Titre : Le Petit Parisien : journal quotidien du soir
Éditeur : Le Petit Parisien (Paris)
Date d'édition : 1902-01-03
Contributeur : Roujon, Jacques (1884-1971). Directeur de publication
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Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 03 janvier 1902 03 janvier 1902
Description : 1902/01/03 (Numéro 9198). 1902/01/03 (Numéro 9198).
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Source : Bibliothèque nationale de France, Gr Fol-Lc2-3850
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/05/2008
Pâkts, S Jakvter 1902. ;>
e Petit Parisien
n
fairea des autres, il n'avait voulu en parler à
personne.
S'il s'est cependant décidé à faire con-
naître les agissements du monstre, c'est que
le 3i décembre dernier, en mettant dans
le cercueil le cadavre de la petite Marie-Phi-
lomène, morte la veilla au soir, il avait re-
marqué des traces noirâtres au cou de l'en-
lanl dont le visage était bleui et la langue
serrée entre les dents: la femme Houillon
constata aussi ces marques singulières.
Supposant que Ledig avait étranglé son en-
fant, Houilloh s'en fut alors, hier après-midi,
confier ses impressions au maire de Saint-
Amé.
LotnYLedigr a opposé an démenti formel à
la déposition de sa fille. Tous deux ont été
mis en présence et Marie-Joséphine répéta
alors devant son père les déclarations qu elle
avait faites la gendarmerie. Le misérable
n'en a pas moins continué & protester de son
innocence.
En ce qui concerne la mort de la petite
Marie-Phflomène, Ledifr a explfqué que les
traces remarquées sur le cou de la pau-
vrette, par Houillon et sa femme, proviennent
sans doute de la maladie de gorge que l'en-
fant avait dû contractée à Saulxures, où elle
venait de passer huit jours; et accuse Houil-
Ion d'avoir attiré ses enfants chez lui pour le
perdre.
Ledig jouit d'une pension de 250 francs que
lui sert annuellement la Compagnie d'assu-
ranees de l'usine dans laquelle il travaillait
et qu'il a quittée à la suite de l'accitient dont
il a été victime. Depuis ce moment, il s'enivre
et mendie. Il est très redouté dans le pays.
CHINE ET BROCANTE
Chez les Brocanteurs.- Ia Chine.- Pit-
toresque Corporation.- Les Difficultés
du Métier. Un Chiffon au Bibelot,-
Bric-à-Brac moderne. Trouvaillea
légendaires.
Les Parisiens, badauds avant toute chose,
aiment ceux qui excitent ou flxttent leur
curiosité, et c'est pourquoi, petits et grands,
tous s'intéressent ces commerçant* pitto-
resques que sont les brocanteurs.
Qui ne s'est arrêté, souvent, devant l'éta-
lage hétéroclite d'un bric-à-Drac ? Qui n'a
cherché, dans le fouillis d'objets disparates
qui encombrent la boutique, le beau bibelot
de style, lalprécieuse œuvre d'art égarés dans
les poussières du taudis ?
Qu'on n'en doute point, les brocanteurs
tiennent une large place dans notreexiatenee,
soit qu'Os "nous achètent les pauvres objets
dont on--ne, se débarrasse jamais qu'il. regret,
soit qu'ils nous vendent au plus juste prix
(c'est-à-fjire assez cher) ce qui a flatté, au
passage, notre couvoisite de curieux ou de
collectionneur
Les brocanteurs sont rois en ce moment,
et si vous en doutez, ô Parisiens, mes frères,
allez faire u|t tour aux Halles centrales et
vous serez convaincus, car c'est là, là surtout,
que la brocante tient ses assises, durant les
têtes du nouvel Au.
A eftté dn bric-à-brac en boutique s'agite
et vit un. bien singulier personnage c'est le
chineur, Ne cherchez pas l'étymologie de ce
mot, pas plus que celle de brocanteur ou de
brie-à-brac, vous ne trouveriez pas.
Le chineur n'a rien dans les mains, rien
dans les poehfes; ses frais se réduisent à
néank et cependant il gagne souvent la forte
somme. Gomment faft-llV Spéèule4-il sur le
vent, la pluie et la fumée? \on point. Il
chasse avec ténacité le client il sait tout,
il connah tout. Demandez-lui un Christ en
ivoire du seizième siècle une rapière de lans-
quenet, un cranequin d'arbalétrier helvète,
un squelette de cheval, une peau de panthère
ou une batterie de cuisine, il vous apportera
cela dana les vingt-quatre heures. Le chineur
sait on trouver sa marchandise, et e'est là le
secret de son existence il va tout simple-
ment chercher ce qu'il lui faut chez celni de
ses confrères qui le détient. Les brocanteurs
ne le voient pas d'un, mauvais œil, car,
somme tout, le chineur est parfois un excel-
lent dénicheur d'affaires.
J'en interrogeais un, hier même, et cette
interview, prise en cinq minutes, ati milieu
des Halles pleines des cris des vendeurs of-
frant leur marchandise, n'a pas été peu amu-
sante.
La chine, disait mon compagnon avec un
accent impossible à rendre, et d'une voix un
peu rauqne. la chine, monsieur, c'est la li-
berté. Pensez donc, pas de patentes, pa» de
boutique, partant pas de loyer, pas d'aléas;
rien que dn bénéfice net sans gros risques.
Mes camarades lés brocanteurs ne sont pas si
heureux que moi; il leur faut toujours comp-
ter surTimeonnu parfois leurs « camelotes »
une se vendent pas ee qui convient à la clien-
tèle de Grenelle ne plaît pas aux Bellevillois!
Pas si commode qu'on veut bien le crofré,
allet, Ie métier
» .L– En. somme, vous n'achetez rien?
Je te crois! Rien du tout. On se contente
de se tenir au courant de l'offre et de la de-
mande. On a une clientèle fixe, et les clients
contenta nous amènent des amis. On sait,
par exemple, que Paul a demandé un lot de
-vaisselle a Pierre Pierre n'en a pas j'ap-
prends cela. Je sais qu'un troisième person-
sonnage, Jean, si vous voulez, a tout ce qu'il
faut; je vais trouver Pierre « Tu as besoin
de telle chose, lui dis-je, combien veux-tu
payer? Tant î bon, je pars et je vais voir
Jean e Tu as xa. et ça? En veux-tu tant? »
On discuta Tope! l'aHaire est faite et na-
turellement nous y trouvons tous notre gain.
Voilà ce que e'est que la chine, monsieur
En somme, qu'achetez-vous ?
Tout 1 dentelles chiffons, casseroles,
vieux fers, vieux habits, tableaux, statues.
tout, Vous dis-je.
On trie soigneusement tout cela les chif-
fous soie, laine, coton, toile, sont entassés
séparément. Ça se revend toujours. Les os,
on les achète pour rien, et on les recède
à un prix assez élevé aux fabricants de noir
animal'; la ferraille, le vieux cuivre, le plomb,
tous les métaux se vendent aussi, car les
fondeurs sont pour nous une fameuse res-
source. Quant aux objets de ménage, on
trouve toujours à les caser.
Et le métier nourrit son homme ?
-Tiens! S'il ne le nourrissait pas, eroyez-
vous que nous serions autant à nous faire
concurrence? Chineurs et brocanteurs, nous
somme» peut-être plus de vingt-cinq mille à
Paris.
Tant que cela? Expliquez-vous an peu
plus nettement!
Eh! oui, reprend l'homme après un mo-
ment de réflexion. Je n'exagère rien. Mettons
cinq ou six milles brocanteurs en boutique,
autant de chineurs, les revendeurs, les mar-
chands, les ouvriers qui travatllent pour nous,
et nous arrivons au compte dit, vous vo ea
que notre corporation n'est pas près de dis-
paraître
Les Fournisseurs de la Brocante
Mais, enfin, tirez-moi d'un doute. Où
achetez-vous tout ce que vous revendez ?
Dans quelles conditions l'achetez-vous?
Faites-vous parfois des trouvailles?
Où nous achetons nos marchandises?
Mais partout à l'Hôtel des ventes, au bureau
de vente de la préfecture de police, rue des
Ecoles nous suivons les ventes après décès,
les liquidations par autorité de justice; et
puis, enfin, les clients bien souvent se font
vendeurs à leur tour. Le difficile, c'est de ne
pas se laisser aller, dans le feu des enchères,
a grimper à un prix trop élevé; il faut appren-
dre à jHger d'un coup d'oeil la marchandise
qu'on vous offre il ne faut pas se laisser
embobeliner par les clients. Quant aux condi-
tions a achat, elles varient suivant le quar-
tier, les objets proposés, la roublardise du
vendeur vous comprenez bien qu'on essaie
toujours de ne pas payer beaucoup. On offre
dix sous de ce qui vaut vingt francs. Que
voulez-vous? c'est de bonne guerre c'est au
client à se défendre, au vendeur à protester,
s'ils trouvent qu'on les tond de trop près.
C'est un métier où il faut du toupet, du ba-
gout et du cœur au ventre. Il ne faut pas bou-
der à la besogne, allez, sans ça on risquerait
souvent de manger des briques au lieu de
pain, et si cette nourriture-la convient à des
autruches, avouez qu'elle manquerai'de char-
mes pour un « homme humain ».
Quant aux trouvailles, elles sont rares,
Des Histoires '?
Je n'ai eu de la chance qu'une seule
fois, continue mon bonhomme un jour que
j'étais allé chez une dame qui voulait vendre
un tas de bibelots. Il y avait do tout là-
dedans des lampes à huile qui ne marchaient
pas, des Vieux coucous sans poids, des cannes
cassées, des parapluies veufs de leur manche
ou de leur couverture; il y en avait au moins
cinquante kilos. J'offre cent sous du tout. On
accepte et je m'en vais. En déballant mon
paquet, je trouve un petit plat en faïence
assez gentil. « Tiens, me dis-je, je vais le
garder. >̃ Je le pose sur une table et je n'y
pense plus. Six mois après, je revois à peu
près le pareil chez un collectionneur à qui je
marchandais un lot de vieux vêtements.
Combien ça vaut-il, lui demandai -je » en
désignant le petit plat
« Ça, me dit-il, du Lucca della Robbia?
Cinq ou six cents francs au moins. »
Ah t queile soûleur. Je fiche le camp
j'attrape mon plat, j'avais eu un trac qu'il
ne fût cassé Je cours chez un second col-
lectionneur, qui me renvoie à un troisième.
Bref, j'ai lâche ma trouvaille pour 2,000 francs.
Vous pensez si j'étais content 1
Un de mes camarades a fait mieux encore
lui a eu vraiment la veine il achète un jour,
au cours d'une vente à la campagne, un vienx
caaque et un petit colfret recouvert en euir;
1 sale, dégoûtant; bref, il a les deux
pièces pour une trentaine de francs rentré
chez lui, il nettoie ça. Le casque monsieur,
était une merveilleuse pièce d orfèvrerie vé-
nitienne et le coffret portait sur son cou-
vercle trois fleurs de lys et l'inscription en
grandes lettres dorées Louis XIII, roy de
France et de Navarre. » Les deux objets ont
été adjugés 5,000 francs à un amateur. Mais
la plus belle histoire que je connaisse, c'est
celle d'un grand décorateur de théâtre. sous
l'empire. comment donc qu'il s'appelait
déjà
Sechan, peut-être.
C'est bien ça! vous y êtes. Celui-là, c'est
à Constantinople qu'il a tait une trouvaille
qui a révolutionné le monde des chercheurs.
Chez un boucher turc, il a acheté, moyen-
naut quelques sous, un sabre dont l'autre se
servait pour dépecer ses moutons. Ahî mon-
sieur, il paratt que ce sabre, d'origine ita-
lienne, valait des mille et des cents 1 A preuve
qu'on l'a vendu 50,000 francs à la vente Sé-
chan.
Et le buffet de monsieur X. (je ne veuxpas
dire son nom, il n'aime pas la publicité* !) Il
achète, un jour, rue de Charonne, chez un
marchand de vins, un sale petit buffet peint
en jaune, sur quoi on découpait le pain, les
fromages il l'achète dix francs. On lui donne
un marbre rouge qui allait dessus; bon; il
rentre chez lui, fait nettoyer le meuble; on
enlève les peintures, les saletés et on trouve
quoi? un petit cabinet florentin, en ébène,
incrusté de cuivre et d'ivoire, qui vaut, pa-
raît-il, plus de fraae». C'est les seules
histoires que je connaisse
Merl, elles sont fort intéressantes, vos
1 histoires. Je vous souhaite une chance pa-
reille! 1
Ah bien, oui fait mon compagnon en
haussant les épaules. Ça n'arrive jamais, ces
histoires-là, qu'au moment où on s'y attend
le moins et ça se présente trop rarement. J'ai
eu la veine une fois, c'est fini maintenant. Je
ne me plains pas, je mange à ma faim, je
bois à ma soif, j'ai bon pied, bon œil et je
suis libre comme l'air aussi. Ne demandons
pas trop et nous serons heureux
Et là-dessus il s'éloigna tsanquille, en chan-
tant la Valse bleue d'une voix d'ailleurs abso-
lument fausse.
Locten VRILY.
DOULEURS,
ÇBaume Victor)
(De NOS CQRRESPOHDAMTS PARTICULIERS)
Jeudi 2 janvier.
BREST. NAVIRE en Détresse. On câblait
cet après-midi de l'Ue Molène qu'un navire, pu-
raissant en détresse, courait parmi les brisants
de Serroux. Ce bâtiment faisait route vors Brest,
mais il était impossible de distinguer son nom ni
sa nationalité, en raison de la brume intense qui
régnait au large. Malgré le mauvais état de la
mer, le canot de sauvetage de llle Jfolèné, com-
mandé par le patron Gaochet, a réussi porter
socours au navire signalé. C'est un dundee an-
glais, Vénus, de "Yarmouth. Il était monté par
cinq hommes d'équipage. Navire et matelots
ont été sauvés au moment où le naufrage était
imminent. Le pilote de tile Molène est monté à
bord du dundee et l'a ramené à Brest.
LES SPORTS
AÉROSTATION
LES DIRIGEABLES EN
Les ballons dirigeables seront nombreux dans
les airs en 1902, si tous parviennent à s'élever
de terre.
Nous en connaissons à l'heure actuelle au moins
une dizaine en chantier. Et combien de projets,
les uns raisonnables, les antres abracadabrant*,
sont à l'étude:
C'est que de s'occuper d'aviation vaut la peine
aujourd'hui. Santos-Dumont et M. Deutsch ont
donné le branle et la question sportive de l'ac-
tualité c'est la navigation aérienne.
Déjà nous avons dit qu'une course de ballons
dirigeables serait organisée en avec de gros
prix.
Aujourd'hui, nous apprenons que pour former
ces prix 500,000 francs sont déjà recueillis.
Tout sportsman riche décidément veut se muer
en Mécène, de l'aéronautique et tout le monde va
inventer des dirigeables et des aviateurs.
CYCLISME
L'AUSTRAL mttl RACE
L'Austral Wheel Race, la plus grande épreuve
du cyclisme australien, couru avant-hier à Mel-
bourne, a été gagné par le vieux coureur anglais
William Martin, qui parut sans succès et sans
gloire à Paris,il y a plusieurs années, sur la piste
du vélodrome lîuffaïo,
L'Austral Wheel Race est un handicap de
2 milles. Les allocations sont nombreuses et ri-
ches le vainqueur touche un prix de 7,500 francs.
Le lot des concurrents eet toujours formidable
partout, la tuUe est passionnante et, pour cette
raison, attire une fouie énorme.
ATHLÉTISME
F00TBALL-RUC8Y
Les êmilpîers du Stade bordelais reviennent
une fois do plus à Pans; ils arriveront samedi
soir dans la capitale et joueront dimanche pro-
chain à Bécon-les-Bruyères contre le Stade
français, comme nous l'avons aaaan«é UAii.
L'an dernier, à pateitle époque, la Stade bor
delais triompha du Stade français à Paeis; en
sera-t-il de méme cette année?
Il est permis d'en douter, car si les Bordelais
amènent leur première équipe à Paris, nous pou-
vons être certains que le Stade français mettra
sur pied un team formidable dans lequel figu-
reront tous les bons joueurs, têts que Da Silva,
Giroux, Amand, Dedet, Sagot et autres.
LA COURSE A PIED
Le péàestrian anglais Hart, de Clapham, a
parié qu'il couvrirait 2,000 milles (3,218 kilomè-
tres), en trente jours, soitj>lus de 107 kilomètres
par jour.
La tentativeauralieu prochainement au Royal-
Aquarium.
LA TEMPÉRATURE
Vendredi 3 JANVIER I902,3*joohdbl'anhée,
13« JOUR DE L'HIVER. SAINTE Geneviève.
Lever du soleil h. 56, coucher à 4 h. t3.
Lever de la Iune à h. 49, coucher à 12 h. 7.
Ciel nuageux pendant toute la journée, avec
température tiède. Plusieurs ondées sont tom-
bées dans l'après-midi.
Une nouvelle bourrasque passe sur le BOFd-
ouest de l'Europe; son centre se trouvait nier
matin en Ecosse (Stornoway, 733 mlm).
Le baromètre a baissé de 15 m/m depuis
avant-hier sur l'Angleterre et les Pays-Bas.
Des mauvais temps d'ouest sévissent sur nos
côtes et dans l'intérieur du pays.
La mer est grosse sur le littoral de la Man-
che et de l'Océan.
Le vent est violent à Belfort et à Besançon
sa vitesse a atteint 70 mètres par seconde au
Puy de Dôme, 3a mètres à la tour Eiffel.
Des pluies sont tombées sur le nord-ouest
de l'Europe en France, on a recueilli 17 m/m
d'eau à antes, 12 à Besançon, 10 à Nancy, 1 à
Pans.
La température a monté sur nos régions
elle était hier matin de a5° à Haparanda, 2 à
Alçer.
bn notait 3° au Pic du Midi, 4 au mont
Venteux.
Monte-Carlo, temps couvert, midi Il.
En France, le régime des vents d'ouest va
persister avec temps doux et pluvieux.
Situation particulière aux ports français:
La mer est grosse sur nos côtes de la Man-
che et de l'dcéan, belle sur la Méditerranée.
Variations atmosphériques du janvier
à l'hôtel du Petit Parisien
HEURES BAROMÈTRE THERMOMÈTRE
A 8 h. matin 752 la* au-dessus de o.
Midi 75 1 ̃/̃ i3*
4 h. soir 75i "/̃ le
Minuit u' –»«J
NAVIGATION FLUVIALE.- 2 janvier, 7 beorw
du matin.
Haute-Seine. PontdeSeine,àMontereau,
écluse de Varennes, 2"'94 pont de Melun, 3m03
pont de Corbeil,l-75; écluse de Port-à-i' Anglais,+-9i
MARNE. Ecluse de Cumières, écluse de
Cb*Hf«rt, 4-45 écluse de Cherenton, 4-26.
Basse-Seine. Ecluse du canal Saint-Martin, 2-39;
pont de la Tournette,2*50; pont Royal, éciuse
de Suresnes, G-15 barrage de Bezons, pont
de Mantes, 3-70; écluse de Méricourt, 5-21.
Oise. Barrage de Yenette,
13 ANS DE SURDITÉ.
La Ferté-Macé, le 1" janvier.
Un éminent fonctionnaire de notre can-
ton, M. Jules D. bien connu de nos compa-
triotes pour 1 urbanité de son caractère, était
malheureusement atteint de surdité qu'il
avait contractée sans cause apparente, il y
a 13 ans. Pour combattre cette pénible infir-
mité, l'honorable fonctionnaire essaya tous
les traitements connus sans le moindre suc-
cès peu à peu, le mal s'aggrava, à, tei ir.ïnt
qu'il lui fut impossible de percevoir le tic-tac
d'une montre, et ses interlocuteurs étaient
obligés de crier pour qu'il puisse suivre la
conversation.
Le mois dernier, se trouvant en visite chez
un de ses amis, il apprit, dsns le cours de
la conversation, que le Directeur de l'Institut
de la Surdité, 7, rue de Londres, à Paris,
adressait dratuitement à toutes les personnes
qui lui et1 faisaient la demande le journal
la Médecine des Sens et son supplément,
qui puhtie d'innombrables cures opérées par
l'Audiphone invisible Bernard il s'empressa
de lui écrire, à son tour, et reçut aussitôt,
avec « la Médecine des Sens le question-
naire narratif destiné ù suppléer la consul-
tation verbale, car il permet à ceux qui souf-
frent de maladies d'oreities de signaler leurs
souffrances pour qu'ils puissent recevoir tous
les conseils et les soins que nécessite leur
état.
Décidé à tenter un dernier essai, M. Jules
D. appliqua derrière les oreilles, chaque
soir, l'Audiphone invisible Bernard et se con-
forma aux instructions qui lui furent données.
Le résultat dépassa toutes ses espérances,
ear, 'trois semaines après, l'organe auditif
fonctionnait. normalement.Aujourd'hui, M.,lu-
les D. se félicite de l'excellente idée qui lui
.a été suggérée, et il entend parfaitement lés
moindres paroles, celles mêmes qui sont diW8
voix basse.
Courrier des Théâtres
Ce soir, à l'Opéra, première représentation
de Siegfried, opéra en trois actes et quatre ta-
bleaux, de Richard Wagner, version française
d'Alfred Ernst:
Brunnhilde M"" LsGrandjean
Erda Héglon
La Voix de l'oiseau Bessie Abott
Siegfried MM. Jean de Reszké
Le Voyageur Delmas
Mime Laftltte
Alhertch Noté
Fafner Paty
Rideau à sept heures trois quarts précises.
Matinées de dimanche prochain
Comédie-Française. Les Plaideurs, An-
dromaque.
Opéra-Comique. Grisélüis.
Odéon. Af. et Mime Duggzon..
Vaudeville, Gymnase, Nouveautés, Variétés,
Porte-Saint-Martin, Bouffes-Parisiens, Gaité,
Athénée, théâtre Antoine, Folies-Dramatiques,
Renaissance, Ambigu, Cluny, Déjazet, mêmes
spectactes que le soir.
Conservatoire. Sixième concert de la so-
ciété.
Châtelet. Concert Colonne la Damnation
de Faust (Berlioz), chantée par MM. Cïzeneuve,
Ballard, Guillamat et Mlle Marceila Pregi.
Nouveau-Théâtre. Concert Laraoureux
onverture d'Obéron (Weber). Concerto pour
violon et orchestre (Jacques -Daicroze), par
M. Henri Marteau. Premier acte de Tristan
et YseuU (Wagner), chanté par Mpt. Feodo-
row, Daraux, Lubet, Mme Litvinne.
La Comédie-Française célèbrera, le jan-
vier prochain, le 280' anniversaire de la nais-
sance de bioliére par un spectacle composé de
Tartufe et du Malade imaginaire, suivi de la
cérémonie traditionnelle.
M. Silvain jouera le rôle de Tartufe et Mlle
Brandës abordera, pour la première fois, celui
d'Elmire. M. Raphaël Duflos étudie le person-
nage de Cléante, ainsi que M. Ciarry, un jeune
lauréat du Conservatoire, qui débutera très
probablement par ce rôle.
Très probablement aussi, l'à-propos de cette
soirée sera une pièce de vers de M. Lefèvre,
intitulée la Revanchede Tbomas Diafoirus, qui
sera dite par M. Truffier.
Ce soir, aux Folies-Dramatiques, centième
représentation du Billet de logement.
Les soirées fleuries continuent à l'Ambiyu où
pour fêter le succès toujours croissant de la
Marchande de Pleurs, et à l'occasion des têtes
du jour de l'An, la direction offrira, jusqu'à
dimanche soir, un superbe bouquet à chacune
de ses spectatrices.
M. Silvain et les artistes de la Comédie ont
joué hier, au Casino de Lyon, Louis XI, au
bénéfice de la Société typographique de cette
ville. La location dépassait t4,ooo francs.
Partis hier matin à neuf heures et demie de
Paris, M. Silvain et ses partenaires seront de
retour ce matin même pour reprendre leur ser-
vice à la Comédie.
C'est le 11 janvier prochain que commence-
ront, à l'Opéra-Comique, les conférencee-audi-
tions sur la littérature et la musique dont
,M. Carré a confié l'organisation à M. Fierens-
Gevaert.
Ces conférences, qui auront lien de quatre à
six heures, ont pour but l'étude de l'influence
des librettistes d'autrefois sur l'évolution du
drame lyrique et de la comédie musicale aux
périodes classiques.
Il y aura six séances. Les conférenciers choi-
sis MM. dt Fourcaud, Vincent d'Indy, André
Hallays, Chausavoine et Fierens-Gevaert.
La première de ces matinées roulera sur les
c Librettistes de Gluck >, avec auditions de
Mmes Jeanne Raunay, Thierry et de M. Dufrane.
A partir d'aujourd'hui, le théâtre du Châteaa-
d'Eau fait relâche pour les répétitions trône-
rales de la Bouquetière du Château-d Eau,
l'opérette nouvelle de P. Burani et Constantin
Lubomirski, qui passera dans les premiers
:ours de la Semaine prochaine.
SPECTACLES DIVERS
Ce soif, aux Folies-Bergère, rentrée de la
ravissante danseuse Angelica Brucchi, dans Lo-
renza. Au programme, nouvelles chansons d*Judio"
et Little Ttch. A signaler le brillant début de
S. Sheffer, la roi des jongleurs.
Ce soir. également, à folympia, débute de la
toute charmante Blanche de Marcigny, dans un
original numéro de haute école. Il ne reste que
très peu de loges au bureau de locution, car le
Tout-Paris mondain a voulu assister à cette pie-
̃̃ Hier ont débuté, au Casino, d* Paris, six
numéros, tous plus intéressants les uns que les
autres. Maisfparmi ces attractions il faut surtout
mettre hors de pair les exercices d'adresse de
Robertin et Vilfrid, numéro tout à fait nouveau
et qui mérite d'être vu: lef chansons de Mlle
Morcy, adroite artiste et jolie femme, et'Ja troupe
Alexandroff, qui réunit 'les plus beaux types de
femmes de la race slave. Ajoutons que pendant
trois jours encore on pourra applaudir Mue Mar-
guerite Ugalde, dans son numéro à succès Tam-
bour battant.
-"• La dernière des matinées ctuotidiannas à la
galerie des Machines sera celle du 5 janvier.
Après dimanche, on n'en donnera que le mercredi,
jeudi et dimanche de chaque semaine.
Gire cetle semaine dans
L'AGRICULTURE NOUVELLE
.'05ml ftm&ir! iOaitn té b Prodnction mraiî
(30 pages ci* texte en de gravure.'
LE NUMÉRO 10 CENTIMES
Agriculture. Henry Marchand L'Arrêté du
1" août 1830. Echos agricoles. Albert Ber-
thot Prévisions du temps. P. Vimemc A
l'Académie des Sciences. G. Guénaux A la
Société nationale d'Agriculture. L. B. Les
Marcs de pommes comme aliments et comme
eagraMu J. '£r«ude Orge» «adustriellea.
Horticulture. S. Mottet La Passiflore bleue.
J. Nanot Les Travaux du Jardin Janvier.
A. Magnien Culture de la Laitue sur couches.
P. Cidres et Poirés. -P.: Fruits et Légumes
aux Halles. J. Nanot Taille du Pêcher.
Bchos horticoles.
Apiculture. R. Hommell Création d'un Ru-
cher.
Viticulture. Prosper Gervais Notes sur la
Reconstitution du Vignoble. A. Dissard Les
Levures sélectionnées dans la fermentation du
Vin. P. Revue vinicole.
£levage. P. Demarty Limousins et Dur-
bains. J.-B. Martin les Tourteaux et l'ali-
mentation des Vaches laitières.
Revue et Nouvelles Qe l'Etranger. Marcel
Vacher L'Amélioration du Bétail danois.
Alimentation D1 Hector George L'Ivrogne-
rie et ses remèdes.
Législation rural* Léon Lesage: Questions
diverses.
Correspondance. Halles, Marchés. Bulletin
météorologique.
bulletinJfinuncier
Paris, 2 janvier.
An début, on est tout à la joie les fonde
d'Etat étrangers et les valeurs sud-africaines
spécialement sont en pleine ébullition et ac-
complissent d'importants progrès sur les
cours de clôhire du 31 décembre. Puis, par
la suite, queues réalisations se produisent.
m-ais, en somme, la plupart des grandes va-
leurs restent encore au-dessus de leur niveau
précédent. On ne'peut donc se plaindre de la
iaç.011 dont déhuta l'année nouvelle.
Nos Rentes sont assez calmes, mais ne se
ressentent plus de la réaction causée par le
taux élevé du report le 3 finit à et
le 3 1/2 à 101 75.
Les tendances sont excellentes sur les fonds
étrangers l'Italien avance de 101 75 à 101 90,
après avoir même touché le cours de i02.
Quant à l'Extérieure, elle continue brfllam-
mont sa marche de 77 75 à 78 12, après 78 40
au plus haut.
La fermeté s'accentue également dans le
groupe ottoman Turc G, 45 .Turc G,
2515.
Peu d'affaires sur les établissements de
crédit, dont l'ensemble reste néanmoins sou-
tenu on retrouve le Lyonnais à 1,005, la
Banque de Paris à 985, le Comptoir d'Es-
compte à 575.
Sauf une défaillance de la Thomson, qui
fléchit à 678, sur le bruit que l'acompte ha-
bituel de dividende ne serait pas distribué, le
compartiment des valeurs de traction est
ferme. Le Métropolitain notamment, grâce à
ses bonnes recettes, reprend à l'Est-
Parisien fait 135 et la Compagnie générale de
Traction 32fr.
Après une tentative de reprise à 1026,1e Rio
revient en clôture à 1019 la Sosnowice ac-
centue ses progrès à 2020 et la Huanchaca
gagne de nouveau plusieurs points à
Sur le marché sud-africain, l'attention se
porte spécialement sur la De Beers,qui avance
on dit une fois de plus que cette
Société est sur le point d'absorber la Jagers-
fontein. Le3 Mines d'or sont également de-
mandées les Rand Mines progressent à 286,
l'EasL à 213, les Geldfield» à 214
NOUVELLES FINANCIÈRES
Finances Ottomanks. Messud bey, direc-
teur général de la comptabilité au ministère des
finances, vient de partir pour Paris et Londres;
il va engager des négociations en vue de l'unifl-
catioa et de la conversion de la Dette ottomane.
Bons DU TRÉSOR ANGLAIS. Une émission de
1,500,000 liv. st. de bons du Trésor anglais a eu
lieu le 30 décembre. Les souscriptions ont atteint
liv. st. Le taux moyen ressort a 3.100/0
l'an.
COMPAGNE Internationale DES Wagons-Lits.
L'assemblée générale extraordinaire des Wa-
gons-Lits a eu lieu le 30 décembre à Bruxelles.
Les propositions du conseil d'administration
ont été adoptées à l'unanimité.
En conséquence
1* Le capital actuel est réduit do 50 millions
30 millions de francs, et il est créé 60,000 actions
privtlégiées nouvelles de 250 francs chacune.
MM. Marcel Baevens. Dubois, de Frondeville
et Yillars sont nommés administrateurs, et M.
Albert Chabert commissaire.
3* Les modifications aux statuts présentées par
le conseil d'administration sont adoptées.
Les actions privilégiées seront offertes par
préférence du 10 au 20 janvier prochain aux an-
ciens actionnaires.
Nous indiquerons prochainement les conditions
de la souscription.
Compagnie d'Electricité D6 l'Est Parisien
(E&t-Lumiérb). Les actionnaires viennent de
décider d augmenter le capital social par l'émis-
ion de 20,000 actions nouvelles de 100 francs.
Recettes du 31 décembre, fr.
du
DÉTACHÉS LE 2 JANVIER
Ville de Bordeaux 3 1/2 1891 8 75
Ville de Constantine 3 16 50
ACTIONS
40
Nord it
la Camargue.
6
Tramways
Tramways d'Oran
de 15
Tramway des Deux-Sèvres, act. priv
Wassy
Nord civ. pour recouvrem. d'annuités
dues par la Ci' du)
Hanque de l'Indo-Chine, 1" série. »
2, et 3, séries. 15
Banque de Consignations. 7 50
20
Sons-Comptoir des Entrepreneurs
Société française de Reports et Dépôts. »
Eaux de la'Banlieue de Paris. 5
Société lyonnaise des Eaux. 12 50
Eaux de Vichy, actions libérées. 18 75
Gaz et Eaux; 10
au Bordeaux
actions, de jouissance. 45 »
Gaz général de Paris. .5
Gaz (Union des), 1,, et séries.
12 M
et Chantiers de la Loire.
l'Ariège 10
Compagnie générale de Navigation
Ciments français. 10
15
électrique 25
non libérées. 6 25
générale électrique et industrielle 12 50
Matériels de Chemins de 15
Ports de Tunis, Sousse et 20
CHANGEA DU
Prime q9 90 10
12 1/2
141/16
sur Paris. 50 50
L'ENFANT COIFFÉ D'UN BÉRET ET LE
SAC AU DOS
Coiffé d'un béret et le sac d'écolier sur le
dos l'enfant entre dans l'appartement en sau-
tillant. La vue de l'étranger l'intimide d'a-
bord, mais il s'apprivoise presque aussitôt4
et ne tarde même pas à se mêler à la conver-
sation..
Nous étions au nô 41, rue du Rocher, ac-
tuellement 17 bis, rue des Brindes, au Havre,
chez M. Simonnet, dont la femme venait de
faire une maladie des plus dangereuses.
Je maintiens tout ce que je vous ai dit
dans ma lettre du 12 janvier et dont
j'avais fait légaliser la signature par mon-
sieur Magoia, adjoint au maire du Havre »,
nous dit Mme Simonnet. u Ma santé s'est
graduellement améliorée depuis que j'ai com-
méncé à faire usage de votre Tisane amé-
ricaine des Shakers. Avant d'entendre par-
ler de cet étonnant remède, je souffrais d'une
maladie des voies digestives it laquelle je
n'avais pu trouver aucun soulagement, bien
que j'eusse essayé beaucoup de traitements.
Une constipation invétérée, jointe k d'horri-
bles crampes d'estomac, me mettait au dé-
sespoir. J'étais sujette à une migraine très
douloureuse, causée sans doute par les
vices du sang résultant des aliments non di-
gérés et en fermentation. Pourtant je man-
geais bien pal, car je n'avais plus le moidre
appétit pour quoi que ce fût. Il va sans dire
que moins je mangeais et plus ma faibesse
augmentait, au pomt que c'était au prix des
plus grands efforts que je pouvais faire le
plus importait de mon ouvrage. Bien que
J'efficacité de la Tisane américaine des Sha-
kers dans le cas semblable au mien fut si
connue, je ne m'en étais jamais préoccupée
jusqu'au jour où je fus convaincue de l'inu-
tifité de tous les autres remèdes. La lecture
.d'un petit livre me décida à faire fessai de
cette préparation dont je m'étais procuré un
flacon chez M. Osar Fanyau, pharmacien à
Lille. Le résultat surpassa mon attente, car
non seulement j'obtins du soulagement, mais
tes crampes et ta constipation-disparurent
en peu de temps, ainsi que les autres ma-
laises. Votre remède a aussi fait beaucoup
de bien & BibnTnari, et en dernier lieu à mon
petit garçon qui était d'une santé très déli-
cate et d'un appétit capricieux. A l'heure qu'il
est, il est fort et robuste. »
Il C'était le même enfant qui un intant
auparavant était entré, le sac au dos et coiffé
d'un béret. Dès que sa mère eut cessé de par-
ler, il s'écna à son tour « Oh oui, la Tisane
américaine des Shakers est un remède ex-
traordinaire. Grâce à elle j'ai un grand appé-
tit, et depuis que papa en prend, il se sent
de mieux en mieux. »
COMMUNICATIONS DIVERSES
Bans ies Universités Populaire*. Ce soir Yen.
dredi
A la Coopération des idées, 167, faubourg
Saint-Antoine, M. G. Courty La France à l'époque
préhistorique (avec projections).
A Floréal, 17, rue de la Station, à Asnièrcs,
M. Henri Gazay L'Ailemagna au quinzième siècle
(Albert Durer;.
A l'Institut populaire de Versailles, 15, rue
Colbett, M. Weulerose, boursier de voyage autour
du monde L'Orient au dix-neuvième siècle La
question chinoise.
A la Fraternelle, 6, rue de Montmorency,
M. A. Robin La libre maternité.
A l'Aurore, 61, rue Boileau, M. Arnoult, in-
génieur des arts et mawufactuf-es Evolution de
la terre 'avec projections).
MARCHÉ kU BESTIAUX DE LA ViLLETTïf
DU JEUDI 2 JANVIER 1902
IESTIMM (amenés vkndhs PRIX M il,2 KILO
Boeufs. i.423 044
Vaches. 0 T2I0 20 043
Taureaux. 142 0 fiO!O 21 036
Veaux. 1.0TO 0 71
Moutons.. ?363 n.500 075 0 52
Porcs 5. GIS 5.C13 0 57 0 69k) 40 O«j
BieafH. Vente très mauvaise, et prix dif-
ficilement soutenus.
On cote limousins, de 0C8 à 074; bourbon-
nais. de 0 65 à 0 71 eholeUis, de 0 à U 68;
vendéens, de 0 àO 65 c. Le kilo net.
Veaux. Vente active et hausse de 5 c. par
On cote choix de Brie, de Beauce, du Gàtinais.
de à champenois, de 0 !la à 1 au-
tres provenances, de 0 75 à 1 lA Le 1/2 kilo net.
Hantons. Vente meilleure et hausse de 2 à
3 c. par 1/2 kilo.
On cote petits moutons du Centre, de 0 97
Brut';
à 1 03; métia de Brie, de 0 92 à 0 98; métis beau-
cerons, champenois et barguignons, de 0 90 à
0 95. Le 1/2 kilo net
Pores. Vente mauvaise et baisse de 2 c.
par kilo.
On cote bons porcs de l'Ouest, de 0 45 à 0 48.
et ceux du Centre, de 0 42 0 47. Le kilo vif.
A la pièce, on cote de 0 57 à 0 69 le kilo net.
EN VENTE PA RTOU7
L'ALMANACH ILLUSTRÉ
DU
É-JL POUR
Nombreuses .et belles Gravures
PRIX 35 CENTIMES
SPECTACLES DU 3 JANVIER
THÉÂTRES
8 h. »/̃>. OpéWl (T. Siegfried.
8 h. 1/2. Th.-Français (T. »- François le
h. Odàon (T. «Ù-42). M..t Mme Du-
8 h. lit. Vaudeville (t. 102-09). B|bé. 1807.
Il,. !1-. Th. Sarah-Hernhardt (t. 274-23).
8 h. Giymnase (t. 102-65).– Le-Premier Mo-
dèle. La Basoule.
8 h. 1/2. Variétés (c. 4»-92). La Revue des
Variétés.
8 h. 3/4. Nouveautés (t. Nelly Rozier.
S h. 1/2. Porte-St-Martto(T. -Le Maître
de Forges,
8 h. 1/2. Oaité (T. La Hlle de Mma
Angot.
8 h. »/•• Cbltolet (T. 1OW7). Le Voyage de
Suzette.
h. »/». Palais-Royal (t. 102-50). L'Inconnue.
8 li. 1/2. Théâtre Antoine (T.. L26.64) Petite
Femme. Le Capitaine Blornat. ;,es Balances.
Au Téléphone.
8 h. 1/2. Beaaisuuxoe (T. 266^98). Les Complai-
8 h. i/2. Athénée (T. 282-23). Madame Flirt.
8 h. >•/». AmbitfS (t. 266-88; La Marchande de
Heurs.
8 h. Bo»iffe*-Pmrisieni,'t!>.259-i*).– Madame
l'Archiduc.
8 h. 1/2. Folies^Dramatiqae» (t. La
Billet df; logement.
8 h. 1/2. Cluny {t. 80T-76). La Marratne de
Charley.
8 h. Th. du Château-d'Eau (t.
La Fille du Tambour-Major.
8 h. 1/2. Déjazet (T. La Tortue.
8 h. i/2. BoufTe*-du-Nord [t. 419-3*). La Mlle
du Garde-Chasse.
8 h. 1/4. Théâtre Moncey Le Fils de Giboyer
8 h. »/». Batlgnollea. L'Aiglon.
8 h. •/». Montmartre. Les Blanchisseuses de
Pans.
8 h. »/». Grenelle, Le Prisonater de la Bas-
tillo.
8 Il. •/̃». Montparnasse. Robert Macaire.
8 h. »/». Gobelins, Ça va, ça viant-
8 h. BeUeville. La Reine Margot.
SPECTACLES DIVERS
Folies-Eergère (T. .Judic, Little Tien,
Chiens
Dimanclies et têtes, matinées.
Olympia (T. La belle, Otéro. HoudinL
Les Agoust. Les Phoques jongleurs. Jeudis.
dimaaebea et fêtes, mâtinées.
Barnum et Bailey, Greatest Jhow on Earth,
(Galerie des Machines). Tous les soirs à 8 h. 15
Dimanche, mercredi, jeudi et jours fériés
matinées à 2 heures.
Mate (*.
MM. Sulbac, Claudius, Mmes Lise Fleuron,
Lucy Nanon, Derminy, Li cette de Verly.
,a Retue de ta Scala.
Pami?.aa (T. Paris* /«.?«*, revuev
Mmes Tarial-BanT/s. AnnaThib3ua,LWia,B©rt.
MM. Vilbert, Jacquet, Ôibard.Baldr.
Kldarado (T. i)ranem. lioger, M. Gns·
set, Honoré. Albens. Mmes Stelly, Manr-Hett.
Ohé\ du ̃ Ration revue. Dimanches Jeudis et
fêtes, matinée-
Mathurins (36, rue des Mathnrins. T. X13-4I).
9 heures. On n'est pas de boia. -*̃ LiUet
Tonton. (In mauvais «a*. Les Petits Patins.
biéterle. Jules Moy. Vincent fcfyspa
La Cigale (T. 407-eOi. A nmis ta Veine f wrwfe,
Mmes Marquet, Biooh. Giliet, Ailerns. Gaudet;
MM.Oabin, Girault, Maader.Max Morel.Daûvers,
Strit, Légion, Dim. et fêtes, mat.
Casino de Paris (t. 154-44). Marguerite Ugalde
Spaùoni. Lea Villa. Den>c«sq.La
Mlie Angéle Hûraud.
Nouveau-Cirçue (t. «1-84). Le Petit Poucet,
fàntaisie burlesque et naut:que. Nouvelles at-
tractions, Mercredis, jeudis, dtm&nehes et fêtés,
matinées.
Hippo-Palace (t. 538-58J. 8 h. il!, Sspo-
tim /• pantomime, les GKneeretti, les Aftex,
les merveilleux chevaux en liberté. Matinées
rue des Martyrs. A 8h.i/î. AttwcUoiw
nouvelles. Mat.: jeudi, d5m anche et fêtes »î h. 1/2.
Pépinière, en face la gare SaiutrLazare. A.9h. 1/2,
A la Poil de Koel:, revue en 5 tableaux. Mlle
Fournier. M. Zaique. A 8h.l/Z partie de.coacert.
Qrands Magasins Dufayel. De t bâucea à
G heures, attractions variées.
Xeuiia-Rougo. Touu les soin, è 8 h. 4/2
speclacle-concert, bal. Dimanches, matinée:!
Jardin Bullier. Tous les jeudis, grand» ffitp.
Salle Wagram. Mardis, fendis, dimanches et
tétes, 8 h., grand bal. Dimanches et fêtes,
concert attractions au Jardin dTiiver et matinées
à prix réduits. Location de saifeu pour Boetét.
Joli-Théàtre (Musée Grévinj. -9 9 IL P'ég»
d'Amour. ubcrbretb'l. Monologues (M. Ga-
Hpaux). Mam'zeUe Frtttiltm.
Musée &rè vin. -Entrée: i franc S. S. L&m XIII
etle Cortège pontifical. Bonaparteà Maùuaison.
la Journal lumineux.
Bévue des.Deux Mondes, ii, rue de l'Uwver-
sité, Paris.
SOMMAinE DE LA LIVRAISON Dtf I" JA!W«I
r. La Crise Européen» de I6al. tle Pro-
bième protestant en Korope. Les Af-
faire» de la Valteline, par M. Gabriel
Hanotaux, de l'Académie française.
II. Le Récanisme de la Vie Moderne. L*
Théâtre. m. Auteurs, Publio et Dîna-
teu», par M. LE vicomt» CteoRata
ni. Les Stata-Dnt*, PalManc» Coloniale, pat
M. PlBKnK LEBOY-BEA.CLIJÎU.
IV. L Antre Amour (troisième partie), fa
CLAUDE FERVAL..
V. Les Formas Littéraires de taPeosée Grecque,
par M. Emile Faauct, de 1 Académie
VI. Les Conditions du Travail 4ans le1 Che-
mins de fer, par M. G. Noblemaim.
VU. Littératare Rwsae. Anlmx T«hekhof, par
M. LE VIOOMTE EUGiNE-MBLOUGR DE
Vogué, dt l'Académie française.
Mil. Revue 8cienttûla Matière. Les Rayons de Beoquerd,
IX. Chronique de la ftouanune, Histoire polio
tique, par M. Francis Ghaiuiiù».
X. EnUctin bibliographique.
Prix de l'Abonnement: Paris, un an, 50 fri
six mois, fe.; trois ^noiis, IA te. Départe-
ments, un an, fr. six tpeis, 29 fr. trei*
mois, 15 fr. Etranger, un an, fr.; sa
mois, 32 fr.; trois mois, fiv.
Reme Blanche, 15, boulev»1 des iUiieas, Paruy
SOMMAIRE DU 1" JANVIER
CHARLES-Ha.NRr HiRSCH Le Brciaa *•. la B»r*
ohale.
Mark Twain A la dnj», roman.
Tbista.n Klik g son Schabrazade.
GustavE Khax De Tartufe à Ce» Hbssi«u«.
PAUL Louis Notes politiques et r/ociatet.
Chaules-Louis Philip» Faits diver*.
CLAUDE Anet. Charles SAUftrisa et ttuctat
Faous Gazette d'Art.
ALFAED Jarry Gestes.
André PICARD: Les Tiiéâtrts,
MICHEL Arxauld Robehx- Dreyfus Julibr
Be.vda, etc. Chrashrae de Littérature
Portrait de Maxime Gorki, par Peux VAfcKrrrojt.
Le numéro bi-mensuel 1 fr. 20 ft\ (France)
et 25 fr. (Extérieur; paraii il fr. (France) et 13 fr.
(Extérieur) par semestre
Rédaction et AdiainjfâtraUoa 23, toulayari
des italiens, Par*
e Petit Parisien
n
fairea des autres, il n'avait voulu en parler à
personne.
S'il s'est cependant décidé à faire con-
naître les agissements du monstre, c'est que
le 3i décembre dernier, en mettant dans
le cercueil le cadavre de la petite Marie-Phi-
lomène, morte la veilla au soir, il avait re-
marqué des traces noirâtres au cou de l'en-
lanl dont le visage était bleui et la langue
serrée entre les dents: la femme Houillon
constata aussi ces marques singulières.
Supposant que Ledig avait étranglé son en-
fant, Houilloh s'en fut alors, hier après-midi,
confier ses impressions au maire de Saint-
Amé.
LotnYLedigr a opposé an démenti formel à
la déposition de sa fille. Tous deux ont été
mis en présence et Marie-Joséphine répéta
alors devant son père les déclarations qu elle
avait faites la gendarmerie. Le misérable
n'en a pas moins continué & protester de son
innocence.
En ce qui concerne la mort de la petite
Marie-Phflomène, Ledifr a explfqué que les
traces remarquées sur le cou de la pau-
vrette, par Houillon et sa femme, proviennent
sans doute de la maladie de gorge que l'en-
fant avait dû contractée à Saulxures, où elle
venait de passer huit jours; et accuse Houil-
Ion d'avoir attiré ses enfants chez lui pour le
perdre.
Ledig jouit d'une pension de 250 francs que
lui sert annuellement la Compagnie d'assu-
ranees de l'usine dans laquelle il travaillait
et qu'il a quittée à la suite de l'accitient dont
il a été victime. Depuis ce moment, il s'enivre
et mendie. Il est très redouté dans le pays.
CHINE ET BROCANTE
Chez les Brocanteurs.- Ia Chine.- Pit-
toresque Corporation.- Les Difficultés
du Métier. Un Chiffon au Bibelot,-
Bric-à-Brac moderne. Trouvaillea
légendaires.
Les Parisiens, badauds avant toute chose,
aiment ceux qui excitent ou flxttent leur
curiosité, et c'est pourquoi, petits et grands,
tous s'intéressent ces commerçant* pitto-
resques que sont les brocanteurs.
Qui ne s'est arrêté, souvent, devant l'éta-
lage hétéroclite d'un bric-à-Drac ? Qui n'a
cherché, dans le fouillis d'objets disparates
qui encombrent la boutique, le beau bibelot
de style, lalprécieuse œuvre d'art égarés dans
les poussières du taudis ?
Qu'on n'en doute point, les brocanteurs
tiennent une large place dans notreexiatenee,
soit qu'Os "nous achètent les pauvres objets
dont on--ne, se débarrasse jamais qu'il. regret,
soit qu'ils nous vendent au plus juste prix
(c'est-à-fjire assez cher) ce qui a flatté, au
passage, notre couvoisite de curieux ou de
collectionneur
Les brocanteurs sont rois en ce moment,
et si vous en doutez, ô Parisiens, mes frères,
allez faire u|t tour aux Halles centrales et
vous serez convaincus, car c'est là, là surtout,
que la brocante tient ses assises, durant les
têtes du nouvel Au.
A eftté dn bric-à-brac en boutique s'agite
et vit un. bien singulier personnage c'est le
chineur, Ne cherchez pas l'étymologie de ce
mot, pas plus que celle de brocanteur ou de
brie-à-brac, vous ne trouveriez pas.
Le chineur n'a rien dans les mains, rien
dans les poehfes; ses frais se réduisent à
néank et cependant il gagne souvent la forte
somme. Gomment faft-llV Spéèule4-il sur le
vent, la pluie et la fumée? \on point. Il
chasse avec ténacité le client il sait tout,
il connah tout. Demandez-lui un Christ en
ivoire du seizième siècle une rapière de lans-
quenet, un cranequin d'arbalétrier helvète,
un squelette de cheval, une peau de panthère
ou une batterie de cuisine, il vous apportera
cela dana les vingt-quatre heures. Le chineur
sait on trouver sa marchandise, et e'est là le
secret de son existence il va tout simple-
ment chercher ce qu'il lui faut chez celni de
ses confrères qui le détient. Les brocanteurs
ne le voient pas d'un, mauvais œil, car,
somme tout, le chineur est parfois un excel-
lent dénicheur d'affaires.
J'en interrogeais un, hier même, et cette
interview, prise en cinq minutes, ati milieu
des Halles pleines des cris des vendeurs of-
frant leur marchandise, n'a pas été peu amu-
sante.
La chine, disait mon compagnon avec un
accent impossible à rendre, et d'une voix un
peu rauqne. la chine, monsieur, c'est la li-
berté. Pensez donc, pas de patentes, pa» de
boutique, partant pas de loyer, pas d'aléas;
rien que dn bénéfice net sans gros risques.
Mes camarades lés brocanteurs ne sont pas si
heureux que moi; il leur faut toujours comp-
ter surTimeonnu parfois leurs « camelotes »
une se vendent pas ee qui convient à la clien-
tèle de Grenelle ne plaît pas aux Bellevillois!
Pas si commode qu'on veut bien le crofré,
allet, Ie métier
» .L– En. somme, vous n'achetez rien?
Je te crois! Rien du tout. On se contente
de se tenir au courant de l'offre et de la de-
mande. On a une clientèle fixe, et les clients
contenta nous amènent des amis. On sait,
par exemple, que Paul a demandé un lot de
-vaisselle a Pierre Pierre n'en a pas j'ap-
prends cela. Je sais qu'un troisième person-
sonnage, Jean, si vous voulez, a tout ce qu'il
faut; je vais trouver Pierre « Tu as besoin
de telle chose, lui dis-je, combien veux-tu
payer? Tant î bon, je pars et je vais voir
Jean e Tu as xa. et ça? En veux-tu tant? »
On discuta Tope! l'aHaire est faite et na-
turellement nous y trouvons tous notre gain.
Voilà ce que e'est que la chine, monsieur
En somme, qu'achetez-vous ?
Tout 1 dentelles chiffons, casseroles,
vieux fers, vieux habits, tableaux, statues.
tout, Vous dis-je.
On trie soigneusement tout cela les chif-
fous soie, laine, coton, toile, sont entassés
séparément. Ça se revend toujours. Les os,
on les achète pour rien, et on les recède
à un prix assez élevé aux fabricants de noir
animal'; la ferraille, le vieux cuivre, le plomb,
tous les métaux se vendent aussi, car les
fondeurs sont pour nous une fameuse res-
source. Quant aux objets de ménage, on
trouve toujours à les caser.
Et le métier nourrit son homme ?
-Tiens! S'il ne le nourrissait pas, eroyez-
vous que nous serions autant à nous faire
concurrence? Chineurs et brocanteurs, nous
somme» peut-être plus de vingt-cinq mille à
Paris.
Tant que cela? Expliquez-vous an peu
plus nettement!
Eh! oui, reprend l'homme après un mo-
ment de réflexion. Je n'exagère rien. Mettons
cinq ou six milles brocanteurs en boutique,
autant de chineurs, les revendeurs, les mar-
chands, les ouvriers qui travatllent pour nous,
et nous arrivons au compte dit, vous vo ea
que notre corporation n'est pas près de dis-
paraître
Les Fournisseurs de la Brocante
Mais, enfin, tirez-moi d'un doute. Où
achetez-vous tout ce que vous revendez ?
Dans quelles conditions l'achetez-vous?
Faites-vous parfois des trouvailles?
Où nous achetons nos marchandises?
Mais partout à l'Hôtel des ventes, au bureau
de vente de la préfecture de police, rue des
Ecoles nous suivons les ventes après décès,
les liquidations par autorité de justice; et
puis, enfin, les clients bien souvent se font
vendeurs à leur tour. Le difficile, c'est de ne
pas se laisser aller, dans le feu des enchères,
a grimper à un prix trop élevé; il faut appren-
dre à jHger d'un coup d'oeil la marchandise
qu'on vous offre il ne faut pas se laisser
embobeliner par les clients. Quant aux condi-
tions a achat, elles varient suivant le quar-
tier, les objets proposés, la roublardise du
vendeur vous comprenez bien qu'on essaie
toujours de ne pas payer beaucoup. On offre
dix sous de ce qui vaut vingt francs. Que
voulez-vous? c'est de bonne guerre c'est au
client à se défendre, au vendeur à protester,
s'ils trouvent qu'on les tond de trop près.
C'est un métier où il faut du toupet, du ba-
gout et du cœur au ventre. Il ne faut pas bou-
der à la besogne, allez, sans ça on risquerait
souvent de manger des briques au lieu de
pain, et si cette nourriture-la convient à des
autruches, avouez qu'elle manquerai'de char-
mes pour un « homme humain ».
Quant aux trouvailles, elles sont rares,
Des Histoires '?
Je n'ai eu de la chance qu'une seule
fois, continue mon bonhomme un jour que
j'étais allé chez une dame qui voulait vendre
un tas de bibelots. Il y avait do tout là-
dedans des lampes à huile qui ne marchaient
pas, des Vieux coucous sans poids, des cannes
cassées, des parapluies veufs de leur manche
ou de leur couverture; il y en avait au moins
cinquante kilos. J'offre cent sous du tout. On
accepte et je m'en vais. En déballant mon
paquet, je trouve un petit plat en faïence
assez gentil. « Tiens, me dis-je, je vais le
garder. >̃ Je le pose sur une table et je n'y
pense plus. Six mois après, je revois à peu
près le pareil chez un collectionneur à qui je
marchandais un lot de vieux vêtements.
Combien ça vaut-il, lui demandai -je » en
désignant le petit plat
« Ça, me dit-il, du Lucca della Robbia?
Cinq ou six cents francs au moins. »
Ah t queile soûleur. Je fiche le camp
j'attrape mon plat, j'avais eu un trac qu'il
ne fût cassé Je cours chez un second col-
lectionneur, qui me renvoie à un troisième.
Bref, j'ai lâche ma trouvaille pour 2,000 francs.
Vous pensez si j'étais content 1
Un de mes camarades a fait mieux encore
lui a eu vraiment la veine il achète un jour,
au cours d'une vente à la campagne, un vienx
caaque et un petit colfret recouvert en euir;
1 sale, dégoûtant; bref, il a les deux
pièces pour une trentaine de francs rentré
chez lui, il nettoie ça. Le casque monsieur,
était une merveilleuse pièce d orfèvrerie vé-
nitienne et le coffret portait sur son cou-
vercle trois fleurs de lys et l'inscription en
grandes lettres dorées Louis XIII, roy de
France et de Navarre. » Les deux objets ont
été adjugés 5,000 francs à un amateur. Mais
la plus belle histoire que je connaisse, c'est
celle d'un grand décorateur de théâtre. sous
l'empire. comment donc qu'il s'appelait
déjà
Sechan, peut-être.
C'est bien ça! vous y êtes. Celui-là, c'est
à Constantinople qu'il a tait une trouvaille
qui a révolutionné le monde des chercheurs.
Chez un boucher turc, il a acheté, moyen-
naut quelques sous, un sabre dont l'autre se
servait pour dépecer ses moutons. Ahî mon-
sieur, il paratt que ce sabre, d'origine ita-
lienne, valait des mille et des cents 1 A preuve
qu'on l'a vendu 50,000 francs à la vente Sé-
chan.
Et le buffet de monsieur X. (je ne veuxpas
dire son nom, il n'aime pas la publicité* !) Il
achète, un jour, rue de Charonne, chez un
marchand de vins, un sale petit buffet peint
en jaune, sur quoi on découpait le pain, les
fromages il l'achète dix francs. On lui donne
un marbre rouge qui allait dessus; bon; il
rentre chez lui, fait nettoyer le meuble; on
enlève les peintures, les saletés et on trouve
quoi? un petit cabinet florentin, en ébène,
incrusté de cuivre et d'ivoire, qui vaut, pa-
raît-il, plus de fraae». C'est les seules
histoires que je connaisse
Merl, elles sont fort intéressantes, vos
1 histoires. Je vous souhaite une chance pa-
reille! 1
Ah bien, oui fait mon compagnon en
haussant les épaules. Ça n'arrive jamais, ces
histoires-là, qu'au moment où on s'y attend
le moins et ça se présente trop rarement. J'ai
eu la veine une fois, c'est fini maintenant. Je
ne me plains pas, je mange à ma faim, je
bois à ma soif, j'ai bon pied, bon œil et je
suis libre comme l'air aussi. Ne demandons
pas trop et nous serons heureux
Et là-dessus il s'éloigna tsanquille, en chan-
tant la Valse bleue d'une voix d'ailleurs abso-
lument fausse.
Locten VRILY.
DOULEURS,
ÇBaume Victor)
(De NOS CQRRESPOHDAMTS PARTICULIERS)
Jeudi 2 janvier.
BREST. NAVIRE en Détresse. On câblait
cet après-midi de l'Ue Molène qu'un navire, pu-
raissant en détresse, courait parmi les brisants
de Serroux. Ce bâtiment faisait route vors Brest,
mais il était impossible de distinguer son nom ni
sa nationalité, en raison de la brume intense qui
régnait au large. Malgré le mauvais état de la
mer, le canot de sauvetage de llle Jfolèné, com-
mandé par le patron Gaochet, a réussi porter
socours au navire signalé. C'est un dundee an-
glais, Vénus, de "Yarmouth. Il était monté par
cinq hommes d'équipage. Navire et matelots
ont été sauvés au moment où le naufrage était
imminent. Le pilote de tile Molène est monté à
bord du dundee et l'a ramené à Brest.
LES SPORTS
AÉROSTATION
LES DIRIGEABLES EN
Les ballons dirigeables seront nombreux dans
les airs en 1902, si tous parviennent à s'élever
de terre.
Nous en connaissons à l'heure actuelle au moins
une dizaine en chantier. Et combien de projets,
les uns raisonnables, les antres abracadabrant*,
sont à l'étude:
C'est que de s'occuper d'aviation vaut la peine
aujourd'hui. Santos-Dumont et M. Deutsch ont
donné le branle et la question sportive de l'ac-
tualité c'est la navigation aérienne.
Déjà nous avons dit qu'une course de ballons
dirigeables serait organisée en avec de gros
prix.
Aujourd'hui, nous apprenons que pour former
ces prix 500,000 francs sont déjà recueillis.
Tout sportsman riche décidément veut se muer
en Mécène, de l'aéronautique et tout le monde va
inventer des dirigeables et des aviateurs.
CYCLISME
L'AUSTRAL mttl RACE
L'Austral Wheel Race, la plus grande épreuve
du cyclisme australien, couru avant-hier à Mel-
bourne, a été gagné par le vieux coureur anglais
William Martin, qui parut sans succès et sans
gloire à Paris,il y a plusieurs années, sur la piste
du vélodrome lîuffaïo,
L'Austral Wheel Race est un handicap de
2 milles. Les allocations sont nombreuses et ri-
ches le vainqueur touche un prix de 7,500 francs.
Le lot des concurrents eet toujours formidable
partout, la tuUe est passionnante et, pour cette
raison, attire une fouie énorme.
ATHLÉTISME
F00TBALL-RUC8Y
Les êmilpîers du Stade bordelais reviennent
une fois do plus à Pans; ils arriveront samedi
soir dans la capitale et joueront dimanche pro-
chain à Bécon-les-Bruyères contre le Stade
français, comme nous l'avons aaaan«é UAii.
L'an dernier, à pateitle époque, la Stade bor
delais triompha du Stade français à Paeis; en
sera-t-il de méme cette année?
Il est permis d'en douter, car si les Bordelais
amènent leur première équipe à Paris, nous pou-
vons être certains que le Stade français mettra
sur pied un team formidable dans lequel figu-
reront tous les bons joueurs, têts que Da Silva,
Giroux, Amand, Dedet, Sagot et autres.
LA COURSE A PIED
Le péàestrian anglais Hart, de Clapham, a
parié qu'il couvrirait 2,000 milles (3,218 kilomè-
tres), en trente jours, soitj>lus de 107 kilomètres
par jour.
La tentativeauralieu prochainement au Royal-
Aquarium.
LA TEMPÉRATURE
Vendredi 3 JANVIER I902,3*joohdbl'anhée,
13« JOUR DE L'HIVER. SAINTE Geneviève.
Lever du soleil h. 56, coucher à 4 h. t3.
Lever de la Iune à h. 49, coucher à 12 h. 7.
Ciel nuageux pendant toute la journée, avec
température tiède. Plusieurs ondées sont tom-
bées dans l'après-midi.
Une nouvelle bourrasque passe sur le BOFd-
ouest de l'Europe; son centre se trouvait nier
matin en Ecosse (Stornoway, 733 mlm).
Le baromètre a baissé de 15 m/m depuis
avant-hier sur l'Angleterre et les Pays-Bas.
Des mauvais temps d'ouest sévissent sur nos
côtes et dans l'intérieur du pays.
La mer est grosse sur le littoral de la Man-
che et de l'Océan.
Le vent est violent à Belfort et à Besançon
sa vitesse a atteint 70 mètres par seconde au
Puy de Dôme, 3a mètres à la tour Eiffel.
Des pluies sont tombées sur le nord-ouest
de l'Europe en France, on a recueilli 17 m/m
d'eau à antes, 12 à Besançon, 10 à Nancy, 1 à
Pans.
La température a monté sur nos régions
elle était hier matin de a5° à Haparanda, 2 à
Alçer.
bn notait 3° au Pic du Midi, 4 au mont
Venteux.
Monte-Carlo, temps couvert, midi Il.
En France, le régime des vents d'ouest va
persister avec temps doux et pluvieux.
Situation particulière aux ports français:
La mer est grosse sur nos côtes de la Man-
che et de l'dcéan, belle sur la Méditerranée.
Variations atmosphériques du janvier
à l'hôtel du Petit Parisien
HEURES BAROMÈTRE THERMOMÈTRE
A 8 h. matin 752 la* au-dessus de o.
Midi 75 1 ̃/̃ i3*
4 h. soir 75i "/̃ le
Minuit u' –»«J
NAVIGATION FLUVIALE.- 2 janvier, 7 beorw
du matin.
Haute-Seine. PontdeSeine,àMontereau,
écluse de Varennes, 2"'94 pont de Melun, 3m03
pont de Corbeil,l-75; écluse de Port-à-i' Anglais,+-9i
MARNE. Ecluse de Cumières, écluse de
Cb*Hf«rt, 4-45 écluse de Cherenton, 4-26.
Basse-Seine. Ecluse du canal Saint-Martin, 2-39;
pont de la Tournette,2*50; pont Royal, éciuse
de Suresnes, G-15 barrage de Bezons, pont
de Mantes, 3-70; écluse de Méricourt, 5-21.
Oise. Barrage de Yenette,
13 ANS DE SURDITÉ.
La Ferté-Macé, le 1" janvier.
Un éminent fonctionnaire de notre can-
ton, M. Jules D. bien connu de nos compa-
triotes pour 1 urbanité de son caractère, était
malheureusement atteint de surdité qu'il
avait contractée sans cause apparente, il y
a 13 ans. Pour combattre cette pénible infir-
mité, l'honorable fonctionnaire essaya tous
les traitements connus sans le moindre suc-
cès peu à peu, le mal s'aggrava, à, tei ir.ïnt
qu'il lui fut impossible de percevoir le tic-tac
d'une montre, et ses interlocuteurs étaient
obligés de crier pour qu'il puisse suivre la
conversation.
Le mois dernier, se trouvant en visite chez
un de ses amis, il apprit, dsns le cours de
la conversation, que le Directeur de l'Institut
de la Surdité, 7, rue de Londres, à Paris,
adressait dratuitement à toutes les personnes
qui lui et1 faisaient la demande le journal
la Médecine des Sens et son supplément,
qui puhtie d'innombrables cures opérées par
l'Audiphone invisible Bernard il s'empressa
de lui écrire, à son tour, et reçut aussitôt,
avec « la Médecine des Sens le question-
naire narratif destiné ù suppléer la consul-
tation verbale, car il permet à ceux qui souf-
frent de maladies d'oreities de signaler leurs
souffrances pour qu'ils puissent recevoir tous
les conseils et les soins que nécessite leur
état.
Décidé à tenter un dernier essai, M. Jules
D. appliqua derrière les oreilles, chaque
soir, l'Audiphone invisible Bernard et se con-
forma aux instructions qui lui furent données.
Le résultat dépassa toutes ses espérances,
ear, 'trois semaines après, l'organe auditif
fonctionnait. normalement.Aujourd'hui, M.,lu-
les D. se félicite de l'excellente idée qui lui
.a été suggérée, et il entend parfaitement lés
moindres paroles, celles mêmes qui sont diW8
voix basse.
Courrier des Théâtres
Ce soir, à l'Opéra, première représentation
de Siegfried, opéra en trois actes et quatre ta-
bleaux, de Richard Wagner, version française
d'Alfred Ernst:
Brunnhilde M"" LsGrandjean
Erda Héglon
La Voix de l'oiseau Bessie Abott
Siegfried MM. Jean de Reszké
Le Voyageur Delmas
Mime Laftltte
Alhertch Noté
Fafner Paty
Rideau à sept heures trois quarts précises.
Matinées de dimanche prochain
Comédie-Française. Les Plaideurs, An-
dromaque.
Opéra-Comique. Grisélüis.
Odéon. Af. et Mime Duggzon..
Vaudeville, Gymnase, Nouveautés, Variétés,
Porte-Saint-Martin, Bouffes-Parisiens, Gaité,
Athénée, théâtre Antoine, Folies-Dramatiques,
Renaissance, Ambigu, Cluny, Déjazet, mêmes
spectactes que le soir.
Conservatoire. Sixième concert de la so-
ciété.
Châtelet. Concert Colonne la Damnation
de Faust (Berlioz), chantée par MM. Cïzeneuve,
Ballard, Guillamat et Mlle Marceila Pregi.
Nouveau-Théâtre. Concert Laraoureux
onverture d'Obéron (Weber). Concerto pour
violon et orchestre (Jacques -Daicroze), par
M. Henri Marteau. Premier acte de Tristan
et YseuU (Wagner), chanté par Mpt. Feodo-
row, Daraux, Lubet, Mme Litvinne.
La Comédie-Française célèbrera, le jan-
vier prochain, le 280' anniversaire de la nais-
sance de bioliére par un spectacle composé de
Tartufe et du Malade imaginaire, suivi de la
cérémonie traditionnelle.
M. Silvain jouera le rôle de Tartufe et Mlle
Brandës abordera, pour la première fois, celui
d'Elmire. M. Raphaël Duflos étudie le person-
nage de Cléante, ainsi que M. Ciarry, un jeune
lauréat du Conservatoire, qui débutera très
probablement par ce rôle.
Très probablement aussi, l'à-propos de cette
soirée sera une pièce de vers de M. Lefèvre,
intitulée la Revanchede Tbomas Diafoirus, qui
sera dite par M. Truffier.
Ce soir, aux Folies-Dramatiques, centième
représentation du Billet de logement.
Les soirées fleuries continuent à l'Ambiyu où
pour fêter le succès toujours croissant de la
Marchande de Pleurs, et à l'occasion des têtes
du jour de l'An, la direction offrira, jusqu'à
dimanche soir, un superbe bouquet à chacune
de ses spectatrices.
M. Silvain et les artistes de la Comédie ont
joué hier, au Casino de Lyon, Louis XI, au
bénéfice de la Société typographique de cette
ville. La location dépassait t4,ooo francs.
Partis hier matin à neuf heures et demie de
Paris, M. Silvain et ses partenaires seront de
retour ce matin même pour reprendre leur ser-
vice à la Comédie.
C'est le 11 janvier prochain que commence-
ront, à l'Opéra-Comique, les conférencee-audi-
tions sur la littérature et la musique dont
,M. Carré a confié l'organisation à M. Fierens-
Gevaert.
Ces conférences, qui auront lien de quatre à
six heures, ont pour but l'étude de l'influence
des librettistes d'autrefois sur l'évolution du
drame lyrique et de la comédie musicale aux
périodes classiques.
Il y aura six séances. Les conférenciers choi-
sis MM. dt Fourcaud, Vincent d'Indy, André
Hallays, Chausavoine et Fierens-Gevaert.
La première de ces matinées roulera sur les
c Librettistes de Gluck >, avec auditions de
Mmes Jeanne Raunay, Thierry et de M. Dufrane.
A partir d'aujourd'hui, le théâtre du Châteaa-
d'Eau fait relâche pour les répétitions trône-
rales de la Bouquetière du Château-d Eau,
l'opérette nouvelle de P. Burani et Constantin
Lubomirski, qui passera dans les premiers
:ours de la Semaine prochaine.
SPECTACLES DIVERS
Ce soif, aux Folies-Bergère, rentrée de la
ravissante danseuse Angelica Brucchi, dans Lo-
renza. Au programme, nouvelles chansons d*Judio"
et Little Ttch. A signaler le brillant début de
S. Sheffer, la roi des jongleurs.
Ce soir. également, à folympia, débute de la
toute charmante Blanche de Marcigny, dans un
original numéro de haute école. Il ne reste que
très peu de loges au bureau de locution, car le
Tout-Paris mondain a voulu assister à cette pie-
̃̃ Hier ont débuté, au Casino, d* Paris, six
numéros, tous plus intéressants les uns que les
autres. Maisfparmi ces attractions il faut surtout
mettre hors de pair les exercices d'adresse de
Robertin et Vilfrid, numéro tout à fait nouveau
et qui mérite d'être vu: lef chansons de Mlle
Morcy, adroite artiste et jolie femme, et'Ja troupe
Alexandroff, qui réunit 'les plus beaux types de
femmes de la race slave. Ajoutons que pendant
trois jours encore on pourra applaudir Mue Mar-
guerite Ugalde, dans son numéro à succès Tam-
bour battant.
-"• La dernière des matinées ctuotidiannas à la
galerie des Machines sera celle du 5 janvier.
Après dimanche, on n'en donnera que le mercredi,
jeudi et dimanche de chaque semaine.
Gire cetle semaine dans
L'AGRICULTURE NOUVELLE
.'05ml ftm&ir! iOaitn té b Prodnction mraiî
(30 pages ci* texte en de gravure.'
LE NUMÉRO 10 CENTIMES
Agriculture. Henry Marchand L'Arrêté du
1" août 1830. Echos agricoles. Albert Ber-
thot Prévisions du temps. P. Vimemc A
l'Académie des Sciences. G. Guénaux A la
Société nationale d'Agriculture. L. B. Les
Marcs de pommes comme aliments et comme
eagraMu J. '£r«ude Orge» «adustriellea.
Horticulture. S. Mottet La Passiflore bleue.
J. Nanot Les Travaux du Jardin Janvier.
A. Magnien Culture de la Laitue sur couches.
P. Cidres et Poirés. -P.: Fruits et Légumes
aux Halles. J. Nanot Taille du Pêcher.
Bchos horticoles.
Apiculture. R. Hommell Création d'un Ru-
cher.
Viticulture. Prosper Gervais Notes sur la
Reconstitution du Vignoble. A. Dissard Les
Levures sélectionnées dans la fermentation du
Vin. P. Revue vinicole.
£levage. P. Demarty Limousins et Dur-
bains. J.-B. Martin les Tourteaux et l'ali-
mentation des Vaches laitières.
Revue et Nouvelles Qe l'Etranger. Marcel
Vacher L'Amélioration du Bétail danois.
Alimentation D1 Hector George L'Ivrogne-
rie et ses remèdes.
Législation rural* Léon Lesage: Questions
diverses.
Correspondance. Halles, Marchés. Bulletin
météorologique.
bulletinJfinuncier
Paris, 2 janvier.
An début, on est tout à la joie les fonde
d'Etat étrangers et les valeurs sud-africaines
spécialement sont en pleine ébullition et ac-
complissent d'importants progrès sur les
cours de clôhire du 31 décembre. Puis, par
la suite, queues réalisations se produisent.
m-ais, en somme, la plupart des grandes va-
leurs restent encore au-dessus de leur niveau
précédent. On ne'peut donc se plaindre de la
iaç.011 dont déhuta l'année nouvelle.
Nos Rentes sont assez calmes, mais ne se
ressentent plus de la réaction causée par le
taux élevé du report le 3 finit à et
le 3 1/2 à 101 75.
Les tendances sont excellentes sur les fonds
étrangers l'Italien avance de 101 75 à 101 90,
après avoir même touché le cours de i02.
Quant à l'Extérieure, elle continue brfllam-
mont sa marche de 77 75 à 78 12, après 78 40
au plus haut.
La fermeté s'accentue également dans le
groupe ottoman Turc G, 45 .Turc G,
2515.
Peu d'affaires sur les établissements de
crédit, dont l'ensemble reste néanmoins sou-
tenu on retrouve le Lyonnais à 1,005, la
Banque de Paris à 985, le Comptoir d'Es-
compte à 575.
Sauf une défaillance de la Thomson, qui
fléchit à 678, sur le bruit que l'acompte ha-
bituel de dividende ne serait pas distribué, le
compartiment des valeurs de traction est
ferme. Le Métropolitain notamment, grâce à
ses bonnes recettes, reprend à l'Est-
Parisien fait 135 et la Compagnie générale de
Traction 32fr.
Après une tentative de reprise à 1026,1e Rio
revient en clôture à 1019 la Sosnowice ac-
centue ses progrès à 2020 et la Huanchaca
gagne de nouveau plusieurs points à
Sur le marché sud-africain, l'attention se
porte spécialement sur la De Beers,qui avance
on dit une fois de plus que cette
Société est sur le point d'absorber la Jagers-
fontein. Le3 Mines d'or sont également de-
mandées les Rand Mines progressent à 286,
l'EasL à 213, les Geldfield» à 214
NOUVELLES FINANCIÈRES
Finances Ottomanks. Messud bey, direc-
teur général de la comptabilité au ministère des
finances, vient de partir pour Paris et Londres;
il va engager des négociations en vue de l'unifl-
catioa et de la conversion de la Dette ottomane.
Bons DU TRÉSOR ANGLAIS. Une émission de
1,500,000 liv. st. de bons du Trésor anglais a eu
lieu le 30 décembre. Les souscriptions ont atteint
liv. st. Le taux moyen ressort a 3.100/0
l'an.
COMPAGNE Internationale DES Wagons-Lits.
L'assemblée générale extraordinaire des Wa-
gons-Lits a eu lieu le 30 décembre à Bruxelles.
Les propositions du conseil d'administration
ont été adoptées à l'unanimité.
En conséquence
1* Le capital actuel est réduit do 50 millions
30 millions de francs, et il est créé 60,000 actions
privtlégiées nouvelles de 250 francs chacune.
MM. Marcel Baevens. Dubois, de Frondeville
et Yillars sont nommés administrateurs, et M.
Albert Chabert commissaire.
3* Les modifications aux statuts présentées par
le conseil d'administration sont adoptées.
Les actions privilégiées seront offertes par
préférence du 10 au 20 janvier prochain aux an-
ciens actionnaires.
Nous indiquerons prochainement les conditions
de la souscription.
Compagnie d'Electricité D6 l'Est Parisien
(E&t-Lumiérb). Les actionnaires viennent de
décider d augmenter le capital social par l'émis-
ion de 20,000 actions nouvelles de 100 francs.
Recettes du 31 décembre, fr.
du
DÉTACHÉS LE 2 JANVIER
Ville de Bordeaux 3 1/2 1891 8 75
Ville de Constantine 3 16 50
ACTIONS
40
Nord it
la Camargue.
6
Tramways
Tramways d'Oran
de 15
Tramway des Deux-Sèvres, act. priv
Wassy
Nord civ. pour recouvrem. d'annuités
dues par la Ci' du)
Hanque de l'Indo-Chine, 1" série. »
2, et 3, séries. 15
Banque de Consignations. 7 50
20
Sons-Comptoir des Entrepreneurs
Société française de Reports et Dépôts. »
Eaux de la'Banlieue de Paris. 5
Société lyonnaise des Eaux. 12 50
Eaux de Vichy, actions libérées. 18 75
Gaz et Eaux; 10
au Bordeaux
actions, de jouissance. 45 »
Gaz général de Paris. .5
Gaz (Union des), 1,, et séries.
12 M
et Chantiers de la Loire.
l'Ariège 10
Compagnie générale de Navigation
Ciments français. 10
15
électrique 25
non libérées. 6 25
générale électrique et industrielle 12 50
Matériels de Chemins de 15
Ports de Tunis, Sousse et 20
CHANGEA DU
Prime q9 90 10
12 1/2
141/16
sur Paris. 50 50
L'ENFANT COIFFÉ D'UN BÉRET ET LE
SAC AU DOS
Coiffé d'un béret et le sac d'écolier sur le
dos l'enfant entre dans l'appartement en sau-
tillant. La vue de l'étranger l'intimide d'a-
bord, mais il s'apprivoise presque aussitôt4
et ne tarde même pas à se mêler à la conver-
sation..
Nous étions au nô 41, rue du Rocher, ac-
tuellement 17 bis, rue des Brindes, au Havre,
chez M. Simonnet, dont la femme venait de
faire une maladie des plus dangereuses.
Je maintiens tout ce que je vous ai dit
dans ma lettre du 12 janvier et dont
j'avais fait légaliser la signature par mon-
sieur Magoia, adjoint au maire du Havre »,
nous dit Mme Simonnet. u Ma santé s'est
graduellement améliorée depuis que j'ai com-
méncé à faire usage de votre Tisane amé-
ricaine des Shakers. Avant d'entendre par-
ler de cet étonnant remède, je souffrais d'une
maladie des voies digestives it laquelle je
n'avais pu trouver aucun soulagement, bien
que j'eusse essayé beaucoup de traitements.
Une constipation invétérée, jointe k d'horri-
bles crampes d'estomac, me mettait au dé-
sespoir. J'étais sujette à une migraine très
douloureuse, causée sans doute par les
vices du sang résultant des aliments non di-
gérés et en fermentation. Pourtant je man-
geais bien pal, car je n'avais plus le moidre
appétit pour quoi que ce fût. Il va sans dire
que moins je mangeais et plus ma faibesse
augmentait, au pomt que c'était au prix des
plus grands efforts que je pouvais faire le
plus importait de mon ouvrage. Bien que
J'efficacité de la Tisane américaine des Sha-
kers dans le cas semblable au mien fut si
connue, je ne m'en étais jamais préoccupée
jusqu'au jour où je fus convaincue de l'inu-
tifité de tous les autres remèdes. La lecture
.d'un petit livre me décida à faire fessai de
cette préparation dont je m'étais procuré un
flacon chez M. Osar Fanyau, pharmacien à
Lille. Le résultat surpassa mon attente, car
non seulement j'obtins du soulagement, mais
tes crampes et ta constipation-disparurent
en peu de temps, ainsi que les autres ma-
laises. Votre remède a aussi fait beaucoup
de bien & BibnTnari, et en dernier lieu à mon
petit garçon qui était d'une santé très déli-
cate et d'un appétit capricieux. A l'heure qu'il
est, il est fort et robuste. »
Il C'était le même enfant qui un intant
auparavant était entré, le sac au dos et coiffé
d'un béret. Dès que sa mère eut cessé de par-
ler, il s'écna à son tour « Oh oui, la Tisane
américaine des Shakers est un remède ex-
traordinaire. Grâce à elle j'ai un grand appé-
tit, et depuis que papa en prend, il se sent
de mieux en mieux. »
COMMUNICATIONS DIVERSES
Bans ies Universités Populaire*. Ce soir Yen.
dredi
A la Coopération des idées, 167, faubourg
Saint-Antoine, M. G. Courty La France à l'époque
préhistorique (avec projections).
A Floréal, 17, rue de la Station, à Asnièrcs,
M. Henri Gazay L'Ailemagna au quinzième siècle
(Albert Durer;.
A l'Institut populaire de Versailles, 15, rue
Colbett, M. Weulerose, boursier de voyage autour
du monde L'Orient au dix-neuvième siècle La
question chinoise.
A la Fraternelle, 6, rue de Montmorency,
M. A. Robin La libre maternité.
A l'Aurore, 61, rue Boileau, M. Arnoult, in-
génieur des arts et mawufactuf-es Evolution de
la terre 'avec projections).
MARCHÉ kU BESTIAUX DE LA ViLLETTïf
DU JEUDI 2 JANVIER 1902
IESTIMM (amenés vkndhs PRIX M il,2 KILO
Boeufs. i.423 044
Vaches. 0 T2I0 20 043
Taureaux. 142 0 fiO!O 21 036
Veaux. 1.0TO 0 71
Moutons.. ?363 n.500 075 0 52
Porcs 5. GIS 5.C13 0 57 0 69k) 40 O«j
BieafH. Vente très mauvaise, et prix dif-
ficilement soutenus.
On cote limousins, de 0C8 à 074; bourbon-
nais. de 0 65 à 0 71 eholeUis, de 0 à U 68;
vendéens, de 0 àO 65 c. Le kilo net.
Veaux. Vente active et hausse de 5 c. par
On cote choix de Brie, de Beauce, du Gàtinais.
de à champenois, de 0 !la à 1 au-
tres provenances, de 0 75 à 1 lA Le 1/2 kilo net.
Hantons. Vente meilleure et hausse de 2 à
3 c. par 1/2 kilo.
On cote petits moutons du Centre, de 0 97
Brut';
à 1 03; métia de Brie, de 0 92 à 0 98; métis beau-
cerons, champenois et barguignons, de 0 90 à
0 95. Le 1/2 kilo net
Pores. Vente mauvaise et baisse de 2 c.
par kilo.
On cote bons porcs de l'Ouest, de 0 45 à 0 48.
et ceux du Centre, de 0 42 0 47. Le kilo vif.
A la pièce, on cote de 0 57 à 0 69 le kilo net.
EN VENTE PA RTOU7
L'ALMANACH ILLUSTRÉ
DU
É-JL POUR
Nombreuses .et belles Gravures
PRIX 35 CENTIMES
SPECTACLES DU 3 JANVIER
THÉÂTRES
8 h. »/̃>. OpéWl (T. Siegfried.
8 h. 1/2. Th.-Français (T. »- François le
h. Odàon (T. «Ù-42). M..t Mme Du-
8 h. lit. Vaudeville (t. 102-09). B|bé. 1807.
Il,. !1-. Th. Sarah-Hernhardt (t. 274-23).
8 h. Giymnase (t. 102-65).– Le-Premier Mo-
dèle. La Basoule.
8 h. 1/2. Variétés (c. 4»-92). La Revue des
Variétés.
8 h. 3/4. Nouveautés (t. Nelly Rozier.
S h. 1/2. Porte-St-Martto(T. -Le Maître
de Forges,
8 h. 1/2. Oaité (T. La Hlle de Mma
Angot.
8 h. »/•• Cbltolet (T. 1OW7). Le Voyage de
Suzette.
h. »/». Palais-Royal (t. 102-50). L'Inconnue.
8 li. 1/2. Théâtre Antoine (T.. L26.64) Petite
Femme. Le Capitaine Blornat. ;,es Balances.
Au Téléphone.
8 h. 1/2. Beaaisuuxoe (T. 266^98). Les Complai-
8 h. i/2. Athénée (T. 282-23). Madame Flirt.
8 h. >•/». AmbitfS (t. 266-88; La Marchande de
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8 h. Bo»iffe*-Pmrisieni,'t!>.259-i*).– Madame
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8 h. 1/2. Folies^Dramatiqae» (t. La
Billet df; logement.
8 h. 1/2. Cluny {t. 80T-76). La Marratne de
Charley.
8 h. Th. du Château-d'Eau (t.
La Fille du Tambour-Major.
8 h. 1/2. Déjazet (T. La Tortue.
8 h. i/2. BoufTe*-du-Nord [t. 419-3*). La Mlle
du Garde-Chasse.
8 h. 1/4. Théâtre Moncey Le Fils de Giboyer
8 h. »/». Batlgnollea. L'Aiglon.
8 h. •/». Montmartre. Les Blanchisseuses de
Pans.
8 h. »/». Grenelle, Le Prisonater de la Bas-
tillo.
8 Il. •/̃». Montparnasse. Robert Macaire.
8 h. »/». Gobelins, Ça va, ça viant-
8 h. BeUeville. La Reine Margot.
SPECTACLES DIVERS
Folies-Eergère (T. .Judic, Little Tien,
Chiens
Dimanclies et têtes, matinées.
Olympia (T. La belle, Otéro. HoudinL
Les Agoust. Les Phoques jongleurs. Jeudis.
dimaaebea et fêtes, mâtinées.
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Dimanche, mercredi, jeudi et jours fériés
matinées à 2 heures.
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MM. Sulbac, Claudius, Mmes Lise Fleuron,
Lucy Nanon, Derminy, Li cette de Verly.
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Mmes Tarial-BanT/s. AnnaThib3ua,LWia,B©rt.
MM. Vilbert, Jacquet, Ôibard.Baldr.
Kldarado (T. i)ranem. lioger, M. Gns·
set, Honoré. Albens. Mmes Stelly, Manr-Hett.
Ohé\ du ̃ Ration revue. Dimanches Jeudis et
fêtes, matinée-
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d'Amour. ubcrbretb'l. Monologues (M. Ga-
Hpaux). Mam'zeUe Frtttiltm.
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etle Cortège pontifical. Bonaparteà Maùuaison.
la Journal lumineux.
Bévue des.Deux Mondes, ii, rue de l'Uwver-
sité, Paris.
SOMMAinE DE LA LIVRAISON Dtf I" JA!W«I
r. La Crise Européen» de I6al. tle Pro-
bième protestant en Korope. Les Af-
faire» de la Valteline, par M. Gabriel
Hanotaux, de l'Académie française.
II. Le Récanisme de la Vie Moderne. L*
Théâtre. m. Auteurs, Publio et Dîna-
teu», par M. LE vicomt» CteoRata
ni. Les Stata-Dnt*, PalManc» Coloniale, pat
M. PlBKnK LEBOY-BEA.CLIJÎU.
IV. L Antre Amour (troisième partie), fa
CLAUDE FERVAL..
V. Les Formas Littéraires de taPeosée Grecque,
par M. Emile Faauct, de 1 Académie
VI. Les Conditions du Travail 4ans le1 Che-
mins de fer, par M. G. Noblemaim.
VU. Littératare Rwsae. Anlmx T«hekhof, par
M. LE VIOOMTE EUGiNE-MBLOUGR DE
Vogué, dt l'Académie française.
Mil. Revue 8cienttû
IX. Chronique de la ftouanune, Histoire polio
tique, par M. Francis Ghaiuiiù».
X. EnUctin bibliographique.
Prix de l'Abonnement: Paris, un an, 50 fri
six mois, fe.; trois ^noiis, IA te. Départe-
ments, un an, fr. six tpeis, 29 fr. trei*
mois, 15 fr. Etranger, un an, fr.; sa
mois, 32 fr.; trois mois, fiv.
Reme Blanche, 15, boulev»1 des iUiieas, Paruy
SOMMAIRE DU 1" JANVIER
CHARLES-Ha.NRr HiRSCH Le Brciaa *•. la B»r*
ohale.
Mark Twain A la dnj», roman.
Tbista.n Klik g son Schabrazade.
GustavE Khax De Tartufe à Ce» Hbssi«u«.
PAUL Louis Notes politiques et r/ociatet.
Chaules-Louis Philip» Faits diver*.
CLAUDE Anet. Charles SAUftrisa et ttuctat
Faous Gazette d'Art.
ALFAED Jarry Gestes.
André PICARD: Les Tiiéâtrts,
MICHEL Arxauld Robehx- Dreyfus Julibr
Be.vda, etc. Chrashrae de Littérature
Portrait de Maxime Gorki, par Peux VAfcKrrrojt.
Le numéro bi-mensuel 1 fr. 20 ft\ (France)
et 25 fr. (Extérieur; paraii il fr. (France) et 13 fr.
(Extérieur) par semestre
Rédaction et AdiainjfâtraUoa 23, toulayari
des italiens, Par*
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