Titre : La Comédie : théâtres, musique, littérature, expositions, associations artistiques, salons, villégiature, courrier des eaux, sport : beaux-arts, peinture, sculpture, gravure, ateliers d'artistes, poésies, nouvelles, bibliographie, sciences, orphéons / Paul Ferry rédacteur en chef
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1869-07-25
Contributeur : Ferry, Paul (02). Directeur de publication
Contributeur : Andréi, Adrien. Directeur de publication
Contributeur : Sault, Léon. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327447686
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 25 juillet 1869 25 juillet 1869
Description : 1869/07/25 (A7,N345). 1869/07/25 (A7,N345).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k54412358
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Z-1379
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/12/2008
CONSERVATOIRE DE PAIUS
Concernas-» «Se 3 §69
CHANT
JURY. — MM. Auber, directeur du Conservatoire, prési-
dent; Ambrcise Thomas, Arthur de Beauptan, commissaire
-'jjlg^.Emile Perrin, directeur de POpéra^^Baroilhet.
Eugène Gautier, Victor Massé, Pâiaëtotfp et'Wekerlin.
HOMMES — 16 concurrents.
Premier prix (à l'unanimité) : M Bouhy, élève de M. Masset.
Deuxièmes prix : M. Rives, élève de M. Grosset.
M. Valdéjo, élève de M. Roger (an-
cienne classe de M. Révial).
Premier accessit : M. Duffourc, élève de M. Vautbrot.
Deuxièmes accessits : M. Auguez, élève de M. Grosset.
MM. Idrac et Richard, élèves de
M. Roger.
FEMMES — 23 concurrents.
Premier prix : Mlle Marie Mineur, élève de M. Saint-
Yves Bas.
Deuxièmes prix : Mlle Thibault, élève de M. Vauthrot.
Mlle Perret, élève de M. Battaille.
Premiers accessits : Mile Lieder, élève de M. Battaille.
Mlle Pitteri, élève de M. Masset.
Mlle Perez, élève de M. Laget.
Deuxièmes accessits : Mlle Thiébean, élève de M, Grosset.
Mlle Dumoulin, élève de M. Roger.
Mlle Papin, élève de M. Laget.
Troisièmes accessits : Mlle Bonnell, élève de M. Laget.
Mlle Aumont, élève de M. Delle-
Sedie.
Mlle Chrétien, élève de M. Roger.
Ce premier concours est,du côté masculin, plein
de promesses. Mais les triomphes féminins sont
Pleins de futures déceptions.
M. Bouhy a été le lion de la matinée, avec la
(C Dona del Lago » de Rossini. C'est un futur Faure.
ka taille est médiocre, mais la tête est belle, inlel-
%eûte, artisiique. Sa voix barytonnée est sans
eclàt, même un peu opaque ; mais il possède tout
^e que Fétude fait acquérir : un grand style, l'art
es nuances, une vocalisation nette, hardie, bril
ante, abondante. Les oppositions de son chant
s°at harmonieuses. Un artiste, en un mot, et
aveclequel on comptera,
^es deux seconds prix ne sont pas moins re-
tables. M. Rives avait produit déjà l'an der-
nier une impression piofonde par son sentiment
artistique et l'énergie de sa voix, participant de la
basss et du baryton. Il a chanté, cette fois, Fair
des «Vêpres siciliennes, » si- largement traité par
Verdi, avec une maestria vraiment incomparable,
une puissance de moyens rare, un style ample et
un sentiment qui tient de la conviction. M. Rives
est de belle taille. Le faciès est mâle et expressif,
et il a de l'autorité dans le geste^t dans le chant.
— Il est engagé à l'Opéra.
M. Vaîdejo promet un précieux artiste à la scène.
Sa taille est élancée et élégante; son geste est
aisé, il jouera avec naturel et feu. Il a chanté un
morceau aussi long que difficile, le grand air du
« Mazaniello » de Garafa. Sa voix, sans être puis-
sante, est pleine de ressources, elle a l'étendue et
la sympathie ; il s'en dégage comme une effluve
attractive, et le timbre en est charmant.
M. Duffourc a été la pomme de discorde jetée
entre M. Vauthrot et M. Révial. Cet élève avait
quitté l'école alors qu'il appartenait à la classe de
M. Révial. Ayant, aux derniers examens, demandé
et obtenu s a rentrée, il fut désigné pour la classe
de M. Vauthrot, en vue d'un engagement déjà,
dit-on, conclu entre ce jeune chanteur et l'Opéra.
M. Révial adonné sa démission de professeur, et
M. Roger a hérité de sa place. Le concours de
jeudi rappelait naturellement à tous cet inci-
dent... trop connu
L'avenir dira si l'honneur de former M. Duffourc
à la scène méritait d'être disputée avec tant de
chaleur. C'est une voix de baryton très belle, très
timbrée, très étendue, très puissante. Mais ce n'est
guère qu'une voix. Sa puissance lui nuit, le ma-
niérisme la gâte.
M. Auguez, autre baryton, a dit avec un cer-
tain art l'aird'Yago (Othello). Sa voix est pure,
sympathique, timbrée, flexible, et le chant est
large et expressif.
M. Idrac, faiblement récompensé, promet un
excellent second ténor aux scènes départementa-
les, Sa voix est ténue, mais agréable, et le chant
est pur. Il a ouvert le concours avec l'air du «Som-
meil » de la « Muette de Portici. »
M. Richard est presque un enfant; mais c'est un
véritable ténor. Nul n'est mieux doué. Il a dit le
quatrième de « Lucie » avec une sûreté, une net-
teté, un sentiment même qui sont la marque des
plus heureux dons. La voix est complète, homo-
gène, riche de timbre, et son art du chant semble
instinctif.
Les concurrents découragés ont presque tous été
dignes de remarque. M. Dèze n'a contre loi qu'un
torse mal équarri juché sur des piliersqui auraient
besoin d'être agiemenlés par un tailleur de génie.
Mais sa voix rkne et solide a résisté aux assauts
de l'air de la « Reine d'un jour, » g nceàdes sons
de tête vertigineux.
M. Vaillant, basse profonde, a chanté l'air du
« Siège de Gorinthe. » Un choix mauvais, bien que
celle voix timbrée et profonde ne soit pas sans
flexibilité. Sa vocalise a plus de sûtreté que de
grâce. C'est un basso : taille, fac es et voix.
M. Deboas (peut-être orthographions-nous mal
ce nom) possède lui aussi des notes au-dessous du
niveau... de la voix vulgaire ; mais l'abime a tout
pris, et les notes élevées teoab'ent à peine un
murmure.
M. Manu a été écrasé par la comparaison dans
l'air des « Vêpres siciliennes* » Son début a été
mol et sa fin mauvaise. Mais la lumière et la cou-
leur éclatent dans sa voix flexible. La poésie même
y rayonne. Les sont graves sont lourds. L'étude
en aura raison.
M. Auger, baryton, deuxième accessit de l'an
dernier, a été jugé sans progrès. Sa voix est ce-
pendant très travaillée. Il pourrait bien se trouver
au premier rang l'an prochain.
Les concours féminins n'ont guère mis en lu-
mière que Mlle Thibault. Cette jeune fille est une-
artiste d'instinct, formée par le travail et l'inspi-
ration. La veille elle avait remporté le premier
prix de piano. Son air est gracieux, ses chevaux
sont blonds, l'oeil est limpide. La voix est un so-
prano aigu qui a pu atteindre aux notes folles et
vertigineuses de l'air « d'Hamlet », qui ne sem-
blait possible qu'à Mlle Nilsson.
Mlle Perret, l'autre second prix, a chanté —
l'air de « Lucie » — en princesse. Son succès a
paru un succès de beauté. On nous assure pour-
tant que Mlle Perret est l'ornement de la classe
de M. Bataille, ef que sa froideur apparente a été
Concernas-» «Se 3 §69
CHANT
JURY. — MM. Auber, directeur du Conservatoire, prési-
dent; Ambrcise Thomas, Arthur de Beauptan, commissaire
-'jjlg^.Emile Perrin, directeur de POpéra^^Baroilhet.
Eugène Gautier, Victor Massé, Pâiaëtotfp et'Wekerlin.
HOMMES — 16 concurrents.
Premier prix (à l'unanimité) : M Bouhy, élève de M. Masset.
Deuxièmes prix : M. Rives, élève de M. Grosset.
M. Valdéjo, élève de M. Roger (an-
cienne classe de M. Révial).
Premier accessit : M. Duffourc, élève de M. Vautbrot.
Deuxièmes accessits : M. Auguez, élève de M. Grosset.
MM. Idrac et Richard, élèves de
M. Roger.
FEMMES — 23 concurrents.
Premier prix : Mlle Marie Mineur, élève de M. Saint-
Yves Bas.
Deuxièmes prix : Mlle Thibault, élève de M. Vauthrot.
Mlle Perret, élève de M. Battaille.
Premiers accessits : Mile Lieder, élève de M. Battaille.
Mlle Pitteri, élève de M. Masset.
Mlle Perez, élève de M. Laget.
Deuxièmes accessits : Mlle Thiébean, élève de M, Grosset.
Mlle Dumoulin, élève de M. Roger.
Mlle Papin, élève de M. Laget.
Troisièmes accessits : Mlle Bonnell, élève de M. Laget.
Mlle Aumont, élève de M. Delle-
Sedie.
Mlle Chrétien, élève de M. Roger.
Ce premier concours est,du côté masculin, plein
de promesses. Mais les triomphes féminins sont
Pleins de futures déceptions.
M. Bouhy a été le lion de la matinée, avec la
(C Dona del Lago » de Rossini. C'est un futur Faure.
ka taille est médiocre, mais la tête est belle, inlel-
%eûte, artisiique. Sa voix barytonnée est sans
eclàt, même un peu opaque ; mais il possède tout
^e que Fétude fait acquérir : un grand style, l'art
es nuances, une vocalisation nette, hardie, bril
ante, abondante. Les oppositions de son chant
s°at harmonieuses. Un artiste, en un mot, et
aveclequel on comptera,
^es deux seconds prix ne sont pas moins re-
tables. M. Rives avait produit déjà l'an der-
nier une impression piofonde par son sentiment
artistique et l'énergie de sa voix, participant de la
basss et du baryton. Il a chanté, cette fois, Fair
des «Vêpres siciliennes, » si- largement traité par
Verdi, avec une maestria vraiment incomparable,
une puissance de moyens rare, un style ample et
un sentiment qui tient de la conviction. M. Rives
est de belle taille. Le faciès est mâle et expressif,
et il a de l'autorité dans le geste^t dans le chant.
— Il est engagé à l'Opéra.
M. Vaîdejo promet un précieux artiste à la scène.
Sa taille est élancée et élégante; son geste est
aisé, il jouera avec naturel et feu. Il a chanté un
morceau aussi long que difficile, le grand air du
« Mazaniello » de Garafa. Sa voix, sans être puis-
sante, est pleine de ressources, elle a l'étendue et
la sympathie ; il s'en dégage comme une effluve
attractive, et le timbre en est charmant.
M. Duffourc a été la pomme de discorde jetée
entre M. Vauthrot et M. Révial. Cet élève avait
quitté l'école alors qu'il appartenait à la classe de
M. Révial. Ayant, aux derniers examens, demandé
et obtenu s a rentrée, il fut désigné pour la classe
de M. Vauthrot, en vue d'un engagement déjà,
dit-on, conclu entre ce jeune chanteur et l'Opéra.
M. Révial adonné sa démission de professeur, et
M. Roger a hérité de sa place. Le concours de
jeudi rappelait naturellement à tous cet inci-
dent... trop connu
L'avenir dira si l'honneur de former M. Duffourc
à la scène méritait d'être disputée avec tant de
chaleur. C'est une voix de baryton très belle, très
timbrée, très étendue, très puissante. Mais ce n'est
guère qu'une voix. Sa puissance lui nuit, le ma-
niérisme la gâte.
M. Auguez, autre baryton, a dit avec un cer-
tain art l'aird'Yago (Othello). Sa voix est pure,
sympathique, timbrée, flexible, et le chant est
large et expressif.
M. Idrac, faiblement récompensé, promet un
excellent second ténor aux scènes départementa-
les, Sa voix est ténue, mais agréable, et le chant
est pur. Il a ouvert le concours avec l'air du «Som-
meil » de la « Muette de Portici. »
M. Richard est presque un enfant; mais c'est un
véritable ténor. Nul n'est mieux doué. Il a dit le
quatrième de « Lucie » avec une sûreté, une net-
teté, un sentiment même qui sont la marque des
plus heureux dons. La voix est complète, homo-
gène, riche de timbre, et son art du chant semble
instinctif.
Les concurrents découragés ont presque tous été
dignes de remarque. M. Dèze n'a contre loi qu'un
torse mal équarri juché sur des piliersqui auraient
besoin d'être agiemenlés par un tailleur de génie.
Mais sa voix rkne et solide a résisté aux assauts
de l'air de la « Reine d'un jour, » g nceàdes sons
de tête vertigineux.
M. Vaillant, basse profonde, a chanté l'air du
« Siège de Gorinthe. » Un choix mauvais, bien que
celle voix timbrée et profonde ne soit pas sans
flexibilité. Sa vocalise a plus de sûtreté que de
grâce. C'est un basso : taille, fac es et voix.
M. Deboas (peut-être orthographions-nous mal
ce nom) possède lui aussi des notes au-dessous du
niveau... de la voix vulgaire ; mais l'abime a tout
pris, et les notes élevées teoab'ent à peine un
murmure.
M. Manu a été écrasé par la comparaison dans
l'air des « Vêpres siciliennes* » Son début a été
mol et sa fin mauvaise. Mais la lumière et la cou-
leur éclatent dans sa voix flexible. La poésie même
y rayonne. Les sont graves sont lourds. L'étude
en aura raison.
M. Auger, baryton, deuxième accessit de l'an
dernier, a été jugé sans progrès. Sa voix est ce-
pendant très travaillée. Il pourrait bien se trouver
au premier rang l'an prochain.
Les concours féminins n'ont guère mis en lu-
mière que Mlle Thibault. Cette jeune fille est une-
artiste d'instinct, formée par le travail et l'inspi-
ration. La veille elle avait remporté le premier
prix de piano. Son air est gracieux, ses chevaux
sont blonds, l'oeil est limpide. La voix est un so-
prano aigu qui a pu atteindre aux notes folles et
vertigineuses de l'air « d'Hamlet », qui ne sem-
blait possible qu'à Mlle Nilsson.
Mlle Perret, l'autre second prix, a chanté —
l'air de « Lucie » — en princesse. Son succès a
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