 42.7oo
La spacieuse conduite intéi£?. 55.3oo
DELAG E
WAGONS:LITS
Du 1er juillet au 31 août, un nouveau
train Pullman, lr" et 2e classes, dé-
nommé « Paris-côte belge », mettra en
relations directes Paris-Ostende et les
diverses stations balnéaires du littoral
belge.
Ce train quittera Paris à 10 h. 50. sera j
à Ostende à 15 h. 25 et, après avoir
desservi Blankenberghe et Heyst, arri-
vera Knocke-sur-Mer (Le Zoute), à
16 h. 17.
Retour Knocka-sur-Mer (Le Zoute),
16 h. 30 'Heyst 16 h 38 Blanken-
berghe 17 h. 03 Ostende 17 h. 20
Paris 22 heures.
LA DÉMISSION
DU DÉPUTÉ COMMUNISTE AURIN
Nous avons annoncé hier que le com-
muniste Aurin, élu à Issoudun, était
menacé d'invalidation, plusieurs motifs
ayant été retenus par le ie bureau de
la Chambre chargé de vérifier la sin-
cérité de cette élection.. Mais il y a
mieux. Le député Aurin est démission-
naire avant même d'avoir jamais mis
les pieds au Palais-Bourbon, où onc-
ques ne le vit encore. Il est vrai que ce
n'est pas de son plein gré.
C'est le parti communiste qui l'y
contraignit pour avoir commis la faute
de se présenter au second tour comme
candidat dm bloc des rouges ». Et
Moscou n'admet pas qu'on transgresse
ses ordres.
Le bureau politique du parti commu-
niste força donc le c camarade » Au-
rin à donner sa démission. Bien mieux,
il lui dicta le texte de la lettre qu'il
devait adresser au président de la
Chambre.
Il vaut la peine d'être reproduit in
extenso car c'est un véritable monu-
ment de prétention puérile et de des-
potisme forcené. On dirait un pensum
qu'un maître sévère aurait imposé à un
petit enfant pris en faute et qu'il en-
tend forcer à demander pardon.
Paris, le 21 juin 1928.
Monsieur le président
de la Chambre des Députés
Paris.
Monsieur le président,
Dans le département de l'Indre, au
2o tour de scrutin, contrairement aux
décisions du parti communiste, les
candidats de ce parti ont eté retirés
dans trois circonscriptions.
Dans celle où j'ai été élu, l'affiche
apposée sous ma responsabilité ne por-
tait pas le nom du parti communiste
et faisait appel à toutes les « gau-
ches Ainsi, 'le caractère de ma c
retraits des candidats communistes
dans les autres circonscriptions ont
abouti dans l'Indre à intégrer le parti
canmuniste dans le cartel des gau-
ches et à lui enlever sa véritable
figure de parti de classe des travail-
leurs.
'Afin 'de réparer cette faute politi-
que, mon parti m'a demandé d'aban-
donner un mandat obtenu dans de
telles conditions. Convaincu de la jus-
tesse de sa décision, je vous remets
ma' démission de député de l'Indre
(circonscription d'issoudun).
Recevez, monsieur le président, mes
salutations distinguées,
Signé AuRiN.
Le maître n'avait rien oublié, même
pas d'indiquer la place où devait être
mise la signature. Mais l'élève indis-
cipliné a refusé de copier le pensum. Il
s'est contenté d'adresser,au .président
de la Chambre une lettre de démission
de trois lignes, moins humiliante et
d'une forme plus normale.
Alors, indigné d'un tel sans-gêne, Je
maître a aussitôt publié son texte dans
l'organe officiel des soviets afin que
nul ne puisse ignorer ce beau morceau
de littérature.
Il aura évidemment son petit suc-
Mais ce ne sera. qu'un succès de fou
rire, car, sous queique forme que ce
soit, M. Aurin ne peut pas démission-
ner avant que son élection ait été re-
connue régulière.
II n'en sera donc pas moins invalidé,
NOUVELLES EN TROIS LIGNES
A Saint-Calais (Sarthe), un puisatier, M. Ri.
gaulfc, est mortellement intoxiqué au cours de
son travail. Une femme est incommodée. (M.)
Soixante-cinq thoniers de Dojiarnenet et de
Tréboul vont pgrtir en campagne entre le golfe
de Gascogne et le phare d'Armen.
CHEMINS DE FER DE L'ETAT
UNE JOURNÉE AU BORD DE LA MER
Fêtes des Provinces de France
et festival de musique à Trouville
Grande Semaine de la Ligue maritime
et coloniale du Havre. Présence
d'une escadre en rade du Havre
A l'occasion de la grande fête régionaliste, or-
ganisée à Trouville avec le concours ne 600 repré-
sentauts costumés de différentes provinces, ge
La grande Semaine maritime et coloniale au Havre
et de la: présence en rade d'une escadre, deux
trains spéciaux d'excursion A prix réduit et 1,
marche rapide seront mis en circulation, le dlman.
che 1" juillet 1928, de Paris au Havre et de
Paris à Trouvllle-DeauTille (avec retour tacult:i.-
tif par l'un ou l'autre de ces trains, aux condi-
tions ci-dessous)
a) Paris-Saint-Lazare au Havre et retour
69 fr. 60 en 2' classe, 45 fr. 45 en S- classe;
b) Paris-Saint-Lazare il Trouville-Deauvllle et
retour: 67 fr. 45 en 2' classe, 44 fr. 05 en 31 classe;
c) Paris-Salnt-Lnzare au Havre (avec retour par
Trouville-Deauville) ou Paris-Siiint-Lnzare L Trou-
ville-Deauville (avec retour par le Havre)
6S fr. 55 en 2* classe, 44 fr. 75 en classe.
La délivrance des Dillets spéciaux valables par
ces trains est commencée depuis le lundi 25 juin'
et cessera samedi 30 juin, a 20 heures.. Elle en
etfectuée par la gnre de .Paris-St-Lazare et pU
l'Office de tourisme des trains Bonnet. 94, boule-
vard Richard-Lenoir, il l'aris (11«) qui délivre'éga-
lement aux voyageurs qui c:n font la demande
des billets spéciaux d'excursion comprenant m»
tamment le prix de la traversée par bateau, z-
..L'attention, du- jiubJîc est tout particulièrement
appelée sur la réduction de 50 sur le prlx
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tent les billets des trains wéciaux d'excursion.
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