Titre : Le Patriote des Pyrénées : paraissant tous les jours excepté le dimanche
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1921-11-11
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32834057k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 11 novembre 1921 11 novembre 1921
Description : 1921/11/11 (A26,N261). 1921/11/11 (A26,N261).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5254119j
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3195
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 23/03/2020
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flléjrsmmee: PATRIOTS-PAU
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Journal Républicain
P«p« •••ni (sus iti j uni
• Xëëpte
l» Dlmanehe
Des Pyrénées
Le Numéro : 15 centimes
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LA S ITUA TION
. . Pau, lo 10 Novembre.
Au ministère des régions libérées, on
dôcia.i ‘0 que, contrairement à certaines in-
lorinations, M. Loucheur n’avait pas été
mandé par le président du Conseil à Was
hington.
— Les conversations avec l’Ulster au su-
et du parlement unique pour l’Irlande,
van; abouti à un échec, les pourparlers
gio-irlandais se trouvent gravement
; ".promis On envisage même la démlo-
? n possible de M. Lloyd George, qui
! p-îut partir encore pour Washington.
La controverse anglo-française, au
|vt oa l'accord anglo-turc continue, Le
-latin », ayant publié d’après M. Üala-
-V, ’èputé, un projet de traité ttnglo.
■ qui aurait été conclu, en 1Ü19, avec
gouvernement de Constantinople, l’am-
sade britannique dément et M. Bala-
• m-rimient avec une égaie énergie.
Le gouvsrnement hongrois a répon
de façon pleinement satisfaisante à
démarché de la conférence des ambas-
eui's, au sujet de la déchéance des
-j àbourgs.
Lo- général Humbert, gouverneur
- aire ae Strasbourg, qui prit une part
ori ente à la victoire nnale dea alliés.
■ -em de mourir.
La i.on&eil de la g. D. N., se réunira
ii .3 Novembre, pour examiner la ques-
albanaisa Les Monténégrins au-
-nt profite des démêlés de la Serbie
■ ec rAlbanie, pour s'insurger contre la
acirucaLon serbe.
*»» e-
Lü
-i - - 3 situation économique de la
i -—-e ne soit pas celle que nous devons
: ihaiter, c est maibeureusement ce qu’a
pu démontrer hier, au Sénat, avec la
. 'ce de i évidence M. Gaston Japy. Et
àu côtte situâ,Liüii procédé pour une
■xdo part des innombrables expérien-
-j r étatisme tentées pendant la guerre,
-a guerre pouvait excuser à titre ex-
.ionnel, mais que l’on a prolongées
s au delà de la période excusable ; ou
qu'e.ie résulte, pour une autre gran-
pa,t, de folies démagogiques, comme
i- ’usque improvisation de la loi de huit
ores, a un moment où s’imposait, au
rmre, un redoublement d’efforts,
encore un fait que l’éminent séna-
r du Doubs n'a pas eu de peine A
S ;/cr. mais sur lequel il importe qu’un
. no de son autorité et de sa oompé-
a ramène sans cesse l’attention d»
l’opuùoû publique.
ne faudrait pourtant pas que eea
-ration» regrettables, dont oa au-
tort de trop généraliser la portée,
••rat pour le pays une cause de décou-
- ruent et l’occesion d’une sorte de dé-
a .9 industriel. La situation, pour
- aître fâcheusement inférieure A ce
.e nous étions en droit d’espérer, n’en
.--meure pas moins, pour un avenir pro-
n, très rassurante dans son ensemble,
cet égard, les renseignements officiels
a apportes à la tribune M. Dior, mi
nistre du commerce, rectifient de la fo-
u la plus nécessaire la peinture exacte,
quoique un peu poussée au noir, de
il. Gaston Japy.
« Je crois, sincèrement à la reprise des
3 “ai res », déclare M. Dior. Et comme, de
plusieurs bancs, partent des interrup
tions pour demander « à quelle date », le
ministre répond : « Immédiatement ». Et
i! fournit aussitôt les raisons de sa con
fiance.
Depuis sept mois, notre balance com
merciale s’améliore ; si, en septembre, le
chiffre do nos importations a dépassé ce
lui des exportations, encore faut-il obser
ver que cet excès d'importations concer
tai; des matière» premières, ce qui cons
titue l’indice d’une renouveau d’activité
économique. En outre, le nombre des
chômeurs va sans cesse en décroissant;
. a été de 88.000 en février dernier; il
n'était plus que de 16.000 en octobre.
Quand on observe qu’il est aujourd’hui
'le 1.400.000 en .Angleterre, on est bien
obligé de reconnaître à quel point nous
nous trouvons favorisés.
Tout en promettant de tenir compte
de» suggestions excellentes de M. Japy,
ls ministre lui rappelle cependant que,
sn vue de revenir à une situation nor
male « à peu près semblable à celle de
l’avant guerre », on a déjà liquidé le
monopole du blé, celui des essences, les
consortiums, les stocks ; que l’on va li
quider la flotte d’Etat ; que l’on étudie
un nouveau tarif douanier ; que l’on né
gocie des traités de commerc» avec
vingt-six nations étrangères... « Ce qui
importe donc maintenant, avant tout, dé
clara M. Dior, c’est de donner an pays
confiance sn lui-même ». Et c’est à quoi,
du reste, contribuera certainement, de la
façon la plus heureuse, le discours dont
1» Sénat eut hier le primeur, mais dont
il serait désirable de voir largement di
vulguer les Idées qu’il exprime et les do
cuments qu’il publie.
*
CHANGEMENT D’ADRESSE
L.-* abonnés qui demandent un çhan-
•ïmtnt d’adresse sont priés, pourTnous
évjtc-r des recherches et des confusions
* -c d’autres abonnés portant le même
de nous Indiquer an même temps
^ dsroiàre adresse.
Le Téléphone
et riml ^ive privée
L’un des Vices les pjus marquants de
nos sdmimstrations publiques, la tare ca
ractéristique du régime efcatista. c’est la
routine, la routine dont tout ia monde
connaît en t rance le» résultats néfaste».
Le régime étatiste, c’est la négation Jo
tout progrès. Et si parfois, on obtient
quelques améliorations — lorsqu'on ion
obtient •— il fa.ut les protestations véhé
ment»» de l'opinion publique. iù encore
convient-il de reinerquer que ai nous pou
vons les obtenir, chat qu’il existe, ail
leurs qu en J 1 rance, des Société» privées
^ U vr ®*B^oitont de* entreprises similaires.
Nous en avons un exemple en ce qui
C j° n ^? rne téléphone, lequel fonctionne
d ailleurs de plu» en plus mal parce que
notre administration des P. T. T. n’est
pas à la hauteur de tâche et que les
progrès réalisés dans la technique ne sont
pas introduit» assea rapidement dan» no-
trô réseau national pour donner satisfac-
tion aux besoin» sans cesst. croissants de
la clientèle. Mais ces améliorations, noua
en bénéficions tout de même, bien que
tardivement, et c’est parce qu’il y a aea
Compagnies privées qui le» ont réalisée»
d abord.
On peut dire que dans le domaine télé
phonique, c’est d’Amérique que nous
vient la lumière et surtout des Etats-Unis
où le téléphone est exploité uniquement
par des Sociétés privées.
C’est aux Etats-Unis d’Amérique qu’est
né le téléphone, c’est là qu’on a préparé
l’avènement de la téléphonie automati
que qui sera, ainsi que nous l’avons tou
jours dit, la téléphonie de l’avenir. C’est
aux Etats-Unis que se sont faites les étu
des pour augmenter les limite» de la
transmission téléphonique. Alors qu’il y
a une dizaine d’annees on ne pouvait cau
ser à plus de 1.C00 à 1.900 kilomètre* —
en Amérique bien entendu et non pas en
France puisque notre administration éta
tiste, en retard de plus de dix ans sur
l’initiative privée, n’obtient pas encore
de tels résultats — on peut actuellement
communiquer entre postes distants de
6.400 kilomètres et même plu». On télé
phone de New-York à San Francisco,
d’une extrémité du nouveau Continent à
l’autre ; c'est-à-dire à une distance bien
supérieure à celle qui sépare Fari* de
Moscou. Des progrès considérables ont
été réalisés en C9 qui concerne l’utiliear-
tion des câbles. On a réussi à en fabri
quer qui contiennent jusqu’à 2.000 fils té
léphoniques, et, grâce à des perfection^
nements récents, la limite d’audition qui
ne dépassait pas, sur ces câbles, 160 ki
lomètres, il y a dix ans, a été porté à
1.600 kilomètres. L'emploi de ces câbles
permet de réaliser une économie appré
ciable, évaluée à 5 millions de dollars
par an. Ajoutons que, grâce aux câbles,
on peut disposer entre deux ville* d’un
nombre de circuits tel que l’établisse
ment des communication» interurbaine» a
lieu sans délai d’attente.
Ces résultat» ne sont obtenu» que par
une organi»ation méthodique qui fait tou
jours défaut dans leB entreprises étatia-
teB. C’est ainsi qu'aux Etats-Unis d'Amé
rique, la Western Electric Cy effectue
tous les travaux de laboratoire visant à
développer et à p rfectionner les appa
reils téléphoniques pour le compte des
Compagnies Bell associées (1), pour celui
de la Western Un n Telegraph Cy et
même pour les deptu'ements de la Guerre
et de la Marine. Non s attirons sur ce der
nier point l’attention de nos lecteur»,
puisqu’on invoque en faveur du maintien
des monopoles des considération» de dé
fense nationale.
Le service dos recaerche» de la Wes
tern Electrie Cy est installé à New-York
dans un immense gratte-ciel qui couvre
une surface de 37.150 mètres carrés. 2.500
unités dont 1.500 ingénieurs ou assistants
sont occupés dans les laboratoires dont
l’équipement est complet à tous égards
et auxquels est adjoint un atelier techni
que moderne pourvu de toutes leq machi
nes-outils indispensables pour produire
n'importe quel modèle. Dans co* condi
tions l’initiative privée obtient des résul
tats tout autres que ceux auxquels on
arrive en France ou le laboratoire de re
cherches techniques des P. T. T., qui oc
cupe 2 ou 3 ingénieur» et une demi-dou
zaine d’employés, n’a jamais fait de de-
couvertes sensationnelle».
(1) Il existe aux Et.ats-Unl» environ
11.000 compagnies téléphoniques, 36 «ont
associés au système Bell, 9.403 ont leurs
stations connectées au système B® 11 ! et
I 500 sont des compagnies indépendantes.
II existe également un grand nombre de
sociétés mutuelles et coopératives dont
il n’est pas tenu compte dan» le» chiS
ci-dessus.
xes
Chambre des Députés
Séance du Mercredi après-midi
LA SITUATION FINANCIERE
L’interpellation financière reprend.
M. Tixier débute en signalant qu il in
tervient, lui, troisième Auvergnat, après
MM. Chassaigne-Goyon et Varenne, au
tres représentants du Massif central, car
c’est une race rompue aux questions d ar
gent Par contre, dit-il, le public n y
entend rien. Il ne se doute même pas
de l’énormité de 1» Dette publique et
c’est son insouciance qui permet tou» les
ga ^ d^I^Mteyrie, rapporteur du budget
des dépenses recouvrables. — Si la si
tuation de notre Trésorerie a fini par de
venir inquiétante, c’est que la France n a
pu jusqu’à présent aboutir à recouvrer
sur T Allemagne les dépenses engagées
i*. rénaration» et les pensions. Gomr
l'AUm.gp.t Trtto «t
1» solution que la Commission des répsr
rations s’e»t décidée à Hl»r eh»reh.r à
Berlin. Ce voyage a été motivé par la
baiss» persistante du
ne valoir pi us nen. La faillite financière
de l’Allemagne »*t d er«s »t déjà wn-
•âgé* (Msstmwl* div«f»).
Mais remarquons immédiatement que
co ne serait en rien la faillite industrielle.
Ella garderait tou» ses moyens de produc
tion.
L’Allemagne a jusqu’à ce jour, si peu
V6rsé aux Alliés que ce n’est pas de cette
opération que résulte la baisse du mark.
La France, en ce qui la concerne, a cher
ché même à éviter la baisse du mark en
ouvrant à l’Allemagne de» crédits, et ce
n’est pas de notre faute si nos Alliés ont
préféré des versement» qui ont vidé l’en
caisse cr de la Beichsbank.
La baisso du mark a commencé sur cet
te opération, Le gâchis budgétaire du .
Jleicb a- fait le reste, Ce gâchi est veu- :
lu ; c’est l’expression d une politique.
L’administration nbetnande sert de refu
ge à tou» les anciens officier». Les im
pôts allemands sont insignifiants sur les
matières fiscales les plus productives e;
1 inflation fiduciaire est pratiquée sans
réserve.
Les Alliés auraient pu se préoccuper
ides conséquences de cet état de choses,
mais iis paraissent ne pas les avoir môme
envisagées. La Commission dea répara
tion» n'a même pas pris la peine de veil
ler à l'application de la clause du traité
de Versailles ,qui obligeait l'Allemagne à
s’imposer un système fiscal au moins aus
si lourd que celui de ses vainqueurs.
Quant à la Commission des garanties,
elle c'a pas d’abord eu l’idée que ce n’é-
tait pas à Paris qu’elle devait siéger, mai»
à Berlin.
Que peuvent faire maintenant les Al
liés pour s'opposer efficacement à la fail
lite allemande. 11 faut que le» douanes
allemandes soient contrôlées ; il faut que
le budget du Reich soit contrôlé ; il faut
que l’exode des capitaux allemands soit
contrôlé. Si les capitaliste» allemands
ne peuvent plus mettre leur fortune à
l’abri à l’étranger, la faillite de l’Alle
magne, dont ils sekaipnt atteints, ils
s'appliqueraient désormais à l’éviter.
La France peut encore ouvrir des cré
dits à l'Allemagne et accepter des paie
ments en nature à la condition que des
arrangements satisfaisants soient pris à
cet egard avec nos Ailiés. La solidarité
financière des Allié» à l’égard de l’Alie-
magne était désirable dès ie début de la
paix ; elle est devenue indispensable. Il
faut que nous nous mettions ceci dans
l’idée : que l’Allemagne paiera, ou que ce
sera nous. (Vifs applaudissements).
M. Landry développej à son tour, »on
interpellation.
Pour équilibrer lo budget, il ne reste
plus qu’à diminuer les dépenses et à
augmenter les recette*.
Des économies, il y en a déjà de réa^
lisées. On peut en trouver encore, mais
en se gardant des économies illusoires,
onéreuses ou dangereuses : en fait, le ser
vice de la Dette, excepté les dépenses
budgétaires pour 1922, équivalent a celle
de 1914, multipliées par le coefficient 3,
qui correspond à la dévalorisation de no
tre monnaie. On est donc revenu au régi
me normal. Mais, du côté de» impôts
nouveaux, c’est par 4 qu’il faut multiplier
le total de 1914 pour retrouver le chiffre
actuel.
M. Charles Barès dit à son tour qu’il
faut redoubler de sévérité dan» la per
ception des impôts.
M. Isaac., — Le prélèvement sur le
capital que certains orateurs préconisent
ne donnera pas le résultat qu’ils escomp
tent ; je prends pour argument l'exemple
de la Suisse. Je suis persuadé que l’impôt
sur le revenu que j’ai cependant combat
tu autrefois donnera un rendement suffi
sant pour assurer en quelques années
l’équilibre budgétaire ,il faudrait pour
cela éduquer la conscience du contribua
ble, ce qui pourra se faire le jour où celui-
ci ne verra plus son voisin payer moiDS
que ce qu’il doit.
Le ministre des financées félicite M.
Isaac de se rallier à l’impôt sur le reve
nu et ajoute que celui-ci augmente chaque
jour et est bien prêt d’atteindre le ren
dement d’un milliard.
La suite du débat est renvoyée à au
jourd’hui, jeudi, 15 heures.
A L’INTÉRIEUR
M. FRANKLIN-BOUILLON AU SENAT
‘ Paris, 9 novembre.
La Commission sénatoriale des affai
res étrangères, sous la présidence de M.
Poincaré ,a entendu M. Franklin-Bouil
lon sur sa mission en Asie Mineure. Le
député de Seine-et-Oise a exposé les con
ditions dans lesquelles s’est produit l’ac
cord signé à Angora. Il importait de per
mettre l’évacuation des troupes en Oili-
cie et d’obtenir la remise des prisonniers,
tant civils que militaires, qui se trou
vaient entre les mains des nationalistes
turcs. Ce règlement impliquait la cessa
tion des hostilités et, par conséquent, la
détermination d’une frontière.
La rétification de frontière consentie
par la France n’a pas grande importance,
elle est sans gravité pour l’ensemble de
la délimitation et la défense de nos inté
rêts.
Une de nos principales préoccupations
a été d’assurer la securité des minorités
dans les régions que nos soldats vont éva
cuer. M. Franklin-Bouillon a toute con
fiance que les autorités turques compren
dront sur ce point leur responsabilité et
s’efforceront de prévenir tout trouble. Il
compte repartir dans quelques jours pour
aller sur place surveiller l’exécution.
MORT DU GENERAL HUMBERT
Strasbourg, 8 novembre.
Le général Humbert, gouverneur mili
taire de Strasbourg, alité depuis quel
que temps, est mort mercredi.
Après s’être distingué à la première
bataille de la Marne, le général Humbert
fut un des lieutenant» les plus appréciés
du maréchal Joffre et. après lui, du ma
réchal Foch. Durant la dernière période
de la guerre, il commanda un groupe
d’armées à la tête duquel il prit une part
importante aux opérations qui amenè
rent la victoire finale des Alliés.
Le général Humbert, qui, outre la guer
re de 1914-1918, avait la campagne au
Tonkin, à Madagascar, au Maroc et en
Orient, était grand-officier de la Légion
d’honneur depuis le 10 juillet 1918. Il
avait été élevé à cette dignité avec le
w«t ii suivant : « Obéi 4’amée énergique,
chargé
de roffensive allemande de mars 1913
contre le front anglais, a réussi à contenir
les effoits de l'ennemi sans se laisser cou-
f ior des armées française», et a soutenu
es plu» dur» combats du 22 mars au 2
août. »
LE VOYAGE DU MARECHAL JOFFRE
Paris, 9 novembre.
Le maréchal J offre a quitté Paris mer
credi soir, à 20 h. 25, se rendant à Mar
seille ,chargé par le gouvernement d’aller
porta? k> salut dô la France aux chefs et
aux gouvernement» des états d'Extrême-
Orient. qui ont participé à ie victoire
dus A'liés,
Lo maréchal Joffre s'embarquera do
main, vendredi, sur le paquebot « Por-
tho» », à destination de Singapour, où il
montera sur le vaisseau-amiral de la di
vision navale franjaiso d’Extrême-Orient,
le < Montealm ».
-«» * i
A L’EXTÉRIEUR
vont faire l’objet d’une décision immi
nente de» grande» puissances.
LE GENERAL BERENGUER
A MADRID
Madrid, 9 novembre.
Les journaux annoncent que M. Maura
a télégraphié au général Bérenguer de
venir à Madrid pour s’entretenir avec la
gouvernement. Celui-ci, prévoyant que la
question des récompenses pour la com
pagne du Maroc susciterait à la Cham
bre de violents débats, aurait ajourné la
question.
LES PROCHAINE! OPERATION»
Madrid, 6 novembre.
On mande de Méliila que des opérations
importantes no vont pas tarder à se dé
velopper Idans les région» do Laroche et
de Tétouaü. Le» troupes do Larache, sous
les ordres du général Barrera, ont été
renforcées. Le total des troupes actuelle
ment au Maxoo s’élèvent à environ 160.000
hommes.
prouvé la nomination de Ferib bey, an
cien ministre des finances, comme repré
sentant du gouvernement de la grande
Assemblée nationale de Turquie auprès
du gouvernement de la République fran
çaise. Ferib bey part pour Paris, via
Constantza (Roumanie).
Ua armitftec?
Constantinople ,fl novembre.
Le bruit eourt que le gouvernement
d Angora serait sur le point de conclure
un armistice avec le gouvernement hellé
nique.
* L’Aurore », nui paraît à Constant!no
oême que les nournarler»
eir.
pie, affirme même que les pourpi
se poursuivent à ce sujet à Eski-Cb
EN ORIENT
la JOURNEE DE M. BRIAND
Washington, 9 novembre.
M. Briand et ses collègues ont reçu,
mercredi matin, ies ministres de la guer
re et de la marine. Le aoir, M. Bnand a
dîné chez M. Hoover.
M. Baifour arrive aujourd'hui, jeudi.
LE VOYAGE DU MARECHAL FOCH
, Cleveiand, 10 novembre.
Le maréchal Foch a assisté, mercredi,
au déjeuner de la Chambre de commerce
puis à une réunion patriotique au théâtre
de l’ilippodrome.
Le \v ester Reserve Université lui a
ooûiéré le titre de docteur en droit ho
noraire Malgré la pluie, il y avait une
grande foule sur son passage.
LA FRONTIERE HAUT-SILESIENNE
, Berlin, 9 Novembre.
La Commission spéciale pour la fixa
tion de la frontière de la Haute-Silésie
s est rendue la semaine dernière à Op-
peln pour commencer ses travaux. Cette
Commission est composée de sept mem
bres, 2 français, ud italien, un anglais, un
japonais, un commissaire allemand et un
polonais.
Le président de la Commission a reçu
les instruction de la conférence’ des am
bassadeurs d’après lesquelles il s’agit de
fixer la frontière de façon à ce qiril ne
résulte pas de difficultés au cours des
prochaines négociations économiques.
La Commission doit s’en tenir ferme
ment à la decision de Genève. L échange
de localités n est admissible que si les
deux parties y consentent. La détermi
nation de la frontière se fera eu trois
étapes La fixation de la frontière Nord
a été. déterminée i& semaine dernière ; la
frontière iSud sera fixée cette semaine, et
la semaine prochaine colle du bassin in
dustriel.
LA DECHEANCE dea HABSBOURGS
Parie, 9 novembre.
La conférence des ambassadeurs, dans
sa réunion di «roredi matin, après avoir
décidé d'inviter l'Autriohe a ratifier le
plus tôt possioie le protocole de Venise,
a pria connaissance de la lettre du gou
vernement hongrois, qui lui a été trans
mise par les représentants alliés à Buda
pest.
Le gouvernement hongrois déclare pren
dre l'engagement de suivre les décisions
de la, conférence des ambassadeurs qui in
terdisent la restauration des IlabBbourgs.
Le gouvernement hongrois déclare, en ou
tre, qu’avant de résoudre la question de
l’élection du souverain il s’entendra avec
les grandes puissances représentées à la
oonférence et ne procédera pas sans leur
consentement. Afin de sauvegarder sa
ropre responsabilité, le gouvernement
nongrois va édicter une loi qui lui per
mettra de combattre efficacement toutes
tentatives ou toute propagande en faveur
les HabsbourgB et bd faveur de n’impor
te quel autre prétendant dont la candi
dature ne serait pas posée confownément
à ces dispositions.
La conférence des ambassadeurs a esti
mé que cette déclaration donnait satisfac
tion aux puissances alliées,
LES FRONTIERES ALBANAISES
Paris, 9 novembre.
La conférence des ambassadeurs a si
gné la décision portant fixation des fron
tières de l’Albanie et a résolu de notifier
cette décision aux gouvernements alba
nais, Rr&o, yougo-slave, ainsi qu’à la So
ciété ues Nations.
REUNION DU CONSEIL DE LA S.D.N.
Genève, 9 novembre.
C’est le vendredi 18 novembre que se
II). N.
réunira à Paris le Conseil de la S.
pour examiner la situation créée par le
conflit serbo-albanais. Deux membres du
Conseil de la 8. D. N., qui en compte huit,
aont actuellement à Washington: MM.
Baifour et Wellington Koo. Ils seront
remplacés par les délégués suppléants :
M. Fisher pour la Grande-Bretagne, et
l'ambassadeur chinois à Rome pour la
Chine.
Les autres membres du Conseil sont
MM. Hymans, président (Belgique) ;
Léon Bourgeois (France), marquis Im-
periali (Italie\ vicomte Ishii (Japon),
Quinones de Leon (Espagne), da Cunha
(Brésil). ... .
La Commission d enquête en Albanie
qui est attendue à Genève ne partira
pas pour accomplir sa tâche avant la fin
de la réunion 4 U Conseil à Paru. Cûi
croit également que le Conseil de la 8.
D. N. convoquera las représentants dea
Kouvernements albanais et serbo-croate-
slovène.
UNE DEMARCHE A BELGRADE
Belgrade, 9 novembre. _
Les représentants à Belgrade des trois
grandes puissances ont fait une démar
che commune auprès du gouvernement
vougo-slave, lui demandant de ne pas
poursufrre ses opérations militaires en
Albanie et l'informant que les frontières
de l’Etat albanais en deçà desquelles las
treupaa yeuga si»va» davaoaè »• ratosoa
LA CONTROVERSE
SUR L’ACCORD D’ANGORA
Une note française
Paris, 9 novembre.
« Certains journaux étrangers, dit une
note Havas, ont donné de» informations
de tous points controuvées sur la teneur
et la portée rie l’arrangement intervenu
entre M. Franklin-Bouillon et le gouver-
’ nement d’Angora. Ainsi, ils ont prétendu
qu’il s’agissait d’un acte nouveau et plei
nement inconnu du gouvernement britan
nique ; en réalité, c’est l’accord même qui
depuis le 4 avril, est en la possession du
gouvernement anglais que M. Franklin-
Bouillon a fait ratifier à Angora avec des
modifications insignifiantes.
« L’insistance apportée par certaines
feuillet étrangères a opposer les termes
de cet accord «.ux dispositions du traité
de Sèvres et de son annexe (l’&cc°rd tri-
partite) ne tient pas compte du fait que
le jour où les Alliés ont convoqué à Lon
dres les représentants du gouvernement
d’Angora constitué uniquement en vue
d’empêcher l’exécution du traité de Sè
vres et leur ont demandé de négocier un
arrangement nouveau, les grandes puis
sances ont implicitement, mais nettement,
reconnu la caducité de F œuvre de Sèvres
Jamais, d’ailleurs, le traité n’a pu même
être présenté au Parlement français pour
ratification. En outre, la légende, d’après
laquelle le nouvel accofid serait complé
té par un traité secret, ne mérite meme
pas qu’on y réponde.
« La France n’a cherché à s’assurer au
cun avantage axelusif au détriment de
qui que ce soitj elle s’est bornéo à met
tre fin aux hostilités sur les frontières du
mandat syrien et. pax suite, aux sacrifices
considérables et aux cruelles pertes
d'hommes qu’entraînait une situation éga
lement préjudiciable aux habitants de la
région. Bien loin d’avoir compromis le»
intérêts des Alliés, l’accord intervenu, en
hâtant l’heure de la paix en Orient, ser
vira encore tous les intérêts des minori
té» chrétiennes et de toutes le» puissan
ces civilisées en même temps qu’il facili
tera l’apaisement dea esprits dans le mon
de islamique. »
Une note anglaise
Londres, 9 novembre.
L agence Renter déclare que dans les
milieux autorisés l'attention a été atti
rée à nouveau sur les déclarations que le
gouvernement britannique n’avait jamais
présenté d’objections à l’accord conclu à
Londres, le 11 mars dernier, entre M.
Briand et Bekir Samy Bey.
< Ces informations, dit l’Agence Reu
ter, sont tout à fait inexactes. Au con
traire ,1e gouvernement britannique a
soulevé les plus vives objections et n’a
cessé de protester que quand il est deve
nu évident que l’accord était lettre mor
te, à la suite du refus par le gouverne
ment d’Angora de le ratifier.
t En outre, il n’est pas exact que l’ac
cord conclu le 11 mars soit identique à
celui conclu par M. Franklin-Bouillon le
20 octobre sur de nombreux pointa im
portants, en effet, le nouvel accord va
plus loin que l’ancien ; par exemple, l’ac
cord du 20 octobre déclare 'a fin de l'état
de guerre entre la France et la Turquie,
tandis que l’accord de mars ne faisait
mention que de la cessation de l’é.t&t de
guerre. >
On fait remarquer également que tan
dis que l’ancien aocord ne constituait
qu’un traité d’armistice,, le nouvel aocoxfd
a la portée d’un traité de paix. Les
commentaires sont nombreux également
sur le fait qu’il semble particulièrement
étrange à Londres qu’un émissaire fran
çais ait conclu un traité de paix séparée
avec le gouvernement d’Angora au mo
ment où le gouvernement britannqiue a,
dans see pourparlers avec la légation
grecque à Londres, adhéré sans dévier au
principe que les négociations faites avec
les partis belligérants ne devaient être
conduites que dans l’harmonie la plus
stricte avec les gouvernements de Londres
de Paris et de Rome.
Un emprunt kémaliste
Londres, 0 novembre.
Le correspondant du < Times » à Cons
tantinople télégraphie qu’immédiatement
après avoir reçu la nouvelle de l’approba
tion de l’accord d’Angora par le gouver
nement français, l’Assemblée nationale
aurait autorisé le gouvernement kémaliste
à contracter un emprunt de 6 millions de
livres turques en France.
UN DEMENTI ANGLAIS
Paris, 9 novembre.
L’ambassade britannique communique
la note suivante:
« Le texte donné comme étant celui
d’un accord conclu le S septembre 1919
entre la Turquie et la Grande-Bretagne,
et qui a paru dans un journal parisien,
est un document fabriqué de toutes piè
ces. Il a d’ailleurs paru dans un autre
journal parisien le 11 février 1990 et a
déjà été démenti à cette occasion. »
LES REPRESENTANTS D’ANOORA
A PARIS
Angora, 9 novembre (officiel).
La graada Assamblée natieaal» a ap-
Angleterre et Irlande
LE REPUS DE L’ULSTER
, , Londres, 9 novembre.
Le» ministres de l’Ulster se sont ré
unis mercredi à Londres en Conseil de
Cabinet, pour examiner les propositions
relatives à l’établissement a’un Parle-
ment pamrlandais. Un communiqué pu-
blié à l’issue de la réunion annonce que
.e cabinet de i'Ulster a approuvé à l’u-
nanimité l’attitude ferme maintenu© par
sir James Craig, au sujet des intérêt» d»
I Ulster.
DEMISSION DE M. LLOYD GEORGE?
Londres, 9 novembre.
U est possible que M Lloyd George
annonce, jeudi, sa démission au Parle
ment, au moment de la prorogation de
cette Assemblée, le» conversations avec
les représentants de l’Ulster ayant abou
ti à un échec.
Ce n’est m secret pour personne que
sir James freig, premier ministre du
Parlement u nord de l’Irlande, s’est
montré absolument intransigeant sur la
question du Parlement unique de l’Ir
lande.
Ce_ conseil, aux termes du home rnle,
devait être composé, par parties égales,
de représentants nommés par le Parle
ment de Belfast et par celui de Dublin.
II s’agit aujourd’hui de baser sa compo
sition sur la population de l’Irlande,
c’est-à-dire que l’Ulster serait nécessai
rement représenté par une minorité.
Comme on propose, d'autre part, de
donner k ce Parlement tous les pouvoirs
d’un Parlement de Dominion et en par
ticulier les pouvoirs financiers et fiscaux
les Irlandais du nord, protestants et in
dustriels, se montrent très inquiets.
On sait d’une façon certaine, que M
Lloyd George est soutenu par tous ses col
lègues.
Le seul leader unioniste qui paraisse
prêt à prendre parti pour i’Ulster in
transigeante, ept M, Bonar Law
LE MOMENT SUPREME
DE L’HISTOIRE ANGLAISE
Londres, 9 novembre
Au banquet du Guild Hall, M. Lloyd
George a parlé de la cria# que traversent
les négociations anglo-irlandaises :
« Nous approchons maintenant de la
phase critique, a-t-il dit; les faute» ne
sont pas imputable» à une des parties
seulement, chacune des trois parties à
cette oonférence a ses préjugés. Une na
tion que serait sans préjugés ne vaudrait
pas grand’chose. Toutes les parties doi
vent être préparées à faire des conces
sions, si chacune d’elles aborde la confé
rence avec la détermination de se mon
trer intransigeante, elle recevra les ac
clamations de ses adhérents, mais cela
n’amènera pas la paix
< Si la conférence n’aboutit pas à la
paix, nous aurons de très lourds fardeaux
! a porter, car, en tout premier lieu, il
1 nous faudra ^doubler les force» dont nous
disposons. Nous en sommes au moment
suprême de la splendide histoire de notre
pays. »
L'Affaire Landru
4U01EXCE DS MERCREDI
Interrogatoire de Landra
L’audience va être consacrée à l’exa
men de la disparition de Mme Cuchet.
Lorsque Landru fait son entrée, on re
marque qu’il enjambe difficilement les
bancs ; il souffre d’une chute qu’il a faite
hier en sortant du prétoire.
Le président aborde immédiatement
l’affaire Cuchet. Celle-ci vivait, en 1814,
faubourg Saint-Denis, avec son fils, et
elle travaillait avec deux ouvrières en
lingerie fine. Au dire des voisins, c’était
un ménage d’ouvriers aisés. Ella était,
âgée de 39 ans.
Interrogé, Landru répond:
« Au début de 1914, un jeune cycliste
passa un jour devant mon garage, ave
nue Malakoff. Un petit accident le fit
arrêter chez moi. Quinze jours plus tard
il revint et m’offrit de travailler chez
moi comme volontaire. C’est par le fils
que je fis la connaissance de la mère.
Dès le début, Mme Cuchet m’a connu
sous mou nom de Landru et elle savait
que j’étais marié! n
M. le Président : Fin avril, vous aban
donniez vetre garage de Malakoff, où
vous redor '»« une arrestation imminen
te à la sui e de nouvelles escroqueries.
Vous louiez une remise et deux pièce» à
la Chaussée, près de Chantilly et là vous
habitiez avec Mme Cuchet jusqu’au dé
but d’août 1914. Comment riviez-vous t
Landru; Avee mes propres ressources
Le président: Je suis surpris qu’un
homme si méticuleux que vous, Landru.
n’ait pas tenu un compte de sas ressour
ces et de ses dépenses.
— Oui, pour renseigner plus tord la po
lice.
— Vous en avez écrit bien d’autres
qui n’ont pas été inutiles, en effet, à la
police. Le 0 juin 1914, à la 8ociéte Gé
nérale, tous vous faisies ouvrir un comp
te de 5.008 fr. au nom de Raymond Dinrd.
D’où provenait cet argent!
— De l’héritage de mon père et aussi
un détournement de 90.000 francs ; eette
dernière somme, je l’avais gardé».
Le président : La veille a» la déelor*
tuve,
pJ-840)
KÇV?» «U'
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Biit état.
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LA S ITUA TION
. . Pau, lo 10 Novembre.
Au ministère des régions libérées, on
dôcia.i ‘0 que, contrairement à certaines in-
lorinations, M. Loucheur n’avait pas été
mandé par le président du Conseil à Was
hington.
— Les conversations avec l’Ulster au su-
et du parlement unique pour l’Irlande,
van; abouti à un échec, les pourparlers
gio-irlandais se trouvent gravement
; ".promis On envisage même la démlo-
? n possible de M. Lloyd George, qui
! p-îut partir encore pour Washington.
La controverse anglo-française, au
|vt oa l'accord anglo-turc continue, Le
-latin », ayant publié d’après M. Üala-
-V, ’èputé, un projet de traité ttnglo.
■ qui aurait été conclu, en 1Ü19, avec
gouvernement de Constantinople, l’am-
sade britannique dément et M. Bala-
• m-rimient avec une égaie énergie.
Le gouvsrnement hongrois a répon
de façon pleinement satisfaisante à
démarché de la conférence des ambas-
eui's, au sujet de la déchéance des
-j àbourgs.
Lo- général Humbert, gouverneur
- aire ae Strasbourg, qui prit une part
ori ente à la victoire nnale dea alliés.
■ -em de mourir.
La i.on&eil de la g. D. N., se réunira
ii .3 Novembre, pour examiner la ques-
albanaisa Les Monténégrins au-
-nt profite des démêlés de la Serbie
■ ec rAlbanie, pour s'insurger contre la
acirucaLon serbe.
*»» e-
Lü
-i - - 3 situation économique de la
i -—-e ne soit pas celle que nous devons
: ihaiter, c est maibeureusement ce qu’a
pu démontrer hier, au Sénat, avec la
. 'ce de i évidence M. Gaston Japy. Et
àu côtte situâ,Liüii procédé pour une
■xdo part des innombrables expérien-
-j r étatisme tentées pendant la guerre,
-a guerre pouvait excuser à titre ex-
.ionnel, mais que l’on a prolongées
s au delà de la période excusable ; ou
qu'e.ie résulte, pour une autre gran-
pa,t, de folies démagogiques, comme
i- ’usque improvisation de la loi de huit
ores, a un moment où s’imposait, au
rmre, un redoublement d’efforts,
encore un fait que l’éminent séna-
r du Doubs n'a pas eu de peine A
S ;/cr. mais sur lequel il importe qu’un
. no de son autorité et de sa oompé-
a ramène sans cesse l’attention d»
l’opuùoû publique.
ne faudrait pourtant pas que eea
-ration» regrettables, dont oa au-
tort de trop généraliser la portée,
••rat pour le pays une cause de décou-
- ruent et l’occesion d’une sorte de dé-
a .9 industriel. La situation, pour
- aître fâcheusement inférieure A ce
.e nous étions en droit d’espérer, n’en
.--meure pas moins, pour un avenir pro-
n, très rassurante dans son ensemble,
cet égard, les renseignements officiels
a apportes à la tribune M. Dior, mi
nistre du commerce, rectifient de la fo-
u la plus nécessaire la peinture exacte,
quoique un peu poussée au noir, de
il. Gaston Japy.
« Je crois, sincèrement à la reprise des
3 “ai res », déclare M. Dior. Et comme, de
plusieurs bancs, partent des interrup
tions pour demander « à quelle date », le
ministre répond : « Immédiatement ». Et
i! fournit aussitôt les raisons de sa con
fiance.
Depuis sept mois, notre balance com
merciale s’améliore ; si, en septembre, le
chiffre do nos importations a dépassé ce
lui des exportations, encore faut-il obser
ver que cet excès d'importations concer
tai; des matière» premières, ce qui cons
titue l’indice d’une renouveau d’activité
économique. En outre, le nombre des
chômeurs va sans cesse en décroissant;
. a été de 88.000 en février dernier; il
n'était plus que de 16.000 en octobre.
Quand on observe qu’il est aujourd’hui
'le 1.400.000 en .Angleterre, on est bien
obligé de reconnaître à quel point nous
nous trouvons favorisés.
Tout en promettant de tenir compte
de» suggestions excellentes de M. Japy,
ls ministre lui rappelle cependant que,
sn vue de revenir à une situation nor
male « à peu près semblable à celle de
l’avant guerre », on a déjà liquidé le
monopole du blé, celui des essences, les
consortiums, les stocks ; que l’on va li
quider la flotte d’Etat ; que l’on étudie
un nouveau tarif douanier ; que l’on né
gocie des traités de commerc» avec
vingt-six nations étrangères... « Ce qui
importe donc maintenant, avant tout, dé
clara M. Dior, c’est de donner an pays
confiance sn lui-même ». Et c’est à quoi,
du reste, contribuera certainement, de la
façon la plus heureuse, le discours dont
1» Sénat eut hier le primeur, mais dont
il serait désirable de voir largement di
vulguer les Idées qu’il exprime et les do
cuments qu’il publie.
*
CHANGEMENT D’ADRESSE
L.-* abonnés qui demandent un çhan-
•ïmtnt d’adresse sont priés, pourTnous
évjtc-r des recherches et des confusions
* -c d’autres abonnés portant le même
de nous Indiquer an même temps
^ dsroiàre adresse.
Le Téléphone
et riml ^ive privée
L’un des Vices les pjus marquants de
nos sdmimstrations publiques, la tare ca
ractéristique du régime efcatista. c’est la
routine, la routine dont tout ia monde
connaît en t rance le» résultats néfaste».
Le régime étatiste, c’est la négation Jo
tout progrès. Et si parfois, on obtient
quelques améliorations — lorsqu'on ion
obtient •— il fa.ut les protestations véhé
ment»» de l'opinion publique. iù encore
convient-il de reinerquer que ai nous pou
vons les obtenir, chat qu’il existe, ail
leurs qu en J 1 rance, des Société» privées
^ U vr ®*B^oitont de* entreprises similaires.
Nous en avons un exemple en ce qui
C j° n ^? rne téléphone, lequel fonctionne
d ailleurs de plu» en plus mal parce que
notre administration des P. T. T. n’est
pas à la hauteur de tâche et que les
progrès réalisés dans la technique ne sont
pas introduit» assea rapidement dan» no-
trô réseau national pour donner satisfac-
tion aux besoin» sans cesst. croissants de
la clientèle. Mais ces améliorations, noua
en bénéficions tout de même, bien que
tardivement, et c’est parce qu’il y a aea
Compagnies privées qui le» ont réalisée»
d abord.
On peut dire que dans le domaine télé
phonique, c’est d’Amérique que nous
vient la lumière et surtout des Etats-Unis
où le téléphone est exploité uniquement
par des Sociétés privées.
C’est aux Etats-Unis d’Amérique qu’est
né le téléphone, c’est là qu’on a préparé
l’avènement de la téléphonie automati
que qui sera, ainsi que nous l’avons tou
jours dit, la téléphonie de l’avenir. C’est
aux Etats-Unis que se sont faites les étu
des pour augmenter les limite» de la
transmission téléphonique. Alors qu’il y
a une dizaine d’annees on ne pouvait cau
ser à plus de 1.C00 à 1.900 kilomètre* —
en Amérique bien entendu et non pas en
France puisque notre administration éta
tiste, en retard de plus de dix ans sur
l’initiative privée, n’obtient pas encore
de tels résultats — on peut actuellement
communiquer entre postes distants de
6.400 kilomètres et même plu». On télé
phone de New-York à San Francisco,
d’une extrémité du nouveau Continent à
l’autre ; c'est-à-dire à une distance bien
supérieure à celle qui sépare Fari* de
Moscou. Des progrès considérables ont
été réalisés en C9 qui concerne l’utiliear-
tion des câbles. On a réussi à en fabri
quer qui contiennent jusqu’à 2.000 fils té
léphoniques, et, grâce à des perfection^
nements récents, la limite d’audition qui
ne dépassait pas, sur ces câbles, 160 ki
lomètres, il y a dix ans, a été porté à
1.600 kilomètres. L'emploi de ces câbles
permet de réaliser une économie appré
ciable, évaluée à 5 millions de dollars
par an. Ajoutons que, grâce aux câbles,
on peut disposer entre deux ville* d’un
nombre de circuits tel que l’établisse
ment des communication» interurbaine» a
lieu sans délai d’attente.
Ces résultat» ne sont obtenu» que par
une organi»ation méthodique qui fait tou
jours défaut dans leB entreprises étatia-
teB. C’est ainsi qu'aux Etats-Unis d'Amé
rique, la Western Electric Cy effectue
tous les travaux de laboratoire visant à
développer et à p rfectionner les appa
reils téléphoniques pour le compte des
Compagnies Bell associées (1), pour celui
de la Western Un n Telegraph Cy et
même pour les deptu'ements de la Guerre
et de la Marine. Non s attirons sur ce der
nier point l’attention de nos lecteur»,
puisqu’on invoque en faveur du maintien
des monopoles des considération» de dé
fense nationale.
Le service dos recaerche» de la Wes
tern Electrie Cy est installé à New-York
dans un immense gratte-ciel qui couvre
une surface de 37.150 mètres carrés. 2.500
unités dont 1.500 ingénieurs ou assistants
sont occupés dans les laboratoires dont
l’équipement est complet à tous égards
et auxquels est adjoint un atelier techni
que moderne pourvu de toutes leq machi
nes-outils indispensables pour produire
n'importe quel modèle. Dans co* condi
tions l’initiative privée obtient des résul
tats tout autres que ceux auxquels on
arrive en France ou le laboratoire de re
cherches techniques des P. T. T., qui oc
cupe 2 ou 3 ingénieur» et une demi-dou
zaine d’employés, n’a jamais fait de de-
couvertes sensationnelle».
(1) Il existe aux Et.ats-Unl» environ
11.000 compagnies téléphoniques, 36 «ont
associés au système Bell, 9.403 ont leurs
stations connectées au système B® 11 ! et
I 500 sont des compagnies indépendantes.
II existe également un grand nombre de
sociétés mutuelles et coopératives dont
il n’est pas tenu compte dan» le» chiS
ci-dessus.
xes
Chambre des Députés
Séance du Mercredi après-midi
LA SITUATION FINANCIERE
L’interpellation financière reprend.
M. Tixier débute en signalant qu il in
tervient, lui, troisième Auvergnat, après
MM. Chassaigne-Goyon et Varenne, au
tres représentants du Massif central, car
c’est une race rompue aux questions d ar
gent Par contre, dit-il, le public n y
entend rien. Il ne se doute même pas
de l’énormité de 1» Dette publique et
c’est son insouciance qui permet tou» les
ga ^ d^I^Mteyrie, rapporteur du budget
des dépenses recouvrables. — Si la si
tuation de notre Trésorerie a fini par de
venir inquiétante, c’est que la France n a
pu jusqu’à présent aboutir à recouvrer
sur T Allemagne les dépenses engagées
i*. rénaration» et les pensions. Gomr
l'AUm.gp.t Trtto «t
1» solution que la Commission des répsr
rations s’e»t décidée à Hl»r eh»reh.r à
Berlin. Ce voyage a été motivé par la
baiss» persistante du
ne valoir pi us nen. La faillite financière
de l’Allemagne »*t d er«s »t déjà wn-
•âgé* (Msstmwl* div«f»).
Mais remarquons immédiatement que
co ne serait en rien la faillite industrielle.
Ella garderait tou» ses moyens de produc
tion.
L’Allemagne a jusqu’à ce jour, si peu
V6rsé aux Alliés que ce n’est pas de cette
opération que résulte la baisse du mark.
La France, en ce qui la concerne, a cher
ché même à éviter la baisse du mark en
ouvrant à l’Allemagne de» crédits, et ce
n’est pas de notre faute si nos Alliés ont
préféré des versement» qui ont vidé l’en
caisse cr de la Beichsbank.
La baisso du mark a commencé sur cet
te opération, Le gâchis budgétaire du .
Jleicb a- fait le reste, Ce gâchi est veu- :
lu ; c’est l’expression d une politique.
L’administration nbetnande sert de refu
ge à tou» les anciens officier». Les im
pôts allemands sont insignifiants sur les
matières fiscales les plus productives e;
1 inflation fiduciaire est pratiquée sans
réserve.
Les Alliés auraient pu se préoccuper
ides conséquences de cet état de choses,
mais iis paraissent ne pas les avoir môme
envisagées. La Commission dea répara
tion» n'a même pas pris la peine de veil
ler à l'application de la clause du traité
de Versailles ,qui obligeait l'Allemagne à
s’imposer un système fiscal au moins aus
si lourd que celui de ses vainqueurs.
Quant à la Commission des garanties,
elle c'a pas d’abord eu l’idée que ce n’é-
tait pas à Paris qu’elle devait siéger, mai»
à Berlin.
Que peuvent faire maintenant les Al
liés pour s'opposer efficacement à la fail
lite allemande. 11 faut que le» douanes
allemandes soient contrôlées ; il faut que
le budget du Reich soit contrôlé ; il faut
que l’exode des capitaux allemands soit
contrôlé. Si les capitaliste» allemands
ne peuvent plus mettre leur fortune à
l’abri à l’étranger, la faillite de l’Alle
magne, dont ils sekaipnt atteints, ils
s'appliqueraient désormais à l’éviter.
La France peut encore ouvrir des cré
dits à l'Allemagne et accepter des paie
ments en nature à la condition que des
arrangements satisfaisants soient pris à
cet egard avec nos Ailiés. La solidarité
financière des Allié» à l’égard de l’Alie-
magne était désirable dès ie début de la
paix ; elle est devenue indispensable. Il
faut que nous nous mettions ceci dans
l’idée : que l’Allemagne paiera, ou que ce
sera nous. (Vifs applaudissements).
M. Landry développej à son tour, »on
interpellation.
Pour équilibrer lo budget, il ne reste
plus qu’à diminuer les dépenses et à
augmenter les recette*.
Des économies, il y en a déjà de réa^
lisées. On peut en trouver encore, mais
en se gardant des économies illusoires,
onéreuses ou dangereuses : en fait, le ser
vice de la Dette, excepté les dépenses
budgétaires pour 1922, équivalent a celle
de 1914, multipliées par le coefficient 3,
qui correspond à la dévalorisation de no
tre monnaie. On est donc revenu au régi
me normal. Mais, du côté de» impôts
nouveaux, c’est par 4 qu’il faut multiplier
le total de 1914 pour retrouver le chiffre
actuel.
M. Charles Barès dit à son tour qu’il
faut redoubler de sévérité dan» la per
ception des impôts.
M. Isaac., — Le prélèvement sur le
capital que certains orateurs préconisent
ne donnera pas le résultat qu’ils escomp
tent ; je prends pour argument l'exemple
de la Suisse. Je suis persuadé que l’impôt
sur le revenu que j’ai cependant combat
tu autrefois donnera un rendement suffi
sant pour assurer en quelques années
l’équilibre budgétaire ,il faudrait pour
cela éduquer la conscience du contribua
ble, ce qui pourra se faire le jour où celui-
ci ne verra plus son voisin payer moiDS
que ce qu’il doit.
Le ministre des financées félicite M.
Isaac de se rallier à l’impôt sur le reve
nu et ajoute que celui-ci augmente chaque
jour et est bien prêt d’atteindre le ren
dement d’un milliard.
La suite du débat est renvoyée à au
jourd’hui, jeudi, 15 heures.
A L’INTÉRIEUR
M. FRANKLIN-BOUILLON AU SENAT
‘ Paris, 9 novembre.
La Commission sénatoriale des affai
res étrangères, sous la présidence de M.
Poincaré ,a entendu M. Franklin-Bouil
lon sur sa mission en Asie Mineure. Le
député de Seine-et-Oise a exposé les con
ditions dans lesquelles s’est produit l’ac
cord signé à Angora. Il importait de per
mettre l’évacuation des troupes en Oili-
cie et d’obtenir la remise des prisonniers,
tant civils que militaires, qui se trou
vaient entre les mains des nationalistes
turcs. Ce règlement impliquait la cessa
tion des hostilités et, par conséquent, la
détermination d’une frontière.
La rétification de frontière consentie
par la France n’a pas grande importance,
elle est sans gravité pour l’ensemble de
la délimitation et la défense de nos inté
rêts.
Une de nos principales préoccupations
a été d’assurer la securité des minorités
dans les régions que nos soldats vont éva
cuer. M. Franklin-Bouillon a toute con
fiance que les autorités turques compren
dront sur ce point leur responsabilité et
s’efforceront de prévenir tout trouble. Il
compte repartir dans quelques jours pour
aller sur place surveiller l’exécution.
MORT DU GENERAL HUMBERT
Strasbourg, 8 novembre.
Le général Humbert, gouverneur mili
taire de Strasbourg, alité depuis quel
que temps, est mort mercredi.
Après s’être distingué à la première
bataille de la Marne, le général Humbert
fut un des lieutenant» les plus appréciés
du maréchal Joffre et. après lui, du ma
réchal Foch. Durant la dernière période
de la guerre, il commanda un groupe
d’armées à la tête duquel il prit une part
importante aux opérations qui amenè
rent la victoire finale des Alliés.
Le général Humbert, qui, outre la guer
re de 1914-1918, avait la campagne au
Tonkin, à Madagascar, au Maroc et en
Orient, était grand-officier de la Légion
d’honneur depuis le 10 juillet 1918. Il
avait été élevé à cette dignité avec le
w«t ii suivant : « Obéi 4’amée énergique,
chargé
de roffensive allemande de mars 1913
contre le front anglais, a réussi à contenir
les effoits de l'ennemi sans se laisser cou-
f ior des armées française», et a soutenu
es plu» dur» combats du 22 mars au 2
août. »
LE VOYAGE DU MARECHAL JOFFRE
Paris, 9 novembre.
Le maréchal J offre a quitté Paris mer
credi soir, à 20 h. 25, se rendant à Mar
seille ,chargé par le gouvernement d’aller
porta? k> salut dô la France aux chefs et
aux gouvernement» des états d'Extrême-
Orient. qui ont participé à ie victoire
dus A'liés,
Lo maréchal Joffre s'embarquera do
main, vendredi, sur le paquebot « Por-
tho» », à destination de Singapour, où il
montera sur le vaisseau-amiral de la di
vision navale franjaiso d’Extrême-Orient,
le < Montealm ».
-«» * i
A L’EXTÉRIEUR
vont faire l’objet d’une décision immi
nente de» grande» puissances.
LE GENERAL BERENGUER
A MADRID
Madrid, 9 novembre.
Les journaux annoncent que M. Maura
a télégraphié au général Bérenguer de
venir à Madrid pour s’entretenir avec la
gouvernement. Celui-ci, prévoyant que la
question des récompenses pour la com
pagne du Maroc susciterait à la Cham
bre de violents débats, aurait ajourné la
question.
LES PROCHAINE! OPERATION»
Madrid, 6 novembre.
On mande de Méliila que des opérations
importantes no vont pas tarder à se dé
velopper Idans les région» do Laroche et
de Tétouaü. Le» troupes do Larache, sous
les ordres du général Barrera, ont été
renforcées. Le total des troupes actuelle
ment au Maxoo s’élèvent à environ 160.000
hommes.
prouvé la nomination de Ferib bey, an
cien ministre des finances, comme repré
sentant du gouvernement de la grande
Assemblée nationale de Turquie auprès
du gouvernement de la République fran
çaise. Ferib bey part pour Paris, via
Constantza (Roumanie).
Ua armitftec?
Constantinople ,fl novembre.
Le bruit eourt que le gouvernement
d Angora serait sur le point de conclure
un armistice avec le gouvernement hellé
nique.
* L’Aurore », nui paraît à Constant!no
oême que les nournarler»
eir.
pie, affirme même que les pourpi
se poursuivent à ce sujet à Eski-Cb
EN ORIENT
la JOURNEE DE M. BRIAND
Washington, 9 novembre.
M. Briand et ses collègues ont reçu,
mercredi matin, ies ministres de la guer
re et de la marine. Le aoir, M. Bnand a
dîné chez M. Hoover.
M. Baifour arrive aujourd'hui, jeudi.
LE VOYAGE DU MARECHAL FOCH
, Cleveiand, 10 novembre.
Le maréchal Foch a assisté, mercredi,
au déjeuner de la Chambre de commerce
puis à une réunion patriotique au théâtre
de l’ilippodrome.
Le \v ester Reserve Université lui a
ooûiéré le titre de docteur en droit ho
noraire Malgré la pluie, il y avait une
grande foule sur son passage.
LA FRONTIERE HAUT-SILESIENNE
, Berlin, 9 Novembre.
La Commission spéciale pour la fixa
tion de la frontière de la Haute-Silésie
s est rendue la semaine dernière à Op-
peln pour commencer ses travaux. Cette
Commission est composée de sept mem
bres, 2 français, ud italien, un anglais, un
japonais, un commissaire allemand et un
polonais.
Le président de la Commission a reçu
les instruction de la conférence’ des am
bassadeurs d’après lesquelles il s’agit de
fixer la frontière de façon à ce qiril ne
résulte pas de difficultés au cours des
prochaines négociations économiques.
La Commission doit s’en tenir ferme
ment à la decision de Genève. L échange
de localités n est admissible que si les
deux parties y consentent. La détermi
nation de la frontière se fera eu trois
étapes La fixation de la frontière Nord
a été. déterminée i& semaine dernière ; la
frontière iSud sera fixée cette semaine, et
la semaine prochaine colle du bassin in
dustriel.
LA DECHEANCE dea HABSBOURGS
Parie, 9 novembre.
La conférence des ambassadeurs, dans
sa réunion di «roredi matin, après avoir
décidé d'inviter l'Autriohe a ratifier le
plus tôt possioie le protocole de Venise,
a pria connaissance de la lettre du gou
vernement hongrois, qui lui a été trans
mise par les représentants alliés à Buda
pest.
Le gouvernement hongrois déclare pren
dre l'engagement de suivre les décisions
de la, conférence des ambassadeurs qui in
terdisent la restauration des IlabBbourgs.
Le gouvernement hongrois déclare, en ou
tre, qu’avant de résoudre la question de
l’élection du souverain il s’entendra avec
les grandes puissances représentées à la
oonférence et ne procédera pas sans leur
consentement. Afin de sauvegarder sa
ropre responsabilité, le gouvernement
nongrois va édicter une loi qui lui per
mettra de combattre efficacement toutes
tentatives ou toute propagande en faveur
les HabsbourgB et bd faveur de n’impor
te quel autre prétendant dont la candi
dature ne serait pas posée confownément
à ces dispositions.
La conférence des ambassadeurs a esti
mé que cette déclaration donnait satisfac
tion aux puissances alliées,
LES FRONTIERES ALBANAISES
Paris, 9 novembre.
La conférence des ambassadeurs a si
gné la décision portant fixation des fron
tières de l’Albanie et a résolu de notifier
cette décision aux gouvernements alba
nais, Rr&o, yougo-slave, ainsi qu’à la So
ciété ues Nations.
REUNION DU CONSEIL DE LA S.D.N.
Genève, 9 novembre.
C’est le vendredi 18 novembre que se
II). N.
réunira à Paris le Conseil de la S.
pour examiner la situation créée par le
conflit serbo-albanais. Deux membres du
Conseil de la 8. D. N., qui en compte huit,
aont actuellement à Washington: MM.
Baifour et Wellington Koo. Ils seront
remplacés par les délégués suppléants :
M. Fisher pour la Grande-Bretagne, et
l'ambassadeur chinois à Rome pour la
Chine.
Les autres membres du Conseil sont
MM. Hymans, président (Belgique) ;
Léon Bourgeois (France), marquis Im-
periali (Italie\ vicomte Ishii (Japon),
Quinones de Leon (Espagne), da Cunha
(Brésil). ... .
La Commission d enquête en Albanie
qui est attendue à Genève ne partira
pas pour accomplir sa tâche avant la fin
de la réunion 4 U Conseil à Paru. Cûi
croit également que le Conseil de la 8.
D. N. convoquera las représentants dea
Kouvernements albanais et serbo-croate-
slovène.
UNE DEMARCHE A BELGRADE
Belgrade, 9 novembre. _
Les représentants à Belgrade des trois
grandes puissances ont fait une démar
che commune auprès du gouvernement
vougo-slave, lui demandant de ne pas
poursufrre ses opérations militaires en
Albanie et l'informant que les frontières
de l’Etat albanais en deçà desquelles las
treupaa yeuga si»va» davaoaè »• ratosoa
LA CONTROVERSE
SUR L’ACCORD D’ANGORA
Une note française
Paris, 9 novembre.
« Certains journaux étrangers, dit une
note Havas, ont donné de» informations
de tous points controuvées sur la teneur
et la portée rie l’arrangement intervenu
entre M. Franklin-Bouillon et le gouver-
’ nement d’Angora. Ainsi, ils ont prétendu
qu’il s’agissait d’un acte nouveau et plei
nement inconnu du gouvernement britan
nique ; en réalité, c’est l’accord même qui
depuis le 4 avril, est en la possession du
gouvernement anglais que M. Franklin-
Bouillon a fait ratifier à Angora avec des
modifications insignifiantes.
« L’insistance apportée par certaines
feuillet étrangères a opposer les termes
de cet accord «.ux dispositions du traité
de Sèvres et de son annexe (l’&cc°rd tri-
partite) ne tient pas compte du fait que
le jour où les Alliés ont convoqué à Lon
dres les représentants du gouvernement
d’Angora constitué uniquement en vue
d’empêcher l’exécution du traité de Sè
vres et leur ont demandé de négocier un
arrangement nouveau, les grandes puis
sances ont implicitement, mais nettement,
reconnu la caducité de F œuvre de Sèvres
Jamais, d’ailleurs, le traité n’a pu même
être présenté au Parlement français pour
ratification. En outre, la légende, d’après
laquelle le nouvel accofid serait complé
té par un traité secret, ne mérite meme
pas qu’on y réponde.
« La France n’a cherché à s’assurer au
cun avantage axelusif au détriment de
qui que ce soitj elle s’est bornéo à met
tre fin aux hostilités sur les frontières du
mandat syrien et. pax suite, aux sacrifices
considérables et aux cruelles pertes
d'hommes qu’entraînait une situation éga
lement préjudiciable aux habitants de la
région. Bien loin d’avoir compromis le»
intérêts des Alliés, l’accord intervenu, en
hâtant l’heure de la paix en Orient, ser
vira encore tous les intérêts des minori
té» chrétiennes et de toutes le» puissan
ces civilisées en même temps qu’il facili
tera l’apaisement dea esprits dans le mon
de islamique. »
Une note anglaise
Londres, 9 novembre.
L agence Renter déclare que dans les
milieux autorisés l'attention a été atti
rée à nouveau sur les déclarations que le
gouvernement britannique n’avait jamais
présenté d’objections à l’accord conclu à
Londres, le 11 mars dernier, entre M.
Briand et Bekir Samy Bey.
< Ces informations, dit l’Agence Reu
ter, sont tout à fait inexactes. Au con
traire ,1e gouvernement britannique a
soulevé les plus vives objections et n’a
cessé de protester que quand il est deve
nu évident que l’accord était lettre mor
te, à la suite du refus par le gouverne
ment d’Angora de le ratifier.
t En outre, il n’est pas exact que l’ac
cord conclu le 11 mars soit identique à
celui conclu par M. Franklin-Bouillon le
20 octobre sur de nombreux pointa im
portants, en effet, le nouvel accord va
plus loin que l’ancien ; par exemple, l’ac
cord du 20 octobre déclare 'a fin de l'état
de guerre entre la France et la Turquie,
tandis que l’accord de mars ne faisait
mention que de la cessation de l’é.t&t de
guerre. >
On fait remarquer également que tan
dis que l’ancien aocord ne constituait
qu’un traité d’armistice,, le nouvel aocoxfd
a la portée d’un traité de paix. Les
commentaires sont nombreux également
sur le fait qu’il semble particulièrement
étrange à Londres qu’un émissaire fran
çais ait conclu un traité de paix séparée
avec le gouvernement d’Angora au mo
ment où le gouvernement britannqiue a,
dans see pourparlers avec la légation
grecque à Londres, adhéré sans dévier au
principe que les négociations faites avec
les partis belligérants ne devaient être
conduites que dans l’harmonie la plus
stricte avec les gouvernements de Londres
de Paris et de Rome.
Un emprunt kémaliste
Londres, 0 novembre.
Le correspondant du < Times » à Cons
tantinople télégraphie qu’immédiatement
après avoir reçu la nouvelle de l’approba
tion de l’accord d’Angora par le gouver
nement français, l’Assemblée nationale
aurait autorisé le gouvernement kémaliste
à contracter un emprunt de 6 millions de
livres turques en France.
UN DEMENTI ANGLAIS
Paris, 9 novembre.
L’ambassade britannique communique
la note suivante:
« Le texte donné comme étant celui
d’un accord conclu le S septembre 1919
entre la Turquie et la Grande-Bretagne,
et qui a paru dans un journal parisien,
est un document fabriqué de toutes piè
ces. Il a d’ailleurs paru dans un autre
journal parisien le 11 février 1990 et a
déjà été démenti à cette occasion. »
LES REPRESENTANTS D’ANOORA
A PARIS
Angora, 9 novembre (officiel).
La graada Assamblée natieaal» a ap-
Angleterre et Irlande
LE REPUS DE L’ULSTER
, , Londres, 9 novembre.
Le» ministres de l’Ulster se sont ré
unis mercredi à Londres en Conseil de
Cabinet, pour examiner les propositions
relatives à l’établissement a’un Parle-
ment pamrlandais. Un communiqué pu-
blié à l’issue de la réunion annonce que
.e cabinet de i'Ulster a approuvé à l’u-
nanimité l’attitude ferme maintenu© par
sir James Craig, au sujet des intérêt» d»
I Ulster.
DEMISSION DE M. LLOYD GEORGE?
Londres, 9 novembre.
U est possible que M Lloyd George
annonce, jeudi, sa démission au Parle
ment, au moment de la prorogation de
cette Assemblée, le» conversations avec
les représentants de l’Ulster ayant abou
ti à un échec.
Ce n’est m secret pour personne que
sir James freig, premier ministre du
Parlement u nord de l’Irlande, s’est
montré absolument intransigeant sur la
question du Parlement unique de l’Ir
lande.
Ce_ conseil, aux termes du home rnle,
devait être composé, par parties égales,
de représentants nommés par le Parle
ment de Belfast et par celui de Dublin.
II s’agit aujourd’hui de baser sa compo
sition sur la population de l’Irlande,
c’est-à-dire que l’Ulster serait nécessai
rement représenté par une minorité.
Comme on propose, d'autre part, de
donner k ce Parlement tous les pouvoirs
d’un Parlement de Dominion et en par
ticulier les pouvoirs financiers et fiscaux
les Irlandais du nord, protestants et in
dustriels, se montrent très inquiets.
On sait d’une façon certaine, que M
Lloyd George est soutenu par tous ses col
lègues.
Le seul leader unioniste qui paraisse
prêt à prendre parti pour i’Ulster in
transigeante, ept M, Bonar Law
LE MOMENT SUPREME
DE L’HISTOIRE ANGLAISE
Londres, 9 novembre
Au banquet du Guild Hall, M. Lloyd
George a parlé de la cria# que traversent
les négociations anglo-irlandaises :
« Nous approchons maintenant de la
phase critique, a-t-il dit; les faute» ne
sont pas imputable» à une des parties
seulement, chacune des trois parties à
cette oonférence a ses préjugés. Une na
tion que serait sans préjugés ne vaudrait
pas grand’chose. Toutes les parties doi
vent être préparées à faire des conces
sions, si chacune d’elles aborde la confé
rence avec la détermination de se mon
trer intransigeante, elle recevra les ac
clamations de ses adhérents, mais cela
n’amènera pas la paix
< Si la conférence n’aboutit pas à la
paix, nous aurons de très lourds fardeaux
! a porter, car, en tout premier lieu, il
1 nous faudra ^doubler les force» dont nous
disposons. Nous en sommes au moment
suprême de la splendide histoire de notre
pays. »
L'Affaire Landru
4U01EXCE DS MERCREDI
Interrogatoire de Landra
L’audience va être consacrée à l’exa
men de la disparition de Mme Cuchet.
Lorsque Landru fait son entrée, on re
marque qu’il enjambe difficilement les
bancs ; il souffre d’une chute qu’il a faite
hier en sortant du prétoire.
Le président aborde immédiatement
l’affaire Cuchet. Celle-ci vivait, en 1814,
faubourg Saint-Denis, avec son fils, et
elle travaillait avec deux ouvrières en
lingerie fine. Au dire des voisins, c’était
un ménage d’ouvriers aisés. Ella était,
âgée de 39 ans.
Interrogé, Landru répond:
« Au début de 1914, un jeune cycliste
passa un jour devant mon garage, ave
nue Malakoff. Un petit accident le fit
arrêter chez moi. Quinze jours plus tard
il revint et m’offrit de travailler chez
moi comme volontaire. C’est par le fils
que je fis la connaissance de la mère.
Dès le début, Mme Cuchet m’a connu
sous mou nom de Landru et elle savait
que j’étais marié! n
M. le Président : Fin avril, vous aban
donniez vetre garage de Malakoff, où
vous redor '»« une arrestation imminen
te à la sui e de nouvelles escroqueries.
Vous louiez une remise et deux pièce» à
la Chaussée, près de Chantilly et là vous
habitiez avec Mme Cuchet jusqu’au dé
but d’août 1914. Comment riviez-vous t
Landru; Avee mes propres ressources
Le président: Je suis surpris qu’un
homme si méticuleux que vous, Landru.
n’ait pas tenu un compte de sas ressour
ces et de ses dépenses.
— Oui, pour renseigner plus tord la po
lice.
— Vous en avez écrit bien d’autres
qui n’ont pas été inutiles, en effet, à la
police. Le 0 juin 1914, à la 8ociéte Gé
nérale, tous vous faisies ouvrir un comp
te de 5.008 fr. au nom de Raymond Dinrd.
D’où provenait cet argent!
— De l’héritage de mon père et aussi
un détournement de 90.000 francs ; eette
dernière somme, je l’avais gardé».
Le président : La veille a» la déelor*
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