Titre : Le Ménestrel : journal de musique
Éditeur : Heugel (Paris)
Date d'édition : 1855-01-21
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344939836
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 44462 Nombre total de vues : 44462
Description : 21 janvier 1855 21 janvier 1855
Description : 1855/01/21 (A22,N8)-1855/01/27. 1855/01/21 (A22,N8)-1855/01/27.
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k56213507
Source : Bibliothèque nationale de France, TOL Non conservé au département des périodiques
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 01/12/2010
¥ 478. ■— Ving^ileuxième année-.— N° 8.
JOMML HEBDOMADAIRE,
Dimanche 21 Janvier 188$.
ON NE REÇOIT QBE LES LEETJJES
, AFFRANCHIES.
MUSIQUE ET THEATRES.
ANNONCES, 50 .C. LA LIGNE.
l.FB. LES RÉCLAMES.
ÈNPKOTINÇE OU à l'Étranger, ons'abonne chez tous les libraires el,marçhands (le musique, ou directement à Paris, par un bon sur la poste, adressé franco à M, HF.OGEL, Directeur
du Ménestrel, 2.bis, rue Vivienne. On s'inscrit du 1er de chaque mois.
;io rHAW 1" mode d'abonnement : Journal-textetous les dimanches,— 26 morceauxde chant, scènes, mélodies, romances, chansonnettes, de quin2aine en quinzaine,— deux Albums illustrés
î */jmflt.Hs*, . , et {)ciiï bijiptg gratuits pour chaque concert du Ménestrel. — Un an : 15 fr.; Province : 18 fr. .. . '
o»PI,lko 2°» mode d'abonnement:Journal-texte,— 26morccaux dé piano, valses/qùadrillcs, polkasyscholtisch,—deux Albumsillustrés etles billets de concerts.—Dnan:l 5 fr.;Province:18fr.
1- ^-a « wmv «wm B»BS,W© liÉ}KOTBS,' 3e mode d'abonnement !réuni'ssant les deux premiers : Jôurlnal-itexter— 52 morceaux de chant efrde piano, ^- quatre Alliions illustrés et trois billets
tj«.tH*ai-fti»»'".' pour chaque GoNCER? du Ménestrel. —Vn an : 2!5fr. ; Province: 3©fr. .
i-. '%: ; ' GTEXTE SÉCTli, ABONNEMENT D'AIITISTE , un an : 5 fr. ; Province 6 fr.'î!
* SJES 3SBJ8SB3AÏJX : 3 M«, rue Vivienne, ara Sïagasin de Musique du Ménestrel, HEtJffiJEÏi et C", Éditeurs-Fournisseurs du Conservatoire.
Nos abonnés à la musiqpe de PIANO, recevront,'
avec le, numéro de ce jour :
:iili:SJS«BÏJVEMaKS BE V©"SfA«3E,
deuxième quadrille'composé par STRAUSS pour les bals
•deTOpéra, sur l'Album-1855 de GUSTAVE NADACD.
. *Noùs publierons dimanche prochain, pour nos abon-
nés à. la musique de CHANT : ,
I.'MIÎt^BfMEBjïiE ï»EStï>UE,... .
'nouvelle mélodie, de :F.,' MASINI, paroles de VICTOR
MICHAL, dessin de.BERTKATJOD.
' ''Suivront'immédiatement 'après les nouvelles ro-
mancés de' l'Albùm-1855 deLÉoPOLD AMAT .
22ME ANNÉE DU MENESTREL.
%> Nos abonnés sont,également priés deJiaire reti-
rer leurs ALBUMS-PRIMES,dansnosbureaux, 2bis,
rueVivienne, en renouvelant leur abonnement
pour l'année 1854-1855. ., , ■ ,,
2 ALBUMS 0E CHANT.
.Romances et Chansonnettes, par
ïi. A1BABIE.— 'El». ïiïïïJÏBJMEK.
2 ALBUMS DE PIANO.
: Mopccams et musique «le dnniie,
Par MM. FÉLIX GODEFROID , ROSELLEN ,PAUL
BERNARD, J.-CH. HESS, ALPHONSE LONGUE VILLE ,
STRAUSS, BOUSQUET, BATTMANN et MICHELI.
N. B. Nos souscripteurs de la province sont in-
vités à renouveler immédiatement leur abonnement,
en,nous;indiquant par.quelle voie devront leur
être adressés les Albums-Primes, dont le luxe d'é-
dition ne permet pas là rémise à (a poste. — Écrire
franco , en adressant un bon sur la' poste, ou.sur
Paris. « '<"";:.
L^_ r-îi5TgiHr^0-O^0- ' I '■ 1.
THÉÂTRE IMPÉRIAL ITALIEN;
ïiirid'a di ChtmiDuni.
Si Donizetti n'a pas été précisément un génie
créateur, on ne peut, en revanche, lui. refuser .le
talent des ingénieuses combinaisons, des arrange-
ments à effet, le don des mélodies",gracieuses,
abondantes , et faciles.. Jamais imitateur. n'appro-,
chera plus près de l'originalité : chacune des par-
titions du maître se distingue par des ^qualités
excellentes , fcet Linda, nq|amment, quoique ses
destins ne l'aient pas placée au .premier rang , a
conquis une faveur méritée autant par les bonnes
qualités du compositeur que par la variété de son
coloris et de ses. caractères. On s'y laisse bercer^
presque constamment par les plus charmantes can-
tilènes, on y suit avec intérêt une instrumentation'
élégante,;(én même temps que la fable vous trans-
porte tour à tour de la comédie dans le drame ; des
saillies d'27 marchese aux sanglots de» Linda, des
gentillesses de Pierrot à la malédiction d'un père.
Je neparle que pour mémoire du çom^eÇarlo, qui
a des allures d'amoureux, transi, et dont on ne
coniprendguère mieux les remords que la trahison, j
Quoi qu'il en soit,,et de tout-ce pêle7mêle de perr -
son nages, de passions et d'événements qui, cons-
tituent un des meilleurs mélodrames de nos scènes \
secondaires, résulte en somme un spectacle atta-
chant auquel la musique de Donizetti prête autant
d'intérêt que de charme. ": ,-;,''
.,. Nous avons vu déjà plusieurs grandes, canta- -
trices dans le rôle de Linda: aucune assurément
n'avait ce timbre pur, frais, argentin, deMmeGas-
sier, qui sied si bien .à une fille des montagnes,; il
yr:a.comme un.reflet du ciel, des nèïgesv'des^som- '
mets alpestres, dans son merveilleux gosier ',,$$$$■'
chante . comme ,l'oiseau, gazouille,: .piftSi^flbrts , >.
.libreinent, à la grâce de Dieu ; ce qui ne veut pas
dire,4ant s'en faut, que, ses notes si douces s'en ;
aillent.à l'aventure; mais il y a un|egjé\où l'art ;
disparaît et semble faire place à la nçàturé., I
Comme la jeune artiste est coquettement naïve j
dans son premier morceau ! que de tendresse elle ;
déployé dans son duo, avec le comte ! et au second 'i
acte, avec qufllejndignation elle foudroyé l'odieux j
marquis ! avec quelle désolation , avec, quelle, hu- i
milité elle,se prosterne auxgenoux^de son père!... -\
Tout cela .est rendu d'un sentiment vrai et profond,
d'un accent irrésistible et d'une voix souveraine-
ment sympaÛiique. Pour* la».,,partie brillante, >
Mme Gassier a "remplacé le, noetpre à deux voix '
qui termine l'ouvrage; par unlfondo à! Il Colo-
nellode Ricci, dans lequel elle réalise des pro-
diges de vocalisation, et exécute, entre autres, ce
merveilleux trille enflé, puis amoindri, gui lui a
précédemment valu tant dé bravos dans le Êarbier.
, Baucârdé (Càrlo), en abordant avec une, égale
supériorité un personnage aussi complètement
différent du Trovatore, a prouvé la souplesse et '
l'étendue de ses môyènsî, Sou chant spianalo,d'une
tenue si ferme, son expression si touchante et si
admirablement nuancée, ont donné une véritable
^valeur ài-la,romap6a/du second acte et surtout au
: câniabile du dénouement. Son succès a été incon-
testable et bien mérité.
NSoùs les traits d'Antonio , Gassier a trouvé des
élans parlis du coeur'; son .magnifique organe et
son jeu plein de-naturel, ont produit un grand
effet et nsbulevé d'i|nanime,s applaudissements.
* s,Rossi donne au marquis une physionomie vrai-
mènt exceptionnelle ; jamais personne, jusqu'ici,
ne s'était si bien tiré de cette partie ingrate.
N'oublions pas Florenzâ et Mine Ernesta Grisi,
qui se sont distingués dans les rôles du ministre et
de Plerrbttd. " ''./,
. L'affiche annonce la très-prochaine apparition
de Gli Àrdbi nette Gallie, opéra de,Pacini, dont
le maestro est .venu diriger lui-même les répé-
titions. ■"
' . . ■ E.vYlEL.. ■
THËATRE#IfflPERIAi DE lÔPM-COMQIJE.
Re ©ÏMCB» ilaa JaiMÏiHâér,
Opéra-comique en un acte, paroles de MM. Locsitov
et CORMON, musique de M. Ar.BERT!ÇrRisAR.
Il y a une charmante fable de'Lafontàine, in-
stitùlée : Le Chien q$iporte le dîner de son maître.
Attaqué par une bande de ses pareils, ce chie^ii ;
trop;|ôible"COnfre eux pour se défendre, et voyant
'que le dîner de son maître *
Courait, un danger manifeste,
Voulut avoir sa part, et lui, sage, il leur dit :
Point de courroux, Mëssieursv mon lopin nie suffit, s
!J :;.!,;■ : ■; Faites votre profit du reste.; - ;
i cesmols, le premier, il vous happé un morceau ^ .
Et chacun de tirer... ils firent tous ripaille. . '.. ,
■ 'Ce .chien lut. un grand philosophe. Onlui-;â
k opposé comme pendant — ua^ très-vilain pendant
—- le chien, du jardinier, animal maussade et Iiarr
gnëùx, quijne;mange pas, et qui,ne,veut pas que
les autres mangent. .'';;•;
_• Eh. bien,,,;croiriez^yous que; deux, .librettistes
français;aient osé pousser l'irrévérence et le;crime
de lèse^-galanterieraii point de ;comparer à ce;dis--
gracieux quadrupède une, jeune et yjolie fermière !
Et le procédé est d'autant plus inqualifiable,,!,que
cette jolie fermière. s'appelle M11?, Lefebvre, .bien
que ces messieurs la déguisent sous le nom de Ca-
therine.. ... , -. .. ;.. , '. ,',.":..'•'. ;•-, !i(.';. ■:■-,;.,.■,..
11 est vrai que la similitude n'a rien dj^gastro- (
comique : c'est déjà bien assez de l'emprunter f*
la. race canine. Puis, les auteurs ont une deuxième
excuse : ils n'ont fait que suivre l'exemple de
Lopede Vega, qui a .Osé bâtir une comédie sur le
même apologue- -■•'
Mme Catherine, est une jeune femme qui ne se
marie pas, et qui ne veut pas que les autres se
marient. Depuis longtemps M. Justin, son parent,
s'est épris d'elle et la demande en mariage ; non-
seulement elle le rebute, mais elle cherche à roi%
pre l'union projetée entre Marcelle , cousine de
Catherine , et le fermier François. Marcelle et
François s'aiment : il n'en faut pas davantage
pour exciter le dépit de Catherine. Elle fait mille
agaceries au jeune fermier pour le détacher de
celle qu'il veut épouser... François tombe dans le
piège, et le voilà balotté entre deux gentilles vil-
lageoises, recevant de chacune... un soufflet pour,
prix de sa versatilité. On devine les amusantes
JOMML HEBDOMADAIRE,
Dimanche 21 Janvier 188$.
ON NE REÇOIT QBE LES LEETJJES
, AFFRANCHIES.
MUSIQUE ET THEATRES.
ANNONCES, 50 .C. LA LIGNE.
l.FB. LES RÉCLAMES.
ÈNPKOTINÇE OU à l'Étranger, ons'abonne chez tous les libraires el,marçhands (le musique, ou directement à Paris, par un bon sur la poste, adressé franco à M, HF.OGEL, Directeur
du Ménestrel, 2.bis, rue Vivienne. On s'inscrit du 1er de chaque mois.
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1- ^-a « wmv «wm B»BS,W© liÉ}KOTBS,' 3e mode d'abonnement !réuni'ssant les deux premiers : Jôurlnal-itexter— 52 morceaux de chant efrde piano, ^- quatre Alliions illustrés et trois billets
tj«.tH*ai-fti»»'".' pour chaque GoNCER? du Ménestrel. —Vn an : 2!5fr. ; Province: 3©fr. .
i-. '%: ; ' GTEXTE SÉCTli, ABONNEMENT D'AIITISTE , un an : 5 fr. ; Province 6 fr.'î!
* SJES 3SBJ8SB3AÏJX : 3 M«, rue Vivienne, ara Sïagasin de Musique du Ménestrel, HEtJffiJEÏi et C", Éditeurs-Fournisseurs du Conservatoire.
Nos abonnés à la musiqpe de PIANO, recevront,'
avec le, numéro de ce jour :
:iili:SJS«BÏJVEMaKS BE V©"SfA«3E,
deuxième quadrille'composé par STRAUSS pour les bals
•deTOpéra, sur l'Album-1855 de GUSTAVE NADACD.
. *Noùs publierons dimanche prochain, pour nos abon-
nés à. la musique de CHANT : ,
I.'MIÎt^BfMEBjïiE ï»EStï>UE,... .
'nouvelle mélodie, de :F.,' MASINI, paroles de VICTOR
MICHAL, dessin de.BERTKATJOD.
' ''Suivront'immédiatement 'après les nouvelles ro-
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22ME ANNÉE DU MENESTREL.
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.Romances et Chansonnettes, par
ïi. A1BABIE.— 'El». ïiïïïJÏBJMEK.
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: Mopccams et musique «le dnniie,
Par MM. FÉLIX GODEFROID , ROSELLEN ,PAUL
BERNARD, J.-CH. HESS, ALPHONSE LONGUE VILLE ,
STRAUSS, BOUSQUET, BATTMANN et MICHELI.
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être adressés les Albums-Primes, dont le luxe d'é-
dition ne permet pas là rémise à (a poste. — Écrire
franco , en adressant un bon sur la' poste, ou.sur
Paris. « '<"";:.
L^_ r-îi5TgiHr^0-O^0- ' I '■ 1.
THÉÂTRE IMPÉRIAL ITALIEN;
ïiirid'a di ChtmiDuni.
Si Donizetti n'a pas été précisément un génie
créateur, on ne peut, en revanche, lui. refuser .le
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ments à effet, le don des mélodies",gracieuses,
abondantes , et faciles.. Jamais imitateur. n'appro-,
chera plus près de l'originalité : chacune des par-
titions du maître se distingue par des ^qualités
excellentes , fcet Linda, nq|amment, quoique ses
destins ne l'aient pas placée au .premier rang , a
conquis une faveur méritée autant par les bonnes
qualités du compositeur que par la variété de son
coloris et de ses. caractères. On s'y laisse bercer^
presque constamment par les plus charmantes can-
tilènes, on y suit avec intérêt une instrumentation'
élégante,;(én même temps que la fable vous trans-
porte tour à tour de la comédie dans le drame ; des
saillies d'27 marchese aux sanglots de» Linda, des
gentillesses de Pierrot à la malédiction d'un père.
Je neparle que pour mémoire du çom^eÇarlo, qui
a des allures d'amoureux, transi, et dont on ne
coniprendguère mieux les remords que la trahison, j
Quoi qu'il en soit,,et de tout-ce pêle7mêle de perr -
son nages, de passions et d'événements qui, cons-
tituent un des meilleurs mélodrames de nos scènes \
secondaires, résulte en somme un spectacle atta-
chant auquel la musique de Donizetti prête autant
d'intérêt que de charme. ": ,-;,''
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n'avait ce timbre pur, frais, argentin, deMmeGas-
sier, qui sied si bien .à une fille des montagnes,; il
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.libreinent, à la grâce de Dieu ; ce qui ne veut pas
dire,4ant s'en faut, que, ses notes si douces s'en ;
aillent.à l'aventure; mais il y a un|egjé\où l'art ;
disparaît et semble faire place à la nçàturé., I
Comme la jeune artiste est coquettement naïve j
dans son premier morceau ! que de tendresse elle ;
déployé dans son duo, avec le comte ! et au second 'i
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milité elle,se prosterne auxgenoux^de son père!... -\
Tout cela .est rendu d'un sentiment vrai et profond,
d'un accent irrésistible et d'une voix souveraine-
ment sympaÛiique. Pour* la».,,partie brillante, >
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qui termine l'ouvrage; par unlfondo à! Il Colo-
nellode Ricci, dans lequel elle réalise des pro-
diges de vocalisation, et exécute, entre autres, ce
merveilleux trille enflé, puis amoindri, gui lui a
précédemment valu tant dé bravos dans le Êarbier.
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supériorité un personnage aussi complètement
différent du Trovatore, a prouvé la souplesse et '
l'étendue de ses môyènsî, Sou chant spianalo,d'une
tenue si ferme, son expression si touchante et si
admirablement nuancée, ont donné une véritable
^valeur ài-la,romap6a/du second acte et surtout au
: câniabile du dénouement. Son succès a été incon-
testable et bien mérité.
NSoùs les traits d'Antonio , Gassier a trouvé des
élans parlis du coeur'; son .magnifique organe et
son jeu plein de-naturel, ont produit un grand
effet et nsbulevé d'i|nanime,s applaudissements.
* s,Rossi donne au marquis une physionomie vrai-
mènt exceptionnelle ; jamais personne, jusqu'ici,
ne s'était si bien tiré de cette partie ingrate.
N'oublions pas Florenzâ et Mine Ernesta Grisi,
qui se sont distingués dans les rôles du ministre et
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de Gli Àrdbi nette Gallie, opéra de,Pacini, dont
le maestro est .venu diriger lui-même les répé-
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Re ©ÏMCB» ilaa JaiMÏiHâér,
Opéra-comique en un acte, paroles de MM. Locsitov
et CORMON, musique de M. Ar.BERT!ÇrRisAR.
Il y a une charmante fable de'Lafontàine, in-
stitùlée : Le Chien q$iporte le dîner de son maître.
Attaqué par une bande de ses pareils, ce chie^ii ;
trop;|ôible"COnfre eux pour se défendre, et voyant
'que le dîner de son maître *
Courait, un danger manifeste,
Voulut avoir sa part, et lui, sage, il leur dit :
Point de courroux, Mëssieursv mon lopin nie suffit, s
!J :;.!,;■ : ■; Faites votre profit du reste.; - ;
i cesmols, le premier, il vous happé un morceau ^ .
Et chacun de tirer... ils firent tous ripaille. . '.. ,
■ 'Ce .chien lut. un grand philosophe. Onlui-;â
k opposé comme pendant — ua^ très-vilain pendant
—- le chien, du jardinier, animal maussade et Iiarr
gnëùx, quijne;mange pas, et qui,ne,veut pas que
les autres mangent. .'';;•;
_• Eh. bien,,,;croiriez^yous que; deux, .librettistes
français;aient osé pousser l'irrévérence et le;crime
de lèse^-galanterieraii point de ;comparer à ce;dis--
gracieux quadrupède une, jeune et yjolie fermière !
Et le procédé est d'autant plus inqualifiable,,!,que
cette jolie fermière. s'appelle M11?, Lefebvre, .bien
que ces messieurs la déguisent sous le nom de Ca-
therine.. ... , -. .. ;.. , '. ,',.":..'•'. ;•-, !i(.';. ■:■-,;.,.■,..
11 est vrai que la similitude n'a rien dj^gastro- (
comique : c'est déjà bien assez de l'emprunter f*
la. race canine. Puis, les auteurs ont une deuxième
excuse : ils n'ont fait que suivre l'exemple de
Lopede Vega, qui a .Osé bâtir une comédie sur le
même apologue- -■•'
Mme Catherine, est une jeune femme qui ne se
marie pas, et qui ne veut pas que les autres se
marient. Depuis longtemps M. Justin, son parent,
s'est épris d'elle et la demande en mariage ; non-
seulement elle le rebute, mais elle cherche à roi%
pre l'union projetée entre Marcelle , cousine de
Catherine , et le fermier François. Marcelle et
François s'aiment : il n'en faut pas davantage
pour exciter le dépit de Catherine. Elle fait mille
agaceries au jeune fermier pour le détacher de
celle qu'il veut épouser... François tombe dans le
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