Titre : Le Petit Parisien : journal quotidien du soir
Éditeur : Le Petit Parisien (Paris)
Date d'édition : 1899-05-02
Contributeur : Roujon, Jacques (1884-1971). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 02 mai 1899 02 mai 1899
Description : 1899/05/02 (Numéro 8222). 1899/05/02 (Numéro 8222).
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Source : Bibliothèque nationale de France, Gr Fol-Lc2-3850
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/02/2008
s?
^•^L-11. ^y^8^
la prcm" tété discutée entre deux puis- t
Il est
des terri ̃̃;̃<
aura m in^-r<-w !e j
bassin
Sé-Tcho ligué au Yunoaa» aur;
exclu ii.- • ̃.̃ ̃;• •̃̃. étions de la convention, m,
droits sur cette province sont en effet ju moins
'égaux à efiux de l'Angleterre et elle a toujours
itM considérée comme devant légitimement tes-
ter sous notre influence.
On peut se demander auss!tude de l'Allemagne. S'inclin.
fait accompli, acceptant un i; • -t
éliminée, et qui l'isole dans sa presvju ;Us du
Choutoung ? Ou bien protestera-t-eHo contre
l'accord, réclamant dans les territoires do Cé~
leste-Empire la part qu'elle convoitait da longue
date?
L'AFFAIREDREYFUS
LETTRE DU GÉNÉRAL DE GALUFFET
Le général de Galljfïet a adressé au directeur
du Journal des Débati la lettre suivante;
Monsieur le directeur,
Drevfus à l'ile du Diable, Picquarl poursuivi,
Esterhazy en fuite, Henry mort, du Paty de Clam
menacé d'un Conseil de guerra N'est-ce pas assez
de victimes innocentes ou coupables!
Cependant, les ennemis de l'armée, non satis-
faits encore, exigent qu'on livre à leur haine tous
les officiers, généraux ou autres, qui ont été plus
ou moms mêlé", la désastreuse affaire.
Ne vaudrait-il pas mieux se décider enfin au si.
lence Ne serait-il pas plus eaye, plus généreux
et en même temps plus patriotique de ne pas in-
criminer sans cesse des officiers qu'aucun Tribu-
nal ne songera à mettre en cause ? L'armée les
^sonnait elle admettra qu'ils aient pu se tromper,
,mais elle les sait gens d'honneur et incapables de
commettre une mauvaise action.
Devant ses électeurs, le gouvernement a, dit-on,
promis des châtiments je lui conseille, respec-
tueusement, d'y renoncer, parce que personne ne
croira qu'il est devenu plus ferme pour s'être, une
fois, montré trop sévère.
Dans l'intérêt du pays, dans celui de l'armée, et
pour arriver à la pacification des esprits, je sou-
haite que eet appel soit entendu. Celui qui vous
l'adresse n'a prisueucuce part à l'affaire et il croit
aimer 6a France plus et mieux que ceux qui discré-
ditent chaque jour son armée.
Veuillez croire. Monsieur le directeur, à mes
eentiments très distingués.
Général de GALLIrrET.
LE coMMiHoairr ESTERHAZY
Le commandant Esterhazy va publier à Lon-
dres'uîi livro dont tes bonnes feuilles sontcon-
nues de certains journaux qui en unt ̃•lotiué des
extrait».
Dans ce nouveau volume, le commandant pré-
*te«ti avoir reçu la visite et les offres d'un émis-
saire du pouvernement; et il désigne clairement
'NI. Lfi#uerre, ancien député.
Voici une des lettres qu'il cite à l'appui de
ton dire
Paris, le 22 mars.
Mon cher commandant,
J'ai, moi aussi, fait tout le possible pour aboutir
Il une honorable solution.
Je n'ai pas encore réussi.
Les gouvernements parlementaires ne sont point
les mêmes que les gouvernements absolus, mais
les tempéraments restent, et ce que tel ferait avec
•ses idées à lui et son tempérament à lui, s'il était
seul, il ne peut plus ou n'ose plus le faire s'il doit,
de toute nécessité, faire eppel à d'autres concours.
Donc, attente. J'aurais préféré, j'ai fait l'impossi-
blé pour avoir mieux. Mais cela est ainsi.
Et vous, attendez aussi. J'y ai bien réfléchi tous
ces derniers jours. Je suis sûr que vous regrette-
riez ce qui, en définitive, ne ferait de mal qu'à vos
amis et ne serait qu'un coup de tête.
En toute circonstance, comptez sur votre cor-
dialement dévoué.
Je me trompe fort ou il me semble que tout
cela petit et doit s'arranger au mieux de vos inté-
rêts.
Encore bien à vous.
Interrogé par uu rédacteur du Temps, M. La-
ffiiorre a reconnu qu'il s'agissait bien de lui
mais il a déclaré n'avoir reçu aucune mission du
,Ministere et il a dit quo ses entrevues avec.le
commandant Esterhazy étaient dues uniquement
à son initiative personnelle, sans avoir aucun
caractère officieux.
Ces itHlrmalions cadrent avec la note suivante
de V Agence Ifavas
On lit dans un journal du soir qu'un émissaire,
se déclarant envoyé par M. Charles DuPuy, prési-
,dent du Consfiil, et par M. Lebret, garde des Sceaux,
se serait rendu à Londres, auprès du commandant
Esterhazy, pour lui demander d'échanger les pa-
piers qu détient contre une somme d'argent.
Nous sommes autorisés à déclarer que MM.
Charles Dupuy et Lebret n'ont jamais chargé qui
que ce soit d'une semblable mission.
Le Ministre de la Guerre, après avoir pris con-
naissance du rapport du général Toulza, com-
mandant l'Ecole polytechnique, sur les incidents
qui ont troublé, il y a quelque, jours, le cours
.d'histoire ot de littérature professé à cette Ecole
par M. George Duruy, vient de suspendre ce
cours nouvel ordre.
Dépêches de l'Etranger
LA CONFÉASNCB DE LA HAYE
La Hay, mai.
Les séances plénières de la Conférence de dé-
sarmement auront lieu dans la satle d'Orange,
au Palais du Bois. Il v aura dans cette salle
cent sièges, outre ceux du bureau et du secré-
Aariat, qui comprendra dix secrétaires ou atta-
chas d'ambassade, ou fonctionnaires néerlan-
dais, dont le chef sera M. Vaneys, ancien mi-
oistro.
Il est il peu près certain que la Conférence ne
eera pas publique; mais des communiquésse-
ront passes a la presse.
UNE COLLISION SUR LESCAUT
Bruxelles, i" mai.
Une terrible collision a eu lieu ce matin sur
l'Escaut, entre le vapeur Fortuna et l'allège
L'allège a sombré aussitôt. Le sauvetage de
l'équipage a été des plus émouvante.
LE DOBL DE BERLIN
Berlin, mai.
L'histoire racontée par les journaux allemands
zu sujet d'un duel qui aurait eu lieu entre le
prince royal de Siam et un de ses camarades de
'Ecole militaire de Potsdam est erronée en oe
qui concerne l'un des personnages.
Voici ce qui a donné lieu à cebruit
Le fila aîné du ministre de Perse à Berlin, qui
est en pension au collège militaire de Lichter-
Rosas n'eût pas trouvé la force de lui résis-
ter.
Mais elle lui avait laissé le temps de se re-
mettre. de réfléchir. d'envisager ce que
pouvait avoir d'heureux pour lui ce qui
allait suivre, et si bien qu'il était désormais
cuirassé et que les paroles de la jeune femme
glissaient sur lui à la façon dont les gouttes
de pluie glissent au lonq des vitres.
D'ailleurs, il l'entendait à peine. Afin d'ê-
tre certain de ne pas se laisser aller à une
compassion qui l'eût perdu. qui l'eût rejeté
pour jamais dans les bras de Maud, il s'était
oblige à penser à Huguette. il s'était obligé
s enfoncer dans les quelques souvenirs
qu'il avait de la jeune fille. s'était longue-
ment complu et se complaisait à l'évoquer
où il l'avait vue. au Bois. à l'Exposition
des Aquarellistes. puis à Longchamp le jour
iu Grand Prix.
Cependant, comme fouettée par le mutisme
qui en disait tant du prince, Maud continua
Prends g;ude, Jos6. Je suis douce, je
suis faible, parce que je t'aime. Mais si j'en
arrivai* à to haïr. Oh! vois-tu, je ne sats
pas si je ne serais pas d'autant plus terrible
que j'ai été plus patiente.
Elle se remit immédiatement
Tiens, lu 1 entends, je deviens loue.
Pardonae-moi.. la douleur m'égare. Oh
c'est ijuf je souffre affreusement.
Elle lâcha les mains de M ̃'» R-i3. se
renversa en arrière. enfoui; -re par-
mi ses doigts tremblants. lès un«
minute, oédartà la torture qui lui était infli-
gée, elle se Laissa allar à sangloter longue-
Sa plainte avait été si vraie. si poignante.
ffue le prince, pria aux aatr&iliet, s'était jeté
f çrs elfe».
X.
feld, près dêBerlin, vient de se battre avec un
autre la cinquième reprise, le jeune
Persan a fiwWe<>-7. (-'ri'vement blessé.
.useJijB taquineries aux-
rçuell' <̃̃ .i:!i».
Le Cidut qui avait été frappé demanda répa-
ration ;>vtr les armes.
I. C'S du collige autorisèrent le duel,
m, :rent à six reprises. A la cinquième,
le j, v;san fut touché.
un RELIQUE D'AHDBÉB
Copenhague, i" mal.
On annonce d'Islande que l'on vient de décou-
vtir près d'flusavik, dans un glaçon flottant v
nant des mers polaires, une bouteille contenant
trouvée par hasard. 1
L auteur de cette trouvaille n'a pas lu ce qui
était écrit sur la iiutt. mais il a .ruvuvé iuunùUia-
tr'meiU 'ïlande) en
detuuui: -oient sans
retard ex {•̃: u;v.^ en
B8H «VUE A SAI5T-PKTEIiSBûUaQ
Saint-Pet- i. >i,
L'Empereur passera en v
Mars, le 10 mal, )c* '••̃̃- \c ia
circonscription ri; ourg,
ainsi que IeBôlévc- *.j cette
ville.
il y aura en ligne bataillons d'infanterie,
37 escadrons de cavalerie, 14 sotnias de cosa-
ques, 3 bataillons d'artillerie et 162 pièces de
canon.
La revue sera commandée par le grand- Wladimir.
LES COURSES DE TAUREAUX
Yalnnce, 1" mai.
Cette après-midi, à deux heures, est mort le
torero Fabriio, gravement blessé à l'aine par le
quatrième taureau il la course d'hier.
Fabrilu elu.it le ivivv d<; i'tispada de ce nom,
tué aussi à Vai>mc>\ |ir un taureau, en 1897.
LES AMÉRICAINS AUX PHILIPPINES
Washington, mv.
Une dépêche de l'amiral Dewey dit que des
renseignements en apparence dignes de foi por-
tent quu Le lieutenant de marine américaine,
avec dix hommes de la chaloupe du Yorktawn,
est prisonnier au quartier général des insurgés.
Washington, 1" mai.
M. Mac-Kinley a envoyé à l'amiral Dewey un
télégramme très chaleureut à l'occasion de l'an-
niversaire de la bataille de
cet anniversaire est célébré dans tous les
Etats-Unis comme une grande fête.
Voir ilrms le numéroSupplément Illustré du Petit Parisien une
gravure d'actualité représentant 4Ê^b4-*
UN COSMT MX PHILIPPINES
LES CHIENS DK GUERRE DES AMÉRICAINS
Une autre gravure représente
UN BRAME DANS UNE ÉGLISE
Cn pendant la première communion
Le SVri'l.ÉMEST llTTMRAinB ILLUSTRÉ du
Petit Parisien parles de texte, superbes
gravures A' actualité) est mis en vente tous les
jeudis.
NOUVELLES MILITAIRES
Au Mout-Valérien
M. de Freyrinet, ministre de la Guerre, s'est
rendu hier après-midi an Mont-Valérien, accom-
pagne dn général Ueloye. directeurde l'artillerie,
et du Kéuéral Pamard, claef du cabinet.
Le Ministre est arrivé à (Umix heures au Mont-
Valérien, où ont lieu nouveau
canon i tir rapide, et aux essais qui
ont duré jusqu'à six h'-Mrt.-s.
L'Éclairage des Champs de Bataille pour la
Recherche des Blessés
Aux dernières manœuvres du service de santé,
à Paris, aucune expérience d'éclairage du champ
de bataille ne fut tentée.
Le directeur technique des opérations, dans sa
critiduc, orpriuta le regret que cette question
d'un intérêt pourtant considérable n'eût pas
donné lieu il dos- fssais de mise en pratique. Ce-
pendant, ajout iil-il. des expériences à ce sujet
étant faites choz les Allemaucfs, il y a lieu d'at-
tendre les résultats pour nu point prendre de
peine inutile à chercher mieux dans le cas où
ces résultats seraient satfafaisants.
Les expériences allemandes sont terminées,
et, d'après la Gazette de Dantzig, la voiture
éclairante » aurait donné une complète satis-
taction. Cette voiture automobile ressemble exté-
rieurement à celles qui servent aux transports
des munitions et des malodes dans l'armée, alle-
mlnde. Elle est munie d'un moteur 1*1 pétrole de
la force de cinq chevaux, qui pout &tro mis en
pression en trois minutes et fonctionner ensuite
pend -at quiuze heures sans addition de com-
bustible.
La machine actionne une dynamo de C5 volts
et 10 ampères, qui fait fonctionner un projec-
teur lumineux d'une grande puissance. L'appa-
reil est, dans son ensemble, relativement léger
et peu volumiueux. Et cependant la voiture porte
1 encore une foule d'accessoires, notamment tout
le matériel nécessaire à l'installation immédiate
et à l'éclairage d'un hôpital de campagne provi-
soire qui peut être inatallé au besoin pour don-
ner les premiers Foins aux blessés que la voi-
ture aura permis de découvrir.
Le Dernier Swrivant da Siège d'Anvers
Le dernier survivant du siège d'Anvers, le
lieutenant-colonel Fcrry, offieier de la Légion-
d'Honneur, vient de mourir dans sa quatre-
vingt-dixième année, en son domicile, 2, square
Lamartine, à Paris.
Les Primes de Rengagement
Un de nos lecteurs nous demande quelle est
la situation faite, au point de vue de la prime de
rengagement, au sous-officier élève officier à
Saumur. Voici une note ministérielle qui semble
répondre à cette question
« Lorsqu' l'un sous-officier élève offi-
cier de K ivalerie rentrant au corps
pour quel'it; pour prendre part aux ma-
nœuvres au lieu d'aller en permission avant le
décret de promotion qui suit la fin du cours, la
perception de la prime de rengagement doit être
faite par l'Ecole aussi bien que pour le sous-of-
licier promu ofticier pendant la duré de la per-
mission obtenue à la sortie de l'Ecole. •
Artillerie- de Forteresse
Le 10* bataillon d'artillerie pied a fourni la
plupart de ses éléments pour renforcer le camp
retanché de Toulon au détriment de Besançon, j
ville insnftlsamment occupée.
Mais cela avait été tout instinctif. ne
l'avait en rien attaqué dans la résolution iné-
branlable qu'il avait prise.
Tandis qu'il entourait de ses deux bras la
taille de la jeune femme toute brisée, il son-
geait que désormais le plus difficile était ac-
compli. qu'elle avait compris. qu'elle se
résignerait.
Et ce fut sans doute afin qu'elle conprit
mieux encore qu'elle n'avait plus qu'à se ré-
signer qu'il lui murmura
Je vous jure que vous n'aurez jamais de
meilleur ami que moi, Maud.
Dansla demi-connaissance ol elle était en-
core, la jeune femme put mesurer toute la si-
gnification redoutable de cette phrase.
Elle repoussa violemment le prince. se
leva toute droite. cria
Mais c'est donc vrai
Le prince s'était «•t-alement relevé. Tous
deux se trouraient ce. La compa-
raison avec deux du imposait davan-
tage. mais tirait sur sa au.
La cruauté de M. de Rosa» venait de porter à
Maud un coup mortùL..
Egarée, elle répéta
C'est vrai 1. c'est vrai 1. c'est vrai t.
Elle ne sanglotait plus. Ses traits tendus
et comme figés prenaient une expression im-
placable.
Elle posa ses deux mains sur les épaules
de M. de Rosas, approcha son visage du sien
jusqu'à le v.'ic Vr *>t, avec un. calme effrayant
tant il co:: son égarement de tout
à l'heure
Reponds-moi, tu l'entends, José?. Je
toxine jt le veux– Ainsi, tu ces plus que
le meilleur de mes amis*
Le prince appela à lui tout ce qu'Il avait de
courage. de triste courage. il ferma les
yeux. évoqua l'image mélancolique et sou-
Besançon retrouverait son :̃!> • ̃'̃" '• i
au détriment de Langres >
resse perdrait le 7- bataillon.
officiers dû l'armée
dans
liautenants ou sous-heuicnams, cinquante sous-
ofiietere y figureront.
L'Inspection des Asmias de fer
Les inspecteurs particuliers de 1 exploitation
commercial' des chemins de fer sont reerutés
par voie de concours parmi des candidats ayant
vingt-cinq ans au moins ou trente ans au plus.
Mais le Ministre ëes-Finances a décidé que c«tte
limite d'âge est reculée de vingt stni>é"-» pour
tes oftïciers des armées de terr ;• re-
traités et pour ceux qui réunirai • >udi-
tions exigées pour ave^p droit à ta ;\U-aj^î daiis
l'année du concours on dans ta suivante.
FIACRES AUTOMOBILES
Vous avez lu cette invraisemblable histoire
i- l'automobile qui s'emballe •, de l'automo-
bile non montée qui part subitement à fond de
train et sème l'épouvante sur son passage, cul-
butant les voitures qu'elle rencontre, blessant.
contusionnant, éwabouillant bêtes et gcus et
allant finalement écraser, contre un mur irré-
duetible, ses organes d'acier, ses bielles et ses
batteries, ses roues motrices et ses accumula-
teurs.
Le voilà bien, l'accident du dernier cri, l'acci-
dent moderne par excellence, celui sur lequel
s'appitoieront désormais les fait-diversiers et
les ¡,le; et dont nous entretiendront les ga-
zettes futures.
La mort du cheval, délaissé daas la rue et
attendant le char de l'équarrisseur, avait jus-
qu'ici inspiré maintes toiles que nous avons
vues au Salon. Getta année encore plusieurs ta-
bleaux, de fort grandes dimensions, nous disent
les douleurs des attelages surmenés et nous
montrent la révolte de leurs pauvres chairs sous
les coups cinglants des fonets-Ces scènes de la
rue parisienne auront une bien autre allure
dans les compositions que nous feront les pein-
tres pour les Expositions prochaines. Nous y
verrons des machines é.ventrées, rendant leur
âme en des reuwotres imprévues, ou bien des
cabs fantômes, enivrés de leur force, courant
sans guide par tes chemins, rasant les éventaires
des petits marchands, pénétrant dane les maga-
sins, ou encore la lutte de l'organisme do fer
avec, son conducteur aC'olé, incapable de le maî-
triser.
Et dire que nous en étions tous à croire que
la substitution de ta traction mécanique à la
traction animale nous préserverait dans l'avenir
ilcs accidents du genre de ceux dus aux chevaux
qui s'emportent! Il faut en rabattre, puisque la
vapeur et l'électricité elles-mêmes ont leurs
coups de.folie et leurs détraquâmes.
Toutefois, ne nous plaignuus pas. Le sucxès
de la voiture automobile, à supposer qu'il
s'affirme définitivement et délivre Paris cle l'ex-
cès de cavalerie qui l'encombre, nous ménage
de grands avantages. Nos chaussées seront beau-
coup plus propres et n'exhaleront plus les relents-
qui pendaut l'élé nous incommodent si fort.
D'autre part, les dépôts des Compagnies placés
à l'intérieur de Paris en disparaîtront fatale-
ment. Les épidémies de morve qui, en certaines
années, entraînaient la perte de plusieurs mil-
liers de chevaux et coûtaient si cher aux entre-
preneurs de transport en commun, seront beau-
coup moins redoutables. Au point de vue de
l'hygiNne et de l'msainissemont de la rue, nous
serons redevables à l'aulûmobilisme d'une série
de bienfaits.
D'ailleurs, les accidents qu'il peut déterminer
ne sauraient se multiplier de manière à créer
un (langer permanent pour la circulation. Ils se
limiteront à la période des essais. Il est déjà de
règle aujourd'hui que lorsqu'un conducteur de
voiture à moteur électrique veut laisser station-
ner son vélcicule, il interrompe le courant en
enlevant une clef qui ne doit être remise en
place qu'au moment où il voudra rendre aux
roues motrices la force qui lus actionne. Une
voiture arrêtée se trouve donc réduite à une im-
mobilité absolue, et ce n'est que par l'inexpé-
rience d'un conducteur novice que le bizarre ac-
cident (lotit nous avous parté a pu se produire.
Le maniement des appareils divers que com-
porte une voiture automobile étant assez com-
pliqué, force sera de créer de véritables écoles
d'apprentissage à l'usage des cochers qui ambi-
tionneront de troquer leur chapeau de toile cirée
contre la casquette du chauffeur ou de l'électri-
cien. Actuellement, une de ces écoles fonctionne
déjà et possède ses professeurs de traction mé-
canique, très occupés à former un personnel
intelligent et compétent pour la eonduite des
véhicules nouveaux.
La piste nécessaire aux exercices de l'école a
été établie à Auberviihers, où se trouve égale-
ment l'usine qui produit l'électricité destinée à
l'alimentation des accumulateurs dont sont
pourvus les cent fiacres électriques en ce mo-
ment en circulation.Très curieuseetdetrèspitto-
resque aspect cette piste, où des portants simulent
des silhouettes de gens, groupes de piétons, équi-
pes d'ouvriers, ou encore des tas de pierres et
des accidents de terrain que les voitures, dans
leur course, doivent éviter. La piste présente de
plus des pavages variés, elle a ses tournants
brusques et ses pentes glissantes. Des voitures
d essai, dont le mécanisme leur est expliqué,
sont mises à la disposition des élèves conduc-
teurs qui doivent apprendre à les diriger d'une
main sùre à travers tous les encombrements
dont la voie est semée.
Ce premier apprentissage terminé, il dore
environ cinq jours, tes conducteurs se ha-
sardent dans Paris en des voitures spéciales et
procèdent, sous les yeux de leurs maitre*»à des
expériences nouvelles. Un itinéraire leur est fixé
durant lequel ils out à surmontcr des difficultés
croissantes. Cinq autres jours se passent en ces
essais, puis le cocher, enfin reconnu capable de
conduire une voiture à traction mécanique, se
1 rend à la Préfecture de police, où il subit l'exa-
men oral exigé par les règlements. Si sa con-
naissance des voies parisiennes est estimée suf-
Usante, il reçoit un permis provisoire de oircu-
lation qui, après un mois, est cchangé contre un
riante d'Hugnette. se dit qu'une seule se-
conde de faiblesse lui ferait perdre à jamais
l'espoir qu'il caressait en secret de gagner la
jeune fille dès qu'il serait rendu libre et, se
raidissant, il répondit:
Le meilleur.oui, le plus dévoué,
le plus absolu de vos amis.
Tout le corps de Maud frissonna. maia ce
fut avec son même calme qu:elle reprit-:
Cela veut dire, n'est-ce pas, que vous
jugez le moment venu de nous séparer?.
L'effort que dnt faire le prince fut si violent
qu'il pâlit. mais il dit
Je ne juge pas que le moment soit venu
de nous séparer. je juge seulement que le
moment est venu où je ne peux plus vous
rendre heureuse. vous donner tout le bon-
heur que vous méritez.
Les doigts de Maud s'enfoncèrent dans les
épaules de monsieur de Rosas.
C'était fini. Elle ne pouvait plus douter.
Leur rupture était désormais accomplie. Ni
lui. ni elle ne pouvaient plus revenir sur
cette phrase. ne pouvaient faire que cette
phrase n'eût pas été dite.
lst Us en étaient étourdis tons les deux.
Quelques instants avaient suffi pour rayer
de leur existence un passé de quatre aQR< es
ponr briser le lien au ils avaient ern éternel.
pour faire d'eux. les amants de la veiiîe.
les indifférents de demain.
Lfne joie Immense gonflait la poitrine du
prince tandis que-Maud devait, pour oe pas dé-
faillir. faire appel à tout ce que la femme
possède d'orgueil.
Un silence lourd était tombé entre ei:
silence que ni l'an nt l'autre n<: voula,.
plutôt n'osaient rompre.
Quelques minutes passèrent, locgnescomm*
des siècles.
Autour d'eux, les feuillages bruis saient plus
livret lui donnant l'autorisation d· conduire
dans Paris soit uue vuiturç de place ordinaire,
soit une voiture automobile.
Plus de doux, cent£- à
l'heure qu'il est, déposé leur fouetpour prendre
en mains la manivelle à volant vertical qui sert
à conduire les voitures électriques.
Ces transfuges dn rhapeau de toile cirée se-
ront, nous assure-t-on, un millier dans un nn
C'est donc toute une tranafor;:
nonce dans l'atiateiice des prof-
traction animste. Ils ̃̃̃-̃ ;>.aaiu a la
conquête de>lfc*c*sque.; !.lent cou-
ramment d'abandonner « cocotte ••. traitée de
canasson-», et désignent sous le non de • mis-
touilards les retardataires qui veulent demeu-
rer fidèles à la, vieille formule si connue desPa-
risiens, les jours de revue etde grande presse:
*e! vais relayer
Mais que dis-je avec le fiacre automile en
« relaiera pfus que jamais. Les Parisien? peu-
vent y compter. Seulement, si ta chose reste, le
mot sera changé. Le conducteur à casquette
dira simplement: « Je vais recharger! mon ac-
cumulateur est à bout de forces!
Et il faudra bien que l'on se contente de l'ex-
plication et du stratagème qu'elle peut déguiser.
Il n'y aura, en somme, rien da modifié dans
noa mœurs. Avec te cheval, une voiture de place
peut fournir cinquante à soixante kilomètres ,Il'
parcours sans relayer. Avec les batteries d'ao-
cumnlateurs actuellement adoptées pour nos
Nacres automobiles. le même parcours est à peu
près assuré. On » relaiera donc tout autant.
Mais le principal défaut qu'on reproche aux
voitures électriques est relatif à leur lourdeur.
Chaque voiture de forme landau ou laudaulet
pèse plus de 3,(X)0 kilogrammes. Seul, !̃̃ poids
de ses accumulateurs est de T50 kilc-
des roues motrice de 1,360 kilos. Ce i.
rément pas là la voiture de l'avenir, quo l'on
saura construire plus légère.
Quoi qu'il en soit de ses imperfections, le sys-
tème est lancé. Les coupés électriques sillonnent
Paris comme Londres et New- York. Londres
possède déjà, depuis plus d'un an, son service
de cabs électriques. A New-York, ce service a
été inauguré en 1897.
Nous ferons mieux, car nous sommes outillés
pour cela. Rappelons que l'industrie automobile
est une industrie essentiellement parisienne et
que c'est même la seule des industries mécani-
ques pour laquelle notre supériorité sur l'étrin-
ger soit incontestée. Et cependant, c'est de Lon-
dres que nous est venu le modèle des lourds
véhicules électriques qui circulent dan
qui semblent une réédition des berlines dex83O.
Allons, il appartient a nos inventeurs d'amé-
liorer oela. La France, qui est on avance sur
tous les autres pays pour la construction des
automobiles et dont les usines ne peuvent déjà
plus suffire aux commandes, saura réaliser dans
cette nouvelle carrière ouverte à son génie in-
dustriel les progrès qu'on attend d'elle.
Il y a cent trente ans faisait circu-
ler dans Paris la première voiture automobile;
c'est le chariot vapeur que l'on voit au Musée
du Conservatoire dus Arts et Métiers. Ce premier
essai donna lieu à un accident qui fit enfermer
le pauvre ingénieur IL la Bastille. il est Wfln cer-
tain que l'on se montrera plus généreux à l'é-
gard de ses continuateurs et que, même malgré
les accidents, on ne s'arrêtera plus dans la voie
dontCugnot eut la g'.uu'c de planter le premier
jalon.
Audacieux Cambrioleurs
La rue des Poissonniers, 11 la Plaine-S'aint-De-
nis, a été le théâtre, hier matin, d'un attentat
des plus audacieux.
Au numéro 10 de cette rue est installée une
épicorie tenue par Mme Hénot. Vers huit heures
et demie du matin, cette dame était occupée
derrière un Comptoir, quand six individus péné-
trèrent ensemble dans sa boutique.
Un peu surprise de voir tant de clients A la
fois, Mme tlenot s'avançait toutefois pour les
servir lorsque trois d'entre eux, s'armant de
tuer si elle appel
laissait pas preinut; ..oui eu w>u<«chez elle.
Muette de peur, Mme Hénot demeura tran-
quille dans son coin, laissant les malfaiteurs
opérer leur guise. Mais un petit garçon, qui se
trouvait dans le magasin et que les bandits n'a-
vaient pas vu, put sortir et appeler au secours.
Deux gardiens de la paix arrivèrent bientôt,
à leur vue, les cambrioleurs détalèrent, empor-
tant une partie de leur butin.
Les agents ne purent en arrêter qu'un, qui leur
opposa une résistance acharnée. C'est un re-
prIs de justice des plus dangereux, nommé
Théodore Poy, âgé de dix-neuf ans, qui a déjà
subi plusieurs condamnations.
Il a «Hé envoyé au DépOt par NI. d'rromme.
commissaire de police, qui fait activement re-
chercher ses cinq complices.
Les Vengeurs du Capitaine
I,es lecteurs du Petit Parisien se souviennent
des eapterts de eette association de malfaiteurs
commandée par un jeune bandit de seize ans,
connu sous le nom de Canitaine Petrus et
qui, en moins d'un mois, dévalisa dans la ban-
lieue sud-est de Paris, plus de vingt propriétés.
Pétrus, arrêté avec ses complices par NI. Par-
net, commissaire de police de Pont,
comparaissait vendredi dernier devant la Cour
d'assises do la Seine qui les condamnait tous à
cinq ans de travaux forcés.
Le lendemain, c'est-à-dire samedi, plusieurs
amis de ces malfaiteurs ayant pu jusqu'à ce
jour se soustraire aux recherches de la police,
se vantaient dans plusieurs établissements mal
tamés de la région de tirer de ci verdict une
vengeance éclatante.
Ils ai ont point tardé à mettre cette menace à
exécution.
Dans la nuit de samedi, ainsi que nous l'avons
raconté, ils dévalisaient avenue de la Belle-
Gabrielle, à Fontenay-sous-Bois, la villa appar-
tenant à M. Compagne.
A Charenton, ils pénétraient, la nuit dernière,
dans l'établissement de M. Yves, marchand de
vins en gros, 117 bis.rue de Paris, s'emparaient
de tous les objets à leur convenance, puis en-
traient dans les bureaux et fracturaient le coffre-
fort dont ils enlevaient le contenu.
M. Cuvilier, commissaire de police de Cha-
renton, a arrêté dans la journée d'hiervà Alfort-
ville, un individu dont le signalement répond à
doucement. et, de là-bas, la mer leur en-
voyait toujours la chanson monotone et plain-
tive de ses vagues Vf p;"i! nnumr sur la plage.
La situation de ce- :es était intolé-
rable. Ce face à face ux leur pesait.
D'ailleurs, Maud n'en pouvait plus Quant à
monsieur de Rosas, Il avait hâte de se retrou-
ver seul avec lui-même pour songer à la fa-
çon dont il allait user de sa liberté recon-
quise. et à la manière dont il allait régler
l'avenir de Maud.
Il se décida et dit
Vouloz-vous que nous rentrions, Maud?.
Oui, je le vieux bien. fit la jeune femme
qui ne se soutenait plus que par miracle.
qui se sentait glisser peu à peu à une torpeur
inquiétante.
Us se mirent en marche côte à côte, en
évitant de se frôler.
L'immense joie de M. de Rosas était trou-
blée par le confus remords qu'il avait désor-
mais de la peine muette de la pauvre femme.
Rien ne fut changé en apparence entre mi-
lady Maud et M. de Rosas.
Au surplus, depuis qu'ils étaient il Monte-
Carlo, M. de Rosas. délaissait tellement son
amie qu'il lui eût été difficile de la délaisser
davantage.
Leurs relations avaient été réduite à la
plus piïm»l« nvprv.sMo») ̃ '••seule ̃• • dt.
El' ̃̃ ;>cf faisait-
il pri r sans
IBI.
Lorsqu'ils se revirent 1« len-iemaîa, ils ';vi-
•̃rent font», nl'usiou à la scorie de la nuis.
Ils o! la même réserve durant les
prem qui suivirent.
Mais, mi» nen parlaient pas, ils y pen-
saient. ils ne [«usaient même qu'à cela.-
Ponurmé.
énerRiqueoitt-i udr* aux questions qui
lui éTî»io'>Vj"
II a < • :t
point, sai- • os.
É801LO1OT Di\S DE C4U1ULMÎ
(De notre particulier)
Bayeux, i" matJ
Un terrible accident vient de sa produirait
Huppnin, commune située t huit kilomètres de
Baveux.
lieux ouvriers oecuj
dans la carrière cle M.
Quand on s'est aperçu dts l'accident, les deux
iv-iii îi
t.M
<*> ̃̃ ̃̃
victimes sont les nnmmés Armand
Mu!1. Je trente-hott ans, père de deux en-
fant^. et Arthur Jacqueline. de vingt-quatre
ans.
*a-
ÉCHOS ETJODTËLLES
Le Pr hi*r
Matin. • ̃̃ U't!
généraux Jitloyu et Soiac
d<- France à Copenhague L.
nii ̃' Delcurron, premier y.-
la pal de Bordeaux, et Elie r
géineur en chef des ponfs et chaussées.
M. ̃'̃• Mv.r;
s'est embarqué hier à
l'isaac-Pereire, se rendant à i
o
L'Académie des sciences a tenu séance, hier,
sous la présidence de M. V; :n.
M Bertrand, wrétaire p> > préwnié
"•" M. Ray Lunkaster, tl-v ̃̃̃̃
la ire naturelle au î>;
seuu;. :e à la séance.
M- tl> au nom de la Commission
de la ça. « ..t » i diico, exprime lo vœu que cette
carte soit donnée au cinquante-millième.
L'Académie décide qu'une Commission spé-
date sera nommée pour étudier ce projet.
D'intéressantes communications ont hv faîtes
par MM. Michel Lévy, Gauthier et M,
Signalons une étude du docteur La'
au sujet de la tuberculose et de son
ment dan» certaines conditions maki
M. Lannelongue établit que la tuberculose, m-
oaîisée daus tel ou tel organe d'un être animé
peut faire do rapides progrès sous rinllueiiee
J'on traumatisme.
M. Bertrand a ofieri, il l'Académie, de la pari
île Mme Laugier, nièce U'Arago, un manuscrit
urigiual de rémittent savant sur ProuUhon.
11 a en outre remis à l'Académie une éluiie
Ce portrait c'est ainsi que l'on désignait
au dix-huitième siècle ce genre d 'études écrit
par Mlle de Lespinasse, fut corrigé par d'Alem-
bert.
o
On va procéder sous peu au percement d'un
nouveau tunnel, plus long et plus Lir^. «mi,- ],̃<
précédents, sous la Tamise, «ut:
'populeux de Rotherhita et ceh:
Cela fera le quatrième. Le dernier, ou son sou-
vient, fut le tunnel de Blackwall, construit en
1S97 par les soins du County Gouncil de Lon-
dres, et dont le prix s'éleva il 35 millions de
francs.
Le nouveau tunnel ra placé à
peu près exactement ̃< <̃;<; Blackwall
et le pont, monumeuta. ur. C'est encore
la municipalité qui eu ;» >s frais, évalués,
d'après les devis actuels des ingénieurs, il 51
millions environ.
Sa longueur totale, y compris les tranchées
couvertes dites d'approche, atteindra deux kilo-
mètres. Il fiera ét.i! li pro-
fnml'-nr sous le uV;e i:l ltigiMWtttt en biais.
icinent blindé, élccti-iquement éclairé et
il n'aura pas moins de 9m. 20 de. dia-
mètre et curnportera une chaussée médiane de
5 m. 15 et deux trottoirs latéraux de 1 tu.
Ce sera le plus grand tunnel sous-fluvial qui
ait été construit en Europe.
La r !<'s alsaciennes-lor-
raines iiilnnios a trniî. ;i l:i
mairie de la rue
annuelle sous la présidence de M.
président.
Apres la lecture des divers rapports de l'exer-
cice é(' ̃' délégués ont été nommés
dans ]< et à l'étranger. Sept nou-
inscrites parmi les Socié-
tés affiliées; c-e sont les Sociétés alsaciennes-
]< > = •- --• ̃•" Saint-Eliennectti Paris, l'Union alsacienne-lorraine
do ;»,un, les Sociétés de Luxeuil, de Châ-
teau-Thierry et de Tourcoing.
Le projet d'un monument ¡. élever ù Paris aux
Alsaciens-Lorrains morts pour la patrie en
et depuis, dans les expéditions colonia-
les, a été fort bien accueilli.
Une première souscription entre les membres
de la Fédération a produit la somme de f. fû.
L'assemblée a terminé son ordre du .jour par
le renouvellement du bureau du comité central
pour l'exercice
Ont éUS élus
MM. J. Sansbocuf, président; Figenwald, Vuil-
laume et Biès, vice-présidents: Ch. Weinmann,
secrétaire général; Priant, secrétaire-adjoint
R. Bollecker, trésorier; Schuhler, trésorier-ar-
chiviste.
o
Fantaisie macabre:
Un millionnaire excentrique de Chicago, M.
Parker Mason, s'est oftert il sa résidence de Lake-
View, quelques heures avant sa mort, la répéti-
tion générale de ses obsèques.
Un elergyman presbytérien et un quatuor de
la mattrise sont venus chanter dans 8a chambre
en présence de ses parents et amis assenv
service des morte, et le révérend John
ensuite prononcé une oraison funèbre éloquente
du futur défunt.
Celui-ci, très flatté. complimenta fort le cter-
gyman, le paya ainsi que les chanteurs et lit
Monsieur de Rosas exultait intérieure-
ment. Il se comparait volontiers à un pri-
sonnier longtemps gardé sous les verrous et
qu un hasard inattendu vient de rendre au
grand air et au soleil.
Quant à milady Maud, elle portait au cœur
une blessure qui n'était pas près de se cica-
triser.
Mais monsieur de Rosas et elle étaient de-
puis longtemps rompus au ni-'i
simulation mondaine pour
ouvertement, lui, à sa joie. «lit P. -i..<
et, à les voir ensemble, l'observateur le plus
attentif n'eût pu soupçonner l'abîme qui
maintenant les séparait.
Monsieur de Rosas partageait o«in
entre les safles de jeu du Casino
tes excursions dans les environs
vrée à elle-même. passait toutes
près de la rampe de la dernière de?
en face de la mer éternellement pareille et:
éternellement changeante.
Ce fut dans ce décor (il,
les premier» jour» qui su
houre par heur ̃ -s uiy-pr
amours. cen>- 'm* !e ni
rail et qui avait ^n • ir.
lion de eeûx qui l'avait
mineure.
Oh qu'il avait eu de jolies pages avant I
d'en arriver à ce- î'noiiftmpjit brutat. hélas'
,prévu par d6j4 des mois.
Car elle :s i filnpc par fitav" hrs nr
farêft qu'avait f
hcouiez, José, ce que je vais v-iupmarder est peut-être déraisonnable, mais je
suis vraiment un peu lasse de la vie errant*
que aous menons. Voici trois ans et demi
venir 1 untrepreÉpur de- >res, avec
lequel il régi* ft«s le* a enterre-
ment.
Dix heure? er Mason s'éteignait
:iwof" '<:
0 îort vie M. Ernest-Marie Citer
bu!
Cherbuli.- -!utit
au ciuîi
ner, auteur du célè-
rora et it
mort la nuit v dd
soixanfes-quï:
t :i
sûr .t -.i
tions n,
pareille
un réquisitoire tri enté con-
tre la musique en en iurti-
colier. ce médecin pr
névroses, rhlfl'aw?. ci
hraux, r maiaàies à la
mode nt des exeès
i\ quo commettent
"iinels ou même d'aï
le cUi\ par
f .-st
:hituite fa;
la) ;i piano avant ie-uxe ans»,
l'il. ont aujourd'hui -Sur 1,000
pcrnouut'6 n'ayant jamais mis les main? sur un
clavier, a peine Irt) ont souffert ou soulfrent de
illflmann, l'étude ilu
i'i.i.iv ..ne coœmeuoéu avant
i âge ii'
o
Avi? aux philatélistes.
Un timbre nouveau, <• '-i'-nlùt rarissime pro-
bsblement. vient >s par le gouverne-
ment da la i\'
ite Ile haii qui
̃' a-rtar
,v,v,
un service de pigeons Aucklaud
et i.
̃!enic:il. à s
Sa! i|iii r.>!? ,r
ré
ce i
'l-vr-mt
i'I il
.2(i.
le l
dis auquel sera fixé un
•̃̃" ,i^>
U;n! les ui'i'iiiers joun
•̃̃<: '.• ™s lu
Eu haut, un ht (îreat Ban eu ;1;,8-
sous ft/weirtt Potl, cl cftté One
shiiliti'
L.1 pr s
Si1'.
li'i; l'abus ilu laine, fait uiî' :s(1b achar-
née.
Alors, loi demande un do ses amis, vous
ceoye7 que fumer soit mauvais?
Cerlos, voyez les cheminée» ce sont cc.lkw
qui fument le moins qui vont le mieux!
Un brave
fiuarantc-hi: -i
Açrr if'-tiK-n
ri
Cli
run ij
1 Ili i t Vi *j
l
de
proton -t
a la | ,a
inantri)'- >
En n venant â t |>as moins do
porte, rituée à quelques pas st si
d- l'aHcntat.
Il
lin, ooni'i t
v t lieux <̃'
l'ét.al ̃ n
tran?p ̃•5
or-l<
:!s, qui ont en outre volé a Le GaI) aa
ii, sou porte-monnaie, sont activement
recherché!
LA TEMPÉRATURE
Mnrili i mni. nv jour rie fatmêr, 4P Jour tht
priniempt- ̃«>»< AUtanone.
Uvtr du soteii t u. 41, coucher àr h. H. lever de
la lune àl h. I, eoucktr Il '11 A, if,
!̃ -̃- s. .innt la journée "tir" rt 7«5 m 'm s'i'-t^rifl
si:
qi ̃ -ir ru an nom <\<- i iruinds
(m :̃:• .;̃ iuible prewiion pas»» au
.(« »t-
it Pro-
i^% u-mperauir-i: b«i>t fortement Alle-
magne et en France elle était 1>; 1
que nous promenons notre amour à iravers
toutes les capitales du monde. Londres.
New-York. Lisbonne. Madrid. Napies.
Rome.Pétersbour«;BOUijont vue. e croyez-
vous pas que nous f>r onr W«m de nous fixer'?
M vous, ni mot ne m« Pari». Al-
Ions à Paris. Nous "Lahliroim pour
toujours. nous nous y reposerons. nous y
de nous aimer.
it consenti à cela commo
[ix moindres caprices da
i.i j-u- irmiii- il y avait consenti posr
leur malheur a toun deux.
journ-
iment qii t
.dm les j, ut
"nt pas«4, elî? nvait eu
!elle
ire de
nu i')'J
•̃ avait pa- 'nçtlO
it
n. it
:r
Ile de j'iii.s en
:1 .1 une
qui, coniotn-
,;j-- oiilie vièiLiAt
aux y?ux du monde.
(A suivre.] TOBîcfi Ytittr.
^•^L-11. ^y^8^
la prcm" tété discutée entre deux puis- t
Il est
des terri ̃̃;̃<
aura m in^-r<-w !e j
bassin
Sé-Tcho ligué au Yunoaa» aur;
exclu ii.- • ̃.̃ ̃;• •̃̃. étions de la convention, m,
droits sur cette province sont en effet ju moins
'égaux à efiux de l'Angleterre et elle a toujours
itM considérée comme devant légitimement tes-
ter sous notre influence.
On peut se demander auss!
fait accompli, acceptant un i; • -t
éliminée, et qui l'isole dans sa presvju ;Us du
Choutoung ? Ou bien protestera-t-eHo contre
l'accord, réclamant dans les territoires do Cé~
leste-Empire la part qu'elle convoitait da longue
date?
L'AFFAIREDREYFUS
LETTRE DU GÉNÉRAL DE GALUFFET
Le général de Galljfïet a adressé au directeur
du Journal des Débati la lettre suivante;
Monsieur le directeur,
Drevfus à l'ile du Diable, Picquarl poursuivi,
Esterhazy en fuite, Henry mort, du Paty de Clam
menacé d'un Conseil de guerra N'est-ce pas assez
de victimes innocentes ou coupables!
Cependant, les ennemis de l'armée, non satis-
faits encore, exigent qu'on livre à leur haine tous
les officiers, généraux ou autres, qui ont été plus
ou moms mêlé", la désastreuse affaire.
Ne vaudrait-il pas mieux se décider enfin au si.
lence Ne serait-il pas plus eaye, plus généreux
et en même temps plus patriotique de ne pas in-
criminer sans cesse des officiers qu'aucun Tribu-
nal ne songera à mettre en cause ? L'armée les
^sonnait elle admettra qu'ils aient pu se tromper,
,mais elle les sait gens d'honneur et incapables de
commettre une mauvaise action.
Devant ses électeurs, le gouvernement a, dit-on,
promis des châtiments je lui conseille, respec-
tueusement, d'y renoncer, parce que personne ne
croira qu'il est devenu plus ferme pour s'être, une
fois, montré trop sévère.
Dans l'intérêt du pays, dans celui de l'armée, et
pour arriver à la pacification des esprits, je sou-
haite que eet appel soit entendu. Celui qui vous
l'adresse n'a prisueucuce part à l'affaire et il croit
aimer 6a France plus et mieux que ceux qui discré-
ditent chaque jour son armée.
Veuillez croire. Monsieur le directeur, à mes
eentiments très distingués.
Général de GALLIrrET.
LE coMMiHoairr ESTERHAZY
Le commandant Esterhazy va publier à Lon-
dres'uîi livro dont tes bonnes feuilles sontcon-
nues de certains journaux qui en unt ̃•lotiué des
extrait».
Dans ce nouveau volume, le commandant pré-
*te«ti avoir reçu la visite et les offres d'un émis-
saire du pouvernement; et il désigne clairement
'NI. Lfi#uerre, ancien député.
Voici une des lettres qu'il cite à l'appui de
ton dire
Paris, le 22 mars.
Mon cher commandant,
J'ai, moi aussi, fait tout le possible pour aboutir
Il une honorable solution.
Je n'ai pas encore réussi.
Les gouvernements parlementaires ne sont point
les mêmes que les gouvernements absolus, mais
les tempéraments restent, et ce que tel ferait avec
•ses idées à lui et son tempérament à lui, s'il était
seul, il ne peut plus ou n'ose plus le faire s'il doit,
de toute nécessité, faire eppel à d'autres concours.
Donc, attente. J'aurais préféré, j'ai fait l'impossi-
blé pour avoir mieux. Mais cela est ainsi.
Et vous, attendez aussi. J'y ai bien réfléchi tous
ces derniers jours. Je suis sûr que vous regrette-
riez ce qui, en définitive, ne ferait de mal qu'à vos
amis et ne serait qu'un coup de tête.
En toute circonstance, comptez sur votre cor-
dialement dévoué.
Je me trompe fort ou il me semble que tout
cela petit et doit s'arranger au mieux de vos inté-
rêts.
Encore bien à vous.
Interrogé par uu rédacteur du Temps, M. La-
ffiiorre a reconnu qu'il s'agissait bien de lui
mais il a déclaré n'avoir reçu aucune mission du
,Ministere et il a dit quo ses entrevues avec.le
commandant Esterhazy étaient dues uniquement
à son initiative personnelle, sans avoir aucun
caractère officieux.
Ces itHlrmalions cadrent avec la note suivante
de V Agence Ifavas
On lit dans un journal du soir qu'un émissaire,
se déclarant envoyé par M. Charles DuPuy, prési-
,dent du Consfiil, et par M. Lebret, garde des Sceaux,
se serait rendu à Londres, auprès du commandant
Esterhazy, pour lui demander d'échanger les pa-
piers qu détient contre une somme d'argent.
Nous sommes autorisés à déclarer que MM.
Charles Dupuy et Lebret n'ont jamais chargé qui
que ce soit d'une semblable mission.
Le Ministre de la Guerre, après avoir pris con-
naissance du rapport du général Toulza, com-
mandant l'Ecole polytechnique, sur les incidents
qui ont troublé, il y a quelque, jours, le cours
.d'histoire ot de littérature professé à cette Ecole
par M. George Duruy, vient de suspendre ce
cours nouvel ordre.
Dépêches de l'Etranger
LA CONFÉASNCB DE LA HAYE
La Hay, mai.
Les séances plénières de la Conférence de dé-
sarmement auront lieu dans la satle d'Orange,
au Palais du Bois. Il v aura dans cette salle
cent sièges, outre ceux du bureau et du secré-
Aariat, qui comprendra dix secrétaires ou atta-
chas d'ambassade, ou fonctionnaires néerlan-
dais, dont le chef sera M. Vaneys, ancien mi-
oistro.
Il est il peu près certain que la Conférence ne
eera pas publique; mais des communiquésse-
ront passes a la presse.
UNE COLLISION SUR LESCAUT
Bruxelles, i" mai.
Une terrible collision a eu lieu ce matin sur
l'Escaut, entre le vapeur Fortuna et l'allège
L'allège a sombré aussitôt. Le sauvetage de
l'équipage a été des plus émouvante.
LE DOBL DE BERLIN
Berlin, mai.
L'histoire racontée par les journaux allemands
zu sujet d'un duel qui aurait eu lieu entre le
prince royal de Siam et un de ses camarades de
'Ecole militaire de Potsdam est erronée en oe
qui concerne l'un des personnages.
Voici ce qui a donné lieu à cebruit
Le fila aîné du ministre de Perse à Berlin, qui
est en pension au collège militaire de Lichter-
Rosas n'eût pas trouvé la force de lui résis-
ter.
Mais elle lui avait laissé le temps de se re-
mettre. de réfléchir. d'envisager ce que
pouvait avoir d'heureux pour lui ce qui
allait suivre, et si bien qu'il était désormais
cuirassé et que les paroles de la jeune femme
glissaient sur lui à la façon dont les gouttes
de pluie glissent au lonq des vitres.
D'ailleurs, il l'entendait à peine. Afin d'ê-
tre certain de ne pas se laisser aller à une
compassion qui l'eût perdu. qui l'eût rejeté
pour jamais dans les bras de Maud, il s'était
oblige à penser à Huguette. il s'était obligé
s enfoncer dans les quelques souvenirs
qu'il avait de la jeune fille. s'était longue-
ment complu et se complaisait à l'évoquer
où il l'avait vue. au Bois. à l'Exposition
des Aquarellistes. puis à Longchamp le jour
iu Grand Prix.
Cependant, comme fouettée par le mutisme
qui en disait tant du prince, Maud continua
Prends g;ude, Jos6. Je suis douce, je
suis faible, parce que je t'aime. Mais si j'en
arrivai* à to haïr. Oh! vois-tu, je ne sats
pas si je ne serais pas d'autant plus terrible
que j'ai été plus patiente.
Elle se remit immédiatement
Tiens, lu 1 entends, je deviens loue.
Pardonae-moi.. la douleur m'égare. Oh
c'est ijuf je souffre affreusement.
Elle lâcha les mains de M ̃'» R-i3. se
renversa en arrière. enfoui; -re par-
mi ses doigts tremblants. lès un«
minute, oédartà la torture qui lui était infli-
gée, elle se Laissa allar à sangloter longue-
Sa plainte avait été si vraie. si poignante.
ffue le prince, pria aux aatr&iliet, s'était jeté
f çrs elfe».
X.
feld, près dêBerlin, vient de se battre avec un
autre la cinquième reprise, le jeune
Persan a fiwWe<>-7. (-'ri'vement blessé.
.useJijB taquineries aux-
rçuell' <̃̃ .i:!i».
Le Cidut qui avait été frappé demanda répa-
ration ;>vtr les armes.
I. C'S du collige autorisèrent le duel,
m, :rent à six reprises. A la cinquième,
le j, v;san fut touché.
un RELIQUE D'AHDBÉB
Copenhague, i" mal.
On annonce d'Islande que l'on vient de décou-
vtir près d'flusavik, dans un glaçon flottant v
nant des mers polaires, une bouteille contenant
trouvée par hasard. 1
L auteur de cette trouvaille n'a pas lu ce qui
était écrit sur la iiutt. mais il a .ruvuvé iuunùUia-
tr'meiU 'ïlande) en
detuuui: -oient sans
retard ex {•̃: u;v.^ en
B8H «VUE A SAI5T-PKTEIiSBûUaQ
Saint-Pet- i. >i,
L'Empereur passera en v
Mars, le 10 mal, )c* '••̃̃- \c ia
circonscription ri; ourg,
ainsi que IeBôlévc- *.j cette
ville.
il y aura en ligne bataillons d'infanterie,
37 escadrons de cavalerie, 14 sotnias de cosa-
ques, 3 bataillons d'artillerie et 162 pièces de
canon.
La revue sera commandée par le grand-
LES COURSES DE TAUREAUX
Yalnnce, 1" mai.
Cette après-midi, à deux heures, est mort le
torero Fabriio, gravement blessé à l'aine par le
quatrième taureau il la course d'hier.
Fabrilu elu.it le ivivv d<; i'tispada de ce nom,
tué aussi à Vai>mc>\ |ir un taureau, en 1897.
LES AMÉRICAINS AUX PHILIPPINES
Washington, mv.
Une dépêche de l'amiral Dewey dit que des
renseignements en apparence dignes de foi por-
tent quu Le lieutenant de marine américaine,
avec dix hommes de la chaloupe du Yorktawn,
est prisonnier au quartier général des insurgés.
Washington, 1" mai.
M. Mac-Kinley a envoyé à l'amiral Dewey un
télégramme très chaleureut à l'occasion de l'an-
niversaire de la bataille de
cet anniversaire est célébré dans tous les
Etats-Unis comme une grande fête.
Voir ilrms le numéro
gravure d'actualité représentant 4Ê^b4-*
UN COSMT MX PHILIPPINES
LES CHIENS DK GUERRE DES AMÉRICAINS
Une autre gravure représente
UN BRAME DANS UNE ÉGLISE
Cn pendant la première communion
Le SVri'l.ÉMEST llTTMRAinB ILLUSTRÉ du
Petit Parisien parles de texte, superbes
gravures A' actualité) est mis en vente tous les
jeudis.
NOUVELLES MILITAIRES
Au Mout-Valérien
M. de Freyrinet, ministre de la Guerre, s'est
rendu hier après-midi an Mont-Valérien, accom-
pagne dn général Ueloye. directeurde l'artillerie,
et du Kéuéral Pamard, claef du cabinet.
Le Ministre est arrivé à (Umix heures au Mont-
Valérien, où ont lieu nouveau
canon i tir rapide, et aux essais qui
ont duré jusqu'à six h'-Mrt.-s.
L'Éclairage des Champs de Bataille pour la
Recherche des Blessés
Aux dernières manœuvres du service de santé,
à Paris, aucune expérience d'éclairage du champ
de bataille ne fut tentée.
Le directeur technique des opérations, dans sa
critiduc, orpriuta le regret que cette question
d'un intérêt pourtant considérable n'eût pas
donné lieu il dos- fssais de mise en pratique. Ce-
pendant, ajout iil-il. des expériences à ce sujet
étant faites choz les Allemaucfs, il y a lieu d'at-
tendre les résultats pour nu point prendre de
peine inutile à chercher mieux dans le cas où
ces résultats seraient satfafaisants.
Les expériences allemandes sont terminées,
et, d'après la Gazette de Dantzig, la voiture
éclairante » aurait donné une complète satis-
taction. Cette voiture automobile ressemble exté-
rieurement à celles qui servent aux transports
des munitions et des malodes dans l'armée, alle-
mlnde. Elle est munie d'un moteur 1*1 pétrole de
la force de cinq chevaux, qui pout &tro mis en
pression en trois minutes et fonctionner ensuite
pend -at quiuze heures sans addition de com-
bustible.
La machine actionne une dynamo de C5 volts
et 10 ampères, qui fait fonctionner un projec-
teur lumineux d'une grande puissance. L'appa-
reil est, dans son ensemble, relativement léger
et peu volumiueux. Et cependant la voiture porte
1 encore une foule d'accessoires, notamment tout
le matériel nécessaire à l'installation immédiate
et à l'éclairage d'un hôpital de campagne provi-
soire qui peut être inatallé au besoin pour don-
ner les premiers Foins aux blessés que la voi-
ture aura permis de découvrir.
Le Dernier Swrivant da Siège d'Anvers
Le dernier survivant du siège d'Anvers, le
lieutenant-colonel Fcrry, offieier de la Légion-
d'Honneur, vient de mourir dans sa quatre-
vingt-dixième année, en son domicile, 2, square
Lamartine, à Paris.
Les Primes de Rengagement
Un de nos lecteurs nous demande quelle est
la situation faite, au point de vue de la prime de
rengagement, au sous-officier élève officier à
Saumur. Voici une note ministérielle qui semble
répondre à cette question
« Lorsqu' l'un sous-officier élève offi-
cier de K ivalerie rentrant au corps
pour quel'it; pour prendre part aux ma-
nœuvres au lieu d'aller en permission avant le
décret de promotion qui suit la fin du cours, la
perception de la prime de rengagement doit être
faite par l'Ecole aussi bien que pour le sous-of-
licier promu ofticier pendant la duré de la per-
mission obtenue à la sortie de l'Ecole. •
Artillerie- de Forteresse
Le 10* bataillon d'artillerie pied a fourni la
plupart de ses éléments pour renforcer le camp
retanché de Toulon au détriment de Besançon, j
ville insnftlsamment occupée.
Mais cela avait été tout instinctif. ne
l'avait en rien attaqué dans la résolution iné-
branlable qu'il avait prise.
Tandis qu'il entourait de ses deux bras la
taille de la jeune femme toute brisée, il son-
geait que désormais le plus difficile était ac-
compli. qu'elle avait compris. qu'elle se
résignerait.
Et ce fut sans doute afin qu'elle conprit
mieux encore qu'elle n'avait plus qu'à se ré-
signer qu'il lui murmura
Je vous jure que vous n'aurez jamais de
meilleur ami que moi, Maud.
Dansla demi-connaissance ol elle était en-
core, la jeune femme put mesurer toute la si-
gnification redoutable de cette phrase.
Elle repoussa violemment le prince. se
leva toute droite. cria
Mais c'est donc vrai
Le prince s'était «•t-alement relevé. Tous
deux se trouraient ce. La compa-
raison avec deux du imposait davan-
tage. mais tirait sur sa au.
La cruauté de M. de Rosa» venait de porter à
Maud un coup mortùL..
Egarée, elle répéta
C'est vrai 1. c'est vrai 1. c'est vrai t.
Elle ne sanglotait plus. Ses traits tendus
et comme figés prenaient une expression im-
placable.
Elle posa ses deux mains sur les épaules
de M. de Rosas, approcha son visage du sien
jusqu'à le v.'ic Vr *>t, avec un. calme effrayant
tant il co:: son égarement de tout
à l'heure
Reponds-moi, tu l'entends, José?. Je
toxine jt le veux– Ainsi, tu ces plus que
le meilleur de mes amis*
Le prince appela à lui tout ce qu'Il avait de
courage. de triste courage. il ferma les
yeux. évoqua l'image mélancolique et sou-
Besançon retrouverait son :̃!> • ̃'̃" '• i
au détriment de Langres >
resse perdrait le 7- bataillon.
officiers dû l'armée
dans
liautenants ou sous-heuicnams, cinquante sous-
ofiietere y figureront.
L'Inspection des Asmias de fer
Les inspecteurs particuliers de 1 exploitation
commercial' des chemins de fer sont reerutés
par voie de concours parmi des candidats ayant
vingt-cinq ans au moins ou trente ans au plus.
Mais le Ministre ëes-Finances a décidé que c«tte
limite d'âge est reculée de vingt stni>é"-» pour
tes oftïciers des armées de terr ;• re-
traités et pour ceux qui réunirai • >udi-
tions exigées pour ave^p droit à ta ;\U-aj^î daiis
l'année du concours on dans ta suivante.
FIACRES AUTOMOBILES
Vous avez lu cette invraisemblable histoire
i- l'automobile qui s'emballe •, de l'automo-
bile non montée qui part subitement à fond de
train et sème l'épouvante sur son passage, cul-
butant les voitures qu'elle rencontre, blessant.
contusionnant, éwabouillant bêtes et gcus et
allant finalement écraser, contre un mur irré-
duetible, ses organes d'acier, ses bielles et ses
batteries, ses roues motrices et ses accumula-
teurs.
Le voilà bien, l'accident du dernier cri, l'acci-
dent moderne par excellence, celui sur lequel
s'appitoieront désormais les fait-diversiers et
les ¡,le; et dont nous entretiendront les ga-
zettes futures.
La mort du cheval, délaissé daas la rue et
attendant le char de l'équarrisseur, avait jus-
qu'ici inspiré maintes toiles que nous avons
vues au Salon. Getta année encore plusieurs ta-
bleaux, de fort grandes dimensions, nous disent
les douleurs des attelages surmenés et nous
montrent la révolte de leurs pauvres chairs sous
les coups cinglants des fonets-Ces scènes de la
rue parisienne auront une bien autre allure
dans les compositions que nous feront les pein-
tres pour les Expositions prochaines. Nous y
verrons des machines é.ventrées, rendant leur
âme en des reuwotres imprévues, ou bien des
cabs fantômes, enivrés de leur force, courant
sans guide par tes chemins, rasant les éventaires
des petits marchands, pénétrant dane les maga-
sins, ou encore la lutte de l'organisme do fer
avec, son conducteur aC'olé, incapable de le maî-
triser.
Et dire que nous en étions tous à croire que
la substitution de ta traction mécanique à la
traction animale nous préserverait dans l'avenir
ilcs accidents du genre de ceux dus aux chevaux
qui s'emportent! Il faut en rabattre, puisque la
vapeur et l'électricité elles-mêmes ont leurs
coups de.folie et leurs détraquâmes.
Toutefois, ne nous plaignuus pas. Le sucxès
de la voiture automobile, à supposer qu'il
s'affirme définitivement et délivre Paris cle l'ex-
cès de cavalerie qui l'encombre, nous ménage
de grands avantages. Nos chaussées seront beau-
coup plus propres et n'exhaleront plus les relents-
qui pendaut l'élé nous incommodent si fort.
D'autre part, les dépôts des Compagnies placés
à l'intérieur de Paris en disparaîtront fatale-
ment. Les épidémies de morve qui, en certaines
années, entraînaient la perte de plusieurs mil-
liers de chevaux et coûtaient si cher aux entre-
preneurs de transport en commun, seront beau-
coup moins redoutables. Au point de vue de
l'hygiNne et de l'msainissemont de la rue, nous
serons redevables à l'aulûmobilisme d'une série
de bienfaits.
D'ailleurs, les accidents qu'il peut déterminer
ne sauraient se multiplier de manière à créer
un (langer permanent pour la circulation. Ils se
limiteront à la période des essais. Il est déjà de
règle aujourd'hui que lorsqu'un conducteur de
voiture à moteur électrique veut laisser station-
ner son vélcicule, il interrompe le courant en
enlevant une clef qui ne doit être remise en
place qu'au moment où il voudra rendre aux
roues motrices la force qui lus actionne. Une
voiture arrêtée se trouve donc réduite à une im-
mobilité absolue, et ce n'est que par l'inexpé-
rience d'un conducteur novice que le bizarre ac-
cident (lotit nous avous parté a pu se produire.
Le maniement des appareils divers que com-
porte une voiture automobile étant assez com-
pliqué, force sera de créer de véritables écoles
d'apprentissage à l'usage des cochers qui ambi-
tionneront de troquer leur chapeau de toile cirée
contre la casquette du chauffeur ou de l'électri-
cien. Actuellement, une de ces écoles fonctionne
déjà et possède ses professeurs de traction mé-
canique, très occupés à former un personnel
intelligent et compétent pour la eonduite des
véhicules nouveaux.
La piste nécessaire aux exercices de l'école a
été établie à Auberviihers, où se trouve égale-
ment l'usine qui produit l'électricité destinée à
l'alimentation des accumulateurs dont sont
pourvus les cent fiacres électriques en ce mo-
ment en circulation.Très curieuseetdetrèspitto-
resque aspect cette piste, où des portants simulent
des silhouettes de gens, groupes de piétons, équi-
pes d'ouvriers, ou encore des tas de pierres et
des accidents de terrain que les voitures, dans
leur course, doivent éviter. La piste présente de
plus des pavages variés, elle a ses tournants
brusques et ses pentes glissantes. Des voitures
d essai, dont le mécanisme leur est expliqué,
sont mises à la disposition des élèves conduc-
teurs qui doivent apprendre à les diriger d'une
main sùre à travers tous les encombrements
dont la voie est semée.
Ce premier apprentissage terminé, il dore
environ cinq jours, tes conducteurs se ha-
sardent dans Paris en des voitures spéciales et
procèdent, sous les yeux de leurs maitre*»à des
expériences nouvelles. Un itinéraire leur est fixé
durant lequel ils out à surmontcr des difficultés
croissantes. Cinq autres jours se passent en ces
essais, puis le cocher, enfin reconnu capable de
conduire une voiture à traction mécanique, se
1 rend à la Préfecture de police, où il subit l'exa-
men oral exigé par les règlements. Si sa con-
naissance des voies parisiennes est estimée suf-
Usante, il reçoit un permis provisoire de oircu-
lation qui, après un mois, est cchangé contre un
riante d'Hugnette. se dit qu'une seule se-
conde de faiblesse lui ferait perdre à jamais
l'espoir qu'il caressait en secret de gagner la
jeune fille dès qu'il serait rendu libre et, se
raidissant, il répondit:
Le meilleur.oui, le plus dévoué,
le plus absolu de vos amis.
Tout le corps de Maud frissonna. maia ce
fut avec son même calme qu:elle reprit-:
Cela veut dire, n'est-ce pas, que vous
jugez le moment venu de nous séparer?.
L'effort que dnt faire le prince fut si violent
qu'il pâlit. mais il dit
Je ne juge pas que le moment soit venu
de nous séparer. je juge seulement que le
moment est venu où je ne peux plus vous
rendre heureuse. vous donner tout le bon-
heur que vous méritez.
Les doigts de Maud s'enfoncèrent dans les
épaules de monsieur de Rosas.
C'était fini. Elle ne pouvait plus douter.
Leur rupture était désormais accomplie. Ni
lui. ni elle ne pouvaient plus revenir sur
cette phrase. ne pouvaient faire que cette
phrase n'eût pas été dite.
lst Us en étaient étourdis tons les deux.
Quelques instants avaient suffi pour rayer
de leur existence un passé de quatre aQR< es
ponr briser le lien au ils avaient ern éternel.
pour faire d'eux. les amants de la veiiîe.
les indifférents de demain.
Lfne joie Immense gonflait la poitrine du
prince tandis que-Maud devait, pour oe pas dé-
faillir. faire appel à tout ce que la femme
possède d'orgueil.
Un silence lourd était tombé entre ei:
silence que ni l'an nt l'autre n<: voula,.
plutôt n'osaient rompre.
Quelques minutes passèrent, locgnescomm*
des siècles.
Autour d'eux, les feuillages bruis saient plus
livret lui donnant l'autorisation d· conduire
dans Paris soit uue vuiturç de place ordinaire,
soit une voiture automobile.
Plus de doux, cent£- à
l'heure qu'il est, déposé leur fouetpour prendre
en mains la manivelle à volant vertical qui sert
à conduire les voitures électriques.
Ces transfuges dn rhapeau de toile cirée se-
ront, nous assure-t-on, un millier dans un nn
C'est donc toute une tranafor;:
nonce dans l'atiateiice des prof-
traction animste. Ils ̃̃̃-̃ ;>.aaiu a la
conquête de>lfc*c*sque.; !.lent cou-
ramment d'abandonner « cocotte ••. traitée de
canasson-», et désignent sous le non de • mis-
touilards les retardataires qui veulent demeu-
rer fidèles à la, vieille formule si connue desPa-
risiens, les jours de revue etde grande presse:
*e! vais relayer
Mais que dis-je avec le fiacre automile en
« relaiera pfus que jamais. Les Parisien? peu-
vent y compter. Seulement, si ta chose reste, le
mot sera changé. Le conducteur à casquette
dira simplement: « Je vais recharger! mon ac-
cumulateur est à bout de forces!
Et il faudra bien que l'on se contente de l'ex-
plication et du stratagème qu'elle peut déguiser.
Il n'y aura, en somme, rien da modifié dans
noa mœurs. Avec te cheval, une voiture de place
peut fournir cinquante à soixante kilomètres ,Il'
parcours sans relayer. Avec les batteries d'ao-
cumnlateurs actuellement adoptées pour nos
Nacres automobiles. le même parcours est à peu
près assuré. On » relaiera donc tout autant.
Mais le principal défaut qu'on reproche aux
voitures électriques est relatif à leur lourdeur.
Chaque voiture de forme landau ou laudaulet
pèse plus de 3,(X)0 kilogrammes. Seul, !̃̃ poids
de ses accumulateurs est de T50 kilc-
des roues motrice de 1,360 kilos. Ce i.
rément pas là la voiture de l'avenir, quo l'on
saura construire plus légère.
Quoi qu'il en soit de ses imperfections, le sys-
tème est lancé. Les coupés électriques sillonnent
Paris comme Londres et New- York. Londres
possède déjà, depuis plus d'un an, son service
de cabs électriques. A New-York, ce service a
été inauguré en 1897.
Nous ferons mieux, car nous sommes outillés
pour cela. Rappelons que l'industrie automobile
est une industrie essentiellement parisienne et
que c'est même la seule des industries mécani-
ques pour laquelle notre supériorité sur l'étrin-
ger soit incontestée. Et cependant, c'est de Lon-
dres que nous est venu le modèle des lourds
véhicules électriques qui circulent dan
qui semblent une réédition des berlines dex83O.
Allons, il appartient a nos inventeurs d'amé-
liorer oela. La France, qui est on avance sur
tous les autres pays pour la construction des
automobiles et dont les usines ne peuvent déjà
plus suffire aux commandes, saura réaliser dans
cette nouvelle carrière ouverte à son génie in-
dustriel les progrès qu'on attend d'elle.
Il y a cent trente ans
ler dans Paris la première voiture automobile;
c'est le chariot vapeur que l'on voit au Musée
du Conservatoire dus Arts et Métiers. Ce premier
essai donna lieu à un accident qui fit enfermer
le pauvre ingénieur IL la Bastille. il est Wfln cer-
tain que l'on se montrera plus généreux à l'é-
gard de ses continuateurs et que, même malgré
les accidents, on ne s'arrêtera plus dans la voie
dontCugnot eut la g'.uu'c de planter le premier
jalon.
Audacieux Cambrioleurs
La rue des Poissonniers, 11 la Plaine-S'aint-De-
nis, a été le théâtre, hier matin, d'un attentat
des plus audacieux.
Au numéro 10 de cette rue est installée une
épicorie tenue par Mme Hénot. Vers huit heures
et demie du matin, cette dame était occupée
derrière un Comptoir, quand six individus péné-
trèrent ensemble dans sa boutique.
Un peu surprise de voir tant de clients A la
fois, Mme tlenot s'avançait toutefois pour les
servir lorsque trois d'entre eux, s'armant de
tuer si elle appel
laissait pas preinut; ..oui eu w>u<«
Muette de peur, Mme Hénot demeura tran-
quille dans son coin, laissant les malfaiteurs
opérer leur guise. Mais un petit garçon, qui se
trouvait dans le magasin et que les bandits n'a-
vaient pas vu, put sortir et appeler au secours.
Deux gardiens de la paix arrivèrent bientôt,
à leur vue, les cambrioleurs détalèrent, empor-
tant une partie de leur butin.
Les agents ne purent en arrêter qu'un, qui leur
opposa une résistance acharnée. C'est un re-
prIs de justice des plus dangereux, nommé
Théodore Poy, âgé de dix-neuf ans, qui a déjà
subi plusieurs condamnations.
Il a «Hé envoyé au DépOt par NI. d'rromme.
commissaire de police, qui fait activement re-
chercher ses cinq complices.
Les Vengeurs du Capitaine
I,es lecteurs du Petit Parisien se souviennent
des eapterts de eette association de malfaiteurs
commandée par un jeune bandit de seize ans,
connu sous le nom de Canitaine Petrus et
qui, en moins d'un mois, dévalisa dans la ban-
lieue sud-est de Paris, plus de vingt propriétés.
Pétrus, arrêté avec ses complices par NI. Par-
net, commissaire de police de Pont,
comparaissait vendredi dernier devant la Cour
d'assises do la Seine qui les condamnait tous à
cinq ans de travaux forcés.
Le lendemain, c'est-à-dire samedi, plusieurs
amis de ces malfaiteurs ayant pu jusqu'à ce
jour se soustraire aux recherches de la police,
se vantaient dans plusieurs établissements mal
tamés de la région de tirer de ci verdict une
vengeance éclatante.
Ils ai ont point tardé à mettre cette menace à
exécution.
Dans la nuit de samedi, ainsi que nous l'avons
raconté, ils dévalisaient avenue de la Belle-
Gabrielle, à Fontenay-sous-Bois, la villa appar-
tenant à M. Compagne.
A Charenton, ils pénétraient, la nuit dernière,
dans l'établissement de M. Yves, marchand de
vins en gros, 117 bis.rue de Paris, s'emparaient
de tous les objets à leur convenance, puis en-
traient dans les bureaux et fracturaient le coffre-
fort dont ils enlevaient le contenu.
M. Cuvilier, commissaire de police de Cha-
renton, a arrêté dans la journée d'hiervà Alfort-
ville, un individu dont le signalement répond à
doucement. et, de là-bas, la mer leur en-
voyait toujours la chanson monotone et plain-
tive de ses vagues Vf p;"i! nnumr sur la plage.
La situation de ce- :es était intolé-
rable. Ce face à face ux leur pesait.
D'ailleurs, Maud n'en pouvait plus Quant à
monsieur de Rosas, Il avait hâte de se retrou-
ver seul avec lui-même pour songer à la fa-
çon dont il allait user de sa liberté recon-
quise. et à la manière dont il allait régler
l'avenir de Maud.
Il se décida et dit
Vouloz-vous que nous rentrions, Maud?.
Oui, je le vieux bien. fit la jeune femme
qui ne se soutenait plus que par miracle.
qui se sentait glisser peu à peu à une torpeur
inquiétante.
Us se mirent en marche côte à côte, en
évitant de se frôler.
L'immense joie de M. de Rosas était trou-
blée par le confus remords qu'il avait désor-
mais de la peine muette de la pauvre femme.
Rien ne fut changé en apparence entre mi-
lady Maud et M. de Rosas.
Au surplus, depuis qu'ils étaient il Monte-
Carlo, M. de Rosas. délaissait tellement son
amie qu'il lui eût été difficile de la délaisser
davantage.
Leurs relations avaient été réduite à la
plus piïm»l« nvprv.sMo») ̃ '••
El' ̃̃ ;>cf faisait-
il pri r sans
IBI.
Lorsqu'ils se revirent 1« len-iemaîa, ils ';vi-
•̃rent font», nl'usiou à la scorie de la nuis.
Ils o! la même réserve durant les
prem qui suivirent.
Mais, mi» nen parlaient pas, ils y pen-
saient. ils ne [«usaient même qu'à cela.-
Ponurmé.
énerRiqueoitt-i udr* aux questions qui
lui éTî»io'>Vj"
II a < • :t
point, sai- • os.
É801LO1OT Di\S DE C4U1ULMÎ
(De notre particulier)
Bayeux, i" matJ
Un terrible accident vient de sa produirait
Huppnin, commune située t huit kilomètres de
Baveux.
lieux ouvriers oecuj
dans la carrière cle M.
Quand on s'est aperçu dts l'accident, les deux
iv-iii îi
t.M
<*> ̃̃ ̃̃
victimes sont les nnmmés Armand
Mu!1. Je trente-hott ans, père de deux en-
fant^. et Arthur Jacqueline. de vingt-quatre
ans.
*a-
ÉCHOS ETJODTËLLES
Le Pr hi*r
Matin. • ̃̃ U't!
généraux Jitloyu et Soiac
d<- France à Copenhague L.
nii ̃' Delcurron, premier y.-
la pal de Bordeaux, et Elie r
géineur en chef des ponfs et chaussées.
M. ̃'̃• Mv.r;
s'est embarqué hier à
l'isaac-Pereire, se rendant à i
o
L'Académie des sciences a tenu séance, hier,
sous la présidence de M. V; :n.
M Bertrand, wrétaire p> > préwnié
"•" M. Ray Lunkaster, tl-v ̃̃̃̃
la ire naturelle au î>;
seuu;. :e à la séance.
M- tl> au nom de la Commission
de la ça. « ..t » i diico, exprime lo vœu que cette
carte soit donnée au cinquante-millième.
L'Académie décide qu'une Commission spé-
date sera nommée pour étudier ce projet.
D'intéressantes communications ont hv faîtes
par MM. Michel Lévy, Gauthier et M,
Signalons une étude du docteur La'
au sujet de la tuberculose et de son
ment dan» certaines conditions maki
M. Lannelongue établit que la tuberculose, m-
oaîisée daus tel ou tel organe d'un être animé
peut faire do rapides progrès sous rinllueiiee
J'on traumatisme.
M. Bertrand a ofieri, il l'Académie, de la pari
île Mme Laugier, nièce U'Arago, un manuscrit
urigiual de rémittent savant sur ProuUhon.
11 a en outre remis à l'Académie une éluiie
Ce portrait c'est ainsi que l'on désignait
au dix-huitième siècle ce genre d 'études écrit
par Mlle de Lespinasse, fut corrigé par d'Alem-
bert.
o
On va procéder sous peu au percement d'un
nouveau tunnel, plus long et plus Lir^. «mi,- ],̃<
précédents, sous la Tamise, «ut:
'populeux de Rotherhita et ceh:
Cela fera le quatrième. Le dernier, ou son sou-
vient, fut le tunnel de Blackwall, construit en
1S97 par les soins du County Gouncil de Lon-
dres, et dont le prix s'éleva il 35 millions de
francs.
Le nouveau tunnel ra placé à
peu près exactement ̃< <̃;<; Blackwall
et le pont, monumeuta. ur. C'est encore
la municipalité qui eu ;» >s frais, évalués,
d'après les devis actuels des ingénieurs, il 51
millions environ.
Sa longueur totale, y compris les tranchées
couvertes dites d'approche, atteindra deux kilo-
mètres. Il fiera ét.i! li pro-
fnml'-nr sous le uV;e i:l ltigiMWtttt en biais.
icinent blindé, élccti-iquement éclairé et
il n'aura pas moins de 9m. 20 de. dia-
mètre et curnportera une chaussée médiane de
5 m. 15 et deux trottoirs latéraux de 1 tu.
Ce sera le plus grand tunnel sous-fluvial qui
ait été construit en Europe.
La r !<'s alsaciennes-lor-
raines iiilnnios a trniî. ;i l:i
mairie de la rue
annuelle sous la présidence de M.
président.
Apres la lecture des divers rapports de l'exer-
cice é(' ̃' délégués ont été nommés
dans ]< et à l'étranger. Sept nou-
inscrites parmi les Socié-
tés affiliées; c-e sont les Sociétés alsaciennes-
]< > = •- --• ̃•" Saint-Eliennect
do ;»,un, les Sociétés de Luxeuil, de Châ-
teau-Thierry et de Tourcoing.
Le projet d'un monument ¡. élever ù Paris aux
Alsaciens-Lorrains morts pour la patrie en
et depuis, dans les expéditions colonia-
les, a été fort bien accueilli.
Une première souscription entre les membres
de la Fédération a produit la somme de f. fû.
L'assemblée a terminé son ordre du .jour par
le renouvellement du bureau du comité central
pour l'exercice
Ont éUS élus
MM. J. Sansbocuf, président; Figenwald, Vuil-
laume et Biès, vice-présidents: Ch. Weinmann,
secrétaire général; Priant, secrétaire-adjoint
R. Bollecker, trésorier; Schuhler, trésorier-ar-
chiviste.
o
Fantaisie macabre:
Un millionnaire excentrique de Chicago, M.
Parker Mason, s'est oftert il sa résidence de Lake-
View, quelques heures avant sa mort, la répéti-
tion générale de ses obsèques.
Un elergyman presbytérien et un quatuor de
la mattrise sont venus chanter dans 8a chambre
en présence de ses parents et amis assenv
service des morte, et le révérend John
ensuite prononcé une oraison funèbre éloquente
du futur défunt.
Celui-ci, très flatté. complimenta fort le cter-
gyman, le paya ainsi que les chanteurs et lit
Monsieur de Rosas exultait intérieure-
ment. Il se comparait volontiers à un pri-
sonnier longtemps gardé sous les verrous et
qu un hasard inattendu vient de rendre au
grand air et au soleil.
Quant à milady Maud, elle portait au cœur
une blessure qui n'était pas près de se cica-
triser.
Mais monsieur de Rosas et elle étaient de-
puis longtemps rompus au ni-'i
simulation mondaine pour
ouvertement, lui, à sa joie. «lit P. -i..<
et, à les voir ensemble, l'observateur le plus
attentif n'eût pu soupçonner l'abîme qui
maintenant les séparait.
Monsieur de Rosas partageait o«in
entre les safles de jeu du Casino
tes excursions dans les environs
vrée à elle-même. passait toutes
près de la rampe de la dernière de?
en face de la mer éternellement pareille et:
éternellement changeante.
Ce fut dans ce décor (il,
les premier» jour» qui su
houre par heur ̃ -s uiy-pr
amours. cen>- 'm* !e ni
rail et qui avait ^n • ir.
lion de eeûx qui l'avait
mineure.
Oh qu'il avait eu de jolies pages avant I
d'en arriver à ce- î'noiiftmpjit brutat. hélas'
,prévu par d6j4 des mois.
Car elle :s i filnpc par fitav" hrs nr
farêft qu'avait f
hcouiez, José, ce que je vais v-iup
suis vraiment un peu lasse de la vie errant*
que aous menons. Voici trois ans et demi
venir 1 untrepreÉpur de- >res, avec
lequel il régi* ft«s le* a enterre-
ment.
Dix heure? er Mason s'éteignait
:iwof" '<:
0 îort vie M. Ernest-Marie Citer
bu!
Cherbuli.- -!utit
au ciuîi
ner, auteur du célè-
rora et it
mort la nuit v dd
soixanfes-quï:
t :i
sûr .t -.i
tions n,
pareille
un réquisitoire tri enté con-
tre la musique en en iurti-
colier. ce médecin pr
névroses, rhlfl'aw?. ci
hraux, r maiaàies à la
mode nt des exeès
i\ quo commettent
"iinels ou même d'aï
le cUi\ par
f .-st
:hituite fa;
la) ;i piano avant ie-uxe ans»,
l'il. ont aujourd'hui -Sur 1,000
pcrnouut'6 n'ayant jamais mis les main? sur un
clavier, a peine Irt) ont souffert ou soulfrent de
illflmann, l'étude ilu
i'i.i.iv ..ne coœmeuoéu avant
i âge ii'
o
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LA TEMPÉRATURE
Mnrili i mni. nv jour rie fatmêr, 4P Jour tht
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Uvtr du soteii t u. 41, coucher àr h. H. lever de
la lune àl h. I, eoucktr Il '11 A, if,
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Rome.Pétersbour«;BOUijont vue. e croyez-
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(A suivre.] TOBîcfi Ytittr.
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