Titre : Le Patriote des Pyrénées : paraissant tous les jours excepté le dimanche
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1924-10-10
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32834057k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 10 octobre 1924 10 octobre 1924
Description : 1924/10/10 (A29,N233). 1924/10/10 (A29,N233).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k52550131
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3195
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 23/03/2020
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n Poignée de Nouvelles
— Le ministre de l’intérieur Ta soumet
tre un mouvement administratif dont le
npmt de départ est le remplacement de
Si. Blet, préfet de la Manche, nommé tré
sorier-payeur général et de M. Grillon,
préfet de l’Aveyron, décédé. Ce mouve
ment portera sur neuf préfectures. H com
prendra, en outre, un certain nombre de
nominations de sous-préfets.
— La mission parlementaire a visité mar
di, les écoles industrielles, les écoles indi
gènes et les hôpitaux de Casablanca. Elle
va poursuivre son voyage sur Meknès et
Eez. Vendredi, elle se rendra aux avants-
postes du front de Ouergha, puis elle re
gagnera le Sud et continuera son voyage
d’etudes sur Marrakech.
— Au congrès de la paix de Berlin, le
general Verraux s’est prononcé pour le
désarmement total et a préconisé la grève
des generaux, comme moyen d’empêcher
la guerre. Le congrès s'est déclaré parti
san du désarmement total et immédiat, et
non pas progressif ,comme le voudrait le
délégué allemand, M. de Gerlach.
— La direction des services pénitentiai
res vient de mettre sur pied un projet
d’instailaticn des bagnards dans les pri
sons de la Métropole.
Les condamnés aux travaux forcés se
raient installés dans la prison centrale de
Caen : les relégués seraient envoyés dans
la maison de force de l’île de Ré.
La commision des finances a rejeté mar
di les crédits nécessaires.
Mais la Commission des Finances a re
jeté mardi les crédits nécesaïres.
—Le docteur Paul a procédé à l’au
topsie du corps de l’eX'préfet Buloz. mort
subitement à Paris, dans la chambre d’un
hôteL 11 a conclu à une mort naturelle,
suite d’une hémorragie cérébrale.
— A Ailahabad uneé chauffourée s’est
produite entre musulmaos et hindous. Il
y a eu trois tués et une vingtaine de bles
sés. La police eBt intervenue, mais il a
fallu le concours de la troupe pour réta
blir l’ordre.
— A Caderousse (Vaucluse), région dé
jà éprouvée par les inondations, on a res
senti mardi une secousse sismique, la sep
tième depuis le 24 septembre. Ce séisme
est attribué aux courants souterrains ; sa
violence a provoqué des éboulements.
— On est très inquiet, à Langon de la
disparition d’un maquignon qui a quitté sa
famille, il y a huit jours, pour se rendre à
une foire des Pyrénées, en emportant une
grosse somme d’argent. Depuis son dé-
§ art il n’a été aperçu nulle part et on se
emande s’il n’a pas été assassiné et dé
pouillé de son argent.
— Une jeune fille de dix-sept ans, nom
mée Germaine Gallet, margeuse dans une
imprimerie de Bourg, a eu le crâne défon*
cé par le bras de commande d’une machi
ne et est morte peu après.
— A Reims mardi après-midi, dans l’ex
press Cbarleville-Paris, M. Pinaud, ve
nant de Grisyvandy (Ardennes), avait pris
place avec sa femme et ses deux enfants,
se rendant à Nantes. Entre deux gares,
le petit Marsel. trois ans, est tombé de
l’express par la portière soudainement ou
verte. Perdant la tête. M. Pinaud a sauté
du train pour rechercher son enfant. On a
retrouvé sur la voie M. Pinaud, blessé à
la tête, et l’enfant inanimé; son état est
désespéré.
nière Heure
WWUMVmuUMWWMtUHWVlWlUUVl
Edition de © heures
M. MILLERAND CHEF DE PARTI
Paris, 9 octobre.
L agence Fournier annonce: « M. Mil-
ierand va prendre ces jours-ci la direction
de l'important groupe politique réunis
sant les anciens éléments du Bloc Natio-
nul et les divers groupes de l’opposition.
Ce groupement prend le titre d’Union
d : Action Nationale, s
CONTRE LA VIE CHERE
Paris, 9 octobre.
Une importante conférence a eu ieu
iiie v mercredi, au palais de justice, à la
quelle ont participé le procureur général,
le procureur de 'a République et M. Cau
ses, chef de la section financière.
A la suite de eette conférence, M. Mail-
lefaud. juge d’instruction, a été chargé
d’une enquête sur la spéculation relative
aux blés étrangers.
M. Maidefaud a chargé le chef de ser
vice de la répression des fraudes à la pré
fecture de police, d’une vaste commission
rc-eatoire pou effectuer toutes les recher
ches nécessaires. On avait constaté ces
jou-’S derniers une hausse difficilement
*> ' Hcable sur les blés exotiques. On sut
oiie ces opérations spéculatives étaient re-
psssées entre les mains de six courtiers
au moins, prélevant chacun un bénéfice,
ce oui explique la hausse des cours.
L’instruction est ouverte en vertu de
l’article du code pénal sur la coalition.
LE REICH ET LA S. D N.
La réponse anglaise
Londres, 9 octobre.
Les « Daily News » croient savoir que
la réponse britannique au sujet de la de
mande d’admission de l’Allemagne dans
la S. D. N. sera probablement remise au
jourd’hui, jeudi, au gouvernement du
Reich.
LA CRISE ANGLAISE
Dissolution da Parlement
Londres, 9 octobre.
M. Mac Donald a été reçu ce matin par
le roi George. La dissolution du Parle
ment a été décidée.
LA QUESTION D’IRLANDE
Un vote de la Chambre des Lords
Londres, 9 octobre.
Par 71 voix contre 38, la Chambre des
Lords a accepté, mercredi soir, un amen
dement c rns îrvàteu- au projet de loi gou
vernemental ayant pour but de régler la
Question des frontières entre î’Ulster et
l’Etat lib-e d’Irlande. Cet amendement
précise que l’article 12 du traité de Dow-
ning Street m’avait d’autre but ciue de
réajuster les frontières entre le nord et le
sud de l’Irlande La Chambre des Lords
r, p-nc/nÿte adopté le projet de loi ainsi mo
difié
En effet, l’Ulster a jusqu’ici refusé de
se fav-e représenter à la commission de
délimitation des frontières parce qu'il
estimait eue celle-ci ne devait procéder
ou’à des médications de détail de la ligne
d-^ démaren+ion fixée, tondis eue le gou-
rei t le Dublin réclamait une recti-
fiertion lui accordant d’importants terri
toires. notamment les comtés de Tyrone
et de Fermanagh.
L’amendement adopté par la Chambre
des Lords oui soutient la thèse de l’Ulster
en estimant que les frontières devront être
simplement réajustées, va donc provoquer
jpq rdus vives protestations de la part du
gouvernement de l’Etat libre.
LA GUFPRE CIVrtE EN CHINE
SumYaCSen quitterait la Chine
Canton, 9 octobre.
Sun-Yat-Sen a échoué dans sa tentative
•le constituer une armée pour aider les
forces du Tche Kiang et, d’après des
bruits qui courent avec persistance. Sun-
Yat-Fen quitterait peut-être la Chine à
bord d’un vaisseau de guerre soviétique.
Tchaaj?=Tso=Lin attaquerait Pékin
Shanghaï, 9 octobre.
Suivant une dépêche japonaise émanant
d? Moukden, les troupes de Tchang-Tso
Lin sont entrées à Shanghaï-Kouan le 7
■octobre, au soir : il y a eu un violent com
bat et les pertes ont été lourdes de part
e* d’autre.
. Eu réponse à la note récente des déléga
tions étrangères, Tchanc-Tso-Lin déclare
que son armée devra attaquer Pékin par
ce que le quartier général de ses ennemis
y est établi et il .ajoute que la seule façon
d’assurer la sécurité de la capitale est de
transférer ce Quartier général ailleurs.
LA QUERELLE DES PETROLES
Londres, 9 octobre.
D’après les * Daily News », le gouver
nement a reçu des nouvelles sérieuses
concernant la situation sur la frontière de
Mésopotamie. Non seulement les Turcs ne
tiennent pas compte de la note britanni
que demandant le retrait de leurs trou
pes mais des renforts ont été envoyés
dans la direction de Mossoul. On croit
savoir que ees renforts ne sont pas com
posés de gendarmes, mais de troupes ré
gulières. Les points stratégiques ont été
occupés par les Turcs. Devant cette atti-
Jn situation des Anglais devient très
difficile.
UN FASCISTE DISSIDENT
ASSASSINE
Milan, 9 octobre
Quatr e individus ont tué mercredi dans
son lit à coups de bâton M. E. Luertua
mutilé de guerre, faciste dissident. Der
nièrement, M. Luertua avait dénoncé le
député fasciste Barbiellini.
A la suite de cet assassinat, la police a
procédé déjà à diverses arrestations sur
les quelles elle maintient un rigoureux se
cret.
En raison de l’effervescence qui règne à
Plaisance, où le meurtre a provoqué de
très vifs incidents, des renforts de carabi
niers sont partis de Milan.
LE COMMERCE GERMANO MEXICAIN
Berlin, 9 octobre.
On mande de Hambourg à la « Gazette
de Yoss », que le consul général du Mexi
que à Hambourg a été invité à faire des
préparatifs en vue du transport d’environ
ua millier de personnalités dirigeantes du
monde commercial et industriel au Mexi
que. Le consul fait ces préparatifs sur les
indications du ministre des affaires étran
gères du Mexique qui a l’intention de re
nouer ses relations commerciales avec
l’Allemagne.
OBSEQUES DE Mgr GUERARD
Coutances 9 octobre.
Le cardinal Cbarost, archevêque de
Rennes, a présidé ce matin le service so
lennel pour le repos de l’âme de Mgr
Guérard, évêque de Coutances. L’évêque
de St-Brieuc a célébré la messe. Selon la
volonté du défunt, aucune oraison funè
bre n’a été prononcée. Les chanoines
Charles et Louis Guérard conduisaient le
deuil.
UN TAMPONNEMENT
Commercy, 9 octobre.
Le train 45 de Strasbourg à Paris qui
avait quitté Strasbourg hier soir mercre
di à 15 h. 30, a tamponné à 19 h. 27, en
garde de Commercy, un train de marchan
dises en manœuvre. La locomotive,_ le
fourgon et trois voitures du train 45 ainsi
que quelques wagons du train tamponné
ont déraillé, obstruant la voie. Quelques
voyageurs ont été légèrement contusion
nés et ont dû poursuivre leur voyage par
voie détournée.
TUE A COUPS DE BALAI
Lyon, 9 octobre
Les époux Piana habitaient depuis plu
sieurs mois à Villeurbanne. Le mari, ou
vrier d’usine, était travailleur et estimé ;
la femme, jalouse, acariâtre, lui faisait
des scènes continuelles.
Mardi soir, à 21 heures, une querelle
plus violente éclata au cours de laquelle
Piana, justement irrité, bouscula quelque
peu la mégère.
La fureur de la femme semblant apai
sée, Piana se coucha, mais quand il fut
endormi ,1a femme, armée d’un manche à
balai, lui eu asséna un formidable coup
sur la tête. Le mari, se levant, essaya vai
nement de se défendre. La femme frappa
comme une forcenée à coups redoublés
jusqu’à ce que Piana tomba, sanglant, ina
nimé.
Les voisins attirés par les appels au se
cours de la victime, prévinrent la police.
Piana, transporté dans le coma, à l’Hô-
tel-Dieu, succomba peu après à une frac
ture du crâne.
La meurtrière ne paraît pas jouir 'de la
plénitude de ses facultés mentales.
BOURSE DE PARIS
Cours de clôture du 9 octobre
3 %, 51. 20 ; 4 % 1917, 53.20 ; 4 % 198,
52.20 ; 5 % 1915, 63.85 ; 6 %, 77.90; Crédit
National 1919, 408 ; Crédit National 190,
423 ; Banque Union Parisienne, 1.045 ;
Banque de Paris, 1.525 ; Banque d’Algé
rie, 5.170; Banque de France, 7.800; 0.
N. d’Escompte, 982 ; Crédit Lyonnais,
1 620 ; Société Générale, 774 ; Banque de
Crédit, 760 : Crédit Fdncier, 1.525 ; Est,
762; Midi, 799; P. L. M., 970; Italien 3 h
69.25 ; Russe consolidé, 22.50 ; Russe 1906,
23.60 ; Russe 1909, 16.30 ; Turc unifié, 55.35
COURS DES CHANGES
Cours de clôture da 9 octobre
Londres, 86.78; Madrid, 259.25, Rome,
83.70; New-York, 17.50; Genève, 371.50;
Bruxelles, 91.90 ; Hollande, 766 ; Vienne,
27 50; Suède, 505; Norvège, 277; Rouma
nie, 10.45 ; Prague, 57.50.
Résultats des Courses
Compïègne, jeudi 9 octobre
Prix de Lasgigny. — 1. Ariel (Mac Gee)
2. Gymnure (Jennings), 11.60.
Non placés : Ronron, Dionysius, Bache-
lette, Laïs V.
Prix de Nampcel. — 1. Idolo di Savoia
(Essling), 16.50 — 12.50 ; 2. Sari (Sharpe)
36 francs.
Non placés : Oarania, Clameur, Ingran
des, Page Blanche,
Prix du Matz. — 1. Mytilène (M. T.
Moret) ; 2. Duvet (M. de Nexon) ; 3. Her-
nani (M. de La Forêt).
Tous couru cauf : Maricourt, Perdican,
Gomoua.
Le téKiAine et refeclrificatioi) du Midi
LES COMMUNICATIONS TELEPHO
NIQUES ENTRE BORDEAUX ET LA
COTE BASQUE INTERROMPUES
Le personnel téléphoniste du bureau
Biarritz-Bayonne, craignant pour sa sé
curité, refuse d’assurer le service de®
communications avec Bordeaux.
Voici le communiqué par lequel le Syn
dicat des P. T. T. annonce cette grave
décision :
« Le personnel téléphoniste du bureau
Biarritz-Bayonne (surveillantes, opératri
ces, Service des Mesures), vivement ému
paa - les accidents survenus sur les diverses
lignes de la région et surtout par celui du
30 eptembre qui a blessé gravement plu
sieurs dames téléphonistes du bureau de
Bordeaux, constate avec regret, que huit
jours après aucune mesure de sécurité n’a
été prise afin de protéger non seulement
le personnel téléphoniste mais encore les
abonnés qui courent les mêmes dangers ;
« Dénonce le sans-gêne avec lequel agit
la Compagnie du Midi dont les travaux
d’électrification sont la cause du mauvais
fonctionnement des circuits téléphoniques
et télégraphiques durant ces derniers
mois :
« Déclare qu’il ne reprendra l'exploita*
tion du circuit avec Bordeaux qu’autant
qu’il aura l’assurance que tout danger est
écarté. »
La Gazette de Biarritz fait suivre ce
communiqué des réflexions suivantes:
« Les employés des P. T. T. au service
téléphonique craignent pour leur sécurité.
On ne peut les en blâmer si, comme ils
le disent et nous ne voulons pas mettre
leur parole en doute, les précautions né
cessaires — prises à Bordeaux — ne l’ont
pas été dans notre région.
« Dans notre numéro du 4 courant nous
posions à l’Administration des P. T. T.
les questions suivantes :
« 1. Les précautions prises au Central
4 de Bordeaux ont-elles été prises égale-
« ment dans d’autres postes, ceux de
« Bayonne et de Dax, par exemple ;
« 2. Les employées et les abonnés ont-
« ils la certitude de n’être menacés d’au-
« eun accident sur notre réseau. »
« Si nous nous montrions à ce point
curieux, en même temps que soucieux de
la sécurité du personnel et des employés,
c’est que nous avions quelque raison de
croire que, précisément, les précautions
nécessaires n’étaient pas observées.
« Tout est resté en état et le personnel
aujourd’hui s’effraie.
« Ceci dit, il nous reste un mot à dire
du communiqué chi Syndicat. Celui-ci met
en cause la Compagnie du Midi et parle
de son « sans-gêne ».
« En quoi consiste ce « sans-gêne ï ;
nous l’ignorons.
« La Compagnie du Midi en procédant
à la transformation de la traction n’a-t-
elle pas pris toutes les précautions néces
saires 1... Nous en serions surpris. Ne se
rait-ce pas plutôt l’administration des P.
T. T. — que nous séparons, encore une
fois du personnel — qui aurait négligé,
ainsi qu’il apparaît assez nettement, de
ne prévenir ni son personnel ni ses abon
nés et qui aurait, également négligé d’en
assurer toute la sécurité au moment où
s’exécutent des travaux depuis longtemps
prévus?
« Dasn d’autres pays, aux Etats-Unis,
par exemple il a été procédé à l’électrifi
cation de voies ferrées. Il n’est pas à no
tre connaissance que cette opération ait
donné lieu à des incidents pareils à ceux
oue nous avons à resrretter aujourd’hui. ■
Ch. D. L. R. »
La Diversion Anticléricale
Çà ne prend pas
Le cartel eat aux prises avec les appé
tits déchaînée par sa propre démagogie.
Les problèmes qui se trouvent ainsi posés
sont insolubles. Nulle force humaine ne
pourra satisfaire les exigences financières
de vingt catégories de citoyens et mainte
nir, en même temps, l’équilibre budgétai
re...
Alors on a recours à la diversion Mas
sique: la guerre aux curés. L’Humanité
se refuse à appuyer cette manœuvre :
u M. Camille Chautemps, ministre de
l’Intérieur, a prononcé hier, à Tours, un
discours anticlérical, il a constaté qu’ « à
la faveur de l’union sacrée, la congrégar
tion s’est reconstituée dans notre pays
avec une ampleur qui rappelle celle de
1800 » et il a affirmé que ce développe
ment « ferait courir à la République, fei
l’on n’y prenait garde, de graves périls ».
M. Chautemps a annoncé qu’il venait de
prescrire dans touB les départements « une
enquête sur l’activité des congrégations ».
« Cette déclaration de guerre aux catho
liques ne surprendra point les révolution
naires qui furent les témoins de l’uctiyjté
des gouvernements radicaux d’avant la
guerre. Les démocrates se hissent au pou
voir, en France, en développant un pro
gramme social et des idées anticléricales.
Dès qu’ils sont au ministère, ils laissent
tomber le programme social (dont la bour
geoisie devrait faire les irais) et ils ten
tent de satisfaire leurs mandants en ta
quinant les sœurs Clarisses. Personne ne
s’y trompera ; « l’enquête sur l’activité des
congrégations » n’a d’autre objet que de
distraire l’opinion de la discussion du bud
get poincaresque de MM. Clémcntel et
Herriot. »
Les radicaux sont fort ennuyés de se
voir ainsi abandonnés, livrés par l’extrê
me gauche. Et ils redoublent d’efforts :
« L’Ere Nouvelle » dénonce comme une
manœuvre séparatiste la présence de M.
Oberkirch à la manifestation catholique
de la Roche-sur-Yon :
« Que venait faire en Vendée M. Ober
kirch, sinon tenter de créer un séparatis
me français ?...
C’est bouffon...
Glrosie DépaMÉ
Contre !es Paysans
Le journal radical-socialiste l’Œuvre,
sous la signature de sou directeur-, M. Gus
tave Téry, a publié les lignes suivantes
« Ah ! si la devise de la République ces
sait d’être : « Ne paie plus, paj-san ! » on
aurait vite fait de découvrir, ne fût-ce que
dans la seule cédule des bénéfices agrico
les, les ressources indispensables pour sau
ver nos fonctionnaires de la famine. Car
ils en sont là ».
A quoi notre excellent confrère M. Al
bert CuvillieZj fait dans le Télégramme
la réponse pertinente que voici
« Nous n’avons nulle haine contre les
fonctionnaires, mais nous aimons beau
coup les paysans. Nous savons que la si
tuation de certains fonctionnaires n’est
pas brillante et qu’en cette rude époque
d’après-guerre, ils sont obligés, comme
beaucoup d’autres Français, de serrer de
plusieurs crans leur ceinture. Or, nous leur
faisons un grave reproche : ils sont trop.Ce
n’est pas leur faute, c’est la faute de l’E
tat démagogue qui recherche des clients
et les multiplie au lieu de se contenter
d’avoir une élite restreinte de serviteurs.
« A la différence des fonctionnaires, le
nombre des paysans diminue chaque jour.
Grâce à une propagande insensée, beau
coup de paysans n’ont même plus qu’une
ambition : devenir des fonctionnaires. Car
M. Tery qui s’essaie à la vilaine besogne
de dresser les fonctionnâmes contre les
paysans oublie qu’au moins la moitié des
premiers est recrutée parmi les seconds.
Si le fonctionnaire rend à la Société d’in
contestables services, le paysan n’en rend
qu’un, mais il est capital : il lui donne à
manger.
« Cela devrait donner droit, semble-t-il.
h certains égards.
« M. Tery prétend que le paysan ne paie
pas. C’est une affirmation gratuite: en
tout cas, il paie de sa personne. Levé tôt
et couché tard, le travail qu’il incorpore
au sol est plu' fructueux que celui qu’il
consacrerait à aüsfaire à de nouvelles
exigences fiscs,
« Si nous a' "3 relevé l’article de M.
Tery, ce n’est .3 pour exciter le paysan
contre le fond ■Baire, comme il excite
lui-même le fonctionnaire contre le pay
san, car, pour nous la fraternité n’est pas
un vain mot. Mais c’est pour lui poser cet
te question : « Si le métier de paysan est
si bon, si campagne et cocagne sont sy
nonymes ,si pour échapper au fisc, il suffit
de se faire cultivateur, comment l’Agri
culture manque-t-elle encore de bras et
pourquoi n’assistons-nous pas à un formi
dable exode des citadins vers les
champs î n-
ARRONDISSEMENT DE MAULEON
Cantons de Mauléon, Tardete, Saint-
Etienne- de-Baïgorry et Saint-Jean-Pied-
de-Port . M. Pées, Tarde ts.
Cantons d’Iholdy et Saint-Palais : M.
Antoine Ayçaguer, à Saint-Palais.
ARRONDISSEMENT D’OLORON
Cantons d’Arudy et Laruns : M. Arrieu-
cau, à Bielle. Suppléants : MM. Bonne-
mor, à Arudy ; Poeymirau, à Laruns.
Canton de Monein : M. Henri Paillé, à
Monein.
Canton de Lasseube •’ M Gaye, à Au-
bertin.
Cantons d’Accoos, Aramits et Oloron
est et ouest : M. Edouard Louoière, in
dustriel, à Oloron.
ARRONDISSEMENT D’ORTHEZ
Cantons de Navarren.; et commune de
Vielleségure : M. Albert Rooy, à Navar-
renz.
Cantons d Arthez et Lagor, sauf com
mune de Vielleségure : M. Honoré Tréjeu-
Durand, à Biron
Cantons de Salies et Orthez : M. Isidore
Larrouy, pharmacien à Salies.
Canton de Sauveterre : M. Henri Sou-
lleban à Sauveterre.
Canton d’Arzacq : M. Minbielle, à
Aizacq.
CONGRES DE MEDECINE MILITAI
RE. — Les officiers de complément du
Corps de Sant-é militaire en résidence sur
le territoire de la Subdivision de Fau
trouveront au bureau du Service de Santé
de la Place, rue Samonzet, tous rensei
gnements concernant le Congrès de Méde
cine Militaire qui se tiendra à Paris du
25 au 30 Avril 1925
PAU-VILLE
Pau, 9 Octobre 1924
Le thermomètre de la Maison Daipnas,
Opticien, rue Taylor, marquait i
9 heures. Couvert.....^- r + 15°2
Midi Couvert ..... + 17°9
3 heures.......« Couvert...... + 18°5
Maxima *. + ’8°8
Minima + 12°4
Le baromètre est à 761 en hausse.
PRO FAMILIA
Là dotation dos familles nombreuses
Une Leïihe a Messieurs les Maires
La Dotation des familles nombreuses
(section üe Fro Familia) a envoyé, il y a
quelques semaines, à MM. les Maires de
i arrondissement de Pau, une lettre dans
laquelle, apres avoir rappelé que depuis
quatre ans elle a distribué, à près de
300 familles, des primes de 100 à 500 fr. s
uont le total s'élève à la somme de 75.200
francs, elle annonce qu’elle .a décidé, dans
sa dermere assemblée générale de ne do
ter qu une ou deux familles chaque année,
mais assez largement pour leur permettre
de réaliser une amélioration notable dans
leur situation, par exemple acheter une
maison, agrandir celle qu’ils possèdent,
arrondir’ la propriété, augmenter le chep
tel, etc...
il y a même plus. « Nous ne nous con
tenterions pas, continue la lettre, de re
mettre purement et simplement à la fa
mille bénéficiaire la somme qui lui revient
cinq ou dix mille francs — par exemple ;
nous intéressant au contraire à l’usage
qu elle en fera, nous étudierons très at
tentivement avec elle et avec les autorités
locales, le meilleur emploi qui, pourrait
être fait cle la somme allouée. »
Puis la lettre expose comment chaque
municipalité pourrait donner son con
cours :
1° En faisant allouer par la commune une
allocation à Pro r’amiiia comme l’ont fait
précédemment plusieurs communes : Pau,
500 francs; Biilères, Carlin. Pontacq, An-
gaïs, Leecar. 100 francs, etc., etc.
2° En signalant les familles qui peuvent
concourir pour' le prix en < uestion. .Voici
à ce sujet quelques indications. Et d’a
bord on part de ce principe, que la famil
le la plus intéressante est celle qui a le
plus d’enfants jeunes. Pour le savoir on
additionne le nombre des années des dix
plus jeunes enfants, d’après le millésime
de leur naissance, sans se préoccuper s’ils
sont nés au commencement ou à la fin de
l’année. Celle dont le total est plus fai*
ble sera la famille primée. Cependant, on
fera bénéficier, les familles qui ont eu plus
de dix enfants, de la suppression, dans le
calcul, de deux années par enfants en sus
de dix, si ces enfants sont morts, de qua
tre années par enfants vivants en plus de
dix.
Par exemple voici trois familles :
La première a dix enfants, la deuxième
douze, la troisième en a eu quatorze, dont
douze vivants seulement.
Les enfants de la première sont nés en
1915, 1916, 1917, 1918, 1919, 1920, 1921, 1922,
1923, 1924, un tous les ans ; l’aîné n’a que
onze ans Additionnons leurs années, cela
fait, 1+2+3+4+5+6+7+8+9+10 = To
tal 55.
Les 12 enfants de la deuxième sont nés
en 1908, 1910, 1912, 1913, 1914, 1915, 1916.
1317, 1918, 1920. 1921, 1923 ; l’aîné a seize
ans. Additionnons les années des dix plus
jeunes enfants. Cela fait 2 + 4 + 5 + 7 + S+9 +
10 + 11 + 12 4-13 r= Total SI. Déduisons 8 an-
années à cause des 11° et 12 e , reste 78.
Les 14 enfants de la troisième famille
sont nés en 1905, 1906 190S, 1910, 1912,
1914, 1915, 1916, 1917, 1918, 1919. 1920,
1922, 1924 ; les deux aînés ont 19 et 18
ans. Additionnons les années des dix plus
jeunes enfants. Cela fait, 1+3 + 5 + 6 + 7 +
8 + 9 + 10 + 11 + 13 = Total 73. Déduisons 8
et 4. Nous obtenons Cl.
C’est la famille de 10 enfants qui rem
porterait le prix de 10.000 francs, parce
qu’elle a les enfants les plus jeunes.
Il va de soi que cette estimation numé
rique ne sera pas seule en cause pour la
désignation du lauréat, et que toute fa
mille dont les chefs, père et mère, ne pré
senteraient pas toutes garanties d’honora
bilités ou pécheraient par intempérance
seraient écartées du concours.
La Chasse
Liste des lieutenants de louveterie
des B.*P., saison de chasse 1924*1925.
ARRONDISSEMENT DE PAU
Cantons de Pau est et ouest : Garlin,
Lescar et Thèze, M. Albert Magendie,
droguiste à Pau.
Cantons de Montaner et Morlaàs : M.
de Salinis, à Morlaàs.
Canton de Nay ouest : M. Arestouilh, à
Nay.
Cantons de Nay est et Pont-acq : M.Jean
Magendie, à Bénéjacq.
Canton de Lembeye : M. Louis Pouey-
Dicard, à Corbère.
ARRONDISSEMENT DE BAYONNE
Cantons de Bayonne, nord-est et nord-
ouest, et Us tarit/! : M. Edmond Duhart,
à Ustaritz.
Cantons de Bidache, Hasparren, Labas-
tide-Clairenee ' M. le docteur Larraidy, à
Hasparren.
Cantons d’Espelette et de Saint-Jean-
do-Luz : M le commandant Harriet, à
Saint-Jean de-Luz.
«PAU... tins »...
Un de nos confrères mène en ce mo
ment une ardente campagne dont
l’utilité sociale est assurément discuta
ble, mais gui n’est pas dénuée, il faut
le reconnaître, d’un certain courage
civique.
Au nom de la morale et de Vhygiè
ne, il réclame opiniâtrement l'ouver
ture à Pau de certaines maisons , à son
gré, beaucoup trop closes.
J’admire, dis-je, et très sincèrement,
qu’on mette tout le poids de son au
torité et de son talent au service d’une
cause aussi spéciale.
Car même en admettant que la Feria
puisse être érigée à la dignité d’établis
sement philantropique — au même ti
tre, évidemment, que celui qui se dis
simule sons un nom anglais dans les
lacets de la gare — j’avoue que pour
ma pari je n’oserais jamais proclamer
avec autant de ferveur scs vertus
hygiéniques ni célébrer avec autant
d’insistance les services... antiseptiques
qu’elle est susceptible de rendre à la
société. Fausse pudeur, évidemment,
et sot respect humain.
Mais pourquoi traiter dédaigneuse
ment de « pudibonds » et de « puri
tains » ccu* qui s’opposent à la ré
forme en question, alors que c’est pré
cisément au nom de la « décence »
qu’on mène cc combat héroïquement
singulier ?
Quoi qu’il en soit, je m donne que
sur ce sujet délicat on n ait pas encore
fait appel à certaine compétence qui
vient tout justement de se révéler avec
éclat. Il est vrai qu’il s’agit ici de.
« pou les-de-Paix ». Mois raison de
plus, n’est-ce pas.
La parole est à Crepilus.
/AL.
donations qui se perdent dons tes applau
dissements montant vers la chanteuse et le
pianiste. Tous deux unis dans un but eha^
ritable nous ont fait vivre une heure ex
quise dans l’ambiance sympathique créé®
par la grâce de Mme Nogaret.
Que la capitale du Béarn suive le bon
exemple donné par la petite ville de
Baigts, et que de nombreases soient cette
année les manifestations musicales d’un
tel intérêt.
CONCERT DE BIENFAISANCE
Entendre de la musique très oeiie eu un
cadre Harmonieux esc une jour sauce n+
re que partagèrent diuiaaeae dernier a
üàigts quelques neuraux privilégies. Me--
ponuant a i luvitauou ua Cuinue ues U:u*
vres de mer, ifs vinrent de toutes psdt-s,
de JL’au, ü Oloron, d'Orthez, v ers « Belie-
vue », où la charmante hôtesse, Mme iNo-
garet, leur réservait le meilleur accueil.
r\ul ne s’étonnera de cet empressement
puisquii s agissait d ecouter le grand pia
niste, si proloudement admire et apprécié
a fau, Ai. Conzaio Xnitorer, ainsi qu une
artiste de haute réputation. Aille Lerüou.
Dans la vaste salle dont les fyrenees
constituent le décor admirable, on recon
naissait: M. et Aime Pierre Chesoeiong,
General et Mme Aianseii, Ai. et Aime ue
Pons, Baronne Lacour, Aime J. Ateinion,
M. et Mme iiiquoir. Aime et Mlle Zeude,
M. de Robert, Mme Frossard, Al. Pierre
de Lest apis, Aime Ducrot. Or et Aime Or-
tal. M. et Mme de Bertier, Dr Eeot, M. et
Aime Francis Ancibure, Dr et Mme Far-
tigau, Mme Aneeiy, Mme Loubiere, Dr et
Mme Juliien, Ai. et Mme Ayton, Dr Gai oc
res, Aimes Maian. etc... tous amis ce la
musique.
A 1 aurore de la saison, le talen. de M.
Tintorer s affirme pius soiide et plus bril
lant que jamais. 11 a ;oué avec r.n cl-arme
très profond la « Fantaisie en Du c de
Mozart, qu’il affectionne, et uu lAndaiiti-
no. avec Variations » de riehubert, d'un ro
mantisme délicieusement vieillot. Puis du
Chopin, du Gluck, avec cette même grâce
et cette virtuosité sans rigueur qui sédui
sent tant en lui. Evocateur mystérieux de
la « Cathédrale engloutie » il devient un
humoriste descriptif dans Miuistrels »
de Debussy, et termine su* ia magnifique
page de Listz, « B t-François-de Paul mar
chant sur les flots » avec une r.aîtrise et
une grandeur incontestables. .Un regret
unique : c’est que Tintorer n’ait pas réser
vé dans son programme une place plus
large à la musique si riche de son pays,
rerpésentée par le seul « Zapaieado » de
Granados. Il est 'are ae !a voir exécuter
même par un Espagnol, avec un tei sens
exact du rythme et d« la ccuieur locale.
La science vocale de Mlle Leidou peut
rivaliser avec celle da Tintorer au piano.
De sa voix chaudement timbrée elle chan
ta, toujours dans un style parfait, du Ra
meau, du Pureell, ou des mélodies de
Chausson et Duparc. Les « Fantoches »
de Debussy, le « Bachelier de Salaman
que » de Roussel, le a Kaddish » de Ra
vel, pleins d’un charme original, furent
très goûtés ; les « Chants du Laboureur »
ge Darius Milhaud suscitent quelque# in-
TRIBUNE PUBLIQUE
MAWl
LE MONUMENT AUX MORTS
Un journal local annonçait récemment
que onze projets du Monument aux Morts
de la Grande Guerre avaient été déposé»
à la Mairie.
Le statuaire Ernest Gabard nous prie
de reproduire à ce sujet la lettre sui
vante, qu i] adresse à M. le Président de
I’U.N.O. :
« Biarritz, le 8 Octobre 1924.
« Monsieur le Président,
« J’ai 1 honneur de vous faire savoir que
je porte dès aujourd’hui à la connaissance
du public par la voie des journaux le fait
d'avoir été oublié dans la distribution des
programmes imprimés, du concours pour
le Monument aux Morts de la Guerre.
Les journaux locaux et régionaux
n’ayant pas officiellement annoncé, com
me il aurait dû être fait, la date d’ins
cription au concours, ainsi que celle du
dépôt -des projets, je vous demande par
quels moyens les onze concurrents dont il
est question dans l’« Indépendant s du
7 courant, ont-ils été avisés de l’ouver
ture du concours et de la date de clôture
et pour quelle raison ai-je été tenu à l’é
cart de cette publicité?
« Je resta's juge par ia suite d’y pren
dre part ou de m abstenir.
« II me semble toutefois que j’ai quel
ques titres pour exiger de compter parmi
les artistes français.
« Si_M. le Maire de Pau n’avait voulu
me faire l’honneur de ms demander de
faire partie du Jury et n’avait joint à sa
lettre un exemplaire du programme, j’en
ignorerais encore l’existence.
« Je n’ai connu officiellement de ce con
coure que le compte rendu de la réunion
de l’Union des Anciens Combattants, men
tionnant la décision prise de mettre le
Monument au concours entre tous les ar
tistes français, anciens combattants, sans
autres détails relatifs aux dates de ce
concours.
« Et enfin eeite dernière note annonçant
l’arrivée de onze projets.
* Je ne peux accepter l’honneur que
personnellement M. le Maire veut me
faire, parce que je ri accepte pas cette
exclusion vexatoire, non plus oue je ne
(peux approuver le programme d’un con
cours d’où la statuaire me semble exclue
à priori, et efin pour une Question senti
mentale sur laquelle je ne veux passer.
« Veuillez agréer, etc..
« E. Gabard.
<: Statuaire, Avenue Trianon, Pau ».
Nous publierons demain la réponse d'j
M. le Président de LU.N.O.
L’ELOLL IfL L i-ii.'u.i.Cc eth WerN<
CtPiiOiN, adresse a ses anciens eicveq
par l'organe ci un coante u orguuiaauon p,
circulaire que voici :
« .L inauguration, longtemps attenuue
du Monument en monnear ae nos inortf
de ia guerre, aura lieu le 19 octoore pro
chain, sous ia présidence du camaiad»
François Dufiourcau, mutilé de la guei-
re.
Voici le programme de la ceremonie :
9 h. t ; Office religieux, suivi de la remi
se dti Monument. Celui-ci œuvre du cama
rade Gabara se dresse dans le hait
l’Ecole, en face des Classes et des Etudes.
il porte F inscription : » fiemper Prtriæ
Héros seicptr Miai Filins ».
Prendront la parole, m. 1 Abbe Vigue-
rie, au cours de la cérémonie religieuse ;
M. le Dr Pédarré, Piésident de l’Associa
tion des Anciens Elèves, à ia rem
Monument; M. l’Abbé Casteig, Direc
teur de l’École; SI. François Duhour,^..
Président.
Nous faisons appel à tous les anciens ca
marades des chers héros disparus et aussi
à tous les amis qui gardent pieusement le
souvenir et le respect des gloires militai
res françaises, le souvenir des sacrifices
généreusement consentis à la Patrie jus
que dans le sang et la mort, et qui ont à
cœur d’honorer des héros qui ne seront ja
mais oubliés.
A midi, un repas tout fraternel réunira
les Anciens Elèves qui voudront bien se
faire inscrire avant îe 12 octobre (cotisa
tion : 10 francs). Les camarades qui n’au-
ra*ent pas encore versé leur souscription
à l’Erection du Alonument de nos morts,
penvent encore s’acquitter de ce pieux de
voir.
EGLISE SAINT JOSEPH. — La pa
roisse Saint-Joseph célébrera dimanche 12
octobre la fête de l’Adoration Perpétuelle.
Vendredi et Samedi, le soir à 6 heures,
Triduum Eucharistique.
Dimanche, messes à 7 h., 8 h. {, 11 h. A
8 h. i, messe solennelle. — A 2 h.i, Ro
saire. A 4 heures, Vêpres solennelles. Ser
mon.
Spesfeclts et Attractions
WIVVUIW
PALAIS D HIVER. — Fous ies jours, a
16 heures Dancing. Apéritif-Concert avec
le Jazz Frossard
A 2-1 heures. « Les grands films de ia
« Paramount ». Pendant les entri actes, et
à la fin du spectacle. Dancing. Orchestre
symphonique.
LE SAC DE ROME au « Bon Ciné
ma », chef-d’œuvre de Guazzoni, 50.000 fi
gurants.
C’est un spectacle unique pour ceux qui
veulent connaître la ville des papes au
moyen Age et la cour pontificale de Clé
ment VII. Il y a notamment une entrée
triomphale du pape à Rome dont la splen
deur dépasse toute imagination.
On se délassera de toutes ces merveilles
avec la Corse, et un Client sérieux sera
l’éclat de rir final.
Ce programme sera donné deux fois :
samedi soir 8 h. £ et dimanche à 4 heures.
THEATRE MUNICIPAL. — Nous rap
pelons à nos lecteurs que la Tournée offi
cielle du Théâtre Municipal du Châteiet
de Paris donne ce soir, à 8 h. 30, au Théâ
tre Municipal, la première représentation
du « Tonr du Monde en 80 .Tours ». piène à
gTand spectacle de Jules Verne et. d’He-
nery.
Pour la première fois, cette pièce ma
gui fi oue sera jouée à Pau avec une mise
en scène de premie r ordre : décors spé
ciaux, changements à vue, artistes, dan
seuses, ballets, figuration, costumes du
Châtelet. Citom. parmi les tahWux à een-
sation : La Nécropole des îîrdiaM La
Malaisie. La Fête des Cb3»uieu«ep, l’Atta
que du train, îe Bateau, l'Explosion, l’E
pave. Panorafl.’i de faverpoel.
Le plus beau spectacle do famille. Lo
cation.
Demain Samedi et Dimanche, en mati-
j née et en soirée, même roortarde
MAISON DOREF. rue Latetâe. 9. vente
de meubles à l’amiable tou* tes
■
i@g
n Poignée de Nouvelles
— Le ministre de l’intérieur Ta soumet
tre un mouvement administratif dont le
npmt de départ est le remplacement de
Si. Blet, préfet de la Manche, nommé tré
sorier-payeur général et de M. Grillon,
préfet de l’Aveyron, décédé. Ce mouve
ment portera sur neuf préfectures. H com
prendra, en outre, un certain nombre de
nominations de sous-préfets.
— La mission parlementaire a visité mar
di, les écoles industrielles, les écoles indi
gènes et les hôpitaux de Casablanca. Elle
va poursuivre son voyage sur Meknès et
Eez. Vendredi, elle se rendra aux avants-
postes du front de Ouergha, puis elle re
gagnera le Sud et continuera son voyage
d’etudes sur Marrakech.
— Au congrès de la paix de Berlin, le
general Verraux s’est prononcé pour le
désarmement total et a préconisé la grève
des generaux, comme moyen d’empêcher
la guerre. Le congrès s'est déclaré parti
san du désarmement total et immédiat, et
non pas progressif ,comme le voudrait le
délégué allemand, M. de Gerlach.
— La direction des services pénitentiai
res vient de mettre sur pied un projet
d’instailaticn des bagnards dans les pri
sons de la Métropole.
Les condamnés aux travaux forcés se
raient installés dans la prison centrale de
Caen : les relégués seraient envoyés dans
la maison de force de l’île de Ré.
La commision des finances a rejeté mar
di les crédits nécessaires.
Mais la Commission des Finances a re
jeté mardi les crédits nécesaïres.
—Le docteur Paul a procédé à l’au
topsie du corps de l’eX'préfet Buloz. mort
subitement à Paris, dans la chambre d’un
hôteL 11 a conclu à une mort naturelle,
suite d’une hémorragie cérébrale.
— A Ailahabad uneé chauffourée s’est
produite entre musulmaos et hindous. Il
y a eu trois tués et une vingtaine de bles
sés. La police eBt intervenue, mais il a
fallu le concours de la troupe pour réta
blir l’ordre.
— A Caderousse (Vaucluse), région dé
jà éprouvée par les inondations, on a res
senti mardi une secousse sismique, la sep
tième depuis le 24 septembre. Ce séisme
est attribué aux courants souterrains ; sa
violence a provoqué des éboulements.
— On est très inquiet, à Langon de la
disparition d’un maquignon qui a quitté sa
famille, il y a huit jours, pour se rendre à
une foire des Pyrénées, en emportant une
grosse somme d’argent. Depuis son dé-
§ art il n’a été aperçu nulle part et on se
emande s’il n’a pas été assassiné et dé
pouillé de son argent.
— Une jeune fille de dix-sept ans, nom
mée Germaine Gallet, margeuse dans une
imprimerie de Bourg, a eu le crâne défon*
cé par le bras de commande d’une machi
ne et est morte peu après.
— A Reims mardi après-midi, dans l’ex
press Cbarleville-Paris, M. Pinaud, ve
nant de Grisyvandy (Ardennes), avait pris
place avec sa femme et ses deux enfants,
se rendant à Nantes. Entre deux gares,
le petit Marsel. trois ans, est tombé de
l’express par la portière soudainement ou
verte. Perdant la tête. M. Pinaud a sauté
du train pour rechercher son enfant. On a
retrouvé sur la voie M. Pinaud, blessé à
la tête, et l’enfant inanimé; son état est
désespéré.
nière Heure
WWUMVmuUMWWMtUHWVlWlUUVl
Edition de © heures
M. MILLERAND CHEF DE PARTI
Paris, 9 octobre.
L agence Fournier annonce: « M. Mil-
ierand va prendre ces jours-ci la direction
de l'important groupe politique réunis
sant les anciens éléments du Bloc Natio-
nul et les divers groupes de l’opposition.
Ce groupement prend le titre d’Union
d : Action Nationale, s
CONTRE LA VIE CHERE
Paris, 9 octobre.
Une importante conférence a eu ieu
iiie v mercredi, au palais de justice, à la
quelle ont participé le procureur général,
le procureur de 'a République et M. Cau
ses, chef de la section financière.
A la suite de eette conférence, M. Mail-
lefaud. juge d’instruction, a été chargé
d’une enquête sur la spéculation relative
aux blés étrangers.
M. Maidefaud a chargé le chef de ser
vice de la répression des fraudes à la pré
fecture de police, d’une vaste commission
rc-eatoire pou effectuer toutes les recher
ches nécessaires. On avait constaté ces
jou-’S derniers une hausse difficilement
*> ' Hcable sur les blés exotiques. On sut
oiie ces opérations spéculatives étaient re-
psssées entre les mains de six courtiers
au moins, prélevant chacun un bénéfice,
ce oui explique la hausse des cours.
L’instruction est ouverte en vertu de
l’article du code pénal sur la coalition.
LE REICH ET LA S. D N.
La réponse anglaise
Londres, 9 octobre.
Les « Daily News » croient savoir que
la réponse britannique au sujet de la de
mande d’admission de l’Allemagne dans
la S. D. N. sera probablement remise au
jourd’hui, jeudi, au gouvernement du
Reich.
LA CRISE ANGLAISE
Dissolution da Parlement
Londres, 9 octobre.
M. Mac Donald a été reçu ce matin par
le roi George. La dissolution du Parle
ment a été décidée.
LA QUESTION D’IRLANDE
Un vote de la Chambre des Lords
Londres, 9 octobre.
Par 71 voix contre 38, la Chambre des
Lords a accepté, mercredi soir, un amen
dement c rns îrvàteu- au projet de loi gou
vernemental ayant pour but de régler la
Question des frontières entre î’Ulster et
l’Etat lib-e d’Irlande. Cet amendement
précise que l’article 12 du traité de Dow-
ning Street m’avait d’autre but ciue de
réajuster les frontières entre le nord et le
sud de l’Irlande La Chambre des Lords
r, p-nc/nÿte adopté le projet de loi ainsi mo
difié
En effet, l’Ulster a jusqu’ici refusé de
se fav-e représenter à la commission de
délimitation des frontières parce qu'il
estimait eue celle-ci ne devait procéder
ou’à des médications de détail de la ligne
d-^ démaren+ion fixée, tondis eue le gou-
rei t le Dublin réclamait une recti-
fiertion lui accordant d’importants terri
toires. notamment les comtés de Tyrone
et de Fermanagh.
L’amendement adopté par la Chambre
des Lords oui soutient la thèse de l’Ulster
en estimant que les frontières devront être
simplement réajustées, va donc provoquer
jpq rdus vives protestations de la part du
gouvernement de l’Etat libre.
LA GUFPRE CIVrtE EN CHINE
SumYaCSen quitterait la Chine
Canton, 9 octobre.
Sun-Yat-Sen a échoué dans sa tentative
•le constituer une armée pour aider les
forces du Tche Kiang et, d’après des
bruits qui courent avec persistance. Sun-
Yat-Fen quitterait peut-être la Chine à
bord d’un vaisseau de guerre soviétique.
Tchaaj?=Tso=Lin attaquerait Pékin
Shanghaï, 9 octobre.
Suivant une dépêche japonaise émanant
d? Moukden, les troupes de Tchang-Tso
Lin sont entrées à Shanghaï-Kouan le 7
■octobre, au soir : il y a eu un violent com
bat et les pertes ont été lourdes de part
e* d’autre.
. Eu réponse à la note récente des déléga
tions étrangères, Tchanc-Tso-Lin déclare
que son armée devra attaquer Pékin par
ce que le quartier général de ses ennemis
y est établi et il .ajoute que la seule façon
d’assurer la sécurité de la capitale est de
transférer ce Quartier général ailleurs.
LA QUERELLE DES PETROLES
Londres, 9 octobre.
D’après les * Daily News », le gouver
nement a reçu des nouvelles sérieuses
concernant la situation sur la frontière de
Mésopotamie. Non seulement les Turcs ne
tiennent pas compte de la note britanni
que demandant le retrait de leurs trou
pes mais des renforts ont été envoyés
dans la direction de Mossoul. On croit
savoir que ees renforts ne sont pas com
posés de gendarmes, mais de troupes ré
gulières. Les points stratégiques ont été
occupés par les Turcs. Devant cette atti-
Jn situation des Anglais devient très
difficile.
UN FASCISTE DISSIDENT
ASSASSINE
Milan, 9 octobre
Quatr e individus ont tué mercredi dans
son lit à coups de bâton M. E. Luertua
mutilé de guerre, faciste dissident. Der
nièrement, M. Luertua avait dénoncé le
député fasciste Barbiellini.
A la suite de cet assassinat, la police a
procédé déjà à diverses arrestations sur
les quelles elle maintient un rigoureux se
cret.
En raison de l’effervescence qui règne à
Plaisance, où le meurtre a provoqué de
très vifs incidents, des renforts de carabi
niers sont partis de Milan.
LE COMMERCE GERMANO MEXICAIN
Berlin, 9 octobre.
On mande de Hambourg à la « Gazette
de Yoss », que le consul général du Mexi
que à Hambourg a été invité à faire des
préparatifs en vue du transport d’environ
ua millier de personnalités dirigeantes du
monde commercial et industriel au Mexi
que. Le consul fait ces préparatifs sur les
indications du ministre des affaires étran
gères du Mexique qui a l’intention de re
nouer ses relations commerciales avec
l’Allemagne.
OBSEQUES DE Mgr GUERARD
Coutances 9 octobre.
Le cardinal Cbarost, archevêque de
Rennes, a présidé ce matin le service so
lennel pour le repos de l’âme de Mgr
Guérard, évêque de Coutances. L’évêque
de St-Brieuc a célébré la messe. Selon la
volonté du défunt, aucune oraison funè
bre n’a été prononcée. Les chanoines
Charles et Louis Guérard conduisaient le
deuil.
UN TAMPONNEMENT
Commercy, 9 octobre.
Le train 45 de Strasbourg à Paris qui
avait quitté Strasbourg hier soir mercre
di à 15 h. 30, a tamponné à 19 h. 27, en
garde de Commercy, un train de marchan
dises en manœuvre. La locomotive,_ le
fourgon et trois voitures du train 45 ainsi
que quelques wagons du train tamponné
ont déraillé, obstruant la voie. Quelques
voyageurs ont été légèrement contusion
nés et ont dû poursuivre leur voyage par
voie détournée.
TUE A COUPS DE BALAI
Lyon, 9 octobre
Les époux Piana habitaient depuis plu
sieurs mois à Villeurbanne. Le mari, ou
vrier d’usine, était travailleur et estimé ;
la femme, jalouse, acariâtre, lui faisait
des scènes continuelles.
Mardi soir, à 21 heures, une querelle
plus violente éclata au cours de laquelle
Piana, justement irrité, bouscula quelque
peu la mégère.
La fureur de la femme semblant apai
sée, Piana se coucha, mais quand il fut
endormi ,1a femme, armée d’un manche à
balai, lui eu asséna un formidable coup
sur la tête. Le mari, se levant, essaya vai
nement de se défendre. La femme frappa
comme une forcenée à coups redoublés
jusqu’à ce que Piana tomba, sanglant, ina
nimé.
Les voisins attirés par les appels au se
cours de la victime, prévinrent la police.
Piana, transporté dans le coma, à l’Hô-
tel-Dieu, succomba peu après à une frac
ture du crâne.
La meurtrière ne paraît pas jouir 'de la
plénitude de ses facultés mentales.
BOURSE DE PARIS
Cours de clôture du 9 octobre
3 %, 51. 20 ; 4 % 1917, 53.20 ; 4 % 198,
52.20 ; 5 % 1915, 63.85 ; 6 %, 77.90; Crédit
National 1919, 408 ; Crédit National 190,
423 ; Banque Union Parisienne, 1.045 ;
Banque de Paris, 1.525 ; Banque d’Algé
rie, 5.170; Banque de France, 7.800; 0.
N. d’Escompte, 982 ; Crédit Lyonnais,
1 620 ; Société Générale, 774 ; Banque de
Crédit, 760 : Crédit Fdncier, 1.525 ; Est,
762; Midi, 799; P. L. M., 970; Italien 3 h
69.25 ; Russe consolidé, 22.50 ; Russe 1906,
23.60 ; Russe 1909, 16.30 ; Turc unifié, 55.35
COURS DES CHANGES
Cours de clôture da 9 octobre
Londres, 86.78; Madrid, 259.25, Rome,
83.70; New-York, 17.50; Genève, 371.50;
Bruxelles, 91.90 ; Hollande, 766 ; Vienne,
27 50; Suède, 505; Norvège, 277; Rouma
nie, 10.45 ; Prague, 57.50.
Résultats des Courses
Compïègne, jeudi 9 octobre
Prix de Lasgigny. — 1. Ariel (Mac Gee)
2. Gymnure (Jennings), 11.60.
Non placés : Ronron, Dionysius, Bache-
lette, Laïs V.
Prix de Nampcel. — 1. Idolo di Savoia
(Essling), 16.50 — 12.50 ; 2. Sari (Sharpe)
36 francs.
Non placés : Oarania, Clameur, Ingran
des, Page Blanche,
Prix du Matz. — 1. Mytilène (M. T.
Moret) ; 2. Duvet (M. de Nexon) ; 3. Her-
nani (M. de La Forêt).
Tous couru cauf : Maricourt, Perdican,
Gomoua.
Le téKiAine et refeclrificatioi) du Midi
LES COMMUNICATIONS TELEPHO
NIQUES ENTRE BORDEAUX ET LA
COTE BASQUE INTERROMPUES
Le personnel téléphoniste du bureau
Biarritz-Bayonne, craignant pour sa sé
curité, refuse d’assurer le service de®
communications avec Bordeaux.
Voici le communiqué par lequel le Syn
dicat des P. T. T. annonce cette grave
décision :
« Le personnel téléphoniste du bureau
Biarritz-Bayonne (surveillantes, opératri
ces, Service des Mesures), vivement ému
paa - les accidents survenus sur les diverses
lignes de la région et surtout par celui du
30 eptembre qui a blessé gravement plu
sieurs dames téléphonistes du bureau de
Bordeaux, constate avec regret, que huit
jours après aucune mesure de sécurité n’a
été prise afin de protéger non seulement
le personnel téléphoniste mais encore les
abonnés qui courent les mêmes dangers ;
« Dénonce le sans-gêne avec lequel agit
la Compagnie du Midi dont les travaux
d’électrification sont la cause du mauvais
fonctionnement des circuits téléphoniques
et télégraphiques durant ces derniers
mois :
« Déclare qu’il ne reprendra l'exploita*
tion du circuit avec Bordeaux qu’autant
qu’il aura l’assurance que tout danger est
écarté. »
La Gazette de Biarritz fait suivre ce
communiqué des réflexions suivantes:
« Les employés des P. T. T. au service
téléphonique craignent pour leur sécurité.
On ne peut les en blâmer si, comme ils
le disent et nous ne voulons pas mettre
leur parole en doute, les précautions né
cessaires — prises à Bordeaux — ne l’ont
pas été dans notre région.
« Dans notre numéro du 4 courant nous
posions à l’Administration des P. T. T.
les questions suivantes :
« 1. Les précautions prises au Central
4 de Bordeaux ont-elles été prises égale-
« ment dans d’autres postes, ceux de
« Bayonne et de Dax, par exemple ;
« 2. Les employées et les abonnés ont-
« ils la certitude de n’être menacés d’au-
« eun accident sur notre réseau. »
« Si nous nous montrions à ce point
curieux, en même temps que soucieux de
la sécurité du personnel et des employés,
c’est que nous avions quelque raison de
croire que, précisément, les précautions
nécessaires n’étaient pas observées.
« Tout est resté en état et le personnel
aujourd’hui s’effraie.
« Ceci dit, il nous reste un mot à dire
du communiqué chi Syndicat. Celui-ci met
en cause la Compagnie du Midi et parle
de son « sans-gêne ».
« En quoi consiste ce « sans-gêne ï ;
nous l’ignorons.
« La Compagnie du Midi en procédant
à la transformation de la traction n’a-t-
elle pas pris toutes les précautions néces
saires 1... Nous en serions surpris. Ne se
rait-ce pas plutôt l’administration des P.
T. T. — que nous séparons, encore une
fois du personnel — qui aurait négligé,
ainsi qu’il apparaît assez nettement, de
ne prévenir ni son personnel ni ses abon
nés et qui aurait, également négligé d’en
assurer toute la sécurité au moment où
s’exécutent des travaux depuis longtemps
prévus?
« Dasn d’autres pays, aux Etats-Unis,
par exemple il a été procédé à l’électrifi
cation de voies ferrées. Il n’est pas à no
tre connaissance que cette opération ait
donné lieu à des incidents pareils à ceux
oue nous avons à resrretter aujourd’hui. ■
Ch. D. L. R. »
La Diversion Anticléricale
Çà ne prend pas
Le cartel eat aux prises avec les appé
tits déchaînée par sa propre démagogie.
Les problèmes qui se trouvent ainsi posés
sont insolubles. Nulle force humaine ne
pourra satisfaire les exigences financières
de vingt catégories de citoyens et mainte
nir, en même temps, l’équilibre budgétai
re...
Alors on a recours à la diversion Mas
sique: la guerre aux curés. L’Humanité
se refuse à appuyer cette manœuvre :
u M. Camille Chautemps, ministre de
l’Intérieur, a prononcé hier, à Tours, un
discours anticlérical, il a constaté qu’ « à
la faveur de l’union sacrée, la congrégar
tion s’est reconstituée dans notre pays
avec une ampleur qui rappelle celle de
1800 » et il a affirmé que ce développe
ment « ferait courir à la République, fei
l’on n’y prenait garde, de graves périls ».
M. Chautemps a annoncé qu’il venait de
prescrire dans touB les départements « une
enquête sur l’activité des congrégations ».
« Cette déclaration de guerre aux catho
liques ne surprendra point les révolution
naires qui furent les témoins de l’uctiyjté
des gouvernements radicaux d’avant la
guerre. Les démocrates se hissent au pou
voir, en France, en développant un pro
gramme social et des idées anticléricales.
Dès qu’ils sont au ministère, ils laissent
tomber le programme social (dont la bour
geoisie devrait faire les irais) et ils ten
tent de satisfaire leurs mandants en ta
quinant les sœurs Clarisses. Personne ne
s’y trompera ; « l’enquête sur l’activité des
congrégations » n’a d’autre objet que de
distraire l’opinion de la discussion du bud
get poincaresque de MM. Clémcntel et
Herriot. »
Les radicaux sont fort ennuyés de se
voir ainsi abandonnés, livrés par l’extrê
me gauche. Et ils redoublent d’efforts :
« L’Ere Nouvelle » dénonce comme une
manœuvre séparatiste la présence de M.
Oberkirch à la manifestation catholique
de la Roche-sur-Yon :
« Que venait faire en Vendée M. Ober
kirch, sinon tenter de créer un séparatis
me français ?...
C’est bouffon...
Glrosie DépaMÉ
Contre !es Paysans
Le journal radical-socialiste l’Œuvre,
sous la signature de sou directeur-, M. Gus
tave Téry, a publié les lignes suivantes
« Ah ! si la devise de la République ces
sait d’être : « Ne paie plus, paj-san ! » on
aurait vite fait de découvrir, ne fût-ce que
dans la seule cédule des bénéfices agrico
les, les ressources indispensables pour sau
ver nos fonctionnaires de la famine. Car
ils en sont là ».
A quoi notre excellent confrère M. Al
bert CuvillieZj fait dans le Télégramme
la réponse pertinente que voici
« Nous n’avons nulle haine contre les
fonctionnaires, mais nous aimons beau
coup les paysans. Nous savons que la si
tuation de certains fonctionnaires n’est
pas brillante et qu’en cette rude époque
d’après-guerre, ils sont obligés, comme
beaucoup d’autres Français, de serrer de
plusieurs crans leur ceinture. Or, nous leur
faisons un grave reproche : ils sont trop.Ce
n’est pas leur faute, c’est la faute de l’E
tat démagogue qui recherche des clients
et les multiplie au lieu de se contenter
d’avoir une élite restreinte de serviteurs.
« A la différence des fonctionnaires, le
nombre des paysans diminue chaque jour.
Grâce à une propagande insensée, beau
coup de paysans n’ont même plus qu’une
ambition : devenir des fonctionnaires. Car
M. Tery qui s’essaie à la vilaine besogne
de dresser les fonctionnâmes contre les
paysans oublie qu’au moins la moitié des
premiers est recrutée parmi les seconds.
Si le fonctionnaire rend à la Société d’in
contestables services, le paysan n’en rend
qu’un, mais il est capital : il lui donne à
manger.
« Cela devrait donner droit, semble-t-il.
h certains égards.
« M. Tery prétend que le paysan ne paie
pas. C’est une affirmation gratuite: en
tout cas, il paie de sa personne. Levé tôt
et couché tard, le travail qu’il incorpore
au sol est plu' fructueux que celui qu’il
consacrerait à aüsfaire à de nouvelles
exigences fiscs,
« Si nous a' "3 relevé l’article de M.
Tery, ce n’est .3 pour exciter le paysan
contre le fond ■Baire, comme il excite
lui-même le fonctionnaire contre le pay
san, car, pour nous la fraternité n’est pas
un vain mot. Mais c’est pour lui poser cet
te question : « Si le métier de paysan est
si bon, si campagne et cocagne sont sy
nonymes ,si pour échapper au fisc, il suffit
de se faire cultivateur, comment l’Agri
culture manque-t-elle encore de bras et
pourquoi n’assistons-nous pas à un formi
dable exode des citadins vers les
champs î n-
ARRONDISSEMENT DE MAULEON
Cantons de Mauléon, Tardete, Saint-
Etienne- de-Baïgorry et Saint-Jean-Pied-
de-Port . M. Pées, Tarde ts.
Cantons d’Iholdy et Saint-Palais : M.
Antoine Ayçaguer, à Saint-Palais.
ARRONDISSEMENT D’OLORON
Cantons d’Arudy et Laruns : M. Arrieu-
cau, à Bielle. Suppléants : MM. Bonne-
mor, à Arudy ; Poeymirau, à Laruns.
Canton de Monein : M. Henri Paillé, à
Monein.
Canton de Lasseube •’ M Gaye, à Au-
bertin.
Cantons d’Accoos, Aramits et Oloron
est et ouest : M. Edouard Louoière, in
dustriel, à Oloron.
ARRONDISSEMENT D’ORTHEZ
Cantons de Navarren.; et commune de
Vielleségure : M. Albert Rooy, à Navar-
renz.
Cantons d Arthez et Lagor, sauf com
mune de Vielleségure : M. Honoré Tréjeu-
Durand, à Biron
Cantons de Salies et Orthez : M. Isidore
Larrouy, pharmacien à Salies.
Canton de Sauveterre : M. Henri Sou-
lleban à Sauveterre.
Canton d’Arzacq : M. Minbielle, à
Aizacq.
CONGRES DE MEDECINE MILITAI
RE. — Les officiers de complément du
Corps de Sant-é militaire en résidence sur
le territoire de la Subdivision de Fau
trouveront au bureau du Service de Santé
de la Place, rue Samonzet, tous rensei
gnements concernant le Congrès de Méde
cine Militaire qui se tiendra à Paris du
25 au 30 Avril 1925
PAU-VILLE
Pau, 9 Octobre 1924
Le thermomètre de la Maison Daipnas,
Opticien, rue Taylor, marquait i
9 heures. Couvert.....^- r + 15°2
Midi Couvert ..... + 17°9
3 heures.......« Couvert...... + 18°5
Maxima *. + ’8°8
Minima + 12°4
Le baromètre est à 761 en hausse.
PRO FAMILIA
Là dotation dos familles nombreuses
Une Leïihe a Messieurs les Maires
La Dotation des familles nombreuses
(section üe Fro Familia) a envoyé, il y a
quelques semaines, à MM. les Maires de
i arrondissement de Pau, une lettre dans
laquelle, apres avoir rappelé que depuis
quatre ans elle a distribué, à près de
300 familles, des primes de 100 à 500 fr. s
uont le total s'élève à la somme de 75.200
francs, elle annonce qu’elle .a décidé, dans
sa dermere assemblée générale de ne do
ter qu une ou deux familles chaque année,
mais assez largement pour leur permettre
de réaliser une amélioration notable dans
leur situation, par exemple acheter une
maison, agrandir celle qu’ils possèdent,
arrondir’ la propriété, augmenter le chep
tel, etc...
il y a même plus. « Nous ne nous con
tenterions pas, continue la lettre, de re
mettre purement et simplement à la fa
mille bénéficiaire la somme qui lui revient
cinq ou dix mille francs — par exemple ;
nous intéressant au contraire à l’usage
qu elle en fera, nous étudierons très at
tentivement avec elle et avec les autorités
locales, le meilleur emploi qui, pourrait
être fait cle la somme allouée. »
Puis la lettre expose comment chaque
municipalité pourrait donner son con
cours :
1° En faisant allouer par la commune une
allocation à Pro r’amiiia comme l’ont fait
précédemment plusieurs communes : Pau,
500 francs; Biilères, Carlin. Pontacq, An-
gaïs, Leecar. 100 francs, etc., etc.
2° En signalant les familles qui peuvent
concourir pour' le prix en < uestion. .Voici
à ce sujet quelques indications. Et d’a
bord on part de ce principe, que la famil
le la plus intéressante est celle qui a le
plus d’enfants jeunes. Pour le savoir on
additionne le nombre des années des dix
plus jeunes enfants, d’après le millésime
de leur naissance, sans se préoccuper s’ils
sont nés au commencement ou à la fin de
l’année. Celle dont le total est plus fai*
ble sera la famille primée. Cependant, on
fera bénéficier, les familles qui ont eu plus
de dix enfants, de la suppression, dans le
calcul, de deux années par enfants en sus
de dix, si ces enfants sont morts, de qua
tre années par enfants vivants en plus de
dix.
Par exemple voici trois familles :
La première a dix enfants, la deuxième
douze, la troisième en a eu quatorze, dont
douze vivants seulement.
Les enfants de la première sont nés en
1915, 1916, 1917, 1918, 1919, 1920, 1921, 1922,
1923, 1924, un tous les ans ; l’aîné n’a que
onze ans Additionnons leurs années, cela
fait, 1+2+3+4+5+6+7+8+9+10 = To
tal 55.
Les 12 enfants de la deuxième sont nés
en 1908, 1910, 1912, 1913, 1914, 1915, 1916.
1317, 1918, 1920. 1921, 1923 ; l’aîné a seize
ans. Additionnons les années des dix plus
jeunes enfants. Cela fait 2 + 4 + 5 + 7 + S+9 +
10 + 11 + 12 4-13 r= Total SI. Déduisons 8 an-
années à cause des 11° et 12 e , reste 78.
Les 14 enfants de la troisième famille
sont nés en 1905, 1906 190S, 1910, 1912,
1914, 1915, 1916, 1917, 1918, 1919. 1920,
1922, 1924 ; les deux aînés ont 19 et 18
ans. Additionnons les années des dix plus
jeunes enfants. Cela fait, 1+3 + 5 + 6 + 7 +
8 + 9 + 10 + 11 + 13 = Total 73. Déduisons 8
et 4. Nous obtenons Cl.
C’est la famille de 10 enfants qui rem
porterait le prix de 10.000 francs, parce
qu’elle a les enfants les plus jeunes.
Il va de soi que cette estimation numé
rique ne sera pas seule en cause pour la
désignation du lauréat, et que toute fa
mille dont les chefs, père et mère, ne pré
senteraient pas toutes garanties d’honora
bilités ou pécheraient par intempérance
seraient écartées du concours.
La Chasse
Liste des lieutenants de louveterie
des B.*P., saison de chasse 1924*1925.
ARRONDISSEMENT DE PAU
Cantons de Pau est et ouest : Garlin,
Lescar et Thèze, M. Albert Magendie,
droguiste à Pau.
Cantons de Montaner et Morlaàs : M.
de Salinis, à Morlaàs.
Canton de Nay ouest : M. Arestouilh, à
Nay.
Cantons de Nay est et Pont-acq : M.Jean
Magendie, à Bénéjacq.
Canton de Lembeye : M. Louis Pouey-
Dicard, à Corbère.
ARRONDISSEMENT DE BAYONNE
Cantons de Bayonne, nord-est et nord-
ouest, et Us tarit/! : M. Edmond Duhart,
à Ustaritz.
Cantons de Bidache, Hasparren, Labas-
tide-Clairenee ' M. le docteur Larraidy, à
Hasparren.
Cantons d’Espelette et de Saint-Jean-
do-Luz : M le commandant Harriet, à
Saint-Jean de-Luz.
«PAU... tins »...
Un de nos confrères mène en ce mo
ment une ardente campagne dont
l’utilité sociale est assurément discuta
ble, mais gui n’est pas dénuée, il faut
le reconnaître, d’un certain courage
civique.
Au nom de la morale et de Vhygiè
ne, il réclame opiniâtrement l'ouver
ture à Pau de certaines maisons , à son
gré, beaucoup trop closes.
J’admire, dis-je, et très sincèrement,
qu’on mette tout le poids de son au
torité et de son talent au service d’une
cause aussi spéciale.
Car même en admettant que la Feria
puisse être érigée à la dignité d’établis
sement philantropique — au même ti
tre, évidemment, que celui qui se dis
simule sons un nom anglais dans les
lacets de la gare — j’avoue que pour
ma pari je n’oserais jamais proclamer
avec autant de ferveur scs vertus
hygiéniques ni célébrer avec autant
d’insistance les services... antiseptiques
qu’elle est susceptible de rendre à la
société. Fausse pudeur, évidemment,
et sot respect humain.
Mais pourquoi traiter dédaigneuse
ment de « pudibonds » et de « puri
tains » ccu* qui s’opposent à la ré
forme en question, alors que c’est pré
cisément au nom de la « décence »
qu’on mène cc combat héroïquement
singulier ?
Quoi qu’il en soit, je m donne que
sur ce sujet délicat on n ait pas encore
fait appel à certaine compétence qui
vient tout justement de se révéler avec
éclat. Il est vrai qu’il s’agit ici de.
« pou les-de-Paix ». Mois raison de
plus, n’est-ce pas.
La parole est à Crepilus.
/AL.
donations qui se perdent dons tes applau
dissements montant vers la chanteuse et le
pianiste. Tous deux unis dans un but eha^
ritable nous ont fait vivre une heure ex
quise dans l’ambiance sympathique créé®
par la grâce de Mme Nogaret.
Que la capitale du Béarn suive le bon
exemple donné par la petite ville de
Baigts, et que de nombreases soient cette
année les manifestations musicales d’un
tel intérêt.
CONCERT DE BIENFAISANCE
Entendre de la musique très oeiie eu un
cadre Harmonieux esc une jour sauce n+
re que partagèrent diuiaaeae dernier a
üàigts quelques neuraux privilégies. Me--
ponuant a i luvitauou ua Cuinue ues U:u*
vres de mer, ifs vinrent de toutes psdt-s,
de JL’au, ü Oloron, d'Orthez, v ers « Belie-
vue », où la charmante hôtesse, Mme iNo-
garet, leur réservait le meilleur accueil.
r\ul ne s’étonnera de cet empressement
puisquii s agissait d ecouter le grand pia
niste, si proloudement admire et apprécié
a fau, Ai. Conzaio Xnitorer, ainsi qu une
artiste de haute réputation. Aille Lerüou.
Dans la vaste salle dont les fyrenees
constituent le décor admirable, on recon
naissait: M. et Aime Pierre Chesoeiong,
General et Mme Aianseii, Ai. et Aime ue
Pons, Baronne Lacour, Aime J. Ateinion,
M. et Mme iiiquoir. Aime et Mlle Zeude,
M. de Robert, Mme Frossard, Al. Pierre
de Lest apis, Aime Ducrot. Or et Aime Or-
tal. M. et Mme de Bertier, Dr Eeot, M. et
Aime Francis Ancibure, Dr et Mme Far-
tigau, Mme Aneeiy, Mme Loubiere, Dr et
Mme Juliien, Ai. et Mme Ayton, Dr Gai oc
res, Aimes Maian. etc... tous amis ce la
musique.
A 1 aurore de la saison, le talen. de M.
Tintorer s affirme pius soiide et plus bril
lant que jamais. 11 a ;oué avec r.n cl-arme
très profond la « Fantaisie en Du c de
Mozart, qu’il affectionne, et uu lAndaiiti-
no. avec Variations » de riehubert, d'un ro
mantisme délicieusement vieillot. Puis du
Chopin, du Gluck, avec cette même grâce
et cette virtuosité sans rigueur qui sédui
sent tant en lui. Evocateur mystérieux de
la « Cathédrale engloutie » il devient un
humoriste descriptif dans Miuistrels »
de Debussy, et termine su* ia magnifique
page de Listz, « B t-François-de Paul mar
chant sur les flots » avec une r.aîtrise et
une grandeur incontestables. .Un regret
unique : c’est que Tintorer n’ait pas réser
vé dans son programme une place plus
large à la musique si riche de son pays,
rerpésentée par le seul « Zapaieado » de
Granados. Il est 'are ae !a voir exécuter
même par un Espagnol, avec un tei sens
exact du rythme et d« la ccuieur locale.
La science vocale de Mlle Leidou peut
rivaliser avec celle da Tintorer au piano.
De sa voix chaudement timbrée elle chan
ta, toujours dans un style parfait, du Ra
meau, du Pureell, ou des mélodies de
Chausson et Duparc. Les « Fantoches »
de Debussy, le « Bachelier de Salaman
que » de Roussel, le a Kaddish » de Ra
vel, pleins d’un charme original, furent
très goûtés ; les « Chants du Laboureur »
ge Darius Milhaud suscitent quelque# in-
TRIBUNE PUBLIQUE
MAWl
LE MONUMENT AUX MORTS
Un journal local annonçait récemment
que onze projets du Monument aux Morts
de la Grande Guerre avaient été déposé»
à la Mairie.
Le statuaire Ernest Gabard nous prie
de reproduire à ce sujet la lettre sui
vante, qu i] adresse à M. le Président de
I’U.N.O. :
« Biarritz, le 8 Octobre 1924.
« Monsieur le Président,
« J’ai 1 honneur de vous faire savoir que
je porte dès aujourd’hui à la connaissance
du public par la voie des journaux le fait
d'avoir été oublié dans la distribution des
programmes imprimés, du concours pour
le Monument aux Morts de la Guerre.
Les journaux locaux et régionaux
n’ayant pas officiellement annoncé, com
me il aurait dû être fait, la date d’ins
cription au concours, ainsi que celle du
dépôt -des projets, je vous demande par
quels moyens les onze concurrents dont il
est question dans l’« Indépendant s du
7 courant, ont-ils été avisés de l’ouver
ture du concours et de la date de clôture
et pour quelle raison ai-je été tenu à l’é
cart de cette publicité?
« Je resta's juge par ia suite d’y pren
dre part ou de m abstenir.
« II me semble toutefois que j’ai quel
ques titres pour exiger de compter parmi
les artistes français.
« Si_M. le Maire de Pau n’avait voulu
me faire l’honneur de ms demander de
faire partie du Jury et n’avait joint à sa
lettre un exemplaire du programme, j’en
ignorerais encore l’existence.
« Je n’ai connu officiellement de ce con
coure que le compte rendu de la réunion
de l’Union des Anciens Combattants, men
tionnant la décision prise de mettre le
Monument au concours entre tous les ar
tistes français, anciens combattants, sans
autres détails relatifs aux dates de ce
concours.
« Et enfin eeite dernière note annonçant
l’arrivée de onze projets.
* Je ne peux accepter l’honneur que
personnellement M. le Maire veut me
faire, parce que je ri accepte pas cette
exclusion vexatoire, non plus oue je ne
(peux approuver le programme d’un con
cours d’où la statuaire me semble exclue
à priori, et efin pour une Question senti
mentale sur laquelle je ne veux passer.
« Veuillez agréer, etc..
« E. Gabard.
<: Statuaire, Avenue Trianon, Pau ».
Nous publierons demain la réponse d'j
M. le Président de LU.N.O.
L’ELOLL IfL L i-ii.'u.i.Cc eth WerN<
CtPiiOiN, adresse a ses anciens eicveq
par l'organe ci un coante u orguuiaauon p,
circulaire que voici :
« .L inauguration, longtemps attenuue
du Monument en monnear ae nos inortf
de ia guerre, aura lieu le 19 octoore pro
chain, sous ia présidence du camaiad»
François Dufiourcau, mutilé de la guei-
re.
Voici le programme de la ceremonie :
9 h. t ; Office religieux, suivi de la remi
se dti Monument. Celui-ci œuvre du cama
rade Gabara se dresse dans le hait
l’Ecole, en face des Classes et des Etudes.
il porte F inscription : » fiemper Prtriæ
Héros seicptr Miai Filins ».
Prendront la parole, m. 1 Abbe Vigue-
rie, au cours de la cérémonie religieuse ;
M. le Dr Pédarré, Piésident de l’Associa
tion des Anciens Elèves, à ia rem
Monument; M. l’Abbé Casteig, Direc
teur de l’École; SI. François Duhour,^..
Président.
Nous faisons appel à tous les anciens ca
marades des chers héros disparus et aussi
à tous les amis qui gardent pieusement le
souvenir et le respect des gloires militai
res françaises, le souvenir des sacrifices
généreusement consentis à la Patrie jus
que dans le sang et la mort, et qui ont à
cœur d’honorer des héros qui ne seront ja
mais oubliés.
A midi, un repas tout fraternel réunira
les Anciens Elèves qui voudront bien se
faire inscrire avant îe 12 octobre (cotisa
tion : 10 francs). Les camarades qui n’au-
ra*ent pas encore versé leur souscription
à l’Erection du Alonument de nos morts,
penvent encore s’acquitter de ce pieux de
voir.
EGLISE SAINT JOSEPH. — La pa
roisse Saint-Joseph célébrera dimanche 12
octobre la fête de l’Adoration Perpétuelle.
Vendredi et Samedi, le soir à 6 heures,
Triduum Eucharistique.
Dimanche, messes à 7 h., 8 h. {, 11 h. A
8 h. i, messe solennelle. — A 2 h.i, Ro
saire. A 4 heures, Vêpres solennelles. Ser
mon.
Spesfeclts et Attractions
WIVVUIW
PALAIS D HIVER. — Fous ies jours, a
16 heures Dancing. Apéritif-Concert avec
le Jazz Frossard
A 2-1 heures. « Les grands films de ia
« Paramount ». Pendant les entri actes, et
à la fin du spectacle. Dancing. Orchestre
symphonique.
LE SAC DE ROME au « Bon Ciné
ma », chef-d’œuvre de Guazzoni, 50.000 fi
gurants.
C’est un spectacle unique pour ceux qui
veulent connaître la ville des papes au
moyen Age et la cour pontificale de Clé
ment VII. Il y a notamment une entrée
triomphale du pape à Rome dont la splen
deur dépasse toute imagination.
On se délassera de toutes ces merveilles
avec la Corse, et un Client sérieux sera
l’éclat de rir final.
Ce programme sera donné deux fois :
samedi soir 8 h. £ et dimanche à 4 heures.
THEATRE MUNICIPAL. — Nous rap
pelons à nos lecteurs que la Tournée offi
cielle du Théâtre Municipal du Châteiet
de Paris donne ce soir, à 8 h. 30, au Théâ
tre Municipal, la première représentation
du « Tonr du Monde en 80 .Tours ». piène à
gTand spectacle de Jules Verne et. d’He-
nery.
Pour la première fois, cette pièce ma
gui fi oue sera jouée à Pau avec une mise
en scène de premie r ordre : décors spé
ciaux, changements à vue, artistes, dan
seuses, ballets, figuration, costumes du
Châtelet. Citom. parmi les tahWux à een-
sation : La Nécropole des îîrdiaM La
Malaisie. La Fête des Cb3»uieu«ep, l’Atta
que du train, îe Bateau, l'Explosion, l’E
pave. Panorafl.’i de faverpoel.
Le plus beau spectacle do famille. Lo
cation.
Demain Samedi et Dimanche, en mati-
j née et en soirée, même roortarde
MAISON DOREF. rue Latetâe. 9. vente
de meubles à l’amiable tou* tes
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