Titre : Les Annales politiques et littéraires : revue populaire paraissant le dimanche / dir. Adolphe Brisson
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1907-07-14
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34429261z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 42932 Nombre total de vues : 42932
Description : 14 juillet 1907 14 juillet 1907
Description : 1907/07/14 (A25,N1255,T49). 1907/07/14 (A25,N1255,T49).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5721921t
Source : Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-34518
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 01/12/2010
Une averse accueillit si bien la foule sur
le Champ-de-Mars, que les patriotes se plai-
gnaient tout haut que « le Bon Dieu se fût
fait aristocrate ».
La veille, Louis XVI avait passé la revue
des troupes, de la garde nationale et des
fédérés dans les Champs-Elysées et sur la
place Louis XV.
Au début de l'après-midi, escorté de la
garde nationale que commandait La Fayette,
il se rendit à la cérémonie du Champ-de-
Mars, où il prit place dans une tribune réser-
vée.
Sur l'autel de la Patrie, l'évêque d'Autun,
Talleyrand, officiait, entouré d'un nombreux
clergé. Puis, La Fayette vint formuler, au
nom de toute la France, le serment de fidélité
à la Constitution et au roi, serment que
Louis XVI, sans quitter la tribune, prêta à
son tour, sous une forme plus brève. Tout
cela au milieu des fanfares et des salves de
mousqueterie.
Cette grande journée se termina naturel-
lement dans les chants, les beuveries et les
danses. On avait, en particulier, installé une
salle de bal en forme de bosquet sur l'em-
placement où s'élevait encore, l'année pré-
cédente, la Bastille.
Chaque 14 Juillet fut ainsi célébré, avec plus
ou moins de magnificence, jusqu'au Consu-
lat.
Mais la première République comblait le
peuple de fêtes de toutes sortes : fêtes de
l'Etre suprême, de la Raison, de la Liberté,
le la Victoire, de la Paix, de la Souveraineté
du Peuple.
Le Consulat mit un terme aux réjouissances
solennelles, il ne conserva aux fêtes publiques
que leur caractère le plus banal : distributions
le vivres aux indigents, bals, illuminations,
eux d'artifice.
L'Empire offrit, aux spectateurs de la rue,
e magnifique spectacle de ses revues, où
'enthousiasme populaire s'échauffait au con-
act des braves à trois poils qui promenaient
travers l'Europe, de victoire en victoire, les
laideurs nationales.
Napoléon Ier choisit, néanmoins, la date
du 14 Juillet pour distribuer les croix de la
Légion d'honneur, pour la première fois, en 1804.
Sous la Restauration, la Saint-Louis redevint,
naturellement, une sorte de Fête nationale.
Dès 1830, on songea à célébrer chaque
année, par des réjouissances publiques, l'an-
niversaire des trois glorieuses et, aux der-
niers jours de juillet, on institua une Fête na-
tionale de trois jours.
Le second Empire célébra sa Fête le 15
août, avec un superbe déploiement militaire.
Enfin, la troisième République songea, vers
1878, à rétablir les cérémonies passées du 14
Juillet.
Le 14 Juillet a son histoire écrite, dessinée
et même chantée, et c'est aux grands sou-
venirs de liberté évoqués qu'il doit son extra-
ordinaire vitalité ; car rien n'est plus funeste à
une réjouissance publique que la périodicité.
La fête populaire n'a pourtant pas aban-
donné tout caractère pittoresque. Autour de la
revue qui donne la note patriotique, la liberté!
de la circulation laissée aux acrobates et aux
mendiants, les bals improvisés au coin des rues
et sur les places, les représentations gratuites,
donnent une bien amusante vision de gaieté
un peu lourde, mais curieusement naïve.
R. DE BETTEX.
en l'an IX (1801).
ux Champs-Elysées, dans le carré Marigny.
Distribution des Aigles au Champ-de-Mars (1er juin 1815).
Fête du 14 Juillet sur la place de la République (1880), d'après le tableau de ROLL.
le Champ-de-Mars, que les patriotes se plai-
gnaient tout haut que « le Bon Dieu se fût
fait aristocrate ».
La veille, Louis XVI avait passé la revue
des troupes, de la garde nationale et des
fédérés dans les Champs-Elysées et sur la
place Louis XV.
Au début de l'après-midi, escorté de la
garde nationale que commandait La Fayette,
il se rendit à la cérémonie du Champ-de-
Mars, où il prit place dans une tribune réser-
vée.
Sur l'autel de la Patrie, l'évêque d'Autun,
Talleyrand, officiait, entouré d'un nombreux
clergé. Puis, La Fayette vint formuler, au
nom de toute la France, le serment de fidélité
à la Constitution et au roi, serment que
Louis XVI, sans quitter la tribune, prêta à
son tour, sous une forme plus brève. Tout
cela au milieu des fanfares et des salves de
mousqueterie.
Cette grande journée se termina naturel-
lement dans les chants, les beuveries et les
danses. On avait, en particulier, installé une
salle de bal en forme de bosquet sur l'em-
placement où s'élevait encore, l'année pré-
cédente, la Bastille.
Chaque 14 Juillet fut ainsi célébré, avec plus
ou moins de magnificence, jusqu'au Consu-
lat.
Mais la première République comblait le
peuple de fêtes de toutes sortes : fêtes de
l'Etre suprême, de la Raison, de la Liberté,
le la Victoire, de la Paix, de la Souveraineté
du Peuple.
Le Consulat mit un terme aux réjouissances
solennelles, il ne conserva aux fêtes publiques
que leur caractère le plus banal : distributions
le vivres aux indigents, bals, illuminations,
eux d'artifice.
L'Empire offrit, aux spectateurs de la rue,
e magnifique spectacle de ses revues, où
'enthousiasme populaire s'échauffait au con-
act des braves à trois poils qui promenaient
travers l'Europe, de victoire en victoire, les
laideurs nationales.
Napoléon Ier choisit, néanmoins, la date
du 14 Juillet pour distribuer les croix de la
Légion d'honneur, pour la première fois, en 1804.
Sous la Restauration, la Saint-Louis redevint,
naturellement, une sorte de Fête nationale.
Dès 1830, on songea à célébrer chaque
année, par des réjouissances publiques, l'an-
niversaire des trois glorieuses et, aux der-
niers jours de juillet, on institua une Fête na-
tionale de trois jours.
Le second Empire célébra sa Fête le 15
août, avec un superbe déploiement militaire.
Enfin, la troisième République songea, vers
1878, à rétablir les cérémonies passées du 14
Juillet.
Le 14 Juillet a son histoire écrite, dessinée
et même chantée, et c'est aux grands sou-
venirs de liberté évoqués qu'il doit son extra-
ordinaire vitalité ; car rien n'est plus funeste à
une réjouissance publique que la périodicité.
La fête populaire n'a pourtant pas aban-
donné tout caractère pittoresque. Autour de la
revue qui donne la note patriotique, la liberté!
de la circulation laissée aux acrobates et aux
mendiants, les bals improvisés au coin des rues
et sur les places, les représentations gratuites,
donnent une bien amusante vision de gaieté
un peu lourde, mais curieusement naïve.
R. DE BETTEX.
en l'an IX (1801).
ux Champs-Elysées, dans le carré Marigny.
Distribution des Aigles au Champ-de-Mars (1er juin 1815).
Fête du 14 Juillet sur la place de la République (1880), d'après le tableau de ROLL.
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