M aà~
dérabloment augmentée, du gâteau auquel ils
avaient fait, MH8B6; de si larges entailles.
La ~N~etMan l'accueil peu bienveillant que lui ont fait ses
confrères en radicalisme. Elle prétend au-
jourd'hui, contrairement .a 'l'assertion'du
~?deniers comptants, de publier le roman de
V. Hugo, les rrcHxztHeMrs de <6t ~Mf.
Mais voici où les affaires de laJ!fse gâte tout à fait
Tout journal radical qui paraît serait très"
heureux de laisser croire à ses lecteurs qu'il
a le bonheur de posséder Rochefort parmi
ses rédacteurs masqués.
Or, voici la lettre que publie le 7!Mon cher confrère,
On m'apprend que des faiseurs colportent la' `
nouveUè'de mon émigration à la .MarM~Me, à
dix centimes. Je.tiens essentiellement à démen-
tir ce faux bruit. Je ne suis et ne veux être abso-
tument ~pur rien ~daas la feuiUe en question.
Votre dévoué collaborateur,
X:y.
Le /re?-e Rochefort est dur pour i'amt Ar-
mand BuportaU~ a
GEORGES MAYRANT.
BOURSE au t4 AVRIL !877
La guerre n'est pas encore déclarée, la situa-
tion est toujours indécise et la panique s'accen-
tue. Une situation franche, quelque mauvaise
qu'elle soit, nous ferait moins de mal que ces
tncertitudes.
Les Consolidés anglais commencent aujour-
d'hui une reculade sérieuse, ils nous arrivent en
seconde cot& à 98 1/16, ayant perdu 13/16 depuis
hier et 1 0/0 depuis deux jours. Pour qui con-
nait la résistance des Consolidés, la chose est si-
gnincativo.
Chez nous, la situation de place aide beau-
coup à la débâcle. On était si fortement engagé
à la hausse que les oBres abondent, mainte-
nant qu'on est forcé de se liquider; mais le
comptant, l'épargne en général, ne partage pas
absolument les craintes de la spéculation, et nos
gros capitaux disponibles commencent à trouver
le taux favorable a de sérieux achats.
L'épargne absorbe donc une partie des oSres
des haussiers, et il se pourrait bien quelle em-
pêchât. le mouvement de baisse de prendre de
trop graves proportions.
Au moment du combat les fortes~éserves sont
précieuses.
Le 3 0/0, que nous avions laissé hier à 69 50,
débute à 67 §0 ios commencements de la Bourse
sont désastreux; on descend jusqu'à 67 60, puis
on se relève vivement, on regagne le cours de
68, et on s'établit en clôture à 68 78. On n'en
perd pas moins encore 75 centimes.
Le S 0/0 était resté à 105 70, il débute à 104,
touche 103 75 et se relève à 104 75, perdant
9o centimes.
Remarquez que la fermeté relative du 3 0/0
et du 5 C/0 se déplace.
C'est aujourd'hui la réponse des primes, elle
no présente rien d'intéressant à de pareils cours
toutes sont abandonnées.
L'Italien ouvre à 67 10, s'effondre jusqu'à 66
2S et remonte en clôture à 68 10. Il perd 1 fr. 40;
ses mouvements sont désordonnés. Sa sensibilité
le rend absolument dangereux dans ces moments
de crise.
Les Florins sont à 33; cela n'a rien d'étonnant,
cette valeur est trop neuve chez nous pour être
déjà acctimatée et pour avoir poussé d'assez ré-
sistantes racines. Les Egyptiennes sont à 167 SO
.et 27S..
Les valeurs, de plus on plus négligées, sont
cependant lourdes. Le Comptoir d'escompte reste
à.6SS; le Crédit foncier recule à 560; l'Est perd
le fr.; le Lyon 20 fr.; le Nord 10 fr.; l'Orléans
2S fr. L'Orléans, depuis quelques jours est, re-
marquez-le, un peu plus touché que les autres.
Le Gaz est à 1,212 le Supz à 630 les Trans-
atlantiqpes à 367 SO le Mobilier espagnol à
428; las Autrichiens à 430, montrent qu'il y a
cependant des parties de la cote profondément
troublées.
Les obligations reculent toujours. Lyen, 322
50 Nord, 329 l'Orléans, cependant, remonte a
329. Les petites obligations n'ont rien d'intéres-
sant.
E.B.-
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Charivari II. S6 Conïte de Juisae.
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de 3 ans et au-dessus. Entrée, 400 fr. la moitié
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KUt.< 66< Baron de Rothschitd.
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Braconnier. 60 i/2 Comte F. de' Lagranee.
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MouUu 60Mondaine. 59 E.FouId.
Strachino 49 Bâton de Rothschild.
Saint-Christophe. 49 Comte de Lagrange.
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Pornic 4T. A. Desvignes.
Ravisseur. 47 E. Foald.
Système. 47 Haras de Martinvast.
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de 3 ans. Entrée, 100 fr. la moitié des entrées
au second. Poids: 36 kii.~Le gagnant sera à
vendre pour 20,00~ fr. Distance, -2,400 mètres
environ. (Grande piste).
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Bourbon. S2~2 Com'edeBerte~x.
Patriarche. 821/2 A. De&vignes.
Soldat. S2~/2 H.Hawes.
Zëphir. S2 i/2 E.-M. Boislay.
Martial. S2t/2 ComteHenri.
MMarena.Si Christ, de Beauregard.
Brigade si Comte de Lagrange.
Baltique. 5t Comte de Meus.
Corinne. St Moreem-ChasIon.
DRicioée. St
B rigitte. SI A. Lupin.
Marie-Rosé. 51 Vte J. de Saint-Vallier.
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vaux de 4 ans et au-dessus. Entrée, 100 fr. la
moitié des entrées au second. Distance, 3,000
mètres environ. (Grande piste.) ~-1
Tr:1,
~u. MM..
Premio. S6 A. Lupin.
Roublard. S6 Haras de Lonray.
Bijou. 56 ComteF.deLa~range.
Bamboula. S41/2 Christ, deBeaure~ard.
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qui la masse des &oo~Mta/ceM installés au champ
de courses n'inspire qu'une médiocre connanco,
nous demandent de leur faire savoir queHes sont
les agences avec lesquelles ils peuvent parier en
toute sécurité.
Nous allons étudier cette question et, à partir
de dimanche prochain, s'il y a lieu, nous four-
niront à nos lecteurs les renseignements qu'ils
réclament de nous.
Z'a&oM~aKce <~s macères MOMs o&h'ye d
~me~re '? demenK SM! MORNAU.'
CHRONIQUE DES TRIBUNAUX
tJm a.saaaain p~mssie!! Le Ga~oM
a raconté en son temps, et avec les plus grands
détails, l'histoire de ce bouquiniste qui ne pou-
YEdt comprendre que le mari do sa maîtresse
eût le droit de ne pas vouloir être. trompé, et
qui essaya de se débarrasser de lui en l'assas-
sinant.
Nous rappelons son:cas, que la cour d'assises
a jugé hier. -1
Hummel, Allemand d'origine, hkbite Paris
avec sa mère, dont il est te soutien.
Sa profession consiste à vendre de vieux li-
vres, qu'il étale pendant le jour sur le parapet du
qnai Manquais, et qu'il reporte le le soir dans un
magasin de la rue des Beaux-Arts.
En 1873 ou 1874, Hummel fit la connaissance
du sieurSchmi~qui habitait alors rue Maza-
rine, et il ne tarda pas à entretenir avec la femme
de Schmitz, qui, entre parenthèses, estloind'étro
belle, des relations adultères.
Au mois d'octobre 1875, les époux Schmitz fu-
rent Condamnés pour vol chacun à une année
d'emprisonnement. Le mari fut libéré dès le 20
juitlet suivant, parce qu'il s'était soumis volon-
tairement, pendant sa détention, au régime cel-
lulaire mais la femme ne fut rendue à la liber-
té que le 20 octobre.
Ce jour-là, Schmitz alla trouver sa femme à
la prison de Saint-Lazare pour la ramener au
domicile conjugal mais elle refusa de le sui-
vre et s'en alla retrouver Hummel, auquel elle
avait donné un rendez-vous par lettre, et qui
t'installa dans un cabinet, au quatrième étage
de la maison sise rue de l'Ecole-de-Méde-
eine, 69. A partir de cette époque, les ancien-
nes relations se rétablirent, .et il vint visiter ré-
gulièrement sa maîtresse matin et soir.
Cependant Schmitz, qu'on représente comme
un ouvrier laborieux et d'un caractère doux et
paisible, no pouvait se résigner à l'absence de
sa femme, et s'était mis à sa recherche n'ayant
pas réussi à la découvrir, et, convaincu que
Hummel connaissait le lieu de sa retraite, il avait
chargé un sieur Chommeloux, marchand de mi-
néraux, dont l'étalage touchait à celui de Hum-
mel, d'interroger celui ci et de chercher par feus
les moyens possibles ~surprendre son secret.
A cet effet, sans tenter de délicates interpel-
lations, Chommeloux suivit son voisin, le 12 dé-
cembre, au moment où, vers la fin du jour, il
quittait son étalage et le vit entrer dans ia mai-
son de la me de l'Ecoie-de-Médecine il en in-
forma dès le lendemain Schmitz, et le jour mê-
me, vers cinq heures du soir, tous deux se mi-
rent en observation dans la rue désignée: Hum-
mel'y arriva bientôt, et ils le virent franchir sans
hésiter le seuil de la. maison, où déjà la veille.
à la même heure, il avait pénétré. Sans tarder,
Schmitz demanda au concierge le logement de
Hummel, et, après quelques réponses évasives,
le cabinet du quatrième étage lui ayant été in-
.diqné, il monta rapidement l'escalier.
Comme il arrivait sur le palier, Hummel et !a
femme Sehmitz sortaient ensemble de leur cham-
bre il se cacha dans l'ombre pour les laisser
passer, les suivit sans bruit jusque dans la rue,
et, là, saisissant brusquement sa femme par le
bras, il la ramena sous la porte cochère et lui
intima l'ordre de remonter avec lui dans la
chambre. La femme obéit sans résistance, et,
pendant plus d'une demi-heure, les deux époux
restèrent enfermés dans le cabinet qu'Hummel
venait de quitter.
Schmitz, justement irrité, adressa tout d'abord
à "a femme de vives remontrances il s'emporta
même jusqu'à la menace et lui ntvoir, pour l'ef-
frayer, la lame ouverte d'un couteau de poche
mais, bientôt, son courroux s'apaisa devant l'at-
titude humble et suppliante de celle que, malgré
ses fautes, il n'avait pas cesser d'aimer et, sur
la promesse qu'elte lui fit de reprendre la vie
commune, ta réconciliation devint complète.
Pendant ce temps, Hummel paraissait en proie
à la plus vive surexcitation. Chommeloux, qui
l'observait le vit aller et venir sur le trottoir pen-
dant un quart d'heure, puis entrer dans la mai-
son ou il avait vu remonter la femme Schmitz,
en ressortir presque aussitôt, se promener enco-
re dans la rue, enfin s'élancer de nouveau dans
la maison, comme un homme dont la résolution
est arrêtée. A ce moment, la dame Courtois, qui
travaillait au quatrième étage daas une cham-
bra dont la porte, restée ouverte, donnait en
face de celte où se trouvaient les époux Schmitz,
le vit sppàraitre sur lo paHior, tenant à la main
droiteun revolver, et à la main gauche une
canne plombée.
Y a-t-il pfusieurs personnes avec Madelei-
ne ? lui demanda-t-i).
Non, répondit la dame Courtois, il n'y a
q'MSOnmari. ':?
M. K.
Voila pour faird son affaire, répliqua Hum-
mel en lui montrant son revolver.
Au môme instant, la porte du cabinet s'étant
ouverte, Schmitz, qui se disposait à sortir, parut
sur le seuil. Aussitôt Hummet dirigea sur lui le
canon de son arme et fit feu, en s'écriant
H faut que je te tue.
Sehmitz reçut te projectile dans le Cane droit,
Quoique très grièvement blessé, il put encore
renverser son meurtrier, le désarmer et descen-
drè précipitamment l'escalier.
Sous la porte cochère, il rencontra Chomme-
loux, qui, de la cour ou H l'attendait, avait en-
tendu le bruit de ta détonation et s'était empressé
d'avertir un agent. D'ua geote et d'un mot, il fit
connaître le crime dont il venait d'être ta vic-
time. Hummel fut de suite recherché; mais il
s'était caché, ainsi que la femme Schmitz, dans
un escalier dérobé et il put bientôt, avec ette,
aller se réfugier dans le logement de sa mère,
rue Jeanne-d'Arc. 0
Quant à Schmitz, il fut conduit le soir môme
à l'hôpital sa blessure pouvait être mortelle, car
la batte avait pénétré dans la région abdomi-
nate a une profondeur telle, qu'il était impossi-
ble même d'en tenter l'extraction. Néanmoins,
sa guérison fut assurée après un mois de soins
et de repos.
Quelque évidente que soit sa culpabilité, l'ac-
cusé soutient que le sieur Schmitz a été victime
d'un simple accident, dont même la responsabi-
lité lui appartiendrait toute entière; Schmitz
t'aurait menacé de son couteau une lutte s'en
serait suivie, et, dans cette lutte, le revolver,
qu'il avait mis en avant pour se défendre, se-
rait parti sous la pression du doigt de son agres-
seur.
Mais cette exolication est contredite de la fa-
çon la plus expresse par la déclaration de la fem-
me Courtois et par celle des époux Schmitz; de
p!us,HummeI l'a combattue lui-même à t'avance
lorsque le 13 décembre) après son crime, il disait
à la femme Schmitz
Cette fois j'ai été dans mon tort, je le sais
bien.
Et plus tard, à sa mère, en se jetant à ses ge-
noux
Je viens de faire uti malheur j'ai tiré un
coup de revolver à son mari.
C'est donc volontairement et sans aucune pro-
vocation de ta part de Schmitz que l'accuse a
dirigé sur lui une arme meurtrière depuis long-
temps déjà, d'aitleurs, cette funeste pensée avait
germé dans son esprit car, dans le courant du
mois de novembre dernier, s'adressant à ta dame
Collet, qu'il venait de voir causer avec Schmitz
sur le quai Mataquais, il lui avait dit
< Si vous le revoyez, dites-lui que j'ai
acheté un revolver et que je le tuerai avec. f
Le Prussien Hùmmet, en dépit des habiles
efforts do M" Thiroux, son défenseur, a été con-
damné à sept ans de réclusion, sans surveil-
lance;
MÂMUSCARBONEL.
T:BT~B€ESr
AjtMbigtt. La représentation au bénéfice do
Mme Duguerret.
La représentation annoncée au bénéfice
de Mme Duguerret a eu lieu avant-hier soir
à l'Ambigu, avec un succès presque sans
précédent. Et les artistes qui ont prêté leur
concours à ce spectacle si intéressant n'ont
eu qu'à se féliciter du très chaud et très lé-
gitime accueil qu'ils ont reçu.
On comprendra que nous ne puissions
rendre compte en détail d'une représenta-
tion de ce genre, qui a duré jusqu'à une
heure trois quarts du matin Nous nous
contenterons de dire que les artistes de la
Comédie-Française, du Vaudeville, des Va-
riétés et du PaJais-Roya), ont rivalisé d ta-
lent et de verve.
Mmes Thénard, Picard, Delaporte, Kalb,
MM. Dupont-Vcrnon, Meuaié, Hyacinthe,
Lassouche, Blondelet, etc., se sont surpas-
sés eux-mêmes, si cela est possible.
Dans l'intermède si brillamment rempli
qui a occupé le milieu de la représentation,
on a applaudi à tout rompre le superbe con-
tralto de Mile Bloch, l'agilité de vocalises de
MDc Mezeray, le charme de Mme Victoria
Lafontaine. On a ri aux imitations de Fusier,
et pleuré aux chaleureux accents de Lai'on-
taine. Il nous est impossible de nommer tout
le monde, aussi réunissons nous tous les
excellents artistes dans nos félicitations
~comme le public l'a fait dans ses applaudis-
semcn's.
La bénéficiaire, Mme Duguerret, s'est mon-
trée profondément dramatique dans cette su-
perbe pièce de vers des F~M~M Ge~, et les
spectateurs ne lui ont pas marchandé l'ex-
pression de leurs sympathies.
Il restera de tout ceei dans l'esprit de ceux
qui ont assisté à cette soirée une chose qui
vaut encore mieux que )c souvenir d'un soee-
tacle, si attrayant qu'il fût.
Nous voulons parler du témoignage sincè-
rement touchant de confraternité artistique
que les artistes les plus estimes, comme ca-
ractère et comme talent, ont bien voulu don-
ner à une de leurs camarades que les hasards
de la vie de théâtre ont tenue é[oignée de la
scène depuis longtemps, et sur quicet'e re-
traite momentanée aurait pu faire retomber
quelque défaveur.
Le concours des artistes estimés qui se
sont fait entendre vendredi soir à l'Ambigu
a été pour Mme Duguerret une précieuse
manifestation dont elle doit être. certaine-
ment plus Gère et plus heureuse que du
succès personnel qu'elle a obtenu.
PAULpOCHE.
t'hM&trf T~ttbont. Les ~moM~ ~u 6oM~e-
vard, pie ;e en cinq actes de M. 6. Marot et
Jonathan.
Les petits jeunes gens qui se donnent ren-
dez-vous les soirs de preM!'ë?'e à la salle Tait-
bout ont eu beaucoup de peine hier à se li-
vrer à leurs exercices habituels. Ils en ont
été réduits à souligner de la canne quelques
mots qu'il leur plaisait de trouver ëgri)!ards,
et de saluer ironiquement chacune des en-
trées de MUe Soll, une gentitie débutante
qui ne méritait pas un semblable accueil. J'ai
hâte d'ajouter que la jeune débutante n'apas
le moins du monde paru émue des gentil-
lesses de ces courtauds de boutique qui
moyennant quarante sous se donnent des
airs de joyeux viveurs, et qu'elle a joué et
chanté très agréablement.
Le personnel féminin de ce théâtre s'amé-
liore d'ailleurs. Il y a là trois ou quatre pe-
tites actrices qui se forment tout doucement,
et je vous prie de croire que, quand elles
sortiront de la salle Taitbout, eltes seront
aguerries et pourront braver le public le plus
tapageur du monde.
La nouvelle pièce, qui a bien marché, est
inspirée, comme tous les ouvrages de ce
genre, par le C/'t~eaM de ~mHe d'~ah'e. Les
deux premiers actes sont amusants et tien-
nent de la comédie des quiproquos drôles,
de la gaieté, de l'entrain et de jolis couplets.
J'aime moins les trois derniers, qui sont plu-
tôt des tableaux destinés à l'exhibition d'une
demi-douzaine de jeunes personnes aussi
peu habillées que possib'e. Mais le tout est
d'autant plus suffisant pour constituer un
spectacle agréable, que décors et costumes
sont très propres et très soignés.
< FRANQO!S OSWALD.
AtMMée. La Goguette, c~médie-vaudevIUe
en trois actes, de MM. Raymond et Baram,
musique de M. A. Louis.
Passons maintenant à l'Athénée, avec!e"
quel je suis en retard de vingt-quatre heures.
Ce n'est qu'à la deuxième représentation
que j'ai pu voir Go~ue~e. Le public bour-
geois, dans les rangs duquel quelques con-
frères sont épars, s'amuse avec franchise et
je fais comme le pubiic.
Il s'agit, au milieu de péripéties bouffon-
nes, de la recherche d'une paternité née
d'un billet de logement. Au lendemain de la
bataille d& Zurich, un hussard nommé Jobi-
net reçoit dans un village suisse une hospi-
talité si écossaise de'ta part d'une jeune fer-
mière, qu'un enfant en résulte. Cet enfant,
devenu majeur, se met à la poursuite de ce
hussard, avec ce seul renseignement que
l'auteur de ses jours porte, comme tatouage,
un sapeur au verso de son individu.
Tombant au milieu d'une goguette, de ses
chansons, de ses cérémonies, le hasard met
ce fils en présence de deux combattants de
Zurich, également tatoués. Lequel est illus-
tré du sapeur? En vain U interroge ses al-
lures le font prendre pour un agent de po-
lice. Comme ces réunions chantantes asi-
le de conspirateurs inquiètent l'autorité,
et que récemment des arrtestations ont été
faites, les goguettiers s'effraient et prennent
la fuite.
Alors la chasse commence, inouïe, folle,
dévergondée, avec des travestissements, des
quiproquos sans nombre.
Enfin, le père et le fils tombent dans les
bras l'un de l'autre, tandis qu'un double
amour est couronné en même temps par
l'heureux hussard, président de la goguette.
Telle est, résumée, l'odyssée baroque de
MM. Raymond et Burani.
C'est Montrouge, avec son entrain et sa
bonne humeur, qui mène la pièce, dans la-
quelle Lacombe s'est taillé un rôle de mili-
litaire suisse des plus réussis, et Duhamel,
un grognard, dont la balie qui remonte est
une trouvaille. Allart a bien costumé et dé-
taillé finement un rôle un peu sérieux.
Quant à la partie féminine, elle est con-
fiée à Mme Macé, qui chante une romance.
à faire rougir UM caserne de hussards et
joue au deuxième acte une scène de séduc-
tion, comme Alphonsine l'aurait rêvée. Une
jolie fitle, Mlle Léona, a eu un succès de cos-
tume. C'est une gravure de mode de 1825.
Ce pastel est encadré dans un escadron de
fillettes qui ont quelques répliques à dire et
de jolis déshabillés à mouler.
La musique de M. Louis est saos préten-
tion. On l'écoute avec plaisir. tt
Somme toute, un succès.
FRANÇOIS OSWALD.
La. Soirée parisienne
LES ~~0 MS D BO ME ~4 /!D AU TRÉATRE-
TAITBOUT.
Encore une ou < deux premières auThe&tre-
Taitbout, et le calme sera complètement rétabli
dans ccHo ravissante petite salie qui Unira psr
être un théâtre comme les autres.
Hier soir, a la première des ~mour.; du botJe-
~(.[rct, de MM. Mnrotet Jonathnn, il y avait encore
quelques tapageurs qui ont essayé de troubler ta
represcnta'iD!), d'aceoiHpMguer ics couj.teis avec
leurs cannes, mais cela n'a pris que fort psu.
Les gommeux en ont été pour leurs frais et
n'ont point trouvé d'écho parmi 1~ public.
Salie superbe t MM. le prince Udh'zin, Jan-
vier de la Moite, Caa!in, qui prétend que les
orcit es lui cornent.vitte (p~b~ttlemeût parce
qu'il ttfitoudt'i ciOMhcsdoce ?(:'<)). vi))nge). La
presse au grand complet, notammon! MM. Vitu,
Tarbe, Pt'ével, Utaretie, Abraham, Oswa'd, etc.
Ueriains critiques puratssent et dispttra'ssent.
lis purtag-ent Jour soirée entre la r6j)ét!t!nn gé-
ncratedu~rnuo au Théâtre-Lyrique et la pre-
mtere'de Taiibout.
Les boursiers vont et viennent du boulevard au
théâtre et vice-versa.
Au~si, les conversations manquent-eites un
peu de suite et donnent'-eHes lieu à une t'ouiede
quiproquos.
Comment cela va-t-ii là-bas t
Ça s'embrouitie On est de plus en plus
au Rou'.
Au Lyrique ? Mais non en Orient. t.
Un peu ptus loin
Eh bien queues noùveUes ce soir '?
Le troisième acte est superbe. Musique ad-
cnrabiet mise en scène merveitieusei. On
s'attend à un grand succès au dénoûment.
Mais on me disait que le dénoûment, c'é-
tait la guerre 1
Ah t c,a, de quoi croyez-vous donc que je
ous parle?
De la guerre d'Orient, parbleu 1
Mais non, du Bravo.
C'est à peine, en revanche, si l'on s'occupe des
~moMM dM<)Otf<La direction pourtant s'est mise en frais. Il y
n deux décors très réussis ie boulevard Boune-
Kouvetio et le passage de l'Opéra.
Au quatriè'ne acte, le septuor des chats est une
trouvaille. Les artistes ont miaulé avec une telle
vérité, que le chat du théâtre est venu se mettre
de la partie.
En. rentrant au journal, j'ai rencontré, au coin
du faubourg Montmartre, quelques faux gom-
meux que j'avais entrevus quelques instants au-
paravant au Théàtre-Taitbout ils se livraient,
sur nature, à une étude approfondie des amours
du &OM~Nar(< 1
PABtsnm.
t)X! PROBLEME QM'nm
Arîthtméttqme amusante.
PROBMMEN°4 4
Un fermier donne un certain nombre
d'œufs à ses trois servantes, et dit à la pre-
mière d'en prendre la moitié plus la moitté
d'un œuf; à la seconde, de prendre la moitié
de ce qui reste plus la moitié d'un œuf; efi-
fin, à la troisième, de prendre la moitié de
cequiresteplus la moitié d'un œuf~ a condi-
tion qu'elles n'en casseront pas.
Combien leur a-t-il donné d'œufs et com-
ment se sont-elles arrangées pour faire le
partage? '?
EDOUARD FY.
.P.nvoyée avant le 20 courant.
En vente à la fibrairie académique Didier
et C", 35, quai des Augastins.
Louis ..ÏY// et Rt'cAe~eM, ëtudo historique, par
Marius Topin. Ouvrage couronné par l'Académie
française, 3" édition. 1 vol. in-12: 3 fr. 50.
Henri /~ct Ma?':6 de Motets, d'après des do-
cuments nouveaux, par Berthold ZeUer, 2~ édi-
tion. 1 vol. in-12 4 fr.
La Femme roHKMne, étude antique, par Mlle
Oarisse Bader, 2" édition. 1 vol. in-12 3 fr.SO.
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En vente, chez l'éditeur Lemoine, 17, rue Pi-
galle, la Messe en musique à deux voix égale",
avec accompagnement do piano ou d'orgue, par
L. Tarbé.
Ao. GOÛCH&U.VêtementcompIetEtbeuI. 22~
Dimanche, 1S avril, à trois heures, sermon de
charité, à Saint-Germam-l'Auxerrois, par le
R.-P. Constant, dominicain, pour tes OEuvres de
Montrouge.
PORTE-BO!JTE)LLESEMFER~V!MS
Sents inventeurs, BARBOU & FtLS, 35, r. Montmartre.
MA!SONouPONT-NEUF.PanMonnou7eanM9'
tNST!TUTI8N~sBÈGUESdePARISiM.Ch9r!m]~.EyIm.80
~-a~q~Kêa< &)H)*queia st pep~mmew.
Fd DEBAtSE @! G*, 102, fua de R:che!ien.
e
BRUITS DE COULISSES
Aujourd'hui, à la Comédie-Française, sous le
patronage de Mme la maréchale de Mac-Mahon
et au bénéfice des pauvres, Matinée composée de
~nM Fritz et de
M\M<
Les représentations de ~'FetMtan qui devaient
prendre fin aujourd'hui dimanche, sont prolon-
gées jusqu'à jeudi ~9, inclusivement le beau
drame de M. Paul Deroulède aura donc encore
quatre représentations. Vendredi et samedi, on
fera relâche, à l'Odëon, pour les répétitions gé-
nérales de MaMprat, dont la première repré-
sentation est fixée définitivement au lundi 23
avril.
L'engagement de Geoffroy au Palais-Royal
expirait cette année, et l'exceilent artiste avait
reçu des propositions brillantes de plusieurs di-
recteurs de Paris. On avait même parlé de son
entrée à la Comédie-Française, où son talent si
fin et si naturel eut été fort apprécié.
Nous apprenons que la direction du Palais-
Royai, désireuse de conserver un pensionnaire
si précieux, vient de lui faire un pont d'or pour
le reuouvellement de son traité
48,000 francs par an, deux mois de congé et
la faculté de ne pas répéter quand il joue 1 telles
sont les nouvelles conditions suivant lesquelles
M. Geoffroy reste sur la scène Montansier, dont
il est d'ailleurs le principal attrait.
Nous avons annoncé dernièrement que M. Jac-
ques Tresse intentait un procès au petit journal
lonnes divers couplets de .Ebs<7tt et de ia Mar-
yo!oMte.
M. Jacques Tresse nous écrit aujourd'hui pour
"ner qu'il a retiré sa plainte à la suite
~'Te ~reoue adressée M. Dovriès, direc-
a une lot're que i~- jnnrn'))
teur-administrateur uu~
Hier, à quatre heures de l'après-midi, S f~~u
l'enterrement d'Alexandre Michel, dont nous
avons annoncé la mort. Le service funèbre a été
célébré dans )a petite église d'Auteuil. Quatre
cents personnes environ accompagnaient le con-
voi de l'ancien artiste des Variétés.
''?~'
Nous avons raconté que la direction du Vau-
deville avait maille à partir avec l'Assistance pu-
Mique, au sujet de la loge concédée au proprié-
taire de )a saHe.
11 y a quelques années, un cas de même na-
ture s'est, présenté sous la direction de M. Thi-
bandeau au thé&ire des Variétés. s'agissait
d'une loge attribuée également aux propriétaires
de la salle, MM. Crém. A notre gmad regret,
M. Thiboaudeau perdit son procès et dut payer
les droits exigés. Mais nous croyons que, indé-
pendamment de certaines conditions qui, dans
l'espèce, ne seront pas exactement les mêmes,
la jurisprudence n'est pas fixée sur cette ques-
tion et que, le fût-cité, la direction du Vau-
deviHc rendra un grand service à tous les théâ-
tres de Paris en saisissant cette occasion de la
faire réformer.
Les théâtres ne vivent plus sous le régime du
privilège. Ce sont aujourd'hui des industries pri-
vées exposées à tous les hasards, à tous les dan-
gers de la concurrence. Ils ont droit à la même
liberté, ta mémo protection que toutes les au-
tres industries. Et c'est ce qu'il faut démontrer
sans craindre de tomber dans des redites.
Le droit des pauvres est sans contredit une
des causes principates de la fermeture des théâ-
tres de Paris pendant l'été. Paris y perd, le com-
merce en soutire, l'assistance publique y trouve
une no)ab!e diminution do ses revenus. Pour-
quoi ne pas éviter d'aggraver la situation? Tout
droit poussé à l'excès dégénère en abus. Quand
l'abus devient trop criant, on le supprime. Est-
là ce que veut l'Assistance publique ? '?
Depuis deux jours, aux Folies-Dramatiques,
le rote de Méphisto, du Petit FaM~, est rempli
par MUo ZélicWeil, la charmante transfuge des
BouSës.
Mlle Weil a obtenu, dans !o rôle ravissant,
mais difficile, créé par Mme Van Ghell, un suc-
cès do bon a!oi.
WM<
A Londres, comme dans toutes les grandes
capitales la sécurité du pubtic, en cas d'incen-
die d'un théâtre, est l'objet des plus vives préoc-
cupations.
La commission spéciale nommée à cet effet
a entendu io représentant du lord Chamberlain,
et il ressort de sa déposition que l'inspection
annuelle des salles de spectacle n'est pas suffi-
sante. Ce fonctionnaire est d'avis que le public
devrait organiser et payer un service spécial
de surveillance, et de plus, dans chaque c'!S de
violation du règlement de police, poursuivre de-
vant les tribunaux le directeur par la faute duquel
un accident arriverait.
v~<
On a repris hier avec succès, à l'Eldorado,
Tréfeu, musique de M. Nargeot, interprétée par
M. H urbain et Mlle Maria Rivière.
Mlle Amiati a créé, dans cette même soirée,
un récit dramatique de MM. Jacques Grancey et.
Paul Bilhaud Tou/oMM amM musique de Char-
les Malo.
Prochainement.Ie G~et de /~MMe, opérette
de M. Félix Savard, musique do M. Ch. Pourny.
MW«
L'Alcazar d'hiv&r donnera lundi prochain sa
dernière représentation de la saison au bénéfice
de son habile chef d'orchestre, M. Léopold de
Wenxel..
On nous promet une soirée des plus attrayan-
tes.
~<
C'est par erreur que nous avons annoncé avec
plusieurs journaux que le drame en vers do M.
Jules Barbier intitulé i7M .Retot~ de ~MnMM,
avait valu à son auteur un prix à l'Académie.
Cette pièce, complétement inédite, est restée
jusqu'ici en dehors de tout concours académique.
L'Ambigu la répète activement et la première
représentation en est fixée au samedi 21 avril.
<~M
Uue briHante soirée musicale et dramatique
aura lieu dans la grande salle du Conservatoire,
le lundi soir, 16 du courant. Cette soirée, à ta-
quelle concourront la Comédie-Française, le
Théâtre-italien, !e Theatre-Lynque, le Gym-
nase dans laquelle on entendra Mlle Heilbronn,
MM. Pandoinni Sivori, Delaborde, etc., a été
organisée par les soins de la Société artistique
ia Cigale. Cette représentation, donnée au béné-
fice de )a catastrophe de Graissessac, sera pré-
cédée d'une co'aférence M. Henri de Bornier.
M<~
Le changement de direction du Paiais-Roya!
va évidemment entraîner le renouvellement du
traité avec la Société des auteurs dramatiques,
dit un de nos confrères, membre de la commis-
sion des auteurs.
Ce traité, consenti pour toute la durée de !a
direction Plunkett, Choler et Dormeuil, était
peu favorable aux intérêts des auteurs.
Nous espérons, dit-il, que la commission pro-
fitera des changements qui sont annoncés dans
le triumvirat du Palais-Royal, pour imposer à
ce théâtre les mômes obligations que supportent
tes autres scènes du même genre.
L'autre jour au cimetière de Saint-Ouen,
on a enterré un pauvre artiste, poète-musicien,
dont beaucoup de Parisiens ont pu oublier le
nom, mais qui était assurément fort connu des
provinciaux en tournée à Paris, pour lesquels
« la vue du Lapin-Btanc a de la Cité était une
des plus grandes curiosités de la capitale.
Nous voulons parler de Félix Bornet, J'impre-
sario, ou plutôt l'ex-barnum de l'ex-cabaret du
Lapin-Blanc, si curieusement décrit par Ei~ène
Sue dens ses Mystères de Parts.
Féiix Bornet, étudiant de douzième année,
bohème incorrigible, s'était fait une spécialité,
celle d'expliquer aux visiteurs l'origine du La-
pin Blanc, celle des vers inscrits sur les murs
de la cour et de la salle, en un mot d'être le ci-
cérone de ce singulier établissement. De 1852 à
1860, on le trouvait tous les jours dans l'établis-
sement, très régulièrement de une heure à qua-
tre heures de l'après-midi. Les dimanches, il y
restait presque tout le jour.
D'un ton fort poli, il demandait aux visiteurs
s'il leur était agréable de connaître, dans tous
ses détails waM, l'origine de l'établissement.
Sur la réponse presque toujours afnrmative
des consommateurs curieux, il commençait par-
faire le récit qui a servi de thème à Eugène
Sue; puis, il lisait les vers inscrits sur les murs,
aux plafonds, invitait ses auditeurs à visiter les
« soutenais x de la maison. A la sortie, quel-
ques pièces de menue monnaie récompensaient
le cicérone obligeant, qui partageait la re-
cette avec l'ogresse.
A ses moments de loisir, Félix Bornet avait
composé quelques pièces de théâtre qui 'ne pu-
rent être jouées, entre autres le C/te/-HeM de
'depN()rMandM, etc. H est mort, il y a trois jours, à.
l'uge do cinquante-huit ans, dans un misérable
galetas de la rue du Ruisseau, à Montmartre.
Quelque voisins seulement, qui connaissaient
à peine son nom, l'ont accompagné jusqu'au ci-
metière.
w~<
Le 15 aoùt 1874, Ml!e Clarisse Boyer, dan-
seuse au Thratre-Lyrique, avait apporté dans sa
loge une boite en carton renfermant un médail-
lon, une paire de boutons d'oreHIes en brillant
et un saint-esprit en perles unes, le tout repré-
sentant une valeur d'environ 1,000 francs ces
objets lui furent volés dans sa loge.
Les auteurs de ce vol ne furent découverts
que beaucoup plus tard.
C'étaient les époux Jacquard, emp'oyés~ u
Théâtre-Lyrique au moment du vol, la femme
comme mailloteuse, le mari comme homme de
peine.
Jacquart vendit les boutons, un peu plus d'un
an après le 4 octobre 1875, un sieur Dauphin,
horloger.
C'e~.hier, seulement, quo les deux prévenus
ont comparu devant la 9° chambre du tribunal
correctionnel, on ils ont déclaré n'avoir rien à
dire pour leur défense.
L9 tribunal lésa condamnés chacun & treize
mois de prison.
v~
Les représentations de la 6'oct'etc ~fenft C/to<-
kt commenceront incessamment au troisième
Théâtre-Français.
La charmante salle do M. Ballande va possé-
der un orchestre de trente musiciens choisis,
qui, sous l'habite direction de M. Henri Oho)iet,
exécutera comme ouverture et pendant les en-
tr'actes les morceaux les pins gais et les mieux
réussis des mnitrcs anciens et des jeunes compo-
siteurs modernes.
La 5'oc:e monter de véritables petits opéras-comiques iné-
dits, qui doivent Ngurer sur les programmes, à
côte des pièces littéraires du troisième Théâtre-
Français.
Nous croyons que cette heureuse combinaison
est appelée a rendre de très grands services à
l'art dramatique et à l'art musical français.
FKAKÇOIS OSWAU)
SOCIÉTÉ ANONYME DES
M! M ES DE DiÈLETTE
(~:)}eMM de /er occ~c mo~M<
PRÈS CHERBOURG ~MANCHE)
Concession perpétuelle (Décret du 8 février 1865
C~ptta! soc!at 3,OOa,
SOUSCRIPTION
A S,0~@ ACTIONS PRIVILÉGIÉES
DB 500 FR.
Jouissance du 1"' avril 1877.
Les Actions privilégiées ont droit, avant tout
partage, à un prélèvement de S 0/0.
Les actions de second rang touchent ensuite
S 0/0 et ie surplus des bénénces est partage, en-
tre toutes tes actions.
Les ach'otM pWutM~te'M ~s. dttfe'e c
CONDITIONS DE LA SOUSCRIPTION
50 francs en souscrivant.
75 à la répartition.
125 du 20 au 25 mai 1877.
125 du 20 au 25 juin 1877.
125 du 20 au 25 juillet 1877.
Les settMM seront livrées à 492 /r. 50 MCf, auec
5'otiser:pLa q:tautité de minerai exploitable est évaluée
33 millions de tonnes. C'est la plus grande
masse de minerai de fer que possède la France.
La Suède n'a pas de gisement plus considérable.
Présence de l'or. La présence de l'or
dans les minerais de Diélette a été récemment
découverte et constatée par dix analyses.
C'est une affaire nationale qui crée un vaste
marché do minerais pour l'ouest et le nord de
la France et le sud de l'Angleterre.
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u hésiton& pas à )& Mcommander d'Hno mannii'e
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SH!:n.s o't' Jeux.
La maison Plenel Crozier jeune, gendre et
successeur, une des plus anciennes de Pans,
est particulièrement connue par le soin qu'etto
apporte ia fabrication des billards qui sortent
de ses ateliers. Ces billards sont construits dans
des conditions de solidité et de bon goût qui ae
laissent rien .à désirer.
Grand choix da billards simples et riches.
La maison Crozic;' jeune se charge de la loca-
tion, de l'échange et des réparations que néces-
) site l'entretien dos billards.
On trouve aussi dans cette maison un assord-
ment complet de jeux de salon et de jardin.
Maison principale, 68, rue de Bondy; maison
de détail, 8, boulevard Saint-Ma'tin.
dérabloment augmentée, du gâteau auquel ils
avaient fait, MH8B6; de si larges entailles.
La ~N~etMan
confrères en radicalisme. Elle prétend au-
jourd'hui, contrairement .a 'l'assertion'du
~?
V. Hugo, les rrcHxztHeMrs de <6t ~Mf.
Mais voici où les affaires de laJ!fse gâte tout à fait
Tout journal radical qui paraît serait très"
heureux de laisser croire à ses lecteurs qu'il
a le bonheur de posséder Rochefort parmi
ses rédacteurs masqués.
Or, voici la lettre que publie le 7!
On m'apprend que des faiseurs colportent la' `
nouveUè'de mon émigration à la .MarM~Me, à
dix centimes. Je.tiens essentiellement à démen-
tir ce faux bruit. Je ne suis et ne veux être abso-
tument ~pur rien ~daas la feuiUe en question.
Votre dévoué collaborateur,
X:y.
Le /re?-e Rochefort est dur pour i'amt Ar-
mand BuportaU~ a
GEORGES MAYRANT.
BOURSE au t4 AVRIL !877
La guerre n'est pas encore déclarée, la situa-
tion est toujours indécise et la panique s'accen-
tue. Une situation franche, quelque mauvaise
qu'elle soit, nous ferait moins de mal que ces
tncertitudes.
Les Consolidés anglais commencent aujour-
d'hui une reculade sérieuse, ils nous arrivent en
seconde cot& à 98 1/16, ayant perdu 13/16 depuis
hier et 1 0/0 depuis deux jours. Pour qui con-
nait la résistance des Consolidés, la chose est si-
gnincativo.
Chez nous, la situation de place aide beau-
coup à la débâcle. On était si fortement engagé
à la hausse que les oBres abondent, mainte-
nant qu'on est forcé de se liquider; mais le
comptant, l'épargne en général, ne partage pas
absolument les craintes de la spéculation, et nos
gros capitaux disponibles commencent à trouver
le taux favorable a de sérieux achats.
L'épargne absorbe donc une partie des oSres
des haussiers, et il se pourrait bien quelle em-
pêchât. le mouvement de baisse de prendre de
trop graves proportions.
Au moment du combat les fortes~éserves sont
précieuses.
Le 3 0/0, que nous avions laissé hier à 69 50,
débute à 67 §0 ios commencements de la Bourse
sont désastreux; on descend jusqu'à 67 60, puis
on se relève vivement, on regagne le cours de
68, et on s'établit en clôture à 68 78. On n'en
perd pas moins encore 75 centimes.
Le S 0/0 était resté à 105 70, il débute à 104,
touche 103 75 et se relève à 104 75, perdant
9o centimes.
Remarquez que la fermeté relative du 3 0/0
et du 5 C/0 se déplace.
C'est aujourd'hui la réponse des primes, elle
no présente rien d'intéressant à de pareils cours
toutes sont abandonnées.
L'Italien ouvre à 67 10, s'effondre jusqu'à 66
2S et remonte en clôture à 68 10. Il perd 1 fr. 40;
ses mouvements sont désordonnés. Sa sensibilité
le rend absolument dangereux dans ces moments
de crise.
Les Florins sont à 33; cela n'a rien d'étonnant,
cette valeur est trop neuve chez nous pour être
déjà acctimatée et pour avoir poussé d'assez ré-
sistantes racines. Les Egyptiennes sont à 167 SO
.et 27S..
Les valeurs, de plus on plus négligées, sont
cependant lourdes. Le Comptoir d'escompte reste
à.6SS; le Crédit foncier recule à 560; l'Est perd
le fr.; le Lyon 20 fr.; le Nord 10 fr.; l'Orléans
2S fr. L'Orléans, depuis quelques jours est, re-
marquez-le, un peu plus touché que les autres.
Le Gaz est à 1,212 le Supz à 630 les Trans-
atlantiqpes à 367 SO le Mobilier espagnol à
428; las Autrichiens à 430, montrent qu'il y a
cependant des parties de la cote profondément
troublées.
Les obligations reculent toujours. Lyen, 322
50 Nord, 329 l'Orléans, cependant, remonte a
329. Les petites obligations n'ont rien d'intéres-
sant.
E.B.-
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8 0/D. 8B 75 69 68 50 40. 4i heures,
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Kil. MM.
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Chapaize. 601/2 S. A. R. le princè.d'O-
range.
Aîda. 601/2 S. A.R. le prince'd'O-
1.11, range.
MerveHleuse.60)/p,.Lasarde.
raturean.s& F.Ksht.
Le Duc. SO Comte F. de Lagrange.
Beau Sire. So Baron de Rothschild.
Impartial. co Moreau-ChasIen.
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de 3 ans et au-dessus. Entrée, 400 fr. la moitié
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4 ans, 60 kit. 4/2; S ans et au-dessus, 63 kit. 1/2.
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Braconnier. 60 i/2 Comte F. de' Lagranee.
Atmanza. 62 A. Lupin.
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Strachino 49 Bâton de Rothschild.
Saint-Christophe. 49 Comte de Lagrange.
Champion: 47 H:'A. Cartier.
Pornic 4T. A. Desvignes.
Ravisseur. 47 E. Foald.
Système. 47 Haras de Martinvast.
Mab II. 451/2 E. Fould.
jfnxtte l'Etoile. 8,000 fr., pour chevaux
de 3 ans. Entrée, 100 fr. la moitié des entrées
au second. Poids: 36 kii.~Le gagnant sera à
vendre pour 20,00~ fr. Distance, -2,400 mètres
environ. (Grande piste).
EiL MM.
La Farandole. 54~/2 Comte F. de Lagrange.
Bourbon. S2~2 Com'edeBerte~x.
Patriarche. 821/2 A. De&vignes.
Soldat. S2~/2 H.Hawes.
Zëphir. S2 i/2 E.-M. Boislay.
Martial. S2t/2 ComteHenri.
MMarena.Si Christ, de Beauregard.
Brigade si Comte de Lagrange.
Baltique. 5t Comte de Meus.
Corinne. St Moreem-ChasIon.
DRicioée. St
B rigitte. SI A. Lupin.
Marie-Rosé. 51 Vte J. de Saint-Vallier.
Prix do Suresnes. 6,000 fr. pour che-
vaux de 4 ans et au-dessus. Entrée, 100 fr. la
moitié des entrées au second. Distance, 3,000
mètres environ. (Grande piste.) ~-1
Tr:1,
~u. MM..
Premio. S6 A. Lupin.
Roublard. S6 Haras de Lonray.
Bijou. 56 ComteF.deLa~range.
Bamboula. S41/2 Christ, deBeaure~ard.
Toquade. S41/2 Baron de Rothschtid.
Augasta. 54 1/2 Gomte de Lagrange.
Auguste IL. S3 L. André.
Prestige. 53 E. Blanc.
Nos f&vopis t
Pmx D'ÂUTEUiL. Le'~eMds et Chapaize.
PMX DES CARS. La yoncAsM et Le Dt'aMe.
Pmx BIENNAL. PtMonMei et DoM~oM.
LA. CocpE. 5
MON~ KAN.'
P.-5'. Un grand nombre do nos abonnés, à
qui la masse des &oo~Mta/ceM installés au champ
de courses n'inspire qu'une médiocre connanco,
nous demandent de leur faire savoir queHes sont
les agences avec lesquelles ils peuvent parier en
toute sécurité.
Nous allons étudier cette question et, à partir
de dimanche prochain, s'il y a lieu, nous four-
niront à nos lecteurs les renseignements qu'ils
réclament de nous.
Z'a&oM~aKce <~s macères MOMs o&h'ye d
~me~re '? demenK SM!
CHRONIQUE DES TRIBUNAUX
tJm a.saaaain p~mssie!! Le Ga~oM
a raconté en son temps, et avec les plus grands
détails, l'histoire de ce bouquiniste qui ne pou-
YEdt comprendre que le mari do sa maîtresse
eût le droit de ne pas vouloir être. trompé, et
qui essaya de se débarrasser de lui en l'assas-
sinant.
Nous rappelons son:cas, que la cour d'assises
a jugé hier. -1
Hummel, Allemand d'origine, hkbite Paris
avec sa mère, dont il est te soutien.
Sa profession consiste à vendre de vieux li-
vres, qu'il étale pendant le jour sur le parapet du
qnai Manquais, et qu'il reporte le le soir dans un
magasin de la rue des Beaux-Arts.
En 1873 ou 1874, Hummel fit la connaissance
du sieurSchmi~qui habitait alors rue Maza-
rine, et il ne tarda pas à entretenir avec la femme
de Schmitz, qui, entre parenthèses, estloind'étro
belle, des relations adultères.
Au mois d'octobre 1875, les époux Schmitz fu-
rent Condamnés pour vol chacun à une année
d'emprisonnement. Le mari fut libéré dès le 20
juitlet suivant, parce qu'il s'était soumis volon-
tairement, pendant sa détention, au régime cel-
lulaire mais la femme ne fut rendue à la liber-
té que le 20 octobre.
Ce jour-là, Schmitz alla trouver sa femme à
la prison de Saint-Lazare pour la ramener au
domicile conjugal mais elle refusa de le sui-
vre et s'en alla retrouver Hummel, auquel elle
avait donné un rendez-vous par lettre, et qui
t'installa dans un cabinet, au quatrième étage
de la maison sise rue de l'Ecole-de-Méde-
eine, 69. A partir de cette époque, les ancien-
nes relations se rétablirent, .et il vint visiter ré-
gulièrement sa maîtresse matin et soir.
Cependant Schmitz, qu'on représente comme
un ouvrier laborieux et d'un caractère doux et
paisible, no pouvait se résigner à l'absence de
sa femme, et s'était mis à sa recherche n'ayant
pas réussi à la découvrir, et, convaincu que
Hummel connaissait le lieu de sa retraite, il avait
chargé un sieur Chommeloux, marchand de mi-
néraux, dont l'étalage touchait à celui de Hum-
mel, d'interroger celui ci et de chercher par feus
les moyens possibles ~surprendre son secret.
A cet effet, sans tenter de délicates interpel-
lations, Chommeloux suivit son voisin, le 12 dé-
cembre, au moment où, vers la fin du jour, il
quittait son étalage et le vit entrer dans ia mai-
son de la me de l'Ecoie-de-Médecine il en in-
forma dès le lendemain Schmitz, et le jour mê-
me, vers cinq heures du soir, tous deux se mi-
rent en observation dans la rue désignée: Hum-
mel'y arriva bientôt, et ils le virent franchir sans
hésiter le seuil de la. maison, où déjà la veille.
à la même heure, il avait pénétré. Sans tarder,
Schmitz demanda au concierge le logement de
Hummel, et, après quelques réponses évasives,
le cabinet du quatrième étage lui ayant été in-
.diqné, il monta rapidement l'escalier.
Comme il arrivait sur le palier, Hummel et !a
femme Sehmitz sortaient ensemble de leur cham-
bre il se cacha dans l'ombre pour les laisser
passer, les suivit sans bruit jusque dans la rue,
et, là, saisissant brusquement sa femme par le
bras, il la ramena sous la porte cochère et lui
intima l'ordre de remonter avec lui dans la
chambre. La femme obéit sans résistance, et,
pendant plus d'une demi-heure, les deux époux
restèrent enfermés dans le cabinet qu'Hummel
venait de quitter.
Schmitz, justement irrité, adressa tout d'abord
à "a femme de vives remontrances il s'emporta
même jusqu'à la menace et lui ntvoir, pour l'ef-
frayer, la lame ouverte d'un couteau de poche
mais, bientôt, son courroux s'apaisa devant l'at-
titude humble et suppliante de celle que, malgré
ses fautes, il n'avait pas cesser d'aimer et, sur
la promesse qu'elte lui fit de reprendre la vie
commune, ta réconciliation devint complète.
Pendant ce temps, Hummel paraissait en proie
à la plus vive surexcitation. Chommeloux, qui
l'observait le vit aller et venir sur le trottoir pen-
dant un quart d'heure, puis entrer dans la mai-
son ou il avait vu remonter la femme Schmitz,
en ressortir presque aussitôt, se promener enco-
re dans la rue, enfin s'élancer de nouveau dans
la maison, comme un homme dont la résolution
est arrêtée. A ce moment, la dame Courtois, qui
travaillait au quatrième étage daas une cham-
bra dont la porte, restée ouverte, donnait en
face de celte où se trouvaient les époux Schmitz,
le vit sppàraitre sur lo paHior, tenant à la main
droiteun revolver, et à la main gauche une
canne plombée.
Y a-t-il pfusieurs personnes avec Madelei-
ne ? lui demanda-t-i).
Non, répondit la dame Courtois, il n'y a
q'MSOnmari. ':?
M. K.
Voila pour faird son affaire, répliqua Hum-
mel en lui montrant son revolver.
Au môme instant, la porte du cabinet s'étant
ouverte, Schmitz, qui se disposait à sortir, parut
sur le seuil. Aussitôt Hummet dirigea sur lui le
canon de son arme et fit feu, en s'écriant
H faut que je te tue.
Sehmitz reçut te projectile dans le Cane droit,
Quoique très grièvement blessé, il put encore
renverser son meurtrier, le désarmer et descen-
drè précipitamment l'escalier.
Sous la porte cochère, il rencontra Chomme-
loux, qui, de la cour ou H l'attendait, avait en-
tendu le bruit de ta détonation et s'était empressé
d'avertir un agent. D'ua geote et d'un mot, il fit
connaître le crime dont il venait d'être ta vic-
time. Hummel fut de suite recherché; mais il
s'était caché, ainsi que la femme Schmitz, dans
un escalier dérobé et il put bientôt, avec ette,
aller se réfugier dans le logement de sa mère,
rue Jeanne-d'Arc. 0
Quant à Schmitz, il fut conduit le soir môme
à l'hôpital sa blessure pouvait être mortelle, car
la batte avait pénétré dans la région abdomi-
nate a une profondeur telle, qu'il était impossi-
ble même d'en tenter l'extraction. Néanmoins,
sa guérison fut assurée après un mois de soins
et de repos.
Quelque évidente que soit sa culpabilité, l'ac-
cusé soutient que le sieur Schmitz a été victime
d'un simple accident, dont même la responsabi-
lité lui appartiendrait toute entière; Schmitz
t'aurait menacé de son couteau une lutte s'en
serait suivie, et, dans cette lutte, le revolver,
qu'il avait mis en avant pour se défendre, se-
rait parti sous la pression du doigt de son agres-
seur.
Mais cette exolication est contredite de la fa-
çon la plus expresse par la déclaration de la fem-
me Courtois et par celle des époux Schmitz; de
p!us,HummeI l'a combattue lui-même à t'avance
lorsque le 13 décembre) après son crime, il disait
à la femme Schmitz
Cette fois j'ai été dans mon tort, je le sais
bien.
Et plus tard, à sa mère, en se jetant à ses ge-
noux
Je viens de faire uti malheur j'ai tiré un
coup de revolver à son mari.
C'est donc volontairement et sans aucune pro-
vocation de ta part de Schmitz que l'accuse a
dirigé sur lui une arme meurtrière depuis long-
temps déjà, d'aitleurs, cette funeste pensée avait
germé dans son esprit car, dans le courant du
mois de novembre dernier, s'adressant à ta dame
Collet, qu'il venait de voir causer avec Schmitz
sur le quai Mataquais, il lui avait dit
< Si vous le revoyez, dites-lui que j'ai
acheté un revolver et que je le tuerai avec. f
Le Prussien Hùmmet, en dépit des habiles
efforts do M" Thiroux, son défenseur, a été con-
damné à sept ans de réclusion, sans surveil-
lance;
MÂMUSCARBONEL.
T:BT~B€ESr
AjtMbigtt. La représentation au bénéfice do
Mme Duguerret.
La représentation annoncée au bénéfice
de Mme Duguerret a eu lieu avant-hier soir
à l'Ambigu, avec un succès presque sans
précédent. Et les artistes qui ont prêté leur
concours à ce spectacle si intéressant n'ont
eu qu'à se féliciter du très chaud et très lé-
gitime accueil qu'ils ont reçu.
On comprendra que nous ne puissions
rendre compte en détail d'une représenta-
tion de ce genre, qui a duré jusqu'à une
heure trois quarts du matin Nous nous
contenterons de dire que les artistes de la
Comédie-Française, du Vaudeville, des Va-
riétés et du PaJais-Roya), ont rivalisé d ta-
lent et de verve.
Mmes Thénard, Picard, Delaporte, Kalb,
MM. Dupont-Vcrnon, Meuaié, Hyacinthe,
Lassouche, Blondelet, etc., se sont surpas-
sés eux-mêmes, si cela est possible.
Dans l'intermède si brillamment rempli
qui a occupé le milieu de la représentation,
on a applaudi à tout rompre le superbe con-
tralto de Mile Bloch, l'agilité de vocalises de
MDc Mezeray, le charme de Mme Victoria
Lafontaine. On a ri aux imitations de Fusier,
et pleuré aux chaleureux accents de Lai'on-
taine. Il nous est impossible de nommer tout
le monde, aussi réunissons nous tous les
excellents artistes dans nos félicitations
~comme le public l'a fait dans ses applaudis-
semcn's.
La bénéficiaire, Mme Duguerret, s'est mon-
trée profondément dramatique dans cette su-
perbe pièce de vers des F~M~M Ge~, et les
spectateurs ne lui ont pas marchandé l'ex-
pression de leurs sympathies.
Il restera de tout ceei dans l'esprit de ceux
qui ont assisté à cette soirée une chose qui
vaut encore mieux que )c souvenir d'un soee-
tacle, si attrayant qu'il fût.
Nous voulons parler du témoignage sincè-
rement touchant de confraternité artistique
que les artistes les plus estimes, comme ca-
ractère et comme talent, ont bien voulu don-
ner à une de leurs camarades que les hasards
de la vie de théâtre ont tenue é[oignée de la
scène depuis longtemps, et sur quicet'e re-
traite momentanée aurait pu faire retomber
quelque défaveur.
Le concours des artistes estimés qui se
sont fait entendre vendredi soir à l'Ambigu
a été pour Mme Duguerret une précieuse
manifestation dont elle doit être. certaine-
ment plus Gère et plus heureuse que du
succès personnel qu'elle a obtenu.
PAULpOCHE.
t'hM&trf T~ttbont. Les ~moM~ ~u 6oM~e-
vard, pie ;e en cinq actes de M. 6. Marot et
Jonathan.
Les petits jeunes gens qui se donnent ren-
dez-vous les soirs de preM!'ë?'e à la salle Tait-
bout ont eu beaucoup de peine hier à se li-
vrer à leurs exercices habituels. Ils en ont
été réduits à souligner de la canne quelques
mots qu'il leur plaisait de trouver ëgri)!ards,
et de saluer ironiquement chacune des en-
trées de MUe Soll, une gentitie débutante
qui ne méritait pas un semblable accueil. J'ai
hâte d'ajouter que la jeune débutante n'apas
le moins du monde paru émue des gentil-
lesses de ces courtauds de boutique qui
moyennant quarante sous se donnent des
airs de joyeux viveurs, et qu'elle a joué et
chanté très agréablement.
Le personnel féminin de ce théâtre s'amé-
liore d'ailleurs. Il y a là trois ou quatre pe-
tites actrices qui se forment tout doucement,
et je vous prie de croire que, quand elles
sortiront de la salle Taitbout, eltes seront
aguerries et pourront braver le public le plus
tapageur du monde.
La nouvelle pièce, qui a bien marché, est
inspirée, comme tous les ouvrages de ce
genre, par le C/'t~eaM de ~mHe d'~ah'e. Les
deux premiers actes sont amusants et tien-
nent de la comédie des quiproquos drôles,
de la gaieté, de l'entrain et de jolis couplets.
J'aime moins les trois derniers, qui sont plu-
tôt des tableaux destinés à l'exhibition d'une
demi-douzaine de jeunes personnes aussi
peu habillées que possib'e. Mais le tout est
d'autant plus suffisant pour constituer un
spectacle agréable, que décors et costumes
sont très propres et très soignés.
< FRANQO!S OSWALD.
AtMMée. La Goguette, c~médie-vaudevIUe
en trois actes, de MM. Raymond et Baram,
musique de M. A. Louis.
Passons maintenant à l'Athénée, avec!e"
quel je suis en retard de vingt-quatre heures.
Ce n'est qu'à la deuxième représentation
que j'ai pu voir Go~ue~e. Le public bour-
geois, dans les rangs duquel quelques con-
frères sont épars, s'amuse avec franchise et
je fais comme le pubiic.
Il s'agit, au milieu de péripéties bouffon-
nes, de la recherche d'une paternité née
d'un billet de logement. Au lendemain de la
bataille d& Zurich, un hussard nommé Jobi-
net reçoit dans un village suisse une hospi-
talité si écossaise de'ta part d'une jeune fer-
mière, qu'un enfant en résulte. Cet enfant,
devenu majeur, se met à la poursuite de ce
hussard, avec ce seul renseignement que
l'auteur de ses jours porte, comme tatouage,
un sapeur au verso de son individu.
Tombant au milieu d'une goguette, de ses
chansons, de ses cérémonies, le hasard met
ce fils en présence de deux combattants de
Zurich, également tatoués. Lequel est illus-
tré du sapeur? En vain U interroge ses al-
lures le font prendre pour un agent de po-
lice. Comme ces réunions chantantes asi-
le de conspirateurs inquiètent l'autorité,
et que récemment des arrtestations ont été
faites, les goguettiers s'effraient et prennent
la fuite.
Alors la chasse commence, inouïe, folle,
dévergondée, avec des travestissements, des
quiproquos sans nombre.
Enfin, le père et le fils tombent dans les
bras l'un de l'autre, tandis qu'un double
amour est couronné en même temps par
l'heureux hussard, président de la goguette.
Telle est, résumée, l'odyssée baroque de
MM. Raymond et Burani.
C'est Montrouge, avec son entrain et sa
bonne humeur, qui mène la pièce, dans la-
quelle Lacombe s'est taillé un rôle de mili-
litaire suisse des plus réussis, et Duhamel,
un grognard, dont la balie qui remonte est
une trouvaille. Allart a bien costumé et dé-
taillé finement un rôle un peu sérieux.
Quant à la partie féminine, elle est con-
fiée à Mme Macé, qui chante une romance.
à faire rougir UM caserne de hussards et
joue au deuxième acte une scène de séduc-
tion, comme Alphonsine l'aurait rêvée. Une
jolie fitle, Mlle Léona, a eu un succès de cos-
tume. C'est une gravure de mode de 1825.
Ce pastel est encadré dans un escadron de
fillettes qui ont quelques répliques à dire et
de jolis déshabillés à mouler.
La musique de M. Louis est saos préten-
tion. On l'écoute avec plaisir. tt
Somme toute, un succès.
FRANÇOIS OSWALD.
La. Soirée parisienne
LES ~~0 MS D BO ME ~4 /!D AU TRÉATRE-
TAITBOUT.
Encore une ou < deux premières auThe&tre-
Taitbout, et le calme sera complètement rétabli
dans ccHo ravissante petite salie qui Unira psr
être un théâtre comme les autres.
Hier soir, a la première des ~mour.; du botJe-
~(.[rct, de MM. Mnrotet Jonathnn, il y avait encore
quelques tapageurs qui ont essayé de troubler ta
represcnta'iD!), d'aceoiHpMguer ics couj.teis avec
leurs cannes, mais cela n'a pris que fort psu.
Les gommeux en ont été pour leurs frais et
n'ont point trouvé d'écho parmi 1~ public.
Salie superbe t MM. le prince Udh'zin, Jan-
vier de la Moite, Caa!in, qui prétend que les
orcit es lui cornent.vitte (p~b~ttlemeût parce
qu'il ttfitoudt'i ciOMhcsdoce ?(:'<)). vi))nge). La
presse au grand complet, notammon! MM. Vitu,
Tarbe, Pt'ével, Utaretie, Abraham, Oswa'd, etc.
Ueriains critiques puratssent et dispttra'ssent.
lis purtag-ent Jour soirée entre la r6j)ét!t!nn gé-
ncratedu~rnuo au Théâtre-Lyrique et la pre-
mtere'de Taiibout.
Les boursiers vont et viennent du boulevard au
théâtre et vice-versa.
Au~si, les conversations manquent-eites un
peu de suite et donnent'-eHes lieu à une t'ouiede
quiproquos.
Comment cela va-t-ii là-bas t
Ça s'embrouitie On est de plus en plus
au Rou'.
Au Lyrique ? Mais non en Orient. t.
Un peu ptus loin
Eh bien queues noùveUes ce soir '?
Le troisième acte est superbe. Musique ad-
cnrabiet mise en scène merveitieusei. On
s'attend à un grand succès au dénoûment.
Mais on me disait que le dénoûment, c'é-
tait la guerre 1
Ah t c,a, de quoi croyez-vous donc que je
ous parle?
De la guerre d'Orient, parbleu 1
Mais non, du Bravo.
C'est à peine, en revanche, si l'on s'occupe des
~moMM dM<)Otf<La direction pourtant s'est mise en frais. Il y
n deux décors très réussis ie boulevard Boune-
Kouvetio et le passage de l'Opéra.
Au quatriè'ne acte, le septuor des chats est une
trouvaille. Les artistes ont miaulé avec une telle
vérité, que le chat du théâtre est venu se mettre
de la partie.
En. rentrant au journal, j'ai rencontré, au coin
du faubourg Montmartre, quelques faux gom-
meux que j'avais entrevus quelques instants au-
paravant au Théàtre-Taitbout ils se livraient,
sur nature, à une étude approfondie des amours
du &OM~Nar(< 1
PABtsnm.
t)X! PROBLEME QM'nm
Arîthtméttqme amusante.
PROBMMEN°4 4
Un fermier donne un certain nombre
d'œufs à ses trois servantes, et dit à la pre-
mière d'en prendre la moitié plus la moitté
d'un œuf; à la seconde, de prendre la moitié
de ce qui reste plus la moitié d'un œuf; efi-
fin, à la troisième, de prendre la moitié de
cequiresteplus la moitié d'un œuf~ a condi-
tion qu'elles n'en casseront pas.
Combien leur a-t-il donné d'œufs et com-
ment se sont-elles arrangées pour faire le
partage? '?
EDOUARD FY.
.P.
En vente à la fibrairie académique Didier
et C", 35, quai des Augastins.
Louis ..ÏY// et Rt'cAe~eM, ëtudo historique, par
Marius Topin. Ouvrage couronné par l'Académie
française, 3" édition. 1 vol. in-12: 3 fr. 50.
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galle, la Messe en musique à deux voix égale",
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Dimanche, 1S avril, à trois heures, sermon de
charité, à Saint-Germam-l'Auxerrois, par le
R.-P. Constant, dominicain, pour tes OEuvres de
Montrouge.
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Sents inventeurs, BARBOU & FtLS, 35, r. Montmartre.
MA!SONouPONT-NEUF.PanMonnou7eanM9'
tNST!TUTI8N~sBÈGUESdePARISiM.Ch9r!m]~.EyIm.80
~-a~q~Kêa< &)H)*queia st pep~mmew.
Fd DEBAtSE @! G*, 102, fua de R:che!ien.
e
BRUITS DE COULISSES
Aujourd'hui, à la Comédie-Française, sous le
patronage de Mme la maréchale de Mac-Mahon
et au bénéfice des pauvres, Matinée composée de
~nM Fritz et de
M\M<
Les représentations de ~'FetMtan qui devaient
prendre fin aujourd'hui dimanche, sont prolon-
gées jusqu'à jeudi ~9, inclusivement le beau
drame de M. Paul Deroulède aura donc encore
quatre représentations. Vendredi et samedi, on
fera relâche, à l'Odëon, pour les répétitions gé-
nérales de MaMprat, dont la première repré-
sentation est fixée définitivement au lundi 23
avril.
L'engagement de Geoffroy au Palais-Royal
expirait cette année, et l'exceilent artiste avait
reçu des propositions brillantes de plusieurs di-
recteurs de Paris. On avait même parlé de son
entrée à la Comédie-Française, où son talent si
fin et si naturel eut été fort apprécié.
Nous apprenons que la direction du Palais-
Royai, désireuse de conserver un pensionnaire
si précieux, vient de lui faire un pont d'or pour
le reuouvellement de son traité
48,000 francs par an, deux mois de congé et
la faculté de ne pas répéter quand il joue 1 telles
sont les nouvelles conditions suivant lesquelles
M. Geoffroy reste sur la scène Montansier, dont
il est d'ailleurs le principal attrait.
Nous avons annoncé dernièrement que M. Jac-
ques Tresse intentait un procès au petit journal
yo!oMte.
M. Jacques Tresse nous écrit aujourd'hui pour
"ner qu'il a retiré sa plainte à la suite
~'Te ~reoue adressée M. Dovriès, direc-
a une lot're que i~- jnnrn'))
teur-administrateur uu~
Hier, à quatre heures de l'après-midi, S f~~u
l'enterrement d'Alexandre Michel, dont nous
avons annoncé la mort. Le service funèbre a été
célébré dans )a petite église d'Auteuil. Quatre
cents personnes environ accompagnaient le con-
voi de l'ancien artiste des Variétés.
''?~'
Nous avons raconté que la direction du Vau-
deville avait maille à partir avec l'Assistance pu-
Mique, au sujet de la loge concédée au proprié-
taire de )a saHe.
11 y a quelques années, un cas de même na-
ture s'est, présenté sous la direction de M. Thi-
bandeau au thé&ire des Variétés. s'agissait
d'une loge attribuée également aux propriétaires
de la salle, MM. Crém. A notre gmad regret,
M. Thiboaudeau perdit son procès et dut payer
les droits exigés. Mais nous croyons que, indé-
pendamment de certaines conditions qui, dans
l'espèce, ne seront pas exactement les mêmes,
la jurisprudence n'est pas fixée sur cette ques-
tion et que, le fût-cité, la direction du Vau-
deviHc rendra un grand service à tous les théâ-
tres de Paris en saisissant cette occasion de la
faire réformer.
Les théâtres ne vivent plus sous le régime du
privilège. Ce sont aujourd'hui des industries pri-
vées exposées à tous les hasards, à tous les dan-
gers de la concurrence. Ils ont droit à la même
liberté, ta mémo protection que toutes les au-
tres industries. Et c'est ce qu'il faut démontrer
sans craindre de tomber dans des redites.
Le droit des pauvres est sans contredit une
des causes principates de la fermeture des théâ-
tres de Paris pendant l'été. Paris y perd, le com-
merce en soutire, l'assistance publique y trouve
une no)ab!e diminution do ses revenus. Pour-
quoi ne pas éviter d'aggraver la situation? Tout
droit poussé à l'excès dégénère en abus. Quand
l'abus devient trop criant, on le supprime. Est-
là ce que veut l'Assistance publique ? '?
Depuis deux jours, aux Folies-Dramatiques,
le rote de Méphisto, du Petit FaM~, est rempli
par MUo ZélicWeil, la charmante transfuge des
BouSës.
Mlle Weil a obtenu, dans !o rôle ravissant,
mais difficile, créé par Mme Van Ghell, un suc-
cès do bon a!oi.
WM<
A Londres, comme dans toutes les grandes
capitales la sécurité du pubtic, en cas d'incen-
die d'un théâtre, est l'objet des plus vives préoc-
cupations.
La commission spéciale nommée à cet effet
a entendu io représentant du lord Chamberlain,
et il ressort de sa déposition que l'inspection
annuelle des salles de spectacle n'est pas suffi-
sante. Ce fonctionnaire est d'avis que le public
devrait organiser et payer un service spécial
de surveillance, et de plus, dans chaque c'!S de
violation du règlement de police, poursuivre de-
vant les tribunaux le directeur par la faute duquel
un accident arriverait.
v~<
On a repris hier avec succès, à l'Eldorado,
M. H urbain et Mlle Maria Rivière.
Mlle Amiati a créé, dans cette même soirée,
un récit dramatique de MM. Jacques Grancey et.
Paul Bilhaud Tou/oMM amM musique de Char-
les Malo.
Prochainement.Ie G~et de /~MMe, opérette
de M. Félix Savard, musique do M. Ch. Pourny.
MW«
L'Alcazar d'hiv&r donnera lundi prochain sa
dernière représentation de la saison au bénéfice
de son habile chef d'orchestre, M. Léopold de
Wenxel..
On nous promet une soirée des plus attrayan-
tes.
~<
C'est par erreur que nous avons annoncé avec
plusieurs journaux que le drame en vers do M.
Jules Barbier intitulé i7M .Retot~ de ~MnMM,
avait valu à son auteur un prix à l'Académie.
Cette pièce, complétement inédite, est restée
jusqu'ici en dehors de tout concours académique.
L'Ambigu la répète activement et la première
représentation en est fixée au samedi 21 avril.
<~M
Uue briHante soirée musicale et dramatique
aura lieu dans la grande salle du Conservatoire,
le lundi soir, 16 du courant. Cette soirée, à ta-
quelle concourront la Comédie-Française, le
Théâtre-italien, !e Theatre-Lynque, le Gym-
nase dans laquelle on entendra Mlle Heilbronn,
MM. Pandoinni Sivori, Delaborde, etc., a été
organisée par les soins de la Société artistique
ia Cigale. Cette représentation, donnée au béné-
fice de )a catastrophe de Graissessac, sera pré-
cédée d'une co'aférence M. Henri de Bornier.
M<~
Le changement de direction du Paiais-Roya!
va évidemment entraîner le renouvellement du
traité avec la Société des auteurs dramatiques,
dit un de nos confrères, membre de la commis-
sion des auteurs.
Ce traité, consenti pour toute la durée de !a
direction Plunkett, Choler et Dormeuil, était
peu favorable aux intérêts des auteurs.
Nous espérons, dit-il, que la commission pro-
fitera des changements qui sont annoncés dans
le triumvirat du Palais-Royal, pour imposer à
ce théâtre les mômes obligations que supportent
tes autres scènes du même genre.
L'autre jour au cimetière de Saint-Ouen,
on a enterré un pauvre artiste, poète-musicien,
dont beaucoup de Parisiens ont pu oublier le
nom, mais qui était assurément fort connu des
provinciaux en tournée à Paris, pour lesquels
« la vue du Lapin-Btanc a de la Cité était une
des plus grandes curiosités de la capitale.
Nous voulons parler de Félix Bornet, J'impre-
sario, ou plutôt l'ex-barnum de l'ex-cabaret du
Lapin-Blanc, si curieusement décrit par Ei~ène
Sue dens ses Mystères de Parts.
Féiix Bornet, étudiant de douzième année,
bohème incorrigible, s'était fait une spécialité,
celle d'expliquer aux visiteurs l'origine du La-
pin Blanc, celle des vers inscrits sur les murs
de la cour et de la salle, en un mot d'être le ci-
cérone de ce singulier établissement. De 1852 à
1860, on le trouvait tous les jours dans l'établis-
sement, très régulièrement de une heure à qua-
tre heures de l'après-midi. Les dimanches, il y
restait presque tout le jour.
D'un ton fort poli, il demandait aux visiteurs
s'il leur était agréable de connaître, dans tous
ses détails waM, l'origine de l'établissement.
Sur la réponse presque toujours afnrmative
des consommateurs curieux, il commençait par-
faire le récit qui a servi de thème à Eugène
Sue; puis, il lisait les vers inscrits sur les murs,
aux plafonds, invitait ses auditeurs à visiter les
« soutenais x de la maison. A la sortie, quel-
ques pièces de menue monnaie récompensaient
le cicérone obligeant, qui partageait la re-
cette avec l'ogresse.
A ses moments de loisir, Félix Bornet avait
composé quelques pièces de théâtre qui 'ne pu-
rent être jouées, entre autres le C/te/-HeM de
'dep
l'uge do cinquante-huit ans, dans un misérable
galetas de la rue du Ruisseau, à Montmartre.
Quelque voisins seulement, qui connaissaient
à peine son nom, l'ont accompagné jusqu'au ci-
metière.
w~<
Le 15 aoùt 1874, Ml!e Clarisse Boyer, dan-
seuse au Thratre-Lyrique, avait apporté dans sa
loge une boite en carton renfermant un médail-
lon, une paire de boutons d'oreHIes en brillant
et un saint-esprit en perles unes, le tout repré-
sentant une valeur d'environ 1,000 francs ces
objets lui furent volés dans sa loge.
Les auteurs de ce vol ne furent découverts
que beaucoup plus tard.
C'étaient les époux Jacquard, emp'oyés~ u
Théâtre-Lyrique au moment du vol, la femme
comme mailloteuse, le mari comme homme de
peine.
Jacquart vendit les boutons, un peu plus d'un
an après le 4 octobre 1875, un sieur Dauphin,
horloger.
C'e~.hier, seulement, quo les deux prévenus
ont comparu devant la 9° chambre du tribunal
correctionnel, on ils ont déclaré n'avoir rien à
dire pour leur défense.
L9 tribunal lésa condamnés chacun & treize
mois de prison.
v~
Les représentations de la 6'oct'etc ~fenft C/to<-
kt commenceront incessamment au troisième
Théâtre-Français.
La charmante salle do M. Ballande va possé-
der un orchestre de trente musiciens choisis,
qui, sous l'habite direction de M. Henri Oho)iet,
exécutera comme ouverture et pendant les en-
tr'actes les morceaux les pins gais et les mieux
réussis des mnitrcs anciens et des jeunes compo-
siteurs modernes.
La 5'oc:e
dits, qui doivent Ngurer sur les programmes, à
côte des pièces littéraires du troisième Théâtre-
Français.
Nous croyons que cette heureuse combinaison
est appelée a rendre de très grands services à
l'art dramatique et à l'art musical français.
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M! M ES DE DiÈLETTE
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DB 500 FR.
Jouissance du 1"' avril 1877.
Les Actions privilégiées ont droit, avant tout
partage, à un prélèvement de S 0/0.
Les actions de second rang touchent ensuite
S 0/0 et ie surplus des bénénces est partage, en-
tre toutes tes actions.
Les ach'otM pWutM~te'M
CONDITIONS DE LA SOUSCRIPTION
50 francs en souscrivant.
75 à la répartition.
125 du 20 au 25 mai 1877.
125 du 20 au 25 juin 1877.
125 du 20 au 25 juillet 1877.
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