Titre : Le Foyer : industrie, littérature, théâtre / propriétaire gérant : Lescuyer fils
Éditeur : Lescuyer fils (Paris)
Date d'édition : 1865-10-12
Contributeur : Lemercier de Neuville, Louis (1830-1918). Directeur de publication
Contributeur : Cochinat, Victor (1819-1886). Directeur de publication
Contributeur : Baralle, Alphonse. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32776890r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 12 octobre 1865 12 octobre 1865
Description : 1865/10/12 (A8,N7). 1865/10/12 (A8,N7).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k54370763
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Z-964
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/09/2008
LE FOYER
Tel a élé le sort de la pièce de notre confrère M. Charles Diguet, qui de-
vait d'abord s'appeler l'Aigle de Meaux, titre sous lequel sans doute on a
cru voir se cacher quelque allusion, :ilors que les intentions de l'auteur
étaient, nous lé croyons, bien innocentes.
Onésime Baumignard est un de ces esprits auxquels il ne manque que
le génie pour briller dans le monde des lettres. Néanmoins, il se fait pas-
ser pour un poète distingué, l'Aigle de Meaux, qui a composé les Bourdon-
nements d'Amour. Grâce à ce subterfuge, il s'introduit dans la famille de
Baumanoir, un négociant enrichi, et se fait aimer d'Euphénie, qui raffolle
de littérature et quia lu les fameux Bourdonnements, dont elle supplieBau.
mignard de lui tracer quelques v^rs sur son album. Hébis! de sa poésie
il ne se rappelle pas le premier mot, mais avec un aplomb imperturbable
il débite le Songe d'Athalie, scandé à sa façon.
Alors il est reconnu; on lui arrache les plumes de l'Aigle dont il a
voulu se parer ; mais puisque, api es tout, il est riche, il épousera la fille
de Baumanoir, qui regrette jusqu'au dernier moment qu'il ne soit point
poète.
M. Térence a très-bien rendu le rôle de Baumignard ; il a bien su donner
la physionomie qui convenait au faux poète. Mlle Eva prête la grâce de sa
charmante personne à la romanesque Euphénie. — Que ne chante-t-elle
mieux?
Glaces et Coco est plutôt une petite scènelte qu'une opérette, très-genti-
ment écrite d'un bout à l'autre et contenant môme quelques scènes par-
faitement amenées.
Fraichini, le marchand de glaces, aime Mésange, la bouquetière. Tous
deux seraient parfaitement heureux, si Mésange n'avait découvert un por-
trait de femme pour qui Fraichini semble avoir une grande affection. Elle
conte ses chagrins à Coqueliquet, le marchand de coco du quartier, qui
reconnaît dans ce portrait la mère de Fraichini, celle qu'il a abandonnée
alors qu'elle venait de lui donner un fils. Il s'empresse de réparer ses torts
et unit les deux amants dont il sera le père.
M. Bellini a fait là-dessus une charmante musique, vive, gaie et agréa-
ble. M. Bellini nous semble en bonne voie, déjà plusieurs poèmes lui ont
été confiés, et nous espérons d'ici peu le voir se manifester dans une
oeuvre plus importante.
Mésange, c'est Mlle Jeanne Hervé, et elle roucoule ce petit rôle avec in-
fininûent de goût et de sentiment. Les honneurs de la soirée ont été sans
contredit pour elle.
M. Courcelles a fait de Coqueliquet-un très-bon type de marchand de
coco, et M. Tetrel mérite des éloges dans le rôle de Fraichini.
PETIT-THEATRE
LES RIGOLOS DE L'AMOUR, vaudeville en trois actes, de MM. Delaporle
et Rigodon.
(Première représentation le 4 octobre 4863.)
Les Rigolos de l'Amour, tel est le titre de la pièce que MM. Delaporte et
Rigodon viennent de faire représenter au Petit-Théâtre.
Il y a dans ces trois actes un certain entendement delà scène, qui prouve
que si les auteurs voulaient s'en donner la peine ils feraient certainement
quelque chose de meilleur. — En deux mots voici la chose.
Le mexicain don Aquilà de Merida a une toquade, être salué du nom
de parisien et marier sa fille Frigida. C'est a son coiffeur Duchignon qu'il
se confie ; ce dernier a un fils, Sylvain, qui pourrait bien faire l'affaire du
mexicain ; aussi lui suggère-t-il l'idée de donner une soirée splendide, lui
promettant d'amener le marquis de la Sylvanière et l'élite de la noblesse.
— Quelle noblesse grands dieux ! — Tous les commerç.ints du quartier y
compris Duchignon fils, sa demoiselle de boutique Valerine, voire même
son portier. Mais Sylvain aime Valerine et ne tient nullement aux richesses
de Mlle Merida, qui, de son côté ne déteste pas un certain Anatole. La
ruse de Duchignon est dévoilée et chacun pourra épouser sa chacune.
Tels sont, à peu près, les Rigolos de l'Amour. M. Mondet est un excellent
type de coiffeur, M. Pelardy très-amusant dans le rôle de Sylvain et M.
Mont-Saint-Jean déploie beaucoup de feu dans le rôle d'Anatole.
Mile Carpentier est une Valerine très-acorle et très-provoquante et
Mlle Caroline une charmante mexicaine. Hervé JORET.
LA BOHEME DRAMATIQUE
SCENE DE X.A VIE DE THEATRE.
(Sixième article).
X
FARCES DIRECTOBULES.
Une des plaisanteries favorites de Jules Seveste était de faire à ses jeunes
pensionnaires des promesses superbes, sur lesquelles ces innocents comp:
taient fermement et quand l'un d'eux venait lui rappeler la chose :
— Hein ! quoi ! qu'est-ce que tu viens me chanter ? faisait Jules en prenant
un air très-étunné. . v
— Dame ! monsieur Jules, vous avez dit l'autre jour que vous m'augmen^
teriez, et que je pouvais dormir sur les deux o eilles.
— Quant à dormir sur les deux oreilles, je ne peux pas t'en empêcher, si
ça t'amuse. Pour ce qui est de l'augmentation, c'est une autre paire de
manches. — Comment ! tu n'as pas compris, petit serin, — il appelait volon.;
tiers ses artistes « petits serins. » — Que c'était une manière polie de te
prévenir que lu me coulais trop cher, et que je n'avais plus besoin de toi?
Et il se mettait alors à pousser cette autre plaisanterie jusqu'à ce que le
petit serin en vînt de lui-même à supplier son directeur de le diminuer
un peu et même beaucoup mais à ne pas rompre son engagement.
Une fois, il avait fait à l'un de ses premiers sujets des offres de service
magnifiques.
— Tu as du talent, lui avait-il dit ; je suis sûr de ton avenir, et si tu m'en
crois, tu lâcheras la banlieue et tu iras frapper à la porte de la Comédie-
Fiançaise. C'est là qu'est ton affaire. Occupe-toi sérieusement; et, quand tu
commenceras tes démarches, viens me trouver, je te donnerai une lettre de
recommandation !
Le jeune homme le remercie mille et mille fois, et, à compter de ce mo-
ment, il ne pense plus qu'à la Comédie Française !
Au bout de quelques jours, il n'y tient plus, et vient trouver Jules.
— Comme tu le mets .maintenant? lui dit Jules, en l'apercevant tout dé
noir habillé. — Est-ce que tu vas te marier?
— Monsieur Jules, j'ai pensé à ce que vous m'avez dit, et, aujourd'hui
même, je vais aller voir M. Buloz.
— Le commissaire royal près la Comédie Française!.. Diable, tu as de
belles connaissances !
— Je ne le connais pas, au contraire, et je viens vous demander la lettre
de recommandation que vous m'avez offerte la semaine passée.
— Ah ! ah ! tu veux me quiiter !
— Dame ! monsieur Jules, c'est vous même qui m'avez conseillé...
— Oui ! oui ! mon garçon ! je me souviens bien. Entre aux Français ! Les
Français et la banlieue, il n'y a encore que ça, vois-tu ! Attends, je vais te
donner ta lettre.
Et il se met à écrire la missive en question, la cacheté et la remet au
jeune homme :
— Voilà ton affaire !
L'autre s'éloigne radieux.
Chemin faisant, notre jeune homme s'aperçoit que le pain à cacheter
n'est pas encore sec et qu'avec un peu de bonne volonté, il peut sans nul
empêchement savourer la prose élogieuse de son cher directeur.
A force de tourner et de retourner la lettre, celle-ci s'ouvre d'elle même*
exactement comme dans le Rarbier de Séville.
— Puisque la lettre est ouverte, lisons, dit le jeune homme qui se pré-
pare à l'avance à boire énormément de lait.
Il lit... vous devinez sans doute quoi ? tout le contraire de ce qu'il atten-
dait : la liste complète de toutes les mauvaises qualités que peut posséder un
comédien.
« C'est un crétin, impossible dans la comédie mais stupide dans le
drame... etc., etc. »
Il va sans dire que la lettre ne fut pas portée à son adresse.
Le protégé de Seveste se présenta tout seul et fut engagé.
Après avoir signé, il vint trouver son directeur :
— Mon cher monsieur Jules, c'est une affaire finie ! Engagé d'emblée !
et grâce à vous? grâce à votre bonne lettre ! Je n'oublierai jamais ça !
Jules fut stupéfait.
— Comment ! ils ont eu l'aplomb de l'engager malgré tout le mal que
j'en ai dit !.. Je parie que ces gaillards là n'en auraient pas voulu si j'en
avais dit du bien ! Ce théâtre finira mal !
XI
LA PETITE JENNY.
Notre ami Jules avait suivi jusqu'au bout l'exemple fraternel, et avait
épousé l'une de ses pensionnaires, une charmante jeune fille^ dit-on, quej
l'on ne connaissait gûères alors que sous le nom pittoresque de « la petite
Jenny. »
Cette petite Jenny avait* à ce qu'il paraît, un talent véritable et des succès
furibonds.
C'est au point que cette jeune merveille, ne voulait jouer la comédie que
sur le théâtre de son mari, avec les acteuré de son mari, dans les pièces
de son mari, le public parisien prit bravement son parti et se décida à fran-
Tel a élé le sort de la pièce de notre confrère M. Charles Diguet, qui de-
vait d'abord s'appeler l'Aigle de Meaux, titre sous lequel sans doute on a
cru voir se cacher quelque allusion, :ilors que les intentions de l'auteur
étaient, nous lé croyons, bien innocentes.
Onésime Baumignard est un de ces esprits auxquels il ne manque que
le génie pour briller dans le monde des lettres. Néanmoins, il se fait pas-
ser pour un poète distingué, l'Aigle de Meaux, qui a composé les Bourdon-
nements d'Amour. Grâce à ce subterfuge, il s'introduit dans la famille de
Baumanoir, un négociant enrichi, et se fait aimer d'Euphénie, qui raffolle
de littérature et quia lu les fameux Bourdonnements, dont elle supplieBau.
mignard de lui tracer quelques v^rs sur son album. Hébis! de sa poésie
il ne se rappelle pas le premier mot, mais avec un aplomb imperturbable
il débite le Songe d'Athalie, scandé à sa façon.
Alors il est reconnu; on lui arrache les plumes de l'Aigle dont il a
voulu se parer ; mais puisque, api es tout, il est riche, il épousera la fille
de Baumanoir, qui regrette jusqu'au dernier moment qu'il ne soit point
poète.
M. Térence a très-bien rendu le rôle de Baumignard ; il a bien su donner
la physionomie qui convenait au faux poète. Mlle Eva prête la grâce de sa
charmante personne à la romanesque Euphénie. — Que ne chante-t-elle
mieux?
Glaces et Coco est plutôt une petite scènelte qu'une opérette, très-genti-
ment écrite d'un bout à l'autre et contenant môme quelques scènes par-
faitement amenées.
Fraichini, le marchand de glaces, aime Mésange, la bouquetière. Tous
deux seraient parfaitement heureux, si Mésange n'avait découvert un por-
trait de femme pour qui Fraichini semble avoir une grande affection. Elle
conte ses chagrins à Coqueliquet, le marchand de coco du quartier, qui
reconnaît dans ce portrait la mère de Fraichini, celle qu'il a abandonnée
alors qu'elle venait de lui donner un fils. Il s'empresse de réparer ses torts
et unit les deux amants dont il sera le père.
M. Bellini a fait là-dessus une charmante musique, vive, gaie et agréa-
ble. M. Bellini nous semble en bonne voie, déjà plusieurs poèmes lui ont
été confiés, et nous espérons d'ici peu le voir se manifester dans une
oeuvre plus importante.
Mésange, c'est Mlle Jeanne Hervé, et elle roucoule ce petit rôle avec in-
fininûent de goût et de sentiment. Les honneurs de la soirée ont été sans
contredit pour elle.
M. Courcelles a fait de Coqueliquet-un très-bon type de marchand de
coco, et M. Tetrel mérite des éloges dans le rôle de Fraichini.
PETIT-THEATRE
LES RIGOLOS DE L'AMOUR, vaudeville en trois actes, de MM. Delaporle
et Rigodon.
(Première représentation le 4 octobre 4863.)
Les Rigolos de l'Amour, tel est le titre de la pièce que MM. Delaporte et
Rigodon viennent de faire représenter au Petit-Théâtre.
Il y a dans ces trois actes un certain entendement delà scène, qui prouve
que si les auteurs voulaient s'en donner la peine ils feraient certainement
quelque chose de meilleur. — En deux mots voici la chose.
Le mexicain don Aquilà de Merida a une toquade, être salué du nom
de parisien et marier sa fille Frigida. C'est a son coiffeur Duchignon qu'il
se confie ; ce dernier a un fils, Sylvain, qui pourrait bien faire l'affaire du
mexicain ; aussi lui suggère-t-il l'idée de donner une soirée splendide, lui
promettant d'amener le marquis de la Sylvanière et l'élite de la noblesse.
— Quelle noblesse grands dieux ! — Tous les commerç.ints du quartier y
compris Duchignon fils, sa demoiselle de boutique Valerine, voire même
son portier. Mais Sylvain aime Valerine et ne tient nullement aux richesses
de Mlle Merida, qui, de son côté ne déteste pas un certain Anatole. La
ruse de Duchignon est dévoilée et chacun pourra épouser sa chacune.
Tels sont, à peu près, les Rigolos de l'Amour. M. Mondet est un excellent
type de coiffeur, M. Pelardy très-amusant dans le rôle de Sylvain et M.
Mont-Saint-Jean déploie beaucoup de feu dans le rôle d'Anatole.
Mile Carpentier est une Valerine très-acorle et très-provoquante et
Mlle Caroline une charmante mexicaine. Hervé JORET.
LA BOHEME DRAMATIQUE
SCENE DE X.A VIE DE THEATRE.
(Sixième article).
X
FARCES DIRECTOBULES.
Une des plaisanteries favorites de Jules Seveste était de faire à ses jeunes
pensionnaires des promesses superbes, sur lesquelles ces innocents comp:
taient fermement et quand l'un d'eux venait lui rappeler la chose :
— Hein ! quoi ! qu'est-ce que tu viens me chanter ? faisait Jules en prenant
un air très-étunné. . v
— Dame ! monsieur Jules, vous avez dit l'autre jour que vous m'augmen^
teriez, et que je pouvais dormir sur les deux o eilles.
— Quant à dormir sur les deux oreilles, je ne peux pas t'en empêcher, si
ça t'amuse. Pour ce qui est de l'augmentation, c'est une autre paire de
manches. — Comment ! tu n'as pas compris, petit serin, — il appelait volon.;
tiers ses artistes « petits serins. » — Que c'était une manière polie de te
prévenir que lu me coulais trop cher, et que je n'avais plus besoin de toi?
Et il se mettait alors à pousser cette autre plaisanterie jusqu'à ce que le
petit serin en vînt de lui-même à supplier son directeur de le diminuer
un peu et même beaucoup mais à ne pas rompre son engagement.
Une fois, il avait fait à l'un de ses premiers sujets des offres de service
magnifiques.
— Tu as du talent, lui avait-il dit ; je suis sûr de ton avenir, et si tu m'en
crois, tu lâcheras la banlieue et tu iras frapper à la porte de la Comédie-
Fiançaise. C'est là qu'est ton affaire. Occupe-toi sérieusement; et, quand tu
commenceras tes démarches, viens me trouver, je te donnerai une lettre de
recommandation !
Le jeune homme le remercie mille et mille fois, et, à compter de ce mo-
ment, il ne pense plus qu'à la Comédie Française !
Au bout de quelques jours, il n'y tient plus, et vient trouver Jules.
— Comme tu le mets .maintenant? lui dit Jules, en l'apercevant tout dé
noir habillé. — Est-ce que tu vas te marier?
— Monsieur Jules, j'ai pensé à ce que vous m'avez dit, et, aujourd'hui
même, je vais aller voir M. Buloz.
— Le commissaire royal près la Comédie Française!.. Diable, tu as de
belles connaissances !
— Je ne le connais pas, au contraire, et je viens vous demander la lettre
de recommandation que vous m'avez offerte la semaine passée.
— Ah ! ah ! tu veux me quiiter !
— Dame ! monsieur Jules, c'est vous même qui m'avez conseillé...
— Oui ! oui ! mon garçon ! je me souviens bien. Entre aux Français ! Les
Français et la banlieue, il n'y a encore que ça, vois-tu ! Attends, je vais te
donner ta lettre.
Et il se met à écrire la missive en question, la cacheté et la remet au
jeune homme :
— Voilà ton affaire !
L'autre s'éloigne radieux.
Chemin faisant, notre jeune homme s'aperçoit que le pain à cacheter
n'est pas encore sec et qu'avec un peu de bonne volonté, il peut sans nul
empêchement savourer la prose élogieuse de son cher directeur.
A force de tourner et de retourner la lettre, celle-ci s'ouvre d'elle même*
exactement comme dans le Rarbier de Séville.
— Puisque la lettre est ouverte, lisons, dit le jeune homme qui se pré-
pare à l'avance à boire énormément de lait.
Il lit... vous devinez sans doute quoi ? tout le contraire de ce qu'il atten-
dait : la liste complète de toutes les mauvaises qualités que peut posséder un
comédien.
« C'est un crétin, impossible dans la comédie mais stupide dans le
drame... etc., etc. »
Il va sans dire que la lettre ne fut pas portée à son adresse.
Le protégé de Seveste se présenta tout seul et fut engagé.
Après avoir signé, il vint trouver son directeur :
— Mon cher monsieur Jules, c'est une affaire finie ! Engagé d'emblée !
et grâce à vous? grâce à votre bonne lettre ! Je n'oublierai jamais ça !
Jules fut stupéfait.
— Comment ! ils ont eu l'aplomb de l'engager malgré tout le mal que
j'en ai dit !.. Je parie que ces gaillards là n'en auraient pas voulu si j'en
avais dit du bien ! Ce théâtre finira mal !
XI
LA PETITE JENNY.
Notre ami Jules avait suivi jusqu'au bout l'exemple fraternel, et avait
épousé l'une de ses pensionnaires, une charmante jeune fille^ dit-on, quej
l'on ne connaissait gûères alors que sous le nom pittoresque de « la petite
Jenny. »
Cette petite Jenny avait* à ce qu'il paraît, un talent véritable et des succès
furibonds.
C'est au point que cette jeune merveille, ne voulait jouer la comédie que
sur le théâtre de son mari, avec les acteuré de son mari, dans les pièces
de son mari, le public parisien prit bravement son parti et se décida à fran-
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