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NÉO
NÉO
NÉP
|| Les Arabes appellent nems, l'ichneumon de Pha- 1
raon (Egypte) de Lesson. j
NÉNIES (né-nie), s. f. pi. Terme d'antiquité, t
Chants funèbres ou lamentations, qui se faisaient i
dans l'ancienne Rome aux obsèques des morts par 1
des femmes qu'on louait pour cet office et qui se t
nommaient prxficx.
— ÉTYM. Lat. nenia, du grec vvivîoe. i
NENNI (na-ni ; en plusieurs provinces, on pro-
nonce nan-ni, nan comme dans an ; ce n'est plus la i
bonne prononciation), partie, nègat. Est-ce assez? <
dites-moi, n'y suis-je point encore?—Nenni.— M'y <
voici donc? — Point du tout.... LA FONT. Fabl. i, 3.
M. Jourdain : Tu te moques de moi. — Nicole :
Nenni, monsieur, je serais bien fâchée, MOL. Bourg. <
gent. ni, 2. || Il se joint quelquefois avec da. Nenni ;
da, non; je prétends... LA FONT. Mazet. Mascarille,
est-ce toi?—Nenni da, c'est quelque autre, MOL. l'Él.
m, 12. || On dit aussi : oh ou ah! que nenni. Oh que (
nenni, mon parrain, je devine mieux que-vous, DAN-
COURT, les Trois cousines, i, 4. || Il n'y a point de
nenni, c'est-à-dire c'est une chose forcée, néces-
saire. || Dites toujours nenni, vous ne serez jamais 1
marié. || 2° S. m. Un douxnennî, un refus engageant.
Retenez bien surtout cet heureux mot, Ce doux ,
neqni qui plaît tantà Marot, BERNARD, Art d'aimer, i.
— HIST. xir.s. Cornent! fait saint Thomas, avez
me desfié? Nenal, fait Jocelins, mais co vus ad
mandé Li reis.... Th. lemart. 130. Nenil, pourvoir;
il nepuet [peut] estre ainsi,Couci,ix. ||xines. Se doi-
vent-il ciarrester?Nennil, mes voisent [qu'ils aillent]
viseter Le saintuaire precieus.... la Rose, 231 s.
|| xv° s. Et l'eussent bien avoir voulu plus bref,
s'ils eussent pu ; mais nennin, FROISS. I, I, 247. ;
|| xvie s. Quoy donc? la vraye pénitence peut-elle
consister sans foy? nenni pas, CALV. Instit. 462.
Dieu, auquel il n'y a point d'ouy et nenin : c'est à
dire qui ne se change ne contredit point, m. ib.
1147. Qu'elles ayent plusieurs ouys aux yeulx, et
force nennys en la bouche, DESPER. Cymbal. 127. ;
Un doux nenny avec un doux sourire, MAROT,
Epigr. de ouy et nenny.
— ÉTYM. Lat. non illud, non cela, opposé à hoc
illud, oïl, oui ; bourguig. nenà, nennain, nainin;
basse Normandie, ah vère nannin, négation très-
usitée ; Berry, nanni. La forme nennin n'est qu'une
altération de la finale. 11 faut sans doute en dire au-
tant de nenal; cependant la finale ai est singulière.
NÉNUFAR ou, d'après l'usage des botanistes,
NÉNUPHAR (né-nu-far), s. m. Genre de plantes
aquatiques servant de type à la famille des nym-
phéacées, où l'on distingue : le nénuphar blanc
(nymphxaalba,L.), dit aussi lis-d'eau, le nénuphar
jaune (nympluca lutea, L. ou nuphar luteum,
Smith). Le printemps déploie les feuilles du nénu-
phar sur les ondes, CHATEAUBR. Génie, 1, v, 4.
— HIST. xvie s. Le blanc neufart à la longue ra-
cine, BONS. 740. Huilé de nénuphar, PARÉ, V, 29.
— ÉTYM. Scheler suppose que c'est uivdérivé ir-
régulier de nymphxa, vup^aîa, nom latin et grec
du nënufar; mais il faut y voir le persan noûfer,
niloûfer, nénuphar.
| NÉO.... préfixe qui veut dire nouveau, et qui
vient du grec véo; (comparez NEUF, adj.).
f NÉO-CATHOLICISME ( né-o-ka-to-li-si-sm' ),
s. m. Doctrine qui tend à rapprocher le catholicisme
des idées de la société moderne.
t NÉO-CATHOLIQUE (né-o-ka-to-li-k'), adj". Qui
a rapport au néo-catholicisme. || S. m. et f. Adhé-
rent, adhérente au néo-catholicisme:
—ÉTYM. Néo...., et catholique.
f NÉO-CHRÉTIEN, IENNE (né-o-kré-tiin, tiè-n'),
adj. Conforme à la doctrine du néo-christianisme.
H S. m. et f. Il se dit des adhérents à cette doc-
trine. Il y avait là des néo-chrétiens, des néo-ca-
tholiques de vingt espèces ; tous possédaient le der-
nier mot du problème social et religieux, REYBAUD ,
Jér. Palurot, 1.
— ÉTYM. Néo..., et chrétien.
. f NÉO-CHRISTIANISME (né-o-kri-sti-a-ni-sm'),
s. m. Espèce de philosophie chrétienne, destinée,
d.ans l'esprit de ceux qui y adhèrent, à renouveler
les croyances catholiques.
t NËOCOMIEN, IENNE (né-o-ko-miin, miè-n'),
adj. Terme de géologie. Le terrain néocomien, ou,
substantivement, le néocomien, synonyme de grès
vert inférieur.
—ÊTYM. NÉa xt&|U], nouveau village,nom hellénisé
de Neuchâtel en Suisse, à cause du développement
considérable que cette formation a dans la contrée.
NÉOCORE (né-o-ko-r'), s. m. || 1° Terme d'anti-
quité. Officier chargé de garder les temples et d'y en-
tretenir la propreté. Le néocore chargé de veiller à
la décoration et à la propreté des lieux saints, et de c
jeter de l'eau lustrale sur ceux qui entrent dans le 1
temple, BARTHÉL. Anach. ch. 21. || 2e Nom que pri- j
rent les villes qui avaient fait bâtir des temples en c
l'honneur des empereurs. Smyrne était néocore /
d'Auguste.
— ÉTYM. Nswxépoç, de vaoç, temple, et xopsîv, 1
nettoyer.
f NÉOCYCLIQUE (né-o-si-kli-k'), adj. Terme de c
chronologie. Qui a lieu au commencement d'une j
certaine période de temps. || Fête néocyclique, fête c
qui ouvre un nouveau cycle. I
— ÉTYM. Néo..., et cycle. t
f NÉOGALA (né-o-ga-la),s. m. Terme de méde- I
cine. Lait sécrété par les mamelles immédiatement
après le colostrum. c
— ÉTYM. JVeo..., et yÔAa, lait. c
NÉOGRAPHE (né-o-gra-f), adj. Qui admet une 1
orthographe nouvelle. Ecrivain néographe. || S. m. (
Un néographe. s
— ÉTYM. jVe'o..., et ypàçEiv, écrire. i
f NÉOGRAPHIE (né-o-gra-fie), s. f. Nouvelle or- 1
thographe. f
| NÉOGRAPHIQUE (né-o-gra-fi-k'), adj. Qui con- {
cerne la néographie. Systèmes néographiques. f
NÉOGRAPHISME (né-o-gra-fi-sm'), s. m. Ensem- 1
hle des règles etdes principes des néographes. \
f NÉO-GREC, ÈCQUE (né-o-grèk, grè-k'), adj. ;
Se dit quelquefois pour grec moderne. Langue, lit- ,
tèrature néo-grecque. 1
.— ÉTYM. Néo..., et grec. j
t NÉO-LATIN, INE (né-o-la-tm, ti-n'), adj. Se dit ]
des langues modernes dérivées du latin. L'espagnol, 1
le français, l'italien sont des langues néo-latines.
— ÉTYM. Néo..., et latin. ,
NÉOLOGIE (né-o-lo-jie), s. f. Emploi de mots
nouveaux ou d'anciens mots en un sens nouveau.
— ÉTYM. Néo..., et AÔYO;, discours.
NÉOLOGIQUE (né-o-lo-ji-k'), adj. Qui appartient
à la néologie ou au néologisme. L'on peut dire que
chaque siècle a pu avoir ses critiques et son diction-
naire néologique, DUMARSAIS, Tropes, 2e part. ;
art. 3. On y trouve plusieurs expressions impropres ;
ou recherchées ; ces expressions furent relevées avec
l'affectation la plus maligne dans le dictionnaire
néologique de l'abbé Desfontaines, D'ALEMB. Éloges,
Houtteville. '
f NÉOLOGIQUEMENT (né-o-lo-ji-ke-man), adv. ,
Par néologisme. Ce mot se dit figurément et néolo-
giquement.
NÉOLOGISME (né-o-lo-ji-sm'), s. m. || 1° Habi-
tude et affectation de néologie. La lecture fut pré-
cédée de grands éclats de rire sur le néologisme de
cette pièce, J. 3. ROUSS. Prom. 9. Ils ne nous par-
donneraient pas de nous exprimer froidement sur
l'étrange néologisme qui dépare même ses meil-
leures productions [de Marivaux], D'ALEMB. Éloges,
Marivaux N'allez pas étaler l'effronté barbarisme Ni
l'absurde jargon du froid néologisme, MILLEV. In-
vent, poétique. || 2° Par abus, synonyme de néolo-
gie. I! y a un néologisme nécessaire qui provient
des nouvelles créations dans les idées et dans les
choses. Il 3° Mot nouveau, ou mot existant employé
dans un sens nouveau.
— ÉTYM. Voy. NÉOLOGIE.
t NÉOLOGISTE (né-o-lo-ji-sf), s. m. Synonyme
de néologue.
NÉOLOGUE (né-o-lo-gb'), s. m. Celui qui in-
vente ou aime à employer soit des termes nouveaux,
soit des termes détournés de leur sens ancien. Il
n'y a plus que les drames bourgeois du néologue
Marivaux où l'on puisse aller pleurer en sûreté de
conscience, VOLT. Xetf. Villette, juin 1765.
— ÉTYM. Voy. NÉOLOGIE.
f NÉOMÉLIE (né-o-mé-lie), s. /.Terme de phy-
siologie. L'ensemble des actes accomplis par les
êtres produisant des oeufs ou des germes, actes qui
ont pour résultat d'amener les jeunes à pouvoir se
reproduire eux-mêmes.
—ÉTYM.NÉoç, le jeune, le petit, et piUiv, avoir soin.
f NÉOMEMBRANE (né-o-man-bra-n'), s. f. Terme
d'anatomie pathologique. Nom donné aux mem-
branes de nouvelle formation, qui sont vasculaires et
ont pour éléments fondamentaux des fibres sembla-
bles à celles des membranes normales de l'économie.
— ÉTYM. Néo..., et membrane.
NÉOMÉNIE (né-o-mé-nie), s. f. || 1° Terme
d'astronomie ancienne. Nouvelle lune, j j Le premier
jour du mois athénien. || 2° Fête que célébraient les
anciens à chaque renouvellement de lune. De l'Asie
les paons ont passé dans la Grèce, où ils furent d'a-
bord si rares, qu'à Athènes on "les montra pendant
trente ans à chaque néoménie comme un objet de
curiosité, BUFF. Ois. t. iv, p. -14. La néoménie ou
la fête qui se célébrait chez presque tous les peu-
ples au temps de la nouvelle lune, est une preuve
qu'ils étaient attentifs à saisir son retour, BAILLY,
Hist. astron. anc. p. 33.
— ÉTYM. Neo|xï)vîa, de véoç, nouveau, et p.v)v,
lune, mois.
f NÉOPHRON (né-o-fron), s. m. Nom d'un genre
d'oiseaux rapaces, dans lequel on distingue le néo-
phron perenoptère, qui est le vautour perenoptère
de Linné ; dit aussi poule de Pharaon, chapon de
Pharaon, alimoche, vautour à tête blanche, vau-
tour d'Egypte. Le jeune a été appelé vautour de
Malte, et l'adulte vautour de Norwége, LEGOARANT.
NÉOPHYTE (né-o-fi-t'), s. m. et f.\\l° Nom
donné anciennement, dans l'Église, aux nouveaux-
chrétiens, c'est-à-dire aux païens qui avaient em-
brassé depuis peu le christianisme, et à ceux qui
étaient entrés nouvellement dans -les ordres ecclé-
siastiques. Saint Paul ne'voulait pas qu'un néophyte
fût tout d'un coup élevé à certaines distinctions,
BOURDAL. Sera. 16e dim après la Pentecôt. Domin.
t. iv, p. 29. Il [Nectaire] fut baptisé; et, comme il
était encore revêtu de la robe de néophyte, il fut
fait évêque, sans avoir apporté autre disposition à
l'épisc'opat que celle de ne l'avoir pas brigué, FLÉCH.
ffist. de Théod. n, 62. Les néophytes répétaient les
airs, comme des oiseaux privés chantent pour attirer
dans les rets de l'oiseleur les oiseaux sauvages,
CHATEAUB. Génie, iv, iv, 4. || U se dit aussi au-
jourd'hui des personnes nouvellement converties et
baptisées. || 2° Adj. Le blâme formel de saint Isidore
contre le fanatisme néophyte des rois visigoths
[devenus d'ariens catholiques], MONTALEMBERT, les
Moines d'Occident, t. 11, p. 217.
— ÉTYM. NEÔÇUTOÇ, de véoç, nouveau, et çu-
TOÇ, né (voy. PHYSIQUE) : nouvellenSnt né.
t NÉOPLASME (né-o-pla-sm'), s. m. Terme d'a-
natomie. Tissu accidentel, de nouvelle formation.
— ÉTYM. Néo..., et irXâajia, formation,
t NÉOPLASTIE (né-o-pla-stie), s. f. Terme de
médecine. Restauration des parties par granulations,
adhérences'ou autoplastie.'
— ÉTYM. Néo..., et wXâaoeiv, former,
f NÉO-PLATONICIEN, IENNE (né-o-pla-to-ni-siin,
siè-n'), adj. Qui appartient au néo-platonisme. La
philosophie néo-platonicienne. || S. m. Adhérent du
néo-platonisme.
t NÉO-PLATONISME (né-o-pla-to-ni-sm'), s. m.
Doctrine des théosophes et mystiques, disciples
d'Ammonius Saccas et de Plotin, qui mêlaient
l'ancien platonisme à la théologie et à la . démono-
logie orientale. || Se dit quelquefois abusivement de
l'école philosophique d'Alexandrie.
— ÉTYM. Néo..., et platonisme.-
f NÉORAMA (né-o-ra-mâ), s. m. Sorte de pano-
rama tracé sur une surface cylindrique, et repré-
sentant l'intérieur d'un temple, d'un grand édifice.
— ÊTYM. NEW? attique pour vaôç, temple, et
8ooep.a, vue.
f NÉOSSINE (né-o-ssi-n'), s. f. Substance orga-
nique qui se trouve dans les nids d'hirondelle de
la Chine (hirundo esculenïa, L.).
— ÉTYM. Neouffià, nid, de véoç, jeune, petit
(voy. NEUF).
t NÉOZOÏQUES (né-o-zo-ï-k'), adj. Terme de géo-
logie. Qui a rapport aux êtres vivants les plus récents
sur la terre. Les espèces néozoïques. || Terrains néo-
zoïques, nom donné à toutes les couches depuis celles
du trias jusqu'aux plus modernes inclusivement.
— ÉTYM. ATe'o..., et Çwov, être vivant,
f NÉPENTHACÉES ( né-pin-ta-sée ) ou NÉPEN-
THÉES (né-pin-tée), s. f. pi. Famille de plantes di-
cotylédonées, voisine des aristolochiées, formée du
seul genre népenthe.
fNÉPENTHE (né-pin-f) ou NÉPENTHËS (né-
pin-tès'), s. m. Genre composé de sous-arbrisseaux
de l'Afrique et de l'Asie tropicale.
— ÉTYM. Voy. NEPENTHËS.
f NÉPENTHËS (né-pin-tès'), s. m. Remède vanté
par Homère contre la tristesse et la mélancolie. En-
suite avec le vin il versait aux héros Le puissant né-
penthès, oubli de tous les maux, A. CHÉNIER, l'Aveugle.
— ÉTYM. Nii, sans, et SÉV6OÇ, deuil, affliction,
'f NÉPÉRIEN, IENNE (né-pé-riin, riè-11'), adj.
Terme de mathématique, Qui a été inventé par Né-
per. Logarithmes népériens. || Baguette népérienne
ou baguette de Néper, espèce de règle à calcul.
—.ÉTYM. Neper, mathématicien écossais inven-
teur des logarithmes; son vrai nom est Napier-
f NËPËTE (né-pè-f), s. f. Genre nombreux de la
famille des labiées, où l'on distingue : 1° la nê-
pète cataire, dite vulgairement cataire, chataîre et
NÉO
NÉO
NÉP
|| Les Arabes appellent nems, l'ichneumon de Pha- 1
raon (Egypte) de Lesson. j
NÉNIES (né-nie), s. f. pi. Terme d'antiquité, t
Chants funèbres ou lamentations, qui se faisaient i
dans l'ancienne Rome aux obsèques des morts par 1
des femmes qu'on louait pour cet office et qui se t
nommaient prxficx.
— ÉTYM. Lat. nenia, du grec vvivîoe. i
NENNI (na-ni ; en plusieurs provinces, on pro-
nonce nan-ni, nan comme dans an ; ce n'est plus la i
bonne prononciation), partie, nègat. Est-ce assez? <
dites-moi, n'y suis-je point encore?—Nenni.— M'y <
voici donc? — Point du tout.... LA FONT. Fabl. i, 3.
M. Jourdain : Tu te moques de moi. — Nicole :
Nenni, monsieur, je serais bien fâchée, MOL. Bourg. <
gent. ni, 2. || Il se joint quelquefois avec da. Nenni ;
da, non; je prétends... LA FONT. Mazet. Mascarille,
est-ce toi?—Nenni da, c'est quelque autre, MOL. l'Él.
m, 12. || On dit aussi : oh ou ah! que nenni. Oh que (
nenni, mon parrain, je devine mieux que-vous, DAN-
COURT, les Trois cousines, i, 4. || Il n'y a point de
nenni, c'est-à-dire c'est une chose forcée, néces-
saire. || Dites toujours nenni, vous ne serez jamais 1
marié. || 2° S. m. Un douxnennî, un refus engageant.
Retenez bien surtout cet heureux mot, Ce doux ,
neqni qui plaît tantà Marot, BERNARD, Art d'aimer, i.
— HIST. xir.s. Cornent! fait saint Thomas, avez
me desfié? Nenal, fait Jocelins, mais co vus ad
mandé Li reis.... Th. lemart. 130. Nenil, pourvoir;
il nepuet [peut] estre ainsi,Couci,ix. ||xines. Se doi-
vent-il ciarrester?Nennil, mes voisent [qu'ils aillent]
viseter Le saintuaire precieus.... la Rose, 231 s.
|| xv° s. Et l'eussent bien avoir voulu plus bref,
s'ils eussent pu ; mais nennin, FROISS. I, I, 247. ;
|| xvie s. Quoy donc? la vraye pénitence peut-elle
consister sans foy? nenni pas, CALV. Instit. 462.
Dieu, auquel il n'y a point d'ouy et nenin : c'est à
dire qui ne se change ne contredit point, m. ib.
1147. Qu'elles ayent plusieurs ouys aux yeulx, et
force nennys en la bouche, DESPER. Cymbal. 127. ;
Un doux nenny avec un doux sourire, MAROT,
Epigr. de ouy et nenny.
— ÉTYM. Lat. non illud, non cela, opposé à hoc
illud, oïl, oui ; bourguig. nenà, nennain, nainin;
basse Normandie, ah vère nannin, négation très-
usitée ; Berry, nanni. La forme nennin n'est qu'une
altération de la finale. 11 faut sans doute en dire au-
tant de nenal; cependant la finale ai est singulière.
NÉNUFAR ou, d'après l'usage des botanistes,
NÉNUPHAR (né-nu-far), s. m. Genre de plantes
aquatiques servant de type à la famille des nym-
phéacées, où l'on distingue : le nénuphar blanc
(nymphxaalba,L.), dit aussi lis-d'eau, le nénuphar
jaune (nympluca lutea, L. ou nuphar luteum,
Smith). Le printemps déploie les feuilles du nénu-
phar sur les ondes, CHATEAUBR. Génie, 1, v, 4.
— HIST. xvie s. Le blanc neufart à la longue ra-
cine, BONS. 740. Huilé de nénuphar, PARÉ, V, 29.
— ÉTYM. Scheler suppose que c'est uivdérivé ir-
régulier de nymphxa, vup^aîa, nom latin et grec
du nënufar; mais il faut y voir le persan noûfer,
niloûfer, nénuphar.
| NÉO.... préfixe qui veut dire nouveau, et qui
vient du grec véo; (comparez NEUF, adj.).
f NÉO-CATHOLICISME ( né-o-ka-to-li-si-sm' ),
s. m. Doctrine qui tend à rapprocher le catholicisme
des idées de la société moderne.
t NÉO-CATHOLIQUE (né-o-ka-to-li-k'), adj". Qui
a rapport au néo-catholicisme. || S. m. et f. Adhé-
rent, adhérente au néo-catholicisme:
—ÉTYM. Néo...., et catholique.
f NÉO-CHRÉTIEN, IENNE (né-o-kré-tiin, tiè-n'),
adj. Conforme à la doctrine du néo-christianisme.
H S. m. et f. Il se dit des adhérents à cette doc-
trine. Il y avait là des néo-chrétiens, des néo-ca-
tholiques de vingt espèces ; tous possédaient le der-
nier mot du problème social et religieux, REYBAUD ,
Jér. Palurot, 1.
— ÉTYM. Néo..., et chrétien.
. f NÉO-CHRISTIANISME (né-o-kri-sti-a-ni-sm'),
s. m. Espèce de philosophie chrétienne, destinée,
d.ans l'esprit de ceux qui y adhèrent, à renouveler
les croyances catholiques.
t NËOCOMIEN, IENNE (né-o-ko-miin, miè-n'),
adj. Terme de géologie. Le terrain néocomien, ou,
substantivement, le néocomien, synonyme de grès
vert inférieur.
—ÊTYM. NÉa xt&|U], nouveau village,nom hellénisé
de Neuchâtel en Suisse, à cause du développement
considérable que cette formation a dans la contrée.
NÉOCORE (né-o-ko-r'), s. m. || 1° Terme d'anti-
quité. Officier chargé de garder les temples et d'y en-
tretenir la propreté. Le néocore chargé de veiller à
la décoration et à la propreté des lieux saints, et de c
jeter de l'eau lustrale sur ceux qui entrent dans le 1
temple, BARTHÉL. Anach. ch. 21. || 2e Nom que pri- j
rent les villes qui avaient fait bâtir des temples en c
l'honneur des empereurs. Smyrne était néocore /
d'Auguste.
— ÉTYM. Nswxépoç, de vaoç, temple, et xopsîv, 1
nettoyer.
f NÉOCYCLIQUE (né-o-si-kli-k'), adj. Terme de c
chronologie. Qui a lieu au commencement d'une j
certaine période de temps. || Fête néocyclique, fête c
qui ouvre un nouveau cycle. I
— ÉTYM. Néo..., et cycle. t
f NÉOGALA (né-o-ga-la),s. m. Terme de méde- I
cine. Lait sécrété par les mamelles immédiatement
après le colostrum. c
— ÉTYM. JVeo..., et yÔAa, lait. c
NÉOGRAPHE (né-o-gra-f), adj. Qui admet une 1
orthographe nouvelle. Ecrivain néographe. || S. m. (
Un néographe. s
— ÉTYM. jVe'o..., et ypàçEiv, écrire. i
f NÉOGRAPHIE (né-o-gra-fie), s. f. Nouvelle or- 1
thographe. f
| NÉOGRAPHIQUE (né-o-gra-fi-k'), adj. Qui con- {
cerne la néographie. Systèmes néographiques. f
NÉOGRAPHISME (né-o-gra-fi-sm'), s. m. Ensem- 1
hle des règles etdes principes des néographes. \
f NÉO-GREC, ÈCQUE (né-o-grèk, grè-k'), adj. ;
Se dit quelquefois pour grec moderne. Langue, lit- ,
tèrature néo-grecque. 1
.— ÉTYM. Néo..., et grec. j
t NÉO-LATIN, INE (né-o-la-tm, ti-n'), adj. Se dit ]
des langues modernes dérivées du latin. L'espagnol, 1
le français, l'italien sont des langues néo-latines.
— ÉTYM. Néo..., et latin. ,
NÉOLOGIE (né-o-lo-jie), s. f. Emploi de mots
nouveaux ou d'anciens mots en un sens nouveau.
— ÉTYM. Néo..., et AÔYO;, discours.
NÉOLOGIQUE (né-o-lo-ji-k'), adj. Qui appartient
à la néologie ou au néologisme. L'on peut dire que
chaque siècle a pu avoir ses critiques et son diction-
naire néologique, DUMARSAIS, Tropes, 2e part. ;
art. 3. On y trouve plusieurs expressions impropres ;
ou recherchées ; ces expressions furent relevées avec
l'affectation la plus maligne dans le dictionnaire
néologique de l'abbé Desfontaines, D'ALEMB. Éloges,
Houtteville. '
f NÉOLOGIQUEMENT (né-o-lo-ji-ke-man), adv. ,
Par néologisme. Ce mot se dit figurément et néolo-
giquement.
NÉOLOGISME (né-o-lo-ji-sm'), s. m. || 1° Habi-
tude et affectation de néologie. La lecture fut pré-
cédée de grands éclats de rire sur le néologisme de
cette pièce, J. 3. ROUSS. Prom. 9. Ils ne nous par-
donneraient pas de nous exprimer froidement sur
l'étrange néologisme qui dépare même ses meil-
leures productions [de Marivaux], D'ALEMB. Éloges,
Marivaux N'allez pas étaler l'effronté barbarisme Ni
l'absurde jargon du froid néologisme, MILLEV. In-
vent, poétique. || 2° Par abus, synonyme de néolo-
gie. I! y a un néologisme nécessaire qui provient
des nouvelles créations dans les idées et dans les
choses. Il 3° Mot nouveau, ou mot existant employé
dans un sens nouveau.
— ÉTYM. Voy. NÉOLOGIE.
t NÉOLOGISTE (né-o-lo-ji-sf), s. m. Synonyme
de néologue.
NÉOLOGUE (né-o-lo-gb'), s. m. Celui qui in-
vente ou aime à employer soit des termes nouveaux,
soit des termes détournés de leur sens ancien. Il
n'y a plus que les drames bourgeois du néologue
Marivaux où l'on puisse aller pleurer en sûreté de
conscience, VOLT. Xetf. Villette, juin 1765.
— ÉTYM. Voy. NÉOLOGIE.
f NÉOMÉLIE (né-o-mé-lie), s. /.Terme de phy-
siologie. L'ensemble des actes accomplis par les
êtres produisant des oeufs ou des germes, actes qui
ont pour résultat d'amener les jeunes à pouvoir se
reproduire eux-mêmes.
—ÉTYM.NÉoç, le jeune, le petit, et piUiv, avoir soin.
f NÉOMEMBRANE (né-o-man-bra-n'), s. f. Terme
d'anatomie pathologique. Nom donné aux mem-
branes de nouvelle formation, qui sont vasculaires et
ont pour éléments fondamentaux des fibres sembla-
bles à celles des membranes normales de l'économie.
— ÉTYM. Néo..., et membrane.
NÉOMÉNIE (né-o-mé-nie), s. f. || 1° Terme
d'astronomie ancienne. Nouvelle lune, j j Le premier
jour du mois athénien. || 2° Fête que célébraient les
anciens à chaque renouvellement de lune. De l'Asie
les paons ont passé dans la Grèce, où ils furent d'a-
bord si rares, qu'à Athènes on "les montra pendant
trente ans à chaque néoménie comme un objet de
curiosité, BUFF. Ois. t. iv, p. -14. La néoménie ou
la fête qui se célébrait chez presque tous les peu-
ples au temps de la nouvelle lune, est une preuve
qu'ils étaient attentifs à saisir son retour, BAILLY,
Hist. astron. anc. p. 33.
— ÉTYM. Neo|xï)vîa, de véoç, nouveau, et p.v)v,
lune, mois.
f NÉOPHRON (né-o-fron), s. m. Nom d'un genre
d'oiseaux rapaces, dans lequel on distingue le néo-
phron perenoptère, qui est le vautour perenoptère
de Linné ; dit aussi poule de Pharaon, chapon de
Pharaon, alimoche, vautour à tête blanche, vau-
tour d'Egypte. Le jeune a été appelé vautour de
Malte, et l'adulte vautour de Norwége, LEGOARANT.
NÉOPHYTE (né-o-fi-t'), s. m. et f.\\l° Nom
donné anciennement, dans l'Église, aux nouveaux-
chrétiens, c'est-à-dire aux païens qui avaient em-
brassé depuis peu le christianisme, et à ceux qui
étaient entrés nouvellement dans -les ordres ecclé-
siastiques. Saint Paul ne'voulait pas qu'un néophyte
fût tout d'un coup élevé à certaines distinctions,
BOURDAL. Sera. 16e dim après la Pentecôt. Domin.
t. iv, p. 29. Il [Nectaire] fut baptisé; et, comme il
était encore revêtu de la robe de néophyte, il fut
fait évêque, sans avoir apporté autre disposition à
l'épisc'opat que celle de ne l'avoir pas brigué, FLÉCH.
ffist. de Théod. n, 62. Les néophytes répétaient les
airs, comme des oiseaux privés chantent pour attirer
dans les rets de l'oiseleur les oiseaux sauvages,
CHATEAUB. Génie, iv, iv, 4. || U se dit aussi au-
jourd'hui des personnes nouvellement converties et
baptisées. || 2° Adj. Le blâme formel de saint Isidore
contre le fanatisme néophyte des rois visigoths
[devenus d'ariens catholiques], MONTALEMBERT, les
Moines d'Occident, t. 11, p. 217.
— ÉTYM. NEÔÇUTOÇ, de véoç, nouveau, et çu-
TOÇ, né (voy. PHYSIQUE) : nouvellenSnt né.
t NÉOPLASME (né-o-pla-sm'), s. m. Terme d'a-
natomie. Tissu accidentel, de nouvelle formation.
— ÉTYM. Néo..., et irXâajia, formation,
t NÉOPLASTIE (né-o-pla-stie), s. f. Terme de
médecine. Restauration des parties par granulations,
adhérences'ou autoplastie.'
— ÉTYM. Néo..., et wXâaoeiv, former,
f NÉO-PLATONICIEN, IENNE (né-o-pla-to-ni-siin,
siè-n'), adj. Qui appartient au néo-platonisme. La
philosophie néo-platonicienne. || S. m. Adhérent du
néo-platonisme.
t NÉO-PLATONISME (né-o-pla-to-ni-sm'), s. m.
Doctrine des théosophes et mystiques, disciples
d'Ammonius Saccas et de Plotin, qui mêlaient
l'ancien platonisme à la théologie et à la . démono-
logie orientale. || Se dit quelquefois abusivement de
l'école philosophique d'Alexandrie.
— ÉTYM. Néo..., et platonisme.-
f NÉORAMA (né-o-ra-mâ), s. m. Sorte de pano-
rama tracé sur une surface cylindrique, et repré-
sentant l'intérieur d'un temple, d'un grand édifice.
— ÊTYM. NEW? attique pour vaôç, temple, et
8ooep.a, vue.
f NÉOSSINE (né-o-ssi-n'), s. f. Substance orga-
nique qui se trouve dans les nids d'hirondelle de
la Chine (hirundo esculenïa, L.).
— ÉTYM. Neouffià, nid, de véoç, jeune, petit
(voy. NEUF).
t NÉOZOÏQUES (né-o-zo-ï-k'), adj. Terme de géo-
logie. Qui a rapport aux êtres vivants les plus récents
sur la terre. Les espèces néozoïques. || Terrains néo-
zoïques, nom donné à toutes les couches depuis celles
du trias jusqu'aux plus modernes inclusivement.
— ÉTYM. ATe'o..., et Çwov, être vivant,
f NÉPENTHACÉES ( né-pin-ta-sée ) ou NÉPEN-
THÉES (né-pin-tée), s. f. pi. Famille de plantes di-
cotylédonées, voisine des aristolochiées, formée du
seul genre népenthe.
fNÉPENTHE (né-pin-f) ou NÉPENTHËS (né-
pin-tès'), s. m. Genre composé de sous-arbrisseaux
de l'Afrique et de l'Asie tropicale.
— ÉTYM. Voy. NEPENTHËS.
f NÉPENTHËS (né-pin-tès'), s. m. Remède vanté
par Homère contre la tristesse et la mélancolie. En-
suite avec le vin il versait aux héros Le puissant né-
penthès, oubli de tous les maux, A. CHÉNIER, l'Aveugle.
— ÉTYM. Nii, sans, et SÉV6OÇ, deuil, affliction,
'f NÉPÉRIEN, IENNE (né-pé-riin, riè-11'), adj.
Terme de mathématique, Qui a été inventé par Né-
per. Logarithmes népériens. || Baguette népérienne
ou baguette de Néper, espèce de règle à calcul.
—.ÉTYM. Neper, mathématicien écossais inven-
teur des logarithmes; son vrai nom est Napier-
f NËPËTE (né-pè-f), s. f. Genre nombreux de la
famille des labiées, où l'on distingue : 1° la nê-
pète cataire, dite vulgairement cataire, chataîre et
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