Titre : Le Ménestrel : journal de musique
Éditeur : Heugel (Paris)
Date d'édition : 1880-02-08
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344939836
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 44462 Nombre total de vues : 44462
Description : 08 février 1880 08 février 1880
Description : 1880/02/08 (A46,N10)-1880/02/14. 1880/02/08 (A46,N10)-1880/02/14.
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k56169547
Source : Bibliothèque nationale de France, TOL Non conservé au département des périodiques
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 01/12/2010
; 2545 — 46eANNÉB. — 10 PARAIT TOUS LES DIMANCHES Dimanche 8 Février 1880.
..-_... (Les Bureaux, 2 bis, rue Vivienne)
(Les manuscrits doivent être adressés franco au journal, et, publiés ou non, ils ne sont pas rendus aux auteurs.)
MUSIQUE ET THÉÂTRES
J.-L. HEUGEL, Directeur
COLLABORATEURS DU JOURNAL
MM. H. BARBEDETTE, GUSTAVE BERTRAND, FÉLIX CLÉMENT, OSCAR COMETTANT, G. CHOUQUET
E. DAVID, A. DE FORGES, G. DUPREZ, ED. FOURNIER, OCTAVE FOUQUE
A. GALLI, F. GEVAERT, HERZOG, B. JOUVIN, TH. JOURET, AD. JULLIEN, P. LACOME
TH. DE LAJARTE, DE LAUZIÈRES, E. LEGOUVÉ, MARMONTEL, A. MOREL, H. 'MORENO
■CH. NUITTER, A. PENA Y GONI, CH. POISOT, A. DE PONTMARTIN, ARTHUR POUGIN, DE RETZ
M. RAPPAPORT, J.-B. WEKERLIN, VICTOR WILDER & XAVIER AUBRYET
Adresser FRANCO à M. J.-L. HEUGEL, directeur du MÉNESTREL, 2 bis, rue Vivienne, les Manuscrits, Lettres et Bons-poste d'abonnement.
Un an, Texte seul : 10 francs, Paris et Province. — Texte et Musique de Chant, 20 fr.; Texte et Musique de Piano, 20 fr., Paris et Province.
Abonnement complet d'un an, Texte, musique de Chant et de Piano, 30 fr., Paris et Province. — Pour l'Étranger, les frais de poste en sus.
SOMMAIRE-TEXTE
I, BERLIOZ en Russie., (l"r article), OCTAVE FOUQUE. — II. Semaine théâtrale : Nou-
velles et reprise' du Maçon, H. MORENO. — III. Saison musicale de MONTE
CARLO. —:LV. Circulaire du syndicat des éditeurs de musique. — V. Nouvelles
et concerts.
-îs-p'a—
MUSIQUE DE CHANT
= .Nos abonnés à la musique de CHANT recevront, avec le numéro de ce
jour :.-.'
LA CIGALE
chanson provençale d'AuBANEL (xvme siècle), imitée d'Anacréon, traduction
française de PIERRE BARBIER, musique de E. PALADILHE. — Suivra immédiate-
ment la mélodie chantée par MUe BILBAULT-VAUCHELET au premier acte de
Jean de Nivelle : « On croit à tout lorsque l'on aime », paroles de MM. ED.
GONDINET et PHILIPPE GILLE, musique de LÉO DELIBES.
PIANO
Nous publierons, dimanche prochain, pour nos abonnés à la musique
de PIANO •:' une tyrolienne de FAHRBACH.
BERLIOZ EN RUSSIE
C'est une histoire intéressante, et encore médite, qu'an-
nonce le titre de ce travail. Deux fois, à vingt ans de. dis-
tance,, Berlioz a fait le voyage de Saint-Pétersbourg. Sur le
second voyage, qui eut lieu en 1867,. les renseignements
n',àbondent pas jusqu'à présent dans notre littérature musi-
cale., Quant à la première excursion, les détails n'en sont
guère: connus que parles propres récits du maître. Et ces
re.eits.'ïont' mention de succès si vifs, si prompts, si ful-
gurants,'que notre imagination, à nous Français, en est
étonnée et que beaucoup, amis et ennemis, ouvertement ou
dans le;fond du coeur, se laissaient aller à quelques doutes
sçr'la foi qu'on doit leur accorder. On ne pourra plus nier,
Wnd on aura lu les documents qui vont suivre, — et dont
tiûîîis* devons communication -à l'obligeance de M. Vladimir
Stassof, — que Berlioz n'ait obtenu en Russie les triomphes
^.jPlus éclatants," à l'heure même où la société française,
sauf une élite peu nombreuse, ne lui témoignait qu'indiffé- :
rence et dédain. ■ .-.
On a vu, en lisant la biographie de Glinka qui a paru ici
même, dans quelle estime l'auteur de la Vie pour le Tsar tenait.
Berlioz. Il le considérait comme le premier musicien de son
époque; c'est un peu pour étudier ses oeuvres, dit-il, qu'il est
venu à Paris, et il ne trouve pas d'expressions assez joyeuses
pour se féliciter de l'amitié que veut bien lui marquer un
aussi grand artiste. Deux ans après ces relations ouvertes
avec le plus célèbre musicien de la Russie, Berlioz se rend à
Saint-Pétersbourg. Il trouve là, dès qu'il paraît, des amis, dès
admirateurs, des fanatiques. Son premier concert lui rap-
porte, tous frais payés •— et ceux-ci étaient considérables —
une somme de douze mille francs. C'est alors que s'orientant
vers le sud-ouest, il tend les bras vers nous et s'écrie : « Ah!
chers Parisiens ! .. »
Les autres concerts se suivent et se ressemblent. Applau-
dissements et rappels sont prodigués à l'artiste français ; les
fleurs naissent sous ses pas, et les roubles affluent vers sa
caisse. La critique, si dure envers Berlioz dans son pays,
examine là-bas ses ouvrages à la loupe, n'y découvre que
des beautés, et ponctue chacune de ses phrases d'un point
d'admiration ! Dans cette atmosphère de sympathie, la verve
de Berlioz s'allume ; quand il quitte Saint-Pétersbourg, il
écrit à ses amis de Russie des lettres où l'esprit foisonne,
plus vif, plus pétillant, plus gai qu'il n'a jamais été, et aux-.
quelles l'expression d'une reconnaissante affection donne
une chaleur d'accent particulière, On l'a vu par les trois
lettres à Lvof et au comte Michel Vielhorski, publiées il y
a six mois dans le Figaro par celui qui écrit ces lignes.
Ces lettres, M. Daniel Bernard, éditeur de la Correspondance
inédite de Berlioz, les a eues entré les mains. Il n'a pas cru
devoir leur donner l'hospitalité dans son volume, sans doute
parce qu'il les trouvait trop excentriques d'allures, et pour
obéir à une préoccupation beaucoup trop visible, à mon:
sens, dans sa notice, celle de rendre Berlioz sympathique.
Sympathique, à qui et à quoi ? Victor Hugo l'a dit à pro-
pos de Shakespeare : « Une montagne est à prendre ou à
laisser! » Berlioz aussi est h prendre ou à laisser, avec ses
..-_... (Les Bureaux, 2 bis, rue Vivienne)
(Les manuscrits doivent être adressés franco au journal, et, publiés ou non, ils ne sont pas rendus aux auteurs.)
MUSIQUE ET THÉÂTRES
J.-L. HEUGEL, Directeur
COLLABORATEURS DU JOURNAL
MM. H. BARBEDETTE, GUSTAVE BERTRAND, FÉLIX CLÉMENT, OSCAR COMETTANT, G. CHOUQUET
E. DAVID, A. DE FORGES, G. DUPREZ, ED. FOURNIER, OCTAVE FOUQUE
A. GALLI, F. GEVAERT, HERZOG, B. JOUVIN, TH. JOURET, AD. JULLIEN, P. LACOME
TH. DE LAJARTE, DE LAUZIÈRES, E. LEGOUVÉ, MARMONTEL, A. MOREL, H. 'MORENO
■CH. NUITTER, A. PENA Y GONI, CH. POISOT, A. DE PONTMARTIN, ARTHUR POUGIN, DE RETZ
M. RAPPAPORT, J.-B. WEKERLIN, VICTOR WILDER & XAVIER AUBRYET
Adresser FRANCO à M. J.-L. HEUGEL, directeur du MÉNESTREL, 2 bis, rue Vivienne, les Manuscrits, Lettres et Bons-poste d'abonnement.
Un an, Texte seul : 10 francs, Paris et Province. — Texte et Musique de Chant, 20 fr.; Texte et Musique de Piano, 20 fr., Paris et Province.
Abonnement complet d'un an, Texte, musique de Chant et de Piano, 30 fr., Paris et Province. — Pour l'Étranger, les frais de poste en sus.
SOMMAIRE-TEXTE
I, BERLIOZ en Russie., (l"r article), OCTAVE FOUQUE. — II. Semaine théâtrale : Nou-
velles et reprise' du Maçon, H. MORENO. — III. Saison musicale de MONTE
CARLO. —:LV. Circulaire du syndicat des éditeurs de musique. — V. Nouvelles
et concerts.
-îs-p'a—
MUSIQUE DE CHANT
= .Nos abonnés à la musique de CHANT recevront, avec le numéro de ce
jour :.-.'
LA CIGALE
chanson provençale d'AuBANEL (xvme siècle), imitée d'Anacréon, traduction
française de PIERRE BARBIER, musique de E. PALADILHE. — Suivra immédiate-
ment la mélodie chantée par MUe BILBAULT-VAUCHELET au premier acte de
Jean de Nivelle : « On croit à tout lorsque l'on aime », paroles de MM. ED.
GONDINET et PHILIPPE GILLE, musique de LÉO DELIBES.
PIANO
Nous publierons, dimanche prochain, pour nos abonnés à la musique
de PIANO •:' une tyrolienne de FAHRBACH.
BERLIOZ EN RUSSIE
C'est une histoire intéressante, et encore médite, qu'an-
nonce le titre de ce travail. Deux fois, à vingt ans de. dis-
tance,, Berlioz a fait le voyage de Saint-Pétersbourg. Sur le
second voyage, qui eut lieu en 1867,. les renseignements
n',àbondent pas jusqu'à présent dans notre littérature musi-
cale., Quant à la première excursion, les détails n'en sont
guère: connus que parles propres récits du maître. Et ces
re.eits.'ïont' mention de succès si vifs, si prompts, si ful-
gurants,'que notre imagination, à nous Français, en est
étonnée et que beaucoup, amis et ennemis, ouvertement ou
dans le;fond du coeur, se laissaient aller à quelques doutes
sçr'la foi qu'on doit leur accorder. On ne pourra plus nier,
Wnd on aura lu les documents qui vont suivre, — et dont
tiûîîis* devons communication -à l'obligeance de M. Vladimir
Stassof, — que Berlioz n'ait obtenu en Russie les triomphes
^.jPlus éclatants," à l'heure même où la société française,
sauf une élite peu nombreuse, ne lui témoignait qu'indiffé- :
rence et dédain. ■ .-.
On a vu, en lisant la biographie de Glinka qui a paru ici
même, dans quelle estime l'auteur de la Vie pour le Tsar tenait.
Berlioz. Il le considérait comme le premier musicien de son
époque; c'est un peu pour étudier ses oeuvres, dit-il, qu'il est
venu à Paris, et il ne trouve pas d'expressions assez joyeuses
pour se féliciter de l'amitié que veut bien lui marquer un
aussi grand artiste. Deux ans après ces relations ouvertes
avec le plus célèbre musicien de la Russie, Berlioz se rend à
Saint-Pétersbourg. Il trouve là, dès qu'il paraît, des amis, dès
admirateurs, des fanatiques. Son premier concert lui rap-
porte, tous frais payés •— et ceux-ci étaient considérables —
une somme de douze mille francs. C'est alors que s'orientant
vers le sud-ouest, il tend les bras vers nous et s'écrie : « Ah!
chers Parisiens ! .. »
Les autres concerts se suivent et se ressemblent. Applau-
dissements et rappels sont prodigués à l'artiste français ; les
fleurs naissent sous ses pas, et les roubles affluent vers sa
caisse. La critique, si dure envers Berlioz dans son pays,
examine là-bas ses ouvrages à la loupe, n'y découvre que
des beautés, et ponctue chacune de ses phrases d'un point
d'admiration ! Dans cette atmosphère de sympathie, la verve
de Berlioz s'allume ; quand il quitte Saint-Pétersbourg, il
écrit à ses amis de Russie des lettres où l'esprit foisonne,
plus vif, plus pétillant, plus gai qu'il n'a jamais été, et aux-.
quelles l'expression d'une reconnaissante affection donne
une chaleur d'accent particulière, On l'a vu par les trois
lettres à Lvof et au comte Michel Vielhorski, publiées il y
a six mois dans le Figaro par celui qui écrit ces lignes.
Ces lettres, M. Daniel Bernard, éditeur de la Correspondance
inédite de Berlioz, les a eues entré les mains. Il n'a pas cru
devoir leur donner l'hospitalité dans son volume, sans doute
parce qu'il les trouvait trop excentriques d'allures, et pour
obéir à une préoccupation beaucoup trop visible, à mon:
sens, dans sa notice, celle de rendre Berlioz sympathique.
Sympathique, à qui et à quoi ? Victor Hugo l'a dit à pro-
pos de Shakespeare : « Une montagne est à prendre ou à
laisser! » Berlioz aussi est h prendre ou à laisser, avec ses
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 95.66%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 95.66%.
- Collections numériques similaires Arts de la marionnette Arts de la marionnette /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Pam1"The Romanic review : a quarterly journal devoted to research, the publications of texts and documents, critical discussions, notes, news and comment, in the field of the romance languages and literatures / edited by Henry Alfred Todd and Raymond Weeks /ark:/12148/bpt6k119586.highres Bibliothèque de l'École des Chartes /ark:/12148/bpt6k12501c.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k56169547/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k56169547/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k56169547/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k56169547/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k56169547
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k56169547
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k56169547/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest