Titre : L'Ami de l'enfance : journal des salles d'asile
Éditeur : Hachette (Paris)
Date d'édition : 1895-02-01
Contributeur : Cochin, Jean Denis Marie (1789-1841). Éditeur scientifique
Contributeur : Battelle (chef de bureau à l Assistance publique). Éditeur scientifique
Contributeur : Hachette, Louis (1800-1864). Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32691160x
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4533 Nombre total de vues : 4533
Description : 01 février 1895 01 février 1895
Description : 1895/02/01 (A14,N9,SER5)-1895/02/14. 1895/02/01 (A14,N9,SER5)-1895/02/14.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5607693b
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-2016
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 27/12/2010
130
L'AMI DE L'ENFANCE
Le ministre de l'instruction publique et des beaux-
arts,
Vu le décrefdu 24 décembre 1885,
Arrête :
Sont nommées officiers d'académie :
M'"c Ballot (Josépbine-Augusline), directrice
d'école privée à Nogent-le-Rolrou (Eure-et-Loir).
M™e Bouïc (Joséphine), directrice d'école privée à
Angers (Maine-et-Loire).
M™ 0 Casaubon (Alexandrine), institutrice privée à
Paris.
MllQS Cormier (Fanny), institutrice privée à Meaux
(Seine-et-Marne) ; — Cousin (Zoé), ancienne institu-
trice libre à Longjumeuu (Seine-el-Oise).
M,u° Desain-Cosle (Clolilde), institutrice libre à
Paris.
M" 0 Dubois (Louise-Eugénie), institutrice libre à
Pont-Audemer (Eure).
MUo Griolel (Madeleine), directrice de l'orphelinat
des jeunes filles protestantes à Orléans.
M 110 d'Islo (Elisabeth), institutrice privée à Laval.
Mm° Juhlin, directrice de l'école normale protes-
tante de Boissy-Saint-Léger (Seine-el-Oise).
M 110 Piaf (Louise-Clémence), institutrice en retraite
à Senlis (Oise).
.M" 10 Saliez (Julie-Emilie), ancienne directrice d'ins-
titution libre à Paris.
MnoVan Tieghem (Falime), directrice d'institution
libre à Dunkerque.
Médaille de sauvetage.
Sur la proposition du président du Conseil, ministre
de l'intérieur el des cultes, et aux termes d'un rap-
port approuvé, le 14 janvier 1895, par le président
de la République, une médaille d'honneur a été dé-
cernée, en récompense d'un atfle de courage et de
dévouement accompli en Algérie : Médaille d'argent,
2° classe. — M" 10 veuve Ilomen (Alexandrine), née
Fenech, institutrice à Saint-Charles; le 20 décembre
1893, il sauvé un vieillard piétiné par un taureau
furieux.
PEDAGOGIE
Rotes d'inspection.
Arrêtons-nous encore un instant dans le
préau ; l'organisation en est toujours bien dé-
fectueuse, malgré d'évidentes bonnes volontés ;
il est si difficile de faire autrement aujourd'hui
qu'hier.
Voilà encore des enfants assis sans occupation ;
voilà encore des enfants emmitouflés malgré la
température très douce du dehors et trop
chaude de la salle.
Il aurait fallu enlever chapeaux, capelines,
manteaux et cliàles et les suspendre auxpalères ;
mais celte opération n'est pas aussi simple
qu'on pourrait se le figurer. Dans une école, les
porte-chapeaux, les portemanteaux de tous les
enfants de la première classe sont au premier
étage; dans une autre, il n'y en a pas assez pour
tout le monde....
A qui s'en prendre? — A la mairie, sans
aucun doute; et à l'architecte qui a construit le
local, sans se rendre bien compte de ces exi-
gences de détail. Oui, c'est la faute de la mairie
et de l'architecte; mais les directrices n'ont-clles
pas leur part de responsabilité? Ont-elles récla-
mé? Ont-elles expliqué qu'il leur était impos-
sible, dans ces conditions, de donner aux
enfants des habitudes d'ordre dont l'importance
est .incontestable ? Sont-elles revenues à la
charge '! Ont-elles rappelé celte lacune aux
inspecteurs toutes les fois qu'elles les ont vus ?
N'ont-elles pas, au contraire, pris trop facile-
ment leur parti de cet étal de choses défectueux ?
Je crains, je l'avoue, un peu d'indifférence de
leur part; et cependant les conséquences en
sont fort regrettables.
Les palères manquent, avons-nous dit ; ou
bien elles se trouvent dans une autre partie du
local trop éloignée du préau. Comment procède-
t-on à l'arrivée des enfants ?
De deux manières : 1° les enfauls restent
vêtus, au préau, comme ils l'étaient quand ils
ont quitté la maison paternelle; et cela jus-
qu'au moment de la rentrée en classe; même
ils n'enlèvent manteaux et coiffures que lorsqu'ils
sont assis à leurs places (pour être tout à fait
dans la vérité des choses, il faut dire que les
maîtresses les leur enlèvent, ce qui prend du
temps el n'est pas fait pour rendre débrouillards
les enfants des écoles maternelles).
Grâce à ce premier procédé, les enfants ont
trop chaud pendant toute la première partie de
la matinée; de plus, enveloppés, emmaillotés,
engoncés, ils sont gênés dans leurs mouvements;
enlin, l'aération si désirable dont nous avons
signalé la nécessité dans notre dernier numéro
ne se fait pas.
L'hygiène a tout à perdre à ces différentes
circonstances ; par conséquent, l'école mater-
nelle est coupable.
2° Les enfants enlèvent leurs vêtements de
dessus et leurs coiffures en entrant au préau,
et ils les mettent sur leurs genoux ou bien à
côté d'eux sur le banc. Je n'étonnerai personne
en disant qu'au bout de quelques minutes,
si l'enfant n'est pas resté tout à l'ait immobile,
vêtements el coiffures sont par terre, piétines,
froissés et salis, c'est-à-dire dans des conditions
inacceptables, au point de vue des habitudes
de propreté, d'ordre, d'économie.
Dans le cas où les enfants sont entrés en
classe sans s'être débarrassés deleurs pardessus
et de leurs couvre-chefs, ces objets sont aussi
placés sur les bancs et ont le môme sort que
ceux du préau: ils sonl d'abord froissés, puis
ils jonchent le sol et l'on marche dessus.
L'inconvénient prend des proportions plus
graves encore quand il pleut; car, pour sécher,
un vêtement doit être suspendu; or, dans les
conditions que j'indique, le vêlement mouillé ne
sèche pas. Donc, manque d'aération, conservation
de l'humidité, manque do soin, aidant de fautes
L'AMI DE L'ENFANCE
Le ministre de l'instruction publique et des beaux-
arts,
Vu le décrefdu 24 décembre 1885,
Arrête :
Sont nommées officiers d'académie :
M'"c Ballot (Josépbine-Augusline), directrice
d'école privée à Nogent-le-Rolrou (Eure-et-Loir).
M™e Bouïc (Joséphine), directrice d'école privée à
Angers (Maine-et-Loire).
M™ 0 Casaubon (Alexandrine), institutrice privée à
Paris.
MllQS Cormier (Fanny), institutrice privée à Meaux
(Seine-et-Marne) ; — Cousin (Zoé), ancienne institu-
trice libre à Longjumeuu (Seine-el-Oise).
M,u° Desain-Cosle (Clolilde), institutrice libre à
Paris.
M" 0 Dubois (Louise-Eugénie), institutrice libre à
Pont-Audemer (Eure).
MUo Griolel (Madeleine), directrice de l'orphelinat
des jeunes filles protestantes à Orléans.
M 110 d'Islo (Elisabeth), institutrice privée à Laval.
Mm° Juhlin, directrice de l'école normale protes-
tante de Boissy-Saint-Léger (Seine-el-Oise).
M 110 Piaf (Louise-Clémence), institutrice en retraite
à Senlis (Oise).
.M" 10 Saliez (Julie-Emilie), ancienne directrice d'ins-
titution libre à Paris.
MnoVan Tieghem (Falime), directrice d'institution
libre à Dunkerque.
Médaille de sauvetage.
Sur la proposition du président du Conseil, ministre
de l'intérieur el des cultes, et aux termes d'un rap-
port approuvé, le 14 janvier 1895, par le président
de la République, une médaille d'honneur a été dé-
cernée, en récompense d'un atfle de courage et de
dévouement accompli en Algérie : Médaille d'argent,
2° classe. — M" 10 veuve Ilomen (Alexandrine), née
Fenech, institutrice à Saint-Charles; le 20 décembre
1893, il sauvé un vieillard piétiné par un taureau
furieux.
PEDAGOGIE
Rotes d'inspection.
Arrêtons-nous encore un instant dans le
préau ; l'organisation en est toujours bien dé-
fectueuse, malgré d'évidentes bonnes volontés ;
il est si difficile de faire autrement aujourd'hui
qu'hier.
Voilà encore des enfants assis sans occupation ;
voilà encore des enfants emmitouflés malgré la
température très douce du dehors et trop
chaude de la salle.
Il aurait fallu enlever chapeaux, capelines,
manteaux et cliàles et les suspendre auxpalères ;
mais celte opération n'est pas aussi simple
qu'on pourrait se le figurer. Dans une école, les
porte-chapeaux, les portemanteaux de tous les
enfants de la première classe sont au premier
étage; dans une autre, il n'y en a pas assez pour
tout le monde....
A qui s'en prendre? — A la mairie, sans
aucun doute; et à l'architecte qui a construit le
local, sans se rendre bien compte de ces exi-
gences de détail. Oui, c'est la faute de la mairie
et de l'architecte; mais les directrices n'ont-clles
pas leur part de responsabilité? Ont-elles récla-
mé? Ont-elles expliqué qu'il leur était impos-
sible, dans ces conditions, de donner aux
enfants des habitudes d'ordre dont l'importance
est .incontestable ? Sont-elles revenues à la
charge '! Ont-elles rappelé celte lacune aux
inspecteurs toutes les fois qu'elles les ont vus ?
N'ont-elles pas, au contraire, pris trop facile-
ment leur parti de cet étal de choses défectueux ?
Je crains, je l'avoue, un peu d'indifférence de
leur part; et cependant les conséquences en
sont fort regrettables.
Les palères manquent, avons-nous dit ; ou
bien elles se trouvent dans une autre partie du
local trop éloignée du préau. Comment procède-
t-on à l'arrivée des enfants ?
De deux manières : 1° les enfauls restent
vêtus, au préau, comme ils l'étaient quand ils
ont quitté la maison paternelle; et cela jus-
qu'au moment de la rentrée en classe; même
ils n'enlèvent manteaux et coiffures que lorsqu'ils
sont assis à leurs places (pour être tout à fait
dans la vérité des choses, il faut dire que les
maîtresses les leur enlèvent, ce qui prend du
temps el n'est pas fait pour rendre débrouillards
les enfants des écoles maternelles).
Grâce à ce premier procédé, les enfants ont
trop chaud pendant toute la première partie de
la matinée; de plus, enveloppés, emmaillotés,
engoncés, ils sont gênés dans leurs mouvements;
enlin, l'aération si désirable dont nous avons
signalé la nécessité dans notre dernier numéro
ne se fait pas.
L'hygiène a tout à perdre à ces différentes
circonstances ; par conséquent, l'école mater-
nelle est coupable.
2° Les enfants enlèvent leurs vêtements de
dessus et leurs coiffures en entrant au préau,
et ils les mettent sur leurs genoux ou bien à
côté d'eux sur le banc. Je n'étonnerai personne
en disant qu'au bout de quelques minutes,
si l'enfant n'est pas resté tout à l'ait immobile,
vêtements el coiffures sont par terre, piétines,
froissés et salis, c'est-à-dire dans des conditions
inacceptables, au point de vue des habitudes
de propreté, d'ordre, d'économie.
Dans le cas où les enfants sont entrés en
classe sans s'être débarrassés deleurs pardessus
et de leurs couvre-chefs, ces objets sont aussi
placés sur les bancs et ont le môme sort que
ceux du préau: ils sonl d'abord froissés, puis
ils jonchent le sol et l'on marche dessus.
L'inconvénient prend des proportions plus
graves encore quand il pleut; car, pour sécher,
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