Jean-Pierre Augustin
tournoi ; elles seront au nombre de 64 en 1903 (7). La fédération des
patronages de France favorise partout l’organisation du football. Elle pro
fite des divergences (8) qui l’opposent à l’USGF et à l’USFSA en particu
lier après l’organisation à Rome, le 6 septembre 1906, sur l’invitation du
pape, d’un concours de gymnastique et de sport, pour tenter de rompre
son isolement et créer un organisme concurrent de l’USFSA.
Pour cela elle permet le regroupement de fédérations de patronages qui
constituent en mars 1907 le Comité Français Interfédéral (CFI) fort de 490
sociétés, menaçant ainsi l’USFSA qui en compte 687. Ce comité, préalable
ment destiné à régir tous les sports devait par la suite limiter son action
au football et préparer la création de la Fédération française de football
association (FFFA). En 1907, le C.F.I. fait disputer la première finale du
trophée de France à Saint-Ouen. Cette première finale est remportée par le
patronage de l’Etoile des Deux Lacs ; trois autres fois entre 1908 et 1914
des patronages seront vainqueurs de ce trophée. En 1913, la FGSPF signe
un protocole d’accord précisant que le rugby est réservé à l’USFSA et le
football en C.F.I.
4. Le football devient le sport des patronages
Dans le Sud-Ouest, les patronages reçoivent le journal de la fédération
« Les Jeunes » et choisissent donc le football, ouvrant alors une polémique
entre les partisans du ballon rond et ceux du ballon ovale. Les défenseurs
du football affirment :
beaucoup moins hachée qu ’une partie de rugby. Le premier jeu est
gracieux, scientifique, il exige un sentiment très juste de la distance
une intelligence parfaite de son rôle. Le second est facilement
heurté, cafouillé, brutal et dégénère aisément en pugilats où l’on
cherche en vain une idée directrice ».
(Le Patriote, 27 février 1914)
Les Patronages organisent des rencontres et championnats de football
mais à l’occasion participent à un match de rugby. Ainsi, en 1914, une
équipe de Bourbaki, spécialiste de l’association, est vainqueur d’une équipe
de l’Avenir Palois. La victoire permet alors d’argumenter sur la supériorité
du football et puisque sans aucune préparation les fervents du ballon rond disposent si ai
sément des virtuoses de la boule ovale » (Le Patriote, 12 mai 1914).
Les Kroumirs deviennent les champions du football dans la région pa-
loise, ils comptent jusqu’à 5 équipes en 1914 et remportent la même année
le championnat de l’Union Pyrénéenne.
Pour lancer le football qui est peu connu en comparaison du rugby, Bour
baki fait venir des équipes extérieures : Paris en 1912 et Bilbao en 1914.
Le football devient le sport totem des patronages catholiques et le docteur
16
tournoi ; elles seront au nombre de 64 en 1903 (7). La fédération des
patronages de France favorise partout l’organisation du football. Elle pro
fite des divergences (8) qui l’opposent à l’USGF et à l’USFSA en particu
lier après l’organisation à Rome, le 6 septembre 1906, sur l’invitation du
pape, d’un concours de gymnastique et de sport, pour tenter de rompre
son isolement et créer un organisme concurrent de l’USFSA.
Pour cela elle permet le regroupement de fédérations de patronages qui
constituent en mars 1907 le Comité Français Interfédéral (CFI) fort de 490
sociétés, menaçant ainsi l’USFSA qui en compte 687. Ce comité, préalable
ment destiné à régir tous les sports devait par la suite limiter son action
au football et préparer la création de la Fédération française de football
association (FFFA). En 1907, le C.F.I. fait disputer la première finale du
trophée de France à Saint-Ouen. Cette première finale est remportée par le
patronage de l’Etoile des Deux Lacs ; trois autres fois entre 1908 et 1914
des patronages seront vainqueurs de ce trophée. En 1913, la FGSPF signe
un protocole d’accord précisant que le rugby est réservé à l’USFSA et le
football en C.F.I.
4. Le football devient le sport des patronages
Dans le Sud-Ouest, les patronages reçoivent le journal de la fédération
« Les Jeunes » et choisissent donc le football, ouvrant alors une polémique
entre les partisans du ballon rond et ceux du ballon ovale. Les défenseurs
du football affirment :
gracieux, scientifique, il exige un sentiment très juste de la distance
une intelligence parfaite de son rôle. Le second est facilement
heurté, cafouillé, brutal et dégénère aisément en pugilats où l’on
cherche en vain une idée directrice ».
(Le Patriote, 27 février 1914)
Les Patronages organisent des rencontres et championnats de football
mais à l’occasion participent à un match de rugby. Ainsi, en 1914, une
équipe de Bourbaki, spécialiste de l’association, est vainqueur d’une équipe
de l’Avenir Palois. La victoire permet alors d’argumenter sur la supériorité
du football et
sément des virtuoses de la boule ovale » (Le Patriote, 12 mai 1914).
Les Kroumirs deviennent les champions du football dans la région pa-
loise, ils comptent jusqu’à 5 équipes en 1914 et remportent la même année
le championnat de l’Union Pyrénéenne.
Pour lancer le football qui est peu connu en comparaison du rugby, Bour
baki fait venir des équipes extérieures : Paris en 1912 et Bilbao en 1914.
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