Titre : Journal amusant : journal illustré, journal d'images, journal comique, critique, satirique, etc.
Éditeur : Aubert et cie (Paris)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1912-12-07
Contributeur : Philipon, Charles (1800-1862). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327966940
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 37721 Nombre total de vues : 37721
Description : 07 décembre 1912 07 décembre 1912
Description : 1912/12/07 (A65,N702). 1912/12/07 (A65,N702).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k54986037
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, LC2-1681
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 17/01/2011
N* 702
JOURNAL AMUSANT.
TT
phine est répudiée et l'Empereur part en Russie où il neige...
C'est maintenant la douloureuse retraite de Moscou. 11 y a là
de beaux passages, notamment celui de la Bérésina. Enfin
voici la campagne de 1814, la défaite, Sainte-Hélène, et
l'empereur meurt en prononçantle nom de son fils... les tam-
bours battent aux champs.
Ce film d'art en dix tableaux est l'oeuvre de MM. Henri Cain,
Louis Payen et de M. Jean ISouguès, le compositeur en
vogue. C'est, une musique bon enfant, point moderne, point
classique et où il y a des parties fort originales, telles que
la Marseillaise, la Cai-tnagnole et le Ça ira. M. Jean Kouguès
explique lui-même la présence dans son oeuvre de ces refrains
plutôt connus, « .l'entends, dit-il, — l'auteur de l'Aigle est
sourd comme le grand Beethoven, -— j'entends dédier au
peuple de France celle partition faite de ses refrains, fleur
de son enthousiasme patriotique. »
Présentée pour la première fois sous une forme lyrique,
l'épopée impériale a eu son succès coutumier.
M. Henri Albers joue et chante le rôle de l'Aigle avec une
grande puissance.
Mlle Jane Henriquez est une Joséphine bien séduisante et
Mme Fierens campe vaillamment la silhouetle convention-
nelle de la vivandière Marion. Quant à M. Maxime Léry, qui
n'estpoint chanteur, il déclame avec une belle emphase le
rôle du spectre de la défaite.
Mmes Cornillia, Narpi et Colsy exécutent avec grâce les
danses réglées par le joyeux M. Sicard, un maître de ballet
comme on n'en voit pas beaucoup.
N.-B.—Lelivretde VAigleest le six cent soixante-quinzième
qu'écrit M. Henri Cain.
*
OLYMPIA. — La Itevuc de l'Année.
11 y avait eu (anl de demandes de places pour la répétition
générale de cette soirée attendue, que M. Jacques Charles
avait dû en refuser à presque tous les ayants droit. El moi,
3ui suis généralement reçu sur ma bonne mine, je fus obligé ^
e décliner mes qualités de critique pour obtenir une avant-
scène.
Il faut avouer que la qualité du spectacle justifie bien
l'empressement du public. D'abord, la revue est de grande
marque : Rip et Bousquet ne craignent aucune contrefaçon.
Parmi tous les revuistes de Paris, qui sont gens assez mo-
roses, eux seuls possèdent la gaîté; ils ignorent le bas eomi-
3ue, et de l'esprit, ils en ont comme huit, puisque chacun
'eux en a comme quatre.
A la Bévue rie l'Année, on ne s'embête pas un instant. Dois-
je citer les meilleures scènes? Oui, je le dois certainement :
Ce sont celles de Paris cubique, qui est une trouvaille et
qui était nécessaire à notre époque où le cubisme sévit en
maître, lîn effet, nous avons la peinture cubiste, le Tourinq-
Cub, le Bouillon Kuh, les coups de pied au cu'ie, etc.. celle des
panneaux-réclames contre lesquels tout le monde... réclame;
celle de la season des pluies qui a beaucoup... plu, naturel-
lement ; celle du Prince des Poètes ou il y a des mots très...
Fort; celle enfin du chauffeur d'auto-taxi chassant le piéton,
ce qui est délicieusemcntparadoxal, car le chauffeur conduit
mal, c est vrai, mais c est toujours le piéton qui va
le chercher à moins que ce ne soit la fantaisiste voi-
lure à bras ou l'odieux tri-porteur. D'ailleurs, MM. Rip
et Bousquet ne voyagent qu'en auto-laxi et je sais
pertinemment qu'ils n'aiment pas la chasse.
Comme il faut bien un peu de mise en scène,
nous avons pour nous rincer l'oeil la danse de Stam-
boul, l'apothéose de l'orgue de barbarie et la belle
sanguine de Léo Staals, les Dieux ont soif... A leur
santé !
M. Rip, qui est peintre, a dessiné de très fantai-
sistes costumes, et M. Bousquet, qui est musicien, a -
su choisir dans Erlanger, Bizet, Emmanuel Chabrier,.
les morceaux les plus remarquables.
Les jolies femmes? C'est Mlle Régine Flory, qui
danse à la perfection et sera demain une vedette;
la danseuse Esmée, dont les jambes sculpturales font
merveille; Mlle Delysia, commère de grande allure;
Mlle S. May, — un vrai printemps, — Mlle Boska,
modèle de plastique; Mme Mérindol, qui fait rire;-
Mlle Reine Leblanc, la chanteuse.
Les joyeux comiques sont dignes de tout éloge.
Ce sont MM. i.aurel, Dorville, Boucot et Saidrcau.
M. Paul Lelombe conduit son orchestre avec un
entrain effréné. Avec de tels éléments de succès, la
Iievue d<- l! Année pourrait bien se jouer toute l'année.
LE MOUCHECR DE CHANDELLES.
— C'est la victoire dont je suis le plus lier, celle que je viens
de remporter sur les cubistes de la musique.
JOURNAL AMUSANT.
TT
phine est répudiée et l'Empereur part en Russie où il neige...
C'est maintenant la douloureuse retraite de Moscou. 11 y a là
de beaux passages, notamment celui de la Bérésina. Enfin
voici la campagne de 1814, la défaite, Sainte-Hélène, et
l'empereur meurt en prononçantle nom de son fils... les tam-
bours battent aux champs.
Ce film d'art en dix tableaux est l'oeuvre de MM. Henri Cain,
Louis Payen et de M. Jean ISouguès, le compositeur en
vogue. C'est, une musique bon enfant, point moderne, point
classique et où il y a des parties fort originales, telles que
la Marseillaise, la Cai-tnagnole et le Ça ira. M. Jean Kouguès
explique lui-même la présence dans son oeuvre de ces refrains
plutôt connus, « .l'entends, dit-il, — l'auteur de l'Aigle est
sourd comme le grand Beethoven, -— j'entends dédier au
peuple de France celle partition faite de ses refrains, fleur
de son enthousiasme patriotique. »
Présentée pour la première fois sous une forme lyrique,
l'épopée impériale a eu son succès coutumier.
M. Henri Albers joue et chante le rôle de l'Aigle avec une
grande puissance.
Mlle Jane Henriquez est une Joséphine bien séduisante et
Mme Fierens campe vaillamment la silhouetle convention-
nelle de la vivandière Marion. Quant à M. Maxime Léry, qui
n'estpoint chanteur, il déclame avec une belle emphase le
rôle du spectre de la défaite.
Mmes Cornillia, Narpi et Colsy exécutent avec grâce les
danses réglées par le joyeux M. Sicard, un maître de ballet
comme on n'en voit pas beaucoup.
N.-B.—Lelivretde VAigleest le six cent soixante-quinzième
qu'écrit M. Henri Cain.
*
OLYMPIA. — La Itevuc de l'Année.
11 y avait eu (anl de demandes de places pour la répétition
générale de cette soirée attendue, que M. Jacques Charles
avait dû en refuser à presque tous les ayants droit. El moi,
3ui suis généralement reçu sur ma bonne mine, je fus obligé ^
e décliner mes qualités de critique pour obtenir une avant-
scène.
Il faut avouer que la qualité du spectacle justifie bien
l'empressement du public. D'abord, la revue est de grande
marque : Rip et Bousquet ne craignent aucune contrefaçon.
Parmi tous les revuistes de Paris, qui sont gens assez mo-
roses, eux seuls possèdent la gaîté; ils ignorent le bas eomi-
3ue, et de l'esprit, ils en ont comme huit, puisque chacun
'eux en a comme quatre.
A la Bévue rie l'Année, on ne s'embête pas un instant. Dois-
je citer les meilleures scènes? Oui, je le dois certainement :
Ce sont celles de Paris cubique, qui est une trouvaille et
qui était nécessaire à notre époque où le cubisme sévit en
maître, lîn effet, nous avons la peinture cubiste, le Tourinq-
Cub, le Bouillon Kuh, les coups de pied au cu'ie, etc.. celle des
panneaux-réclames contre lesquels tout le monde... réclame;
celle de la season des pluies qui a beaucoup... plu, naturel-
lement ; celle du Prince des Poètes ou il y a des mots très...
Fort; celle enfin du chauffeur d'auto-taxi chassant le piéton,
ce qui est délicieusemcntparadoxal, car le chauffeur conduit
mal, c est vrai, mais c est toujours le piéton qui va
le chercher à moins que ce ne soit la fantaisiste voi-
lure à bras ou l'odieux tri-porteur. D'ailleurs, MM. Rip
et Bousquet ne voyagent qu'en auto-laxi et je sais
pertinemment qu'ils n'aiment pas la chasse.
Comme il faut bien un peu de mise en scène,
nous avons pour nous rincer l'oeil la danse de Stam-
boul, l'apothéose de l'orgue de barbarie et la belle
sanguine de Léo Staals, les Dieux ont soif... A leur
santé !
M. Rip, qui est peintre, a dessiné de très fantai-
sistes costumes, et M. Bousquet, qui est musicien, a -
su choisir dans Erlanger, Bizet, Emmanuel Chabrier,.
les morceaux les plus remarquables.
Les jolies femmes? C'est Mlle Régine Flory, qui
danse à la perfection et sera demain une vedette;
la danseuse Esmée, dont les jambes sculpturales font
merveille; Mlle Delysia, commère de grande allure;
Mlle S. May, — un vrai printemps, — Mlle Boska,
modèle de plastique; Mme Mérindol, qui fait rire;-
Mlle Reine Leblanc, la chanteuse.
Les joyeux comiques sont dignes de tout éloge.
Ce sont MM. i.aurel, Dorville, Boucot et Saidrcau.
M. Paul Lelombe conduit son orchestre avec un
entrain effréné. Avec de tels éléments de succès, la
Iievue d<- l! Année pourrait bien se jouer toute l'année.
LE MOUCHECR DE CHANDELLES.
— C'est la victoire dont je suis le plus lier, celle que je viens
de remporter sur les cubistes de la musique.
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