Titre : Le Ménestrel : journal de musique
Éditeur : Heugel (Paris)
Date d'édition : 1867-01-06
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344939836
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 44462 Nombre total de vues : 44462
Description : 06 janvier 1867 06 janvier 1867
Description : 1867/01/06 (A34,N6)-1867/01/12. 1867/01/06 (A34,N6)-1867/01/12.
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k56198520
Source : Bibliothèque nationale de France, TOL Non conservé au département des périodiques
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 01/12/2010
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PARAIT TOUS LES DIMANCHES
(Les Bureaux, 2 bis, rue Vivienne)
Dimaiiciic 6 Janvier 1867.
MUSIQUE ET THEATRES
J.-L. IIETJGEL, Directeur
COLLABORATEURS DU JOURNAL :
MM. TH" ANNE, H. BÂRBEDETTE, HENRI BLÀZE DE BURY, GUSTAVE BERTRAND, PAUL BERNARD,
OSCAR COMMETTANT, G. DUPREZ, DE GASPERINI, L. GATAYES, LÉON HALÉYY,
B. JOUVIN, E. LEGOUVÉ, MARMONTEL, A. MERE AUX, A. DE PONTJMARTIN, PROSPER PASCAL,
ALPHONSE ROYER, G. DE SAINT-VALRY, P. RICHARD, J.-B. WEKERLIN et XAVIER AUBRYET
Adresser FRANCO à M. J.-L. HE0GEL, directeur du MÉNESTREL, 2 bis, rue Vivienne, les Manuscrits, Lettres et lïons-posles d'abonnement.
Un an, texte seul : 10 francs, Paris et Province. — Texte et Musique de Chant 20 fr.; Texte et Musique de Piano, 20 fr., Paris et Province.
Abonnement complet d'un an, Texte, musique de Chant et de Piano, 30 fr., Paris et Province. — Pour l'Étranger, les frais de poste en sus.
SOMMAIRE-TEXTE
I. HÉEOLD, sa vie et ses oeuvres (2= partie, 11e article), B. Jouvix. — II. Semaine théâtrale,
revue de l'année 1806, GUSTAVE BFBTRAND.— III. La musique à Rome et à Florence, fêtes
de Noël G. NADACD. — IV. L'Esprit nouveau, journal hebdomadaire, non politique, A. DE
GASPERIIM. — V. La musique à New-York (correspondance), DACIIAUEF.. —VI. Nouvelles
et nécrologie.
MUSIQUE DE CHANT
Nos abonnés à la musique de CHANT recevront avec le numéro de ce jour, la
STYR1ENNE
chantée par Mme GALLI-MARIÉ dans MIGNON, paroles de MM. MICHEL CARRÉ et
JULES BARBIER, musique de M. ÂMBROISE THOMAS; suivra immédiatement: la ro-
mance de MIGNON : Connais-tu le pays où fleurit l'oranger ?
PIANO
Nous publierons dimanche prochain pour nos abonnés à la musique, de PIANO,
ÏEntr'acle-Gavotle de MIGNON, opéra d'AMBROISE THOMAS, réduit au piano par
AUGUSTE BAZILLE; suivra immédiatement, le quadrille Freyschiitz, composé par
STRAUSS pour les bals de la Cour et de l'Opéra.
PRIMES DU MÉNESTREL
Les primes 1866-1867 offertes aux abonnés du Ménestrel sont actuellement à
leur disposition. Ceux de nos abonnés dont l'abonnement expire les 1er no-
vembre, décembre et janvier sont instamment priés de renouveler leur abonne-
ment, s'ils veulent recevoir immédiatement leurs primes et ne point éprouver
d'interruption dans l'envoi du journal. [Voir aux annonces.)
HEROLD
SA VIE ET SES CEUVRES
DEUXIÈME PARTIE
XI
Hérold reçut à Naples un accueil des plus flatteurs et, pour em-
ployer un mot célèbre de M. Dupin, quoique musicien français. Il
écrivait à sa mère le 10 avril 1821 : < Rossini me fait mille amitiés.
« H brûle de venir à Paris... Il m'a fait ici une réputation double
9 de ce qu'elle est, en me vantant partout comme le seul composi-
« teur et pianiste français qui ait du chant et de la philosophie mu-
« sicale... On donne ce soir la Création du Monde, d'Haydn, et Ros-
« sini m'a fait venir à la répétition pour avoir mon avis. Tout l'or-
« chestre m'a recomru, et l'on s'est rappelé le surnom de Don
« Scabroso, qu'on m'avait donné autrefois. Ces Messieurs m'ont reçu
« comme un vieux ami. »
Entendre Galli, conclure l'engagement du célèbre basso canlanle,
c'était là la grande affaire de ce voyage du compositeur à Naples. La
chose devait rencontrer plus d'une difïicuHé : d'une part, les pré-
tentions d'argent de l'artiste; de l'autre, le désenchantement du né-
gociateur, plus frappé d'abord des défauts que des qualités du grand
tragédien lyrique. Une première audition lui est tout-à-fait défavo-
rable. » La grande réputation de Galli m'impose, écrit Hérold. Moi,
« blés. Je l'ai entendu dans le Barbier de Séoillc; le père, de 1/4-
<•■ gnese; le Pharaon, de Mosè : dans tous ces rôles, il n'a pas trouvé le
« moyen de chanter. C'est dans VAgnese qu'il est le meilleur. Il lui
«■ faut une salle immense et des rôles sérieux. »
Le musicien se trouvait à Naples dans la même situation qu'à
Venise, à l'époque du contrat signé avec la Pasta.Tl eût désiré pas-
ser les fêtes de la semaine sainte à Rome, et il restait à Naples,
errant autour de San Carlo et se disant : « Dois-je engager Galli, ne
le dois-je point? » Les amis de Panurge ne faisaient pas valoir
moins de raisons pour ou contre, en lui conseillant, à son choix, de
se marier ou de'rester garçon. « Il faut, dit Hérold, que j'aie quel-
« qu'un pour le mois d'août, et tout le monde est pris, excepté un,
« seul, qui ne me plaît pas ; et celui-là qui, à la vérité, jouit d'une
« grande réputation, demande beaucoup d'argent, ce que je ne puis
« ou n'ose lui accorder. Que faire ? > Se moquant lui-même de ses
perplexités, il ajoute : «Si j'engage Galli, vous verrez que je vous
« prouverai que j'ai eu grandement raison. »
Et la preuve ne se fera pas attendre; tournez avec moi la page du
journal du compositeur : « Galli est fort bien dans le tyran (de Tor-
« waldo e Dorliska). Sa grosse belle voix remplit si bieri Saint
« Charles ! Peut-être, s'il pouvait prononcer le français, ferait-elle
« beaucoup d'effet à notre grand Opéra. Il joué bien. »
Et tout do suite Hérold-Panurge de se dire : « Dois-je engager
« Galli? D'abord, je ne le voulais absolument pas; à présent, je dis
« presque oui. Nous verrons si, pour le chiffre des appointements il
« y a moyen de s'arranger. Il chante un tout autre genre cpie Pelle-
« grini, et ils peuvent se soutenir l'un auprès de l'autre »
« Je suis entré en négociations avec Galli. Je vais recommencer à
« me faire du mauvais sang avec Galli comme avec laPasta. Il gagne
« énormément à être entendu. Hier, il a été parfait dans VAgnese,
« même pour le chant. »
Enfin pour ce marieur toujours prêt à se démarier, il n'y a plus à
se dédire : la signature y a passé Vous allez voir, d'ailleurs, à quel
PARAIT TOUS LES DIMANCHES
(Les Bureaux, 2 bis, rue Vivienne)
Dimaiiciic 6 Janvier 1867.
MUSIQUE ET THEATRES
J.-L. IIETJGEL, Directeur
COLLABORATEURS DU JOURNAL :
MM. TH" ANNE, H. BÂRBEDETTE, HENRI BLÀZE DE BURY, GUSTAVE BERTRAND, PAUL BERNARD,
OSCAR COMMETTANT, G. DUPREZ, DE GASPERINI, L. GATAYES, LÉON HALÉYY,
B. JOUVIN, E. LEGOUVÉ, MARMONTEL, A. MERE AUX, A. DE PONTJMARTIN, PROSPER PASCAL,
ALPHONSE ROYER, G. DE SAINT-VALRY, P. RICHARD, J.-B. WEKERLIN et XAVIER AUBRYET
Adresser FRANCO à M. J.-L. HE0GEL, directeur du MÉNESTREL, 2 bis, rue Vivienne, les Manuscrits, Lettres et lïons-posles d'abonnement.
Un an, texte seul : 10 francs, Paris et Province. — Texte et Musique de Chant 20 fr.; Texte et Musique de Piano, 20 fr., Paris et Province.
Abonnement complet d'un an, Texte, musique de Chant et de Piano, 30 fr., Paris et Province. — Pour l'Étranger, les frais de poste en sus.
SOMMAIRE-TEXTE
I. HÉEOLD, sa vie et ses oeuvres (2= partie, 11e article), B. Jouvix. — II. Semaine théâtrale,
revue de l'année 1806, GUSTAVE BFBTRAND.— III. La musique à Rome et à Florence, fêtes
de Noël G. NADACD. — IV. L'Esprit nouveau, journal hebdomadaire, non politique, A. DE
GASPERIIM. — V. La musique à New-York (correspondance), DACIIAUEF.. —VI. Nouvelles
et nécrologie.
MUSIQUE DE CHANT
Nos abonnés à la musique de CHANT recevront avec le numéro de ce jour, la
STYR1ENNE
chantée par Mme GALLI-MARIÉ dans MIGNON, paroles de MM. MICHEL CARRÉ et
JULES BARBIER, musique de M. ÂMBROISE THOMAS; suivra immédiatement: la ro-
mance de MIGNON : Connais-tu le pays où fleurit l'oranger ?
PIANO
Nous publierons dimanche prochain pour nos abonnés à la musique, de PIANO,
ÏEntr'acle-Gavotle de MIGNON, opéra d'AMBROISE THOMAS, réduit au piano par
AUGUSTE BAZILLE; suivra immédiatement, le quadrille Freyschiitz, composé par
STRAUSS pour les bals de la Cour et de l'Opéra.
PRIMES DU MÉNESTREL
Les primes 1866-1867 offertes aux abonnés du Ménestrel sont actuellement à
leur disposition. Ceux de nos abonnés dont l'abonnement expire les 1er no-
vembre, décembre et janvier sont instamment priés de renouveler leur abonne-
ment, s'ils veulent recevoir immédiatement leurs primes et ne point éprouver
d'interruption dans l'envoi du journal. [Voir aux annonces.)
HEROLD
SA VIE ET SES CEUVRES
DEUXIÈME PARTIE
XI
Hérold reçut à Naples un accueil des plus flatteurs et, pour em-
ployer un mot célèbre de M. Dupin, quoique musicien français. Il
écrivait à sa mère le 10 avril 1821 : < Rossini me fait mille amitiés.
« H brûle de venir à Paris... Il m'a fait ici une réputation double
9 de ce qu'elle est, en me vantant partout comme le seul composi-
« teur et pianiste français qui ait du chant et de la philosophie mu-
« sicale... On donne ce soir la Création du Monde, d'Haydn, et Ros-
« sini m'a fait venir à la répétition pour avoir mon avis. Tout l'or-
« chestre m'a recomru, et l'on s'est rappelé le surnom de Don
« Scabroso, qu'on m'avait donné autrefois. Ces Messieurs m'ont reçu
« comme un vieux ami. »
Entendre Galli, conclure l'engagement du célèbre basso canlanle,
c'était là la grande affaire de ce voyage du compositeur à Naples. La
chose devait rencontrer plus d'une difïicuHé : d'une part, les pré-
tentions d'argent de l'artiste; de l'autre, le désenchantement du né-
gociateur, plus frappé d'abord des défauts que des qualités du grand
tragédien lyrique. Une première audition lui est tout-à-fait défavo-
rable. » La grande réputation de Galli m'impose, écrit Hérold. Moi,
<•■ gnese; le Pharaon, de Mosè : dans tous ces rôles, il n'a pas trouvé le
« moyen de chanter. C'est dans VAgnese qu'il est le meilleur. Il lui
«■ faut une salle immense et des rôles sérieux. »
Le musicien se trouvait à Naples dans la même situation qu'à
Venise, à l'époque du contrat signé avec la Pasta.Tl eût désiré pas-
ser les fêtes de la semaine sainte à Rome, et il restait à Naples,
errant autour de San Carlo et se disant : « Dois-je engager Galli, ne
le dois-je point? » Les amis de Panurge ne faisaient pas valoir
moins de raisons pour ou contre, en lui conseillant, à son choix, de
se marier ou de'rester garçon. « Il faut, dit Hérold, que j'aie quel-
« qu'un pour le mois d'août, et tout le monde est pris, excepté un,
« seul, qui ne me plaît pas ; et celui-là qui, à la vérité, jouit d'une
« grande réputation, demande beaucoup d'argent, ce que je ne puis
« ou n'ose lui accorder. Que faire ? > Se moquant lui-même de ses
perplexités, il ajoute : «Si j'engage Galli, vous verrez que je vous
« prouverai que j'ai eu grandement raison. »
Et la preuve ne se fera pas attendre; tournez avec moi la page du
journal du compositeur : « Galli est fort bien dans le tyran (de Tor-
« waldo e Dorliska). Sa grosse belle voix remplit si bieri Saint
« Charles ! Peut-être, s'il pouvait prononcer le français, ferait-elle
« beaucoup d'effet à notre grand Opéra. Il joué bien. »
Et tout do suite Hérold-Panurge de se dire : « Dois-je engager
« Galli? D'abord, je ne le voulais absolument pas; à présent, je dis
« presque oui. Nous verrons si, pour le chiffre des appointements il
« y a moyen de s'arranger. Il chante un tout autre genre cpie Pelle-
« grini, et ils peuvent se soutenir l'un auprès de l'autre »
« Je suis entré en négociations avec Galli. Je vais recommencer à
« me faire du mauvais sang avec Galli comme avec laPasta. Il gagne
« énormément à être entendu. Hier, il a été parfait dans VAgnese,
« même pour le chant. »
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