Titre : Le Théâtre illustré : ex-album des théâtres : paraissant tous les samedis / rédacteur en chef : J. Esmard
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1868-12-01
Contributeur : Esmard, J. Rédacteur
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32877252z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 01 décembre 1868 01 décembre 1868
Description : 1868/12/01 (A2,N13)-1868/12/31. 1868/12/01 (A2,N13)-1868/12/31.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k54502305
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, YF-173
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2011
Mlle Céline MONTALAND
Mlle Céline Montaland, dont la réputation
de beauté est universelle et surtout très mé-
ritée, est née à Gand en 18... (l'année fai-
sant partie de la vie,murée nous nous abste-
nons de la nommer). Son père, comédien de
mérite, lui donna les premières leçons et La
jeune Céline Montaland débuta dans une
pièce d'E. Augier : Gabrielle. Elle rappela
par sa gentillesse et son intelligence là pe-
tite Léontine Fay, qui fut plus tard Mme
Volnys, et dont le succès fut grand.
Les auteurs lui écrivirent des pièces d'en-
fants, entre autres, la Petite fille mal gardée,
gui eut un prodigieux succès au Palais-
Royal. Gnouf-gnouf Grassot y jouait un
chasseur de grande maison et y était parfait
de drôlatisme. Ensuite elle joua successive-
ment Maman Sabouleux, Une majesté de 10
ans, Mademoiselle fait ses dents, etc. Après
Paris, Mlle Montaland parcourut la pro-
vince où elle fit merveille. Mais la petite
fille se métamorphosa en jeune première et
débuta à la Porte-Saint-Martin dans le Pied'
de Mouton. Le Gymnase l'engagea et lui fit
jouer des rôles importants dans les pièces
de Sardou. Ensuite elle passa au Palais-
Royal, pour y créer la baronne de Goude-
marke dans la Vie Parisienne ; puis à la Gaîté
où elle a obtenu un très beau succès clans
les Bohémiens de Paris.
THÉÂTRE ITALIEN.
Il Trovatore, opéra en 4 actes de VERDI.
La première représentation de la reprise de cet
opéra a été superbe, les artistes se sont surpassés,
ils ont donné tous leurs moyens, surtout M. Ni-
colini-itfann'co qui, aujourd'hui, est un de nos
premiers ténors,- jamais nous n'avions entendu ce
grand artiste avec autant de plaisir, et c'est avec
une grande satisfaction que nous avons joint nos
applaudissements à ceux de toute la salle.
M. Verger est parfait dans le rôle du comte.
Mlle Krauss-Le'oîiora mérite notre admiration e^
nos compliments,
MM, Zimelli-iGrossi-Azitcena, complètent, d'une façon qui mé-
rite nos éloges, l'ensemble de cette éclatante re-
prise.
THÉÂTRE LYRIQUE
Iphigénie en Tauride, opéra en quatre actes de
Gluck.
Gluck est certes un grand maître, les vrais
musiciens l'admirent ; mais, malheureusement,
il y a plus de spectateurs que de musiciens, et
c'est assurément ce qui nuira à l'opéra que M.
Pasdeloup vient de monter avec tout l'éclat de
mise en scène qu'il comporte. Avant toute chose,
nous devons à l'orchestre du théâtre Lyrique nos
félicitations pour son exécution de la partition ;
la symphonie qui sert d'ouverture au 4° tableau
a été surtout enlevée avec un ensemble parfait.
Le sujet d'Iphigénie est connu de tous, ce n'est
donc que de l'interprétation qu'il nous reste à
nous occuper.
Mme Lacaze, dans le rôle d'Iphigénie, a fait
preuve à la fois des qualités d'excellente canta-
trice que nous lui connaissons, et même un peu
de tragédienne. Le rôle d'Iphigénie est écrasant,
et .écrit sur un ton excessivement élevé; la scène
du premier acte ou elle exprime ses pressenti-
ments aux prêtresses qui l'environnent, nous a
fait, du reste présager dès son début, de la façon
dont elle s'est acquittée de toute sa tâche. Oreste
et Pylade (MM. Anbéry et Bosqum) ont su aussi
se faire vivement applaudir en s'acquittant de
leurs rôles en chanteurs consommés.
Nous avons parlé de l'orchestration, nous de-
vons aussi parler des choeurs, qui ont rendu avec
une réalité effrayante la scène du premier acte, —
le peuple terrifié par le courroux des dieux et.
demandant que les cieux soient appaisés, — et
ensuite l'effrayante scène de la vision d'Oreste,
dans laquelle les furies de l'enfer viennent frap-
per Oreste de leurs poignards ou livrer son corps
à la morsure des serpents qu'elles tiennent à la
main. Gomme ensemble, sous le rapport de l'in-
terprétation musicale, Iphigénie en Tauride, doit
obtenir au moins un succès d'estime, mais pour
la masse du public, nous craignons bien que
malgré tout son talent, M. Pasdeloup ne soit
point encore parvenu à la pénétrer d'un goût
bien profond pour la musique classique.
MAX.
LA SCÈNE ET LA VILLE
Des succès presque partout, c'est certaine-
ment un joli résultat à mentionner dans un
bulletin théâtral. Rien n'est plus vrai pourtant,
l'Opéra fait salle comble avec les Huguenots
chaque fois que le nom de Mme Miolan Car-
valho est sur l'affiche et compense ainsi par ces
succès la médiocrité des représentations extraordi-
naires, et entre autres celles de Guillaume-Tell,
dont l'exécution dimanche a laissé beaucoup à
désirer.
Aux Italiens, M. Bagier profite des dernières
représentations de Mme Adeliua Patti, dont le
public est plus enthousiaste que jamais ; depuis
qu'il sait qu'elle doit partir bientôt pour Saint-
Pétersbourg, un fauteuil s'y paye vingt-deux
francs pour les représentations du Barbier de
Séville ou de Linda de Ohamounix.
A l'Opéra-Gomique, Le premier jour de bonheur
atteint sa centième représentation et l'heureux
maestro Auber célèbre ce jour par un festival
où le monde artistique et même le demi-monde
sont largement représentés ; en avançant en âge
notre spirituel compositeur semble rajeunir.
Mignon, un autre succès aussi, ne veut pas encore
céder la place à VOmbre, l'opéra de M. de
Flotow,
Bientôt, dit-on, Mme Ugalde va rentrer à
l'Opéra-Gomique dans une charmante opérette
en un acte, Gille provisseur.
Au théâtre Français, Mercadet et le Lion amou-
reux continuent ' à jouir d'une vogue bien mé-
ritée. Les premiers comédiens du monde y
récoltent à la fois les bravos dus à leur talent et
aux savants auteurs des pièces qu'ils interprè-
tent.
A propos des débuts de Mlle Reichenberg, sa
protectrice Mlle Brohan, écrit à un critique
influent pour lui recommander sa protégée qui,
dit-elle, n'aura pas de claqueurs à sa disposition,
ce que nous n'avons jamais compris, c'est
pourquoi, au théâtre Français, il y a des cla-
queurs.
Le théâtre Lyrique prépare une brillante re-
prise du Brasseur de Preston, qui depuis 1836 n'a
pas le jour et dont la partition musicale ren-
ferme des passages fort savants.
Au Vaudeville par Miss-Multon, succès de
pièce, succès d'interprétation, et succès de lar-
mes. A la représentation que les artistes de
M. Harmant ont donnée vendredi à Gompiègne,
il a fallu aux danles de la cour plus d'un de
leurs fins mouchoirs de dentelles pour étancher
les pleurs que Mme Fargueil leur fait verser.
Aux Bouffes-Parisiens, deux charmantes re-
prises: Monsieur Choufleunj dont l'auteur, caché
sous le pseudonyme de Saint-Remy, fut un de
nos plus grands hommes d'Etat, et Lischen et
Frilchen une pochade musicale d'une folle gaieté. •
A l'Athénée, succès bien mérité des Hopreurs
de la guerre.
Au Gymnase, toujours dans l'attente do la
Déuole, quatre jolies pièces. Les maris sont es-
claves, Le monde où l'on s'amuse, Suzanne et Les
grandes .demoiselles attirent la foule.
A la Porte-Saint-Martin, malgré la grandeur de
Mlle Céline Montaland, dont la réputation
de beauté est universelle et surtout très mé-
ritée, est née à Gand en 18... (l'année fai-
sant partie de la vie,murée nous nous abste-
nons de la nommer). Son père, comédien de
mérite, lui donna les premières leçons et La
jeune Céline Montaland débuta dans une
pièce d'E. Augier : Gabrielle. Elle rappela
par sa gentillesse et son intelligence là pe-
tite Léontine Fay, qui fut plus tard Mme
Volnys, et dont le succès fut grand.
Les auteurs lui écrivirent des pièces d'en-
fants, entre autres, la Petite fille mal gardée,
gui eut un prodigieux succès au Palais-
Royal. Gnouf-gnouf Grassot y jouait un
chasseur de grande maison et y était parfait
de drôlatisme. Ensuite elle joua successive-
ment Maman Sabouleux, Une majesté de 10
ans, Mademoiselle fait ses dents, etc. Après
Paris, Mlle Montaland parcourut la pro-
vince où elle fit merveille. Mais la petite
fille se métamorphosa en jeune première et
débuta à la Porte-Saint-Martin dans le Pied'
de Mouton. Le Gymnase l'engagea et lui fit
jouer des rôles importants dans les pièces
de Sardou. Ensuite elle passa au Palais-
Royal, pour y créer la baronne de Goude-
marke dans la Vie Parisienne ; puis à la Gaîté
où elle a obtenu un très beau succès clans
les Bohémiens de Paris.
THÉÂTRE ITALIEN.
Il Trovatore, opéra en 4 actes de VERDI.
La première représentation de la reprise de cet
opéra a été superbe, les artistes se sont surpassés,
ils ont donné tous leurs moyens, surtout M. Ni-
colini-itfann'co qui, aujourd'hui, est un de nos
premiers ténors,- jamais nous n'avions entendu ce
grand artiste avec autant de plaisir, et c'est avec
une grande satisfaction que nous avons joint nos
applaudissements à ceux de toute la salle.
M. Verger est parfait dans le rôle du comte.
Mlle Krauss-Le'oîiora mérite notre admiration e^
nos compliments,
MM, Zimelli-i
rite nos éloges, l'ensemble de cette éclatante re-
prise.
THÉÂTRE LYRIQUE
Iphigénie en Tauride, opéra en quatre actes de
Gluck.
Gluck est certes un grand maître, les vrais
musiciens l'admirent ; mais, malheureusement,
il y a plus de spectateurs que de musiciens, et
c'est assurément ce qui nuira à l'opéra que M.
Pasdeloup vient de monter avec tout l'éclat de
mise en scène qu'il comporte. Avant toute chose,
nous devons à l'orchestre du théâtre Lyrique nos
félicitations pour son exécution de la partition ;
la symphonie qui sert d'ouverture au 4° tableau
a été surtout enlevée avec un ensemble parfait.
Le sujet d'Iphigénie est connu de tous, ce n'est
donc que de l'interprétation qu'il nous reste à
nous occuper.
Mme Lacaze, dans le rôle d'Iphigénie, a fait
preuve à la fois des qualités d'excellente canta-
trice que nous lui connaissons, et même un peu
de tragédienne. Le rôle d'Iphigénie est écrasant,
et .écrit sur un ton excessivement élevé; la scène
du premier acte ou elle exprime ses pressenti-
ments aux prêtresses qui l'environnent, nous a
fait, du reste présager dès son début, de la façon
dont elle s'est acquittée de toute sa tâche. Oreste
et Pylade (MM. Anbéry et Bosqum) ont su aussi
se faire vivement applaudir en s'acquittant de
leurs rôles en chanteurs consommés.
Nous avons parlé de l'orchestration, nous de-
vons aussi parler des choeurs, qui ont rendu avec
une réalité effrayante la scène du premier acte, —
le peuple terrifié par le courroux des dieux et.
demandant que les cieux soient appaisés, — et
ensuite l'effrayante scène de la vision d'Oreste,
dans laquelle les furies de l'enfer viennent frap-
per Oreste de leurs poignards ou livrer son corps
à la morsure des serpents qu'elles tiennent à la
main. Gomme ensemble, sous le rapport de l'in-
terprétation musicale, Iphigénie en Tauride, doit
obtenir au moins un succès d'estime, mais pour
la masse du public, nous craignons bien que
malgré tout son talent, M. Pasdeloup ne soit
point encore parvenu à la pénétrer d'un goût
bien profond pour la musique classique.
MAX.
LA SCÈNE ET LA VILLE
Des succès presque partout, c'est certaine-
ment un joli résultat à mentionner dans un
bulletin théâtral. Rien n'est plus vrai pourtant,
l'Opéra fait salle comble avec les Huguenots
chaque fois que le nom de Mme Miolan Car-
valho est sur l'affiche et compense ainsi par ces
succès la médiocrité des représentations extraordi-
naires, et entre autres celles de Guillaume-Tell,
dont l'exécution dimanche a laissé beaucoup à
désirer.
Aux Italiens, M. Bagier profite des dernières
représentations de Mme Adeliua Patti, dont le
public est plus enthousiaste que jamais ; depuis
qu'il sait qu'elle doit partir bientôt pour Saint-
Pétersbourg, un fauteuil s'y paye vingt-deux
francs pour les représentations du Barbier de
Séville ou de Linda de Ohamounix.
A l'Opéra-Gomique, Le premier jour de bonheur
atteint sa centième représentation et l'heureux
maestro Auber célèbre ce jour par un festival
où le monde artistique et même le demi-monde
sont largement représentés ; en avançant en âge
notre spirituel compositeur semble rajeunir.
Mignon, un autre succès aussi, ne veut pas encore
céder la place à VOmbre, l'opéra de M. de
Flotow,
Bientôt, dit-on, Mme Ugalde va rentrer à
l'Opéra-Gomique dans une charmante opérette
en un acte, Gille provisseur.
Au théâtre Français, Mercadet et le Lion amou-
reux continuent ' à jouir d'une vogue bien mé-
ritée. Les premiers comédiens du monde y
récoltent à la fois les bravos dus à leur talent et
aux savants auteurs des pièces qu'ils interprè-
tent.
A propos des débuts de Mlle Reichenberg, sa
protectrice Mlle Brohan, écrit à un critique
influent pour lui recommander sa protégée qui,
dit-elle, n'aura pas de claqueurs à sa disposition,
ce que nous n'avons jamais compris, c'est
pourquoi, au théâtre Français, il y a des cla-
queurs.
Le théâtre Lyrique prépare une brillante re-
prise du Brasseur de Preston, qui depuis 1836 n'a
pas le jour et dont la partition musicale ren-
ferme des passages fort savants.
Au Vaudeville par Miss-Multon, succès de
pièce, succès d'interprétation, et succès de lar-
mes. A la représentation que les artistes de
M. Harmant ont donnée vendredi à Gompiègne,
il a fallu aux danles de la cour plus d'un de
leurs fins mouchoirs de dentelles pour étancher
les pleurs que Mme Fargueil leur fait verser.
Aux Bouffes-Parisiens, deux charmantes re-
prises: Monsieur Choufleunj dont l'auteur, caché
sous le pseudonyme de Saint-Remy, fut un de
nos plus grands hommes d'Etat, et Lischen et
Frilchen une pochade musicale d'une folle gaieté. •
A l'Athénée, succès bien mérité des Hopreurs
de la guerre.
Au Gymnase, toujours dans l'attente do la
Déuole, quatre jolies pièces. Les maris sont es-
claves, Le monde où l'on s'amuse, Suzanne et Les
grandes .demoiselles attirent la foule.
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