Titre : Le Matin : derniers télégrammes de la nuit
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1895-12-23
Contributeur : Edwards, Alfred (1856-1914). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 23 décembre 1895 23 décembre 1895
Description : 1895/12/23 (Numéro 4316). 1895/12/23 (Numéro 4316).
Description : Note : 2ème édition. Note : 2ème édition.
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/04/2008
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JtWtHMt. tiSeitlBEItT INDÉPENDANT
PARIS, LUNDI 33 DECEMBRE 1895
PRIX O'*BONHE»ENT
PBHC POUR 1 mois 3 mOis 6 mois tTn an
ParU.. 4fc. lOlr. 20 £r. 4O«*.
Dèpartemsats 4 s 1<> » 20 40
CTnionpostatei » |t5 • » »
1er abannements Partent dn f et du de chaque mois
I»s annonces sont reçues chez MM. Lagraage,
Crr r et Cie, « et 8; place de la Beavs*.
et aux Bureaux du Journal.
LE conseil DES ministres s'est occupé sa-
medi d'un proj de loi concernant ta con-I
tradiction et, dans une certaine mesure, la
publicité des instructions judiciaires.
Onsail que M. Constans a saisi le Sénat
d'un projet analogue. L'opinion publique
réclame, en effet, depuis longtemps la 'mo-
dification de procédés que la justice fran-
çaise conserve seule, sans nous convaincre
qu'ils soient plus efficaces que d'autres
pour la manifestation dé la vérité.
Ne parlons pas du respect de la liberté
individuelle, respect qui ne s'imposeguère,
il faut l'avouer, à l'égard de vulgaires es-
carpes si peu respectueux de celle des
autres; mais on admet difficilement l'ex-
traordinaire pouvoir, dépourvu de tout con-
trôle, que la loi actuelle confère au juge
d'instruction.
Voyez ce qui se passe pour Dupas. Que
le personnage ait trahi le secret profession-
nel, qu'il ait corrompu ceux-ci ou se soit
laissé corrompre par ceux-là, peu inlporte,
et, si nous donnons ce récent exemple,
c'est que les journaux, depuis plusieurs
jours, entretiennent le public de cette
Combien de cas plus intécessants pour-
rions-nous citer de prévenus condamnés,
pendant des mois, à la torture du secret,
et dont les angoisses demeurent ignorées.
On se rappelle, l'histoire n'est pas bien
vieille, cette malheureuse jeune fille qui se
décida,\sans être coupable, à avouer le vol
d'une montre, préferant la honte d'une
condamnation aux souffrances de l'ins-
truction.
Que le magistrat, guidé seulement par
l'intérêt\ de la vérité et de la justice, fasse
subir au' prévenu tous les interrogatoires
nécessaires, mais qu'il n'ait plus le droit,
faisant revivre sous une autre forme les
supplices d'un autre âge, de lui donner la
Les juges ont eux-mêmes intérêt à ce
qu'on réforme au plus vite les défectuosi-
tés de l'instruction criminelle, dont certai-
nes habitudes sont à la fois une iniquité et
une cause d'erreur. Ils n'ont rien L redou-
ter du grand jour. La justice pourra sou-
vent encore se révéler boiteuse onnedira
plus au moins que, si elle est aveugle, c'est
qu'elle a, de parti pris, fui la lumière.
ÉCHOS DU MATIN
M. Châtelain, inspecteur en chef des ser-
vices administratifs, chargé du contrôle
central de la marine, est nommé conseil-
ler d'Etat en service extraordinaire.
M. Gavarry, premier secrétaire a amoas-
sade, ancien chef de cabinet de la prési-
âence du conseil, avec M. Ribot, vient d'a-
voir la douleur de perdre sa mère. Les ob.
èqu:es ont lieu aujourd'hui, à midi, à
$5aiat-Louis-d'AJitin.
Les plus agréables étrennes qu'on puisse
offrir est un abonnement au joli journal
l'Echo de la Semaine, et cet abonnement
se trouve, et au delà, remboursé, puisque,
fa'it pour une année, il donne droit à deux
volumes d'une valeur de 7 francs et ne
coûte lui-même que 6 francs.
ïfeîevéhier, aux publications de mariage
des septième et seizième arrondissements
M. le Sâr (sic) Joseph (dit Joséphin) Aimé
Peladan, homme de lettres, demeurant 2,
rue de Commaille, et Mme Adèle-Cons-
tance-Joséphine de Malet-Roquerort, pro-
priétaire, veuve du comte Raoul de Barde.
Deux ouvrages s'annoncent comme deux
succès pour les livres d'étrennes. Le pre-
mier, publié par Armand Dayot, est le
Jozurnal idlustré de La campagne de
1812, avec 130 belles planches. Lesecond,
Légendes et curiosités des métiers, de
P. Sébillot, renferme reproductions
d'anciennes gravures et de dessins moder-
nes. Ces deux livres peuvent être donnés
tous les âges, garçons et filles.
Arton en Italie.
Ce n'est pas qu'en France que le nom du
détenu de la prison d'Holioway a le don de
révolutionner les esprits.
La Chambre italienne possède un député
ministériel du nom d'Arton qui, dans l'ap-
pel du scrutin, arrive le douzième par or-
dre alphabétique. Et il faut entendre le
succès que lui font ses collègues, lorsqu'il
quitte son banc pour monter à la tribune
Aujourd'hui vont être envoyées du châ-
teau de Windsor à Osborne les victuailles
préparées pour les fêtes royales de la Noël
une hure de sanglier, un roastbeef gigan-
tesque cuit devant la cheminée de Wind-
sor, qui, seule, peut recevoir un bœuf en-
tier, un pâté de coq de bruyère et le iplutn-
pudding traditionnel.
Sa Gracieuse Majesté recevra, en outre,
d'Allemagne d'innombrables gâteaux et su-
creries.
Le président de la République avait in-
vité hier, à chasser avec lui dans les tirés
de Marly, MM. Bouchard, président de
chambre à la Cour des comptes, qui vient
d'être promu grand-officier de la Légion
d'honneur Dumas et Roulier, conseillers
à la cour de cassation; Rau, Duval et Che-
nest, avocats généraux près la même cour.
Partis de Paris à neuf heures du matin,
M. Félix Faure et ses invités étaient de re-
tour le soir, à six heures.
Tous syndiqués.
Un syndicat destiné à protéger les droits
de reproduction, en matière de propriété
artistique, est en voie de formation, sous
les auspices de MM. Puvis de Chavannes,
Détaille, Bouguereau, J.-P. Laurens, Le-
febvre, etc.
Et, de leur côté, les photographes se sont
empressées d'en faire autant, estimant qu'un
cliché parfait vaut autant qu'un bon ta-
bleau et a droit, tout au moins, à une pro-
tection semblable.
Le général Duchesne, commandant en
chef le corps expéditionnaire de Madagas-
car, rentrera en France dans les premiers
jours de février.
Il prendra, au premier jour, possession
du commandement du 5e corps, à Orléans,
et conservera sous ses ordres le général
Ne quittons pas nos «Malgaches o sans
annoncer que le drapeau du 200e, qui a été
rapporté, hier, en France, par le colonel
Bizot, sera déposé aux Invalides.
M. LDekroy, ministre de la marine, a
présidé, hier, au gymnase municipal Vol-
taire,' la distribution des prix aux élèves
des cours commerciaux, de dessin et de
chant du onzième arrondissement, et la
fètc de l'arbre de Noël de l'Association des
InsU tuteurs de Paris.
Reçu par l'un des adjoints, M. Duval, qui
lui a souhaité la bienvenue au nom :de la
municipalité, le ministre, en uae allocution
trûs applaudie, a rappelé le rôle des patro-
-nages. déjà obtenus dans le
C'est en présence de ta colonie grecque
au grand complet qu'a été inaugurée, hier,
l'église construite rue Bizet, sous le voca-
ble de Saint-Etienne, au moyen d'un pré-
sent de trois millions, fait par M. Bvimé-
trius Stefanovitcb. Schilizzi.
Le généreux donateur, qui avait eu la
pensée de grouper ses compatriotes sur la
terre français, étant mort avant d'avoir
réalisé son vœu, son frère cadet, M. Paul
•Stefanovitch Schilizzi, consacra ses soins
et son goût artistique à l'achèvement du
très beau temple byzantin, qui rappelle,
dans des proportions moindres, la Sainte-
Sophie de Constantinople.
Nous avons déjà nommé l'architecte, M.
Vandremer, de l'Institut, et les peintres,
MM. Charles Lemaire et Ludwig Thiersch.
Le service de consécration était présidé
par Mgr Guermanos, métropolite de l'Hé-
raclée, assisté de trois archimandrites et
de deux diacres, tous vêtus d'or et d'ar-
gent avec une rare magnificence.
M. Spathis,-ancien directeur de la cha-
pelle du roi Georges, fondateur de la So-
ciété philharmonique d'Athènes, a dirigé
les ,plains-chanLs de la maîtrise, unique-
ment composée de voix d'hommes, et l'ar-
chimandrite Palamas, chef du clergé or-
thodoxe grec à Paris, a prononcé le dis-
cours d'usage.
LA VIE MONDAINE
L'ambassadeurd'Espagne et la duchesse de
Mandas ont donné, hier soir, leur premier
grand' dîner de la saison.
Trente convives en tout, parmi lesquels
le marquis de Casa-Riera, le chevalier Hi-
dalgo, le marquis et la marquise de San-Car-
los, le comte et la comtesse de Lambertye, le
marquis et la marquise de Valcarlos, le comte
et la comtesse de Gramedo, le comte et la
comtesse de Uribarren, la duchesse de Mon-
teagudo, et tous les attachés de l'ambassade.
Prochains mariages.
M. Louis Forichon, attaché au cabinet du
président de la Chambre, fils du membre du
conseil de la Légion d'honneur, et Mlle Su-
zanne Mercet.
Le docteur Jean-Félix Guyon, fi 1s du doc-
teur, membre de l'Académie de médecine, et
Mlle Marie Tourreil, fille de l'agent de change
honoraire.
Le duc de Fezensac est nommé yice-prést-
dent du Jockey-Club en remplacementde feu
le comte Atfred de Noailles.
Il'est, lui-même, remplaeé comme membre
du comité par M. de Vatimesnil.
NÉCROLOGIE
Aujourd'hui seront célébrées, à midi, à
Saint-Louis d'Antin, les obsèques de Mme
Gavarry, mère du rédacteur à la direction
politique du ministère des affaires étrangè-
res, ancien chef de cabinet de M. Ribot il
la présidence du conseil.
Le docteur Terrillon, chirurgien à la Sal-
pêtriôre, est mort, hier, des suites d'une
douloureuse maladie.
Le marquis de Carmarthen, membre de
ia Chambre des communes, qui fait en ce
moment une croisière en yacht dans la Mé-
diterranée avec la famille Rothschild, vient
de perdre son frère, Georges-Godolphin-
Osborne, neuvième duc de Leeds, qui a suc-
combé à une bronchite, en son château de
Hornby, dans le Yorkshire.
On annonce la mort, à Pau, de M. Dan-
lion, intendant militaire en retraite, grand-
officier de la Légion d'honneur.
Le seul quidquina, c'est le quinquina Duhonnet
A TRAVERS PARIS
Un déraillement.
Sur la ligne do ceinture, un fourgon et
un wagon vide du'train de marchandises
535, allant de Ménilmontant au Pont-de-
Flandre, ont déraillé, à cinq heures trente,
à faiguille no 3, près du pont de la rue
Petit, interceptant la voie unique située sur
ce point.
La circulation complète n'a pu être réta-
blie qu'à huit heures du soir.
Découverte de dynamite.
En déchargeant un bateau de charbon
amarré sur le quai de Meudon, les débar-
deurs ont. trouvé au fond du bateau,
entre deux grandes masses de charbon,
une boîte de mineur contenant des cartou-
ches de dynamite et de la mèche à mine.
Cette trouvaille a été portée avec toutes
sortes de précautions au bureau de M. Cer-
violli, commissaire de police de Meudon,
qui a envoyé mèche et dynamite au Labo-
ratoire municipal.
Funèbre escroquerie.
Nous croyons devoir mettre le public en
garde contre un certain nombre d'individus
qui commettent l'escroquerie dont le fait
suivant indique suffisamment la nature
M. Klein, boulanger, demeurant rue de
la Chapelle, enterrait avant-hier son père
et s'adressa, pour l'organisation des obsè-
ques, à l'administration des pompes funè-
bres, qui lui remit un bordereau de frais
acquitté.
Hier matin, M. Klein reçut la visite de
deux individus se disant attachés à la pré-
fecture de police, qui lui réclamèrent une
somme de 6 fr. 40, montant de frais sup-
plémentaires et qui écrivirent sur le borde-
reau le détail suivant des frais qu'ils récla-
maient timbre et enregistrement, 3 fr.80;
mutationi 2 fr. 60; total, 6 fr. 4u. Pour l'ins-
pecteur principal, le sous-inspecteur: Léon
Barros.
M. 'Klein paya, puis se rendit aux pom-
pes funèbres, où on lui apprit qu'il avait
été victime de deux habiles filous.
Ceux-ci, qui sont très correctement vêtus
de noir et coiffés de chapeaux-boléros, sont
activement recherchés par M. de Mauroy,
commissaire de police.
Rival vu de dos.
Un individu, nommé Laurentier, contait,
hier soir vers onze heures; ses infortunes
conjugales dans une buvette de la rue
Jeanne-d'Arc. Sa femme était partie le ma-
tin même avec un jeune homme d'un quar-
tier du centre.
Pendant qu'il parlait, un monsieur que
le froid avait indisposé pénétrait dans la
buvette et prenait une consommation
chaude pour se remettre, puis il se hâtait
de quitter l'établissement.
Mais le voilà, le misérable! s'écria
Laurentier, qui n'avait vu l'homme que de
dos.
Et il se précipita dans la rue, rejoignit le
consommateur, lui appliqua un formidable
coup de clé au front, et, l'ayant étendu sans
connaissance sur la chaussée, il se mit à
le piétiner.
Ènfin, des gardiens de la paix intervin-
rent et relevèrent le blessé, qui n'était au-
tre que M.Julien Richemond, âgé de trente
ans, négociant, rue Domrémy.
S'apercevant alors de sa méprise, Lau-
rentier s'enfuit et alla se réfugier cité
Bourguignon, boulevard de la Gare, chez
une de ses amies, Emilie Mounin, où les
agents vinrent pour s'emparer de lui.
En entendant monter les gardiens de la
paix, Laurentier sauta par une fenêtre dans
la cité, mais les voisins l'empêchèrent de
fuir une seconde fois.
L'état de M. ïtienemond est grave. Le
blessé est soigné à domicile par M. le doc-
teur Ollier.
Arrestation d'un anarchiste.
On vient .d'arrêter un nommé Cotté, as-
sez répandu dans le monde anarchiste, et
grands .magasins de nouveautés. Ce filou
de bas étage se disait publiciste, et il avait
même pris le nom d'un de nos confrères..
Au service anthropométrique, sa vérita-
ble identité a été reconnue.
Cotté est an dévoyé, fort intelligent, et
qui aurait pu, si la politique ne 'Cavait pris
très jeune et ne lui avait tourné ta tête,'
soutenir uu rang honorable dans la so-
ciété.
jadis exercé une industrie d*art dans le
quartier Malesherbes. Engagé dans l'infati-
terie de marine, il avait, au bout de trente
trois mois seulement de service, les ga-
lons d'adjudant. En quittaut l'armée, il se
fit propagandiste des doctrines anarchistes.
Il fut, en 1885, secrétaire de Louise Michel
et était le membre le plus remuant de la
Société des Egaux du onzième arrondisse-
ment. Plus tard, il occupa les mêmes fonc-
tions de secrétaire à la salle des conféren-
ces des Capucines et à un théâtre du bou-
levard des Italiens.
Cotté a été arrêté dix ou douze fois au
cours de toutes les opérations contre les
anarchistes et a fait de nombreux mois de
prison. Il a versé, comme on le voit, dans
l'escroquerie. On pense qu'il était affllié à
une bande organisée pour piller les mar-
chands de nouveautés. Une perquisition
faite à son domicile, à Montmartre, a fait
découvrir de nombreuses publications
anarchistes, ainsi qu'une grande quantité
de marchandises volées.
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LES RAPATRIÉS
Arrivée de la « Carolina » Débar-
quement du 200e De Port-Ven-
dres à Montpellier Récep-
tion enthousiaste.
Port-Vendres, 22 décembre. D'un
correspondant. La Carolina, portant
479 rapatriés destinés à Perpignan et 236
destines à Toulon,est entrée dans le port ce
matin, à huit heures et demie. Les rapa-
triés, qui sont, dit-on, assez éprouvés, se-
ront seulement débarqués demain.
Par contre, aujourd'hui a eu lieu le dé-
barquement des rapatriés du Liban et le
départ des convois conduisant à Montpel-
lier 400 soldats du 200o de marche qui ren-
trent avec leur colonel et le drapeau du
régiment.
Lorsque le colonel Bizot est descendu
du Liban, une scène émouvante a eu lieu.
La présidente du comité perpignannais des
Femmes de France, Mme de Lamer, lui a
remis une superbe palme de deux mètres
de haut avec cette inscription sur un large
ruban tricolore: « Les Femmes de France
à l'héroïque 200e. » Le celonel a remercié
en quelques mots émus, tandis que la foule
groupée sur le quai poussait des cris en-
thousiastes de Vive le Vivent les
Femmes de France »
Plusieurs malades à bord du LWan sont
en mauvais état. Un nouveau décès a eu
lieu ce matin; ce qui porte à huit le nom-
bre des morts qui se sontproduites depuis
Port-Saïd.
Les obsèques des trois derniers soldats
décédés ont au lieu à trois heures, au mi-
lieu d'une affluence considérable et en pré-
sence de toutes les autorités militaires.
Pespignan. Le train spécial transpor-
tant les hommes du 200e est arrivé ici à
une heure et demie du soir. Une foule
énorme les attendait à la gare.
Acclamations et-allocution patriotique du
général Prudhomme. Quand le train s'é-
branle dans la direction de Montpellier,
toute l'assistance se découvre, pendant que
les Malgaches agitent leurs bérets.
Préalablement, on avait débarqué les ra-
patriés les plus malades pour les transpor-
ter à l'hôpital de Perpignan. Deux sont
morts entre Port-Vendres et Perpignan,
ayant à leur chevet les dames de l'Union
des Femmes de France, qui leur ont pro-
digué les dernières consolations.
Montpellier. Partout des oriflammes,
des guirlandes de feuillage, des .lampions.
Le train entre en gare à sept heures
vingt.
Le détachement du 200e est reçu par la
municipalité et les autres autorités, avec
le concours de toutes les sociétés musicales
et des musiques militaires.L'ehlhousiasme
est indescriptible.
C'est non sans peine que les soldats se
frayent un passage à travers la foule com-
pacte pour arriver à la caserne des Mini-
mes, où les attend un repas réconfortant.
Le « Chandernagor ».
Le Cltandernagor, venant de Majunga
et, en dernier lieu de Toulon où il a dé-
barqué 172 rapatriés, est arrivé ce soir, à
cinq heures, avec dix militaires.
Vmgt-deux décès se sont produits de
Majunga à Port-Saïd et quatre dePort-Saïd
à Port-Vendres.
L' « Italie ».
Port-Saïd, 22 décembre. D'un correS'
'Pondant. L'affrété Italie, venant de
Madagascar, a quitté Port-Saïd ce matin à
dix heures. Il arrivera à Toulon, probable-
ment, le 26 au matin.
L'Itadie a à bord 283 passagers de ma-
rine, dont 13 officiers; 331 passagers de
guerre, dont 52 officiers. Il n'y a eu qu'un
décès à bord. Le b&timent compte, en ou-
tre, 19 alités. L'état .sanitaire est satisfai-
sant.
SALON DU CYCLE
Dix mille entrées Le banquet final.
Depuis l'ouverture du Salon du Cycle, on
n'a pas encore certainement compté autant
de visiteurs que pendant la journée d'hier.
Plus de dix mille personnes ont été con.
trôlées.aux,portes du palais de l'Industrie.
A quatre heures, on a dû refuser l'entrée
et les guichets ont été fermés.
Au manège, dont nous avons déjà parlé,
la foule était compacte; à tel point, que
l'on ne pouvait plus du tout approcher dès
trois heures. Ce manège, installé pour dé-
montrar 1a différence qui existe entre une
roue pneumatique et une roue pleine, pro-
voque une grande hilarité. Pour dix centi-
mes on peut s'en rendre compte et la caisse
du « secours immédiat » du Petit Journal
a dû faire hier une bonne recette.
Mercredi soir, un grand,banquet est or.
ganisé par le comité de l'Exposition, ban-
quet auquel prendront part toutes les no-
tabilités de l'industrie vélocipédique.
« REFERENDUM SUR LA VIVISECTION
Zurich, 22 décembre. D'un corres-
pondant. Le peuple zurichois a rejeté
aujourd'hui, par 39,476 voix contre
la proposition tendant à l'interdiction, abso-
lue de la vivisection.
Il a adopté, par contre, par 35,191 voix
contre 19,554, le contre-projet du Grand
Conseil en faveur de la protection des ani-
maux qui donne satisfaction dans une large
mesure aux voeux de la science.
CONFERENCE SOCIALISTE
Lyon, 22 décembre. D'un correspond
dant. La conférence de MM. Mirmanet
Thierry Cazes a eu lieu aujourd'hui. La
réunion avait été organisée par les comités
de l'Alliance républicftiae socialiste .et les
conseillers municipaux. Quinze cents pê.rj
sonnes y ont assisté.
Les conférenciers ont traité la question
de l'union de tous les démocrates radicaux
et socialistes. Ils ont été très applaudis.
Reacontre sensationnelle M. Vi-
goant blessa au front Pas de
botte de Nevers Rien
de grave.
La rencontre sensationnelle, que nous
avons annoncée entre Vigeant et Rue
s'est terminée par une légère blessure au
front que Vigeant s'est faite en ramenant
l'épée adverse dans une parade dénoue-
ment sans gravité, mais que précédaient
les émouvantes péripéties d'un combat
vraiment sérieux, aussi vaillamment qu'ha-
bilement soutenu.
-Voici le procès-verbal du duel
Paris, décembre 1895.
La rencontre a eu lieu ce matin dimanche
22 décembre, onze heures quinze. A la se-
condé reprise, après un très vif débat d'é-
pées, sur une attaque de M. Rue, la parade
de M Vigeant il ramené au front la pointe de
son adversaire. Les médecins ont alors re-
connu l'existence d'une plaie transversale de
quatre centimètres de longueur et d'un demi-
centimètre de profondeur et accompagnée
d'un écoulement de sang jusque dans l'œil
gauche. Cette blessure rendant, à leur avis,
la continuation du combat impossible, les té-
moins ont mis fin a la rencontre.
Ont signé
Pour M. Vigeant Pour M. Rue:
MM. Achille Brotjtin, MM. AubiLlien Scholl,
Chauveau, DANIEL CLOUTIER,
Dr Ï'ÉLIZET. Dr GUERRIER,
Les termes du procès-verbal signé des
quatre témoins, et qui doit faire foi selon
l'usage, sont contraires à la version d'a-
près laquelle Rue aurait touché son adver-
saire en contre-dégageant sur sa marche et
en l'atteignant au front par une sorte de
«botte de Nevers ».
Cette seconde version est sans doute
plus jolie, mais elle n'est même pas vrai-
semblable, car si Vigeant eût été ainsi at-
teint, il eût été blessé grièvement et « au-
rait eu un mouvement de recul qui ne s'est
pas produit ».
Un beau combat.
Sans avoir renouvelé par ladite botte de
Nevers les exploits de t'eu Lagardère, il
est inutile de dire que Rue, ainsi que son
adversaire, s'est superbement comporté,
comme tenue et comme courage, dans ce
duel où les deux adversaires ont égale-
ment négligé les coups à la main et au
bras.
Mais, visiblement, Rue était beaucoup
plus entraîné que Vigeaut, qui s'est retiré
des assauts publics depuis une quinzaine
d'années et qui consacre ses loisirs à des
recherches d'amateur d'art, de bibliophile,
d'écrivain même- car Vigeant est mem-
bre de la Société des gens de lettres, et a
publié entre autres livres Duel de Maî-
tres d'armes.
!tue promait, üe plus, ae sa récente pre-
paration au tournoi franco-italien.
A défaut de grands moyens d'allonge,
Vigeant a toujours une main aussi ferme
et rapide que possible; on revoit chez lui
ces qualités de pareur et riposteur qui ont
fait le succès de ses meilleurs assauts et
qui ne paraissaient pas, comme autorité,
comme vitesse, pouvoir être dépassés.
En somme, malgré l'inégalité d'entraîne-
ment, beaucoup croyaient que Vigeant sor-
tirait plutôt à son avantage de cette renr
contre. En tout cas, il n'y a rien perdu de
sa renommée, d'autant plus que son égra-
tignure au front s'est produite dans les
conditions spéciales indiquées au procès-
verbal et que, presque en même temps,
son épée avait fouetté la cuisse de son ad-
versaire le coup avait plaqué, mais c'était
pour l'adversaire l'échapper belle.
On croyait tant que Rue avait été atteint
à la cuisse qu'on l'a prié de baisser son
pantalon, pour mieux vériller.
Lorsqu'on a arrêté le combat, Vigeant
avait perdu un peu de champ, et était ar-
rivé près d'un petit remblai. Il lui fallait
obliquer pour retrouver du terrain. Il n'y
paraissait pas disposé, et sa position près
du petit remblai contribua à rendre ce vif
engagement encore plus sérieux. Témoins
1 et médecins ont saisi avec empressement
l'occasion d'arrêter le combat, au grand
contentement desspectateurs. Seul.Vigeant
insistait pour continuer, tandis que Rue
se tenait naturellement à la disposition des
témoins.
-Voyons, ce n'est rien; nous n'allons
pas arrêter le combat pour cela, répétait
Vigeant en s'essuyant de la main le front,
où le sang coulait un peu. Quelques gout-
tes glissaient près de l'œil gauche, tandis
que les médecins préparaient le panse-
ment.
Les deux adversaires.
Enfin, le combat fut définitivement ar-
rêt é, et c'est d'autant plus heureux que,
dès la mise en garde à la première reprise,
les adversaires avaient tiré avec résolu-
tion, en visant le corps, comme à la salle.
Ils ne cherchaient pas, nous le répétons;
les coups aux extrémités et, réciproque-
ment, ne semblaient pas se garder de ces
coups. Rue avait la main près du pom-
meau.
Vigeant, fronçant les sourcils, paraissait
en colère, mais en restant, certes, très
maître de lui.
Rue était un peu plus pâle que d'habi-
tude, mais avait son calme habituel.
Son adversaire tenait plutôt l'engagement
de quarte, spécialement recommandé con-
tre les gauchers, comme Rue. Il menaçait
plutôt la ligne de dessous en tenant la main
assez basse, découvrant la ligne haute,
comme pour amener l'adversaire à tirer là,
afin de parer et riposter.
Rue guettait l'occasion de tirer dans cette
ligne haute assez à portée, assez vite pour
devancer la parade. On sait que. lorsqu'un
adversaire lui laisse la faculté de a se lo-
ger », Rue en profite généralement avec
une rapidité « électrique » et de très rares
moyens d'allonge.
D'autres maîtres ont des jeux plus va-
riés, mais aucun n'a plus de puissance
d'exécution pour les coups d'allonge.
La première reprise fut marquée par di-
vers changements d'engagements, batte-
ments, absences d'épée,, que Vigeant fai-
sait avec autant de crânerie que de con-
fiance en sa façon de parer. Après diver-
ses parades suivies de ripostes à demi,
cette première reprise se termina par une
vraie phrase d'assaut de salle, avec ripas-
tes et contre-ripostes amenant les aaver-
saires assez près l'un de l'autre, pas jus-
qu'au corps à corps, mais peu s'en faut.
Tous deux ont failli alors être atteints
grièvement. Heureusement, c'était Finstan t
du premier repos convenu.
Après la bataille.
Le combat fut arrêté par Mô Broutin.
Ce qui aggravait le duel, c'était le peu de
champ réservé aux adversaires. Chacun
rière lui et, en cas d'acculement, on devait
une seule fois faire reprendre du champ.
L'un des témoins, Aurélien Scholl, avait
émis une réflexion humouristique à pro-
pos de cette convention aggravante du
duel.
Il ne s'agit pas de faire battre deux
maîtres d'armes comme deux épiciers 1
En effet, c'est bien un duel magistral
que nous avons vu hier; c'est l'impression
de tous les spectateurs, une trentaine en-
viron, vigeantistes ou partisans de Rue, ou
escrimeurs curieux et impartiaux, qui
étaient réunis près du château de Saint-
Ouen, à côté de la terrasse, où se battaient
les adversaires.
Nous avons reconnu là MM. Roll, Réga-
mey, A. de Saint-Albin, Auguste Germain,
Tavernier, Joseph Montet, Fillion, Rosati,
R. Charvay, Maxime Dreyfus, d'Hurcourt,
Adam,'Vervoort, Gaillard, etc.-
Tous ont rendu égale justice à la belle
tenue des deux maîtres en présence.
Et que serait-il arrivé sans le dénoue-
ment heureusement peu grave qui s'est
produit?
A notre avis, Vigeaot, se voyant moins
il
mtrsÊmiy plus prompt à s'essouffler que son
adversaire, aurait bien pu, à un motaant
donne, risquer le tout pour--le tout déjà il.
attaquait en marchant plus qu'au début.
Un coup double, également grave pour les
deux adversaires, pouvait bien se pro-
doire.
En somme, nous estimons très heureux
le résultat peu grave du duel d'hier, et
nous espérons que l'envoi de témoins dont
on parle de la part du jeune maître Kirch-
hoffen à l'adresse de Rue n'aura pas de
suites.
'Pondant. Le brick-goélette Jeune-Bap-
tistin, canitaine Mattei, monté par sept
hommes, parti ces jours derniers de Pro-
priano, avec un chargement de charbon est
de bois pour Marseille, s'est perdu corps
et biens.
TABLETTES THEATRALES
Il est .grand .dommage que le théâtre
Déjazet, par l'art qu'il a eu de mettre
sa revue en marche au milieu du défilé de
premières représentations plus importan-
tes,ne nous air pas donné le loisir de nous
occuper plus longuement de lui. La seule
énumération des acteurs- employés rem-
plirait une colonne du Matin.
C'eût été vraiment un plaisir de faire
longuement goûter à nos lecteurs lé char-
me de calembours par lesquels M.Coque-
lin devient Duguescoquelin, et M. Dérou-
Iède, M. des Roulettes. Il eût été doux
aussi de dire de quelle façon, sous 1'oeil
paternel du compère Paul de Kock, d'ai-
mables personnes figurent ce que furent
les nouveautés de Tannée expirante; com-
ment Mlle Léa Lambert se fait applaudir
en ascenseur de la Butte Montmartre
pourquoi Mlle Lucy Albert plaît en chan-
teuse des cours; quelle autorité montre
Mlle d'Arcourt en pont de Tolbiac; avec
quelle exactitude Mile Duniont représente
l'exposition de Bordeaux, Mlle Barnoll,
la cloche la Savoyarde, et avec quel soin
Mlle d'Orville essaie d'imiter l'ombre de
Virginie Déjazet.
D'ailleurs, MM. Buguet et Numès se sunt
montrés experts, selon leur coutume, à
donner une logique de succession comique
à des événements incohérents; et quand
on voiU'uneà côté de l'autre la Seine et une
demi-vierge, la Ligne antiexpositionniste
et le centenaire de l'Institut, la femme de
Claude et Pexterne des hôpitaux privé de
son traitement, les événements de la polé-
mique, du théâtre ou du ridicule, nous pa-
raissent plus, gaiement ordonnes par la
fantaisie des auteurs qu'ils ne le furent par
la chronologie des circonstances.
Je leur reprocherai seulement d'avoir un
peu négligé le pain complet « plus il est
gros, plus il nous plaît », ce qui eût fourni
l'occasion d'un très galant travesti; mais
on ne saurait penser à tout. MM. Roux,
Bouchet, Monval, Violette, Kerny, d'autres
encore, n'ont pas oublié de bien jouer les
personnages de cette lanterne magique en
douze tableaux, et le public, de son côté,
n'a pas négligé de s'amuser de tout, même
de la température glaciale de la salle.
Dans les concerts d'hier, signalons le
succès obtenu au concert Lamoureux par
la Dispecte de Phœbus et de Pan, « dra-
ma per musica », de Bach, supérieurement
exécuté par le maître-orchestre et par des
solistes comme Mmes Lavano, Remy et
MM. Lafarge, Morel et Bailly.
Au concert Colonne, la faveur n' a pas
été moindre pour l'Enfance du Chr2st et
le finale de la symphonie avec choeurs. Le
récit du ténor, le « Repos de la Sainte Fa-
mille », a été bissé. Il a été dit avec beau-
coup de naïveté par M. Warmbroot, et la
solidité du quatuor vocal, compofé de
Mmes Bianc et Planés, de MM. Gandubert
et Auguez, a supérieurement assuré
l'exacte interprétation de l'oeuvre de Bee-
thoven. H. C.
Ce soir
A l'Opéra-Comique, première représentation
de la Jacquerie, drame lyrique en quatre
actes, de M. Edouard Blau et de Mme Simone
Arnaud, musique d'Edouard Lalo et de M. Ar-
thur Coq uarû, avec la distribution suivante
Guillaume MM. Bouvet
Robert Jérôme
Le comte de Sainte-Croix Devriès
Le Sénéchal Belhomme
Le baron do Savigny Dul'our
Jeanne MUes Delna
Blunche Kerlord
Au théâtre du Châtelet, reprise des Sept
Châteaux du Diable, féerie en quatre actes
et vingt-cinq tableaux, de MM. d'Ennery et
Clairville, jouée par MM. Joumard, Pougaud,
Alexandre fils; Mmes Sauvaget, de Roskilde,
Dyliane, etc.
A la Comédie-Parisienne (théâtre des Poètes),
Lysistratè, de M. R. de Villeliervé Léo.
pardi, de M. d'Utz.
La Comédie-Française a joué trente-huit
fois dans le courant de novembre, encaissant
188,179 francs, ce qui fait une moyenne de
̃4,952 francs par représentation.
On a de mauvaises nouvelles de la santé du
compositeur M. Jnles Bordier, fondateur et
chef d'orchestre de l'Association artistique
d'Angers, autour de ^plusieurs ouvrages lyri-
ques.
De Bayreuth:
« Pour les représentations dela Télratogie,
qui auront lieu au mois de juillet prochain,
2,000 billets sont déjà retenus, ce qui, il. 25
francs par billet, donne déjà 50,000 francs
assurés. »
Ce n'est plus la Femme de Claude, mais
le Chevalier d'Harmenthal qui doit être le
premier ouvrage nouveau que montera l'Opéra-
On s'occupe un peu à'Orphée. Le rôle de
l'Amour sera tenu, dit-on, par Mlle Lloyd.
Matinées de Noël
A l'occasion de la fête de Noël, le tliéétre
Cluny donnera, mercredi décembre, une
matinée supplémentaire de son grand succès
Durand et Jjurand.
Au Gymnase, Marcelle.
A la Renaissance, Amants.
De Lille
« Hier a eu lieu le festival musical compose
uniquement des œuvres de M. Gustave Char-
pentier. Les soli de la du poète étaient'
chantés par Mme Tarquini d'Or, MM. David
et Montfort. Gros succès et rappets pour l'au-
teur et les interprètes, forces, devant pareil
accueil, de donner une seconde audition. »
Tïa "Rnmpi •
« Ainsi que le Matin l'a dit, le comédien Ce.
sare Rossi donne des représentations de Ra-
bagas au théâtre Valle. Une sorte de parodie
de la pièce de Sardou vient de se jouer sous
forme de ballet fantasdique (?) au théâtre
Quirino. Titre les Deux Habagas; auteurs
MM. Le Gassi, cborégraphe, et Cimmarute,
musicien.
Concerts et divertïssements.
Ce soir, à l'Olympia, première représenta-
tion des Petits quarts d'heure, revue de MM.
Chauvin et Delilia.
LA VIE J3PQRTIVS
Sport vélocipédique.
Au vélodrome d'Hiver. La réunion des
courses d'hier a présenté un intérêt très
graud aussi le public était-il aussi nom-
breux que dimanche dernier. On avait an-
noncé que Morin prendrait part la course
en ligne et au handicap de 9M mètres mais
le jeune coureur breton a renoncé à se pré-
senter. Il a bien fait, non pas seulement
parce qu'il n'a aucun entraînement, mais sur-
tout parce qu'il avait envie d'arborer un
maillot tricolore, abandonné depuis la mort
deCassignard.Or,le jeune Morin n'est même
pas champion de Franee.
La réunion s'est ouverte, à deux heures,
par le handicap de 900 mètres.
Les séries ont été gagnées par Pinot, Lss-
10 lïfl llfllfUl de l'organisme dans' tous les cas âo nébsuié nêitéraia,
Anémie, Perle «le l'Appétit et des Êt4r*
COKE DU MATIN »
•
DE LA COUPAGNTK DU «\t
ION OE COMMANDE
CINQ hectolitres et an-dessus
Coicen»! ltr. 69 } rendu
Coke n; 3 1 fr. 39 il domicile
soit uho Donnicaium aao ve. 15 par UaetolUra
risienne du Gaz.
ii
MATIN», S5,rus d'Arpents uU.
Avis très important. Prière de faire les
commandes au moins trois jours 'il l'avance
et d'indiquer le moment de la journée où la
livraison doit étre faite.
na, Farman, Thibaudin, Smits, Auguez, Ces-
sac. Durand.
Finale 1. Thibaudin; 2. Durand; 3. Au-
guez 4. Smits.
Course scratch, 333 mètres. Les, séries
ont été gagnées par Durand, Jaquelin, Du-
mond, Farman, Muringer, Madier.
Finale l.Jacquelin; 2.Farman; 3.Dumond.
-International tandems. Première man-
che 2,U00 mètres. li Baras-Ruinart 2.
Max-Schmalhafer. A 'L'avant-dernier tour, l'é-
quipe française part et gagne relevée.
Deuxième manche. 1. Verheyen frères
2. M. Farman-Robertson.
Gagné par une roue, malgré les efforts dé-
sespérés de l'équipe anglaise.
Finale 1. Verheyen frères; 2. Baras-Rui-
nart.
Courses de primes, 1,000 mètres. 1. Pi-
not 2. Germain; 3. Fred.
Course d'amateurs, sur 1,000 mètres.
1. Delamontagne Vaton; 3. Du'breuil.
Au milieu delà réunion, Loste a tenté le
record du kilomètre, mais il a abandonné au
second tour.
Hier dimanche, grande affluence au
Palais-Sport. Les pistes immensos de l'éta-
blissement des Champs-Elvsëes menacent do
devenir trop étroites pour la tbule compacte
des cyclistes qui s'y pressent k certains jour*.
Le Palais-Sport détient décidément le record
du succès.
Football.
Le match joué hier après-midi entre l'Uni-
versité de Cambridge et le Stade français s'est
terminé par lafacile victoire des premiers,par
48 il rien.
TRIBUNAUX
Tribunal correctionnel de Bordeaux
Une affaire de moeurs A
l'issue de l'audience.
Bordeaux, décembre. D'un correspon-
dant. Cette nuit, vers minuit, se sont ter-
minés, après trois audiences, au tribunal cor-
rectionnel, les débats d'une affaire qui avait
vivement passionné une partie do la popula-
tion.
II s'agissait de l'accusation d'attentat aux
mœurs portée contre l'abbé curé du
Sacré-Gbmr, par le fils du sacristain.
Les débats, qui ont produit une impression
pénible sur l'auditoire, se sont terminés après
le réquisitoire, demandant la condamnation
de l'abbé M. et la plaidoirie.
L'affaire a été mise en délibéré pour le ju-
gement être rendu samedi prochain.
A la sortie de l'audience, vers minuit, une
foule d'environ trois cents personnes a ac-
compagné en le huant l'abbé 0. l'un des
témoins a charge, et l'a suivi ainsi sur un
parcours de près d'un kilomètre. La foule
grossissant et les agents devenant impuis-
sants à la maintenir, l'abbé 0. s'est réfugié
dans le local du cercle catholique de Saint-
Seurin, devant lequel un Service d'ordre a été
maintenu une partie de la nuit.
La viande à soldat Condamnation
d'un boucher de Reinïs.
Cha-LOns-sur-Marne, 22 décembre. D'un
correspondant. Le tribunal correctionnel
ue Reims a condamné M. Eugène Wormser,
boucher, trois mois de prison et à la priva-
tion, pendant cinq ans, des droits civils pour
usage frauduleux, sur de la viande destinée iL
l'armée, d'une marque appartenant à l'auto-
rité militaire.
COURRIER VINICOLE QUOTIDIEN
ALLIER
Nous ne pouvons-que vous confirmer notre
situation de fin novembre, mais encore plus
accentuée les achats sont complètement
arrêtés. Cependant, il ne faudrait pas con-
clure ù un fléchissement dans les cours, les
deux tiers des vins blancs sont partis ou
achetés parle commercedu département. Les
vins rouges, il y a â peine 30 il,35 0/0 d<* ven-
dus. C'est vous dire que deux tiers de la ré-
coite ,sont disponibles.
Voici les cours pratiqués dans les commu.
nes de Saulcet, Verneuil, Montaurd, Saint·
Pourcin, Louchy, etc.:
Blancs ordinaires 55a58fr
choix, 60 65
choix, 1" 70 75
Rouges courants 60 Ci
choix, 68 70
choix, 82
L.es ,iw litres.
On pourrait acheter les rouges à 5 francs
déplus, livrables sur tin mars; les blattcs,
personne ne s'engagerait à livrer. Tout sera
liquidé avant le printemps.
PUY-DE-DOME
Décembre a été très calme. Novembre a
beaucoup expédié. Octobre était le mois des
vendanges; on a fait des fules au début en
payant 5 francs le pot. Les négociants du Fo-
rez ont, comme toujours, la priorité da:.s no-
tre rayon ils viennent par bandes de trois,
quatre et plus, parcourent nos villages, choi-
slssent et provoquent une hausse insensOo
par leur incompetence. Il est vrai que ce sout
souvent plutôt des cafetiers que des négo-
ciants; ils ont besoin de 150 ou 200 pots cha-
cun ils payent 0 fr. 50 de trop lorsqu'un via
est à leur convenance. Mais ces ventes in-
fluencent les autres vendeurs, lorsque l'uut
a vendu 4 fr. 50, jamais son voisin l'iorro no
se décidera a 4 francs, a moins du tuusso gé-
nérale.
Voila le défaut de notre vignoble, il est à
proximité de Lyon et de Sukh lincnno. ei les
acheteurs viennent eux-mèmes,au heu de con-
fier leurs besoins à un courtier du puys, plus
expérimenté, plus circonspect, qui traiterait
discrètement et au plus bus prix.
Cours pratiques
Vins courants, 8' 3 fr 50 le pot do
15 litres de choix, 9» à 1fx la lr. io noi de
15 litres, supérieurs, 10j à 10» 1/3, 4 fr 00 !u
pot de litri3s extras, il» a l'i», G n-, le nOt
de 15 litres.
FAILLITES DU. 20 DÉCEMBRE
Renoir, entrepreneur de peinture, à Suresnes, o,
rue des Ecoles. M. Maillard, syndic provisoire.
Schillig, marchand micile connu. M. Cotl.y, syndic provisoire
Lapcrt, ancien boulanger, a Asuicres, 2Sf piaca
Berrard, limonadier. 75, rUe dis Bali'Ynol!eo
M. Baudry, syndic provisoire.
Droguet. marchand tailleur, à LevaHois-Porret rua
Rivay, 36 bis. At. Kaynaud. syndic provisoire
Courtois, nickclcur-polisseur, nu, quai jeimiiancs
M. Faucon, syndic provisoire.
Bonnamour et Ziller, fabricants de voitures 57,
avenue de Sasc. M. Godmer, syndic provisoire
Chyrouse, marchand de vins et charbons, h, ira.
passe Montt'ancon. M. Planque, syndic provisoire-
Société anonyme coopérative dite l'Economat po.
pulaire d'alimentation, 109, place Lafayette. m-
Lupy, syndic provisoire.
V IVé lUlA iflilillfîlS 1 K»"B* -sa
le
JtWtHMt. tiSeitlBEItT INDÉPENDANT
PARIS, LUNDI 33 DECEMBRE 1895
PRIX O'*BONHE»ENT
PBHC POUR 1 mois 3 mOis 6 mois tTn an
ParU.. 4fc. lOlr. 20 £r. 4O«*.
Dèpartemsats 4 s 1<> » 20 40
CTnionpostatei » |t5 • » »
1er abannements Partent dn f et du de chaque mois
I»s annonces sont reçues chez MM. Lagraage,
Crr r et Cie, « et 8; place de la Beavs*.
et aux Bureaux du Journal.
LE conseil DES ministres s'est occupé sa-
medi d'un proj de loi concernant ta con-I
tradiction et, dans une certaine mesure, la
publicité des instructions judiciaires.
Onsail que M. Constans a saisi le Sénat
d'un projet analogue. L'opinion publique
réclame, en effet, depuis longtemps la 'mo-
dification de procédés que la justice fran-
çaise conserve seule, sans nous convaincre
qu'ils soient plus efficaces que d'autres
pour la manifestation dé la vérité.
Ne parlons pas du respect de la liberté
individuelle, respect qui ne s'imposeguère,
il faut l'avouer, à l'égard de vulgaires es-
carpes si peu respectueux de celle des
autres; mais on admet difficilement l'ex-
traordinaire pouvoir, dépourvu de tout con-
trôle, que la loi actuelle confère au juge
d'instruction.
Voyez ce qui se passe pour Dupas. Que
le personnage ait trahi le secret profession-
nel, qu'il ait corrompu ceux-ci ou se soit
laissé corrompre par ceux-là, peu inlporte,
et, si nous donnons ce récent exemple,
c'est que les journaux, depuis plusieurs
jours, entretiennent le public de cette
Combien de cas plus intécessants pour-
rions-nous citer de prévenus condamnés,
pendant des mois, à la torture du secret,
et dont les angoisses demeurent ignorées.
On se rappelle, l'histoire n'est pas bien
vieille, cette malheureuse jeune fille qui se
décida,\sans être coupable, à avouer le vol
d'une montre, préferant la honte d'une
condamnation aux souffrances de l'ins-
truction.
Que le magistrat, guidé seulement par
l'intérêt\ de la vérité et de la justice, fasse
subir au' prévenu tous les interrogatoires
nécessaires, mais qu'il n'ait plus le droit,
faisant revivre sous une autre forme les
supplices d'un autre âge, de lui donner la
Les juges ont eux-mêmes intérêt à ce
qu'on réforme au plus vite les défectuosi-
tés de l'instruction criminelle, dont certai-
nes habitudes sont à la fois une iniquité et
une cause d'erreur. Ils n'ont rien L redou-
ter du grand jour. La justice pourra sou-
vent encore se révéler boiteuse onnedira
plus au moins que, si elle est aveugle, c'est
qu'elle a, de parti pris, fui la lumière.
ÉCHOS DU MATIN
M. Châtelain, inspecteur en chef des ser-
vices administratifs, chargé du contrôle
central de la marine, est nommé conseil-
ler d'Etat en service extraordinaire.
M. Gavarry, premier secrétaire a amoas-
sade, ancien chef de cabinet de la prési-
âence du conseil, avec M. Ribot, vient d'a-
voir la douleur de perdre sa mère. Les ob.
èqu:es ont lieu aujourd'hui, à midi, à
$5aiat-Louis-d'AJitin.
Les plus agréables étrennes qu'on puisse
offrir est un abonnement au joli journal
l'Echo de la Semaine, et cet abonnement
se trouve, et au delà, remboursé, puisque,
fa'it pour une année, il donne droit à deux
volumes d'une valeur de 7 francs et ne
coûte lui-même que 6 francs.
ïfeîevéhier, aux publications de mariage
des septième et seizième arrondissements
M. le Sâr (sic) Joseph (dit Joséphin) Aimé
Peladan, homme de lettres, demeurant 2,
rue de Commaille, et Mme Adèle-Cons-
tance-Joséphine de Malet-Roquerort, pro-
priétaire, veuve du comte Raoul de Barde.
Deux ouvrages s'annoncent comme deux
succès pour les livres d'étrennes. Le pre-
mier, publié par Armand Dayot, est le
Jozurnal idlustré de La campagne de
1812, avec 130 belles planches. Lesecond,
Légendes et curiosités des métiers, de
P. Sébillot, renferme reproductions
d'anciennes gravures et de dessins moder-
nes. Ces deux livres peuvent être donnés
tous les âges, garçons et filles.
Arton en Italie.
Ce n'est pas qu'en France que le nom du
détenu de la prison d'Holioway a le don de
révolutionner les esprits.
La Chambre italienne possède un député
ministériel du nom d'Arton qui, dans l'ap-
pel du scrutin, arrive le douzième par or-
dre alphabétique. Et il faut entendre le
succès que lui font ses collègues, lorsqu'il
quitte son banc pour monter à la tribune
Aujourd'hui vont être envoyées du châ-
teau de Windsor à Osborne les victuailles
préparées pour les fêtes royales de la Noël
une hure de sanglier, un roastbeef gigan-
tesque cuit devant la cheminée de Wind-
sor, qui, seule, peut recevoir un bœuf en-
tier, un pâté de coq de bruyère et le iplutn-
pudding traditionnel.
Sa Gracieuse Majesté recevra, en outre,
d'Allemagne d'innombrables gâteaux et su-
creries.
Le président de la République avait in-
vité hier, à chasser avec lui dans les tirés
de Marly, MM. Bouchard, président de
chambre à la Cour des comptes, qui vient
d'être promu grand-officier de la Légion
d'honneur Dumas et Roulier, conseillers
à la cour de cassation; Rau, Duval et Che-
nest, avocats généraux près la même cour.
Partis de Paris à neuf heures du matin,
M. Félix Faure et ses invités étaient de re-
tour le soir, à six heures.
Tous syndiqués.
Un syndicat destiné à protéger les droits
de reproduction, en matière de propriété
artistique, est en voie de formation, sous
les auspices de MM. Puvis de Chavannes,
Détaille, Bouguereau, J.-P. Laurens, Le-
febvre, etc.
Et, de leur côté, les photographes se sont
empressées d'en faire autant, estimant qu'un
cliché parfait vaut autant qu'un bon ta-
bleau et a droit, tout au moins, à une pro-
tection semblable.
Le général Duchesne, commandant en
chef le corps expéditionnaire de Madagas-
car, rentrera en France dans les premiers
jours de février.
Il prendra, au premier jour, possession
du commandement du 5e corps, à Orléans,
et conservera sous ses ordres le général
Ne quittons pas nos «Malgaches o sans
annoncer que le drapeau du 200e, qui a été
rapporté, hier, en France, par le colonel
Bizot, sera déposé aux Invalides.
M. LDekroy, ministre de la marine, a
présidé, hier, au gymnase municipal Vol-
taire,' la distribution des prix aux élèves
des cours commerciaux, de dessin et de
chant du onzième arrondissement, et la
fètc de l'arbre de Noël de l'Association des
InsU tuteurs de Paris.
Reçu par l'un des adjoints, M. Duval, qui
lui a souhaité la bienvenue au nom :de la
municipalité, le ministre, en uae allocution
trûs applaudie, a rappelé le rôle des patro-
-nages. déjà obtenus dans le
C'est en présence de ta colonie grecque
au grand complet qu'a été inaugurée, hier,
l'église construite rue Bizet, sous le voca-
ble de Saint-Etienne, au moyen d'un pré-
sent de trois millions, fait par M. Bvimé-
trius Stefanovitcb. Schilizzi.
Le généreux donateur, qui avait eu la
pensée de grouper ses compatriotes sur la
terre français, étant mort avant d'avoir
réalisé son vœu, son frère cadet, M. Paul
•Stefanovitch Schilizzi, consacra ses soins
et son goût artistique à l'achèvement du
très beau temple byzantin, qui rappelle,
dans des proportions moindres, la Sainte-
Sophie de Constantinople.
Nous avons déjà nommé l'architecte, M.
Vandremer, de l'Institut, et les peintres,
MM. Charles Lemaire et Ludwig Thiersch.
Le service de consécration était présidé
par Mgr Guermanos, métropolite de l'Hé-
raclée, assisté de trois archimandrites et
de deux diacres, tous vêtus d'or et d'ar-
gent avec une rare magnificence.
M. Spathis,-ancien directeur de la cha-
pelle du roi Georges, fondateur de la So-
ciété philharmonique d'Athènes, a dirigé
les ,plains-chanLs de la maîtrise, unique-
ment composée de voix d'hommes, et l'ar-
chimandrite Palamas, chef du clergé or-
thodoxe grec à Paris, a prononcé le dis-
cours d'usage.
LA VIE MONDAINE
L'ambassadeurd'Espagne et la duchesse de
Mandas ont donné, hier soir, leur premier
grand' dîner de la saison.
Trente convives en tout, parmi lesquels
le marquis de Casa-Riera, le chevalier Hi-
dalgo, le marquis et la marquise de San-Car-
los, le comte et la comtesse de Lambertye, le
marquis et la marquise de Valcarlos, le comte
et la comtesse de Gramedo, le comte et la
comtesse de Uribarren, la duchesse de Mon-
teagudo, et tous les attachés de l'ambassade.
Prochains mariages.
M. Louis Forichon, attaché au cabinet du
président de la Chambre, fils du membre du
conseil de la Légion d'honneur, et Mlle Su-
zanne Mercet.
Le docteur Jean-Félix Guyon, fi 1s du doc-
teur, membre de l'Académie de médecine, et
Mlle Marie Tourreil, fille de l'agent de change
honoraire.
Le duc de Fezensac est nommé yice-prést-
dent du Jockey-Club en remplacementde feu
le comte Atfred de Noailles.
Il'est, lui-même, remplaeé comme membre
du comité par M. de Vatimesnil.
NÉCROLOGIE
Aujourd'hui seront célébrées, à midi, à
Saint-Louis d'Antin, les obsèques de Mme
Gavarry, mère du rédacteur à la direction
politique du ministère des affaires étrangè-
res, ancien chef de cabinet de M. Ribot il
la présidence du conseil.
Le docteur Terrillon, chirurgien à la Sal-
pêtriôre, est mort, hier, des suites d'une
douloureuse maladie.
Le marquis de Carmarthen, membre de
ia Chambre des communes, qui fait en ce
moment une croisière en yacht dans la Mé-
diterranée avec la famille Rothschild, vient
de perdre son frère, Georges-Godolphin-
Osborne, neuvième duc de Leeds, qui a suc-
combé à une bronchite, en son château de
Hornby, dans le Yorkshire.
On annonce la mort, à Pau, de M. Dan-
lion, intendant militaire en retraite, grand-
officier de la Légion d'honneur.
Le seul quidquina, c'est le quinquina Duhonnet
A TRAVERS PARIS
Un déraillement.
Sur la ligne do ceinture, un fourgon et
un wagon vide du'train de marchandises
535, allant de Ménilmontant au Pont-de-
Flandre, ont déraillé, à cinq heures trente,
à faiguille no 3, près du pont de la rue
Petit, interceptant la voie unique située sur
ce point.
La circulation complète n'a pu être réta-
blie qu'à huit heures du soir.
Découverte de dynamite.
En déchargeant un bateau de charbon
amarré sur le quai de Meudon, les débar-
deurs ont. trouvé au fond du bateau,
entre deux grandes masses de charbon,
une boîte de mineur contenant des cartou-
ches de dynamite et de la mèche à mine.
Cette trouvaille a été portée avec toutes
sortes de précautions au bureau de M. Cer-
violli, commissaire de police de Meudon,
qui a envoyé mèche et dynamite au Labo-
ratoire municipal.
Funèbre escroquerie.
Nous croyons devoir mettre le public en
garde contre un certain nombre d'individus
qui commettent l'escroquerie dont le fait
suivant indique suffisamment la nature
M. Klein, boulanger, demeurant rue de
la Chapelle, enterrait avant-hier son père
et s'adressa, pour l'organisation des obsè-
ques, à l'administration des pompes funè-
bres, qui lui remit un bordereau de frais
acquitté.
Hier matin, M. Klein reçut la visite de
deux individus se disant attachés à la pré-
fecture de police, qui lui réclamèrent une
somme de 6 fr. 40, montant de frais sup-
plémentaires et qui écrivirent sur le borde-
reau le détail suivant des frais qu'ils récla-
maient timbre et enregistrement, 3 fr.80;
mutationi 2 fr. 60; total, 6 fr. 4u. Pour l'ins-
pecteur principal, le sous-inspecteur: Léon
Barros.
M. 'Klein paya, puis se rendit aux pom-
pes funèbres, où on lui apprit qu'il avait
été victime de deux habiles filous.
Ceux-ci, qui sont très correctement vêtus
de noir et coiffés de chapeaux-boléros, sont
activement recherchés par M. de Mauroy,
commissaire de police.
Rival vu de dos.
Un individu, nommé Laurentier, contait,
hier soir vers onze heures; ses infortunes
conjugales dans une buvette de la rue
Jeanne-d'Arc. Sa femme était partie le ma-
tin même avec un jeune homme d'un quar-
tier du centre.
Pendant qu'il parlait, un monsieur que
le froid avait indisposé pénétrait dans la
buvette et prenait une consommation
chaude pour se remettre, puis il se hâtait
de quitter l'établissement.
Mais le voilà, le misérable! s'écria
Laurentier, qui n'avait vu l'homme que de
dos.
Et il se précipita dans la rue, rejoignit le
consommateur, lui appliqua un formidable
coup de clé au front, et, l'ayant étendu sans
connaissance sur la chaussée, il se mit à
le piétiner.
Ènfin, des gardiens de la paix intervin-
rent et relevèrent le blessé, qui n'était au-
tre que M.Julien Richemond, âgé de trente
ans, négociant, rue Domrémy.
S'apercevant alors de sa méprise, Lau-
rentier s'enfuit et alla se réfugier cité
Bourguignon, boulevard de la Gare, chez
une de ses amies, Emilie Mounin, où les
agents vinrent pour s'emparer de lui.
En entendant monter les gardiens de la
paix, Laurentier sauta par une fenêtre dans
la cité, mais les voisins l'empêchèrent de
fuir une seconde fois.
L'état de M. ïtienemond est grave. Le
blessé est soigné à domicile par M. le doc-
teur Ollier.
Arrestation d'un anarchiste.
On vient .d'arrêter un nommé Cotté, as-
sez répandu dans le monde anarchiste, et
grands .magasins de nouveautés. Ce filou
de bas étage se disait publiciste, et il avait
même pris le nom d'un de nos confrères..
Au service anthropométrique, sa vérita-
ble identité a été reconnue.
Cotté est an dévoyé, fort intelligent, et
qui aurait pu, si la politique ne 'Cavait pris
très jeune et ne lui avait tourné ta tête,'
soutenir uu rang honorable dans la so-
ciété.
jadis exercé une industrie d*art dans le
quartier Malesherbes. Engagé dans l'infati-
terie de marine, il avait, au bout de trente
trois mois seulement de service, les ga-
lons d'adjudant. En quittaut l'armée, il se
fit propagandiste des doctrines anarchistes.
Il fut, en 1885, secrétaire de Louise Michel
et était le membre le plus remuant de la
Société des Egaux du onzième arrondisse-
ment. Plus tard, il occupa les mêmes fonc-
tions de secrétaire à la salle des conféren-
ces des Capucines et à un théâtre du bou-
levard des Italiens.
Cotté a été arrêté dix ou douze fois au
cours de toutes les opérations contre les
anarchistes et a fait de nombreux mois de
prison. Il a versé, comme on le voit, dans
l'escroquerie. On pense qu'il était affllié à
une bande organisée pour piller les mar-
chands de nouveautés. Une perquisition
faite à son domicile, à Montmartre, a fait
découvrir de nombreuses publications
anarchistes, ainsi qu'une grande quantité
de marchandises volées.
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LES RAPATRIÉS
Arrivée de la « Carolina » Débar-
quement du 200e De Port-Ven-
dres à Montpellier Récep-
tion enthousiaste.
Port-Vendres, 22 décembre. D'un
correspondant. La Carolina, portant
479 rapatriés destinés à Perpignan et 236
destines à Toulon,est entrée dans le port ce
matin, à huit heures et demie. Les rapa-
triés, qui sont, dit-on, assez éprouvés, se-
ront seulement débarqués demain.
Par contre, aujourd'hui a eu lieu le dé-
barquement des rapatriés du Liban et le
départ des convois conduisant à Montpel-
lier 400 soldats du 200o de marche qui ren-
trent avec leur colonel et le drapeau du
régiment.
Lorsque le colonel Bizot est descendu
du Liban, une scène émouvante a eu lieu.
La présidente du comité perpignannais des
Femmes de France, Mme de Lamer, lui a
remis une superbe palme de deux mètres
de haut avec cette inscription sur un large
ruban tricolore: « Les Femmes de France
à l'héroïque 200e. » Le celonel a remercié
en quelques mots émus, tandis que la foule
groupée sur le quai poussait des cris en-
thousiastes de Vive le Vivent les
Femmes de France »
Plusieurs malades à bord du LWan sont
en mauvais état. Un nouveau décès a eu
lieu ce matin; ce qui porte à huit le nom-
bre des morts qui se sontproduites depuis
Port-Saïd.
Les obsèques des trois derniers soldats
décédés ont au lieu à trois heures, au mi-
lieu d'une affluence considérable et en pré-
sence de toutes les autorités militaires.
Pespignan. Le train spécial transpor-
tant les hommes du 200e est arrivé ici à
une heure et demie du soir. Une foule
énorme les attendait à la gare.
Acclamations et-allocution patriotique du
général Prudhomme. Quand le train s'é-
branle dans la direction de Montpellier,
toute l'assistance se découvre, pendant que
les Malgaches agitent leurs bérets.
Préalablement, on avait débarqué les ra-
patriés les plus malades pour les transpor-
ter à l'hôpital de Perpignan. Deux sont
morts entre Port-Vendres et Perpignan,
ayant à leur chevet les dames de l'Union
des Femmes de France, qui leur ont pro-
digué les dernières consolations.
Montpellier. Partout des oriflammes,
des guirlandes de feuillage, des .lampions.
Le train entre en gare à sept heures
vingt.
Le détachement du 200e est reçu par la
municipalité et les autres autorités, avec
le concours de toutes les sociétés musicales
et des musiques militaires.L'ehlhousiasme
est indescriptible.
C'est non sans peine que les soldats se
frayent un passage à travers la foule com-
pacte pour arriver à la caserne des Mini-
mes, où les attend un repas réconfortant.
Le « Chandernagor ».
Le Cltandernagor, venant de Majunga
et, en dernier lieu de Toulon où il a dé-
barqué 172 rapatriés, est arrivé ce soir, à
cinq heures, avec dix militaires.
Vmgt-deux décès se sont produits de
Majunga à Port-Saïd et quatre dePort-Saïd
à Port-Vendres.
L' « Italie ».
Port-Saïd, 22 décembre. D'un correS'
'Pondant. L'affrété Italie, venant de
Madagascar, a quitté Port-Saïd ce matin à
dix heures. Il arrivera à Toulon, probable-
ment, le 26 au matin.
L'Itadie a à bord 283 passagers de ma-
rine, dont 13 officiers; 331 passagers de
guerre, dont 52 officiers. Il n'y a eu qu'un
décès à bord. Le b&timent compte, en ou-
tre, 19 alités. L'état .sanitaire est satisfai-
sant.
SALON DU CYCLE
Dix mille entrées Le banquet final.
Depuis l'ouverture du Salon du Cycle, on
n'a pas encore certainement compté autant
de visiteurs que pendant la journée d'hier.
Plus de dix mille personnes ont été con.
trôlées.aux,portes du palais de l'Industrie.
A quatre heures, on a dû refuser l'entrée
et les guichets ont été fermés.
Au manège, dont nous avons déjà parlé,
la foule était compacte; à tel point, que
l'on ne pouvait plus du tout approcher dès
trois heures. Ce manège, installé pour dé-
montrar 1a différence qui existe entre une
roue pneumatique et une roue pleine, pro-
voque une grande hilarité. Pour dix centi-
mes on peut s'en rendre compte et la caisse
du « secours immédiat » du Petit Journal
a dû faire hier une bonne recette.
Mercredi soir, un grand,banquet est or.
ganisé par le comité de l'Exposition, ban-
quet auquel prendront part toutes les no-
tabilités de l'industrie vélocipédique.
« REFERENDUM SUR LA VIVISECTION
Zurich, 22 décembre. D'un corres-
pondant. Le peuple zurichois a rejeté
aujourd'hui, par 39,476 voix contre
la proposition tendant à l'interdiction, abso-
lue de la vivisection.
Il a adopté, par contre, par 35,191 voix
contre 19,554, le contre-projet du Grand
Conseil en faveur de la protection des ani-
maux qui donne satisfaction dans une large
mesure aux voeux de la science.
CONFERENCE SOCIALISTE
Lyon, 22 décembre. D'un correspond
dant. La conférence de MM. Mirmanet
Thierry Cazes a eu lieu aujourd'hui. La
réunion avait été organisée par les comités
de l'Alliance républicftiae socialiste .et les
conseillers municipaux. Quinze cents pê.rj
sonnes y ont assisté.
Les conférenciers ont traité la question
de l'union de tous les démocrates radicaux
et socialistes. Ils ont été très applaudis.
Reacontre sensationnelle M. Vi-
goant blessa au front Pas de
botte de Nevers Rien
de grave.
La rencontre sensationnelle, que nous
avons annoncée entre Vigeant et Rue
s'est terminée par une légère blessure au
front que Vigeant s'est faite en ramenant
l'épée adverse dans une parade dénoue-
ment sans gravité, mais que précédaient
les émouvantes péripéties d'un combat
vraiment sérieux, aussi vaillamment qu'ha-
bilement soutenu.
-Voici le procès-verbal du duel
Paris, décembre 1895.
La rencontre a eu lieu ce matin dimanche
22 décembre, onze heures quinze. A la se-
condé reprise, après un très vif débat d'é-
pées, sur une attaque de M. Rue, la parade
de M Vigeant il ramené au front la pointe de
son adversaire. Les médecins ont alors re-
connu l'existence d'une plaie transversale de
quatre centimètres de longueur et d'un demi-
centimètre de profondeur et accompagnée
d'un écoulement de sang jusque dans l'œil
gauche. Cette blessure rendant, à leur avis,
la continuation du combat impossible, les té-
moins ont mis fin a la rencontre.
Ont signé
Pour M. Vigeant Pour M. Rue:
MM. Achille Brotjtin, MM. AubiLlien Scholl,
Chauveau, DANIEL CLOUTIER,
Dr Ï'ÉLIZET. Dr GUERRIER,
Les termes du procès-verbal signé des
quatre témoins, et qui doit faire foi selon
l'usage, sont contraires à la version d'a-
près laquelle Rue aurait touché son adver-
saire en contre-dégageant sur sa marche et
en l'atteignant au front par une sorte de
«botte de Nevers ».
Cette seconde version est sans doute
plus jolie, mais elle n'est même pas vrai-
semblable, car si Vigeant eût été ainsi at-
teint, il eût été blessé grièvement et « au-
rait eu un mouvement de recul qui ne s'est
pas produit ».
Un beau combat.
Sans avoir renouvelé par ladite botte de
Nevers les exploits de t'eu Lagardère, il
est inutile de dire que Rue, ainsi que son
adversaire, s'est superbement comporté,
comme tenue et comme courage, dans ce
duel où les deux adversaires ont égale-
ment négligé les coups à la main et au
bras.
Mais, visiblement, Rue était beaucoup
plus entraîné que Vigeaut, qui s'est retiré
des assauts publics depuis une quinzaine
d'années et qui consacre ses loisirs à des
recherches d'amateur d'art, de bibliophile,
d'écrivain même- car Vigeant est mem-
bre de la Société des gens de lettres, et a
publié entre autres livres Duel de Maî-
tres d'armes.
!tue promait, üe plus, ae sa récente pre-
paration au tournoi franco-italien.
A défaut de grands moyens d'allonge,
Vigeant a toujours une main aussi ferme
et rapide que possible; on revoit chez lui
ces qualités de pareur et riposteur qui ont
fait le succès de ses meilleurs assauts et
qui ne paraissaient pas, comme autorité,
comme vitesse, pouvoir être dépassés.
En somme, malgré l'inégalité d'entraîne-
ment, beaucoup croyaient que Vigeant sor-
tirait plutôt à son avantage de cette renr
contre. En tout cas, il n'y a rien perdu de
sa renommée, d'autant plus que son égra-
tignure au front s'est produite dans les
conditions spéciales indiquées au procès-
verbal et que, presque en même temps,
son épée avait fouetté la cuisse de son ad-
versaire le coup avait plaqué, mais c'était
pour l'adversaire l'échapper belle.
On croyait tant que Rue avait été atteint
à la cuisse qu'on l'a prié de baisser son
pantalon, pour mieux vériller.
Lorsqu'on a arrêté le combat, Vigeant
avait perdu un peu de champ, et était ar-
rivé près d'un petit remblai. Il lui fallait
obliquer pour retrouver du terrain. Il n'y
paraissait pas disposé, et sa position près
du petit remblai contribua à rendre ce vif
engagement encore plus sérieux. Témoins
1 et médecins ont saisi avec empressement
l'occasion d'arrêter le combat, au grand
contentement desspectateurs. Seul.Vigeant
insistait pour continuer, tandis que Rue
se tenait naturellement à la disposition des
témoins.
-Voyons, ce n'est rien; nous n'allons
pas arrêter le combat pour cela, répétait
Vigeant en s'essuyant de la main le front,
où le sang coulait un peu. Quelques gout-
tes glissaient près de l'œil gauche, tandis
que les médecins préparaient le panse-
ment.
Les deux adversaires.
Enfin, le combat fut définitivement ar-
rêt é, et c'est d'autant plus heureux que,
dès la mise en garde à la première reprise,
les adversaires avaient tiré avec résolu-
tion, en visant le corps, comme à la salle.
Ils ne cherchaient pas, nous le répétons;
les coups aux extrémités et, réciproque-
ment, ne semblaient pas se garder de ces
coups. Rue avait la main près du pom-
meau.
Vigeant, fronçant les sourcils, paraissait
en colère, mais en restant, certes, très
maître de lui.
Rue était un peu plus pâle que d'habi-
tude, mais avait son calme habituel.
Son adversaire tenait plutôt l'engagement
de quarte, spécialement recommandé con-
tre les gauchers, comme Rue. Il menaçait
plutôt la ligne de dessous en tenant la main
assez basse, découvrant la ligne haute,
comme pour amener l'adversaire à tirer là,
afin de parer et riposter.
Rue guettait l'occasion de tirer dans cette
ligne haute assez à portée, assez vite pour
devancer la parade. On sait que. lorsqu'un
adversaire lui laisse la faculté de a se lo-
ger », Rue en profite généralement avec
une rapidité « électrique » et de très rares
moyens d'allonge.
D'autres maîtres ont des jeux plus va-
riés, mais aucun n'a plus de puissance
d'exécution pour les coups d'allonge.
La première reprise fut marquée par di-
vers changements d'engagements, batte-
ments, absences d'épée,, que Vigeant fai-
sait avec autant de crânerie que de con-
fiance en sa façon de parer. Après diver-
ses parades suivies de ripostes à demi,
cette première reprise se termina par une
vraie phrase d'assaut de salle, avec ripas-
tes et contre-ripostes amenant les aaver-
saires assez près l'un de l'autre, pas jus-
qu'au corps à corps, mais peu s'en faut.
Tous deux ont failli alors être atteints
grièvement. Heureusement, c'était Finstan t
du premier repos convenu.
Après la bataille.
Le combat fut arrêté par Mô Broutin.
Ce qui aggravait le duel, c'était le peu de
champ réservé aux adversaires. Chacun
rière lui et, en cas d'acculement, on devait
une seule fois faire reprendre du champ.
L'un des témoins, Aurélien Scholl, avait
émis une réflexion humouristique à pro-
pos de cette convention aggravante du
duel.
Il ne s'agit pas de faire battre deux
maîtres d'armes comme deux épiciers 1
En effet, c'est bien un duel magistral
que nous avons vu hier; c'est l'impression
de tous les spectateurs, une trentaine en-
viron, vigeantistes ou partisans de Rue, ou
escrimeurs curieux et impartiaux, qui
étaient réunis près du château de Saint-
Ouen, à côté de la terrasse, où se battaient
les adversaires.
Nous avons reconnu là MM. Roll, Réga-
mey, A. de Saint-Albin, Auguste Germain,
Tavernier, Joseph Montet, Fillion, Rosati,
R. Charvay, Maxime Dreyfus, d'Hurcourt,
Adam,'Vervoort, Gaillard, etc.-
Tous ont rendu égale justice à la belle
tenue des deux maîtres en présence.
Et que serait-il arrivé sans le dénoue-
ment heureusement peu grave qui s'est
produit?
A notre avis, Vigeaot, se voyant moins
il
mtrsÊmiy plus prompt à s'essouffler que son
adversaire, aurait bien pu, à un motaant
donne, risquer le tout pour--le tout déjà il.
attaquait en marchant plus qu'au début.
Un coup double, également grave pour les
deux adversaires, pouvait bien se pro-
doire.
En somme, nous estimons très heureux
le résultat peu grave du duel d'hier, et
nous espérons que l'envoi de témoins dont
on parle de la part du jeune maître Kirch-
hoffen à l'adresse de Rue n'aura pas de
suites.
'Pondant. Le brick-goélette Jeune-Bap-
tistin, canitaine Mattei, monté par sept
hommes, parti ces jours derniers de Pro-
priano, avec un chargement de charbon est
de bois pour Marseille, s'est perdu corps
et biens.
TABLETTES THEATRALES
Il est .grand .dommage que le théâtre
Déjazet, par l'art qu'il a eu de mettre
sa revue en marche au milieu du défilé de
premières représentations plus importan-
tes,ne nous air pas donné le loisir de nous
occuper plus longuement de lui. La seule
énumération des acteurs- employés rem-
plirait une colonne du Matin.
C'eût été vraiment un plaisir de faire
longuement goûter à nos lecteurs lé char-
me de calembours par lesquels M.Coque-
lin devient Duguescoquelin, et M. Dérou-
Iède, M. des Roulettes. Il eût été doux
aussi de dire de quelle façon, sous 1'oeil
paternel du compère Paul de Kock, d'ai-
mables personnes figurent ce que furent
les nouveautés de Tannée expirante; com-
ment Mlle Léa Lambert se fait applaudir
en ascenseur de la Butte Montmartre
pourquoi Mlle Lucy Albert plaît en chan-
teuse des cours; quelle autorité montre
Mlle d'Arcourt en pont de Tolbiac; avec
quelle exactitude Mile Duniont représente
l'exposition de Bordeaux, Mlle Barnoll,
la cloche la Savoyarde, et avec quel soin
Mlle d'Orville essaie d'imiter l'ombre de
Virginie Déjazet.
D'ailleurs, MM. Buguet et Numès se sunt
montrés experts, selon leur coutume, à
donner une logique de succession comique
à des événements incohérents; et quand
on voiU'uneà côté de l'autre la Seine et une
demi-vierge, la Ligne antiexpositionniste
et le centenaire de l'Institut, la femme de
Claude et Pexterne des hôpitaux privé de
son traitement, les événements de la polé-
mique, du théâtre ou du ridicule, nous pa-
raissent plus, gaiement ordonnes par la
fantaisie des auteurs qu'ils ne le furent par
la chronologie des circonstances.
Je leur reprocherai seulement d'avoir un
peu négligé le pain complet « plus il est
gros, plus il nous plaît », ce qui eût fourni
l'occasion d'un très galant travesti; mais
on ne saurait penser à tout. MM. Roux,
Bouchet, Monval, Violette, Kerny, d'autres
encore, n'ont pas oublié de bien jouer les
personnages de cette lanterne magique en
douze tableaux, et le public, de son côté,
n'a pas négligé de s'amuser de tout, même
de la température glaciale de la salle.
Dans les concerts d'hier, signalons le
succès obtenu au concert Lamoureux par
la Dispecte de Phœbus et de Pan, « dra-
ma per musica », de Bach, supérieurement
exécuté par le maître-orchestre et par des
solistes comme Mmes Lavano, Remy et
MM. Lafarge, Morel et Bailly.
Au concert Colonne, la faveur n' a pas
été moindre pour l'Enfance du Chr2st et
le finale de la symphonie avec choeurs. Le
récit du ténor, le « Repos de la Sainte Fa-
mille », a été bissé. Il a été dit avec beau-
coup de naïveté par M. Warmbroot, et la
solidité du quatuor vocal, compofé de
Mmes Bianc et Planés, de MM. Gandubert
et Auguez, a supérieurement assuré
l'exacte interprétation de l'oeuvre de Bee-
thoven. H. C.
Ce soir
A l'Opéra-Comique, première représentation
de la Jacquerie, drame lyrique en quatre
actes, de M. Edouard Blau et de Mme Simone
Arnaud, musique d'Edouard Lalo et de M. Ar-
thur Coq uarû, avec la distribution suivante
Guillaume MM. Bouvet
Robert Jérôme
Le comte de Sainte-Croix Devriès
Le Sénéchal Belhomme
Le baron do Savigny Dul'our
Jeanne MUes Delna
Blunche Kerlord
Au théâtre du Châtelet, reprise des Sept
Châteaux du Diable, féerie en quatre actes
et vingt-cinq tableaux, de MM. d'Ennery et
Clairville, jouée par MM. Joumard, Pougaud,
Alexandre fils; Mmes Sauvaget, de Roskilde,
Dyliane, etc.
A la Comédie-Parisienne (théâtre des Poètes),
Lysistratè, de M. R. de Villeliervé Léo.
pardi, de M. d'Utz.
La Comédie-Française a joué trente-huit
fois dans le courant de novembre, encaissant
188,179 francs, ce qui fait une moyenne de
̃4,952 francs par représentation.
On a de mauvaises nouvelles de la santé du
compositeur M. Jnles Bordier, fondateur et
chef d'orchestre de l'Association artistique
d'Angers, autour de ^plusieurs ouvrages lyri-
ques.
De Bayreuth:
« Pour les représentations dela Télratogie,
qui auront lieu au mois de juillet prochain,
2,000 billets sont déjà retenus, ce qui, il. 25
francs par billet, donne déjà 50,000 francs
assurés. »
Ce n'est plus la Femme de Claude, mais
le Chevalier d'Harmenthal qui doit être le
premier ouvrage nouveau que montera l'Opéra-
On s'occupe un peu à'Orphée. Le rôle de
l'Amour sera tenu, dit-on, par Mlle Lloyd.
Matinées de Noël
A l'occasion de la fête de Noël, le tliéétre
Cluny donnera, mercredi décembre, une
matinée supplémentaire de son grand succès
Durand et Jjurand.
Au Gymnase, Marcelle.
A la Renaissance, Amants.
De Lille
« Hier a eu lieu le festival musical compose
uniquement des œuvres de M. Gustave Char-
pentier. Les soli de la du poète étaient'
chantés par Mme Tarquini d'Or, MM. David
et Montfort. Gros succès et rappets pour l'au-
teur et les interprètes, forces, devant pareil
accueil, de donner une seconde audition. »
Tïa "Rnmpi •
« Ainsi que le Matin l'a dit, le comédien Ce.
sare Rossi donne des représentations de Ra-
bagas au théâtre Valle. Une sorte de parodie
de la pièce de Sardou vient de se jouer sous
forme de ballet fantasdique (?) au théâtre
Quirino. Titre les Deux Habagas; auteurs
MM. Le Gassi, cborégraphe, et Cimmarute,
musicien.
Concerts et divertïssements.
Ce soir, à l'Olympia, première représenta-
tion des Petits quarts d'heure, revue de MM.
Chauvin et Delilia.
LA VIE J3PQRTIVS
Sport vélocipédique.
Au vélodrome d'Hiver. La réunion des
courses d'hier a présenté un intérêt très
graud aussi le public était-il aussi nom-
breux que dimanche dernier. On avait an-
noncé que Morin prendrait part la course
en ligne et au handicap de 9M mètres mais
le jeune coureur breton a renoncé à se pré-
senter. Il a bien fait, non pas seulement
parce qu'il n'a aucun entraînement, mais sur-
tout parce qu'il avait envie d'arborer un
maillot tricolore, abandonné depuis la mort
deCassignard.Or,le jeune Morin n'est même
pas champion de Franee.
La réunion s'est ouverte, à deux heures,
par le handicap de 900 mètres.
Les séries ont été gagnées par Pinot, Lss-
10 lïfl llfllfUl de l'organisme dans' tous les cas âo nébsuié nêitéraia,
Anémie, Perle «le l'Appétit et des Êt4r*
COKE DU MATIN »
•
DE LA COUPAGNTK DU «\t
ION OE COMMANDE
CINQ hectolitres et an-dessus
Coicen»! ltr. 69 } rendu
Coke n; 3 1 fr. 39 il domicile
soit uho Donnicaium aao ve. 15 par UaetolUra
risienne du Gaz.
ii
MATIN», S5,rus d'Arpents uU.
Avis très important. Prière de faire les
commandes au moins trois jours 'il l'avance
et d'indiquer le moment de la journée où la
livraison doit étre faite.
na, Farman, Thibaudin, Smits, Auguez, Ces-
sac. Durand.
Finale 1. Thibaudin; 2. Durand; 3. Au-
guez 4. Smits.
Course scratch, 333 mètres. Les, séries
ont été gagnées par Durand, Jaquelin, Du-
mond, Farman, Muringer, Madier.
Finale l.Jacquelin; 2.Farman; 3.Dumond.
-International tandems. Première man-
che 2,U00 mètres. li Baras-Ruinart 2.
Max-Schmalhafer. A 'L'avant-dernier tour, l'é-
quipe française part et gagne relevée.
Deuxième manche. 1. Verheyen frères
2. M. Farman-Robertson.
Gagné par une roue, malgré les efforts dé-
sespérés de l'équipe anglaise.
Finale 1. Verheyen frères; 2. Baras-Rui-
nart.
Courses de primes, 1,000 mètres. 1. Pi-
not 2. Germain; 3. Fred.
Course d'amateurs, sur 1,000 mètres.
1. Delamontagne Vaton; 3. Du'breuil.
Au milieu delà réunion, Loste a tenté le
record du kilomètre, mais il a abandonné au
second tour.
Hier dimanche, grande affluence au
Palais-Sport. Les pistes immensos de l'éta-
blissement des Champs-Elvsëes menacent do
devenir trop étroites pour la tbule compacte
des cyclistes qui s'y pressent k certains jour*.
Le Palais-Sport détient décidément le record
du succès.
Football.
Le match joué hier après-midi entre l'Uni-
versité de Cambridge et le Stade français s'est
terminé par lafacile victoire des premiers,par
48 il rien.
TRIBUNAUX
Tribunal correctionnel de Bordeaux
Une affaire de moeurs A
l'issue de l'audience.
Bordeaux, décembre. D'un correspon-
dant. Cette nuit, vers minuit, se sont ter-
minés, après trois audiences, au tribunal cor-
rectionnel, les débats d'une affaire qui avait
vivement passionné une partie do la popula-
tion.
II s'agissait de l'accusation d'attentat aux
mœurs portée contre l'abbé curé du
Sacré-Gbmr, par le fils du sacristain.
Les débats, qui ont produit une impression
pénible sur l'auditoire, se sont terminés après
le réquisitoire, demandant la condamnation
de l'abbé M. et la plaidoirie.
L'affaire a été mise en délibéré pour le ju-
gement être rendu samedi prochain.
A la sortie de l'audience, vers minuit, une
foule d'environ trois cents personnes a ac-
compagné en le huant l'abbé 0. l'un des
témoins a charge, et l'a suivi ainsi sur un
parcours de près d'un kilomètre. La foule
grossissant et les agents devenant impuis-
sants à la maintenir, l'abbé 0. s'est réfugié
dans le local du cercle catholique de Saint-
Seurin, devant lequel un Service d'ordre a été
maintenu une partie de la nuit.
La viande à soldat Condamnation
d'un boucher de Reinïs.
Cha-LOns-sur-Marne, 22 décembre. D'un
correspondant. Le tribunal correctionnel
ue Reims a condamné M. Eugène Wormser,
boucher, trois mois de prison et à la priva-
tion, pendant cinq ans, des droits civils pour
usage frauduleux, sur de la viande destinée iL
l'armée, d'une marque appartenant à l'auto-
rité militaire.
COURRIER VINICOLE QUOTIDIEN
ALLIER
Nous ne pouvons-que vous confirmer notre
situation de fin novembre, mais encore plus
accentuée les achats sont complètement
arrêtés. Cependant, il ne faudrait pas con-
clure ù un fléchissement dans les cours, les
deux tiers des vins blancs sont partis ou
achetés parle commercedu département. Les
vins rouges, il y a â peine 30 il,35 0/0 d<* ven-
dus. C'est vous dire que deux tiers de la ré-
coite ,sont disponibles.
Voici les cours pratiqués dans les commu.
nes de Saulcet, Verneuil, Montaurd, Saint·
Pourcin, Louchy, etc.:
Blancs ordinaires 55a58fr
choix, 60 65
choix, 1" 70 75
Rouges courants 60 Ci
choix, 68 70
choix, 82
L.es ,iw litres.
On pourrait acheter les rouges à 5 francs
déplus, livrables sur tin mars; les blattcs,
personne ne s'engagerait à livrer. Tout sera
liquidé avant le printemps.
PUY-DE-DOME
Décembre a été très calme. Novembre a
beaucoup expédié. Octobre était le mois des
vendanges; on a fait des fules au début en
payant 5 francs le pot. Les négociants du Fo-
rez ont, comme toujours, la priorité da:.s no-
tre rayon ils viennent par bandes de trois,
quatre et plus, parcourent nos villages, choi-
slssent et provoquent une hausse insensOo
par leur incompetence. Il est vrai que ce sout
souvent plutôt des cafetiers que des négo-
ciants; ils ont besoin de 150 ou 200 pots cha-
cun ils payent 0 fr. 50 de trop lorsqu'un via
est à leur convenance. Mais ces ventes in-
fluencent les autres vendeurs, lorsque l'uut
a vendu 4 fr. 50, jamais son voisin l'iorro no
se décidera a 4 francs, a moins du tuusso gé-
nérale.
Voila le défaut de notre vignoble, il est à
proximité de Lyon et de Sukh lincnno. ei les
acheteurs viennent eux-mèmes,au heu de con-
fier leurs besoins à un courtier du puys, plus
expérimenté, plus circonspect, qui traiterait
discrètement et au plus bus prix.
Cours pratiques
Vins courants, 8' 3 fr 50 le pot do
15 litres de choix, 9» à 1fx la lr. io noi de
15 litres, supérieurs, 10j à 10» 1/3, 4 fr 00 !u
pot de litri3s extras, il» a l'i», G n-, le nOt
de 15 litres.
FAILLITES DU. 20 DÉCEMBRE
Renoir, entrepreneur de peinture, à Suresnes, o,
rue des Ecoles. M. Maillard, syndic provisoire.
Schillig, marchand
Lapcrt, ancien boulanger, a Asuicres, 2Sf piaca
Berrard, limonadier. 75, rUe dis Bali'Ynol!eo
M. Baudry, syndic provisoire.
Droguet. marchand tailleur, à LevaHois-Porret rua
Rivay, 36 bis. At. Kaynaud. syndic provisoire
Courtois, nickclcur-polisseur, nu, quai jeimiiancs
M. Faucon, syndic provisoire.
Bonnamour et Ziller, fabricants de voitures 57,
avenue de Sasc. M. Godmer, syndic provisoire
Chyrouse, marchand de vins et charbons, h, ira.
passe Montt'ancon. M. Planque, syndic provisoire-
Société anonyme coopérative dite l'Economat po.
pulaire d'alimentation, 109, place Lafayette. m-
Lupy, syndic provisoire.
V IVé lUlA iflilillfîlS 1 K»"B* -
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