Titre : L'Indépendant des Basses-Pyrénées : paraissant les lundi, mercredi et vendredi ["puis" paraissant tous les jours excepté le dimanche "puis" journal républicain quotidien "puis" le mieux informé des journaux de la région]
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1918-01-03
Contributeur : Garet, Émile (1829-1912). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34416250c
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 03 janvier 1918 03 janvier 1918
Description : 1918/01/03 (A51,N62). 1918/01/03 (A51,N62).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5275266d
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3218
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/04/2020
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Cinquante-Unième Année. - N# 62.
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Prix : 4 O Centimes.
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Jeudi 3 Janvier 191$.
L’INDÉPENDANT
DES BASSES-PYRÉNÉES
TÉLÉPHONE 0.33 JOURNAL RÉPUBLICAIN PARAISSANT TOUS LES JOURS EXCEPTÉ LE DIMANCHE rrr \
II —i" ■- jggggggggggggas!—i. —————— . I TÉLÉPHONE 0.33 I
ABONNEMENTS i
3 Mois; 6 Mois; lAn:
Pau, département et limitrophes.,.7.7." 6fr. » 10 fr. 20 fr.
Autres départements. G fr. 50 12 fr. 24 fr,
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Maires et Instituteurs des Basses-Pyrénées 8 fr. 16 fr.
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Rédacteur en chef : OCTAVE AUBERT
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Chronique locale ou Faits divers '« f,.ani,
Annonce» de durée se traitent d Jorfait.
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Nouvelles Officielles, j
——- i
Mardi (Malin). j
Journée marquée seulement par de vives «actions d’artillerie en Cliampa- :
gne, dans la région des Monts, et sur la rive droite de la Meuse, dans le
secteur de Bezonvaux. Pas d’action d’infanterie.
ARMÉE D’ORIENT
Actions d artillerie dans la région du lac Doiran où les batteries anglai-
ses ont exécuté des tirs de destruction sur les positions ennemies et au nord-
ouest d eMonastir. L’aviation française a jeté des bombes sur la gare de s
Marzcnxi, trois kilomètres au nord de Guevgueli. . I
COMMUNIQUE BRITANNIQUE [
31 Décembre. — Ce matin, à la suite d’un court mais violent bombarde-
ment, l'ennemi a renouvelé ses attaques contre la crête Wclsli, sur un front
d'environ douze cents mètres au sud de la Scurpe. Dans lu partie du sée-
teur attaqué, il est parvenu, grâce à scs jets de liquides enflammés, à pren-
dre pied un moment dans une de nos tranchées. Notre contre-attaque l’a re-
jeté de cette position et la totalité do la tranchée est actuellement entre
nos mains. Par tout ailleurs, l’attaque brisée par nos feux, a entièrement
échoué.
Activité des deux artilleries au cours de la journée, en un certain nom-
bre do points au sud de la Scarpe.
L’artillerie ullemnudc a également montré quelque activité dan3 lo sec-
teur d’Ypres.
Mardi (Soir).
Action d’artillerie en Champagne, dans la région de la Butte de Mesnil.
l’n coup de main ennemi sur nos petits postes au sud-est de Beaumont |
n j obtenu aucun résultat. *
Nuit calme partout ailleurs. - !
COMMUNIQUÉ BRITANNIQUE
Mardi (Après-Midi). — Aucun événement important à signaler, à part
«no considérable activité réciproque d’artillerie vers Arleux-en-Cohelle (sud j
«est de Lens). j
•Mercredi (Matin). «
La lutte d'nrlilerie a été assez vive sur la rive gaucho de la Meuse, au j
nord de. la cote 304 et sur la rive droite dans la région Beaumont-Bois-le-
Cliaumc. j
Canonnade intermittente sur le r'esle du front. j
AVIATION. — Au cours des combats aériens cle ces derniers jours, le i
sons-lieutenant. Guérin et le lieutenant Ilugues ont abattu chacun leur dixiô- j
me avion allemand.
ARMÉE D’ORIENT
31 Décembre. — Aucun événement important en raison du mauvais
temps persistant.
COMMUNIQUÉ BRITANNIQUE
Mardi (Soir). — Un coup de main tenté ce matin par l’ennemi à la fa-
veur d’un violent, bombardement contre un de nos postes au nord-est de
Jioos, a été aisément repoussé.
Activité de l'artillerie allemande, au cours de la journée vers la Vacque-
fie au sud de Lens, au nord-est d’Armcntières et à l’est d’Ypres. #
AVIATION. — L’activité aéricnnea été très réduite hier par le, brouillard
Bien que le temps ce fut un peu amélioré, nos pilotes ont jeté, au cours
de la nuit, plus cle. cent bombes sur les cantonnements ennemis de la région
de Rouleïs et de. Menin. Plusieurs coups au but ont été observés. Un train
o été également bombardé et atteint. Tous nos appareils sont rentrés in-
demnes.
Mercredi (Soir).
Canonnade intermittente en quelques points du iront.
Nous avons réussi un coup de main dans la région au nord de Courte-
gon et ramené des prisonniers.
Rencontres de patrouilles au sud de Cormeny.
Nuit calme partout ailleurs.
AVIATION. — Nos pilotes, au cours de nombreux combats aériens, ont
«hnnu dans la journée d’hier 4 avions allemands. En outre deux autres ap-
pareils ennemis’ gravement endommagés sont tombés dans leurs lignes.
Nouvelles de la Guerre.
~ “
LE i*r JANVIER
Paris. — A l'occasion du 1er Janvier
des télégrammes ont été échanges en-
tre les chefs d'Etats .et les Souverains
des nations alliées ainsi qu'entre leurs
chefs de gouvernement. ,
Tous ces télégrammes empreints üc
ja plus grande cordialité, expriment te
foi entière des alliés en la victoire üna-
Ic et. prochaine.
AVEC LES ITALIENS
Le Communiqué.
Rome. «- A Zenson, à la suite de no-
\ro nressiOO énergique commencée le
27 et continuée sans interruption, am-
nue par une action habile et combi-
né? de feu de détachements, l’adver-
saire après avoir subi de graves pertes
a été obligé d'abandonner la tête de
pont et de repasser sur la rive gauche
tiVdu'tc°la boucle est en notre posses-
SiSur tout le reste du front, l’action
des deux artilleries a été assez modé-
rée La nôtre a été plus intense sur le
Plateau d’Asiago et l'artillerie adverse
kians le secteur du Mont Tomba-Piave.
* Au cours de la nuit, des aviateurs
.‘émis ont attaqué le camp d Avia-
tion de Istrana et ont rcnouvelé leurs
sur les centres habité» et
* ^ orti^s. Les villages de Vicenza,
BaÇo Ca-?teUrttnco el TreVlSC °
atnindoit déDÎort'r 13 morts et 44 blés*
efe, la plupart ap^rtenant à la popu-
Jation civile. ,
Les dégâts sont légerè.
Nos escadrilles ont bomoarae les
camps d’aviation ennemis. Les avia-
teurs français et anglais ont abatte
dans le courant de la journée deux
avions ennemsi.
Le Communiqué Britannique.
Londres. — En cotte fin d'année, no:
ûiîjés italiens restent maîtres de ligne:
de défense des secteurs du Grappa e
d’Asiago qu’ils ont travaillé sans relit
che à renforcer, mais il est tombé ui
pou de neige. .
Les succès de nos alliés françai
remportés, hier, au mont Tomba, eau
sent une grande satisfaction a toute
les troupes. , . .
Nous avons exécuté avec succès .d
petites incursions sur l’autre bord d
la Piave. Le passage de la rivière es
une opération difficile dans cette sa
son. . ,
Chaque jour, les aviateurs et les a
tilleurs britanniques continuent leui
efforts pour détruire les batteries ci
t nemies. . , . . . -
jj En représailles de la journée du -
L décembre, où nous avons fait perd:
I à l’ennemi onze aéroplanes, les avi
tours allemands exécutent de non
breuses opérations de bombardeme
mais les dégâts sont légers.
Toutes les forces alliées sont plein
de confiance dans le succès de leu
’ communs efforts au cours de lann
, qui commence.
L’Italie repousse les propositions
! de Paix Allemandes.
Rome. A la séance publique i
Sénat, M. Orlando, président du Con-
seil, parlant dos négociations cle Brest-
Litovsk, a déclaré qu’il: est temps de
déjouer la manoeuvre par laquelle les
empires centraux exploitent un moyen
pour soutenir l’esprit do leurs popula-
tions et déprimer et corrompre celui
de leurs adversaires en se montrant
comme les défenseurs cle la paix et en
faisant croire que l’attitude de l’Enten-
te empêche la paix.
« L’Entente veut la paix, dit M. Or-
lando. C’est seulement l’Entente qui la
veut dans la seule forme possible, à
savoir une paix juste, honorable et du-
rable, moyennant des accords clairs ot
loyaux.
» La formule des empires centraux
justifient tous les doutes ; nous som-
mes bien loin de l’acceptation d’un
programme simpliste, mais, nu moins
clair, qui exclut toute annexion. Tous
ccs doutes formulés excluant toute jus-
te revendication de l’Entente el admet-
tant Imite prépondérance ennemie jus-
tifient rhypçthèse que, cette fois, ii ne
s'agit pas d’une sincère aspiration vers j
la paix, mais d’une forme d’offensive j
insidieuse visant à décompooser les |
nations combattantes. 1
» La paix est une chose grande et
sacrée si elle est une paix conciliable
.avec l’honneur et la sûreté du monde.
Des millions d’existences sont sacri-
! fiées pour cela.
I » Repoussons l’insinuation que l’En-
! tente ne veut pas de la paix. L’Entente
j ne peut pas vouloir d’une paix qui ne
I donne rien et prétend tout. Parler d’u-
I ne telle paix paraît d’autant plus répu-
j gnant qu’elle tourne vers clos buts in-
i sidieux une si noble, et si haute nspi-
| ration de l’humanité. Pour le profond
j respect que nous inspire l’idée de la
i paix, nous protestons contre la tenta-
{tive d’en faire un moyen insidieux de
guerre. »
Un ordre du jour de confiance est
adopté è l’unanimité.
Le Sénat adopte ensuite les douziè-
mes provisoires.
La Presse Italienne et la Victoire
. Française.
Rome. — Les journaux commentent
ainsi la victoire française du Mont
Tomba.
Le « Giornale d’Italia » dit : « Le
i commandement des troupes alliées
! profitant, de ce fait que l’ennemi avait,
porté son activité sur le plateau, a pris
une offensive qui fut couronnée d’un
plein succès. Applaudissons ce pre-
mier triomphe français combattant fra
ternelloment à nos côté pour battre
l’ennemi commun ».
L’ « Idea Nazionnle » dit que la fra-
ternité cle l’armée française manifestée
par son offre si*sympathique et dans
une heure tragique au Caporetto est
aujourd’hui consacrée par une opéra-
tion de guerre illustrant la belle tenue
j militaire des alliés français et l’intime
[ coopération de leurs armées dans un
S secteur tel que celui entre la Piave et
la Brenta.
La « Tribuna » salue avec joie la vic-
| torieuso participation des alliés fran-
» çais à notre guerre, alliés auxquels
j nous sommes réunis par des liens cle
l sang, d’hitoire inoubfiéo et inoublia-
! ble.
i LA SITUATION D’APRES M. BAKER
j -
\ Washington. — M. Baker dit enlre
J autres, dans son compte rendu hebdo-
• madaire de la situation :
> La nouvelle année trouve les Anglais
? dominant la plaine des Flandres. Ceux
? ci ont ouvert une grande brèche dans
1 la ligne principale dos défenses nlle-
* mnrïclcs, en face de Cambrai. Cette ba-
11 i taille prouve que les positions défensi-
\ ves ennemies peuvent être briséés et
3 ; enlevées et quoique l'exploitation com-
* » plète de ce succès initial n’ait pas été
s possible, les armées allemandes ont
< subi le plus grand désastre depuis la
bataille de la Marne. •
^ ) Les Français, avec leur ligne intac-
te, tiennent la clef de la région de fr
Laon, depuis la prise du Chemin des ta
Dames. *
L’Italie, appuyée par scs alliés, tient !
.ferme, tandis que l’ennemi, après j
avoir combattu en vain pendant six 1 8£
'semaines, se prépare à une nouvelle S
efiVr.sive. _
Les preinieis succès clés Allemands \
en Italie dépassent leur plus fol espoir
pour la bonne raison que ceux-ci n’u- Q
valent pas élaboré de plan d’invasion 1 c;
sur une grande échelle. ‘
L’ennemi n’a pas fait preuve d’une {
stratégie parfaitement définie en Italie, j
ce que prouve le transfert clos troupes S
du Trentin sur la Piave et vice-versa, s:
quand la résistance se*fait sentir lù où !i
do nouvelles troupes sont amenées.
M. Baker mentionne les informations *
reçues sur les concentrations enno- 2
mies h l’ouest et sur le front des Bal-
kans.
Sur la Russie, M. Baker dit simple- u
ment cpic les Allemands s’efforcent cle |
persuader les Russes cle leur désir cle 1
les aider au rétablissement des condi-
tions normales de ce pays.
Bien que les opérations des Améri- •
cains sur le front soient restreintes, I 1
M. Bak^r dit que la présence des trou- \ 1
pes américaines augmente la foi dans ! t
la victoire. j \
UNE DECLARATION c
DR M CLEMENCEAU [
Paris. — M. Clemenceau a fait au J
« Petit Journal » les déclaratoins sui* c
vantes : '
« Pourquoi j’ai confiance ? parce que
je connais nos poilus ; parce ((lie je (
sais leurs chefs clairvoyants et résolus, c
nos alliés tenaces ; parce que je vois 1
les Américains i\ l’oeuvre ; parce que c
nos ennemis mettent maintenant tout 1
leur espoir de paix dans l’action des \
maximalistes. Encore quelques grands 1
efforts, la route est droite, .('aperçois le r
but. ‘ * *■
» G. Clemenceau, j 1
ft Président du Conseil. » j
AUX ETATS-UNIS {
Les Alliés répondraient-ils à la Russie. 1
y- c
New-York. — On attend è Washing- c
ton une nouvelle communication du <
gouvernement des bolchevicks. Ni le ]
président Wilson, ni M.' Lansing, ne ■ i
traiteronPcetto note à la légère. On ]
étudiera tout ce qu’elle pourrt offrir (
d’intéressant au point do. vue national j
et nu point de vue international avant
d’adopter une ligne de conduite. (
On s’attend dans les milieux politi- i
ques américains, à ce que la commu- I
nication russe, provoque une déclara- I
(ion nouvelle sur l’altitude des alliés, i
Cette déclaration serait conjointe. j
LA CHINE REMET DES NAVIRES
BOCHES AUX ANGLAIS
Marseille. — L’Echo de Chine » dit :
que le gouvernement chinois a annulé
le contrat de louage des navires saisis j
h l’ennemi et mis cés navires à la dis- j
position de sir Jordan, ministre de j
Grande-Bretagne en Chine. t
LES ALLIES ET LES BLES I
ARGENTINS J
Bucnos-Ayres. — L’entente entre le!;
gouvernement Argentin et les repré-
sentants de la France et de l'Angleter-
re pour l'achat nar les alliés do 2500000 ;
tonnes de blé de la nouvelle récolte va
être soumise au Congrès, qui a décidé, t
! d’autre part, d’autoriser le gouverne* j
> ment ù ouvrir ù la France et è. l’Angle- ;
‘ terre un crédit de 200 millions do |
1 piastres or au taux de 5 p. 100 pour,
deux ans.
Les alliés devront acheter les blés au
prix moyen do 13 piastres ot demie le
quintal, et le» exportations s’étendront
jusqu’à novembre 1818.
Les vapeurs qui les transporteront
devront apporter en échange le char-
bôn et les marchandises nécessaires à
l’Argentine.
«
1- !
ElDERNIÉRE HEURE
(Service spèoial de L’INDÉPENDANT.)
n. s -
JJj ? * Meroredi (4 heures).
es | 0H08B8 DE RUSSIE
rs : La défense nationale.
éc \ Petrograd. - De nombreux ouvriers ar.
[ niés ont été envoyés pour renforcer le
f front, en vuè dos préparatifs touohant
! la défense nationale,
| U blé russe,
du ‘ zurloh. - Selon un télégraimHe de Ber-
lin, les négociations ongagées entre la
Russie et les puissances centrales au-
raient abouti à une convention provisoire
concernant l’exportation du blé russe en
Allemagne, on Autriohe, en Turquie et en
Bulgarie.
EN ÉSPAQN1
Situation critique.
Maipga. — Dans toute P Espagne, la si-<
tugtion est çritijjue^ chgrbon va»* * ^
anoo la tonne ; des grèves éclatent cons- l 1° Un projet tendant à améliorer le fonc-
mment. ,.»v, à.wkis.’ | tionnement des services judiciaires pan-
POUR LA SUEDE f dant la guerre ;
POUR LA SUEDE J 2^ Projet ayant pour objet de garantie
Stockholm. — Les Etats-Unis ont con- | 1511 travail aux ouvriers employés, atteints
mti à laisser partir 1i.OûO tonnes de café, I Pat !a mobilisation générale ;
étroie ci médicaments pour la Suède. \ ?° décret imposant la déclaration du
p lait condensé ou concentré.
LE PREMIER DE L’AN | Sur la proposition du secrétaire d’Etat
aux transports maritimes, M. Bore! a fait
Paris. — Le roi de Serbie et le roi de i 8«8«er un décret plaçant tous les navires
rèce ont échangé avec le Président Poin- t marchands français, sous les ordres di-
aré des souhaits de nouvel an. f r^ts do i’Efaf.
CONSEIL DES MINI3TRES f NEGOCIATIONS
n ^ \ RUSSO-ALLEMANDES
pa< is. — Au cours de la seance du Con- j;
si! des Ministres, piuaiaurs projets do ,: Berlin. - On dément la rupture des né*
>J ont eu signes : ! gooiations de Brest-Litoivsk.
QOESTSOM 3022 L'ALCOOL
Uoe proposition transaetiopnelle.
M. Barthe se vante d’avoir réconci- ;
ié le Nurd avec le Midi, la vigne avec <
a betterave. C’est une façon trop syn-
hétique de résumer la solution qu’il (
iruposc de la question de l’alcool.
En fait, le Midi n’est lias le seul pro-
lucteur d'alcool naturel. L'Ouest et le
'lord-Ouest fabriquent de l’alcool de
ruits et se trouvent dans la même si-
uation, en face de l'alcool industriel
lue les viticulteurs qui brûlent leurs
dns et leurs marcs.
On suit que les cinq commissions j
îompétentes de lu Chambre ayant émis
.tes avis divergents sur le vieux projet ï
le loi relatif a la réforme du régime |
le l'alcool, une délégation de ces com- *
Hissions avait été chargée de rechiv- j
:her un texte transactionnel suscepti-
ale de rallier toutes les opinions. |
Li^ gouvernement, par son projet clu \
ü avril 1915, avait proposé d'instituer l
e monopole de la vente de l’alcool dé- j
mturé, mais la commission cle légis- J
■alion fiscale avait conclu à l’établisse-
nent d'un monopole embrassant la fa-
jrication, la rectification et la vente de
alcool d’industrie, quelle que soit* sa
festination, consommation de bouche |
iu emplois industriels, tout en lais- j
;ant subsister la distillerie agricole 1
proprement dite, et supprimant le pri- j
rilège des bouilleurs de cru, qui est
a source de la plupart des fraudes et j
les excès de consommation déplora- j
blés pour l’avenir de la race.
La commission de l'hygiène publi-
que demandait l’institution d’un mo-
nopole intégral comprenant la fabrica-
tion et la vente en gros et en détail de
tous les alcools, alcools d’industrie et
alcools de fruits. Ce monopole inté-
gral, celte main-mise de l'Etat sur une
industrie agricole, si rémunératrice
pour le fisc, aurait, outre les inconvé- j
nients inhérents à tout monopole, ce- j
lui de ne causer au Trésor que dos
mécomptes.
La commission des boissons accepte
la réforme proposée par la commis-
sion do législation fiscale, avec cette
leries coopératives, en particulier, non
ses pour que l’alcool d’industrie soit
uniquement réservé aux usages indus- i
triels. •
De son côté, la commission du bud- ;
gct, pour des motifs d’économie, de-
mandait la limitation du monopole à
l’achat et à la vente de l'alcool indus-
triel. La fabrication en resterait libre,
et ainsi ou n’aurait pas à racheter les
distilleries actuelles.
Enfin, la commission de l’agricultu-
re approuvait l'institution du monopo-
le complet admis par la commission
de législation fiscale, et demandait no-
tamment, d’une part que les distille-
ries agricoles, en général, et les distil-
leries coopératives,en jarticulier, non
seulement soient autorisées à fonction-
ner en dehors du monopole, mais en- .
core soient encouragées à se dévelop-
per en nombre et en importance, d'au-
tre part que le monopole livre l’alcool-
boisson à un prix trois fois supérieur
au prix de revient.
Il* s’agisait donc de faire l'entente en-
tre les cinq commissions. Toutes les
cinq, dit M. Barthe,v sont d’accord sur
les fins à poursuivre : « Combattre ri-
goureusement l’alcoolisme, non en
frappant l’alcool d’ostracisme et en ta-
rissant ses sources qui constituent les
assises de notre prospérité, économi-
que et spécia|einçiH agricole, mais en
distinguant entre les consommations
de ce produit pour favoriser les con-
sommations industrielles, utiles et té-,
condes, et abaisser, dans taule la me-
sure désirable, les consommations hu-
maines essentiellement improductives
et, lorsqu'elles sont faites avec excès*
néfastes pour la san\e publia»»* '
Les çinei eomiptesio*'' . • »w x
|u rescousse ont appelé a
jde •* ..on seulement le groupe
.vk défense paysanne, mais encore
? le groupement de la distillerie françai-
\
se, qui, bien qu'opposé à tout mono-
pole, s'est rallié à celui qui est projeté,
par esprit do conciliation.
Le groupe de défense paysanne, auf
contraire, marche avec enthousiasme
pour le monopole. Il demande la créa-
tion pour l'alcool industriel d’un mo-
nopole qui, en majorant le-prix de l’al-
cool livré à la consommation de bou«
che puisse, sans sacrifices de l’Etat, a-
baisser dans toute la mesure nécessaire!
et stabiliser le prix de l’alcool destiné
aux autres usages ; l'achat par le mo-
nopole dos alcools de betteraves et dç
mélasses ; la constitution du monopole»
; en service autonome et responsable*
avec un .conseil d’administration com-
prenant des mandataires élus dos as-
! social ions agricoles (fi, industrielles in-
i téressées et des représentants du nv*
i nislèro de l'agriculture.
! Le groupe demande encore l’0rgani<
| sation du monopole en vue dV’,ever
i plus possible le prix de ver^te de l’ai-
| cool de bouche qu’il livrera à la con«i
I sommation à un prix ç/iinimum écat
i à 150 francs l’hectolitvè à 100 degrés '
[ enfin il réclame la stricte application
de la loi sur les R-audes et l'authentifi-
cation des eaux-de-vie pour l'exporta-
ton comme pour le commerce inté-
rieur.
L accord s’est fait en nrenant pour
hase, comme dit M. Barthe, « la soli-
dante de tous les intérêts agricoles ».
Evidemment la consommation de»
1 alcool de bouche se restreindra si la
prix en est augmenté et si le droit estt
porté de 400 francs h 000 francs. Pour-
tant,, si on supprime le privilège des
bouilleurs de cru, en abrégeant les dé-
lais des mesures transitoires qui lais-
sent ■encore subsister un régime scan-
daleux, l'Etat peut espérer encaisser^
chaque année plus d’un demi-milliard!
du fait de l'alcool.
i La proposition transactionnelle qu’oit
nous présente a en vue le développe-
ment des usages industriels de l'al-
cool. M. Barthe a envisagé le cas où,
par suite du développement de la pro-
duction des alcools (te vin, de marc etf
de cidre, l’alcool industriel serait pres-
que exclusivement réservé aux usa'ges
industriels et particulièrement, ar* ra-
vitaillement des automobiles grê>cc an
mélange de l’alcool avec de î’essence
ou du benzol.
Lo monopole projeté se limite à l’a-
clnf des alcools fabriquée ou impor-
tés : la distillation et IT.nportatian se-
raient libres, mais ne r,nuiraient abou-
lir qu à une vente à l'Etat, pour lies al-
cools d industrie proprement, dits,
c’est-à-dire pour Je? alcools autres que
les alcools de vin, cle cidre et de fruit»
frais, les genièvres, les rhum s et le»
tafias naturels ; seuls les alcools d*
fruits seraient exclus du rér/ime du
monopole.
Mais ce monopole de transaction ac-
cepte par la distillerie dans un esprit
de conciliation, comment serait-il or-
ganisé ?
On créerait « une exploitation indus-
trielle pour le compte de la nation ».
et elle sériât gérée, non par des fonc-
tionnaires, mais par les intéressés en
collaboration avec les pouvoirs pu--
blics. On constituerait une société
dont les actionnaires seraient recrutés
parmi les intéressés : producteurs, dis»
tillateurs, fabricants de, moteurs, etc.
La société veillerait à la gestion det
l’entreprise et élirait les administra*
leurs délégués à celte besogne Ounn*
à l’Etat, il se bornerait * contrôler la
^ a^er la Réglementa-
M St cm régime nouveau*
^uit, poussé par les socialisa
allait plus loin, le, monopole de-
viendrait absolu, avec ses inconvé-
nient* multiples. Il y a là un dangetj
que les groupements libéraux ne man-
queront pas de signaler.
Octave AUBERT,
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Cinquante-Unième Année. - N# 62.
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DES BASSES-PYRÉNÉES
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Annonce» de durée se traitent d Jorfait.
■ iani ssmwisiiTJiiwwirn -m*™—*** ■■■ ,
Nouvelles Officielles, j
——- i
Mardi (Malin). j
Journée marquée seulement par de vives «actions d’artillerie en Cliampa- :
gne, dans la région des Monts, et sur la rive droite de la Meuse, dans le
secteur de Bezonvaux. Pas d’action d’infanterie.
ARMÉE D’ORIENT
Actions d artillerie dans la région du lac Doiran où les batteries anglai-
ses ont exécuté des tirs de destruction sur les positions ennemies et au nord-
ouest d eMonastir. L’aviation française a jeté des bombes sur la gare de s
Marzcnxi, trois kilomètres au nord de Guevgueli. . I
COMMUNIQUE BRITANNIQUE [
31 Décembre. — Ce matin, à la suite d’un court mais violent bombarde-
ment, l'ennemi a renouvelé ses attaques contre la crête Wclsli, sur un front
d'environ douze cents mètres au sud de la Scurpe. Dans lu partie du sée-
teur attaqué, il est parvenu, grâce à scs jets de liquides enflammés, à pren-
dre pied un moment dans une de nos tranchées. Notre contre-attaque l’a re-
jeté de cette position et la totalité do la tranchée est actuellement entre
nos mains. Par tout ailleurs, l’attaque brisée par nos feux, a entièrement
échoué.
Activité des deux artilleries au cours de la journée, en un certain nom-
bre do points au sud de la Scarpe.
L’artillerie ullemnudc a également montré quelque activité dan3 lo sec-
teur d’Ypres.
Mardi (Soir).
Action d’artillerie en Champagne, dans la région de la Butte de Mesnil.
l’n coup de main ennemi sur nos petits postes au sud-est de Beaumont |
n j obtenu aucun résultat. *
Nuit calme partout ailleurs. - !
COMMUNIQUÉ BRITANNIQUE
Mardi (Après-Midi). — Aucun événement important à signaler, à part
«no considérable activité réciproque d’artillerie vers Arleux-en-Cohelle (sud j
«est de Lens). j
•Mercredi (Matin). «
La lutte d'nrlilerie a été assez vive sur la rive gaucho de la Meuse, au j
nord de. la cote 304 et sur la rive droite dans la région Beaumont-Bois-le-
Cliaumc. j
Canonnade intermittente sur le r'esle du front. j
AVIATION. — Au cours des combats aériens cle ces derniers jours, le i
sons-lieutenant. Guérin et le lieutenant Ilugues ont abattu chacun leur dixiô- j
me avion allemand.
ARMÉE D’ORIENT
31 Décembre. — Aucun événement important en raison du mauvais
temps persistant.
COMMUNIQUÉ BRITANNIQUE
Mardi (Soir). — Un coup de main tenté ce matin par l’ennemi à la fa-
veur d’un violent, bombardement contre un de nos postes au nord-est de
Jioos, a été aisément repoussé.
Activité de l'artillerie allemande, au cours de la journée vers la Vacque-
fie au sud de Lens, au nord-est d’Armcntières et à l’est d’Ypres. #
AVIATION. — L’activité aéricnnea été très réduite hier par le, brouillard
Bien que le temps ce fut un peu amélioré, nos pilotes ont jeté, au cours
de la nuit, plus cle. cent bombes sur les cantonnements ennemis de la région
de Rouleïs et de. Menin. Plusieurs coups au but ont été observés. Un train
o été également bombardé et atteint. Tous nos appareils sont rentrés in-
demnes.
Mercredi (Soir).
Canonnade intermittente en quelques points du iront.
Nous avons réussi un coup de main dans la région au nord de Courte-
gon et ramené des prisonniers.
Rencontres de patrouilles au sud de Cormeny.
Nuit calme partout ailleurs.
AVIATION. — Nos pilotes, au cours de nombreux combats aériens, ont
«hnnu dans la journée d’hier 4 avions allemands. En outre deux autres ap-
pareils ennemis’ gravement endommagés sont tombés dans leurs lignes.
Nouvelles de la Guerre.
~ “
LE i*r JANVIER
Paris. — A l'occasion du 1er Janvier
des télégrammes ont été échanges en-
tre les chefs d'Etats .et les Souverains
des nations alliées ainsi qu'entre leurs
chefs de gouvernement. ,
Tous ces télégrammes empreints üc
ja plus grande cordialité, expriment te
foi entière des alliés en la victoire üna-
Ic et. prochaine.
AVEC LES ITALIENS
Le Communiqué.
Rome. «- A Zenson, à la suite de no-
\ro nressiOO énergique commencée le
27 et continuée sans interruption, am-
nue par une action habile et combi-
né? de feu de détachements, l’adver-
saire après avoir subi de graves pertes
a été obligé d'abandonner la tête de
pont et de repasser sur la rive gauche
tiVdu'tc°la boucle est en notre posses-
SiSur tout le reste du front, l’action
des deux artilleries a été assez modé-
rée La nôtre a été plus intense sur le
Plateau d’Asiago et l'artillerie adverse
kians le secteur du Mont Tomba-Piave.
* Au cours de la nuit, des aviateurs
.‘émis ont attaqué le camp d Avia-
tion de Istrana et ont rcnouvelé leurs
sur les centres habité» et
* ^ orti^s. Les villages de Vicenza,
BaÇo Ca-?teUrttnco el TreVlSC °
atnindoit déDÎort'r 13 morts et 44 blés*
efe, la plupart ap^rtenant à la popu-
Jation civile. ,
Les dégâts sont légerè.
Nos escadrilles ont bomoarae les
camps d’aviation ennemis. Les avia-
teurs français et anglais ont abatte
dans le courant de la journée deux
avions ennemsi.
Le Communiqué Britannique.
Londres. — En cotte fin d'année, no:
ûiîjés italiens restent maîtres de ligne:
de défense des secteurs du Grappa e
d’Asiago qu’ils ont travaillé sans relit
che à renforcer, mais il est tombé ui
pou de neige. .
Les succès de nos alliés françai
remportés, hier, au mont Tomba, eau
sent une grande satisfaction a toute
les troupes. , . .
Nous avons exécuté avec succès .d
petites incursions sur l’autre bord d
la Piave. Le passage de la rivière es
une opération difficile dans cette sa
son. . ,
Chaque jour, les aviateurs et les a
tilleurs britanniques continuent leui
efforts pour détruire les batteries ci
t nemies. . , . . . -
jj En représailles de la journée du -
L décembre, où nous avons fait perd:
I à l’ennemi onze aéroplanes, les avi
tours allemands exécutent de non
breuses opérations de bombardeme
mais les dégâts sont légers.
Toutes les forces alliées sont plein
de confiance dans le succès de leu
’ communs efforts au cours de lann
, qui commence.
L’Italie repousse les propositions
! de Paix Allemandes.
Rome. A la séance publique i
Sénat, M. Orlando, président du Con-
seil, parlant dos négociations cle Brest-
Litovsk, a déclaré qu’il: est temps de
déjouer la manoeuvre par laquelle les
empires centraux exploitent un moyen
pour soutenir l’esprit do leurs popula-
tions et déprimer et corrompre celui
de leurs adversaires en se montrant
comme les défenseurs cle la paix et en
faisant croire que l’attitude de l’Enten-
te empêche la paix.
« L’Entente veut la paix, dit M. Or-
lando. C’est seulement l’Entente qui la
veut dans la seule forme possible, à
savoir une paix juste, honorable et du-
rable, moyennant des accords clairs ot
loyaux.
» La formule des empires centraux
justifient tous les doutes ; nous som-
mes bien loin de l’acceptation d’un
programme simpliste, mais, nu moins
clair, qui exclut toute annexion. Tous
ccs doutes formulés excluant toute jus-
te revendication de l’Entente el admet-
tant Imite prépondérance ennemie jus-
tifient rhypçthèse que, cette fois, ii ne
s'agit pas d’une sincère aspiration vers j
la paix, mais d’une forme d’offensive j
insidieuse visant à décompooser les |
nations combattantes. 1
» La paix est une chose grande et
sacrée si elle est une paix conciliable
.avec l’honneur et la sûreté du monde.
Des millions d’existences sont sacri-
! fiées pour cela.
I » Repoussons l’insinuation que l’En-
! tente ne veut pas de la paix. L’Entente
j ne peut pas vouloir d’une paix qui ne
I donne rien et prétend tout. Parler d’u-
I ne telle paix paraît d’autant plus répu-
j gnant qu’elle tourne vers clos buts in-
i sidieux une si noble, et si haute nspi-
| ration de l’humanité. Pour le profond
j respect que nous inspire l’idée de la
i paix, nous protestons contre la tenta-
{tive d’en faire un moyen insidieux de
guerre. »
Un ordre du jour de confiance est
adopté è l’unanimité.
Le Sénat adopte ensuite les douziè-
mes provisoires.
La Presse Italienne et la Victoire
. Française.
Rome. — Les journaux commentent
ainsi la victoire française du Mont
Tomba.
Le « Giornale d’Italia » dit : « Le
i commandement des troupes alliées
! profitant, de ce fait que l’ennemi avait,
porté son activité sur le plateau, a pris
une offensive qui fut couronnée d’un
plein succès. Applaudissons ce pre-
mier triomphe français combattant fra
ternelloment à nos côté pour battre
l’ennemi commun ».
L’ « Idea Nazionnle » dit que la fra-
ternité cle l’armée française manifestée
par son offre si*sympathique et dans
une heure tragique au Caporetto est
aujourd’hui consacrée par une opéra-
tion de guerre illustrant la belle tenue
j militaire des alliés français et l’intime
[ coopération de leurs armées dans un
S secteur tel que celui entre la Piave et
la Brenta.
La « Tribuna » salue avec joie la vic-
| torieuso participation des alliés fran-
» çais à notre guerre, alliés auxquels
j nous sommes réunis par des liens cle
l sang, d’hitoire inoubfiéo et inoublia-
! ble.
i LA SITUATION D’APRES M. BAKER
j -
\ Washington. — M. Baker dit enlre
J autres, dans son compte rendu hebdo-
• madaire de la situation :
> La nouvelle année trouve les Anglais
? dominant la plaine des Flandres. Ceux
? ci ont ouvert une grande brèche dans
1 la ligne principale dos défenses nlle-
* mnrïclcs, en face de Cambrai. Cette ba-
11 i taille prouve que les positions défensi-
\ ves ennemies peuvent être briséés et
3 ; enlevées et quoique l'exploitation com-
* » plète de ce succès initial n’ait pas été
s possible, les armées allemandes ont
< subi le plus grand désastre depuis la
bataille de la Marne. •
^ ) Les Français, avec leur ligne intac-
te, tiennent la clef de la région de fr
Laon, depuis la prise du Chemin des ta
Dames. *
L’Italie, appuyée par scs alliés, tient !
.ferme, tandis que l’ennemi, après j
avoir combattu en vain pendant six 1 8£
'semaines, se prépare à une nouvelle S
efiVr.sive. _
Les preinieis succès clés Allemands \
en Italie dépassent leur plus fol espoir
pour la bonne raison que ceux-ci n’u- Q
valent pas élaboré de plan d’invasion 1 c;
sur une grande échelle. ‘
L’ennemi n’a pas fait preuve d’une {
stratégie parfaitement définie en Italie, j
ce que prouve le transfert clos troupes S
du Trentin sur la Piave et vice-versa, s:
quand la résistance se*fait sentir lù où !i
do nouvelles troupes sont amenées.
M. Baker mentionne les informations *
reçues sur les concentrations enno- 2
mies h l’ouest et sur le front des Bal-
kans.
Sur la Russie, M. Baker dit simple- u
ment cpic les Allemands s’efforcent cle |
persuader les Russes cle leur désir cle 1
les aider au rétablissement des condi-
tions normales de ce pays.
Bien que les opérations des Améri- •
cains sur le front soient restreintes, I 1
M. Bak^r dit que la présence des trou- \ 1
pes américaines augmente la foi dans ! t
la victoire. j \
UNE DECLARATION c
DR M CLEMENCEAU [
Paris. — M. Clemenceau a fait au J
« Petit Journal » les déclaratoins sui* c
vantes : '
« Pourquoi j’ai confiance ? parce que
je connais nos poilus ; parce ((lie je (
sais leurs chefs clairvoyants et résolus, c
nos alliés tenaces ; parce que je vois 1
les Américains i\ l’oeuvre ; parce que c
nos ennemis mettent maintenant tout 1
leur espoir de paix dans l’action des \
maximalistes. Encore quelques grands 1
efforts, la route est droite, .('aperçois le r
but. ‘ * *■
» G. Clemenceau, j 1
ft Président du Conseil. » j
AUX ETATS-UNIS {
Les Alliés répondraient-ils à la Russie. 1
y- c
New-York. — On attend è Washing- c
ton une nouvelle communication du <
gouvernement des bolchevicks. Ni le ]
président Wilson, ni M.' Lansing, ne ■ i
traiteronPcetto note à la légère. On ]
étudiera tout ce qu’elle pourrt offrir (
d’intéressant au point do. vue national j
et nu point de vue international avant
d’adopter une ligne de conduite. (
On s’attend dans les milieux politi- i
ques américains, à ce que la commu- I
nication russe, provoque une déclara- I
(ion nouvelle sur l’altitude des alliés, i
Cette déclaration serait conjointe. j
LA CHINE REMET DES NAVIRES
BOCHES AUX ANGLAIS
Marseille. — L’Echo de Chine » dit :
que le gouvernement chinois a annulé
le contrat de louage des navires saisis j
h l’ennemi et mis cés navires à la dis- j
position de sir Jordan, ministre de j
Grande-Bretagne en Chine. t
LES ALLIES ET LES BLES I
ARGENTINS J
Bucnos-Ayres. — L’entente entre le!;
gouvernement Argentin et les repré-
sentants de la France et de l'Angleter-
re pour l'achat nar les alliés do 2500000 ;
tonnes de blé de la nouvelle récolte va
être soumise au Congrès, qui a décidé, t
! d’autre part, d’autoriser le gouverne* j
> ment ù ouvrir ù la France et è. l’Angle- ;
‘ terre un crédit de 200 millions do |
1 piastres or au taux de 5 p. 100 pour,
deux ans.
Les alliés devront acheter les blés au
prix moyen do 13 piastres ot demie le
quintal, et le» exportations s’étendront
jusqu’à novembre 1818.
Les vapeurs qui les transporteront
devront apporter en échange le char-
bôn et les marchandises nécessaires à
l’Argentine.
«
1- !
ElDERNIÉRE HEURE
(Service spèoial de L’INDÉPENDANT.)
n. s -
JJj ? * Meroredi (4 heures).
es | 0H08B8 DE RUSSIE
rs : La défense nationale.
éc \ Petrograd. - De nombreux ouvriers ar.
[ niés ont été envoyés pour renforcer le
f front, en vuè dos préparatifs touohant
! la défense nationale,
| U blé russe,
du ‘ zurloh. - Selon un télégraimHe de Ber-
lin, les négociations ongagées entre la
Russie et les puissances centrales au-
raient abouti à une convention provisoire
concernant l’exportation du blé russe en
Allemagne, on Autriohe, en Turquie et en
Bulgarie.
EN ÉSPAQN1
Situation critique.
Maipga. — Dans toute P Espagne, la si-<
tugtion est çritijjue^ chgrbon va»* * ^
anoo la tonne ; des grèves éclatent cons- l 1° Un projet tendant à améliorer le fonc-
mment. ,.»v, à.wkis.’ | tionnement des services judiciaires pan-
POUR LA SUEDE f dant la guerre ;
POUR LA SUEDE J 2^ Projet ayant pour objet de garantie
Stockholm. — Les Etats-Unis ont con- | 1511 travail aux ouvriers employés, atteints
mti à laisser partir 1i.OûO tonnes de café, I Pat !a mobilisation générale ;
étroie ci médicaments pour la Suède. \ ?° décret imposant la déclaration du
p lait condensé ou concentré.
LE PREMIER DE L’AN | Sur la proposition du secrétaire d’Etat
aux transports maritimes, M. Bore! a fait
Paris. — Le roi de Serbie et le roi de i 8«8«er un décret plaçant tous les navires
rèce ont échangé avec le Président Poin- t marchands français, sous les ordres di-
aré des souhaits de nouvel an. f r^ts do i’Efaf.
CONSEIL DES MINI3TRES f NEGOCIATIONS
n ^ \ RUSSO-ALLEMANDES
pa< is. — Au cours de la seance du Con- j;
si! des Ministres, piuaiaurs projets do ,: Berlin. - On dément la rupture des né*
>J ont eu signes : ! gooiations de Brest-Litoivsk.
QOESTSOM 3022 L'ALCOOL
Uoe proposition transaetiopnelle.
M. Barthe se vante d’avoir réconci- ;
ié le Nurd avec le Midi, la vigne avec <
a betterave. C’est une façon trop syn-
hétique de résumer la solution qu’il (
iruposc de la question de l’alcool.
En fait, le Midi n’est lias le seul pro-
lucteur d'alcool naturel. L'Ouest et le
'lord-Ouest fabriquent de l’alcool de
ruits et se trouvent dans la même si-
uation, en face de l'alcool industriel
lue les viticulteurs qui brûlent leurs
dns et leurs marcs.
On suit que les cinq commissions j
îompétentes de lu Chambre ayant émis
.tes avis divergents sur le vieux projet ï
le loi relatif a la réforme du régime |
le l'alcool, une délégation de ces com- *
Hissions avait été chargée de rechiv- j
:her un texte transactionnel suscepti-
ale de rallier toutes les opinions. |
Li^ gouvernement, par son projet clu \
ü avril 1915, avait proposé d'instituer l
e monopole de la vente de l’alcool dé- j
mturé, mais la commission cle légis- J
■alion fiscale avait conclu à l’établisse-
nent d'un monopole embrassant la fa-
jrication, la rectification et la vente de
alcool d’industrie, quelle que soit* sa
festination, consommation de bouche |
iu emplois industriels, tout en lais- j
;ant subsister la distillerie agricole 1
proprement dite, et supprimant le pri- j
rilège des bouilleurs de cru, qui est
a source de la plupart des fraudes et j
les excès de consommation déplora- j
blés pour l’avenir de la race.
La commission de l'hygiène publi-
que demandait l’institution d’un mo-
nopole intégral comprenant la fabrica-
tion et la vente en gros et en détail de
tous les alcools, alcools d’industrie et
alcools de fruits. Ce monopole inté-
gral, celte main-mise de l'Etat sur une
industrie agricole, si rémunératrice
pour le fisc, aurait, outre les inconvé- j
nients inhérents à tout monopole, ce- j
lui de ne causer au Trésor que dos
mécomptes.
La commission des boissons accepte
la réforme proposée par la commis-
sion do législation fiscale, avec cette
leries coopératives, en particulier, non
ses pour que l’alcool d’industrie soit
uniquement réservé aux usages indus- i
triels. •
De son côté, la commission du bud- ;
gct, pour des motifs d’économie, de-
mandait la limitation du monopole à
l’achat et à la vente de l'alcool indus-
triel. La fabrication en resterait libre,
et ainsi ou n’aurait pas à racheter les
distilleries actuelles.
Enfin, la commission de l’agricultu-
re approuvait l'institution du monopo-
le complet admis par la commission
de législation fiscale, et demandait no-
tamment, d’une part que les distille-
ries agricoles, en général, et les distil-
leries coopératives,en jarticulier, non
seulement soient autorisées à fonction-
ner en dehors du monopole, mais en- .
core soient encouragées à se dévelop-
per en nombre et en importance, d'au-
tre part que le monopole livre l’alcool-
boisson à un prix trois fois supérieur
au prix de revient.
Il* s’agisait donc de faire l'entente en-
tre les cinq commissions. Toutes les
cinq, dit M. Barthe,v sont d’accord sur
les fins à poursuivre : « Combattre ri-
goureusement l’alcoolisme, non en
frappant l’alcool d’ostracisme et en ta-
rissant ses sources qui constituent les
assises de notre prospérité, économi-
que et spécia|einçiH agricole, mais en
distinguant entre les consommations
de ce produit pour favoriser les con-
sommations industrielles, utiles et té-,
condes, et abaisser, dans taule la me-
sure désirable, les consommations hu-
maines essentiellement improductives
et, lorsqu'elles sont faites avec excès*
néfastes pour la san\e publia»»* '
Les çinei eomiptesio*'' . • »w x
|u rescousse ont appelé a
jde •* ..on seulement le groupe
.vk défense paysanne, mais encore
? le groupement de la distillerie françai-
\
se, qui, bien qu'opposé à tout mono-
pole, s'est rallié à celui qui est projeté,
par esprit do conciliation.
Le groupe de défense paysanne, auf
contraire, marche avec enthousiasme
pour le monopole. Il demande la créa-
tion pour l'alcool industriel d’un mo-
nopole qui, en majorant le-prix de l’al-
cool livré à la consommation de bou«
che puisse, sans sacrifices de l’Etat, a-
baisser dans toute la mesure nécessaire!
et stabiliser le prix de l’alcool destiné
aux autres usages ; l'achat par le mo-
nopole dos alcools de betteraves et dç
mélasses ; la constitution du monopole»
; en service autonome et responsable*
avec un .conseil d’administration com-
prenant des mandataires élus dos as-
! social ions agricoles (fi, industrielles in-
i téressées et des représentants du nv*
i nislèro de l'agriculture.
! Le groupe demande encore l’0rgani<
| sation du monopole en vue dV’,ever
i plus possible le prix de ver^te de l’ai-
| cool de bouche qu’il livrera à la con«i
I sommation à un prix ç/iinimum écat
i à 150 francs l’hectolitvè à 100 degrés '
[ enfin il réclame la stricte application
de la loi sur les R-audes et l'authentifi-
cation des eaux-de-vie pour l'exporta-
ton comme pour le commerce inté-
rieur.
L accord s’est fait en nrenant pour
hase, comme dit M. Barthe, « la soli-
dante de tous les intérêts agricoles ».
Evidemment la consommation de»
1 alcool de bouche se restreindra si la
prix en est augmenté et si le droit estt
porté de 400 francs h 000 francs. Pour-
tant,, si on supprime le privilège des
bouilleurs de cru, en abrégeant les dé-
lais des mesures transitoires qui lais-
sent ■encore subsister un régime scan-
daleux, l'Etat peut espérer encaisser^
chaque année plus d’un demi-milliard!
du fait de l'alcool.
i La proposition transactionnelle qu’oit
nous présente a en vue le développe-
ment des usages industriels de l'al-
cool. M. Barthe a envisagé le cas où,
par suite du développement de la pro-
duction des alcools (te vin, de marc etf
de cidre, l’alcool industriel serait pres-
que exclusivement réservé aux usa'ges
industriels et particulièrement, ar* ra-
vitaillement des automobiles grê>cc an
mélange de l’alcool avec de î’essence
ou du benzol.
Lo monopole projeté se limite à l’a-
clnf des alcools fabriquée ou impor-
tés : la distillation et IT.nportatian se-
raient libres, mais ne r,nuiraient abou-
lir qu à une vente à l'Etat, pour lies al-
cools d industrie proprement, dits,
c’est-à-dire pour Je? alcools autres que
les alcools de vin, cle cidre et de fruit»
frais, les genièvres, les rhum s et le»
tafias naturels ; seuls les alcools d*
fruits seraient exclus du rér/ime du
monopole.
Mais ce monopole de transaction ac-
cepte par la distillerie dans un esprit
de conciliation, comment serait-il or-
ganisé ?
On créerait « une exploitation indus-
trielle pour le compte de la nation ».
et elle sériât gérée, non par des fonc-
tionnaires, mais par les intéressés en
collaboration avec les pouvoirs pu--
blics. On constituerait une société
dont les actionnaires seraient recrutés
parmi les intéressés : producteurs, dis»
tillateurs, fabricants de, moteurs, etc.
La société veillerait à la gestion det
l’entreprise et élirait les administra*
leurs délégués à celte besogne Ounn*
à l’Etat, il se bornerait * contrôler la
^ a^er la Réglementa-
M St cm régime nouveau*
^uit, poussé par les socialisa
allait plus loin, le, monopole de-
viendrait absolu, avec ses inconvé-
nient* multiples. Il y a là un dangetj
que les groupements libéraux ne man-
queront pas de signaler.
Octave AUBERT,
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