Titre : L'Indépendant des Basses-Pyrénées : paraissant les lundi, mercredi et vendredi ["puis" paraissant tous les jours excepté le dimanche "puis" journal républicain quotidien "puis" le mieux informé des journaux de la région]
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1926-09-26
Contributeur : Garet, Émile (1829-1912). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34416250c
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 26 septembre 1926 26 septembre 1926
Description : 1926/09/26 (A59,N17958)-1926/09/27. 1926/09/26 (A59,N17958)-1926/09/27.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5275490r
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3218
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/04/2020
: 0ÊDACT10R k ADM1KI8TRAT10II
11, Roe des Cordelien ■ Pan
TlLlraoNU O-SS
TfLlaHAMMBS I
INDÉPENDANT • PAU
GHIQUM POSTAUX N* IT.SM
■ONCIAUX
PUBLICITÉ ;
«t MNN.(IC*I.) 1 1.361*1*!»'
Récl»me«(6 colonne»).’ | 50' —
Faite diven...3 » —
Chronique lootle...,. ( i -
Écho* «tlfomveliee ... 5 » —
INmilllllMIIIIIMIIIMIIIIIIIIIMIIIIIIIIHlIlIlHi
■"'ifgmm .-ît ÊÊJf' “ ” iM -, "■ M • j ,
L’INDEPENDANT
: DESIBASSES-P.YRÉNÉES ; ■ „ , ,0 _J -
Emile GARET, Fondateur ' ’ Le Numéro : 20 Cent.
JOURNAL RÉPUBLICAIN
, • ■ . , , T * If ' • ■ •
I v 59* ANNÉE - N» 17.938 j
DIMANCHE-LUNDI
26-27
SEPTEMBRE 1926
ABONNEMENTS : * n*t» « m*I* !»
Pin (»ir ^rt.cr) . i 2f 23f 45f
Ê Dépir» I.-P. et Liait. 12 %% 40
| Autres Départ.. 13 23 45
[ Étranger 28 50 95
Des Economies'.!
l.a mort dans l’âme, ori s’est
décidé à CM! faire quelques-unes.
(Iliaque ministre a été convié à
dt •essor la liste des compressions
de dépenses possibles 'et, par dé-
cret, on vient de supprimer des
tribunaux ainsi que des sous-pré-
fectures. On annonce aussi la li-
quidation d’un arsenal, ainsi que
la désaffectation d’un certain
nombre de casernes peut fré-
quentées et de prisons sans pri-
sonniers.
Aussitôt, un toile s’élève. Sé-
nateurs et députés sont en émoi.
Quoi, cet excellent sous-préfet,
agent électorat précieux pour le
candidat officiel va s’en aller.
Mais c’est une élection compro-
mise ! Quelle abomination ! On
MI supprimer des casernes, mais
que vont devenir les bistrots et les
restaurateurs, le bazar de la Mai-
rie ?
Alors les protestataires écrivent
aux députés, aux sénateurs du dé-
partement el ceux-ci se hâtent
d’annoncer qu’ils vont interpel-
ler le président du Conseil. Ah 1
mais, ca ne se passera pas comme
Ça !
★
★ ★
Nous en sommes là. Nos radi-
caux socialistes, pacifistes à tous
crins, veulent le service d’un an,
\oire meme pas de service du
toul, mais ils entendent conser-
ver et garnir les casernes. Comme
cela, leurs électeurs ne souffri-
ront pas des économies dont on
parle constamment tout en sou-
haitant qu’on ne les réalise ja-
mais.
Voyez ccs farouches commu-
nistes, toul imprégnés de l’esprit
de Moscou, (pii réclament la sup-
pression de la marine de guerre,
qui préconisent le désarmement
général, ils poussent des cris d’or-
fraie dès qu'on parle de toucher
aux arsenaux. A ces magnifiques
arsenaux de l’Etat où les répara-
tions coûtent fio % plus cher que
si clics étaient faites par l’indus-
trie privée, où le gaspillage rè-
gne en maître et la « bclole » en
maîtresse, en attendant que l’on
trouve les fonds nécessaires pour
commencer à exécuter, à un prix
de revient défiant toute compa-
raison, quelque programme na-
val !
*Ar
★ *
Que résultera-t-il de ces inter-
pellations ? On ne sait. Pourtant
avec quelle limidité le gouverne-
mcul porte la hache dans la foret
administrative ! Avec quel respect
de ccs droits que l’on réputé « ac-
quis ». Il n’ose parler de la ces-
sion ou de l’exploitation en régie
des monopoles, qui assurerait
pourtant un rendement bien su-
périeur. Non, il sc borne à pro-
met Ire de les « industrialiser »,
c’est-à-dire qu’il va s’essayer —
sans réussir d’ailleurs — à les ex-
ploiter comme le ferait l’indus-
trie privée. Alors pourquoi ne pas
alléger franchement le budget cl
les passer carrément à l’industrie
privée ? Ou coup, 1 Etat se de-
barrasserait de réclamations et de
menaces. Mais l’Etat ii est que la
cohorte des politiciens qui ont
trop besoin — pour assurer leur
réélection, cil casant les parents
d amis dé leurs agents électoraux
— de*? pépinières que représen-
tent nos grandes administratiins.
★ T * * ‘
* ★
Comment les fonctionnaires
mal payés, ne réclament-ils pas,
eux-inèmes, impérieusement, la
réduction de leur nombre et une
extension de leurs fonctions, en
même temps qu’une rémunéra-
tion plus large ? Cela ne vau-
drait-il pas beaucoup mieux que
de se fier aux promesses iiTéali
sables de nos démagogues ? ,
Nous verrons, à la rentrée
comment nos députés et séna
leurs accueilleront ces trop mai
grès économies et s’ils oseron
voter contre un cabinet à la CORS
fitulion duquel ils ont applaud
parce qu’il essaie enfin, de mettr
le train de vie de l’Etat en haf
monie avec scs moyens.
w .
On ne peut diminuer le nom
bre des fonctionnaires sans ei
-iMrnercibr ^qnelques-T^n^, Pa
plus qu’on ne saurait faire d (
molette sans casser d’oeufs..
ceux qui ' vivaient de la Natio
et qu’elle ne peut plus continue
à nourrir inutilement, de se n
signer à l’inévitable et de po
ter ailleurs leur activité. En Frai
ce, heureusement, on a besoin <
bras et d’intelligences partou
puisqu’on est obligé de faire a
pel à E Etranger pour assurer
fonctionnement de la machii
économique. ^
la Ai des nus
M. Poincaré refuse de recevoir
la délégation
A l'issue de la réunion tenue au
Palais d’Orsay, par les maires de
chefs-lieux d’arrondissement venus
de divers points (lu territoire, une
délégation a été désignée pour de-
mander audience au président du
Conseil afin de lui présenter la ré-
solution adoptée.
Cet ordre du jour qui affirme Far-
dent désir dos maires de collaborer
à J’oeuvre de redressement finan-
cier, proteste contre l’improvisation
des mesures et notamment contre
une centralisation abusive. Les mai-
res demandaient encore la suppres-
sion du décret jusqu'au jour où le
Parlement se prononcerait sur la
réforme,
M* Poincaré a répondu qu’il était
toul disposé à recevoir individueiie-
'incnt dos maires désireux de lui
faire une communication, mais qu’il
avait le regret de ne pouvoir rece-
voir la délégation des maires, délé-
gation qui ne constitue pas,’ à sa
connaissance, une association re-
connue.
Los moires décident de se constituer
en association
Pu certain nombre de mains, en-
core présents a Paris, fe saut alors
,(M,nis au Palais-Houi'hon, sous la
présidence de M. Faleoz, dépôt-} de
la Savoie.
Après examen de la situation une
motion de protestaiim a été u>;ée,
qui est ainsi conçue ;
" Les maires des chefs-lieux d'arron-
dissements, réunis à Paris le 24 sci>-
tembre 1926, regrettent la décision pri-
se par le président du conseil de no
pas les recevoir en délégation. Ils affir-
ment, en 'dehors de toute préoccupation
politique, que leur seul désir était d’at-
tirer respectueusement l’attention du
gouvernement sur la répercussion de
certaines mesures, dont ,l’application
brusquée serait extrêmement domma-
geable pour les intérêts qui leur sont
confiés. Au nom des populations qu’ils
représentent, ils protestent contre l’at-
titude d’iin gouvernement qui Se refuse
à une loyale collailvoration avec les élus
régulièrement mandatés. <
Finalement, ..FAssoqibléo a décidé
do constituer .sur-le-ctyamo une As-
sociât ion- des maires,
TIRAGES FINANCIERS
Ville de Paris 1910.
I-ç 378.8Ej gagne 100,000 fr.
Ville de Paris 1899.
Le n° 10.700 gagne 50.000 Jr.
—- * ■ ■ •' ■+» ' ''
Demi-Mesures
Réunis hier, à Paris, sur l’initia-
tive de M. Faleoz, député républi-
cain socialiste de Savoie, cent-seize
maires de chefs-lieux d’arrondisse-
ment ont rédigé une protestation
principalement dirigée contre la ré-
forme judiciaire. Ils voulaient taire
porter par une délégation, cet ordre
du jour à M. Poincaré mais le pré-
sident du Conseil les a prévenus
qu’il ne les recevrait pas.
De ceci, nous approuvons M.
Poincaré. Il ne pouvait accueillir
en délégation, une association qui
n’était pas encore régulièrement
constituée. Nous ne sommes pas du-
pes, d’autre part, des intentions de
M. Faleoz. La présence à sa réunion
| de certains cartellistes notoires
comme Léon Meyer ,député-maire
du Havre, sous-préfecture épargnée,
favorisée même par les décrets, in-
dique clairement qu’il s’agissait d’u-
ne manoeuvre politique nettement
dirigée contre le cabinet d’Union
Nationale. s
Ceci dit, nous reconnaissons vo-
lontiers que les protestations des
maires ne sont pas toutes dénuées
de fondement. Nous applaudissons
au principe des réformes, elles sont
indispensables au redressement fi-
1 nancier du pays mais ces réformes
■ eussent été de meilleure qualité si
le gouvernement avait eu le coura-
> ge d’aller jusqu’au bout de sa pen-
‘ sée et de prendre pour thème, la
' décentralisation èt pour base d'ac-
te tion la région.
" Le cadre départemental qui n’a
I aucune valeur géographique ne IBC
D justifie par aucune considération
insurmontable, fl se prête mai i
l’érection d’une administration nou
velle. La réforme judiciaire en par
l_ ticulier, aurait dû évoluer dans li
n plan plue souple et'plus rationne
s du ressort des cours d’appil.
JT II ne faut pas confondre décen
A trali8ation et concentration. Jus
II qu’ici le ministère n’a fait Que d
;r la concentration et la concentratio
L‘” conduit fataièmtant à I* « etnboutei
r~ lage » ce qui n’est pas une simpl
J* fi cation. Il ne faut paa prendre d
0 demi-mesures, elles provoquent ai
tant de protestations que les réfo
Ç’ mes complètes et trouvent pour l<
1C défendre, des avocats moins coi
vaincue.
Ai Xi
U
L’Ambassadeur Allemand aux Etats-Unis
If est chargé d’une importante mission =
relathe aux pourparlers franco=aIIemands
'if’—
Défense aux rugbymen italiens de venir jouer en Fraude
L’ENIOËTE » MBIT 011111811" EST ÉMUlU 1BIP
A ROME
11 parait de plus en pins probable que
Ventreone annoncée entre Sir Austen
Chamberlain et M. Mussolini aura lieu
prochainement. On semble l'ignorer à
Rome, mais on l’assure à Londres. Les
conversations ne parleront sans doute
que sur des problèmes d’ordre général.
Mais la question de Tanger viendra
aussi en discussion.
Le gouvernement de Rome, d’autre
part, mettrait volontiers à profit ses ■
bonnes relations avec Moscou pour ten-
ter d’aplanir le différend qui s’est élevé
,récemment entre tes Soviets et la Rou-
manie an sujet de ta Bessarabie. i
EN FLORIDE
Bien que toutes les dispositions aient
été prises pour ravitailler ta zone sinis-
trée, une famine, menace toute la ré-
gion de Miami. On craint particulière-
ment de manquer de pain et d’eau po-
table. En attendant, on continue à vac-
ciner préventivement contre le tgphus.
D’autre part, des équipes d’ouvriers
s’emploient à déblager les décombres.
Les communications ne sont pas en-
core complètement rétablies avec Pen-
sacola. Dans cette ville, tes pertes ma-
térielles s'élèvent à 3 millions de dol-
lars. La loi martiale n’est pins en vi-
gueur. _ , ,
A GENÈVE
mÊiÊËÊmÊÊamÊÊÊmmmÊmm
Huit représentants du parti nationa-
liste chinois ont déposé une pétition à i
la Société des Salions pour protester
contre le bombardement de Wan-Sien
par tes unités navales britanniques,
bombardement au cours duquel 5.000 <
non combattants ont trouvé la mort. <
Les délégués ont demandé à leur com-
patriote Tchao-Usin-Cho, membre du
conseil de la Société des nations, de \
présenter immédiatement leur protesta- i
tion et de demander au conseil de pren- |
dre les mesures nécessaires pour que
les Chinois soient truités sur pn pied
d'égalité avec les autres puissances. 1
. • • I
La Mission Spéciale de l’Ambassadeur d’Allemagne
Berlin semble désirer vivement que les Etats-Unis
modifient leur politique européenne j
- >
i
Berlin. — ï.'ambassadeur d’Alle-
magne à Washington qui vient de
passer ses vacances dans l’Alleiuagne
du Sud, esl arrivé hier à Berlin où il
se prépare à rejoindre son poste.
L’ambassadeur est venu à la W iî-
helnislrasse afin de prendre des ins-
tructions auprès du ministre des af-
faires étrangères.
Or, une note officielle publiée ce
malin pai; les journaux aiî'.MaoJs
annonce que l’ambassaleur a été
chargé d’une mission particulière
auprès du secrétaire d’Klat améri-
cain aux Affaires -étrangères. Celle
mission a pour principal objet d'ex-
poser l’état des pourparle\s politi-
ques et économiques engagés entre
la France el l’Allemagne et la ten-
dance que désirerait leur donner le
cabinet de Berlin.
Il est vraisemblable que la Wil-
helmstrassc va chercher à intéres-
ser le gouvernement, américun au
.eglcineut des questions pendantes
entre la France et l’Allemagne et es-
sayer de provoquer une conférence
internationale dans laque’te serai)
remis eu débat le règlnrcnt des
déliés de guerre.
Ceci indique en tout cas le dçs*r
très net de l’Allemagne de jouer un
rôle important, voire de première
place, dans la politique, européenne
et mondiale.
La mission confiéç., à l’ambas-i-
deur à Washington constitue un fait
nouveau : l’Allemagne s’adresse di-
reclement à l’Amérique el lui de- |
mande de modifier SH politique eu- I
ropêennc. '
La nouvelle ne manquera pas de J
causer quelque sensation dans les (
chancelleries, notamment au Quai I
(l’Orsay et à Londres. La diplomatie ,
anglaise en particulier va se rendre
compte de ce fai tque l’Allemagne
si elle a beaucoup appris n’a rien
oublié : elle recommence à vouloir
jouer son rôle et faire sa politique. fl
La diplomatie allemande va-t-elle,
comme avant la guerre, faire pièce
dans toutes les chancelleries à la
diplomatie anglaise ?
C’est v r a i se inblâble.
O » ■ . I ^ . . « « ■ ■ ‘ I
APRÈS L’ENTREVUE DE THOIRY
Le Cabinet dlpire approuve les négociations
Celles-ci vont être en conséquence poursuivies entre I. Briand et I. Slresemann
Berlin. — Dans la réunion d’iiior
du cabinet. (l’Empire, M. Slresemann
a rendu compte de l’activité de la
délégation allemande auprès de
l’Assemblée de la S. 1). N.
Le cabinet a approuvé l’attitude
des représentants du Reich.
Le ministre des affaires étrangères
a e.epusé la nature, des négociations
avec M. Briand concernant une en-
tente franco-allemande. Le cabinet
a à l'unanimité, approuvé en prin-
cipe ces négociations, pour U conti-
nuation desquelles une Commission
composée, des ministres intéressés a
été constituée.
Cette, commission doit faire un
rapport au cabinet d’Empire. Elle
commencera ses, travaux au début
de la semaine prochaine.
LE GOMMISSAIRE DU REICH
EN RHENANIE REMERCIE
M. STRESEMANN
Le représentant du gouvernement
allemand en territoire occupé, doc-
teur Fuchs, a adressé à M. Stresc-
mann. à l’occasion de son retour de
Ccnève, un télégramme do remercie-
ments çour tout ce que celui-ci a fait
pour la Rhénanie. Il exprime, en
outre, l’espoir que Dieu donnere
bientôt à l’ARemagne la paix et lt
liberté. •
Le sabotap de l’entente l
” <
LE DISCOURS
QUE M. STRESEMANN AVAIT j
PRONONCE A GENEVE A ETE <
GROSSIEREMENT DEFORME <
C’est l’oeuvre d’un journalisto
allemand nationaliste
Berlin. — En ce qui concerne le (
discours que M. Stresemann a pro-
noncé à la brasserie Cambrinus, de-
vant la colonie allemande de Genè-
ve*, il semble établi aujourd’hui
que le Ministre des Affaires étran-
gères n'a pas, en réalité, tenu les
propos qui lui ont été prêtés et qui
ont donné lici^à de si désagréables
polémiques de presse.
Le propagateur de fausses infor
mations qui ont été L’pundues sur
i» compte du discours qe M. Strese-
mann a ét î un journaliste allemand
nationaliste, connu par sa franco-
phobie excessive et l’ardeur qu’il
apporte dans le sabotage systéma-
tique des efforts d’entente que l'on
effectue des deux côtés de la fron-
tière.
L’OPINION ANGLAISE
SE MONTRE ASSEZ SURPRISE
Londres. — Les déclarations de
M. Stresemann touchant i«s "espon
habilités de l’Ailemagne .dans la
guerre ont provoqué à Londres plus
de surprise do ressentiment.
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiliiiiiiililllltllllllllltllliril
Du les explique par des raisons de
politique intérieure et par le désir
lu ministre du Reich do se fortifier i
mnlre la résistance que, malgré des
itténuations apparentes. il sent tou- I
jours très vives du côté des natio-
nalistes. Néannnoins, ou considère
?o discours comme un avertissement
qui commande aux anciens alliés
la plus grande circonspection dans
leurs tractations avec l’Allemagne.
v)uant aux milieux officiels propre-
ment dits et, en particulier, au Fo-
reign Office, ils se sont abstenus,
jusqu’ici, de tout commentaire.
LA PRESSE ITALIENNE
FORMULE DES CRITIQUES
Rome. — La presse italienne re-
produit la plupart des articles que
les journaux français ont consacrés
aux déclarations de M. Stresemann
pour en tirer la conclusion, que ce
dernier a pris la parole d’une façon
intempestive, suscitant la défiance
générale sur les intentions avec les-
quelles le Reich s’apprête à user
des avantages (pie lui assure son
admission dans Ja S. D. N.
Les journaux insistent cependant
sur les appréhensions que les décla-
rations de M. Stresemann sont des-
tinées à éveiller dans les milieux
italiens, tant en ce qui concerne
les questions coloniales quo l’exten-
sion do la souveraineté du Reich
.sur tous les Acrriloires allemands,
car cette phrasé pourrait contenir
j,une allusion au HaubAdige.
luimiiiimiitiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiimiiiiiiiiimimiiiiiiiiiim
Le ministre dn travail se rend
à Strasbourg
1 ’ i
i paris. '— M. Fallières, ministre (
« du travail, est parti ce matin pour (
Strasbourg où il vu. présider la
séance de clôture du Congrès de la
* Mutualité,
ï •
, —+ “
Le rallye aérien deClermont-Ferrand
i. »
>• JjC Bourget. — Plusieurs avions
e sont partis ce matin du, Bourget
n pour prendre part au raid aérien de
, Clermont-Ferrand. Un avion est
* parti ù 9 h. 15, aÿàni à bord 20 pas-
i- gagers. A la même heure, un autre
le avion a pris son vol avec 4 passa-
gers. A 9 . 30, un Goliath s’est élevé
avec 9 passagers. Deux autres
r' avions sont partis ù 9 h. 45 avec
ÎS une seule personne à, bord de cha-
n. clm d’eux. Deux avions doiyent fai-
re escale à St-Ingloment, à Château- j
roux et ù, Chartros.
En quelques mots
Londres. ,— .On* iïnW® de ^han-
jhaï que les résidents anglais de
a localité (le Chang^King ont éva-
lué cette ville devant la gravité des^
événements. ’’
Londres. — M. Baldwin vient de
recevoir une dernière lettre de M.
Cook, secrétaire général de la Fé-
dération des mineurs.qui établit la
rupture, complète des négociations
engagées entre les "patrons 'et les
mineurs. Dans cette lettre, la Fédé-
ration des mineurs déclare que l’ac-
cord est impossible par suite de
l’intransigeance patronale soutenue
par le gouvernement.
Lisbonne. — Le gouvernement
portugais a ouvert un concours
pour construction d’un arsenal ma-
ritime à Lisbonne. Les entreprises
qui obtiendront la concession au-
ront ixmdant 75 ans toutes les coim
mandes concernant la flotte de
i guerre et la flotte marchande por-
’ lugaise.
r
La taxe sur les spectacles
est diminnée en Pologne
Varsovie.^— Les impôts grevant
les théâtres cinématographiques en
Pologne ont été diminués de 40 %.
—1 +
Un nonveau soulèvement en Syrie
One Syrienoe lève une lÉgioii
tons
Damas. — Une femme de 5o ans
nommée Umholo Haidor et mère du
chef rebelle opérant dans la région
de Baalbck, vient de se mettre à la
tête d’une bande de femmes qui se
sont soulevées contre lès autorités.
Ces nouvelles amazones se sont ré-
fugiées daps les montagnes qui bor-
dent la plaine de la Békua.
le fimniHl préposera
il Blute iMrc
la eoDpéieiimjesjvges de paix
Cette réforme doit compenser la
suppression des tribunaux d’ar- !
rondissement.
MM. Henry Chéron, sénateur, pré- 1
sident du conseil général du Calva- 1
dos, el M. Flandin, député, oui été !
reçus par M Barthou. M. Flandin a
exposé l’inporlanee du tribunal de
Pont-l’Evèque, ainsi que les raisons
qui militaient pour son maintient ;
il a appelé également !'attention du
ministre sur le tribunal de Falaise
èt sur les difficultés des communi-
cations qu’entraînera pour les justi-
ciables son rattachement à Caen. '
M. Barthou a fait connaître à scs
interlocuteurs que le décret du
fi septembre A lait le résultat d’une
décision formelle du conseil des mi-
nistres et que, pour ce motif, il u’é-
laH pas succpptiblc (le modifications.
M. Henry Chéron a demandé alors
s'il résultait bien du décret que l'a- :
voué d’un tribunal supprimé cnn-'
servait sa compétence exclusive dans j
son ancien ressort. Le garde des ; i
Sceaux a répondu affirmativement. 11
Il a fait connaître, en outre, à J
\1M. Lhéron et,Flandin qu'il se pro- 1
posait do déférer aux juges de paix j1
la connaissance d’une parlie de la j
procédure en matière d'accidents du j !
travail el qu’il déposerait, à la ren- ,
trée du Parlement, un projet de loi j j
étendant la compétence pénale les j !
juges de simple police ; il estime j I
Bailleurs qu’un certain nombre de t
petites affaires qui sont aeluelgnienl
.eorrcVIiomialisres pourraient être,
sans inconvénients, retenues par la^
justice de paix, lorsqu’elles ont
surtout un caractère contravention-
nel.
+
VI. tmile Loubet, ancien président
de la république adresse un télé"
gramme de protestation au Pré-
sident dq Conseil.
M. Emile Loubet, ancien président
de la République, a adressé au pré-
sident du conseil un télégramme
pour protester personnellement con-
tre les mesures qui frappent le dé-
partement de la Drômec
Sortant de la* réserve qu’il s’est
toujours imposée dans sa retraite,
M.Emile Loubet a déclaré au Jour-
nal
u Je vois où sera le dommage,
mais non pas où sera l’économie. »
M. Lisbonne, sénateur du départe-
ment, a écrit à M. Poincaré pour
lui annoncer son intention d’inter-
peller.
Eelieissiei nécessaires
M. Poincaré parlera lundi au
pays. Hier, au Conseil de Cabinet,
ses collègues ont approuvé à f una-
nimité, assure-t-on, les grandes li-
gnes de ce discours. 11 exposera
l’oeuvre accomplie, à l’intérieur, par
son ministère et précisera les con-
ditions d’une politique de rappro-
chement franco-allemand.
A la bonne heure. 11 est temps
qu’on s’explique. L’opinion s’égare.
Il importe de la ressaisir et de lui
donner des directions.
L’opinion ne comprend pas pour-
quoi, à l’assemblée de Genève, c’est
la France maintenant qui prend
en mains la question du désarme-
ment et exige à ce sujet, la convo-
cation immédiate d’une conférence
internationale alors que, moins que
jamais, la situation mondiale ne
permet de supposer que nous puis-
sions nous passer d’armée.
L’entretien de Thoiry aussi, a je-j
té la confusion dans les esprits. Au- j
cune coordination n’existe entre les;
propos tenus par M. Stresemann et j
les suggestions que M. Briand u
rapportées à Paris. On nous répète
que F Allemagne, pour obtenir l’é- j
vacuation définitive de la Rhénanie
et de la Sarre, commercialiserait
8 milliards d’obligations industriel-
les et ferroviaires, dont la vente
nous fournirait le moyen de rétablir
nos finances et notre monnaie.
A supposer qu’elle puisse faire
une telle chose ce n’est pas cette
opération que nous devons encou-
rager.
Le Reich veut faire main nette
de toutes les charges du traité. Il
profite de nos embarras actuels pour
tenter cette manoeuvre. Ne nous y
laissons pas prendre. Nous avons
aussi un lourd passif de guerre, un
passif qui nous met. sous la dépen-
dance de nos alliés. Aussi 1 bien,
puisque l’offre allemande suppose
la révision du plian Dawes — ce qui
'exige le concours de tous ses signa-
taires — posons nettement la ques-
tion d’une conférence générale des
Dettes interalliées, il faut, cette fois,
que tous ces problèmes soient liés :
occupation, réparations, dettes de
guerre. Assez d’erreurs et de fai-
. blesses. Assez de vaines générosités,
i L’opinion n’admet trait jamais que
; 8 ans après la paix de Versailles,
les rôles fussent renversés par la
faiblesse de nos gouvernants et
qu’au lieu du vaincu, libéré désor-
mais de ses chaînes, ce fût le vain-
queur qui les portât.
LfiMoife taisle
nuvÉ sa cris
Rome.,— Le Directoire fasciste
Scsi réuni et a donné son adhésion
à la situation politique intérieure.
Son attention s’est portée principa-
lement sur les derniers incidents
qui ont eu lieu depuis l’nttcnhff: di-
rige contre M. Mussolini.
LE CONSEILLER FASCISTE
DE TRIESTE EST RELEVE
DE SES FONCTIONS
\ la suite des incidents dirigés ’
contre les Français à Trieste, il a,
do décidé que M. Ricci, conseiller
fasciste dans cette ville, serait re-
levé
LES CHANGES
La Livre : 174.50
Le Dollar : 35.96
100Pesetas: 546,50
COURS DE CLOTURE
^ours Précédents j Cours du jour
.lOndret... 174 45 Fondre».. 174 Si)
Madrid.... 54G » Madrid.... 540 50
lome 131 50 Rome 132 50
New-York. 35 99 New-York. 35 96
üenève.... 693 50 Genève.... 694 50
Iruxellea.. 9o ôü Bruxelles.. 96 »
Jerlln 853 » Berlin 856 »
lollande.. — Hollande.. 1440 »
Vienne.... — Vienne.... —
Suède 966 59 b'uède 960 »
Norvège... — Norvège... 796 »
tournante. 18 25 Roumanie. 18 5()
Prague.... 107 » Prague.... 107 »
Argentine 14 5l Argentine. —
Dernières Nouvelles
Les Soviets préparent sévèrement
leurs élections
Moscou. — Le gouvernement de
FU.S.S.R. prépare activement 'les
élections des délégués q.ui pren-
dront part à la conférence du parti
communiste à. Moscou. De nom-
breux agents sont chargés d'empê-
cher que des représentants de l’op-
position soient, élus.
Les autorités italiennes interdisent
tux joueurs de rugby italiens
de venir en France
Marseille. — Un match de football
devait mettre aux prises, demain,
l’équipe italienne de l'ron Versolli
et l’OIympique de Marseille. Cette
rencontre devait se dérouler à Mar-
seille ; mais les joueurs italiens ne
se déplaceront pas, les autorités
italiennes ayant refusé les passe-
ports nécessaires pour venir en
France.
Le typhus sévit en Rhénanie
S: nubourg. — On signale plu-
sieurs eus de typhus dans la région
de la ville de Virmasens ainsi qtn
à, Spire, dans le Dalatinat (‘t le pays
de Badet
Un colonel Américain ose accuser
Fonck d’incompétence
Vu-York. — L’enquête relative à
I accident de l’avion New-York Fa-
ris vient d’clri close. Le colonel
îlarlonay a produit un rapport dans
P jiiel il déclare que Fonck n’avait
pas les capacités voulues pour con-
duire un avion de celle dimension.
Les prétendons du colonel llarte-
nav pcuvcnl sembler partiales. Il
parle, du reste, comme membre de
la Société qui avait dirigé l'entre-
prise. Il ajoute qu’avant le départ
de l’avion, il avait adressé une lettre
à la Société dans laquelle il se plai-
gnait que ravioli fut confié à Fonck,
il annonçait au^.i qu’un accident ne
devait pas manquer de se produire.
II termine en disant que d’après ses
propres constatations, Fonck man-
iait pas exécuté les-manoeuvres né-
cessaires au moment de l'accident,
manoeuvres qui pouvaient éviter la
catastrophe.
On ne parle pas encore
dfnn match-revanche
Tunney-Deimpsey
New-York. — Malgré l’offre faite
par des personnalités de Los Ange-
les, au sujet du match revanche en-
tre Dempsey et Tunncy ; les jour-
naux américains considèrent que ce
match n’aura probablement pas lieu.
illllllllllllllliilllllllllllllllllllllllllllllHIIIIIIIIIIIIIIHIh
LES COURSES
A11 Tremblay
Samedi 26 septembre 1920.
PRIX ALORS
Hélios II (Loquet), 30,50 — 19,50.
Lingot (Garner), 34.
PRIX VERLION
Vivette (Danton), 80 — 23,50.
Tretala (l)cnu), 26.
Cimaroea fBontemps), 154,50.
PRIX DE LA JAVE
Monnaie (Bartholomew).
Arlette (M. Allemand!.
La Grande Sarah (Sharpo).
' • » '•
11, Roe des Cordelien ■ Pan
TlLlraoNU O-SS
TfLlaHAMMBS I
INDÉPENDANT • PAU
GHIQUM POSTAUX N* IT.SM
■ONCIAUX
PUBLICITÉ ;
«t MNN.(IC*I.) 1 1.361*1*!»'
Récl»me«(6 colonne»).’ | 50' —
Faite diven...3 » —
Chronique lootle...,. ( i -
Écho* «tlfomveliee ... 5 » —
INmilllllMIIIIIMIIIMIIIIIIIIIMIIIIIIIIHlIlIlHi
■"'ifgmm .-ît ÊÊJf' “ ” iM -, "■ M • j ,
L’INDEPENDANT
: DESIBASSES-P.YRÉNÉES ; ■ „ , ,0 _J -
Emile GARET, Fondateur ' ’ Le Numéro : 20 Cent.
JOURNAL RÉPUBLICAIN
, • ■ . , , T * If ' • ■ •
I v 59* ANNÉE - N» 17.938 j
DIMANCHE-LUNDI
26-27
SEPTEMBRE 1926
ABONNEMENTS : * n*t» « m*I* !»
Pin (»ir ^rt.cr) . i 2f 23f 45f
Ê Dépir» I.-P. et Liait. 12 %% 40
| Autres Départ.. 13 23 45
[ Étranger 28 50 95
Des Economies'.!
l.a mort dans l’âme, ori s’est
décidé à CM! faire quelques-unes.
(Iliaque ministre a été convié à
dt •essor la liste des compressions
de dépenses possibles 'et, par dé-
cret, on vient de supprimer des
tribunaux ainsi que des sous-pré-
fectures. On annonce aussi la li-
quidation d’un arsenal, ainsi que
la désaffectation d’un certain
nombre de casernes peut fré-
quentées et de prisons sans pri-
sonniers.
Aussitôt, un toile s’élève. Sé-
nateurs et députés sont en émoi.
Quoi, cet excellent sous-préfet,
agent électorat précieux pour le
candidat officiel va s’en aller.
Mais c’est une élection compro-
mise ! Quelle abomination ! On
MI supprimer des casernes, mais
que vont devenir les bistrots et les
restaurateurs, le bazar de la Mai-
rie ?
Alors les protestataires écrivent
aux députés, aux sénateurs du dé-
partement el ceux-ci se hâtent
d’annoncer qu’ils vont interpel-
ler le président du Conseil. Ah 1
mais, ca ne se passera pas comme
Ça !
★
★ ★
Nous en sommes là. Nos radi-
caux socialistes, pacifistes à tous
crins, veulent le service d’un an,
\oire meme pas de service du
toul, mais ils entendent conser-
ver et garnir les casernes. Comme
cela, leurs électeurs ne souffri-
ront pas des économies dont on
parle constamment tout en sou-
haitant qu’on ne les réalise ja-
mais.
Voyez ccs farouches commu-
nistes, toul imprégnés de l’esprit
de Moscou, (pii réclament la sup-
pression de la marine de guerre,
qui préconisent le désarmement
général, ils poussent des cris d’or-
fraie dès qu'on parle de toucher
aux arsenaux. A ces magnifiques
arsenaux de l’Etat où les répara-
tions coûtent fio % plus cher que
si clics étaient faites par l’indus-
trie privée, où le gaspillage rè-
gne en maître et la « bclole » en
maîtresse, en attendant que l’on
trouve les fonds nécessaires pour
commencer à exécuter, à un prix
de revient défiant toute compa-
raison, quelque programme na-
val !
*Ar
★ *
Que résultera-t-il de ces inter-
pellations ? On ne sait. Pourtant
avec quelle limidité le gouverne-
mcul porte la hache dans la foret
administrative ! Avec quel respect
de ccs droits que l’on réputé « ac-
quis ». Il n’ose parler de la ces-
sion ou de l’exploitation en régie
des monopoles, qui assurerait
pourtant un rendement bien su-
périeur. Non, il sc borne à pro-
met Ire de les « industrialiser »,
c’est-à-dire qu’il va s’essayer —
sans réussir d’ailleurs — à les ex-
ploiter comme le ferait l’indus-
trie privée. Alors pourquoi ne pas
alléger franchement le budget cl
les passer carrément à l’industrie
privée ? Ou coup, 1 Etat se de-
barrasserait de réclamations et de
menaces. Mais l’Etat ii est que la
cohorte des politiciens qui ont
trop besoin — pour assurer leur
réélection, cil casant les parents
d amis dé leurs agents électoraux
— de*? pépinières que représen-
tent nos grandes administratiins.
★ T * * ‘
* ★
Comment les fonctionnaires
mal payés, ne réclament-ils pas,
eux-inèmes, impérieusement, la
réduction de leur nombre et une
extension de leurs fonctions, en
même temps qu’une rémunéra-
tion plus large ? Cela ne vau-
drait-il pas beaucoup mieux que
de se fier aux promesses iiTéali
sables de nos démagogues ? ,
Nous verrons, à la rentrée
comment nos députés et séna
leurs accueilleront ces trop mai
grès économies et s’ils oseron
voter contre un cabinet à la CORS
fitulion duquel ils ont applaud
parce qu’il essaie enfin, de mettr
le train de vie de l’Etat en haf
monie avec scs moyens.
w .
On ne peut diminuer le nom
bre des fonctionnaires sans ei
-iMrnercibr ^qnelques-T^n^, Pa
plus qu’on ne saurait faire d (
molette sans casser d’oeufs..
ceux qui ' vivaient de la Natio
et qu’elle ne peut plus continue
à nourrir inutilement, de se n
signer à l’inévitable et de po
ter ailleurs leur activité. En Frai
ce, heureusement, on a besoin <
bras et d’intelligences partou
puisqu’on est obligé de faire a
pel à E Etranger pour assurer
fonctionnement de la machii
économique. ^
la Ai des nus
M. Poincaré refuse de recevoir
la délégation
A l'issue de la réunion tenue au
Palais d’Orsay, par les maires de
chefs-lieux d’arrondissement venus
de divers points (lu territoire, une
délégation a été désignée pour de-
mander audience au président du
Conseil afin de lui présenter la ré-
solution adoptée.
Cet ordre du jour qui affirme Far-
dent désir dos maires de collaborer
à J’oeuvre de redressement finan-
cier, proteste contre l’improvisation
des mesures et notamment contre
une centralisation abusive. Les mai-
res demandaient encore la suppres-
sion du décret jusqu'au jour où le
Parlement se prononcerait sur la
réforme,
M* Poincaré a répondu qu’il était
toul disposé à recevoir individueiie-
'incnt dos maires désireux de lui
faire une communication, mais qu’il
avait le regret de ne pouvoir rece-
voir la délégation des maires, délé-
gation qui ne constitue pas,’ à sa
connaissance, une association re-
connue.
Los moires décident de se constituer
en association
Pu certain nombre de mains, en-
core présents a Paris, fe saut alors
,(M,nis au Palais-Houi'hon, sous la
présidence de M. Faleoz, dépôt-} de
la Savoie.
Après examen de la situation une
motion de protestaiim a été u>;ée,
qui est ainsi conçue ;
" Les maires des chefs-lieux d'arron-
dissements, réunis à Paris le 24 sci>-
tembre 1926, regrettent la décision pri-
se par le président du conseil de no
pas les recevoir en délégation. Ils affir-
ment, en 'dehors de toute préoccupation
politique, que leur seul désir était d’at-
tirer respectueusement l’attention du
gouvernement sur la répercussion de
certaines mesures, dont ,l’application
brusquée serait extrêmement domma-
geable pour les intérêts qui leur sont
confiés. Au nom des populations qu’ils
représentent, ils protestent contre l’at-
titude d’iin gouvernement qui Se refuse
à une loyale collailvoration avec les élus
régulièrement mandatés. <
Finalement, ..FAssoqibléo a décidé
do constituer .sur-le-ctyamo une As-
sociât ion- des maires,
TIRAGES FINANCIERS
Ville de Paris 1910.
I-ç 378.8Ej gagne 100,000 fr.
Ville de Paris 1899.
Le n° 10.700 gagne 50.000 Jr.
—- * ■ ■ •' ■+» ' ''
Demi-Mesures
Réunis hier, à Paris, sur l’initia-
tive de M. Faleoz, député républi-
cain socialiste de Savoie, cent-seize
maires de chefs-lieux d’arrondisse-
ment ont rédigé une protestation
principalement dirigée contre la ré-
forme judiciaire. Ils voulaient taire
porter par une délégation, cet ordre
du jour à M. Poincaré mais le pré-
sident du Conseil les a prévenus
qu’il ne les recevrait pas.
De ceci, nous approuvons M.
Poincaré. Il ne pouvait accueillir
en délégation, une association qui
n’était pas encore régulièrement
constituée. Nous ne sommes pas du-
pes, d’autre part, des intentions de
M. Faleoz. La présence à sa réunion
| de certains cartellistes notoires
comme Léon Meyer ,député-maire
du Havre, sous-préfecture épargnée,
favorisée même par les décrets, in-
dique clairement qu’il s’agissait d’u-
ne manoeuvre politique nettement
dirigée contre le cabinet d’Union
Nationale. s
Ceci dit, nous reconnaissons vo-
lontiers que les protestations des
maires ne sont pas toutes dénuées
de fondement. Nous applaudissons
au principe des réformes, elles sont
indispensables au redressement fi-
1 nancier du pays mais ces réformes
■ eussent été de meilleure qualité si
le gouvernement avait eu le coura-
> ge d’aller jusqu’au bout de sa pen-
‘ sée et de prendre pour thème, la
' décentralisation èt pour base d'ac-
te tion la région.
" Le cadre départemental qui n’a
I aucune valeur géographique ne IBC
D justifie par aucune considération
insurmontable, fl se prête mai i
l’érection d’une administration nou
velle. La réforme judiciaire en par
l_ ticulier, aurait dû évoluer dans li
n plan plue souple et'plus rationne
s du ressort des cours d’appil.
JT II ne faut pas confondre décen
A trali8ation et concentration. Jus
II qu’ici le ministère n’a fait Que d
;r la concentration et la concentratio
L‘” conduit fataièmtant à I* « etnboutei
r~ lage » ce qui n’est pas une simpl
J* fi cation. Il ne faut paa prendre d
0 demi-mesures, elles provoquent ai
tant de protestations que les réfo
Ç’ mes complètes et trouvent pour l<
1C défendre, des avocats moins coi
vaincue.
Ai Xi
U
L’Ambassadeur Allemand aux Etats-Unis
If est chargé d’une importante mission =
relathe aux pourparlers franco=aIIemands
'if’—
Défense aux rugbymen italiens de venir jouer en Fraude
L’ENIOËTE » MBIT 011111811" EST ÉMUlU 1BIP
A ROME
11 parait de plus en pins probable que
Ventreone annoncée entre Sir Austen
Chamberlain et M. Mussolini aura lieu
prochainement. On semble l'ignorer à
Rome, mais on l’assure à Londres. Les
conversations ne parleront sans doute
que sur des problèmes d’ordre général.
Mais la question de Tanger viendra
aussi en discussion.
Le gouvernement de Rome, d’autre
part, mettrait volontiers à profit ses ■
bonnes relations avec Moscou pour ten-
ter d’aplanir le différend qui s’est élevé
,récemment entre tes Soviets et la Rou-
manie an sujet de ta Bessarabie. i
EN FLORIDE
Bien que toutes les dispositions aient
été prises pour ravitailler ta zone sinis-
trée, une famine, menace toute la ré-
gion de Miami. On craint particulière-
ment de manquer de pain et d’eau po-
table. En attendant, on continue à vac-
ciner préventivement contre le tgphus.
D’autre part, des équipes d’ouvriers
s’emploient à déblager les décombres.
Les communications ne sont pas en-
core complètement rétablies avec Pen-
sacola. Dans cette ville, tes pertes ma-
térielles s'élèvent à 3 millions de dol-
lars. La loi martiale n’est pins en vi-
gueur. _ , ,
A GENÈVE
mÊiÊËÊmÊÊamÊÊÊmmmÊmm
Huit représentants du parti nationa-
liste chinois ont déposé une pétition à i
la Société des Salions pour protester
contre le bombardement de Wan-Sien
par tes unités navales britanniques,
bombardement au cours duquel 5.000 <
non combattants ont trouvé la mort. <
Les délégués ont demandé à leur com-
patriote Tchao-Usin-Cho, membre du
conseil de la Société des nations, de \
présenter immédiatement leur protesta- i
tion et de demander au conseil de pren- |
dre les mesures nécessaires pour que
les Chinois soient truités sur pn pied
d'égalité avec les autres puissances. 1
. • • I
La Mission Spéciale de l’Ambassadeur d’Allemagne
Berlin semble désirer vivement que les Etats-Unis
modifient leur politique européenne j
- >
i
Berlin. — ï.'ambassadeur d’Alle-
magne à Washington qui vient de
passer ses vacances dans l’Alleiuagne
du Sud, esl arrivé hier à Berlin où il
se prépare à rejoindre son poste.
L’ambassadeur est venu à la W iî-
helnislrasse afin de prendre des ins-
tructions auprès du ministre des af-
faires étrangères.
Or, une note officielle publiée ce
malin pai; les journaux aiî'.MaoJs
annonce que l’ambassaleur a été
chargé d’une mission particulière
auprès du secrétaire d’Klat améri-
cain aux Affaires -étrangères. Celle
mission a pour principal objet d'ex-
poser l’état des pourparle\s politi-
ques et économiques engagés entre
la France el l’Allemagne et la ten-
dance que désirerait leur donner le
cabinet de Berlin.
Il est vraisemblable que la Wil-
helmstrassc va chercher à intéres-
ser le gouvernement, américun au
.eglcineut des questions pendantes
entre la France et l’Allemagne et es-
sayer de provoquer une conférence
internationale dans laque’te serai)
remis eu débat le règlnrcnt des
déliés de guerre.
Ceci indique en tout cas le dçs*r
très net de l’Allemagne de jouer un
rôle important, voire de première
place, dans la politique, européenne
et mondiale.
La mission confiéç., à l’ambas-i-
deur à Washington constitue un fait
nouveau : l’Allemagne s’adresse di-
reclement à l’Amérique el lui de- |
mande de modifier SH politique eu- I
ropêennc. '
La nouvelle ne manquera pas de J
causer quelque sensation dans les (
chancelleries, notamment au Quai I
(l’Orsay et à Londres. La diplomatie ,
anglaise en particulier va se rendre
compte de ce fai tque l’Allemagne
si elle a beaucoup appris n’a rien
oublié : elle recommence à vouloir
jouer son rôle et faire sa politique. fl
La diplomatie allemande va-t-elle,
comme avant la guerre, faire pièce
dans toutes les chancelleries à la
diplomatie anglaise ?
C’est v r a i se inblâble.
O » ■ . I ^ . . « « ■ ■ ‘ I
APRÈS L’ENTREVUE DE THOIRY
Le Cabinet dlpire approuve les négociations
Celles-ci vont être en conséquence poursuivies entre I. Briand et I. Slresemann
Berlin. — Dans la réunion d’iiior
du cabinet. (l’Empire, M. Slresemann
a rendu compte de l’activité de la
délégation allemande auprès de
l’Assemblée de la S. 1). N.
Le cabinet a approuvé l’attitude
des représentants du Reich.
Le ministre des affaires étrangères
a e.epusé la nature, des négociations
avec M. Briand concernant une en-
tente franco-allemande. Le cabinet
a à l'unanimité, approuvé en prin-
cipe ces négociations, pour U conti-
nuation desquelles une Commission
composée, des ministres intéressés a
été constituée.
Cette, commission doit faire un
rapport au cabinet d’Empire. Elle
commencera ses, travaux au début
de la semaine prochaine.
LE GOMMISSAIRE DU REICH
EN RHENANIE REMERCIE
M. STRESEMANN
Le représentant du gouvernement
allemand en territoire occupé, doc-
teur Fuchs, a adressé à M. Stresc-
mann. à l’occasion de son retour de
Ccnève, un télégramme do remercie-
ments çour tout ce que celui-ci a fait
pour la Rhénanie. Il exprime, en
outre, l’espoir que Dieu donnere
bientôt à l’ARemagne la paix et lt
liberté. •
Le sabotap de l’entente l
” <
LE DISCOURS
QUE M. STRESEMANN AVAIT j
PRONONCE A GENEVE A ETE <
GROSSIEREMENT DEFORME <
C’est l’oeuvre d’un journalisto
allemand nationaliste
Berlin. — En ce qui concerne le (
discours que M. Stresemann a pro-
noncé à la brasserie Cambrinus, de-
vant la colonie allemande de Genè-
ve*, il semble établi aujourd’hui
que le Ministre des Affaires étran-
gères n'a pas, en réalité, tenu les
propos qui lui ont été prêtés et qui
ont donné lici^à de si désagréables
polémiques de presse.
Le propagateur de fausses infor
mations qui ont été L’pundues sur
i» compte du discours qe M. Strese-
mann a ét î un journaliste allemand
nationaliste, connu par sa franco-
phobie excessive et l’ardeur qu’il
apporte dans le sabotage systéma-
tique des efforts d’entente que l'on
effectue des deux côtés de la fron-
tière.
L’OPINION ANGLAISE
SE MONTRE ASSEZ SURPRISE
Londres. — Les déclarations de
M. Stresemann touchant i«s "espon
habilités de l’Ailemagne .dans la
guerre ont provoqué à Londres plus
de surprise do ressentiment.
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiliiiiiiililllltllllllllltllliril
Du les explique par des raisons de
politique intérieure et par le désir
lu ministre du Reich do se fortifier i
mnlre la résistance que, malgré des
itténuations apparentes. il sent tou- I
jours très vives du côté des natio-
nalistes. Néannnoins, ou considère
?o discours comme un avertissement
qui commande aux anciens alliés
la plus grande circonspection dans
leurs tractations avec l’Allemagne.
v)uant aux milieux officiels propre-
ment dits et, en particulier, au Fo-
reign Office, ils se sont abstenus,
jusqu’ici, de tout commentaire.
LA PRESSE ITALIENNE
FORMULE DES CRITIQUES
Rome. — La presse italienne re-
produit la plupart des articles que
les journaux français ont consacrés
aux déclarations de M. Stresemann
pour en tirer la conclusion, que ce
dernier a pris la parole d’une façon
intempestive, suscitant la défiance
générale sur les intentions avec les-
quelles le Reich s’apprête à user
des avantages (pie lui assure son
admission dans Ja S. D. N.
Les journaux insistent cependant
sur les appréhensions que les décla-
rations de M. Stresemann sont des-
tinées à éveiller dans les milieux
italiens, tant en ce qui concerne
les questions coloniales quo l’exten-
sion do la souveraineté du Reich
.sur tous les Acrriloires allemands,
car cette phrasé pourrait contenir
j,une allusion au HaubAdige.
luimiiiimiitiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiimiiiiiiiiimimiiiiiiiiiim
Le ministre dn travail se rend
à Strasbourg
1 ’ i
i paris. '— M. Fallières, ministre (
« du travail, est parti ce matin pour (
Strasbourg où il vu. présider la
séance de clôture du Congrès de la
* Mutualité,
ï •
, —+ “
Le rallye aérien deClermont-Ferrand
i. »
>• JjC Bourget. — Plusieurs avions
e sont partis ce matin du, Bourget
n pour prendre part au raid aérien de
, Clermont-Ferrand. Un avion est
* parti ù 9 h. 15, aÿàni à bord 20 pas-
i- gagers. A la même heure, un autre
le avion a pris son vol avec 4 passa-
gers. A 9 . 30, un Goliath s’est élevé
avec 9 passagers. Deux autres
r' avions sont partis ù 9 h. 45 avec
ÎS une seule personne à, bord de cha-
n. clm d’eux. Deux avions doiyent fai-
re escale à St-Ingloment, à Château- j
roux et ù, Chartros.
En quelques mots
Londres. ,— .On* iïnW® de ^han-
jhaï que les résidents anglais de
a localité (le Chang^King ont éva-
lué cette ville devant la gravité des^
événements. ’’
Londres. — M. Baldwin vient de
recevoir une dernière lettre de M.
Cook, secrétaire général de la Fé-
dération des mineurs.qui établit la
rupture, complète des négociations
engagées entre les "patrons 'et les
mineurs. Dans cette lettre, la Fédé-
ration des mineurs déclare que l’ac-
cord est impossible par suite de
l’intransigeance patronale soutenue
par le gouvernement.
Lisbonne. — Le gouvernement
portugais a ouvert un concours
pour construction d’un arsenal ma-
ritime à Lisbonne. Les entreprises
qui obtiendront la concession au-
ront ixmdant 75 ans toutes les coim
mandes concernant la flotte de
i guerre et la flotte marchande por-
’ lugaise.
r
La taxe sur les spectacles
est diminnée en Pologne
Varsovie.^— Les impôts grevant
les théâtres cinématographiques en
Pologne ont été diminués de 40 %.
—1 +
Un nonveau soulèvement en Syrie
One Syrienoe lève une lÉgioii
tons
Damas. — Une femme de 5o ans
nommée Umholo Haidor et mère du
chef rebelle opérant dans la région
de Baalbck, vient de se mettre à la
tête d’une bande de femmes qui se
sont soulevées contre lès autorités.
Ces nouvelles amazones se sont ré-
fugiées daps les montagnes qui bor-
dent la plaine de la Békua.
le fimniHl préposera
il Blute iMrc
la eoDpéieiimjesjvges de paix
Cette réforme doit compenser la
suppression des tribunaux d’ar- !
rondissement.
MM. Henry Chéron, sénateur, pré- 1
sident du conseil général du Calva- 1
dos, el M. Flandin, député, oui été !
reçus par M Barthou. M. Flandin a
exposé l’inporlanee du tribunal de
Pont-l’Evèque, ainsi que les raisons
qui militaient pour son maintient ;
il a appelé également !'attention du
ministre sur le tribunal de Falaise
èt sur les difficultés des communi-
cations qu’entraînera pour les justi-
ciables son rattachement à Caen. '
M. Barthou a fait connaître à scs
interlocuteurs que le décret du
fi septembre A lait le résultat d’une
décision formelle du conseil des mi-
nistres et que, pour ce motif, il u’é-
laH pas succpptiblc (le modifications.
M. Henry Chéron a demandé alors
s'il résultait bien du décret que l'a- :
voué d’un tribunal supprimé cnn-'
servait sa compétence exclusive dans j
son ancien ressort. Le garde des ; i
Sceaux a répondu affirmativement. 11
Il a fait connaître, en outre, à J
\1M. Lhéron et,Flandin qu'il se pro- 1
posait do déférer aux juges de paix j1
la connaissance d’une parlie de la j
procédure en matière d'accidents du j !
travail el qu’il déposerait, à la ren- ,
trée du Parlement, un projet de loi j j
étendant la compétence pénale les j !
juges de simple police ; il estime j I
Bailleurs qu’un certain nombre de t
petites affaires qui sont aeluelgnienl
.eorrcVIiomialisres pourraient être,
sans inconvénients, retenues par la^
justice de paix, lorsqu’elles ont
surtout un caractère contravention-
nel.
+
VI. tmile Loubet, ancien président
de la république adresse un télé"
gramme de protestation au Pré-
sident dq Conseil.
M. Emile Loubet, ancien président
de la République, a adressé au pré-
sident du conseil un télégramme
pour protester personnellement con-
tre les mesures qui frappent le dé-
partement de la Drômec
Sortant de la* réserve qu’il s’est
toujours imposée dans sa retraite,
M.Emile Loubet a déclaré au Jour-
nal
u Je vois où sera le dommage,
mais non pas où sera l’économie. »
M. Lisbonne, sénateur du départe-
ment, a écrit à M. Poincaré pour
lui annoncer son intention d’inter-
peller.
Eelieissiei nécessaires
M. Poincaré parlera lundi au
pays. Hier, au Conseil de Cabinet,
ses collègues ont approuvé à f una-
nimité, assure-t-on, les grandes li-
gnes de ce discours. 11 exposera
l’oeuvre accomplie, à l’intérieur, par
son ministère et précisera les con-
ditions d’une politique de rappro-
chement franco-allemand.
A la bonne heure. 11 est temps
qu’on s’explique. L’opinion s’égare.
Il importe de la ressaisir et de lui
donner des directions.
L’opinion ne comprend pas pour-
quoi, à l’assemblée de Genève, c’est
la France maintenant qui prend
en mains la question du désarme-
ment et exige à ce sujet, la convo-
cation immédiate d’une conférence
internationale alors que, moins que
jamais, la situation mondiale ne
permet de supposer que nous puis-
sions nous passer d’armée.
L’entretien de Thoiry aussi, a je-j
té la confusion dans les esprits. Au- j
cune coordination n’existe entre les;
propos tenus par M. Stresemann et j
les suggestions que M. Briand u
rapportées à Paris. On nous répète
que F Allemagne, pour obtenir l’é- j
vacuation définitive de la Rhénanie
et de la Sarre, commercialiserait
8 milliards d’obligations industriel-
les et ferroviaires, dont la vente
nous fournirait le moyen de rétablir
nos finances et notre monnaie.
A supposer qu’elle puisse faire
une telle chose ce n’est pas cette
opération que nous devons encou-
rager.
Le Reich veut faire main nette
de toutes les charges du traité. Il
profite de nos embarras actuels pour
tenter cette manoeuvre. Ne nous y
laissons pas prendre. Nous avons
aussi un lourd passif de guerre, un
passif qui nous met. sous la dépen-
dance de nos alliés. Aussi 1 bien,
puisque l’offre allemande suppose
la révision du plian Dawes — ce qui
'exige le concours de tous ses signa-
taires — posons nettement la ques-
tion d’une conférence générale des
Dettes interalliées, il faut, cette fois,
que tous ces problèmes soient liés :
occupation, réparations, dettes de
guerre. Assez d’erreurs et de fai-
. blesses. Assez de vaines générosités,
i L’opinion n’admet trait jamais que
; 8 ans après la paix de Versailles,
les rôles fussent renversés par la
faiblesse de nos gouvernants et
qu’au lieu du vaincu, libéré désor-
mais de ses chaînes, ce fût le vain-
queur qui les portât.
LfiMoife taisle
nuvÉ sa cris
Rome.,— Le Directoire fasciste
Scsi réuni et a donné son adhésion
à la situation politique intérieure.
Son attention s’est portée principa-
lement sur les derniers incidents
qui ont eu lieu depuis l’nttcnhff: di-
rige contre M. Mussolini.
LE CONSEILLER FASCISTE
DE TRIESTE EST RELEVE
DE SES FONCTIONS
\ la suite des incidents dirigés ’
contre les Français à Trieste, il a,
do décidé que M. Ricci, conseiller
fasciste dans cette ville, serait re-
levé
LES CHANGES
La Livre : 174.50
Le Dollar : 35.96
100Pesetas: 546,50
COURS DE CLOTURE
^ours Précédents j Cours du jour
.lOndret... 174 45 Fondre».. 174 Si)
Madrid.... 54G » Madrid.... 540 50
lome 131 50 Rome 132 50
New-York. 35 99 New-York. 35 96
üenève.... 693 50 Genève.... 694 50
Iruxellea.. 9o ôü Bruxelles.. 96 »
Jerlln 853 » Berlin 856 »
lollande.. — Hollande.. 1440 »
Vienne.... — Vienne.... —
Suède 966 59 b'uède 960 »
Norvège... — Norvège... 796 »
tournante. 18 25 Roumanie. 18 5()
Prague.... 107 » Prague.... 107 »
Argentine 14 5l Argentine. —
Dernières Nouvelles
Les Soviets préparent sévèrement
leurs élections
Moscou. — Le gouvernement de
FU.S.S.R. prépare activement 'les
élections des délégués q.ui pren-
dront part à la conférence du parti
communiste à. Moscou. De nom-
breux agents sont chargés d'empê-
cher que des représentants de l’op-
position soient, élus.
Les autorités italiennes interdisent
tux joueurs de rugby italiens
de venir en France
Marseille. — Un match de football
devait mettre aux prises, demain,
l’équipe italienne de l'ron Versolli
et l’OIympique de Marseille. Cette
rencontre devait se dérouler à Mar-
seille ; mais les joueurs italiens ne
se déplaceront pas, les autorités
italiennes ayant refusé les passe-
ports nécessaires pour venir en
France.
Le typhus sévit en Rhénanie
S: nubourg. — On signale plu-
sieurs eus de typhus dans la région
de la ville de Virmasens ainsi qtn
à, Spire, dans le Dalatinat (‘t le pays
de Badet
Un colonel Américain ose accuser
Fonck d’incompétence
Vu-York. — L’enquête relative à
I accident de l’avion New-York Fa-
ris vient d’clri close. Le colonel
îlarlonay a produit un rapport dans
P jiiel il déclare que Fonck n’avait
pas les capacités voulues pour con-
duire un avion de celle dimension.
Les prétendons du colonel llarte-
nav pcuvcnl sembler partiales. Il
parle, du reste, comme membre de
la Société qui avait dirigé l'entre-
prise. Il ajoute qu’avant le départ
de l’avion, il avait adressé une lettre
à la Société dans laquelle il se plai-
gnait que ravioli fut confié à Fonck,
il annonçait au^.i qu’un accident ne
devait pas manquer de se produire.
II termine en disant que d’après ses
propres constatations, Fonck man-
iait pas exécuté les-manoeuvres né-
cessaires au moment de l'accident,
manoeuvres qui pouvaient éviter la
catastrophe.
On ne parle pas encore
dfnn match-revanche
Tunney-Deimpsey
New-York. — Malgré l’offre faite
par des personnalités de Los Ange-
les, au sujet du match revanche en-
tre Dempsey et Tunncy ; les jour-
naux américains considèrent que ce
match n’aura probablement pas lieu.
illllllllllllllliilllllllllllllllllllllllllllllHIIIIIIIIIIIIIIHIh
LES COURSES
A11 Tremblay
Samedi 26 septembre 1920.
PRIX ALORS
Hélios II (Loquet), 30,50 — 19,50.
Lingot (Garner), 34.
PRIX VERLION
Vivette (Danton), 80 — 23,50.
Tretala (l)cnu), 26.
Cimaroea fBontemps), 154,50.
PRIX DE LA JAVE
Monnaie (Bartholomew).
Arlette (M. Allemand!.
La Grande Sarah (Sharpo).
' • » '•
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.11%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.11%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k5275490r/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k5275490r/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k5275490r/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k5275490r/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k5275490r
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k5275490r
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k5275490r/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest