Titre : L'Indépendant des Basses-Pyrénées : paraissant les lundi, mercredi et vendredi ["puis" paraissant tous les jours excepté le dimanche "puis" journal républicain quotidien "puis" le mieux informé des journaux de la région]
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1928-01-03
Contributeur : Garet, Émile (1829-1912). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34416250c
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 03 janvier 1928 03 janvier 1928
Description : 1928/01/03 (A61,N18351). 1928/01/03 (A61,N18351).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k52679079
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3218
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 05/04/2020
|LyWis.W.i.«LL_. ' J—”
ÉCHOS .
fi ya cisqaactfi sus
ha journée du l*r janvier 1878 a
été favorisée à Paii 'pur un temps ^
mcvgni'iifur et une température très
■douce. L'animation était grande Q
dam les rues.
É1 ensemble des réceptions offi-
cielles — fini ont eu lieu suivant <
l'usage accoutumé — a présenté le
caractère le plus cordial et la s_atis- ,
faction a pani générale. ; *
(Indépendant du 2 janv. 1878.) ! ^
r
Deuil
Noua apprenons avec peine lalf
mort, â l’âçfe da 18 ans, de M. A. E.
J. Fouiunpt, étudiant en droit et ès- î
lettre».
Il- était le fil» de M. Jacques Fou- I '
lupt-Espèraber, chevalier de la Lé-
gion d'honneur, avo.cat au barreau I
de Strasbourg et ancien secrétaire I
général au haut commissariat. j
Les obsèques ont eu lieu samedi à
Strasbourg. L'inhumation se fera à
Sauveterre-de-Béam. I,
— Nous apprenons avec regret la 11
mort de Mme Vve Alfred Vergue, I i
décédée à l’âge de 80 ans, en son J t
domicile de la rue Cazaubon-Nor-11
bert. I :
Nous adressons à sa fille Mme I <
de Andreis, et à son gendre, avocat I
général à la Cour de Pau, nos très 1 !
sincères et très vives condoléances. I
— Le capitaine d’infanterie colo-1
niale en retraite Victor Lepoitevin, I
est décédé en son domicile de la rue I
Duboué.
Chevalier de la Légion d’honneur, I
médaillé militaire, titulaire de la 1
Croix de Guerre, le capitaine Lepoi- J
tevin était membre du Conseil d’ad-1
ministration de la Légion d’hon- I
neur, secrétaire général de l’U. N. j
C. (Groupe Béarnais) et membre des I
sociétés d’anciens combattants de [
Pau auxquelles il apportait une col-1
labosation particulièrement dé- j
.vouée. j
Sa mort sera déplorée par tous les I
anciens combattants. j
Nous adressons à sa yeuve et à sa I
famille nos très vives et sincères |
condoléance*.
★ I
** I
Un beau geste des Compagnies j
de chemins de fer
L’Union nationale des aveugles ci-1
vils porte à la connaissance de tous I
les aveugles civils qu’à partir du I
premier janvier 1928, les grandes |
Compagnies de chemins de fer ac-1
corderont à tous les aveugles, sans I
distinction, des cartes permanentes I
valables en troisième classe sur l’en-1
semble de leur réseau et les aütori-1
sant à voyager sans franchise de I
bagages en ne payant que le prix I
d’unè place pour eux et la personne
ou le chien leur servant de guide. I
Pour les aveugles voyageant seuls,
les Compagni e continueront de dé-
liv des bons de demi-tarif 1 sur
demande articu’ière dûment justi-
fiée.
Les demandes de cartes peuvent !
être edr-'ss^" directement ou pari
l’intermediaire d’une Association à I
la direction des rîseaux sur lesquels
les ‘^ésirent circuler. Elles
doiv i cccmpagnées des piè-
ces justifiant de la cécité et de la
qualité de Français.
A L’QFFXClElw
LA MEDAILLE DSS EVADES
Par décision ministérielle du 23 dé-
cembre 1927, Ifl médaille des Evades
est attribuée, au titre de la gu. re
1914-1918, avec maintien de la citation
relative à l’évasion, au chef de batail-
lon de Wasselot de Régné, comman-
dant le 36* groupe d’aviation.
Le sergent de réserve Lafaurie et le
soldat de réserve Lacroix, tous deux du
18* R. I., reçeivcnt également la mé-
daille des Evadés.
Nos très vives félicitations.
DANS L’ARMEE
Le chef de bataillon Courtiau, hors
cadre 18* région, est réintégré dans les
cadres et affecté au 18’ d’infanterie.
JUSTICE DE PAIX
Figurent au tableau d’avancement
pour 1928 : MM. Broca, juge de paix
du canton N.-E. de Bayonne, et Casa-
mayor-Dufaur, juge de paix d’Ara-
mits.
MEDAILLE D'HONNEUR
AGRICOLE
La médaille d’honneur agricole est
confiée aux personnes ci-apràs dési-
gnées :
MM. Bordenave (Louis), à Lagor ;
Haillet (Jean-Sylvestre), à Morlaàs ;
Horminoguer (Arnaud), à Escos ; Las-
serre (Charles), à Sauvelade; Mourrat
(Bernard-Eélix), à Oloron-Sainte-Mafie.
Nos félicitations.
—
Locales et Relouâtes I
Le Te upa
BULLETIN METEOROLOGIQUE
bservalions de la Maison Daignas,
Lundi. 2 janvier..
) h. (couvert) ’+ 1
? h. •uvert) [+’ M;
a h. (couvert) ,...,,.^,.1 ,+. 5°1 di
Ta'hua .... -*• -'c3 ! C<
Iiuima . -• • • -sac» >••••. /L <)♦. b:
Baromètte ; 746 (en baisse), p
la
♦ r;
GESTIONS MUNICIPALES p
i Cmios È Parais dira l
t K fi fin
_____ ir
é:
ONE INTERESSANTE LETTRE n
Notre confrère local a publié sa- n
nedi soir une lettre que M. de 3
3éarn a adressée à un de ses amis. c
1 nous paraît particulièrement in- t
dressant de la reproduira, car elle é
net au point la question du désiste- d
nent de l’actuelle Société du Pala’ s s
l’Hiver en faveur de la Société nou-
velle pour les deuv année# du bail ^
pii restent à courir : ^
Cher Monsieur, 1
Je reçois à l'instant votre lettre. ■
Af. X'.... (ici le nom et l’adresse J
•d’un notaire palois) doit avoir entre
les mains à l'heure actuelle Un con-
trat signé par (ici sept noms) agis-
sant tous conjointement et solidai- *
rement entre eux, et en outre corn- 1
me membres du Conseil d'Adjlinis- ^
iràtion du Nouveau Casino Muni- .
ripai, Palais d Hiver de Pau..., qui ‘
vendent à M. de Béarn... acquéreur
tant en son nom personnel que pour (
le compte d’une Société anonyme \
au capital de 5 millions de francs 1
qu’il s'engage à constituer avant <
te 25 mars 1928 : 1
1° Le droit au bail, pour tout le
temps qui en reste à courir, du
Casino Municipal Palais d'Hiver.
2° Objets mobiliers et matériel.
L'acquéreur sera propriétaire des
biens cédés à compter de ce jour
(2 décembre 1927), mais il n’en aura
la jouissance qu’à compter du la
avril prochain 1928...
T'n versement de cent mille francs
a déjà été fait à la Société...
O. DE BTEABN.
LA LÉGION V HONNEUR
DE M. TL HEID
Tous les Palois ont appris avec
plaisir la nomination de M. Théo-
dore Heïd au titre de Chevalier de
la Légion d’honneur. Ruban rouge,
particulièrement mérité s’il en fut.
Nous ne saurions ici détailler
les nombreuses fonctions publiques
que M. Théodore Heïd a occu- !
nées dans notre vil te, que ce soit ;
à l’assemblée communale, au con- 1
seil d’arrondissement, au Tribunal
de commerce, dans les groupements
politiques ou économiques, dans les
I couvres mutualistes. 11 est de ces
hommes qui sont l’honneur d’une
I Cité et même d’uue province.
Le nom des Heïd en Béarn est
I synonyme de travail fécond et de
I loyauté.
I II nous est particulièrement agréa-
|V qu'ligner la nomination au
j i • Chevalier de M Théodore
.es amis y ver: .ru c—er :,->ie
II’ umage rendu au républicain
I sincère, serviteur dévoué de la Pa-
Itrie, et ses adversaires celui rendu
I à un esprit juste entre tous et nui
I est le plus parfait représentant
d’une famille qui, tout en menant
a bien des affaires de premier or-
I dre, est toujours restée soucieuse
de l’intérêt général et du bien de la
I.Cité.
I Que M. Théodore Heïd, homme
I serviable entre tous, esprit éclairé
Jet averti dont l’autorité et la jus-
| tesse de vues sont appréciées de
J tous, trouve ici l’expression renou-
Jvel'ée de nos félicitations qui vont
| non seulement à l’éminent président
| du Tribunal de Commerce de Pau,
| mais aussi à une famille dont la
tradition est toute d’honneur, de
| probité et de dévouement à la chose
J publique. ^
! La Chasse m Renard
| PROCHAINS RENDEZ-VOUS
j Mardi 3 janvier 1928. — 11. h. 45 :
Soumoitlou (15 kil. 1/2). — Fox-
Hounds.
| Jeudi 5 janvier. — 11 h. 45 : Les-
car (7 kil.). — Fox-Ilounds.
I Samedi 7 janvier. — 11 h. 45 : Ga-
1 baston (16 kil. — Fox-Hounds.,
Lis pÉMfeto
smial IM
an ttllsnl 1328 »
M. Fernand Bouisson, président
j la Chambre, a annoncé dans les j
mloirs de la Chambre que le dé- Ci
it financier viendrait au Palais- 7
ourbon le 20 janvier. Il estime que- *
. session sera assez courte et poür- x.
a, se terminer vers le 15 mars. <
Le président de la Chambre est *
ersuadé qu’avant de se séparer, les
éputés voteront la loi- sur les assu-
mées sociales^ la loi sur les lotisse- i
lents et les lois militaires (recrute- ;
lent et effectifs). i
Si la session se terminait le lo ,
lars, il pourrait être procédé aux
lections dans la deuxième quinzai-
e d’avril. '
La nouvelle loi électorale a rame- (
é à une semaine le délai qui doit :
'écouler entre le premier et le se- ;
ond tour de scrutin pour les élec-
ions législatives. La consultation
lctorale de 1928 aurait ainsi lieu les
eux derniers dimanches d’avril,
oit les 22 et 29 avril.
Les pouvoirs de la Chambre ac-
uelle expirant le 3i mai, la rentrée
e là nouvelle Chambre aura lieu
e vendredi 1er juin.
taxe d’appresîisiage
MM. les Industriels et Commerçants
issujettis au paiement -de la taxe d ap-
>rentissage, ont toujours vivement sou-
îaité que le produit de cette contri-
bution soit affecté, au moins en partie,
IU développement d’oeuVres profession-
lêlles locales.
L’occasion leur est offerte de réaliser
;e désir, en aidant efficacement une
institution dé fondation récente mais
l’utilité certaine et sans qu’aucune
iharge supplémentaire leur soit impo-
sée de ce fait.
Les intéressés ont, en effet, la faculté
d’affccter 5 % du montant de la taxe
d’apprentissage dont ils sont redevables
— et calculée comme on sait sur la
base de 0 fr. 20 sur 100 francs da sa-
laires payés— à la Section d’Orienta-
tion professionnelle du Bureau muni-
cipal de placement de Pau.
Ils peuvent être assurés qu’ils seront
ainsi exonérés d’une somme égale au
versement effectué, sur simple produc-
tion du reçu, qui leur sera immédiate-
ment délivré.
Le souscripteur, en adressant avant
le l*r mars 1928, à la Préfecture, la dé-
claration du montant des salaires
payés, n’aura qu’à mentionner la sub-
vention dont il aura doté la Section
d’Orientation professionnelle de Pau,
en joignant le reçu qui lui aura été
délivré.
Il est sans doute inutile de rappeler
que la Section d’Orientaïion profes-
sionnelle de Pau est un organisme of-
ficiel, contrôlé par le Ministère du Tra-
vail, la Direction de l’Enseignement
technique et administré par une Com-
mission, paritaire dont plusieurs mem-
bres appartiennent à divers groupe-
ments patronaux.
Elle a pour but de diriger les en-
fants se destinant à l’apprentissage vers
la profession convenant 1* mieux à
leurs aptitudes physiques et intellec-
tuelles, et dans laquelle ils sont sus-
ceptibles de rendre le plus de services
à la collectivité.
En -même temps et grâce à cotte meil-
leure adaptation du travailleur au mé-
tier choisi, elle peut contribuer puis-
samment à la diminution du nombre
des accidents du travail ou des mala-
dies professionnelles.
En 1927, 172 garçons et filles ont été
examinés, sur lesquels 156 ont été pla-
cés en apprentissage.
Les dotations que-MM. les Industriels
et Commerçants voudront bien consen-
tir en faveur de la Section d’Orienta-
tion professionnelle de Pau, et dont ils
seront d’ailleurs tôt ou tard les béné-
ficiaires, serviront à assurer son déve-
loppement et à étendre son action :
achat de matériel scientifique, publica-
tion de monographies de professions
locales ou régionales, création d’une
cinémathèque professionnelle et d’un
musée de l’apprentissage, distribution
-de tracts, organisation djiine bibliothè-
que professionnelle, etc...
•Les versements sont reçus pour lès
arrondissements de Pau, Mauléon-, Olo-
ron et Orthcz, au Bureau municipal de
Placement de Pau (Préfecture, Télé-
phone : 7.76) ou au Compte chèques
postaux : Bordeaux, 322-48.
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'aux plissés chics31|
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perfectionnements pour îf|;
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SPÉCIALITÉ DPHAUTE FANTAISIE M
1 T, roc Jeanne d’Âlbret - PA (J f|É
Béarn rtjragon
I s
Une caravane paloise se rendra j *
jSsragosse an printemps prochain'. s
| n
Nous avons déjà parlé de ce pro-1 [j
et formé lors de lu visite des Ara-1 s
umais à Pau, au mois de mai der- j u
lier. Le Syndicat d'Initiative de I r,
3au nous communique à ce sujet |
tn article de notre excellent con- c
rère Marin Sancho, paru dans El
Coticiero de Saragosse, article que
IOUS sommes ueureux de reprodui- L
■e. ji
Le sympathique et érudit direc.h
eur de lù revue Aragoir écrit sous I’
’e titre « Au printemps prochain j
me caravane de Pau viendra à Sa-J
~aqosse » ; ||
Le voyage, organisé par le Sy»- J
licat d’initiative et de propagande 11
le F Aragon, qûe la Caravane Ara-1 «
gonaise a pu faire au mois de mai, I f
au pavs voisin français du Béarn, |_s
faisait prévoir un avenir de rela-ji
tions très cordiales entre les deux I <
pays. ’
Un lien commun les unit étroite-1
ment : « Le chemin de fer transpy-l
rénéen du Canfranc ».
Si, auparavant, le désir de le voir j,
aboutir servit à mettre en commun I '
le;3 activités pour donner une im-j
pulsion au projet et aux travaux, I
maintenant qu’ils sont achevés, lej
désir commun d’utiliser cette riche I
voie de communications les unit à|
nouveau, de la façon la plus heU-1
reuse pour les intérêts de part et |
d’autre. j
Les lecteurs du Noticiero se sou-|
viennent que tout en leur donnant!
Un compte-rendu des manifesta-1
tions qui eurent lieu à Pau (MeB|
Don José Sanchez Ventura et Don
Manuel Abizanda, le firent mieux I
cme moi dans leurs intéressantes!
chroniques), je m’efforcerai, de don-|
ner une idée approximative de la I
cordialité et de l’expansion avecl
lesquelles nous fûmes reçus et I
fêtés. Mais ce n’est pas tout. 11 exis-1
te un sujet plus important.
A mesure que naissaient les liens I
d’affection, la nécessité de leur!
donner un but surgit, qui représen-l
'tent la force active des deux pays, I
on décida de se réunir régulière-!
ment et alternativement, dans l’un|
ou l’autre des deux pays, pour fo-1
riienter et diriger les aspirations I
et pour leur imprimer un dévelop-1
pement constant'. , I
A ce moment-là furent plantés les I
premiers jalons de cette entreprise. I
Depuis, de part et d’autre, un tra-1
vail de rapprochement s’est fait I
qui ne manquera pas d’avoir une I
manifestation prochaine.
Les derniers journaux reçus de I
Pau, ainsi que la correspondance J
suivie échangée entre les dijvers I
groupements de même nature de I
Saragosse et de la capitale du I
Béarn, nous annoncent pour le |
printemeps prochain (au mois de |
mai ou juin) l’arrivée à Saragosse I
d’une grande Caravane béarnaise, |
qui, tout en rendant visite à la Ca-1
ravane Aragonaise, sera le point I
de départ d’un interchange de re-
lltions, et sera il faut l’espérer
de longue durée.
Il faut — les choses devant, être
bien faites — que Saragosse s’inté-
resse d’ores et déjà, et qu’elle se
prépare à accueillir nos hôtes de
la même manière au moins qu’ils
nous ont accueillis eux-mêmes.
Cela dit pour ce qui concerne la
ville dans son ensemble. Pour ce
qui est des corporations et organi-
sations particulières, il est de toute
utilité qu’elles se préparent non
seulement à organiser des reécep-
tions communes. Il faut se prépa-
rer, pour que les projets soient une
réalité pratique, et pour que ce
chemin de f er, après lequel nous
avons tant soupiré, soit utilisé pour
son vrai but : Celui d’unir les Béar-
nais et les Aragonais par un double
lien d’intérêls spirituels et maté-
riels.
il est nécessaire aussi que nous
réfléchissions dans le calme aux bé-
néfices que cette communion d_’in-
térêts doit apporter.
Pour Saragosse et pour l’Ara-
gon, le Canfranc en marche repré-
sente la plus grande transformation
qui se ?_oit opérée dans leur vie.
Le rapprochement entre la Fran-
ce et l’Espagne suppose la conver-
sion de nos provinces en des ré-
gions internationales, et, pour pou-
voir goûter un moment cette réalité
il vaut bien la peine que chacun de
nous fasse un effort et même quel-
ques sacrifices.
Point n’est besoin de souhaiter
de l’enthousiasme au Maire de Sa-
ragosse à Don Miguel Aline Salva-
dor, qui sut présider si dignement
la Caravane Aragonaise. Son rôle,
, sa personnalité lui donnèrent l’oc-
■ casion de goûter intensément l’effu-
) sion de ces jours-là. En tant qu’A-
ragonais, il ne peut que sentir vi-
Pour le “ Foyer des Mes Tl
rtef,
La Guerre Mondiale a laissé par- r
jut de doulourux vestiges ; campa- n
nés dévastées, Ailles mutilées, ca- I
hédrales défigurées, fortunes écrou- ji
ies. Les blés germent de nouveau u
ur le sol bouleversé, les maisons re- t
laissent, les églises se réparent, les
ortunes se recréent et les plus ru- I
les traces, ineffacées, ineffaçables, s
"inscrivent sur des visages d’hom- r
nés, de ces grands blessés, surnom- 1
îés les « Gueules Cassées ». c
Les « Gueules Cassées » ! Quel
alvaire ont gravi ces soldats de-
mis le jour où, ramassés sur les
lhamps de bataille, la figure ou-
verte par les obus ou brisée par les
ialles, tailladëè par les coiiteaux, ]
léchirée par lés grenades, ils ont . t
iraîné d'hôpitaux en hôpitaux leur ]
usage, autrefois jeune, harmonieux: i
naintenant gouffre où toute la
leauté a sombré.
Les « Gueules Cassées » ont mon- :
:é leur calvaire, étape par étape; (
arrêts aux salles d’opération, deux À
fois, dix fois, vingt, trente - cinq, ..
soixante - dix fois..., douloureuses
marches où ils ont affaibli leurs for-
ces, épuisé leur courage. On est par-
venu à fermer l’abîme ouvert de
leur face ; ils sont condamnés à por-
ter pour toujours un masque hi-
deux et, plein de désespérance.
Les souffrances morales se sont
ajoutées aux douleurs physiques.
Epoux, ils ont vu fuir leurs fem-
mes, ne voulant plus vivre près de
leurs faces mutilées; pères, ils ont
senti leurs enfants trembler d em-
brasser leur cicatrice autrefois bou-
che chérie. Jeunes hommes, ils ne
peuvent fonder un foyer.
La pension très minime qu’ils re-
çoivent, leur épuisement moral et
physique, la difficulté qqu’ils éprou-
vent à trouver à leur sortie des hô-
pitaux une situation, font que ces
malheureux bissés viennent de-
mander à 1’ « Union des Blessés de
la Face » aide et secours en pleu-
rant.
En nleurant ! Oh larmes de sol-
dats blessés, n’aurons-nous pas à
coeur de les effacer de leurs tragj-
iques visages?
L’Union des « Gueules Cassées »
dont le Maréchal Pétain est le Pré-
sident d’honneur et le Colonel Picot
l’actif et dévoué Président, a eu
l'heureuse idée de A’-ouloir créer
.pour tous ces êtres, rejetés loin des
joies de la famille, un foyer, où ils
pourraient reposer leurs fatigues,
apaiser leur coeur meurtri ; une
maison « leur maison ». où vivant
entre eux, amis évoquant leurs sou-
venirs, ils ne voient plus l’horreur
: le leurs faces, mais n’v découvrent
que la gloire des cicatrices.
L’apnel de l’Union a été entendu.
I Grâce à la bienfaisance, les « Gueu-
[ les Cassées » possèdent dans la Mar-
ne, à Moussy-le-Vieux, un impor-
I tant, domaine de 43 hectares ; mais
I la maison est encore vide de meu-
bles, de linge, de tout ce qu’il faut
pour en faire lé «home » accueil-
lant.
O ious, écoulez la plainte des
« Gueules Cassées », séchez leurs
'armes en donnant votre obole pour
leur fover.
Songez à leur misère, à leur soli-
tude, aidez-les à compléter la « mai-
son » et à constituer le Capital Via-
[ ger indispensable pour l’entretenir.
| Tous ces martyrs de la Guerre, dont
la Passion ne prendra fin qu’avec
l'e Grand Repos, doivent avant d’ê-
I t.rc étendus dans leur dernier lit,
| '■•entir que ious les hommes pleins
| le fraternité et d’amour pour eux,
| ont, par leur générosité, adouci la
I cruauté de leur sort.
| La première manifestation artis-
| tique en faveur des « Gueules Cas-
| sées » aura lieu demain mardi, 3
| janvier au Casino Palace, sous la
j Présidence des Autorités ; on y re-
| orésentera. en même temps que le
I beau film «Pour la Paix du Monde »,
| le film spécial des « Gueules Cas-
| sées, M. Champetier de Ribes, dé-
I outé des Rasses-Pvrénées, pronon-
| cera une allocution. La Musique
I Militaire prêtera son concours ;
I c’est donc une représentation tout
| \ fait exceptionnelle que donnera
| mardi le Casino Palace.
I ■*-
CHARRIERE (Voir en 2” page)
| —♦
| Deux sous... Au cours cto !a
| Livre et de la livre de marrons gla-
| cés, ce n’est pas cher... Deux sous...
J Tout le monde jjeul donner deux
| sous... pour sauver un gosse... pour
! acheter le timbre antituberculeux...
I i[|||nininilllllllnmillHllllHiminHHIIIIIIHHHHIHIIIIIII[
I vement la possibilité de cet avenir
I qui s’offre à l’Aragon;
r Nous comptons sur lui pour qu il
| unisse les enthousiasmes des Sara-
gossains et des Aragonais pour
| préparer un grand accueil de belles
| journées, quand, au printemps pro-
I chain, nos frères du Béarn ten-
I dront honorer de leur présence la
I terre de l’Aragon.
I Marin SANCHO.
PECTICLES & BTTBflCTIOftS |
Au Palais (l’Hiver j
Ce soir lundi, 2 janvier, à 21 heu- cil
es, an Palmarium, spectacle de ci- lle
éma. Changement de programme. D1
’rocluctions Fox Film. Tous les ch
surs au Palmarium, à 16 heures, 1
me heure de musique u i/ heures, eo
me heure de cinéma. pi'
Dancing privé, à 17 heures, Thé m:
)ansant. A 22 heures, soirée dan- cli
ante. Orchestre Jazz, sous la Di-
ection de M. Vincent Pées. Jacque- ai_
ine et Roger Dupuy, professeurs de jr
lanses.
LA SAISON LYRIQUE 0
« La Fille du Tambour-Major »
Rentrée de Mlle Valentine Rouly.
On ne conçoit guère une saison
yrique complète et un répertoire
l’opérette judicieux sans qu’une
jlace de choix soit réservée à « La A
Fille du Tambour-Major ».
C’est dans le rôle de Stella que
Mlle Valentine Raulv effectuera sa
entrée sur notre scène où elle n’a
Donnu que des succès. La gracieuse
livette aura pour partenaires ; M.
Andrézy, un Robert de magnifique
allure, Mlle Marva (Claudine), M. _
Léon Marcel (Griolet), M. Rolland
(Monthabor), M. Dalbert (délia Vol-
ta), Mme Frémaux (la Duchesse);
etc., etc...tous si parfaitement adap-
tés- à leurs personnages. à
LE BOURGEOIS GENTILHOMME 11
au PALAIS D’HIVER P
Ce beau et rare spectacle est dé- h
finitivement fixé au mercredi 4 jan- e
vier. n
Nous sommes reconnaissants aux
Tournées Ch. BARET de la surprise en
qu'elles nous avaient promise.
CASINO PALACE. — Représenta- <
■tions du mardi au dimanche, à ®
3 h. 45. Matinées : jeudi et diman- j
clie, à 3 heures.
VARIETES-CINEMA. — Repré- ]
sentations du jeudi au dimanche,
a 8 h. 45. Matinées jeudi et diman- c
che à 3 heures. ’
4* ■' ■■■ ■■■— I
Concerts publics
ORCHESTRE 1
DU PALAIS D’HIVER
PROGRAMME DU MARDI 3 JANVIER
(Direction A. Torfs)
1. Crinière au vent, marche (Chille-
mont). |
2. Toujours ou jamais, valse (Wald-
teufel).
-3; Le cheval de bronze, ouv. (Auber).
4. Callcrhoé, suite d’orch. (Chaminadc).
3. Faust, sélection (Gounod).
FAITSJHVERS
FEU DE CHEMINEE
Samedi soir un feu de cheminée
s’est déclaré au numéro 10 de la
place Gramont. Il a été éteint par
les voisins et un agent.
COLLISIONS
Dimanche, vers 11 h, 30, place
Gramont, collision entre les autos
de MM. L... et B... Dégâts.
— Samedi après-midi, rue Ser-
viez, la dame L... a été heurtée par
un cycliste. Elle n’a pas été blés-
sée.
MORT SUBITE
Le nommé Bernard Cassou, 68
ans, cordonnier, passage Lavigne,
qui vivait seul, a été trouvé mort,
dans son lit. Le docteur Siinian, qui
a constaté le décès, l’a attribué à
une crise cardiaque.
VOL
Dimanche, pendant l’absence de
M. Etchandy, instituteur, rue Tran,
19, des inconnus ont pénétré avec ef-
fraction dans son domicile et enlevé
divers ogjets. Une enquête est ouver-
te.
UN DEMENT
Cet après-midi vers 15 heures, un
gros attroupement s’est formé sur
la place des Ursulines, devant le
Commissariat. Plus de cent person-
nes entouraient une voiture d'am-
bulance militaire. Les commentai-
res allaient leur train. Renseigne-
ments pris, il s’agissait d’un soldat
de l’armée du Rhin, en permission à
Pau ,qui avait été conduit au pc ste
par les agents témoins de ses actes
• déraisonnables. L’autorité militaire
avisée, envoya l’ambulance avec un
médecin-major. Le soldat, interroge,
a tenu des propos incohérents. U a
été emmené et sera soumis à un
examen.
OUTRAGES AUX GENDARMES
Deux jeunes gens de Salies, les
nommés D... et L... se trouvant en
état d’ivresse, ont outragé les gen-
. .darmes. Ils ont été mis en état d’ar-
restation, conduits à Pau et écroués
dans l’après-midi d’aujourd’hui
lundi.
—————». -I
Joe innovation à Pau
Vous apprenons avec plaisir que
Paul DUPUY, vient de mettre en
•culalion à Pau, un taxi-camion-
tte 5 CV. Peugeot, pour le trans-
rt à tarif réduit de toutes mar-
andises.
Grâce à ce nouveau service tout
mmerçant pourra faire livrer ra-
dement et économiquement ses
irehandises aux domiciles de ses
ents.
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issitôt le taxi-camionnette se ren-
a chez le demandeur.
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Les pensions descendants
Ainsi que nous l’avons déjà annoncé
nos lecteurs, la loi du 10 décembre
527 a ouvert un droit nouveau à la«
tiision pour les ascendants des morts
e la guerre. Les intéressés ont donc
ltérêt à connaître les dispositions de
ette loi qui leur confère des droits
ouveaux.
A cet effet, la Fédération des Pères
t Mères des Morts pour la France (Siè-
e : 9, rue Dnlong, à Paris, 17e) nous
irie de rappeler aux ascendants qu’elle
ait gratuitement parvenir à tous ceux
[ui lui en font la demande ie texte
omplet de cette loi, ainsi que toutes
es instructions utiles pour en obtenir
'application.
D’autre part, les pensions de guerre
■enant d’être à nouveau majorées pour
928, et les taux des pensions d’ascen-
lants comportant des dispositions soc-
iales, la Fédération des Pères et Mè-
■es adresse également à ceux qui lui
•éclament un tableau détaillé des nou-
’caux taux de leur pension à partir du
Ier janvier 1928.
Pour tous renseignements, écrire à
a Fédération des Pères et Mères : 9,
rue Dulong, à Paris, 17*.
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Dans îajtégion
ÜFT MARI TIRE SUR SA FEMME
DEUX COUPS DE REVOLVER
•Bordeaux. — Vers cinq heures, di-
manche soir, un homme habitant Ce-
iion ou Lormout, et vivant séparé de
sa femme, s’est rendu chez celle-ci. do-
miciliée à Gradignan. A la suite d’une
discussion, le mari a tiré deux coups
de revolver sur son épouse. Celle-ci,
blessée à la tête, a été transportée dans
le coma à l’hôpital Saint-André.
La gendarmerie a arrêté l’auteur de
cette tantative de meurtre.
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'§ B. Bu« gsrvl«._Sl fl
Feuilleton de TINDEPENDANT - N» 23
La Eelae
Petite Mais
GRAND ROMAN INEDIT
PA*
Albert BSîSSflRE
IX
Où le prince Aiexandfefr mohtre
un peu plus da caractère.
— Non ! la Villa Lord-Byron est
louée au nom de M. Alexis, comme
la maison de Ifclle-dtAvmy... C’est
M. Alexis qui nous offre ce refuge,
et non le prince Alexandreff.
— Le choix des armes ?
— Leur a été laissé, comme vous
ï’aviez recommandé !
.t i;h ait. choisi' l’épée 1
— ’esl parfait !
— Esi-ce qu fi ne serait pas plus
simple que ie l’étrangle ? demanda
le colore pôheleff, avec une simpli-
cité ingenue...
Et il serrait ses poings formida-
ble 3, omine un étau.
•- Non i sourit M. de Guyon. Ca
t
. - . .
^BP—————i
serait plus compliqué, mon naïf J
ami.
Et ils sortirent du casino.,
Jacques se mit à la recherche d’un
hôtel et se reposa sur Pétrus, dé-
brouillard et malin, des préparatifs
pour le lendemain.
Jacques dormit d’un sommeil
tranquille. Il pansait à Marie Petite-
Main, mais il pensait surtout à Mi-
chaëlp.
Il goûtait fort cette pointe de bra-
voure finale de la part d’Àlexan-
dreff. Cette rencontre lui plaidait,
comme un jdli geste final, pour clo-
re, croyait-il, l’aventure de Marie. r
Il n’entrait dans sc* cas aucun
égoïsme ; il ne pensait pas à l’in-
térêt qu’il en pouvait retirer auprès
des deux jeunes filles.
Un coup d’épée ! C’était élégant et
c’était tout !
Il était, à la salle Charras, un
des meilleurs fleurets.
Il ignorait les ressources de som
adversaire, mais il avait trop de
fougu'e, de jeunesse ét de bravoure
innée, pour penser aux périls d'une
rencontre.
*«*«»• S * « V
Et, lorsque, le lendemain au petit
jour, Ses deux témoins vinrent le
prendre à l’hôte!, tout frais d’une
bonne nuit de repos, il était de
merveilleuse humeur et de gaieté
malicieuse.
Pétrus avait déniché un médecin
ffe la ville qui était un brave homûie
un peu peureux, n’ayant jamais
assisté à un duel et s’en faisant
une idée épouvantable !
Il n’avait accédé au désir du
Ruthène qu’à cause des honorai-
res...
Mais- le bonhomme se montrait si
•gêné, si inquiet des suites, qu’on
eût dit, à la vérité, que c’était lui
qui allait risquer sa .vie !...
— Pourvu qu’il n’arrive pas
malheur à l’un ou à l’autre des
adversaires, se lamentait-il ! Son-
gez, messieurs, que ma carrière se-
rat brisée, dans la ville. On me
-mettrait au ban de la bonne so-
ciété ! ,
— N’ayez crainte, le rassura M.
.de Guyon. J’imagine plutôt qt^a-
-près une piqûre insignifiante, votre
prestige, auprès de vos concitoyens,
en sera considérablement accru...
Ils trouvèrent à la villa Lord-
Byron le prince Alexandreff et ses
; témoins qui les attendaient.
Et les préparatifs de la rencontre
furent rapidement exécutés.
La. direction du combat avait été
.confiée à Saint-Prix.
Les deux adversaires montraient
la même contenance, hautaine et
digne.
Et au traditionnel commande-
ment de : « Allez, messieurs ! » les
deux jeunes géhis croisèrent le fer.
"avec une égale sûreté et un pareil
sang-froid.
Maîtres absolus d’eux-mêmes et
’ des feintes habiles et des ripostes
faisées, se tenaient mutuellement en
échec.
M. de Guyon rompait, peu à peu,
perdait du terrain.
Il était .visible que sa préoccupa-
tion était de toucher son adver-
saire au bras.
Quand, brUsquément, le prince
attaqua, avec emportement.
Son jeu n’était ni aussi serre,
ni aussi savant que celui de Jac-
ques, mais, par cela même, il en
devenait périlleux ! Une sorte d ar-
deur sauvage l’animait et croissait
à mesure que M. de Guyon rompait.
Dix fois Alexandreff s-’était impru-
demment découvert, et dix fois
•Jacques eût pu l’atteindre...
Un corps à corps devenait inévi-
table...
Saint-Prix le devina, d’un coup
d’oeil rapide.
H allait commander : « Halte ! »
pour -engager la reprise, lorsque M.
.de Güyon, voulant éviter ce corps
à corps, laissa passer l’épée du
prince 'Alexandreff-, emporté par sa
violence qui était une faute.
Et M de Guyon tomba comme
Une masse, la poitrine trouée, lâ-
chant le fer, les deux bras en croix !
Et ce fut rapide comme un
(éclair,'une stupeur générale !
Les quatre témoins s’étaient pré-
cipités vers M. de Guyon.
Alexandreff lui-même eut la vi-
sion rouge de ce qui était arrivé !v
H s’affala, à genoux, auprès dû
corps de son adversaire, dont les
.yeux clos et la respiration courte
(épouvantèrent le médecin.
T n iirs-n ]PS. mains trem-
Kantea d’émotion, ayaii fléçouvertj
ia poitrine dé Jacques* ÜR ffliflCfi
■r.~ -
filet de sang coulait sur la peau j
laiteuse, au-dessous du sein gaùche.
On transporta le blessé, avec
mille précautions, dans une cham-
bre de la villa.
La consternation la plus pro-
fonde était peinte sur tous les vi-
sages.
Et le seul qui parût garder toute
sa présence d^sprit était Pétrus,
le Ruthène. Il semblait réfléchir aù
résultât qu’il n’avait pas prévu.
Etait-ce pour une semblable équi-
pée que le pope Vorousoff leur avait
donné l’ordre de veiller sur le-
'comte Hellot de Guyon ?
' Il n’avait pas à considérer la
'responsabilité des autres, niais la-
sienne !
Et lorsque le médecin, livide et
tout bouleversé, eut terminé le
pansement liminaire-, Pétrus écarta
brutalement Saint-Prix et 1 anglais
Joë Smith qui s’empressaient, pour
-recueillir de la bouche du docteur
une parole d’espoir. .
Il l’entraîna à l’écart et lui de-
manda : , . ...
— Difes-moi la vente, a moi qui
suis le témoin de M. de Guyon,
afin que j’agisse en conséquence. H
est perdu. ?
— Hélâs ! balbutia le brave hom-
me qui n’avait pïus la tête à soi.
Le fer a traversé le poumon, de
part en part... Ce n’est pas x hé-
môrragie qui est le plus à craindre.
Mais, je vous invite à prévenir la
famille, le plus .vite possible ..... U.
peut me passer entre les mains
'd’un moment à l’autre*
S
Le commencement et la fin.
M? Aubenas, qui était l’avocat de
■la famille depuis de longues années
et par cela même était considéré
autant en ami dévoué qu)en con-
seiller sûr, était venu faire visite,
cet après-midi là, à madame de
: Guyon mère.
On était maintenant, au début de
l’automne, et dans le jardin de
l’hôiel du boulevard de Courc.elles,
des platanes égrenaient leurs pre-
mières feuilles jaunies.
; Mais la- température restait d’une
douceur bienfaisante et nostalgi-
.que.
Af Airbenas apportait, dans sa
visite, une inquiétude que les der-
niers évènements justifiaient, tout
•en se félicitant de ce qu’il consi-
dérait un peu vainement comme la
fin d’une aventure, dont il avait,
tfës le début, pronostiqué quelques
dangers !
Mme de Guyon lé reçut, avec sa
.grâce souriante de bon accueil, et
Je fit entrer au salon, où Michaëla
'et sa soeur Marie s’occupaient à
quelques travaux de broderie.
A travers la vitre, derrière le ri-
deau d’étamine relevé dans son
embrasse, le soleil jouait dans leurs
; chevelures blondes et jumelles, et
cela forfnait Un délicieux tableau
d’intimité que ces deux jeunes fil-
les, unies dans la même attention...
AD Aubenas les salua.
Et Marie et Michaëla, par discré-
tion, quittèrent leurs tabourets et^
s’éloignèrent au jardin.
H vit mauame ue uuyuu qui IUUI
souriait, avec Une tendresse et il
en fut, une fois de plus, secrète-
ment irrité.
— Est-ce que votre fils est sorti ?
demanda-t-il, en s’asseyant, dans le
fauteuil que lui offrait madame de
Guyon.
— Jacques a profité de la chaleur
douce de cet après-midi, pour aller
faire un tour au bois... Cela fait
sa troisième sortie, de cette se-
maine... Il est tout à fait vaillant
et le docteur assure que c’est la
fin de sa longue et douloureuse con-
valescence !
— Il serait à souhaiter, bredouilla
M8 Aubenas, que ce fût également
la fin d’une histoire où il n’a plus
que faire... et je seraisMieureux de
lui donner un dernier conseil, et
fort soulagé qu’il l’écoutât et le
suivit !
— Donnez ! dit Madame de
Guyon... Je verrai bien s’il est pra-
tique !
— Je m’étonne, dit l’avocat, après
une pause où il semblait chercher
les expressions propres à ne point
éveiller les susceptibilités de ma-
dame de Guyon, qu’avec votre
expérience de la vie, vous vous
soyez faite la complice de Jacques !
Te dis bien la complice et je m’ex-
plique.
» Je vous avais avertie de la
grosse faute que vous commettiez,
au lendemain de l’assassinat de
Madame Wimpfen, en recueillant
la petite dactylographe'!
(A Muré)*
•pagrïjA.--..y.,-■->-fe, -. j
ÉCHOS .
fi ya cisqaactfi sus
ha journée du l*r janvier 1878 a
été favorisée à Paii 'pur un temps ^
mcvgni'iifur et une température très
■douce. L'animation était grande Q
dam les rues.
É1 ensemble des réceptions offi-
cielles — fini ont eu lieu suivant <
l'usage accoutumé — a présenté le
caractère le plus cordial et la s_atis- ,
faction a pani générale. ; *
(Indépendant du 2 janv. 1878.) ! ^
r
Deuil
Noua apprenons avec peine lalf
mort, â l’âçfe da 18 ans, de M. A. E.
J. Fouiunpt, étudiant en droit et ès- î
lettre».
Il- était le fil» de M. Jacques Fou- I '
lupt-Espèraber, chevalier de la Lé-
gion d'honneur, avo.cat au barreau I
de Strasbourg et ancien secrétaire I
général au haut commissariat. j
Les obsèques ont eu lieu samedi à
Strasbourg. L'inhumation se fera à
Sauveterre-de-Béam. I,
— Nous apprenons avec regret la 11
mort de Mme Vve Alfred Vergue, I i
décédée à l’âge de 80 ans, en son J t
domicile de la rue Cazaubon-Nor-11
bert. I :
Nous adressons à sa fille Mme I <
de Andreis, et à son gendre, avocat I
général à la Cour de Pau, nos très 1 !
sincères et très vives condoléances. I
— Le capitaine d’infanterie colo-1
niale en retraite Victor Lepoitevin, I
est décédé en son domicile de la rue I
Duboué.
Chevalier de la Légion d’honneur, I
médaillé militaire, titulaire de la 1
Croix de Guerre, le capitaine Lepoi- J
tevin était membre du Conseil d’ad-1
ministration de la Légion d’hon- I
neur, secrétaire général de l’U. N. j
C. (Groupe Béarnais) et membre des I
sociétés d’anciens combattants de [
Pau auxquelles il apportait une col-1
labosation particulièrement dé- j
.vouée. j
Sa mort sera déplorée par tous les I
anciens combattants. j
Nous adressons à sa yeuve et à sa I
famille nos très vives et sincères |
condoléance*.
★ I
** I
Un beau geste des Compagnies j
de chemins de fer
L’Union nationale des aveugles ci-1
vils porte à la connaissance de tous I
les aveugles civils qu’à partir du I
premier janvier 1928, les grandes |
Compagnies de chemins de fer ac-1
corderont à tous les aveugles, sans I
distinction, des cartes permanentes I
valables en troisième classe sur l’en-1
semble de leur réseau et les aütori-1
sant à voyager sans franchise de I
bagages en ne payant que le prix I
d’unè place pour eux et la personne
ou le chien leur servant de guide. I
Pour les aveugles voyageant seuls,
les Compagni e continueront de dé-
liv des bons de demi-tarif 1 sur
demande articu’ière dûment justi-
fiée.
Les demandes de cartes peuvent !
être edr-'ss^" directement ou pari
l’intermediaire d’une Association à I
la direction des rîseaux sur lesquels
les ‘^ésirent circuler. Elles
doiv i cccmpagnées des piè-
ces justifiant de la cécité et de la
qualité de Français.
A L’QFFXClElw
LA MEDAILLE DSS EVADES
Par décision ministérielle du 23 dé-
cembre 1927, Ifl médaille des Evades
est attribuée, au titre de la gu. re
1914-1918, avec maintien de la citation
relative à l’évasion, au chef de batail-
lon de Wasselot de Régné, comman-
dant le 36* groupe d’aviation.
Le sergent de réserve Lafaurie et le
soldat de réserve Lacroix, tous deux du
18* R. I., reçeivcnt également la mé-
daille des Evadés.
Nos très vives félicitations.
DANS L’ARMEE
Le chef de bataillon Courtiau, hors
cadre 18* région, est réintégré dans les
cadres et affecté au 18’ d’infanterie.
JUSTICE DE PAIX
Figurent au tableau d’avancement
pour 1928 : MM. Broca, juge de paix
du canton N.-E. de Bayonne, et Casa-
mayor-Dufaur, juge de paix d’Ara-
mits.
MEDAILLE D'HONNEUR
AGRICOLE
La médaille d’honneur agricole est
confiée aux personnes ci-apràs dési-
gnées :
MM. Bordenave (Louis), à Lagor ;
Haillet (Jean-Sylvestre), à Morlaàs ;
Horminoguer (Arnaud), à Escos ; Las-
serre (Charles), à Sauvelade; Mourrat
(Bernard-Eélix), à Oloron-Sainte-Mafie.
Nos félicitations.
—
Locales et Relouâtes I
Le Te upa
BULLETIN METEOROLOGIQUE
bservalions de la Maison Daignas,
Lundi. 2 janvier..
) h. (couvert) ’+ 1
? h. •uvert) [+’ M;
a h. (couvert) ,...,,.^,.1 ,+. 5°1 di
Ta'hua .... -*• -'c3 ! C<
Iiuima . -• • • -sac» >••••. /L <)♦. b:
Baromètte ; 746 (en baisse), p
la
♦ r;
GESTIONS MUNICIPALES p
i Cmios È Parais dira l
t K fi fin
_____ ir
é:
ONE INTERESSANTE LETTRE n
Notre confrère local a publié sa- n
nedi soir une lettre que M. de 3
3éarn a adressée à un de ses amis. c
1 nous paraît particulièrement in- t
dressant de la reproduira, car elle é
net au point la question du désiste- d
nent de l’actuelle Société du Pala’ s s
l’Hiver en faveur de la Société nou-
velle pour les deuv année# du bail ^
pii restent à courir : ^
Cher Monsieur, 1
Je reçois à l'instant votre lettre. ■
Af. X'.... (ici le nom et l’adresse J
•d’un notaire palois) doit avoir entre
les mains à l'heure actuelle Un con-
trat signé par (ici sept noms) agis-
sant tous conjointement et solidai- *
rement entre eux, et en outre corn- 1
me membres du Conseil d'Adjlinis- ^
iràtion du Nouveau Casino Muni- .
ripai, Palais d Hiver de Pau..., qui ‘
vendent à M. de Béarn... acquéreur
tant en son nom personnel que pour (
le compte d’une Société anonyme \
au capital de 5 millions de francs 1
qu’il s'engage à constituer avant <
te 25 mars 1928 : 1
1° Le droit au bail, pour tout le
temps qui en reste à courir, du
Casino Municipal Palais d'Hiver.
2° Objets mobiliers et matériel.
L'acquéreur sera propriétaire des
biens cédés à compter de ce jour
(2 décembre 1927), mais il n’en aura
la jouissance qu’à compter du la
avril prochain 1928...
T'n versement de cent mille francs
a déjà été fait à la Société...
O. DE BTEABN.
LA LÉGION V HONNEUR
DE M. TL HEID
Tous les Palois ont appris avec
plaisir la nomination de M. Théo-
dore Heïd au titre de Chevalier de
la Légion d’honneur. Ruban rouge,
particulièrement mérité s’il en fut.
Nous ne saurions ici détailler
les nombreuses fonctions publiques
que M. Théodore Heïd a occu- !
nées dans notre vil te, que ce soit ;
à l’assemblée communale, au con- 1
seil d’arrondissement, au Tribunal
de commerce, dans les groupements
politiques ou économiques, dans les
I couvres mutualistes. 11 est de ces
hommes qui sont l’honneur d’une
I Cité et même d’uue province.
Le nom des Heïd en Béarn est
I synonyme de travail fécond et de
I loyauté.
I II nous est particulièrement agréa-
|V qu'ligner la nomination au
j i • Chevalier de M Théodore
.es amis y ver: .ru c—er :,->ie
II’ umage rendu au républicain
I sincère, serviteur dévoué de la Pa-
Itrie, et ses adversaires celui rendu
I à un esprit juste entre tous et nui
I est le plus parfait représentant
d’une famille qui, tout en menant
a bien des affaires de premier or-
I dre, est toujours restée soucieuse
de l’intérêt général et du bien de la
I.Cité.
I Que M. Théodore Heïd, homme
I serviable entre tous, esprit éclairé
Jet averti dont l’autorité et la jus-
| tesse de vues sont appréciées de
J tous, trouve ici l’expression renou-
Jvel'ée de nos félicitations qui vont
| non seulement à l’éminent président
| du Tribunal de Commerce de Pau,
| mais aussi à une famille dont la
tradition est toute d’honneur, de
| probité et de dévouement à la chose
J publique. ^
! La Chasse m Renard
| PROCHAINS RENDEZ-VOUS
j Mardi 3 janvier 1928. — 11. h. 45 :
Soumoitlou (15 kil. 1/2). — Fox-
Hounds.
| Jeudi 5 janvier. — 11 h. 45 : Les-
car (7 kil.). — Fox-Ilounds.
I Samedi 7 janvier. — 11 h. 45 : Ga-
1 baston (16 kil. — Fox-Hounds.,
Lis pÉMfeto
smial IM
an ttllsnl 1328 »
M. Fernand Bouisson, président
j la Chambre, a annoncé dans les j
mloirs de la Chambre que le dé- Ci
it financier viendrait au Palais- 7
ourbon le 20 janvier. Il estime que- *
. session sera assez courte et poür- x.
a, se terminer vers le 15 mars. <
Le président de la Chambre est *
ersuadé qu’avant de se séparer, les
éputés voteront la loi- sur les assu-
mées sociales^ la loi sur les lotisse- i
lents et les lois militaires (recrute- ;
lent et effectifs). i
Si la session se terminait le lo ,
lars, il pourrait être procédé aux
lections dans la deuxième quinzai-
e d’avril. '
La nouvelle loi électorale a rame- (
é à une semaine le délai qui doit :
'écouler entre le premier et le se- ;
ond tour de scrutin pour les élec-
ions législatives. La consultation
lctorale de 1928 aurait ainsi lieu les
eux derniers dimanches d’avril,
oit les 22 et 29 avril.
Les pouvoirs de la Chambre ac-
uelle expirant le 3i mai, la rentrée
e là nouvelle Chambre aura lieu
e vendredi 1er juin.
taxe d’appresîisiage
MM. les Industriels et Commerçants
issujettis au paiement -de la taxe d ap-
>rentissage, ont toujours vivement sou-
îaité que le produit de cette contri-
bution soit affecté, au moins en partie,
IU développement d’oeuVres profession-
lêlles locales.
L’occasion leur est offerte de réaliser
;e désir, en aidant efficacement une
institution dé fondation récente mais
l’utilité certaine et sans qu’aucune
iharge supplémentaire leur soit impo-
sée de ce fait.
Les intéressés ont, en effet, la faculté
d’affccter 5 % du montant de la taxe
d’apprentissage dont ils sont redevables
— et calculée comme on sait sur la
base de 0 fr. 20 sur 100 francs da sa-
laires payés— à la Section d’Orienta-
tion professionnelle du Bureau muni-
cipal de placement de Pau.
Ils peuvent être assurés qu’ils seront
ainsi exonérés d’une somme égale au
versement effectué, sur simple produc-
tion du reçu, qui leur sera immédiate-
ment délivré.
Le souscripteur, en adressant avant
le l*r mars 1928, à la Préfecture, la dé-
claration du montant des salaires
payés, n’aura qu’à mentionner la sub-
vention dont il aura doté la Section
d’Orientation professionnelle de Pau,
en joignant le reçu qui lui aura été
délivré.
Il est sans doute inutile de rappeler
que la Section d’Orientaïion profes-
sionnelle de Pau est un organisme of-
ficiel, contrôlé par le Ministère du Tra-
vail, la Direction de l’Enseignement
technique et administré par une Com-
mission, paritaire dont plusieurs mem-
bres appartiennent à divers groupe-
ments patronaux.
Elle a pour but de diriger les en-
fants se destinant à l’apprentissage vers
la profession convenant 1* mieux à
leurs aptitudes physiques et intellec-
tuelles, et dans laquelle ils sont sus-
ceptibles de rendre le plus de services
à la collectivité.
En -même temps et grâce à cotte meil-
leure adaptation du travailleur au mé-
tier choisi, elle peut contribuer puis-
samment à la diminution du nombre
des accidents du travail ou des mala-
dies professionnelles.
En 1927, 172 garçons et filles ont été
examinés, sur lesquels 156 ont été pla-
cés en apprentissage.
Les dotations que-MM. les Industriels
et Commerçants voudront bien consen-
tir en faveur de la Section d’Orienta-
tion professionnelle de Pau, et dont ils
seront d’ailleurs tôt ou tard les béné-
ficiaires, serviront à assurer son déve-
loppement et à étendre son action :
achat de matériel scientifique, publica-
tion de monographies de professions
locales ou régionales, création d’une
cinémathèque professionnelle et d’un
musée de l’apprentissage, distribution
-de tracts, organisation djiine bibliothè-
que professionnelle, etc...
•Les versements sont reçus pour lès
arrondissements de Pau, Mauléon-, Olo-
ron et Orthcz, au Bureau municipal de
Placement de Pau (Préfecture, Télé-
phone : 7.76) ou au Compte chèques
postaux : Bordeaux, 322-48.
OUVERTURE |
'aux plissés chics31|
Les derniers
perfectionnements pour îf|;
PLISSÉS en TOUS GENRES E
JOURS - PICOTS I
SPÉCIALITÉ DPHAUTE FANTAISIE M
1 T, roc Jeanne d’Âlbret - PA (J f|É
Béarn rtjragon
I s
Une caravane paloise se rendra j *
jSsragosse an printemps prochain'. s
| n
Nous avons déjà parlé de ce pro-1 [j
et formé lors de lu visite des Ara-1 s
umais à Pau, au mois de mai der- j u
lier. Le Syndicat d'Initiative de I r,
3au nous communique à ce sujet |
tn article de notre excellent con- c
rère Marin Sancho, paru dans El
Coticiero de Saragosse, article que
IOUS sommes ueureux de reprodui- L
■e. ji
Le sympathique et érudit direc.h
eur de lù revue Aragoir écrit sous I’
’e titre « Au printemps prochain j
me caravane de Pau viendra à Sa-J
~aqosse » ; ||
Le voyage, organisé par le Sy»- J
licat d’initiative et de propagande 11
le F Aragon, qûe la Caravane Ara-1 «
gonaise a pu faire au mois de mai, I f
au pavs voisin français du Béarn, |_s
faisait prévoir un avenir de rela-ji
tions très cordiales entre les deux I <
pays. ’
Un lien commun les unit étroite-1
ment : « Le chemin de fer transpy-l
rénéen du Canfranc ».
Si, auparavant, le désir de le voir j,
aboutir servit à mettre en commun I '
le;3 activités pour donner une im-j
pulsion au projet et aux travaux, I
maintenant qu’ils sont achevés, lej
désir commun d’utiliser cette riche I
voie de communications les unit à|
nouveau, de la façon la plus heU-1
reuse pour les intérêts de part et |
d’autre. j
Les lecteurs du Noticiero se sou-|
viennent que tout en leur donnant!
Un compte-rendu des manifesta-1
tions qui eurent lieu à Pau (MeB|
Don José Sanchez Ventura et Don
Manuel Abizanda, le firent mieux I
cme moi dans leurs intéressantes!
chroniques), je m’efforcerai, de don-|
ner une idée approximative de la I
cordialité et de l’expansion avecl
lesquelles nous fûmes reçus et I
fêtés. Mais ce n’est pas tout. 11 exis-1
te un sujet plus important.
A mesure que naissaient les liens I
d’affection, la nécessité de leur!
donner un but surgit, qui représen-l
'tent la force active des deux pays, I
on décida de se réunir régulière-!
ment et alternativement, dans l’un|
ou l’autre des deux pays, pour fo-1
riienter et diriger les aspirations I
et pour leur imprimer un dévelop-1
pement constant'. , I
A ce moment-là furent plantés les I
premiers jalons de cette entreprise. I
Depuis, de part et d’autre, un tra-1
vail de rapprochement s’est fait I
qui ne manquera pas d’avoir une I
manifestation prochaine.
Les derniers journaux reçus de I
Pau, ainsi que la correspondance J
suivie échangée entre les dijvers I
groupements de même nature de I
Saragosse et de la capitale du I
Béarn, nous annoncent pour le |
printemeps prochain (au mois de |
mai ou juin) l’arrivée à Saragosse I
d’une grande Caravane béarnaise, |
qui, tout en rendant visite à la Ca-1
ravane Aragonaise, sera le point I
de départ d’un interchange de re-
lltions, et sera il faut l’espérer
de longue durée.
Il faut — les choses devant, être
bien faites — que Saragosse s’inté-
resse d’ores et déjà, et qu’elle se
prépare à accueillir nos hôtes de
la même manière au moins qu’ils
nous ont accueillis eux-mêmes.
Cela dit pour ce qui concerne la
ville dans son ensemble. Pour ce
qui est des corporations et organi-
sations particulières, il est de toute
utilité qu’elles se préparent non
seulement à organiser des reécep-
tions communes. Il faut se prépa-
rer, pour que les projets soient une
réalité pratique, et pour que ce
chemin de f er, après lequel nous
avons tant soupiré, soit utilisé pour
son vrai but : Celui d’unir les Béar-
nais et les Aragonais par un double
lien d’intérêls spirituels et maté-
riels.
il est nécessaire aussi que nous
réfléchissions dans le calme aux bé-
néfices que cette communion d_’in-
térêts doit apporter.
Pour Saragosse et pour l’Ara-
gon, le Canfranc en marche repré-
sente la plus grande transformation
qui se ?_oit opérée dans leur vie.
Le rapprochement entre la Fran-
ce et l’Espagne suppose la conver-
sion de nos provinces en des ré-
gions internationales, et, pour pou-
voir goûter un moment cette réalité
il vaut bien la peine que chacun de
nous fasse un effort et même quel-
ques sacrifices.
Point n’est besoin de souhaiter
de l’enthousiasme au Maire de Sa-
ragosse à Don Miguel Aline Salva-
dor, qui sut présider si dignement
la Caravane Aragonaise. Son rôle,
, sa personnalité lui donnèrent l’oc-
■ casion de goûter intensément l’effu-
) sion de ces jours-là. En tant qu’A-
ragonais, il ne peut que sentir vi-
Pour le “ Foyer des Mes Tl
rtef,
La Guerre Mondiale a laissé par- r
jut de doulourux vestiges ; campa- n
nés dévastées, Ailles mutilées, ca- I
hédrales défigurées, fortunes écrou- ji
ies. Les blés germent de nouveau u
ur le sol bouleversé, les maisons re- t
laissent, les églises se réparent, les
ortunes se recréent et les plus ru- I
les traces, ineffacées, ineffaçables, s
"inscrivent sur des visages d’hom- r
nés, de ces grands blessés, surnom- 1
îés les « Gueules Cassées ». c
Les « Gueules Cassées » ! Quel
alvaire ont gravi ces soldats de-
mis le jour où, ramassés sur les
lhamps de bataille, la figure ou-
verte par les obus ou brisée par les
ialles, tailladëè par les coiiteaux, ]
léchirée par lés grenades, ils ont . t
iraîné d'hôpitaux en hôpitaux leur ]
usage, autrefois jeune, harmonieux: i
naintenant gouffre où toute la
leauté a sombré.
Les « Gueules Cassées » ont mon- :
:é leur calvaire, étape par étape; (
arrêts aux salles d’opération, deux À
fois, dix fois, vingt, trente - cinq, ..
soixante - dix fois..., douloureuses
marches où ils ont affaibli leurs for-
ces, épuisé leur courage. On est par-
venu à fermer l’abîme ouvert de
leur face ; ils sont condamnés à por-
ter pour toujours un masque hi-
deux et, plein de désespérance.
Les souffrances morales se sont
ajoutées aux douleurs physiques.
Epoux, ils ont vu fuir leurs fem-
mes, ne voulant plus vivre près de
leurs faces mutilées; pères, ils ont
senti leurs enfants trembler d em-
brasser leur cicatrice autrefois bou-
che chérie. Jeunes hommes, ils ne
peuvent fonder un foyer.
La pension très minime qu’ils re-
çoivent, leur épuisement moral et
physique, la difficulté qqu’ils éprou-
vent à trouver à leur sortie des hô-
pitaux une situation, font que ces
malheureux bissés viennent de-
mander à 1’ « Union des Blessés de
la Face » aide et secours en pleu-
rant.
En nleurant ! Oh larmes de sol-
dats blessés, n’aurons-nous pas à
coeur de les effacer de leurs tragj-
iques visages?
L’Union des « Gueules Cassées »
dont le Maréchal Pétain est le Pré-
sident d’honneur et le Colonel Picot
l’actif et dévoué Président, a eu
l'heureuse idée de A’-ouloir créer
.pour tous ces êtres, rejetés loin des
joies de la famille, un foyer, où ils
pourraient reposer leurs fatigues,
apaiser leur coeur meurtri ; une
maison « leur maison ». où vivant
entre eux, amis évoquant leurs sou-
venirs, ils ne voient plus l’horreur
: le leurs faces, mais n’v découvrent
que la gloire des cicatrices.
L’apnel de l’Union a été entendu.
I Grâce à la bienfaisance, les « Gueu-
[ les Cassées » possèdent dans la Mar-
ne, à Moussy-le-Vieux, un impor-
I tant, domaine de 43 hectares ; mais
I la maison est encore vide de meu-
bles, de linge, de tout ce qu’il faut
pour en faire lé «home » accueil-
lant.
O ious, écoulez la plainte des
« Gueules Cassées », séchez leurs
'armes en donnant votre obole pour
leur fover.
Songez à leur misère, à leur soli-
tude, aidez-les à compléter la « mai-
son » et à constituer le Capital Via-
[ ger indispensable pour l’entretenir.
| Tous ces martyrs de la Guerre, dont
la Passion ne prendra fin qu’avec
l'e Grand Repos, doivent avant d’ê-
I t.rc étendus dans leur dernier lit,
| '■•entir que ious les hommes pleins
| le fraternité et d’amour pour eux,
| ont, par leur générosité, adouci la
I cruauté de leur sort.
| La première manifestation artis-
| tique en faveur des « Gueules Cas-
| sées » aura lieu demain mardi, 3
| janvier au Casino Palace, sous la
j Présidence des Autorités ; on y re-
| orésentera. en même temps que le
I beau film «Pour la Paix du Monde »,
| le film spécial des « Gueules Cas-
| sées, M. Champetier de Ribes, dé-
I outé des Rasses-Pvrénées, pronon-
| cera une allocution. La Musique
I Militaire prêtera son concours ;
I c’est donc une représentation tout
| \ fait exceptionnelle que donnera
| mardi le Casino Palace.
I ■*-
CHARRIERE (Voir en 2” page)
| —♦
| Deux sous... Au cours cto !a
| Livre et de la livre de marrons gla-
| cés, ce n’est pas cher... Deux sous...
J Tout le monde jjeul donner deux
| sous... pour sauver un gosse... pour
! acheter le timbre antituberculeux...
I i[|||nininilllllllnmillHllllHiminHHIIIIIIHHHHIHIIIIIII[
I vement la possibilité de cet avenir
I qui s’offre à l’Aragon;
r Nous comptons sur lui pour qu il
| unisse les enthousiasmes des Sara-
gossains et des Aragonais pour
| préparer un grand accueil de belles
| journées, quand, au printemps pro-
I chain, nos frères du Béarn ten-
I dront honorer de leur présence la
I terre de l’Aragon.
I Marin SANCHO.
PECTICLES & BTTBflCTIOftS |
Au Palais (l’Hiver j
Ce soir lundi, 2 janvier, à 21 heu- cil
es, an Palmarium, spectacle de ci- lle
éma. Changement de programme. D1
’rocluctions Fox Film. Tous les ch
surs au Palmarium, à 16 heures, 1
me heure de musique u i/ heures, eo
me heure de cinéma. pi'
Dancing privé, à 17 heures, Thé m:
)ansant. A 22 heures, soirée dan- cli
ante. Orchestre Jazz, sous la Di-
ection de M. Vincent Pées. Jacque- ai_
ine et Roger Dupuy, professeurs de jr
lanses.
LA SAISON LYRIQUE 0
« La Fille du Tambour-Major »
Rentrée de Mlle Valentine Rouly.
On ne conçoit guère une saison
yrique complète et un répertoire
l’opérette judicieux sans qu’une
jlace de choix soit réservée à « La A
Fille du Tambour-Major ».
C’est dans le rôle de Stella que
Mlle Valentine Raulv effectuera sa
entrée sur notre scène où elle n’a
Donnu que des succès. La gracieuse
livette aura pour partenaires ; M.
Andrézy, un Robert de magnifique
allure, Mlle Marva (Claudine), M. _
Léon Marcel (Griolet), M. Rolland
(Monthabor), M. Dalbert (délia Vol-
ta), Mme Frémaux (la Duchesse);
etc., etc...tous si parfaitement adap-
tés- à leurs personnages. à
LE BOURGEOIS GENTILHOMME 11
au PALAIS D’HIVER P
Ce beau et rare spectacle est dé- h
finitivement fixé au mercredi 4 jan- e
vier. n
Nous sommes reconnaissants aux
Tournées Ch. BARET de la surprise en
qu'elles nous avaient promise.
CASINO PALACE. — Représenta- <
■tions du mardi au dimanche, à ®
3 h. 45. Matinées : jeudi et diman- j
clie, à 3 heures.
VARIETES-CINEMA. — Repré- ]
sentations du jeudi au dimanche,
a 8 h. 45. Matinées jeudi et diman- c
che à 3 heures. ’
4* ■' ■■■ ■■■— I
Concerts publics
ORCHESTRE 1
DU PALAIS D’HIVER
PROGRAMME DU MARDI 3 JANVIER
(Direction A. Torfs)
1. Crinière au vent, marche (Chille-
mont). |
2. Toujours ou jamais, valse (Wald-
teufel).
-3; Le cheval de bronze, ouv. (Auber).
4. Callcrhoé, suite d’orch. (Chaminadc).
3. Faust, sélection (Gounod).
FAITSJHVERS
FEU DE CHEMINEE
Samedi soir un feu de cheminée
s’est déclaré au numéro 10 de la
place Gramont. Il a été éteint par
les voisins et un agent.
COLLISIONS
Dimanche, vers 11 h, 30, place
Gramont, collision entre les autos
de MM. L... et B... Dégâts.
— Samedi après-midi, rue Ser-
viez, la dame L... a été heurtée par
un cycliste. Elle n’a pas été blés-
sée.
MORT SUBITE
Le nommé Bernard Cassou, 68
ans, cordonnier, passage Lavigne,
qui vivait seul, a été trouvé mort,
dans son lit. Le docteur Siinian, qui
a constaté le décès, l’a attribué à
une crise cardiaque.
VOL
Dimanche, pendant l’absence de
M. Etchandy, instituteur, rue Tran,
19, des inconnus ont pénétré avec ef-
fraction dans son domicile et enlevé
divers ogjets. Une enquête est ouver-
te.
UN DEMENT
Cet après-midi vers 15 heures, un
gros attroupement s’est formé sur
la place des Ursulines, devant le
Commissariat. Plus de cent person-
nes entouraient une voiture d'am-
bulance militaire. Les commentai-
res allaient leur train. Renseigne-
ments pris, il s’agissait d’un soldat
de l’armée du Rhin, en permission à
Pau ,qui avait été conduit au pc ste
par les agents témoins de ses actes
• déraisonnables. L’autorité militaire
avisée, envoya l’ambulance avec un
médecin-major. Le soldat, interroge,
a tenu des propos incohérents. U a
été emmené et sera soumis à un
examen.
OUTRAGES AUX GENDARMES
Deux jeunes gens de Salies, les
nommés D... et L... se trouvant en
état d’ivresse, ont outragé les gen-
. .darmes. Ils ont été mis en état d’ar-
restation, conduits à Pau et écroués
dans l’après-midi d’aujourd’hui
lundi.
—————». -I
Joe innovation à Pau
Vous apprenons avec plaisir que
Paul DUPUY, vient de mettre en
•culalion à Pau, un taxi-camion-
tte 5 CV. Peugeot, pour le trans-
rt à tarif réduit de toutes mar-
andises.
Grâce à ce nouveau service tout
mmerçant pourra faire livrer ra-
dement et économiquement ses
irehandises aux domiciles de ses
ents.
Il suffira de téléphoner au 8,82 et
issitôt le taxi-camionnette se ren-
a chez le demandeur.
Le prix du transport est fixé à
fr. 75 par kilomètre parcouru.
Pour renseignements s'adresser à
. Paul DUPUY. 1, rue Lapouble.
Téléphone ; 8,82.
4 PROF. FRANCISK0
ASTROL0GUE-CHIR0MAN
1533 PARIS
2 heures à 6 heures 1/2
leieeariiniieOsHCHàFs»
Les pensions descendants
Ainsi que nous l’avons déjà annoncé
nos lecteurs, la loi du 10 décembre
527 a ouvert un droit nouveau à la«
tiision pour les ascendants des morts
e la guerre. Les intéressés ont donc
ltérêt à connaître les dispositions de
ette loi qui leur confère des droits
ouveaux.
A cet effet, la Fédération des Pères
t Mères des Morts pour la France (Siè-
e : 9, rue Dnlong, à Paris, 17e) nous
irie de rappeler aux ascendants qu’elle
ait gratuitement parvenir à tous ceux
[ui lui en font la demande ie texte
omplet de cette loi, ainsi que toutes
es instructions utiles pour en obtenir
'application.
D’autre part, les pensions de guerre
■enant d’être à nouveau majorées pour
928, et les taux des pensions d’ascen-
lants comportant des dispositions soc-
iales, la Fédération des Pères et Mè-
■es adresse également à ceux qui lui
•éclament un tableau détaillé des nou-
’caux taux de leur pension à partir du
Ier janvier 1928.
Pour tous renseignements, écrire à
a Fédération des Pères et Mères : 9,
rue Dulong, à Paris, 17*.
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Dans îajtégion
ÜFT MARI TIRE SUR SA FEMME
DEUX COUPS DE REVOLVER
•Bordeaux. — Vers cinq heures, di-
manche soir, un homme habitant Ce-
iion ou Lormout, et vivant séparé de
sa femme, s’est rendu chez celle-ci. do-
miciliée à Gradignan. A la suite d’une
discussion, le mari a tiré deux coups
de revolver sur son épouse. Celle-ci,
blessée à la tête, a été transportée dans
le coma à l’hôpital Saint-André.
La gendarmerie a arrêté l’auteur de
cette tantative de meurtre.
g BIJOUTERIE HONLOeSRir g
| à la gerbe d’or g
M tous bijoux pour fl**ç*UI«* g
r «t nt&riajtos si
'§ B. Bu« gsrvl«._Sl fl
Feuilleton de TINDEPENDANT - N» 23
La Eelae
Petite Mais
GRAND ROMAN INEDIT
PA*
Albert BSîSSflRE
IX
Où le prince Aiexandfefr mohtre
un peu plus da caractère.
— Non ! la Villa Lord-Byron est
louée au nom de M. Alexis, comme
la maison de Ifclle-dtAvmy... C’est
M. Alexis qui nous offre ce refuge,
et non le prince Alexandreff.
— Le choix des armes ?
— Leur a été laissé, comme vous
ï’aviez recommandé !
.t i;h ait. choisi' l’épée 1
— ’esl parfait !
— Esi-ce qu fi ne serait pas plus
simple que ie l’étrangle ? demanda
le colore pôheleff, avec une simpli-
cité ingenue...
Et il serrait ses poings formida-
ble 3, omine un étau.
•- Non i sourit M. de Guyon. Ca
t
. - . .
^BP—————i
serait plus compliqué, mon naïf J
ami.
Et ils sortirent du casino.,
Jacques se mit à la recherche d’un
hôtel et se reposa sur Pétrus, dé-
brouillard et malin, des préparatifs
pour le lendemain.
Jacques dormit d’un sommeil
tranquille. Il pansait à Marie Petite-
Main, mais il pensait surtout à Mi-
chaëlp.
Il goûtait fort cette pointe de bra-
voure finale de la part d’Àlexan-
dreff. Cette rencontre lui plaidait,
comme un jdli geste final, pour clo-
re, croyait-il, l’aventure de Marie. r
Il n’entrait dans sc* cas aucun
égoïsme ; il ne pensait pas à l’in-
térêt qu’il en pouvait retirer auprès
des deux jeunes filles.
Un coup d’épée ! C’était élégant et
c’était tout !
Il était, à la salle Charras, un
des meilleurs fleurets.
Il ignorait les ressources de som
adversaire, mais il avait trop de
fougu'e, de jeunesse ét de bravoure
innée, pour penser aux périls d'une
rencontre.
*«*«»• S * « V
Et, lorsque, le lendemain au petit
jour, Ses deux témoins vinrent le
prendre à l’hôte!, tout frais d’une
bonne nuit de repos, il était de
merveilleuse humeur et de gaieté
malicieuse.
Pétrus avait déniché un médecin
ffe la ville qui était un brave homûie
un peu peureux, n’ayant jamais
assisté à un duel et s’en faisant
une idée épouvantable !
Il n’avait accédé au désir du
Ruthène qu’à cause des honorai-
res...
Mais- le bonhomme se montrait si
•gêné, si inquiet des suites, qu’on
eût dit, à la vérité, que c’était lui
qui allait risquer sa .vie !...
— Pourvu qu’il n’arrive pas
malheur à l’un ou à l’autre des
adversaires, se lamentait-il ! Son-
gez, messieurs, que ma carrière se-
rat brisée, dans la ville. On me
-mettrait au ban de la bonne so-
ciété ! ,
— N’ayez crainte, le rassura M.
.de Guyon. J’imagine plutôt qt^a-
-près une piqûre insignifiante, votre
prestige, auprès de vos concitoyens,
en sera considérablement accru...
Ils trouvèrent à la villa Lord-
Byron le prince Alexandreff et ses
; témoins qui les attendaient.
Et les préparatifs de la rencontre
furent rapidement exécutés.
La. direction du combat avait été
.confiée à Saint-Prix.
Les deux adversaires montraient
la même contenance, hautaine et
digne.
Et au traditionnel commande-
ment de : « Allez, messieurs ! » les
deux jeunes géhis croisèrent le fer.
"avec une égale sûreté et un pareil
sang-froid.
Maîtres absolus d’eux-mêmes et
’
faisées, se tenaient mutuellement en
échec.
M. de Guyon rompait, peu à peu,
perdait du terrain.
Il était .visible que sa préoccupa-
tion était de toucher son adver-
saire au bras.
Quand, brUsquément, le prince
attaqua, avec emportement.
Son jeu n’était ni aussi serre,
ni aussi savant que celui de Jac-
ques, mais, par cela même, il en
devenait périlleux ! Une sorte d ar-
deur sauvage l’animait et croissait
à mesure que M. de Guyon rompait.
Dix fois Alexandreff s-’était impru-
demment découvert, et dix fois
•Jacques eût pu l’atteindre...
Un corps à corps devenait inévi-
table...
Saint-Prix le devina, d’un coup
d’oeil rapide.
H allait commander : « Halte ! »
pour -engager la reprise, lorsque M.
.de Güyon, voulant éviter ce corps
à corps, laissa passer l’épée du
prince 'Alexandreff-, emporté par sa
violence qui était une faute.
Et M de Guyon tomba comme
Une masse, la poitrine trouée, lâ-
chant le fer, les deux bras en croix !
Et ce fut rapide comme un
(éclair,'une stupeur générale !
Les quatre témoins s’étaient pré-
cipités vers M. de Guyon.
Alexandreff lui-même eut la vi-
sion rouge de ce qui était arrivé !v
H s’affala, à genoux, auprès dû
corps de son adversaire, dont les
.yeux clos et la respiration courte
(épouvantèrent le médecin.
T n iirs-n ]PS. mains trem-
Kantea d’émotion, ayaii fléçouvertj
ia poitrine dé Jacques* ÜR ffliflCfi
■r.~ -
filet de sang coulait sur la peau j
laiteuse, au-dessous du sein gaùche.
On transporta le blessé, avec
mille précautions, dans une cham-
bre de la villa.
La consternation la plus pro-
fonde était peinte sur tous les vi-
sages.
Et le seul qui parût garder toute
sa présence d^sprit était Pétrus,
le Ruthène. Il semblait réfléchir aù
résultât qu’il n’avait pas prévu.
Etait-ce pour une semblable équi-
pée que le pope Vorousoff leur avait
donné l’ordre de veiller sur le-
'comte Hellot de Guyon ?
' Il n’avait pas à considérer la
'responsabilité des autres, niais la-
sienne !
Et lorsque le médecin, livide et
tout bouleversé, eut terminé le
pansement liminaire-, Pétrus écarta
brutalement Saint-Prix et 1 anglais
Joë Smith qui s’empressaient, pour
-recueillir de la bouche du docteur
une parole d’espoir. .
Il l’entraîna à l’écart et lui de-
manda : , . ...
— Difes-moi la vente, a moi qui
suis le témoin de M. de Guyon,
afin que j’agisse en conséquence. H
est perdu. ?
— Hélâs ! balbutia le brave hom-
me qui n’avait pïus la tête à soi.
Le fer a traversé le poumon, de
part en part... Ce n’est pas x hé-
môrragie qui est le plus à craindre.
Mais, je vous invite à prévenir la
famille, le plus .vite possible ..... U.
peut me passer entre les mains
'd’un moment à l’autre*
S
Le commencement et la fin.
M? Aubenas, qui était l’avocat de
■la famille depuis de longues années
et par cela même était considéré
autant en ami dévoué qu)en con-
seiller sûr, était venu faire visite,
cet après-midi là, à madame de
: Guyon mère.
On était maintenant, au début de
l’automne, et dans le jardin de
l’hôiel du boulevard de Courc.elles,
des platanes égrenaient leurs pre-
mières feuilles jaunies.
; Mais la- température restait d’une
douceur bienfaisante et nostalgi-
.que.
Af Airbenas apportait, dans sa
visite, une inquiétude que les der-
niers évènements justifiaient, tout
•en se félicitant de ce qu’il consi-
dérait un peu vainement comme la
fin d’une aventure, dont il avait,
tfës le début, pronostiqué quelques
dangers !
Mme de Guyon lé reçut, avec sa
.grâce souriante de bon accueil, et
Je fit entrer au salon, où Michaëla
'et sa soeur Marie s’occupaient à
quelques travaux de broderie.
A travers la vitre, derrière le ri-
deau d’étamine relevé dans son
embrasse, le soleil jouait dans leurs
; chevelures blondes et jumelles, et
cela forfnait Un délicieux tableau
d’intimité que ces deux jeunes fil-
les, unies dans la même attention...
AD Aubenas les salua.
Et Marie et Michaëla, par discré-
tion, quittèrent leurs tabourets et^
s’éloignèrent au jardin.
H vit mauame ue uuyuu qui IUUI
souriait, avec Une tendresse et il
en fut, une fois de plus, secrète-
ment irrité.
— Est-ce que votre fils est sorti ?
demanda-t-il, en s’asseyant, dans le
fauteuil que lui offrait madame de
Guyon.
— Jacques a profité de la chaleur
douce de cet après-midi, pour aller
faire un tour au bois... Cela fait
sa troisième sortie, de cette se-
maine... Il est tout à fait vaillant
et le docteur assure que c’est la
fin de sa longue et douloureuse con-
valescence !
— Il serait à souhaiter, bredouilla
M8 Aubenas, que ce fût également
la fin d’une histoire où il n’a plus
que faire... et je seraisMieureux de
lui donner un dernier conseil, et
fort soulagé qu’il l’écoutât et le
suivit !
— Donnez ! dit Madame de
Guyon... Je verrai bien s’il est pra-
tique !
— Je m’étonne, dit l’avocat, après
une pause où il semblait chercher
les expressions propres à ne point
éveiller les susceptibilités de ma-
dame de Guyon, qu’avec votre
expérience de la vie, vous vous
soyez faite la complice de Jacques !
Te dis bien la complice et je m’ex-
plique.
» Je vous avais avertie de la
grosse faute que vous commettiez,
au lendemain de l’assassinat de
Madame Wimpfen, en recueillant
la petite dactylographe'!
(A Muré)*
•pagrïjA.--..y.,-■->-fe, -. j
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