Titre : Regnabit : revue universelle du Sacré-Coeur
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1925-03-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32850416j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 8483 Nombre total de vues : 8483
Description : 01 mars 1925 01 mars 1925
Description : 1925/03/01 (A4,T8,N10)-1925/03/31. 1925/03/01 (A4,T8,N10)-1925/03/31.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5476657m
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, D-91018
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/01/2011
314 Piété
Le prisonnier cependant ne mourut pas dans son cachot
mais devenu très malade, sa femme profita de la circonstance
pour solliciter son élargissement. « Qu'il aille crever ailleurs ! »
grommela le soldat de garde. Le fier Vendéen ne releva pas cette
grossière injure ; elle fut, à l'heure de désordre et d'anarchie qui
précéda la chute de Carrier, son unique certificat de libération.
Il pressa lé pas et se rétira dans une misérable mansarde, où il
ne tarda pas à succomber, au milieu des larmes des siens, mais
avec la joie d'avoir souffert pour son Dieu. (1)
Sa veuve put regagner le château de la Gaubretière, préservé
d'une complète destruction, grâce à la bienveillance d'un familier
de la maison.
Son père, Jean-Joseph-Victor remplit une brillante carrière
militaire sous l'Empire et la Restauration. Sa mère, Sophie-
Marie de Rangot fut une femme de tête et d'énergie.
Sophie-Victorine fut baptisée le jour même de sa naissance,
le 29 Mai 1829. Pendant la cérémonie, M. l'abbé Guilloton, curé
de la Verrie, vit briller sur le front de l'enfant un rayon lumineux
en forme de diadème. Cette manifestation le surprit, mais il n'en
parla à Mme de GazeaU que plusieurs années après.
A six ans Sophie-Victorine se révélait déjà une âme pieuse ;
elle avait son oratoire où elle aimaità prier souvent, mais surtout
le matin alors qu'elle avait obtenu de sa mère la permission de se
lever plus tôt que ses deux soeurs. Elle aimait aussi beaucoup les
pauvres, et les servait et secourait de son mieux.
Lorsqu'elle eut atteint sa neuvième année, en octobre 1838,
elle alla à Cholet où demeurait, sa soeur Alexandrine, mariée à
M. de Saint-André ; elle fut mise dans un pensionnat où on la
prépara à sa première communion. Une grande déception l'atten-
dait. Etant tombée malade quelques jours avant cette solennité,
elle dut attendre une année encore, jusqu'en 1840.
En octobre 1840, elle entra au Pensionnat de l'Adoration de
Nantes, tenu par les Picpuciennes. M. de Gazeau avait dans cette
maison une soeur religieuse : Jeanne-Marie-Emilie. La conduite
de l'enfant fut exemplaire et ses succès brillants.
Elle n'y resta que deux années. En 1842, Mme de Gazeau
garda Sophie-Victorine auprès d'elle afin de la former à la direc-
tion d'un intérieur et sans doute aussi en vue de lui procurer dans
le monde un brillant établissement.
Tels n'étaient pas cependant les desseins de Dieu. Sophie-
Victorine fut atteinte en 1849 d'une paralysie la contraignant à
l'inaction. C'était pour sa famille non moins que pour elle-même
une bien pénible épreuve. Le plan maternel était bouleversé.
La pauvre malade avec une foi et une confiance vraiment fermes
(1) R. P. de Chérancé : Une jondatrke : p. 6-7.
Le prisonnier cependant ne mourut pas dans son cachot
mais devenu très malade, sa femme profita de la circonstance
pour solliciter son élargissement. « Qu'il aille crever ailleurs ! »
grommela le soldat de garde. Le fier Vendéen ne releva pas cette
grossière injure ; elle fut, à l'heure de désordre et d'anarchie qui
précéda la chute de Carrier, son unique certificat de libération.
Il pressa lé pas et se rétira dans une misérable mansarde, où il
ne tarda pas à succomber, au milieu des larmes des siens, mais
avec la joie d'avoir souffert pour son Dieu. (1)
Sa veuve put regagner le château de la Gaubretière, préservé
d'une complète destruction, grâce à la bienveillance d'un familier
de la maison.
Son père, Jean-Joseph-Victor remplit une brillante carrière
militaire sous l'Empire et la Restauration. Sa mère, Sophie-
Marie de Rangot fut une femme de tête et d'énergie.
Sophie-Victorine fut baptisée le jour même de sa naissance,
le 29 Mai 1829. Pendant la cérémonie, M. l'abbé Guilloton, curé
de la Verrie, vit briller sur le front de l'enfant un rayon lumineux
en forme de diadème. Cette manifestation le surprit, mais il n'en
parla à Mme de GazeaU que plusieurs années après.
A six ans Sophie-Victorine se révélait déjà une âme pieuse ;
elle avait son oratoire où elle aimaità prier souvent, mais surtout
le matin alors qu'elle avait obtenu de sa mère la permission de se
lever plus tôt que ses deux soeurs. Elle aimait aussi beaucoup les
pauvres, et les servait et secourait de son mieux.
Lorsqu'elle eut atteint sa neuvième année, en octobre 1838,
elle alla à Cholet où demeurait, sa soeur Alexandrine, mariée à
M. de Saint-André ; elle fut mise dans un pensionnat où on la
prépara à sa première communion. Une grande déception l'atten-
dait. Etant tombée malade quelques jours avant cette solennité,
elle dut attendre une année encore, jusqu'en 1840.
En octobre 1840, elle entra au Pensionnat de l'Adoration de
Nantes, tenu par les Picpuciennes. M. de Gazeau avait dans cette
maison une soeur religieuse : Jeanne-Marie-Emilie. La conduite
de l'enfant fut exemplaire et ses succès brillants.
Elle n'y resta que deux années. En 1842, Mme de Gazeau
garda Sophie-Victorine auprès d'elle afin de la former à la direc-
tion d'un intérieur et sans doute aussi en vue de lui procurer dans
le monde un brillant établissement.
Tels n'étaient pas cependant les desseins de Dieu. Sophie-
Victorine fut atteinte en 1849 d'une paralysie la contraignant à
l'inaction. C'était pour sa famille non moins que pour elle-même
une bien pénible épreuve. Le plan maternel était bouleversé.
La pauvre malade avec une foi et une confiance vraiment fermes
(1) R. P. de Chérancé : Une jondatrke : p. 6-7.
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