Titre : L'Indépendant des Basses-Pyrénées : paraissant les lundi, mercredi et vendredi ["puis" paraissant tous les jours excepté le dimanche "puis" journal républicain quotidien "puis" le mieux informé des journaux de la région]
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1916-01-16
Contributeur : Garet, Émile (1829-1912). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34416250c
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 16 janvier 1916 16 janvier 1916
Description : 1916/01/16 (A49,N74)-1916/01/17. 1916/01/16 (A49,N74)-1916/01/17.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5274673m
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3218
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 09/06/2020
fr»ral.to-iw»m. ADDÉ,„ _ N. 74 M : 6
* 01
Dimanche-Lundi 16-17 Janvier 1946.
rîKrnppvwnAVT
u i n il ii r ii n u A n l
DES BASSES-PYRÉNÉES
_Xm,) JOURNAL RÉPUBLICAIN PARAISSANT TOUS LES JOURS EXCEPTÉ LE DIMANCHE < .
ill ■■Il -inmnwns. TÉLÉPHONE o.as 1
ABONNEMENTS i
3 Mol*: fi Molo: iAn:
Piu, département ol limitrophes 6 fr. » 10 fr. 20 fr.
Autres départements 6 fr. 50 12 fr. 24 fr.
Étranger 10 fr. » 18 fr. 36 fr.
Maires et Instituteurs des Passes-Pyrénées 8 fr. 10 fr. ;
[texte manquant]
»W23^0TI0Kr * ±X>1XT7STXBT’&JLTTQT* : 11. Xtu.
Rédacteur en chef : OCTAVE AUBERT
La ûlreotlon politique appartient an coniell fl'Almlniitration n la société Anonyme de L’mtr USAIT
Tout ce qui concerne le» Abonnement» et les Annonce, doit être adressé à PAU à M. Georges HAÜRET ASmini.t-t-n. r , v,
A PARIS, anx diverses Agences pour les Annonce, Ad«l°‘*^ur.CompUble.
tca MANUSCRITS NON iNetwta NE «ONT S»AS RKNDUS
ANNONCES i
Annonces judiciaires 20 c. la ligne.
Annonces ordinaires * 3^ _ 5
Réclames * ' * * JJQ
Chronique locale ou Faits divers f franc
, *** Annoncée de dorée ae traitent à forfait.
tavelles Officielles.
Samedi (Matin).
En Belgique, un tir de notre artillerie nUr |C9 ouvrages ennemie au nord
do Steenstraete a provoqué deux fortes explostone.
Au nord de l’Aisne, nous avons pris ..„4.e feu un convoi do ravitaille*
mer.î dans le secteur de Chivy, nord-est de Vailly.
Au sud-est de Berry-au-Bac, vers la côte 108, nous avons fait jouer un ca*
mouflet qui a bouleversé les travaux de mines de l’adversaire J
trJm!aJXnZi™ P'*Ce 8 de *"* “* détruil »»
Le Ministre de ia Marine italienne télégraphie à l’amiral Laoaze que le sous*
marin f oucault a coulé un croiseur autrichien à proximité de Cattaro.
Samedi (3oir).
En Champagne, notre artillerie a dispersé des travailleurs ennemis et pris
80U3 son feu un convoi en marche sur la route d’Auberive a Saint*Soupiet.
En Argonne, échange de grenades à Vauquois.
Rien à signaler sur le reste du front.
COMMUNIQUÉ BRITANNIQUE
Nous avons vigoureusement bombardé aujourd’hui les tranchées ennemies
ver, Givenohy. Les parapets ont. été fortement ondommagés. Aujourd’hui artif.le-
rie active de part et d’autre, vers Kemmel et la côte 60.
pm——:— - -TtnfflrnYtTHirriBMHWiimfiTinnn irjiimiaMMiaLijuwjMMiuiaim.
NOUVELLES delà GUERRE
DANS L. ADRIATIQUE
Le submersible « Foucault »
coule un Croiseur Autrichien.
PARIS. — (Mole officielle) :
Le ministre de, la marirto italienne a
télégraphié à l’amiral Lacaze que le sous-
marin français « Foucault » a coulé un
croiseur autrichien a proximité de Cat- j
taro. |
Le submersible français « Foucault » t
est Adjoint aux forces navales italiennes ; |
le o.oisour qu’il a torpillé et coulé dans j
I*Adriatique inférieure est un croiseur du i
type « Novara ».
PARIS. — Les croiseurs protégés au-
tr:r.l:iwn3 du typa « Novara » dent i’un
viL‘U d'être coulé dom l’Adriatique par
le « Foucault », forment une série de qua-
tre navires : « Amiral Spaun » (1909) ;
w Sauta ’ « Novara », « Helgoland » (1913). ,
Ce? navires ont 125 mètres de longueur, ,
12 m. 30 de largeur et 4 ni. 60 de tirant ;
d’eau. Leur déplacement est de 3.5G0 ton- i
ritu. Leur vitesse de 27 noeuds 07, et leurs ’
machines ont une puissance de 25.00 che- î
vaux. Ils sont protégée par un caiason
/central cta 100,"n, avec traverses de 50mm et ;
ont un pont cuirassé de 20mm.
Leur armement es! composé do neuf
canons de I00mm, deux canons de 47, deux
mitrailleuses, deux tubes lance-torpilles
sous-marines. Ces navires sont utilisés
surtout comme estafettes.
DANS LES BALKANS
;.es Forces opposées.
ATHENES. — Suivant des informations
sûres qui sont parvé.?ue9i les Allemands
ont dans les Balkans qula iOT, stationnée à Vélis ; i«
25% à Monastir ; un régiment à Su1*
un à Philippopoli. L’effectif de ohaque u."
vision n’est que de 15.000 hommes, par
suito des pertes souffertes pendant la cam- t
pagne.
L’Importance des troupes autrichiennes
est valuée h 50.000 hommes.
U n’eet pas fait mention des contingents
bulgares et turcs.
D’après ic correspondant à Sofia du
e Berline» Tageblatt », les Anglo-Fran-
çais dans les Balkans seraient au nombre
«io 250.030, dont 180.000 combattants effec-
tifs. Près de 200.000 hommes avaient déjà
débarqué à Salonique à Noël ; depuis
lors les 20.000 autres ont débarqué et en
outre 60.000 dans le golfe d’Orfano.
{
Autour des Opérations.
SALONIQUE. — Les aviateurs alliés
rapportent qu’une grande activité, facili-
tée par un temps très doux, règne parmi
JIG<5 troupes ennemies au delà de la fron-
tière grecque. On doute cependant qu’elfes
puissent réparer les ponts suffisamment
pour supporter la grosse artillerie,
Des troupes turques commandées par
dos officiers allemands arrivent eur la li-
gne de Dedeagatch ; cependant, les Turcs
ns portent pas l’uniforme allemand com-
me on s’y était attendu lorsque l’ennemi
.prévoyait une opposition de la part de la
£rèoe.
Tout est tranquille le long de la fron- :
tiorCi sauf de fréquents duels aériens,
r ennemi évite les patrouilles de cavale-
rie franco-anglaises.
A l’Armée Grecque. j
7AALTE. — A l’occasion du Nouvel An •
grec, le ministre de la guerre a adressé
à l’armée un ordre du jour dans lequel il
d’i que l’armée doit avoir confiance en
son roi victorieux dans deux guerres, et
qu’il formule des voeux pour la conclusion ,
de la paix générale au oours de cette nou-
velle année afin que la Grèce puisse jouir .
de ses bienfaits.
L’ordre du jour ajoute que si la divine ■>
providence en déoide autrement, la Qrèoe *
saura cueillir les mêmes lauriers qu’en
1912-1913.
■ 1 I ' H ■LLLl.JlUU..1»MR«WWW?eBHS«B!
Voir la Derrière I
Communication Interrompues.
ATHENES. -- Les communications té-
légraphiques avec Salonique et la Macé-
doine orientale sont interrompues.
Lee Exigences Germano-Bulgares.
ROTTERDAM. — Selon une dépêche de
Sofia à la « Gazette de C Jogne », fa Bul-
garie et scs alliés auraient exigé de la
Grèce la réinstallation do leurs consuls à
Salonique.
Tragique Situation du Monténégro.
ROME. — Si les Monténégrine ont re.
cours à une guerre en montagne, l inva*
sion autrichienne sera rendue très diffi-
cile et pourra être retardée assez long
temps pour qu’on ait le moyen d’envoyer
aux Monténégrins des renforts et de l’ar
tlllerie do montagne capables d’arrêter
l’avance autrichienne. Mais on craint que
les Monténégrins, oomme ont fait lee Ser
bes, ne se retirent devant l’envahiseeur.
Outre leur artillerie, les Autrichiens
comptent sur l’amitié des tribus de l’Al-
banie septentrionale qui sont hostiles aux
Monténégrins. Lorsque les Monténégrins
abandonnèrent leurs positions avancées à
Berana et mirent le feu au pont sur le
Lim, les Albanais éteignirent l’incendie et
empêchèrent la destruction du pont.
Les Autrichiens ont actuellement à sur-
monter la difficulté de transporter leur
artillerie par-dessus le Lovcen, de sorte
que leur marche peut être retardée, et
que les Monténégrins pourraient organi-
ser une nouvelle défense.
Devant Durazzo.
ROME. — Il résulte de nouveaux ren-
seignenientss reçus au eujot du combat
dti 29 décembre dans les eaux de Durazzo
que les navires ennemis ont été plusieurs
fois frappés et endommagés par le feu
navires italiens et français.
En oui.”?; 1» découverte à proximité de
la côte, au nord Durazzo, de nombreux
cadavres flottants de lïîàtelots autrichiens
n’appartenant pae aux équipes des con-
tre-torpilleurs ooulés u Llka » et « Tri-
glaw » confirmerait la parte, déjà annon-
cée de plusieurs sources, d’une autre uni*
té ennemiedlans ce combat,
DU OOTÉ RUSSE
Le Communiqué du Caucase,
PETROGRAD. — Au cours des coinba
livrés sur ce front, nous avons pris pli
de 300 askaris, 4 canons et une gran.
quantité de caissons de munitions.
Un détaohement kurde qui faisait un
tentative ü ottonsive dans la région a
nord-ouest de la ville d’Ardjlohen a ét
refoulé dans la direction de l’ouest.
Les Gains de la réoente Offensive.
PETROGRAD. — Les Russes ont gagr
en Bukovlne de vingt-cinq à trente kilo
mtres de la frontière de Bessarabie jut
qu’aux environs de Ozernovitz.
En Gallois, nos alliés se sont avancé
de douze à quinze kilomètres en moyettm
du front de Djourin jusqu’à la rive droits
du la Strypa.
En résumé, la dernière offensive de ne
alliée, qui n’est qu’un prélude aux opé
rations du printemps prochain, aura po
té un ooup sensible à l’ennemi, 1s délo-
geant des positions édifiées durant det
mois pour le faire reculer sur des point. 1
plus difficilement défendables. De plus
elle aura réduit de notable façon des ef
fectifs dont on est devenu économe à Ber-
lin et à Vienne,
ZURICH. — Suivant des Informations
de source allemande, l’offensive russe en
Galicio et on Bukovlne n’est pas terminée.
Sa suspension serait due simplement à la
nécessité de combler lies vides qui se sont
formés dans les rangs russes par les cou-
rageuses attaques
Le « Lokal Anzeiger » dit que les obus
employés par les Russes dans leur terri-
ble bombardement dès positions ennemies
étaient presque tous de fabrication japo-
naise, oomme aussi les fusils.
ISYU?© & 1©- 3* 3Pacre.
L'ADRIATIQUE, LES BALKANS
& L’ÉGYPTE
Malgré la défaite — inévitable grâce
à l’inaction dos Italiens intéressés —
du Monténégro, l’armée serbe reste
protégée et va se refaire. La Serbie
vengera la trahison bulgare ; elle con-
serve assez de soldats pour une offen-
sive plus ou moins lointaine. La
France a décidé d’emmener ses alliés
en Tunisie où ils se réorganiseront,
mais pour hâter l’évacuation et abréger
le transport, une partie est débarquée à
Corfou, à l’entrée de l’Adriatique et
tout près du littoral albanais. On re-
marquera, sans attacher la moindre
importance à la protestation du gou-
vernement grec, que l’occupation de
Corfou abrège la route vers Bizerte et
vers Salonique et que, par là, la protec-
tion contre les sous-marins devient
plus facile.
A propos du Monténégro, on dévoile
aujourd’hui que l’Allemagne avait fait
séparée, afin d'empêcher la réorgani-
sation de l'armée serbe sur le sol mon-
ténégrin. A la stupeur do l’Allemagne
qui a le culte de la force, les Monténé-
grins excédés ont repoussé le présent
des envahisseurs. Ils sont tombés
l’épée à la main et face à l’ennemi.
ur il v a plusieurs semaines que les
propositions ont été faites. Les agences
qui communiquent si volontiers des
fausses nouvelles n’avaient nas voulu
ou pu nous dire ce que les journaux
grecs inséraient vers Noël.
Une dépêche d’Athènes au journal
germanophile « Le Courrier de Salo-
nique » disait textuellement : « Le bruit
court avec persistance que le Mon-
ténégro a conclu une entente séparée
avec l’Allemagne et l’Autriche, en
vertu de laquelle le Monténégro
permet aux troupes Austro-Allemandes
de traverser librement le territoire
monténégrin. En échange, les empires
du centre s’engageraient à proclamer
le roi Nikila roi du Monténégro et de
la Serbie après la guerre. »
Voilà l’offre cynique. Elle a été re-
poussée. Nous nous demandons pour-
quoi et comment l’Italie qui connais-
sait par avance la réponse du Mon-
ténégro n’a rien fait pour sauver les
derniers héros qui barraient aux Au-
trichiens exécrés la route de l’Adria-
tique. î
Les journaux italiens d’ailleurs, qui j
en savent probablement plus que nous,
ne sont pas émus outre mesure de la
prise du mont Lovcen et de l’évacua-
tion de Cettigné. « L’Idea Nationale »
espère philosophiquement que doré-
navant une offensive égale de la Qua-
druple-Entente correspondra à l’offen-
sive ennemie.
11 faut noter qu’ici l’action appar-
tenait à la seule Italie. Si la France
avait eu une possibilité d’intervenir,
elle l’eut fait, sans être directement
intéressée, comme elle l’a fait aux
Dardanelles et à Salonique.
A Salonique notre initiative a permis
de créer sur le flanc de l’ennemi une
menace redoutable et permanente. On
ne sait ce que préparent ou ce
qu’attendent les Austro-Allemands et
>urs complices. Les bruits les plus
ontradictoires sont répandus par
leurs soins. Contentons-nous des affir-
mations des spécialistes qui assurent
que notre base est et restera inex-
pugnable.
Les Allemands et les Turcs parlent
toujours de leur armée d’Egypte. Est-
ce uri bluff de l’Allemagne ? Ét celle-ci
qui est arrêtée ou refoulée sur les front
principaux a-t-elle assez d’hommes et
de ressources pour une expédition de
cette envergure et de cette hardiesse ?
Et encore on parle d’une action plus
vaste vers Bagdad et en Mésopotamie I
Djemal-Pacha, qu’on a d’ailleurs tort
de représenter comme un francophile,
aurait désapprouvé les préparatifs
contre le canal de Suez. Il aurait lui-
même fait savoir à la Sublime Porte
que la seule chance de succès résidait
dans une insurrection arabo-égyptien-
ne, que le loyalisme de l’Université
arabe du Caire rond absolument im-
possible. On avait émis également
quelque espoir dans l’activité des
sectes musulmanes d’Abyssinie, mais
jusqu’à présent les intrigues turco-
allemandes sont demeurées sans
succès.
Un journal grec 1’ « Opinion » qui
parait à Salonique a envisagé les pos-
sibilités et les impossibilités de l’expé-
dition d’Egypte.
Après avoir montré que les germano-
bulgares se trouvent dans l’impossi-
bilité matérielle d’avancer vers Salo-
nique, le journal grec considère que
l'Egypte ne peut pas s’enlever comme
la Serbie. « Il faut traverser des régions
désertiques et sablonneuses sur une
étendue de plusieurs centaines de
kilomètres. La côte asiatique du Canal
de Suez peut être innondee à perte de
vue, son niveau étant inférieur à celui
de la mer. Toutes les dispositions ont
été prises pour provoquer cette
inondation.
» Les abords du canal sont défendus
par plusieurs lignes de tranchées, et
le canal lui-même est une tranchée
admirable dont la défense est confiée
à une trentaine de cuirassés et de
croiseurs. L’entrée des Turco-Alle-
inarids est donc rigoureusement inter-
dite. »
Quant à la révolution interne, elle
paraît à 1’ « Opinion » un conte invrai-
semblable. « Le parti nationaliste est
constitué par quelques étudiants, tous
jeunes exaltés dont l’effervescence
inoffensive a toujours été tolérée par
1 Angleterre. Nous avons souventes
fois assisté à des manifestations orga-
nisées par le parti national. Les
meneurs — des étudiants imberbes —
sont suivis par la foule inconsciente
des portefaix et des décrotteurs. Il suffit
d’une pompe à incendie pour disperser
ces manifestants. Voilà le parti sur
lequel les Allemands fondent leurs
espérances. »
Et notre confrère grec, qui a vu et
qui sait, conclut que les Allemands,
réduits à l’impuissance dans les Bal-
kans, ne seront pas plus heureux
dans leur expédition d’Egypte — si
toutefois ils la tentent.
Octave AUBERT.
1 rois de la Praoee dais la taple-latieti.
La question la plus importante et la
dus grosse de conséquences qu’ont à
foudre en ce moment les gouverne-
ments de la Quadruple-Entente, c’est
a concentration et la coordination de
liverses actions militaires et diploma-
iques de chacun des alliés vers un but
ommun. Tout le monde est d’accord
pour reconnaître que le manque d’unité
l'action est une grande cause de fai-
blesse de la Quadruple-Entente.
Dans la coalition des empires cen-
traux, l’Allemagne est par la force des
choses, maîtresse absolue de la dirèe.
lion de toutes les opérations, t’Autri-
che, la Turquie et la Bulgarie ne sont
et ne peuvent être que des comparses,
car ils dépendent militairement et
financièrement de l’Allemagne. Mais
dans la QuadruplerEntente aucune des
puissances qui la composent ne peut
prétendre commander aux autres. Et
pourtant, il y faut absolument BOUS
peine de retomber dans les erreurs des
derniers mois, une volonté puissante
pour concentrer les actions des Alliés
et concilier les divergences d'intérêts
qui s'y manifestant inévitablement.
Quel est le pays qui peut et doit assu-
mer ce rôle dans la Quadruple-Entente?
L’éminent historien italien M, Gugliel-
mo Ferrero étudie cette question dans
un long article paru dans le « Secolo »
et arrive à la conclusion que seule la
1 France peut jouer ce rôle et il en donne
les raisons suivantes :
“ La guerre actuelle — écrit M. Fer-
rera — au moins en tant que conflit
armé est principalement une guerre
continentale et européenne. Or, parmi
les puissances de la Quadruple-Entente
la puissance continentale par excellen-
ce, c est la France. L’Angleterre, la
Russie et l’Italie sont, s’il est permis de
s’exprimer ainsi, des puissances laté-
rales plus ou moins éloignées du centre
de 1 Europe, séparées le? unes des
' autres par de grands espaces et encore 1
plus par la divergence des intérêts et
qui combattent contre les empires du
centre, pour des raisons qui sont parti-
| culières à chacune d’elles. Il est donc
; évident que la France, puissance çontu f
nentale par excellence, est celle qui
peut le mieux concilier toutes les diver-
gences d intérêt et concerter les efforts
séparés et individuels des Alliés.
D’abord la France est plus proche que
* les autres du centre de la lutte ; elle est
aux prises avec l’ennemi principal ai
puis sa situation géographique fait
d’elle le centre de la Quadruple-Entente
» La r rance est en outre le seul pays
qui possède maintenait l'autorité né-
cessaire pour assumer un tel rôle.
Quand la guerre a éclaté, la France
paraissait dans la Triple-Entente com-
me une pauvre orpheline protégée par
deux géants contre l’ogre qui voulait
la manger. Tous, ou presque tous,
croyaient alors que c’est la Russie et j
l’Angleterre qui sauveraient la France. I
Mais aujourd'hui, après la bataille de 1
la Marne et de l’Yeer, le monde s’est
convaincu que si la France n’avait pas
résisté aux coups furibonds du dieu
Thor, devenu subitement fou, l’Europe
; n’aurait pas été sauvée de l’hégémonie
j allemande. Si la Triple-Entente a eu le !
temps nécessaire pour équiper des nou-1
velles armées, de bloquer les empires
t du centre ; de gagner l’Italie à sa cause !
et si la Russie a pu préparer une
seconde armée, c’est uniquement parce
que la France a héroïquement brisé le
premier et le plus formidable élan de
l’Allemagne. Tant de sacrifices inénar-
rables supportés avec tant d’héroïsme,
donnent à la France le droit de parler
f avec autorité aux puissances alliés
qu’elle a sauvées d’un désatre irrépa-
rable. 1
» Certains Français objecteraient
! peut-être, non sans raison, que cela
serait trop demander à la Franco que
d’exiger d’elle ce nouveau service aprè9
tant de sacrifices qu’elle a déjà faits, i
Mais on pourrait leur répondre que I
rendre ce nouveau service à l’Europe :
serait pour la France le meilleur
moyen de faire fructifier les sacrifices
déjà supportés en recevant en échange i
de tant de flots de sang versé, l’admi-
ration et la reconnaissance de l’Univers
et en môme temps de hâter la fin de la
guerre. 1
Cette entreprise, dans les limites où '
elle est possible et utile, n'est certaine-
ment pas au-dessus des forces d’un '
peuple qui depuis dix-sept mois a don-
né tant de preuves de mesure de mo-
1 dération, de fermeté et de courage.
! Rien n’est au-dessus des forces d’un tel
peuple, pourvu que ses gouvernants,
ses hommes d’Etat sachent vaincre
cette hésitation et cette incertitude dont
ils souffrent à la suite de la longue
série de crises politiques de toute sorte
que l’Etat français a traversées pendant
vivons dans des temps uniques qui
. exigent des efforts extiuordinaires. Et
quel meilleur encouragement peut-il y
, avoir quo ce qui se passe dans les
; Balkans, en ce moment ? Il y a deux
| mois, les affaires (l’Orient se préoipi- •
' taient avec une vitesse vertigineuse '
. contre les Alliés. Maintenant, un arrêt
s’est produit et la situation s;améliore.
Et pourquoi ce changement ? Unique- i
ment parce que la France s’est finale- {
ment décidée — en s’entourant il est!
! vrai, de toutes 1rs précautions néces-
saires — à diriger la politique de la
Quadruple-Entente dans les Balkans. »
«oanfflsaaaMiiiaaanmaa!
■ Ils sont déjà battus !
L’Allemagne a définitivement perdu
ses colonies et l’Empire des mers. Il
ne lui reste à coloniser par le chemin
de fer que l’Autriche, la Bulgarie, et la
I urquie, pour peu que ces puissances
se laissent faire, ce qui est encore dou-
teux.
Des richesses que l’Empereur
comptait amasser en Afrique et en
Asie, tout a disparu. La politique qui
conduisait l’impérial acteur à Tanger a
fait faillite. Quelle est donc, je ne dirai
pas la solidité de l’édifice qu’il a cons-
truit, puisqu’il a tout détruit, mais la
sécurité de la route qu’il a ouverte à
coups de canon jusqu’à Constan-,
tinople ?
Quand, avec la complicité des traî-*
très bulgares, il a écrasé les pauvres
Serbes, il ne me semble pas avoir réussi
une opération bien difficile. La canail- ?
le rie préméditée de Ferdinand lui a fa- *
cilité la réussite. Aussi bien n’étions- i
nous pas prêts à la contrecarrer. Mais !
nous voilà à Salonique avec une armée j ■
qui oblige nos ennemis à maintenir de*
vaut elle un rideau de fer ot un rideau , i
de feu que la moindre usure laissées,
percer. Qu’est donc devenue la Voie de 1
Constantinople ? Elle es*, à ia merci i1
d’un raid de nos troupes, le jour où 1
nous le déciderons.
Donc, là-bas, conquête précaire. j
Par cçntre, perte totale de la mer,
cest-à-dire du commerce du monde. <
Les Allemands sentent si bien leur fai- Î
blesse qu’ils ne peuvent plus s’illusion-
ner, Le gouvernement s’efforce pour- f
tant de les abuser jusqu’au bout. Il !
entretient artificiellement l’activité des 1
usines par des subventions qu’il comp- \
te récupérer lorsque, les marchés étant
rendus aux industriels allemands, ils r
pourront inonder brusquement tous les c
pays neutres et autres de produits tout f
manufacturés. Pendant que nous se- f
rions occupés à nous refaire, eux arri- f e
veraient avec, des marchandises. f
Parbleu ! Nous ne sommes pas si J
bêtes. Même sur les positions que tien-
rient actuellement les armées en Euro- t
pe, les Allemands'sont vaincus» «i nous j «
le voulons. Ils ont agrandi leur cage.
Ils y étoufferont tout de même. Il no
tient qu’à nous, à notre persévérance,
qu’ils meurent d’asphyxie. Nous allons
voir bientôt que le plomb ne se change
pas en or et que la ruine peut- suivra
la victoire passagère des armes.
•■■■■■■■■■■■■■■■«■■■••Ml***#
A la Chambre.
' La Chambre a commencé hier la
discussion du projet de loi sur les
loyers, après en avoir repoussé l’ajour-
nement.
M. Laval a critiqué les dispositions
du récent moratorium ; il, a demandé
au garde des sceaux de. rassurer des
centaines de milliers de petits loca-
taires parisiens.
i M. Viviani reconnaît que deux juge»
1 de paix de Paris ont rendu des juge-
ments contraires à l’esprit des mora-
toires. Ils ont invoqué la qualité de
fonctionnaires des locataires poursui-
vis, mais ils n’avaient pas le droit de
1 juger comme ils l’ont fait.
Quant aux locataires qui sont tonus
par de nouveau moratorium de payer
i leur loyer, il ne s’agit que de ceux qui
ont plus de 3,000 francs de traitement,
c’est-à-dire des fonctionnaires de l’Etat,
des communes, des grandes adminis-
trations publiques, etc., et qui paient
moins de 600 francs de loyer.
| Le ministre de la justice expose en-
; suite qu’il y a tout avantage à régler
; la question des saisies>arrêts et des
I saisies-gagerie par une loi plutôt que
| p.ar v. 010, d’interpellation. Une proposi-
tion de loi est déposée. Le rapport de
M. Ignace sera incessamment terminé.
U est alors qu’on pourra utilement voir
dans quelles conditions les mesures
conservatoires pourront être prises et
les décrets moratoires modifiés.
A la suite de ces explications, la.
Chambre a adopté un ordre du jour de
M. Desliayes demandant d’étendre à
tous les moratoires les mesures récla-
mées en faveur des loyers.
La Chambre a adopté ie texte du
Sénat relativement aux biens de sujets,
ennemis. •
CAUSERIE
En temps ordinaire la rentrée des
Chambres est un petit événement dont la
chronicité éveille à peine l’attention. On
ne s en occupe guère qu’aux moments de
crise. Actuellement, nos honorables ont
compris que le mieux ost de se tenir bien
sages. La rentrée au Luxembourg et au
Palais Bourbon a eu lieu et l’on s’en est
a peine aperçu. Souhaitons que les man-
dataires du peuple se montrent aussi rai-
sonnables et aussi sérieux que les véné-
rables doyens d’âge dans leurs discours,
d ouverture. Il y a beaucoup à faire eu
ce moment et si chacun reste à se. place
at fait son devoir, en évitant la confusion
et 1 empiètement, tout ira bien.,
Par un contrôle juste et sévère bien des
erreurs seront redressées et (ies ré formes
H Imposeront. Mais il s’agit, moins en c%
moment de poursuivre l’amélioration
idéale de la société humaine que de met-
tre de 1 ordre dans notre intérieur et de
consolider notre organisme si fortement
secoué. Je serais tenté de dire plutôt : si
heureusement secoué par l’épreuve pré-
sente, à la condition que nos dirigeants
sauront en profiter pour appliquer le fer
rouge sur toutes les ploies et faire com-
prendre à tous ceux qui détiennent une
parcelle de la puissance publique ou’ils
ont le devoir de coopérer a T administra-
tion du domaine commun d& toutes leur»
forces, de toute leur irAelligence, de toute
leur initiative so’ug peine d’encourir le»
sanctions un peu trop relâchées des fau-
tes personnelles.
La loi DaJbiez, dans son application
encore ^/complète, a déjà contribué à
assainissement de quelques mare»,
p ^litres contrôles les épureront toutes à
ia condition qu’ils ne s’inspirent d'aucun
esprit de persécution mais qu’ils soient
l’émanation de la justice du droit et du
le voir dans toute leur rigoureuse accep-
tion. r'
I)e Tordre, de l’économie, des respon-
habilités bien établies en opposition avec
les irresponsabilités trop communément
tamises, tel semble être en ce moment c»
lu’attend le peuple de se» députés ©t d*
les sénateurs.
Comment refuser ô ce peuple francs
ii généreux ét si patriote cette mise an
ioint qui permettra de réprimer de» abus,
n évita blés au début de la guerre mai»
lont la continuation deviendrait intolA-
•able ?
Nous sommes économes, prie îndivi-
luellement, un peu liardeurs mêmeL
romme on dit en Amérique ; mais s’airit-il
le la collectivité, n’est-il pas permis d»
lire que la mesure dans la dépense noua,
ist Inconnue ?
Pour la guerre, aucun» économie, à
aire. Dépensons sans compter:
omptons avec ceux qui seraVnf
fabmer d„ la situation pour M jfiS
lénéflees excessifs. La proAn-M**'
*** ^trble d«
* 01
Dimanche-Lundi 16-17 Janvier 1946.
rîKrnppvwnAVT
u i n il ii r ii n u A n l
DES BASSES-PYRÉNÉES
_Xm,) JOURNAL RÉPUBLICAIN PARAISSANT TOUS LES JOURS EXCEPTÉ LE DIMANCHE < .
ill ■■Il -inmnwns. TÉLÉPHONE o.as 1
ABONNEMENTS i
3 Mol*: fi Molo: iAn:
Piu, département ol limitrophes 6 fr. » 10 fr. 20 fr.
Autres départements 6 fr. 50 12 fr. 24 fr.
Étranger 10 fr. » 18 fr. 36 fr.
Maires et Instituteurs des Passes-Pyrénées 8 fr. 10 fr. ;
[texte manquant]
»W23^0TI0Kr * ±X>1XT7STXBT’&JLTTQT* : 11. Xtu.
Rédacteur en chef : OCTAVE AUBERT
La ûlreotlon politique appartient an coniell fl'Almlniitration n la société Anonyme de L’mtr USAIT
Tout ce qui concerne le» Abonnement» et les Annonce, doit être adressé à PAU à M. Georges HAÜRET ASmini.t-t-n. r , v,
A PARIS, anx diverses Agences pour les Annonce, Ad«l°‘*^ur.CompUble.
tca MANUSCRITS NON iNetwta NE «ONT S»AS RKNDUS
ANNONCES i
Annonces judiciaires 20 c. la ligne.
Annonces ordinaires * 3^ _ 5
Réclames * ' * * JJQ
Chronique locale ou Faits divers f franc
, *** Annoncée de dorée ae traitent à forfait.
tavelles Officielles.
Samedi (Matin).
En Belgique, un tir de notre artillerie nUr |C9 ouvrages ennemie au nord
do Steenstraete a provoqué deux fortes explostone.
Au nord de l’Aisne, nous avons pris ..„4.e feu un convoi do ravitaille*
mer.î dans le secteur de Chivy, nord-est de Vailly.
Au sud-est de Berry-au-Bac, vers la côte 108, nous avons fait jouer un ca*
mouflet qui a bouleversé les travaux de mines de l’adversaire J
trJm!aJXnZi™ P'*Ce 8 de *"* “* détruil »»
Le Ministre de ia Marine italienne télégraphie à l’amiral Laoaze que le sous*
marin f oucault a coulé un croiseur autrichien à proximité de Cattaro.
Samedi (3oir).
En Champagne, notre artillerie a dispersé des travailleurs ennemis et pris
80U3 son feu un convoi en marche sur la route d’Auberive a Saint*Soupiet.
En Argonne, échange de grenades à Vauquois.
Rien à signaler sur le reste du front.
COMMUNIQUÉ BRITANNIQUE
Nous avons vigoureusement bombardé aujourd’hui les tranchées ennemies
ver, Givenohy. Les parapets ont. été fortement ondommagés. Aujourd’hui artif.le-
rie active de part et d’autre, vers Kemmel et la côte 60.
pm——:— - -TtnfflrnYtTHirriBMHWiimfiTinnn irjiimiaMMiaLijuwjMMiuiaim.
NOUVELLES delà GUERRE
DANS L. ADRIATIQUE
Le submersible « Foucault »
coule un Croiseur Autrichien.
PARIS. — (Mole officielle) :
Le ministre de, la marirto italienne a
télégraphié à l’amiral Lacaze que le sous-
marin français « Foucault » a coulé un
croiseur autrichien a proximité de Cat- j
taro. |
Le submersible français « Foucault » t
est Adjoint aux forces navales italiennes ; |
le o.oisour qu’il a torpillé et coulé dans j
I*Adriatique inférieure est un croiseur du i
type « Novara ».
PARIS. — Les croiseurs protégés au-
tr:r.l:iwn3 du typa « Novara » dent i’un
viL‘U d'être coulé dom l’Adriatique par
le « Foucault », forment une série de qua-
tre navires : « Amiral Spaun » (1909) ;
w Sauta ’ « Novara », « Helgoland » (1913). ,
Ce? navires ont 125 mètres de longueur, ,
12 m. 30 de largeur et 4 ni. 60 de tirant ;
d’eau. Leur déplacement est de 3.5G0 ton- i
ritu. Leur vitesse de 27 noeuds 07, et leurs ’
machines ont une puissance de 25.00 che- î
vaux. Ils sont protégée par un caiason
/central cta 100,"n, avec traverses de 50mm et ;
ont un pont cuirassé de 20mm.
Leur armement es! composé do neuf
canons de I00mm, deux canons de 47, deux
mitrailleuses, deux tubes lance-torpilles
sous-marines. Ces navires sont utilisés
surtout comme estafettes.
DANS LES BALKANS
;.es Forces opposées.
ATHENES. — Suivant des informations
sûres qui sont parvé.?ue9i les Allemands
ont dans les Balkans qu
25% à Monastir ; un régiment à Su1*
un à Philippopoli. L’effectif de ohaque u."
vision n’est que de 15.000 hommes, par
suito des pertes souffertes pendant la cam- t
pagne.
L’Importance des troupes autrichiennes
est valuée h 50.000 hommes.
U n’eet pas fait mention des contingents
bulgares et turcs.
D’après ic correspondant à Sofia du
e Berline» Tageblatt », les Anglo-Fran-
çais dans les Balkans seraient au nombre
«io 250.030, dont 180.000 combattants effec-
tifs. Près de 200.000 hommes avaient déjà
débarqué à Salonique à Noël ; depuis
lors les 20.000 autres ont débarqué et en
outre 60.000 dans le golfe d’Orfano.
{
Autour des Opérations.
SALONIQUE. — Les aviateurs alliés
rapportent qu’une grande activité, facili-
tée par un temps très doux, règne parmi
JIG<5 troupes ennemies au delà de la fron-
tière grecque. On doute cependant qu’elfes
puissent réparer les ponts suffisamment
pour supporter la grosse artillerie,
Des troupes turques commandées par
dos officiers allemands arrivent eur la li-
gne de Dedeagatch ; cependant, les Turcs
ns portent pas l’uniforme allemand com-
me on s’y était attendu lorsque l’ennemi
.prévoyait une opposition de la part de la
£rèoe.
Tout est tranquille le long de la fron- :
tiorCi sauf de fréquents duels aériens,
r ennemi évite les patrouilles de cavale-
rie franco-anglaises.
A l’Armée Grecque. j
7AALTE. — A l’occasion du Nouvel An •
grec, le ministre de la guerre a adressé
à l’armée un ordre du jour dans lequel il
d’i que l’armée doit avoir confiance en
son roi victorieux dans deux guerres, et
qu’il formule des voeux pour la conclusion ,
de la paix générale au oours de cette nou-
velle année afin que la Grèce puisse jouir .
de ses bienfaits.
L’ordre du jour ajoute que si la divine ■>
providence en déoide autrement, la Qrèoe *
saura cueillir les mêmes lauriers qu’en
1912-1913.
■ 1 I ' H ■LLLl.JlUU..1»MR«WWW?eBHS«B!
Voir la Derrière I
Communication Interrompues.
ATHENES. -- Les communications té-
légraphiques avec Salonique et la Macé-
doine orientale sont interrompues.
Lee Exigences Germano-Bulgares.
ROTTERDAM. — Selon une dépêche de
Sofia à la « Gazette de C Jogne », fa Bul-
garie et scs alliés auraient exigé de la
Grèce la réinstallation do leurs consuls à
Salonique.
Tragique Situation du Monténégro.
ROME. — Si les Monténégrine ont re.
cours à une guerre en montagne, l inva*
sion autrichienne sera rendue très diffi-
cile et pourra être retardée assez long
temps pour qu’on ait le moyen d’envoyer
aux Monténégrins des renforts et de l’ar
tlllerie do montagne capables d’arrêter
l’avance autrichienne. Mais on craint que
les Monténégrins, oomme ont fait lee Ser
bes, ne se retirent devant l’envahiseeur.
Outre leur artillerie, les Autrichiens
comptent sur l’amitié des tribus de l’Al-
banie septentrionale qui sont hostiles aux
Monténégrins. Lorsque les Monténégrins
abandonnèrent leurs positions avancées à
Berana et mirent le feu au pont sur le
Lim, les Albanais éteignirent l’incendie et
empêchèrent la destruction du pont.
Les Autrichiens ont actuellement à sur-
monter la difficulté de transporter leur
artillerie par-dessus le Lovcen, de sorte
que leur marche peut être retardée, et
que les Monténégrins pourraient organi-
ser une nouvelle défense.
Devant Durazzo.
ROME. — Il résulte de nouveaux ren-
seignenientss reçus au eujot du combat
dti 29 décembre dans les eaux de Durazzo
que les navires ennemis ont été plusieurs
fois frappés et endommagés par le feu
navires italiens et français.
En oui.”?; 1» découverte à proximité de
la côte, au nord Durazzo, de nombreux
cadavres flottants de lïîàtelots autrichiens
n’appartenant pae aux équipes des con-
tre-torpilleurs ooulés u Llka » et « Tri-
glaw » confirmerait la parte, déjà annon-
cée de plusieurs sources, d’une autre uni*
té ennemiedlans ce combat,
DU OOTÉ RUSSE
Le Communiqué du Caucase,
PETROGRAD. — Au cours des coinba
livrés sur ce front, nous avons pris pli
de 300 askaris, 4 canons et une gran.
quantité de caissons de munitions.
Un détaohement kurde qui faisait un
tentative ü ottonsive dans la région a
nord-ouest de la ville d’Ardjlohen a ét
refoulé dans la direction de l’ouest.
Les Gains de la réoente Offensive.
PETROGRAD. — Les Russes ont gagr
en Bukovlne de vingt-cinq à trente kilo
mtres de la frontière de Bessarabie jut
qu’aux environs de Ozernovitz.
En Gallois, nos alliés se sont avancé
de douze à quinze kilomètres en moyettm
du front de Djourin jusqu’à la rive droits
du la Strypa.
En résumé, la dernière offensive de ne
alliée, qui n’est qu’un prélude aux opé
rations du printemps prochain, aura po
té un ooup sensible à l’ennemi, 1s délo-
geant des positions édifiées durant det
mois pour le faire reculer sur des point. 1
plus difficilement défendables. De plus
elle aura réduit de notable façon des ef
fectifs dont on est devenu économe à Ber-
lin et à Vienne,
ZURICH. — Suivant des Informations
de source allemande, l’offensive russe en
Galicio et on Bukovlne n’est pas terminée.
Sa suspension serait due simplement à la
nécessité de combler lies vides qui se sont
formés dans les rangs russes par les cou-
rageuses attaques
Le « Lokal Anzeiger » dit que les obus
employés par les Russes dans leur terri-
ble bombardement dès positions ennemies
étaient presque tous de fabrication japo-
naise, oomme aussi les fusils.
ISYU?© & 1©- 3* 3Pacre.
L'ADRIATIQUE, LES BALKANS
& L’ÉGYPTE
Malgré la défaite — inévitable grâce
à l’inaction dos Italiens intéressés —
du Monténégro, l’armée serbe reste
protégée et va se refaire. La Serbie
vengera la trahison bulgare ; elle con-
serve assez de soldats pour une offen-
sive plus ou moins lointaine. La
France a décidé d’emmener ses alliés
en Tunisie où ils se réorganiseront,
mais pour hâter l’évacuation et abréger
le transport, une partie est débarquée à
Corfou, à l’entrée de l’Adriatique et
tout près du littoral albanais. On re-
marquera, sans attacher la moindre
importance à la protestation du gou-
vernement grec, que l’occupation de
Corfou abrège la route vers Bizerte et
vers Salonique et que, par là, la protec-
tion contre les sous-marins devient
plus facile.
A propos du Monténégro, on dévoile
aujourd’hui que l’Allemagne avait fait
séparée, afin d'empêcher la réorgani-
sation de l'armée serbe sur le sol mon-
ténégrin. A la stupeur do l’Allemagne
qui a le culte de la force, les Monténé-
grins excédés ont repoussé le présent
des envahisseurs. Ils sont tombés
l’épée à la main et face à l’ennemi.
ur il v a plusieurs semaines que les
propositions ont été faites. Les agences
qui communiquent si volontiers des
fausses nouvelles n’avaient nas voulu
ou pu nous dire ce que les journaux
grecs inséraient vers Noël.
Une dépêche d’Athènes au journal
germanophile « Le Courrier de Salo-
nique » disait textuellement : « Le bruit
court avec persistance que le Mon-
ténégro a conclu une entente séparée
avec l’Allemagne et l’Autriche, en
vertu de laquelle le Monténégro
permet aux troupes Austro-Allemandes
de traverser librement le territoire
monténégrin. En échange, les empires
du centre s’engageraient à proclamer
le roi Nikila roi du Monténégro et de
la Serbie après la guerre. »
Voilà l’offre cynique. Elle a été re-
poussée. Nous nous demandons pour-
quoi et comment l’Italie qui connais-
sait par avance la réponse du Mon-
ténégro n’a rien fait pour sauver les
derniers héros qui barraient aux Au-
trichiens exécrés la route de l’Adria-
tique. î
Les journaux italiens d’ailleurs, qui j
en savent probablement plus que nous,
ne sont pas émus outre mesure de la
prise du mont Lovcen et de l’évacua-
tion de Cettigné. « L’Idea Nationale »
espère philosophiquement que doré-
navant une offensive égale de la Qua-
druple-Entente correspondra à l’offen-
sive ennemie.
11 faut noter qu’ici l’action appar-
tenait à la seule Italie. Si la France
avait eu une possibilité d’intervenir,
elle l’eut fait, sans être directement
intéressée, comme elle l’a fait aux
Dardanelles et à Salonique.
A Salonique notre initiative a permis
de créer sur le flanc de l’ennemi une
menace redoutable et permanente. On
ne sait ce que préparent ou ce
qu’attendent les Austro-Allemands et
>urs complices. Les bruits les plus
ontradictoires sont répandus par
leurs soins. Contentons-nous des affir-
mations des spécialistes qui assurent
que notre base est et restera inex-
pugnable.
Les Allemands et les Turcs parlent
toujours de leur armée d’Egypte. Est-
ce uri bluff de l’Allemagne ? Ét celle-ci
qui est arrêtée ou refoulée sur les front
principaux a-t-elle assez d’hommes et
de ressources pour une expédition de
cette envergure et de cette hardiesse ?
Et encore on parle d’une action plus
vaste vers Bagdad et en Mésopotamie I
Djemal-Pacha, qu’on a d’ailleurs tort
de représenter comme un francophile,
aurait désapprouvé les préparatifs
contre le canal de Suez. Il aurait lui-
même fait savoir à la Sublime Porte
que la seule chance de succès résidait
dans une insurrection arabo-égyptien-
ne, que le loyalisme de l’Université
arabe du Caire rond absolument im-
possible. On avait émis également
quelque espoir dans l’activité des
sectes musulmanes d’Abyssinie, mais
jusqu’à présent les intrigues turco-
allemandes sont demeurées sans
succès.
Un journal grec 1’ « Opinion » qui
parait à Salonique a envisagé les pos-
sibilités et les impossibilités de l’expé-
dition d’Egypte.
Après avoir montré que les germano-
bulgares se trouvent dans l’impossi-
bilité matérielle d’avancer vers Salo-
nique, le journal grec considère que
l'Egypte ne peut pas s’enlever comme
la Serbie. « Il faut traverser des régions
désertiques et sablonneuses sur une
étendue de plusieurs centaines de
kilomètres. La côte asiatique du Canal
de Suez peut être innondee à perte de
vue, son niveau étant inférieur à celui
de la mer. Toutes les dispositions ont
été prises pour provoquer cette
inondation.
» Les abords du canal sont défendus
par plusieurs lignes de tranchées, et
le canal lui-même est une tranchée
admirable dont la défense est confiée
à une trentaine de cuirassés et de
croiseurs. L’entrée des Turco-Alle-
inarids est donc rigoureusement inter-
dite. »
Quant à la révolution interne, elle
paraît à 1’ « Opinion » un conte invrai-
semblable. « Le parti nationaliste est
constitué par quelques étudiants, tous
jeunes exaltés dont l’effervescence
inoffensive a toujours été tolérée par
1 Angleterre. Nous avons souventes
fois assisté à des manifestations orga-
nisées par le parti national. Les
meneurs — des étudiants imberbes —
sont suivis par la foule inconsciente
des portefaix et des décrotteurs. Il suffit
d’une pompe à incendie pour disperser
ces manifestants. Voilà le parti sur
lequel les Allemands fondent leurs
espérances. »
Et notre confrère grec, qui a vu et
qui sait, conclut que les Allemands,
réduits à l’impuissance dans les Bal-
kans, ne seront pas plus heureux
dans leur expédition d’Egypte — si
toutefois ils la tentent.
Octave AUBERT.
1 rois de la Praoee dais la taple-latieti.
La question la plus importante et la
dus grosse de conséquences qu’ont à
foudre en ce moment les gouverne-
ments de la Quadruple-Entente, c’est
a concentration et la coordination de
liverses actions militaires et diploma-
iques de chacun des alliés vers un but
ommun. Tout le monde est d’accord
pour reconnaître que le manque d’unité
l'action est une grande cause de fai-
blesse de la Quadruple-Entente.
Dans la coalition des empires cen-
traux, l’Allemagne est par la force des
choses, maîtresse absolue de la dirèe.
lion de toutes les opérations, t’Autri-
che, la Turquie et la Bulgarie ne sont
et ne peuvent être que des comparses,
car ils dépendent militairement et
financièrement de l’Allemagne. Mais
dans la QuadruplerEntente aucune des
puissances qui la composent ne peut
prétendre commander aux autres. Et
pourtant, il y faut absolument BOUS
peine de retomber dans les erreurs des
derniers mois, une volonté puissante
pour concentrer les actions des Alliés
et concilier les divergences d'intérêts
qui s'y manifestant inévitablement.
Quel est le pays qui peut et doit assu-
mer ce rôle dans la Quadruple-Entente?
L’éminent historien italien M, Gugliel-
mo Ferrero étudie cette question dans
un long article paru dans le « Secolo »
et arrive à la conclusion que seule la
1 France peut jouer ce rôle et il en donne
les raisons suivantes :
“ La guerre actuelle — écrit M. Fer-
rera — au moins en tant que conflit
armé est principalement une guerre
continentale et européenne. Or, parmi
les puissances de la Quadruple-Entente
la puissance continentale par excellen-
ce, c est la France. L’Angleterre, la
Russie et l’Italie sont, s’il est permis de
s’exprimer ainsi, des puissances laté-
rales plus ou moins éloignées du centre
de 1 Europe, séparées le? unes des
' autres par de grands espaces et encore 1
plus par la divergence des intérêts et
qui combattent contre les empires du
centre, pour des raisons qui sont parti-
| culières à chacune d’elles. Il est donc
; évident que la France, puissance çontu f
nentale par excellence, est celle qui
peut le mieux concilier toutes les diver-
gences d intérêt et concerter les efforts
séparés et individuels des Alliés.
D’abord la France est plus proche que
* les autres du centre de la lutte ; elle est
aux prises avec l’ennemi principal ai
puis sa situation géographique fait
d’elle le centre de la Quadruple-Entente
» La r rance est en outre le seul pays
qui possède maintenait l'autorité né-
cessaire pour assumer un tel rôle.
Quand la guerre a éclaté, la France
paraissait dans la Triple-Entente com-
me une pauvre orpheline protégée par
deux géants contre l’ogre qui voulait
la manger. Tous, ou presque tous,
croyaient alors que c’est la Russie et j
l’Angleterre qui sauveraient la France. I
Mais aujourd'hui, après la bataille de 1
la Marne et de l’Yeer, le monde s’est
convaincu que si la France n’avait pas
résisté aux coups furibonds du dieu
Thor, devenu subitement fou, l’Europe
; n’aurait pas été sauvée de l’hégémonie
j allemande. Si la Triple-Entente a eu le !
temps nécessaire pour équiper des nou-1
velles armées, de bloquer les empires
t du centre ; de gagner l’Italie à sa cause !
et si la Russie a pu préparer une
seconde armée, c’est uniquement parce
que la France a héroïquement brisé le
premier et le plus formidable élan de
l’Allemagne. Tant de sacrifices inénar-
rables supportés avec tant d’héroïsme,
donnent à la France le droit de parler
f avec autorité aux puissances alliés
qu’elle a sauvées d’un désatre irrépa-
rable. 1
» Certains Français objecteraient
! peut-être, non sans raison, que cela
serait trop demander à la Franco que
d’exiger d’elle ce nouveau service aprè9
tant de sacrifices qu’elle a déjà faits, i
Mais on pourrait leur répondre que I
rendre ce nouveau service à l’Europe :
serait pour la France le meilleur
moyen de faire fructifier les sacrifices
déjà supportés en recevant en échange i
de tant de flots de sang versé, l’admi-
ration et la reconnaissance de l’Univers
et en môme temps de hâter la fin de la
guerre. 1
Cette entreprise, dans les limites où '
elle est possible et utile, n'est certaine-
ment pas au-dessus des forces d’un '
peuple qui depuis dix-sept mois a don-
né tant de preuves de mesure de mo-
1 dération, de fermeté et de courage.
! Rien n’est au-dessus des forces d’un tel
peuple, pourvu que ses gouvernants,
ses hommes d’Etat sachent vaincre
cette hésitation et cette incertitude dont
ils souffrent à la suite de la longue
série de crises politiques de toute sorte
que l’Etat français a traversées pendant
vivons dans des temps uniques qui
. exigent des efforts extiuordinaires. Et
quel meilleur encouragement peut-il y
, avoir quo ce qui se passe dans les
; Balkans, en ce moment ? Il y a deux
| mois, les affaires (l’Orient se préoipi- •
' taient avec une vitesse vertigineuse '
. contre les Alliés. Maintenant, un arrêt
s’est produit et la situation s;améliore.
Et pourquoi ce changement ? Unique- i
ment parce que la France s’est finale- {
ment décidée — en s’entourant il est!
! vrai, de toutes 1rs précautions néces-
saires — à diriger la politique de la
Quadruple-Entente dans les Balkans. »
«oanfflsaaaMiiiaaanmaa!
■ Ils sont déjà battus !
L’Allemagne a définitivement perdu
ses colonies et l’Empire des mers. Il
ne lui reste à coloniser par le chemin
de fer que l’Autriche, la Bulgarie, et la
I urquie, pour peu que ces puissances
se laissent faire, ce qui est encore dou-
teux.
Des richesses que l’Empereur
comptait amasser en Afrique et en
Asie, tout a disparu. La politique qui
conduisait l’impérial acteur à Tanger a
fait faillite. Quelle est donc, je ne dirai
pas la solidité de l’édifice qu’il a cons-
truit, puisqu’il a tout détruit, mais la
sécurité de la route qu’il a ouverte à
coups de canon jusqu’à Constan-,
tinople ?
Quand, avec la complicité des traî-*
très bulgares, il a écrasé les pauvres
Serbes, il ne me semble pas avoir réussi
une opération bien difficile. La canail- ?
le rie préméditée de Ferdinand lui a fa- *
cilité la réussite. Aussi bien n’étions- i
nous pas prêts à la contrecarrer. Mais !
nous voilà à Salonique avec une armée j ■
qui oblige nos ennemis à maintenir de*
vaut elle un rideau de fer ot un rideau , i
de feu que la moindre usure laissées,
percer. Qu’est donc devenue la Voie de 1
Constantinople ? Elle es*, à ia merci i1
d’un raid de nos troupes, le jour où 1
nous le déciderons.
Donc, là-bas, conquête précaire. j
Par cçntre, perte totale de la mer,
cest-à-dire du commerce du monde. <
Les Allemands sentent si bien leur fai- Î
blesse qu’ils ne peuvent plus s’illusion-
ner, Le gouvernement s’efforce pour- f
tant de les abuser jusqu’au bout. Il !
entretient artificiellement l’activité des 1
usines par des subventions qu’il comp- \
te récupérer lorsque, les marchés étant
rendus aux industriels allemands, ils r
pourront inonder brusquement tous les c
pays neutres et autres de produits tout f
manufacturés. Pendant que nous se- f
rions occupés à nous refaire, eux arri- f e
veraient avec, des marchandises. f
Parbleu ! Nous ne sommes pas si J
bêtes. Même sur les positions que tien-
rient actuellement les armées en Euro- t
pe, les Allemands'sont vaincus» «i nous j «
le voulons. Ils ont agrandi leur cage.
Ils y étoufferont tout de même. Il no
tient qu’à nous, à notre persévérance,
qu’ils meurent d’asphyxie. Nous allons
voir bientôt que le plomb ne se change
pas en or et que la ruine peut- suivra
la victoire passagère des armes.
•■■■■■■■■■■■■■■■«■■■••Ml***#
A la Chambre.
' La Chambre a commencé hier la
discussion du projet de loi sur les
loyers, après en avoir repoussé l’ajour-
nement.
M. Laval a critiqué les dispositions
du récent moratorium ; il, a demandé
au garde des sceaux de. rassurer des
centaines de milliers de petits loca-
taires parisiens.
i M. Viviani reconnaît que deux juge»
1 de paix de Paris ont rendu des juge-
ments contraires à l’esprit des mora-
toires. Ils ont invoqué la qualité de
fonctionnaires des locataires poursui-
vis, mais ils n’avaient pas le droit de
1 juger comme ils l’ont fait.
Quant aux locataires qui sont tonus
par de nouveau moratorium de payer
i leur loyer, il ne s’agit que de ceux qui
ont plus de 3,000 francs de traitement,
c’est-à-dire des fonctionnaires de l’Etat,
des communes, des grandes adminis-
trations publiques, etc., et qui paient
moins de 600 francs de loyer.
| Le ministre de la justice expose en-
; suite qu’il y a tout avantage à régler
; la question des saisies>arrêts et des
I saisies-gagerie par une loi plutôt que
| p.ar v. 010, d’interpellation. Une proposi-
tion de loi est déposée. Le rapport de
M. Ignace sera incessamment terminé.
U est alors qu’on pourra utilement voir
dans quelles conditions les mesures
conservatoires pourront être prises et
les décrets moratoires modifiés.
A la suite de ces explications, la.
Chambre a adopté un ordre du jour de
M. Desliayes demandant d’étendre à
tous les moratoires les mesures récla-
mées en faveur des loyers.
La Chambre a adopté ie texte du
Sénat relativement aux biens de sujets,
ennemis. •
CAUSERIE
En temps ordinaire la rentrée des
Chambres est un petit événement dont la
chronicité éveille à peine l’attention. On
ne s en occupe guère qu’aux moments de
crise. Actuellement, nos honorables ont
compris que le mieux ost de se tenir bien
sages. La rentrée au Luxembourg et au
Palais Bourbon a eu lieu et l’on s’en est
a peine aperçu. Souhaitons que les man-
dataires du peuple se montrent aussi rai-
sonnables et aussi sérieux que les véné-
rables doyens d’âge dans leurs discours,
d ouverture. Il y a beaucoup à faire eu
ce moment et si chacun reste à se. place
at fait son devoir, en évitant la confusion
et 1 empiètement, tout ira bien.,
Par un contrôle juste et sévère bien des
erreurs seront redressées et (ies ré formes
H Imposeront. Mais il s’agit, moins en c%
moment de poursuivre l’amélioration
idéale de la société humaine que de met-
tre de 1 ordre dans notre intérieur et de
consolider notre organisme si fortement
secoué. Je serais tenté de dire plutôt : si
heureusement secoué par l’épreuve pré-
sente, à la condition que nos dirigeants
sauront en profiter pour appliquer le fer
rouge sur toutes les ploies et faire com-
prendre à tous ceux qui détiennent une
parcelle de la puissance publique ou’ils
ont le devoir de coopérer a T administra-
tion du domaine commun d& toutes leur»
forces, de toute leur irAelligence, de toute
leur initiative so’ug peine d’encourir le»
sanctions un peu trop relâchées des fau-
tes personnelles.
La loi DaJbiez, dans son application
encore ^/complète, a déjà contribué à
assainissement de quelques mare»,
p ^litres contrôles les épureront toutes à
ia condition qu’ils ne s’inspirent d'aucun
esprit de persécution mais qu’ils soient
l’émanation de la justice du droit et du
le voir dans toute leur rigoureuse accep-
tion. r'
I)e Tordre, de l’économie, des respon-
habilités bien établies en opposition avec
les irresponsabilités trop communément
tamises, tel semble être en ce moment c»
lu’attend le peuple de se» députés ©t d*
les sénateurs.
Comment refuser ô ce peuple francs
ii généreux ét si patriote cette mise an
ioint qui permettra de réprimer de» abus,
n évita blés au début de la guerre mai»
lont la continuation deviendrait intolA-
•able ?
Nous sommes économes, prie îndivi-
luellement, un peu liardeurs mêmeL
romme on dit en Amérique ; mais s’airit-il
le la collectivité, n’est-il pas permis d»
lire que la mesure dans la dépense noua,
ist Inconnue ?
Pour la guerre, aucun» économie, à
aire. Dépensons sans compter:
omptons avec ceux qui seraVnf
fabmer d„ la situation pour M jfiS
lénéflees excessifs. La proAn-M**'
*** ^trble d«
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