Titre : L'Indépendant des Basses-Pyrénées : paraissant les lundi, mercredi et vendredi ["puis" paraissant tous les jours excepté le dimanche "puis" journal républicain quotidien "puis" le mieux informé des journaux de la région]
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1926-12-17
Contributeur : Garet, Émile (1829-1912). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34416250c
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 17 décembre 1926 17 décembre 1926
Description : 1926/12/17 (A59,N17028). 1926/12/17 (A59,N17028).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5278543c
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3218
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/05/2020
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| INOCFENDANT - PAU 1
: C»iw«» POSTAUX H* ir.asa :
§ BOSDSAUX 1
| PUBLICITÉ : 1
I lflnoncitjui.it COMHI. (lui.) 1 .CS la ligna |
; Réclames (7 colonnes) 2 » — |
H Faits divers 3,80 — §
5 Chronique locale 4 » _ §
5 Kchos et Nouvelles ... 6 » — Ë
êilllMIIII||ini||||l||l|||„|„||||||||||||||||M||||| =
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DES BASSES-PYRÉNÉES
JOjLlR'NWt fe&PUBÜllCAllN
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Emile GARET, Fondateur
Henri LILLAZ, Directeur politique
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, | Le Numéro : 20 6eilt.
J.-A. CATALA, Rédacteur ep Çhef
4 . *,
1 flO» ANNÉE - w» 18.028 I
f VENDREDI î
I -17 |
1 DÉCEMBRE 1920 |
| «MNNIMUTI : 1 Mh f Mil lu|
=Pam (MT Hrtcu) .I2f 23f 4Sf I
|ip*w. mut. f2 22 40 |
Iuura* Mpart.. Il 21 4S I
| Etrunrw. 21 10 tl |
.ïniiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiitiiiitiiMiiiiiiiiiiitr.
M. Albert Sarraut prépare le retour
au scrutia d’arrondissement
4 c ± i -- . . ■ f 1
I ■ * . yT "—
+. « Pari9*. ~ W. Albçrt Sarraut, mi.
niatre de l’intérieur, travaille acti-
vement A mettre au point un projet
de loi concernant la réforme élec-
torale. Les dispositions envisagées
sont le retour au scrutin d’arrondis-
sement en tenant compte des réper-
cussions provoquées par la réforme
I! ' ù ..
' ** fi * , »•
arministrative. En conséquence, le
nombre des députés serait diminué
d’une vingtaine environ. Le minis-
tre songerait également à étendre
«0 4 à 6 ans la durée du mandat
législatif. Les députés seraient réé-
lus par tiers tous les 2 ans.
L’accord pariai
rèpe dans le Cabinet Poincaré
Paris. — Plusieurs journaux fran-
çais ont reproduit un prétendu in-
terview qu’un rédacteur de la « Na-
tionale Zeitung » aurait recueilli de
M. Stresemann et qui lui prête des
déclarations dénuées de tout fonde-
ment sur les difficultés qu'auraient
rencontré les négociations de Genè-
ve du fait d’un désaccord entre MM.
Briand et Poincaré.
M. Briand proteste avec indigna-
tion contre dé, tollés allégations de
presse contraires à toute réalité et
tendant à faire apparaître sur la
politique extérieure entre MM. Poin-
caré et Briand, un conflit qui n’exis-
te pas.
. ^ —
On annonce la rtlraite
de M. Seydoux
Paris. — M. Jacques Seydoux, di-
recteur-adjoint, des affaires, politi-
ques et commerciales au ministère
des affaires étrangères, prendra sa
retraite le 1er Janvier pour raison
de santé. M. Seydoux s'était parti-
culièrement spécialisé dans les
questions économiques, notamment
dans les Réparations.
Le parti radical-mile
lance on manifeste peur i’ii
des pueiies an deuxième leur
des ÉclionuéiiÉriales
Paris. — Dans sa réunion de mer-
ci edi, le comité exécutif du parti
radical et radical-socialiste a adop-
té le texte d’un manifeste en vue
des élections sénatoriales, manifeste
dont, voici les deux principaux pa-
ragraphes :
LE PROGRAMME
« Au dedans aussi poiiiioue de
paix par la subordination de tous
les intérêts particuliers, de tous le*>
égoïsmes à l’intérêt do la nation,
continuation du redressement mo-
nétaire et réalisation de l’assainisse-
ment financier par des sacrifices
demandée à tous selon leurs moyens
sans nul privilège et sans qu’aucu-
ne forme de la fortune en soit
exempte. »
LA TACTIQUE
Pour le triomphe de ce program-
me. en vue de la grande tâche à ac-
complir pour la patrie et pour la
République, nous adressons à tous
les démocrates un pressant appel.
Ils doivent s’unir, depuis 1er» socia-
listes jusqu’aux républicains de
gauche, sans équivoque, dan^ une
formation à la fois suffisatTTment
large et honnêtement délimitée. Pas
d’ostracisme, mais pas de compro-
mission soit avec les éléments de
dictature et de violence qui reçoi-
vent leur mot d’ordre de Moscou,
soit avec les partis de réaction et
avec ceux qui, en se déclarant répu-
blicains, pactiseront avec la droite
en vue de pratiquer avec elle une po.
iitique d’égoïsme social.
- A. —
I détachement militaire polonais
aurait violé la Mère allemande
Berlin. — On annonce que le gou-
vernement allemand vr» faire une dé-
marche à Varsovie pour protester
contre la violation de frontière dont
s’eet rendu coupable un détachement
militaire nolonais à la frontière al-
lemandè de la Prusto orientale.
Le Bilan de la Banqne de France
est Mie
Paris. — Le bilan hebdomadaire
de la Rauque de France aeduse une
diniinutioii de 750.415.190 fr. dans
la circulation des billets et ünfe di-
minution de 250 millions dans les
avances à l’Etat. Le total des achats
J J • li i î L ;
RETROUVERA-!- ON LES RESTES
«lu cooTtntionncl. Bozot et Pction?
Bordeaux. — On ignorait l’endroit
où avaient été inhumés les conven-
tionnels Buzot et Pétion qui avaient
été égorgés par des loups près de
Suint-F,million alors qu'ils échap-
paient aux terroristes.
En directeur d’école a trouvé dès
documents qui vont permettre d’en
treprendre des fouilles.
Dmrejmeb
Sofia. -— Depuis que la Noie coller-
hoc a de adressée au (jouvcrnemcnl
bulgare, les négociations en lamées en-
tre la liaiqarie et la Youqoslauic n’ont
p ment de publier une série, de docu-
ments proiwant que le gouvernement
yougoslave accueille favorablement les
réfugiés'appartenant au parti aqraricn
communiste bulgare et qu’il lès aide
meme à créer des organisations mili-
taires. .4 la suite de cette publication,
les négociai tons seront probablement
définitivement rompues et on s'attend
à ce que le ministre gongi, slave à Sofia
soit rappelé.
Berlin. — On mande de Vienne que
les représentants de lu France, de l’An-
gleterre et de l’Italie ont fait an minis-
tre des affaires étrangères autrichien
des représentations au sujet du dis-
cours prononcé mardi par le vice-chan-
celier d'Autriche, dans lequel celui-ci a
déclaré qu’aucune jouissance au monde
ne pourrait empêcher le rattachement
de l Autriche ri l’Allemagne.
Londres. — D'après des renseigne-
ments parvenus de Shanghaï, les trou-
pes de, Canton ont occupé Ilanq-Cheou
et menacent Shanghaï situé ri 180 kilo-
mètres. Files auraient déjà coupé la li-
gne du chemin de fer jusqu’à 34 kilo-
mètres de Shanghaï.
Berlin. - Un officier subalterne,
ivre, a tenté de faire sauter te navire
le guerre allemand Schleswig-Holstein
en mettant le feu à la soute des muni-
tions.
LES CHANGES
La Livre : 121.00
Le Dollar : 24.95 J
100 Pesetas : 381.00
Voir la Bourse et léo Changes 1
en 3" page. t
♦— l
La grande illusion
M. Seydoux, un des hauts fonc-
tionnaires du Quai d’Orsay, direc-
teur des affaires commerciales et fi-
nancières s’en va. D’autres démis-
sions plus sensationnelles encore se-
raient à la veille de se produire ;
M. Berthelet lui-même aurait, nous
aroure-t-on. fait comprendre à M.
Briand qu’il lui est impossible de le
seconder plus longtemps dans la
voie périlleux où il engage notre
paye», M. Briand y voit peut-être
plus clair que ses collaborateurs ;
le fait est qu’il a profondément cho-
qué le sentiment national en cédant
aux volontés de l’Allemagne qui exi-
geait la suppression de la Commis
sion de contrôle au moment où cel-
le-ci venait de révéler à la charge
de nos anciens ennemis de nouveaux
et graves manquements aux clause?»
militaires du traité de Vermines. Se
priver d’un moyen d’investigation
néce?»3aire à notre sécurité à l’heure
même où éclate la preuve de la du-
plicité allemande, c’est un combla.
fe"n effet cela heurte avec violence
notre instinct de conservation.
De tous côtés on reproche à M.
Briand de sacrifier des sûretés réel-
les à ce rêve du rapprochement
franco-allemand qui nous a tout
l’air d’être à notre portée comme la
lune au-dessous des toits. On com-
prendrait sans doute que notre gou-
vernement pacifique, désireux de
mettre fin aux haines, ù l’esprit de
revanche, récompensât largement
même toute preuve de bonne foi et
de sincérité donnée par le Reich ;
mais M. Briand fait l’inverse ; il
abandonne gage iuf gage dans l’es-
poir d’obtenir ensuite du cabinet do
Berlin un geste de loyauté qui ne
03 produit jamais j au contraire.
Sept ans après la signature de la
paix nous nous demandons avec
toujours plus d’anxiété si le Reich,
qui prétend nous obliger à évacuer
la Rhénanie, puio à désarmer, n’a
pas secrètement reconstitué toute sa
force militaire. Là est la grande fai-
blesse du Cabinet d’Union Nationa-
le. M. Poincaré ne dirige pas M.
Briand ;'il le suWt et M. Briqnd,
abandonnant de, pluo en plus le do-
maine des réalités ot s’élevant au-
dessus des contingences, pratique
une politique d’abstraction puro ; ii
subolitue aux exigencos de la défen-
se nationale les bons offices de la
Société des Nations qui deviendra
peut-être une grande force morale
mais qui n’est encore qu’une grande
illusion.
XX.
M lf* • . , .'4' -x, « , ' -v- ■
î Briand affirme n avoir pas
cessé -d’être en- accord avec
M. Poincaré. ==
U» POLITIQUE DU VHTICIH
7faits les viilieux bien informés,
on déclare qu'il convient de suivre
très attentivement, la politique re-
ligieuse du Saint-Siège en ce qui
concerne la France. On a, dit-on,
prononcé à propos de cette politi-
que, des mots qui ont eu un certain
retentissement sous le pontificat de
Léon XIII. Il semble que la politi-
que du Saint-Sicge se définisse plus
exactement dans la formule suivan-
te : Union a tout prix entre les ca-
tholiques et entre tous les catholi-
ques français. C'est ce que le Saint-
Siège a répété sans cc-s.se aux ca-
tholiques de France et qu'il répète
avec une égale fermeté aux catholi-
ques du monde entier.
liiltuiniiuiiuiiiinliiiunimmuiHUnn.)l(m,,,,,,,,,
CHEZ LES COMMUNISTES
Des bagarres se sont produites
hier à Lyon, pendant une réunion
des ouvriers boulangers, au cours
de laquelle deux des leurs ont étc
sérieusement mal menés. Une ving-
taine de syndicalistes révolution-
naires de tendances anarchistes
ont envahi le bureau de €. G. T. U.
qu'ils ont saccagés. Les assaillants
étaient pour la plupart des terras-
siers qui avaient mis revolver du
poing. Deux balles seulement ont
été tirées et l'une d'elles a blessé
°,u ?r“s Oauche le secrétaire de la
S. G. T. U., M. Le fort. Celui-ci a été
par ailleurs, roué ée -coups, ainsi
que son adjoint M. Misson. Les
agresseurs ont pris la fuite avant
l arrivée de la. police.
iitmiiiiiinniinii,iiiliili)li77,i)tMI|t|||)||)t)ttt|tttM||(t|||t)t —
LU CRISE ALLEMANDE
Le Cabinet d'Empire a adopté à
l'unanimité, une résoution aux ter-
mes de la quelle il s'est prononcé en
faveur de Iji constitution d'un gou-
vernement de coalition allant des
populistes aux socialistes unifiés. A
la suite de la décision du cabinet,
la fraction socialise du Reichstag
s'est réiinie hier soir et a adopté
une longue' résolution dont voici les
principaux passages : 1° La fraction
socialiste se déclare favorable à la
constitution d'un gouvernement de
grande coalition exige ce-
pendant àu préalable que le gouver-
nement, de M. Marx donc sa démis,
sion.
ninuiiiiiiiiiunuiiiiiiîïïimiiiiiiunHuniuiiiiuiiiin mm-
Le Sénat touche à la fin dn la discussion du Budget
La séance de mercredi soir
L’INSTRUCTION PUBLIQUE
Après le vote du budget dos pen-
sions on passe à l’instruction publi-
que.
M .Victor Bérard, président de
la commission ^le l’enseignement,
critique diverses réductions de cré-
dits opérées par la commission des
finances et demande des relève-
ments, qu’au cours de l’examen des
chapitres, la commission, après in-
tervention de M. Herriot, accorde
successivement.
M. Strauss, demande le rétablis-
sement du crédit de 2 millions pour
1rs prêts d’honneur, aux étudiants,
que la Chambre a votés et que la
commission des finances a réduits
à 1 million.
M. Fernand Faure, rapporteur,
repoussé cette augmentation. Com-
me M. Strauss insiste, le rappor-
teur général fait observer que c’est
le gouvernement lui-même qui avait
primitivement '.demandé 1 million
et que c’est ia Chambre qui a doublé
ce chiffre.
Le ministre ainsi mis en cause se
borne à s’en remettre à la décision
de l’assemblée et celle-ci, à mains
levées, repousse le chiffre de deux
millions.
M. Victor Bérard demande que le
ministre organise le troisième cente-
naire de la Sorbonne.
Um; augmentation de crédits de-
mandée par M. Strauss pour l'Aca-
demie de médecine est repoussée
I lusieurs relèvements de crédits
sont, par contre, acceptés par la
commission.
Le budget de l’instruction puhli-
que, y compris les services d’Alsa-
ce-Lorraine, est enfin voté:* «
La séance est ;suspe;ri(luc ù 18
heurqs {35.
LES. BEAUX-ARTS
A la reprise, on vote rapidement
le budget des bcaux-arls, puis le
budget annexe des monnaies et mé-
dailles et encore le budget de l’en-
seignement technique et, enfin, ce-
lui de l’Ecole centrale des arts et
manufactures.
L’INTERIEUR
Et. à 19 heures on aborde le bud-
get de l’intérieur.
M. Néron, puis M. Dausset regret-
tent qu'on n’ait pas encore fait la
reforme dés taxes communales et
départementales.
M. Marraud, rapporteur, appelle
l attention du ministre sur l’admi-
nistration préfectorale.
M.'Mrtrandi — Les ifonctioénairés pla-
ces « la suite depuis les récentes réfor-
mes q inquiètent. Il importe'de lek ras-
surer. J’ajoute que les préfets ont be-
soin d’avoir auprès d’eox des collabo-
rateurs tels que l’ont été jusqu’ici les
secrétaires généraux. Enfin; les traite-
ments des ijneütlb.rfc;; de, l’ad'ministration
préfectorale devraient être portés à un
niveau correspondant du prix actuel de
la vie. Il ne faut pas que 'les préfets
soient amenés à coèaptèr hur lcd asdcrrt-
blées locales pom-'barfalfc leurs émo-
luments. f • >• ’ ■ '■ .
Une longue discussion s’engage
sur le .chapitre premier. La com-
mission a opprimé le .crédit affec-
té à la direction des affaires algé-
riennes.
M. Albert Sarraut demande le ré-
laby.ssenientîdo ce crédit, faisant va
loir qu’il est indispensable d’avo’r
a.u mipistère? de l’intérieur un fbac-
tionnaire spécialement chargé des
affaires algériennes.
MM, Marraud et Schrameok in-
sistent pour la suppression de l’em-
ploi de directeur ; autrefois un chef
die bureau suffisait.
M. Henry de Jouvenei intervient,
cite des faits pour démontrer qu’en
maintes circonstances, un chef de
1)Ureau n’a pas eu l’autorité néces-
saire pour prendre des décisions in-
dispensables.
Finalement M. Doumer, président
de la commission des finances, de-
mande au, iyii|ist,re île. afeqgagor Si
étudier la question en rvùè de la
suppression future de çet>emploi* A
cette condition, la commission con-
sentira à lui faire confiance et à ré-
tabli!- provisoirement, le crédit.
M. Albert Sarraut prend volontiers
cet engagement.
L’incident est clos par le rétablis-
sement du crédit.
Les autres chapitres du budget
de l'intérieur sont promptement vo-
tés.
Séance levée à 19 heures 50.
Lt séance de jeudi matin
La séance est ouverte à 9 h. 40,
sous la présidence de M. Hervey,
vice-président.
COLONIES
ET AFFAIRES ETRANGERES
Le Sénat vote rapidement le bud-
get des colonies et entame la dis-
cussion du budget des affaires
étrangères. Au cours de cette dis-
cussion, M. Briand, ministres des
affaires étrangères, explique qu'un
grand débat sera institué à la ren-
trée sur la politique étrangère. A ce
moment là, le Sénat aura tous les
renseignements.
ALSACE-LORRAINE
ET MANUFACTURES
Le budget des affaires étrangè-
res est adopté, ainsi que celui des
manufactures et d’Alsace-Lorraine.>
LES REGIONS LIBEREES
On aborde ensuite le budget des
régions libérées dont les divers cha-
pitres sont adoptés après une réduc-
tion de 20.000 francs à titre indica-
tif sur le chapitre concernant le co- ]
mité de préconciliation et la garan- j
tie des prestations en nature.
P. T. T. et CAISSES D’EPARGNE i
On passe au budget des P. T. T. 1
dont tous les chapitres .sont adoptés £
sans débat, ainsi que le budget des <
Caisses d’Epargne. f
La suite de la discussion est ren-
voyée à cet après-midi 15 heures et t
la séance est levée à 12 h. 10. c
La séance de jendi après-midi p
La séance est ouverte à 15 h., sous
la présidence 'de M. Hervé, vice-
président.. ‘
LES FINANCES q
M. Poincaré est au banc du gou- «l
vernement. ■//,
L’ordre du jour appelle la disais- H
sion du budget du ministère des d,
finances, dont divers chapitres sont di
adoptés. a
La séance continue. te
Oo lit dans les jaomam parus ce matin é Paris...
La R. P. al les Partis
APRES L'ELECTION DU NORD
M. Emile Buré, dans l’Avenir,
persiste à louer un modo de scrutin
qui a fait faillite, après avoir en-
gendré cette « chambre introuva-
ble » du 11 mai :
Les résultats de 11’é.lection du Nord
se satisfont ipas> nos confrères de la
presse de gauche. Ge, n’est pas surpre-
nant et nous ne retiendrions pas leurs
commentaires larmoyants s’ils ne nous
offraient une occasion nouvelle de van-
ter les mérites du- mode de scrutin de
notre choix.
Nous sommes pour la R. P. et nous
soutenons qu’elle donne le maximum
de ggrantic à l’électeur «t aux partis;
avec elle l’électeur a quelques cnances
de pouvoir voter pour quelqu’un et non
contre quelqu’un, ce qui n’est pas né-
gligeable, et les partis sont assurés de
n’ètre pas frustrés des sièges que leur
méritent les voix qu’ils ont obtenues.
Ou l’a vu en particulier dans les
Basscs-Pyréjiées eu îpai 1924* quand
le parti républicain a perdu la plu-
part de ses sièges.,. , , , ,
».
Le Traité Italo-Albaoaîs crée 1
on problème international 1
LÉ JÈlf lTAtlEN ’
Pertinax l’expo3e dans 1’ Eoho de
Paris :
Le traité italo-allbanais du 27 novem-
bre dernier a créé un problème inter-
national qui n’est pas exempt de dan-
ger.
Rappelons une fois de plus que le
9 novembre 1921 les représentants à la
Conférence des ambassadeurs de la
France, de l’Angleterre, de il’Italie et
du VJapon signèrent un document' re-
connaissant l’intérêt stratégique émi-
nent dii gouvernement die Rome au
maintien des frontières de l’Albanie. Si
ces frontières étaient menacées l’Italie
serait chargée de les défendre, même
si, le Conseil de la Société des Nations
hésitait à la charger de cette mission.
Le traité du 27 novembre ajoute à ce
mandat de défense, il le développe en
une sorte de protection.
t Garantir en effet le « statu quo » po-
litique d’un pays aussi peu organisé
que l’Albanie ou les dans et les fac-
tions se succèdent au pouvoir, c’est se
réserver la faculté d’y intervenir à vo-
lonté qupeq s’ep faut. - i
‘ Les Inquiétudes Gehevoisés
«U '■ ■ v i
NOTRE MANSUETUDE FAIT PEUR
C’est; M. Gp^tavq Hervé qui écrit
dans la Victoire : , ,
En réalité.oh est inquiet parce qd’on
trouve très sincèrement que. notre mi-
nistre des affaires étrangères va trop
vite "et s'engage trop- i mhrudémihènt'
dans la voie du rapprochement franco-
allemand sans paraître cfonPaîtrc quoi
que cc soit à la mentalité allemande, i
Ce qu9l * a • de «ésalant ‘dansf cëtt'e
'mentalité. C’est que'toutèk nos conces-
sions depuis d'eux ans et iplttsV l*AiHbrhagnc
les interprète camtae des signes de fai-
blesse et comme des encoitragèirtehtk h
réclamer davantage le lendemain. Elle ;
a- obtenu bief la fctippresfcidh du‘! cbn-
trôle militaire des alliés auquel va
succéder ‘lac Vague surveillance ' die ;3a <
Société des Nations ; dé'inâiiî elle nous
demandera ('l’évacuation anticipéec de
la Rhénanie, après quoi elle incorpore- >
ta j’Aütriche. et ses 7 .millions d’AIle- <
mands ce qui portera son chiffre de po-
pulation à 71 imillions d’habitants.
QUESTIONS EN SOUFFRANCE \
De M. Jacques Bainville, dans j
Action Français» t j
La supériorité de la position qu’oc- (
oitpe l’Allemagne depuis Locarno et son t
entrée à la Société des Nations, c’est t
qu’elle a tout à demander et qu’elle a
toujours à demander.
Chacun des progrès dont se réjouit à
juste titre le Maréchal-Président, en
appelle un autre. L’Allemagne a en
outre, l’avantage qu’elle avait cessé de
posséder depuis Bismarck, des hommes
d’état intelligents à sa tête. Hindcmburg
et Stresemann ont compris que patien-
ce et longueur de temps faisaient plus
que force ni que rage. Ils ont tout inté-
rêt à détourner l’attention sur les me-
nées de leurs nationalistes tandis qu’ils
engrangent silencieusement.
—
Poétique et Religion
TA T VTTTTV
DU CARDINAL GASPARRI
Le secrétaire d’Etat du Pape, le
cardinal Gasparri, vient d’adresser
□ne 1 lettre publique au général de
Castelnau, président de la Fédéra-
tion Nationale Catholique, lettre
ians laquelle le ministre des affai-
res étrangères du St-Siège invite
les catholiques français à pratiquer
vis-à-vis de la République une « po-
litique de neutralité b> ae même que
Léon XIII préconisait la « politique
le, ralliement '• !
A ce sujet, l’Ere Nouvelle , écrit
’ort judicieüsement : ‘
La lettre dp Cardinal:re sous une forme courtoise et déta-
chée, ce qui fut, il y a vingt, ans, la
grande ceüfvrie jde notre Démocratie,
;’est-4-dire, la séparation de l’Eglise et
le l’Etat.
Ainsi c’cst le représentant de la plus
tiaute autorité catholique du monde,
lui enlève .leurs armes de combat à
?eux pour qui le. catholicisme est un
>rétexte à défier les institutions. C’est
e Vatican qui dit h ceux qui, pré-
endnnt défendre la religion. d’amour,
>rganisent la discordé et la haine en-
re Français : nous ne tenons pas du
out & cela.
j
LE MATCH DE LA CROIX-DU-PRINOE
LES MAORIS ONT BATTU DIFFICILEMENT LA SELECTION PAR
11 POINTS (2 ESSAIS, î BÛT SUR COUP FRANC) à 6 POINTS fl
BUT, 1 ESSAI). 11
' i-
La venue à Pau du fameux team
des hommes de bronze, comme un
de nos confrères les a dénommés,
de ces'beaux athlètes Maoris admi-
rablement doués pour le rugby,
avait attiré au Stade de la Croix-du-
Prince la foule des grand» jours.
Et cependant ce match avait lieu
un jour ouvrable, beaucoup de
sportifs étant sevrés du plaisir d’y
assister. Sans doute aucun, les re-
cords auraient été battus de très
loin si cette manifestation avait été
organisée dimanche. Souhaitons
'qu’en d’autre» circonstances la Fé-
dération Française de Rugby, orga-
nisatrice des compétitions de cette
importance favorise mieux notre
ville.
Toutefois, les plus belles espé-
rances furent dépassées, grâce à
l’appoint de la colonie étrangère
qui prise fort ce genre de specta-
cles, à celui de l’élément local qui
était largement représenté et enfin
à l’appoint d’un fort contingent de
sportsmen régionaux.
Le ciel de Pau, il est vrai, avait
1 cette occasion réservé ses faveurs
.iux sportifs et l’on sait le rôle, quie
ioue le temps dans des manifesta-
:ion de ce genre.
Le match de Championnat des
scolaires est à peine commencé que
Jéjà l’exode commence vers le
Stade de la Croix-du-Prince et
lu’un groupe important de sports-
nen pénètre dans l’enceinte au mo-
nent où les portes sont ouvertes à
13 heures.
Progressivement les diverses pla-
ces se garnissent et à 14 heures les
\ ihunes réservées sont déjà copieu-
sement garnies.
PHILIPPS
le fameux arrière
Quelques moments avants l’heure
- fixee pour la grande rencontre les
autorités civiles et militaires arri-
vent et sont reçues par une déléga-
i non de la Section Paloise. Le ser-
vice d’ordre dans l’enceinte, grâce
5 a un contrôle et une organisation
Î des plus sérieuses, fonctionne Ide
façon impeccable.
A l’extérieur, le mouvement in-
: lense dos automobiles est canalisé
de façon impeccable grâce au ser-
vice d’ordre prévu et dirigé par 1^
police municipale et la gendarmerie
LES PERSONNALITES
On remarque MM. Taussac, pré-
fet des Hautes-Pyrénées et son chef
de cabinet, Donon, chef de cabinet
du préfet des Basses-Pyrénées Ro-
zard, secrétaire général, Mirât, et
lleff, adjoints au maire, le comman-
dant Vaïsse, commandant la gen-
darmerie, le capitaine Lavagne le
capitaine Bdrgès, Ducreux, direc-
teur du Palais d’IIiver, de nombreux
conseillers municipaux, Gabe^jmai-
re d’Oloron, Fouriscot, président du
conseil d’arrondissement, les mem-
bres du comité de sélection, etc
etc....
Lfs Hore-d’OEuvres
Eoole Normale de Lesoar bat
Lycée
Les scolaires de Lescar et ceux de
Pau sont aux prises pour le Cham-
pionnat Universitaire de la Côte
Basque.
Le jeu est très rapide, les Palois
grâce à la supériorité de leurs li-
gnes arrières ou Higué se distingue,
prennent un léger avantage. A la
mi-temps cependant le score est
égal : 6 points, 2 essais de chaque
côté.
À la reprise, les scolaires du Ly-
icée de Pau se montrent plus entre-
prenants que leurs adversaires» qui
exploitent mieux cependant, quel-
ques occasibiüs. Siir une^attaque de
ileurs lignes arrières, les.. Lescariens
partant des '22 marquent un essai
au railieü des poteaux qui n’est pas
transformé.
Mais les palois réagissent et bot-
tent un joli drop portant leur score
à 10 contre 9.
. Sur un déplaît aux 40 mètres, Les-
car rétablit la situation à son avan-
tage par 12 à 10. La fin est sifflée
peu après sur ce résultat.
LES EQUIPES SONE PRÊTES
Enfin, voici le moment X.. Le
temps est clair. Cinq à six mille
spectateurs sont là peut-être et la
recette doit friser les quarante mille,
sillon les dépasser.
M. Roquebert, de Biarritz, appel-
le les équipes qui sont les suivan-
tes :
EQUIPE DES MAORIS
Arrière : Philipps (n° 25).
TroiSrQuarts : Falwasser .(n° 23),
Pelham (n° 18), Barclay (n° 22).
-i ‘ • i ; ; 1
1 Cinq-Huitièmes : Poteka fri 0 171.
1 Winvia (n° 19).
1 Demi : Love (n° 28).
Winger : Bell (n° 14).
’ . ; U. Gennnell (n° 2), Deainia
(n° 0, Rika (n° 0), Wilson (n° 9)
Manihira (ri 0 4), Robinson (n° 24) S*
Gennnell (n° 8).
(Les chiffres indiquent les numé-
ros des dossards).
SELECTION
BEARN.ARMACNAG-BICORRË
Arrière : Piquemal.
Trois-quarts : Réchède, PailhéL
Lorri, Villa.
Demis : Labayle, Sarrade.
Avants : Barron, Camicas, Du-
clos, Rouch, Châtelain, Taillantou,
Cazonave, Récaborde.
Les Maoris portent le maillot noir.
La Sélection le maillot blanc bor-
dé de rouge.
Les Maoris pénètrent et sont vive-
ment acclamés. Ils se rangent face
aux tribunes et c’est la mimique à
la fois comique et tragique de leur
chant de guerre.
La sélection fait son entrée, Caze-
nave en tète. Et aussitôt le jeu com-
mence.
DA PARTIE
lue ouverture sur touche donne la
Dalilc aux arrières; l’ailier est bloqué
par Piquemal ià quelques mètres des
outs. Le jeu est reporté au centre par
I iquemal, puis c’est un rush extrême-
'ment rapide des avants noirs. La mo-
bilité des évolutions est extrême. Très
belle échappée de Réchède qui porte
les hostilités aux 22 mètres des noirs.
LoveJe n° 16 (Shcrtland) le remplace. Un
coup irauc aux Maoris aux 22. Echange
de. coups de pied de déplacement à la
suite desquels Piquemal boücle 'Phi-
lipps-. Les ibil'ancs dominent, mais sur
lire ouverture des 40 mètres les noirs
remontent aux 22 adverses.
Sur coup de pied de rebond les noirS
menacent. Les blancs tournent aine mê-
lée, puis .les Maoris percent. Sur déga-
gement, Philipps manque la halle. Le
jeu va seul à l’essai. Le but est réussi.
Maoris : 5 points.
Châtelain s’échappe, puis sur coup
franc des 45 mètres, Piquemal réussit
un magnifique !but. *
Sélection : 3 points.
Coup franc aux noirs. Un dribbling
des Maoris gagne du terrain. Labayle
tape à suivre puis c’est un coup franc
aux blancs qui met Je jeu aux 22 des
noirs. Une maladresse de ia sélection
permet aux visiteurs de gagner du ter-
rain. Relie percée de Sarradie et belle
reprise de Piquemal qui, peu après, est
touché. Une attaque rapide des noirs
porte le jeu aux 22 des blancs d’où
un coup franc est tenté sans succès.
Tnülantou joue winger. En avant do
Philipps. Le jeu est aux 22 des noirs.
Une attaque Réchède-Taillantou man-
que l’essai d’un rien. 'La lutte est vive
dans le camp des noirs d’où Sarrade
manque un drop de très peu. Dégage-
ment de Châtelain. Sur off-side des
Maoris, coup franc tenté par Piquemal.
Rut manqué. 'Coup ifranc aux noms.
Selle touche de J’arriére de la ®éle^
ion. Relie bataille d’avants au centre
lu terrain. Un rush des noirs menace
es buts blancs.
Relie reprise de Taillantou. SUT dé-
placement de jeu, Barclay marque.
Maoris : 3 points.
La mi-temps est sifflée aussitôt après.
BARCLAY
Capitaine de l’Equipe des Maoris
Deuxième jni.temps
A la reprise le de^i de mêlée de là
sélection est remplacé par Dossat, du
Stadoceste. Les noirs ouvrent par une
passe au pied. Taillantou part et c’est
une vive attaque des blancs qui met
le jeu aux 22 des noirs. Un coup franc
leur permet de remonter aux 50 mètres.
Attaque des arrières noirs. Taillantou
sert Rcchède qui 411e et gagne trefoté
mètres. Off side dc.s noirs, coup franc
tenté par Piquemal. Attaque des blancs
sur réception. Jeu aux 22 des visiteurs.
Le match ne perd ipas de sa mobi-
lité, les noirs truquent fréquemment à
la mêlée. Une belle attaque des blancs
échoue sur Lorri. Obstruction dés visi-
teurs. Arrêt de volée de Piquemal qui,
dos 10 mètres, trouve une superbe ton-
chie.
Le jeu est égal. Cazenave troue, suivi
par Récaborde. Arrêt de volée de Villa.
Coup franc aux noirs. Touche rapide
des blancs. 'Le camp des visiteurs est
menacé mais la imMée de la sélection
flanche.
Le jeu est dur. Les blancs donnent
des signes de défaillance. Cazenave est
touché. L1 quitte un moment le terrain.
Attaque dangereuse des noirs bloqués
par Récaborde. „
Voir 1« suite en 3’ P«n
5 *®,*crio> 4t AJMonisnui'i'xttft f
| *•» OordtMer» - Pan |
§ îtUmoN» I o sa E
| TtLlanAMMia i 5
| INOCFENDANT - PAU 1
: C»iw«» POSTAUX H* ir.asa :
§ BOSDSAUX 1
| PUBLICITÉ : 1
I lflnoncitjui.it COMHI. (lui.) 1 .CS la ligna |
; Réclames (7 colonnes) 2 » — |
H Faits divers 3,80 — §
5 Chronique locale 4 » _ §
5 Kchos et Nouvelles ... 6 » — Ë
êilllMIIII||ini||||l||l|||„|„||||||||||||||||M||||| =
■ '••• > , • ■
DES BASSES-PYRÉNÉES
JOjLlR'NWt fe&PUBÜllCAllN
* iJ ' . - • * • • • 4 * 4 % r
_ . j
* ; * v r
Emile GARET, Fondateur
Henri LILLAZ, Directeur politique
■R[ ■Hp
™ls w* __
, | Le Numéro : 20 6eilt.
J.-A. CATALA, Rédacteur ep Çhef
4 . *,
1 flO» ANNÉE - w» 18.028 I
f VENDREDI î
I -17 |
1 DÉCEMBRE 1920 |
| «MNNIMUTI : 1 Mh f Mil lu|
=Pam (MT Hrtcu) .I2f 23f 4Sf I
|ip*w. mut. f2 22 40 |
Iuura* Mpart.. Il 21 4S I
| Etrunrw. 21 10 tl |
.ïniiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiitiiiitiiMiiiiiiiiiiitr.
M. Albert Sarraut prépare le retour
au scrutia d’arrondissement
4 c ± i -- . . ■ f 1
I ■ * . yT "—
+. « Pari9*. ~ W. Albçrt Sarraut, mi.
niatre de l’intérieur, travaille acti-
vement A mettre au point un projet
de loi concernant la réforme élec-
torale. Les dispositions envisagées
sont le retour au scrutin d’arrondis-
sement en tenant compte des réper-
cussions provoquées par la réforme
I! ' ù ..
' ** fi * , »•
arministrative. En conséquence, le
nombre des députés serait diminué
d’une vingtaine environ. Le minis-
tre songerait également à étendre
«0 4 à 6 ans la durée du mandat
législatif. Les députés seraient réé-
lus par tiers tous les 2 ans.
L’accord pariai
rèpe dans le Cabinet Poincaré
Paris. — Plusieurs journaux fran-
çais ont reproduit un prétendu in-
terview qu’un rédacteur de la « Na-
tionale Zeitung » aurait recueilli de
M. Stresemann et qui lui prête des
déclarations dénuées de tout fonde-
ment sur les difficultés qu'auraient
rencontré les négociations de Genè-
ve du fait d’un désaccord entre MM.
Briand et Poincaré.
M. Briand proteste avec indigna-
tion contre dé, tollés allégations de
presse contraires à toute réalité et
tendant à faire apparaître sur la
politique extérieure entre MM. Poin-
caré et Briand, un conflit qui n’exis-
te pas.
. ^ —
On annonce la rtlraite
de M. Seydoux
Paris. — M. Jacques Seydoux, di-
recteur-adjoint, des affaires, politi-
ques et commerciales au ministère
des affaires étrangères, prendra sa
retraite le 1er Janvier pour raison
de santé. M. Seydoux s'était parti-
culièrement spécialisé dans les
questions économiques, notamment
dans les Réparations.
Le parti radical-mile
lance on manifeste peur i’ii
des pueiies an deuxième leur
des ÉclionuéiiÉriales
Paris. — Dans sa réunion de mer-
ci edi, le comité exécutif du parti
radical et radical-socialiste a adop-
té le texte d’un manifeste en vue
des élections sénatoriales, manifeste
dont, voici les deux principaux pa-
ragraphes :
LE PROGRAMME
« Au dedans aussi poiiiioue de
paix par la subordination de tous
les intérêts particuliers, de tous le*>
égoïsmes à l’intérêt do la nation,
continuation du redressement mo-
nétaire et réalisation de l’assainisse-
ment financier par des sacrifices
demandée à tous selon leurs moyens
sans nul privilège et sans qu’aucu-
ne forme de la fortune en soit
exempte. »
LA TACTIQUE
Pour le triomphe de ce program-
me. en vue de la grande tâche à ac-
complir pour la patrie et pour la
République, nous adressons à tous
les démocrates un pressant appel.
Ils doivent s’unir, depuis 1er» socia-
listes jusqu’aux républicains de
gauche, sans équivoque, dan^ une
formation à la fois suffisatTTment
large et honnêtement délimitée. Pas
d’ostracisme, mais pas de compro-
mission soit avec les éléments de
dictature et de violence qui reçoi-
vent leur mot d’ordre de Moscou,
soit avec les partis de réaction et
avec ceux qui, en se déclarant répu-
blicains, pactiseront avec la droite
en vue de pratiquer avec elle une po.
iitique d’égoïsme social.
- A. —
I détachement militaire polonais
aurait violé la Mère allemande
Berlin. — On annonce que le gou-
vernement allemand vr» faire une dé-
marche à Varsovie pour protester
contre la violation de frontière dont
s’eet rendu coupable un détachement
militaire nolonais à la frontière al-
lemandè de la Prusto orientale.
Le Bilan de la Banqne de France
est Mie
Paris. — Le bilan hebdomadaire
de la Rauque de France aeduse une
diniinutioii de 750.415.190 fr. dans
la circulation des billets et ünfe di-
minution de 250 millions dans les
avances à l’Etat. Le total des achats
J J • li i î L ;
RETROUVERA-!- ON LES RESTES
«lu cooTtntionncl. Bozot et Pction?
Bordeaux. — On ignorait l’endroit
où avaient été inhumés les conven-
tionnels Buzot et Pétion qui avaient
été égorgés par des loups près de
Suint-F,million alors qu'ils échap-
paient aux terroristes.
En directeur d’école a trouvé dès
documents qui vont permettre d’en
treprendre des fouilles.
Dmrejmeb
Sofia. -— Depuis que la Noie coller-
hoc a de adressée au (jouvcrnemcnl
bulgare, les négociations en lamées en-
tre la liaiqarie et la Youqoslauic n’ont
p
ments proiwant que le gouvernement
yougoslave accueille favorablement les
réfugiés'appartenant au parti aqraricn
communiste bulgare et qu’il lès aide
meme à créer des organisations mili-
taires. .4 la suite de cette publication,
les négociai tons seront probablement
définitivement rompues et on s'attend
à ce que le ministre gongi, slave à Sofia
soit rappelé.
Berlin. — On mande de Vienne que
les représentants de lu France, de l’An-
gleterre et de l’Italie ont fait an minis-
tre des affaires étrangères autrichien
des représentations au sujet du dis-
cours prononcé mardi par le vice-chan-
celier d'Autriche, dans lequel celui-ci a
déclaré qu’aucune jouissance au monde
ne pourrait empêcher le rattachement
de l Autriche ri l’Allemagne.
Londres. — D'après des renseigne-
ments parvenus de Shanghaï, les trou-
pes de, Canton ont occupé Ilanq-Cheou
et menacent Shanghaï situé ri 180 kilo-
mètres. Files auraient déjà coupé la li-
gne du chemin de fer jusqu’à 34 kilo-
mètres de Shanghaï.
Berlin. - Un officier subalterne,
ivre, a tenté de faire sauter te navire
le guerre allemand Schleswig-Holstein
en mettant le feu à la soute des muni-
tions.
LES CHANGES
La Livre : 121.00
Le Dollar : 24.95 J
100 Pesetas : 381.00
Voir la Bourse et léo Changes 1
en 3" page. t
♦— l
La grande illusion
M. Seydoux, un des hauts fonc-
tionnaires du Quai d’Orsay, direc-
teur des affaires commerciales et fi-
nancières s’en va. D’autres démis-
sions plus sensationnelles encore se-
raient à la veille de se produire ;
M. Berthelet lui-même aurait, nous
aroure-t-on. fait comprendre à M.
Briand qu’il lui est impossible de le
seconder plus longtemps dans la
voie périlleux où il engage notre
paye», M. Briand y voit peut-être
plus clair que ses collaborateurs ;
le fait est qu’il a profondément cho-
qué le sentiment national en cédant
aux volontés de l’Allemagne qui exi-
geait la suppression de la Commis
sion de contrôle au moment où cel-
le-ci venait de révéler à la charge
de nos anciens ennemis de nouveaux
et graves manquements aux clause?»
militaires du traité de Vermines. Se
priver d’un moyen d’investigation
néce?»3aire à notre sécurité à l’heure
même où éclate la preuve de la du-
plicité allemande, c’est un combla.
fe"n effet cela heurte avec violence
notre instinct de conservation.
De tous côtés on reproche à M.
Briand de sacrifier des sûretés réel-
les à ce rêve du rapprochement
franco-allemand qui nous a tout
l’air d’être à notre portée comme la
lune au-dessous des toits. On com-
prendrait sans doute que notre gou-
vernement pacifique, désireux de
mettre fin aux haines, ù l’esprit de
revanche, récompensât largement
même toute preuve de bonne foi et
de sincérité donnée par le Reich ;
mais M. Briand fait l’inverse ; il
abandonne gage iuf gage dans l’es-
poir d’obtenir ensuite du cabinet do
Berlin un geste de loyauté qui ne
03 produit jamais j au contraire.
Sept ans après la signature de la
paix nous nous demandons avec
toujours plus d’anxiété si le Reich,
qui prétend nous obliger à évacuer
la Rhénanie, puio à désarmer, n’a
pas secrètement reconstitué toute sa
force militaire. Là est la grande fai-
blesse du Cabinet d’Union Nationa-
le. M. Poincaré ne dirige pas M.
Briand ;'il le suWt et M. Briqnd,
abandonnant de, pluo en plus le do-
maine des réalités ot s’élevant au-
dessus des contingences, pratique
une politique d’abstraction puro ; ii
subolitue aux exigencos de la défen-
se nationale les bons offices de la
Société des Nations qui deviendra
peut-être une grande force morale
mais qui n’est encore qu’une grande
illusion.
XX.
M lf* • . , .'4' -x, « , ' -v- ■
î Briand affirme n avoir pas
cessé -d’être en- accord avec
M. Poincaré. ==
U» POLITIQUE DU VHTICIH
7faits les viilieux bien informés,
on déclare qu'il convient de suivre
très attentivement, la politique re-
ligieuse du Saint-Siège en ce qui
concerne la France. On a, dit-on,
prononcé à propos de cette politi-
que, des mots qui ont eu un certain
retentissement sous le pontificat de
Léon XIII. Il semble que la politi-
que du Saint-Sicge se définisse plus
exactement dans la formule suivan-
te : Union a tout prix entre les ca-
tholiques et entre tous les catholi-
ques français. C'est ce que le Saint-
Siège a répété sans cc-s.se aux ca-
tholiques de France et qu'il répète
avec une égale fermeté aux catholi-
ques du monde entier.
liiltuiniiuiiuiiiinliiiunimmuiHUnn.)l(m,,,,,,,,,
CHEZ LES COMMUNISTES
Des bagarres se sont produites
hier à Lyon, pendant une réunion
des ouvriers boulangers, au cours
de laquelle deux des leurs ont étc
sérieusement mal menés. Une ving-
taine de syndicalistes révolution-
naires de tendances anarchistes
ont envahi le bureau de €. G. T. U.
qu'ils ont saccagés. Les assaillants
étaient pour la plupart des terras-
siers qui avaient mis revolver du
poing. Deux balles seulement ont
été tirées et l'une d'elles a blessé
°,u ?r“s Oauche le secrétaire de la
S. G. T. U., M. Le fort. Celui-ci a été
par ailleurs, roué ée -coups, ainsi
que son adjoint M. Misson. Les
agresseurs ont pris la fuite avant
l arrivée de la. police.
iitmiiiiiinniinii,iiiliili)li77,i)tMI|t|||)||)t)ttt|tttM||(t|||t)t —
LU CRISE ALLEMANDE
Le Cabinet d'Empire a adopté à
l'unanimité, une résoution aux ter-
mes de la quelle il s'est prononcé en
faveur de Iji constitution d'un gou-
vernement de coalition allant des
populistes aux socialistes unifiés. A
la suite de la décision du cabinet,
la fraction socialise du Reichstag
s'est réiinie hier soir et a adopté
une longue' résolution dont voici les
principaux passages : 1° La fraction
socialiste se déclare favorable à la
constitution d'un gouvernement de
grande coalition exige ce-
pendant àu préalable que le gouver-
nement, de M. Marx donc sa démis,
sion.
ninuiiiiiiiiiunuiiiiiiîïïimiiiiiiunHuniuiiiiuiiiin mm-
Le Sénat touche à la fin dn la discussion du Budget
La séance de mercredi soir
L’INSTRUCTION PUBLIQUE
Après le vote du budget dos pen-
sions on passe à l’instruction publi-
que.
M .Victor Bérard, président de
la commission ^le l’enseignement,
critique diverses réductions de cré-
dits opérées par la commission des
finances et demande des relève-
ments, qu’au cours de l’examen des
chapitres, la commission, après in-
tervention de M. Herriot, accorde
successivement.
M. Strauss, demande le rétablis-
sement du crédit de 2 millions pour
1rs prêts d’honneur, aux étudiants,
que la Chambre a votés et que la
commission des finances a réduits
à 1 million.
M. Fernand Faure, rapporteur,
repoussé cette augmentation. Com-
me M. Strauss insiste, le rappor-
teur général fait observer que c’est
le gouvernement lui-même qui avait
primitivement '.demandé 1 million
et que c’est ia Chambre qui a doublé
ce chiffre.
Le ministre ainsi mis en cause se
borne à s’en remettre à la décision
de l’assemblée et celle-ci, à mains
levées, repousse le chiffre de deux
millions.
M. Victor Bérard demande que le
ministre organise le troisième cente-
naire de la Sorbonne.
Um; augmentation de crédits de-
mandée par M. Strauss pour l'Aca-
demie de médecine est repoussée
I lusieurs relèvements de crédits
sont, par contre, acceptés par la
commission.
Le budget de l’instruction puhli-
que, y compris les services d’Alsa-
ce-Lorraine, est enfin voté:* «
La séance est ;suspe;ri(luc ù 18
heurqs {35.
LES. BEAUX-ARTS
A la reprise, on vote rapidement
le budget des bcaux-arls, puis le
budget annexe des monnaies et mé-
dailles et encore le budget de l’en-
seignement technique et, enfin, ce-
lui de l’Ecole centrale des arts et
manufactures.
L’INTERIEUR
Et. à 19 heures on aborde le bud-
get de l’intérieur.
M. Néron, puis M. Dausset regret-
tent qu'on n’ait pas encore fait la
reforme dés taxes communales et
départementales.
M. Marraud, rapporteur, appelle
l attention du ministre sur l’admi-
nistration préfectorale.
M.'Mrtrandi — Les ifonctioénairés pla-
ces « la suite depuis les récentes réfor-
mes q inquiètent. Il importe'de lek ras-
surer. J’ajoute que les préfets ont be-
soin d’avoir auprès d’eox des collabo-
rateurs tels que l’ont été jusqu’ici les
secrétaires généraux. Enfin; les traite-
ments des ijneütlb.rfc;; de, l’ad'ministration
préfectorale devraient être portés à un
niveau correspondant du prix actuel de
la vie. Il ne faut pas que 'les préfets
soient amenés à coèaptèr hur lcd asdcrrt-
blées locales pom-'barfalfc leurs émo-
luments. f • >• ’ ■ '■ .
Une longue discussion s’engage
sur le .chapitre premier. La com-
mission a opprimé le .crédit affec-
té à la direction des affaires algé-
riennes.
M. Albert Sarraut demande le ré-
laby.ssenientîdo ce crédit, faisant va
loir qu’il est indispensable d’avo’r
a.u mipistère? de l’intérieur un fbac-
tionnaire spécialement chargé des
affaires algériennes.
MM, Marraud et Schrameok in-
sistent pour la suppression de l’em-
ploi de directeur ; autrefois un chef
die bureau suffisait.
M. Henry de Jouvenei intervient,
cite des faits pour démontrer qu’en
maintes circonstances, un chef de
1)Ureau n’a pas eu l’autorité néces-
saire pour prendre des décisions in-
dispensables.
Finalement M. Doumer, président
de la commission des finances, de-
mande au, iyii|ist,re île. afeqgagor Si
étudier la question en rvùè de la
suppression future de çet>emploi* A
cette condition, la commission con-
sentira à lui faire confiance et à ré-
tabli!- provisoirement, le crédit.
M. Albert Sarraut prend volontiers
cet engagement.
L’incident est clos par le rétablis-
sement du crédit.
Les autres chapitres du budget
de l'intérieur sont promptement vo-
tés.
Séance levée à 19 heures 50.
Lt séance de jeudi matin
La séance est ouverte à 9 h. 40,
sous la présidence de M. Hervey,
vice-président.
COLONIES
ET AFFAIRES ETRANGERES
Le Sénat vote rapidement le bud-
get des colonies et entame la dis-
cussion du budget des affaires
étrangères. Au cours de cette dis-
cussion, M. Briand, ministres des
affaires étrangères, explique qu'un
grand débat sera institué à la ren-
trée sur la politique étrangère. A ce
moment là, le Sénat aura tous les
renseignements.
ALSACE-LORRAINE
ET MANUFACTURES
Le budget des affaires étrangè-
res est adopté, ainsi que celui des
manufactures et d’Alsace-Lorraine.>
LES REGIONS LIBEREES
On aborde ensuite le budget des
régions libérées dont les divers cha-
pitres sont adoptés après une réduc-
tion de 20.000 francs à titre indica-
tif sur le chapitre concernant le co- ]
mité de préconciliation et la garan- j
tie des prestations en nature.
P. T. T. et CAISSES D’EPARGNE i
On passe au budget des P. T. T. 1
dont tous les chapitres .sont adoptés £
sans débat, ainsi que le budget des <
Caisses d’Epargne. f
La suite de la discussion est ren-
voyée à cet après-midi 15 heures et t
la séance est levée à 12 h. 10. c
La séance de jendi après-midi p
La séance est ouverte à 15 h., sous
la présidence 'de M. Hervé, vice-
président.. ‘
LES FINANCES q
M. Poincaré est au banc du gou- «l
vernement. ■//,
L’ordre du jour appelle la disais- H
sion du budget du ministère des d,
finances, dont divers chapitres sont di
adoptés. a
La séance continue. te
Oo lit dans les jaomam parus ce matin é Paris...
La R. P. al les Partis
APRES L'ELECTION DU NORD
M. Emile Buré, dans l’Avenir,
persiste à louer un modo de scrutin
qui a fait faillite, après avoir en-
gendré cette « chambre introuva-
ble » du 11 mai :
Les résultats de 11’é.lection du Nord
se satisfont ipas> nos confrères de la
presse de gauche. Ge, n’est pas surpre-
nant et nous ne retiendrions pas leurs
commentaires larmoyants s’ils ne nous
offraient une occasion nouvelle de van-
ter les mérites du- mode de scrutin de
notre choix.
Nous sommes pour la R. P. et nous
soutenons qu’elle donne le maximum
de ggrantic à l’électeur «t aux partis;
avec elle l’électeur a quelques cnances
de pouvoir voter pour quelqu’un et non
contre quelqu’un, ce qui n’est pas né-
gligeable, et les partis sont assurés de
n’ètre pas frustrés des sièges que leur
méritent les voix qu’ils ont obtenues.
Ou l’a vu en particulier dans les
Basscs-Pyréjiées eu îpai 1924* quand
le parti républicain a perdu la plu-
part de ses sièges.,. , , , ,
».
Le Traité Italo-Albaoaîs crée 1
on problème international 1
LÉ JÈlf lTAtlEN ’
Pertinax l’expo3e dans 1’ Eoho de
Paris :
Le traité italo-allbanais du 27 novem-
bre dernier a créé un problème inter-
national qui n’est pas exempt de dan-
ger.
Rappelons une fois de plus que le
9 novembre 1921 les représentants à la
Conférence des ambassadeurs de la
France, de l’Angleterre, de il’Italie et
du VJapon signèrent un document' re-
connaissant l’intérêt stratégique émi-
nent dii gouvernement die Rome au
maintien des frontières de l’Albanie. Si
ces frontières étaient menacées l’Italie
serait chargée de les défendre, même
si, le Conseil de la Société des Nations
hésitait à la charger de cette mission.
Le traité du 27 novembre ajoute à ce
mandat de défense, il le développe en
une sorte de protection.
t Garantir en effet le « statu quo » po-
litique d’un pays aussi peu organisé
que l’Albanie ou les dans et les fac-
tions se succèdent au pouvoir, c’est se
réserver la faculté d’y intervenir à vo-
lonté qupeq s’ep faut. - i
‘ Les Inquiétudes Gehevoisés
«U '■ ■ v i
NOTRE MANSUETUDE FAIT PEUR
C’est; M. Gp^tavq Hervé qui écrit
dans la Victoire : , ,
En réalité.oh est inquiet parce qd’on
trouve très sincèrement que. notre mi-
nistre des affaires étrangères va trop
vite "et s'engage trop- i mhrudémihènt'
dans la voie du rapprochement franco-
allemand sans paraître cfonPaîtrc quoi
que cc soit à la mentalité allemande, i
Ce qu9l * a • de «ésalant ‘dansf cëtt'e
'mentalité. C’est que'toutèk nos conces-
sions
les interprète camtae des signes de fai-
blesse et comme des encoitragèirtehtk h
réclamer davantage le lendemain. Elle ;
a- obtenu bief la fctippresfcidh du‘! cbn-
trôle militaire des alliés auquel va
succéder ‘lac Vague surveillance ' die ;3a <
Société des Nations ; dé'inâiiî elle nous
demandera ('l’évacuation anticipéec de
la Rhénanie, après quoi elle incorpore- >
ta j’Aütriche. et ses 7 .millions d’AIle- <
mands ce qui portera son chiffre de po-
pulation à 71 imillions d’habitants.
QUESTIONS EN SOUFFRANCE \
De M. Jacques Bainville, dans j
Action Français» t j
La supériorité de la position qu’oc- (
oitpe l’Allemagne depuis Locarno et son t
entrée à la Société des Nations, c’est t
qu’elle a tout à demander et qu’elle a
toujours à demander.
Chacun des progrès dont se réjouit à
juste titre le Maréchal-Président, en
appelle un autre. L’Allemagne a en
outre, l’avantage qu’elle avait cessé de
posséder depuis Bismarck, des hommes
d’état intelligents à sa tête. Hindcmburg
et Stresemann ont compris que patien-
ce et longueur de temps faisaient plus
que force ni que rage. Ils ont tout inté-
rêt à détourner l’attention sur les me-
nées de leurs nationalistes tandis qu’ils
engrangent silencieusement.
—
Poétique et Religion
TA T VTTTTV
DU CARDINAL GASPARRI
Le secrétaire d’Etat du Pape, le
cardinal Gasparri, vient d’adresser
□ne 1 lettre publique au général de
Castelnau, président de la Fédéra-
tion Nationale Catholique, lettre
ians laquelle le ministre des affai-
res étrangères du St-Siège invite
les catholiques français à pratiquer
vis-à-vis de la République une « po-
litique de neutralité b> ae même que
Léon XIII préconisait la « politique
le, ralliement '• !
A ce sujet, l’Ere Nouvelle , écrit
’ort judicieüsement : ‘
La lettre dp Cardinal
chée, ce qui fut, il y a vingt, ans, la
grande ceüfvrie jde notre Démocratie,
;’est-4-dire, la séparation de l’Eglise et
le l’Etat.
Ainsi c’cst le représentant de la plus
tiaute autorité catholique du monde,
lui enlève .leurs armes de combat à
?eux pour qui le. catholicisme est un
>rétexte à défier les institutions. C’est
e Vatican qui dit h ceux qui, pré-
endnnt défendre la religion. d’amour,
>rganisent la discordé et la haine en-
re Français : nous ne tenons pas du
out & cela.
j
LE MATCH DE LA CROIX-DU-PRINOE
LES MAORIS ONT BATTU DIFFICILEMENT LA SELECTION PAR
11 POINTS (2 ESSAIS, î BÛT SUR COUP FRANC) à 6 POINTS fl
BUT, 1 ESSAI). 11
' i-
La venue à Pau du fameux team
des hommes de bronze, comme un
de nos confrères les a dénommés,
de ces'beaux athlètes Maoris admi-
rablement doués pour le rugby,
avait attiré au Stade de la Croix-du-
Prince la foule des grand» jours.
Et cependant ce match avait lieu
un jour ouvrable, beaucoup de
sportifs étant sevrés du plaisir d’y
assister. Sans doute aucun, les re-
cords auraient été battus de très
loin si cette manifestation avait été
organisée dimanche. Souhaitons
'qu’en d’autre» circonstances la Fé-
dération Française de Rugby, orga-
nisatrice des compétitions de cette
importance favorise mieux notre
ville.
Toutefois, les plus belles espé-
rances furent dépassées, grâce à
l’appoint de la colonie étrangère
qui prise fort ce genre de specta-
cles, à celui de l’élément local qui
était largement représenté et enfin
à l’appoint d’un fort contingent de
sportsmen régionaux.
Le ciel de Pau, il est vrai, avait
1 cette occasion réservé ses faveurs
.iux sportifs et l’on sait le rôle, quie
ioue le temps dans des manifesta-
:ion de ce genre.
Le match de Championnat des
scolaires est à peine commencé que
Jéjà l’exode commence vers le
Stade de la Croix-du-Prince et
lu’un groupe important de sports-
nen pénètre dans l’enceinte au mo-
nent où les portes sont ouvertes à
13 heures.
Progressivement les diverses pla-
ces se garnissent et à 14 heures les
\ ihunes réservées sont déjà copieu-
sement garnies.
PHILIPPS
le fameux arrière
Quelques moments avants l’heure
- fixee pour la grande rencontre les
autorités civiles et militaires arri-
vent et sont reçues par une déléga-
i non de la Section Paloise. Le ser-
vice d’ordre dans l’enceinte, grâce
5 a un contrôle et une organisation
Î des plus sérieuses, fonctionne Ide
façon impeccable.
A l’extérieur, le mouvement in-
: lense dos automobiles est canalisé
de façon impeccable grâce au ser-
vice d’ordre prévu et dirigé par 1^
police municipale et la gendarmerie
LES PERSONNALITES
On remarque MM. Taussac, pré-
fet des Hautes-Pyrénées et son chef
de cabinet, Donon, chef de cabinet
du préfet des Basses-Pyrénées Ro-
zard, secrétaire général, Mirât, et
lleff, adjoints au maire, le comman-
dant Vaïsse, commandant la gen-
darmerie, le capitaine Lavagne le
capitaine Bdrgès, Ducreux, direc-
teur du Palais d’IIiver, de nombreux
conseillers municipaux, Gabe^jmai-
re d’Oloron, Fouriscot, président du
conseil d’arrondissement, les mem-
bres du comité de sélection, etc
etc....
Lfs Hore-d’OEuvres
Eoole Normale de Lesoar bat
Lycée
Les scolaires de Lescar et ceux de
Pau sont aux prises pour le Cham-
pionnat Universitaire de la Côte
Basque.
Le jeu est très rapide, les Palois
grâce à la supériorité de leurs li-
gnes arrières ou Higué se distingue,
prennent un léger avantage. A la
mi-temps cependant le score est
égal : 6 points, 2 essais de chaque
côté.
À la reprise, les scolaires du Ly-
icée de Pau se montrent plus entre-
prenants que leurs adversaires» qui
exploitent mieux cependant, quel-
ques occasibiüs. Siir une^attaque de
ileurs lignes arrières, les.. Lescariens
partant des '22 marquent un essai
au railieü des poteaux qui n’est pas
transformé.
Mais les palois réagissent et bot-
tent un joli drop portant leur score
à 10 contre 9.
. Sur un déplaît aux 40 mètres, Les-
car rétablit la situation à son avan-
tage par 12 à 10. La fin est sifflée
peu après sur ce résultat.
LES EQUIPES SONE PRÊTES
Enfin, voici le moment X.. Le
temps est clair. Cinq à six mille
spectateurs sont là peut-être et la
recette doit friser les quarante mille,
sillon les dépasser.
M. Roquebert, de Biarritz, appel-
le les équipes qui sont les suivan-
tes :
EQUIPE DES MAORIS
Arrière : Philipps (n° 25).
TroiSrQuarts : Falwasser .(n° 23),
Pelham (n° 18), Barclay (n° 22).
-i ‘ • i ; ; 1
1 Cinq-Huitièmes : Poteka fri 0 171.
1 Winvia (n° 19).
1 Demi : Love (n° 28).
Winger : Bell (n° 14).
’ . ; U. Gennnell (n° 2), Deainia
(n° 0, Rika (n° 0), Wilson (n° 9)
Manihira (ri 0 4), Robinson (n° 24) S*
Gennnell (n° 8).
(Les chiffres indiquent les numé-
ros des dossards).
SELECTION
BEARN.ARMACNAG-BICORRË
Arrière : Piquemal.
Trois-quarts : Réchède, PailhéL
Lorri, Villa.
Demis : Labayle, Sarrade.
Avants : Barron, Camicas, Du-
clos, Rouch, Châtelain, Taillantou,
Cazonave, Récaborde.
Les Maoris portent le maillot noir.
La Sélection le maillot blanc bor-
dé de rouge.
Les Maoris pénètrent et sont vive-
ment acclamés. Ils se rangent face
aux tribunes et c’est la mimique à
la fois comique et tragique de leur
chant de guerre.
La sélection fait son entrée, Caze-
nave en tète. Et aussitôt le jeu com-
mence.
DA PARTIE
lue ouverture sur touche donne la
Dalilc aux arrières; l’ailier est bloqué
par Piquemal ià quelques mètres des
outs. Le jeu est reporté au centre par
I iquemal, puis c’est un rush extrême-
'ment rapide des avants noirs. La mo-
bilité des évolutions est extrême. Très
belle échappée de Réchède qui porte
les hostilités aux 22 mètres des noirs.
Love
coup irauc aux Maoris aux 22. Echange
de. coups de pied de déplacement à la
suite desquels Piquemal boücle 'Phi-
lipps-. Les ibil'ancs dominent, mais sur
lire ouverture des 40 mètres les noirs
remontent aux 22 adverses.
Sur coup de pied de rebond les noirS
menacent. Les blancs tournent aine mê-
lée, puis .les Maoris percent. Sur déga-
gement, Philipps manque la halle. Le
jeu
Maoris : 5 points.
Châtelain s’échappe, puis sur coup
franc des 45 mètres, Piquemal réussit
un magnifique !but. *
Sélection : 3 points.
Coup franc aux noirs. Un dribbling
des Maoris gagne du terrain. Labayle
tape à suivre puis c’est un coup franc
aux blancs qui met Je jeu aux 22 des
noirs. Une maladresse de ia sélection
permet aux visiteurs de gagner du ter-
rain. Relie percée de Sarradie et belle
reprise de Piquemal qui, peu après, est
touché. Une attaque rapide des noirs
porte le jeu aux 22 des blancs d’où
un coup franc est tenté sans succès.
Tnülantou joue winger. En avant do
Philipps. Le jeu est aux 22 des noirs.
Une attaque Réchède-Taillantou man-
que l’essai d’un rien. 'La lutte est vive
dans le camp des noirs d’où Sarrade
manque un drop de très peu. Dégage-
ment de Châtelain. Sur off-side des
Maoris, coup franc tenté par Piquemal.
Rut manqué. 'Coup ifranc aux noms.
Selle touche de J’arriére de la ®éle^
ion. Relie bataille d’avants au centre
lu terrain. Un rush des noirs menace
es buts blancs.
Relie reprise de Taillantou. SUT dé-
placement de jeu, Barclay marque.
Maoris : 3 points.
La mi-temps est sifflée aussitôt après.
BARCLAY
Capitaine de l’Equipe des Maoris
Deuxième jni.temps
A la reprise le de^i de mêlée de là
sélection est remplacé par Dossat, du
Stadoceste. Les noirs ouvrent par une
passe au pied. Taillantou part et c’est
une vive attaque des blancs qui met
le jeu aux 22 des noirs. Un coup franc
leur permet de remonter aux 50 mètres.
Attaque des arrières noirs. Taillantou
sert Rcchède qui 411e et gagne trefoté
mètres. Off side dc.s noirs, coup franc
tenté par Piquemal. Attaque des blancs
sur réception. Jeu aux 22 des visiteurs.
Le match ne perd ipas de sa mobi-
lité, les noirs truquent fréquemment à
la mêlée. Une belle attaque des blancs
échoue sur Lorri. Obstruction dés visi-
teurs. Arrêt de volée de Piquemal qui,
dos 10 mètres, trouve une superbe ton-
chie.
Le jeu est égal. Cazenave troue, suivi
par Récaborde. Arrêt de volée de Villa.
Coup franc aux noirs. Touche rapide
des blancs. 'Le camp des visiteurs est
menacé mais la imMée de la sélection
flanche.
Le jeu est dur. Les blancs donnent
des signes de défaillance. Cazenave est
touché. L1 quitte un moment le terrain.
Attaque dangereuse des noirs bloqués
par Récaborde. „
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