Titre : La Presse
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1870-09-19
Contributeur : Girardin, Émile de (1806-1881). Directeur de publication
Contributeur : Laguerre, Georges (1858-1912). Directeur de publication
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Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 19 septembre 1870 19 septembre 1870
Description : 1870/09/19. 1870/09/19.
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/02/2008
Caporal et un soldat désignés par le chef de ̃]
bataillon. -j
Dans lès-batteries d'artillerie, les élections
se feront sous la présidence du capitaine de |
chaque batterie, assisté également d'un oîfi-
cier3. d'un sous-officier, d'un brigadier et d'un
artilleur.
Là où plusieurs batteries se trouveraient j
réunies sous les ordres d'un chef d'escadron, j ¡
le chef d'escadron présidera les opérations l,
électorales.
L'élection se fera à la majorité relative. [En
cas de ballottage, l'officier le plus âgé sera
préféré.
Les officiers ainsi élus, seront immédiate-
ment reconnus. 1
Les premières opérations électorales ter- ¡
minées, il sera procédé immédiatement 1° 1
à l'élection du cheC de bataillon, qui aura lieu l
par les officiers élus dans chaque bataillon et
sous la présidence du capitaine le plus âgé
9,° pour les bataillons enrégimentés, à l'élec-
tion du lieutenant-colonel, laquelle aura lieu
par les officiers réunis des bataillons compo-
sant lé régiment..
Il sera dressé procès- verbal de ces diverses
opérations électorales, et ampliation en sera
immédiatement adressée à M. le ministre de
la guerre.
Paris, le 17 septembre 1870.
Le général de division,
LE FLO.
̃' ORDRE CONCERNANT LA GARDE NATIONALE
MOBILE LOGÉE CHEZ L'HABITANT
Considérant que le logement des gardes mo-
biles chez l'habitant est une charge que le pa-
triotisme des Parisiens a acceptée avec em-
pressement, mais que l'autorité militaire doit
s'efforcer de rendre aussi légère que pos-
sible;
Considérant, d'autre part, qu'une disci-
pline sévère doit être maintenue dans tous
les corps de troupes
` Le gouverneur de Paris
1 Arrête
Art. 1er. Les gardes mobiles logés chez
l'habitant doivent être rentrés à dix heures
du soir, au plus tard, au domicile qui leur
est assigné.
Art. S. Tout garde mobile rencontré dans
les rues passé dix heures, et qui ne sera pas
porteur d'une permission régulière, sera ar-
rêté et puni disciplinairement.
Art. 3. Les habitants ne sont pas tenus
d'ouvrir leurs portes, pendant la nuit, aux
̃: gardes mobiles logés chez eux après l'heure
indiquée ci-dessus.
Paris, le 17 septembre 1870.
Le président du gouvernement de la
défense nationale, gouverneurde Paris.
Général tsochu.
INTERPRÉTATION DES CONSIGNES
Nous avons rapporté, hier les circonstances
dans les qnelles s'était faite, par une regrettable
méprise 1 arrestation du maréchal Vaillant, mem-
bre du comité do défense de Paris. C'est sans
dinîte afin que dételles méprises ne puissent se
renouveler, que le Journal officiel publie l'avis
suivant:
̃̃ AVIS ̃̃•̃•.
Depuis quelques jours, les gardes nationaux
do service dans Paris, particulièrement aux
portes de l'enceinte et dans la rue des rem-
parts, entraînés par leur zèle pour les intérêts .1
qu'ils ont le devoir de sauvegarder, interprè-
tent les cousignes avec une rigueur qui peut
compremettrela défense. Des ingénieurs est un
grand nombre d'agents divers, même des offi-
ciers revêtus dei'uniforme, quelques-uns char-
gés d'ordresimport ants, tous porteurs de per-
mis do circulation, ont été entravés1 dans leur
mission. Il est même arrivé que des voitures
de matériel ont été arrêtées dans Icnv marche.
Ces faits créent auxdivers serrions de la dé-
fense une situation pleine de difficultés. 11
est important que les chefs de poste écartent
de l'esprit. de- leurs sous-ordres des inquiet u-
des et des défiances qui ne sont pas justifiées.
Les journaux sont priés de reproduire le
présent avis.
DÉPARTER1ENTS
hX DÉLÉGATION DU GOUVERNEMENT.
NOUVELLES DES DÉPARTEMENTS.
Tours, 17 septembre.
La délégation du gouvernement pour la défense
nationale dénloie uno grande activité. Chaque
jour, les délégués des différents ministères se
î-éuoissent à l'archevêché, sous la présidence de
M. Crétnieux, et prennent des décisions pour ac-
tiver tous les services, notamment ceux qui in-
téressent la défense nationale.
Les nouvelles de tous les départements sont
favorables pour- l'armement du pays. Partout, les
corps électifs votent des sommes considérables
dans ce but,
Un arrêté de M. Crémieux du 1G septembre or-
donne à tous les étrangers appartenant aux Etats
en guerre avec la France de quitter dans un dé-
lai de trois jours le territoire de la République,
s'ils n'ont pas obtenu une autorisation de séjour
spéciale. J
Marseille, 17 sept., soir.
La garde mobile d'Arles est arrivée. Elle vient
remplacer la mobile d'Aix, qui & été dirigée sur
Tarascen. La mobile des Aipes-MaHtimes va
être dirigée snr Tours.
Les expériences faites au polygone de Valence
d'une bombe intentée par des Marseillais, ont
donne dos résultats extraordinaires!
Une souscription en faveur de la population
strasbourgeoise -a été ouverte an consulat dp
"Suisse à Toulon.
Lo service de nuit dans la rade et dans la ville
se fait comme en temps de guerre.
A STRASBOURG
On écrit des environs de Strasbourg à la
Gazette de Francfort, 10 septembre
.Hier je me suis rendu au poste établi au nord
clAltenneim, pour savoir au juste la quantité de
munitions qui venait d'être prise. D'après le sol-
dat qui m accompagnait, lo chargement était de
M) quintaux, repartis sur deux bateaux L'un de
ceshateaux échoua sur du sable l'autre, venant
de Brisach, portait, outre les munitions, l'escorte
commandée par trois officiers. Ces officiers fu
rent faits prisonniers par des troupes du 3» ré"i
ment d infanterie. b
Une partie de la population, dont les maisons
onteteDrulées u s'est réfugiée sous les hangars
établis pour abriter les chevaux.. l«s batÀTiv r
remontant les caaaux. Les chevaux ont %é aba^
tus pour servir de nourriture aux habitants
Ua jeune homme qui est sorti de Strasbour»
ma atfirmé. qu'il n'y a pas de quartier où del
maisonsVaient été brûlées ou endommagées îll
intacT StatU° d° Gdtt**«-« est encore
intacte. ,re
taftÊSt?"^ S>eStétabli *™^vede
la pnfecture.
Le 9, a, eu lieu une explosion qui a ébranlé H
terre au loin. On m'assure qu'on 'a entendue a» j
vieux château de Bade. A côté delàMttîd^!
se sont élevées de nouvelle» cotennï» deKte
On pourra bientôt, m demander s'il reste quXi8
chose à wceadier à Strasbourg qu^qus j
Nous arons célébré en Alsace la fête de Ia nais- i
%TïJ? ?raaddu«-.LSâ salves d'artillerie cnV
prit étitiraes ont fait répaedre à Bade le fSï ¡
brait que l'assaut avait été donné à Si™ i
dt que l'on annonçait la victoire Bna^>ourg
Ua correspondant de la Gazette de Frano-
fort £ recueilli de la bouche d'un prisonnier
allemand, qui a été mis en liberté, des détails
intéressants sur quelques inciclf ;fs dit siège de
Strasbourg. La général IJhricli, blessé à l'é-
paule et au pied, n'a pas voulu assumer sur
lui seul la responsabilité do la défense il a
soumis au vote de- la population la question de
la reddition de la place. A une très forte ma-
jorité, les habitants de Strasbourg ont répon-
du non, et se sont prononcés pour la conti-
nuation de la lutte.
Le second bombardement a été enoore plus
terrible que le premier, grâce à l'emploi de
mortiers qui lançaient des bombes de 150 li-
vres. Le théâtre, qui avait échappé jusqu'a-
lors, a été incendié à son tour Chaque nuit,
recommence l'épouvantable concert des mor-
tiers.
Un train considérable d'artillerie- wurtem-
bergeoise est venu renforcer les assiégeants.
Sur la barque chargée de munitions prise
par les Badois, se trouvaient, à part des mu-
nitions et l'équipage, trois officiers, dont un
d'état-major.
Le préfet et le général vivent ensemble dans
les caves de l'hôtel de la préfecture, où sont
établis également les îjureaux. L'assaut paraît
imminent.
DÉFENSE DES COTES
"L'Electeur UUrc, dont oh connaît l'atta-
che officielle, annonce que le blocus dans la
mer du Nord va cesser. Ainsi les ports de
l'Ems, de Jahde, du Weser, de l'Elbe,, vont
devenir libres. On dit bien que la flotte se
tiendra dans de bonnes passes pour surveiller,
la sortie de la flotte prussienne et protéger le
Havre. Mais, avant le Havre, il y a Dunker-
que, Calais, Boulogne, Dieppe, pour ne citer
que des localités importantes. Celles-là, qui
sont aujourd hui des ports en constante com-
munication avec l'Angleterre, .qui. servent de
lieux d'arrivage pour tes approvisionnements
des armées et des grandes villes du Nord, ne
seront donc .qu'imparfaitement protégées con-
tre les courses maritimes de l'ennemi.
C'est> nous sèmble-t-il, faire faire bien vite
retraite à la flotte de la mer du Nord, ce qui
indique et entraîne une retraite sémhlable de
la flotte de la Baltique, caria saison n'est pas
encore très avancée.
On sait et on apprécie que les flottes ont
été entravées dans leurs opérations lorsqu'on
Icnr a retiré leurs corps et leurs flottilles de
débarquement; mais on ne comprend guère
que la flotte de la Baltique ne se soit pas em-
parée da quelques- nnes des îles que la Prusse
a conquises sur le Danemark. ïl y avait aie
faire un double intérêt celui de faciliter le
repos des navires, celui de grandir' les sym-
pathies du Danemark.
On ne saurait trop recommander à nos gou-
vernants de bien peser cette retraite des flot-
tes de blocus, et surtout de ne pas 1 effectuer
tellement en arrière que lé littoral de Dun-
kerque à Dieppe reste à découvert.
Les marinsrqui .savent combien les banoâ
de -sable en -avant" de Dunkerque, Aa Calais,
de Boulogne, rendent 1« stationnement des na-
vires dan:- ces parages dangereux par les gros
temps, savent que la mer est dégagée de bancs
de sable devant Gravelines et qu'elle y a une:
grande profondeur.
11 y a là un lieu de stationnement sûr, d'où
la surveillance ^sur l'entrée de la Manche est
facile.
Puisque nous parlons de nos flottes, nous
ne pouvons nous empêcher de faire remar-
quer que co qui a été dit des prises maritimes
faites depuis le commencement do la guerre
est bien vague. 11 faut croire- sur parole pour
se rendre compte de la valeur de ces. prises, et
le public jusqu'ici no sait les apprécier. Il y_a a
cependant un moyen bien simple de leur don-
ner aux yeux de tous l'importance qu'elles
méritent, oe serait de publier un tableau -com-
plet des navires capturés avec une estimation,
des cargaisons. Et pour que l'intérêt nefai-
blissepas, on pourrait répéter le iableau tous
les huit jours, en y ajoutant les prises nou-
velles.
LETTRE
DES AIDES DE CAMP DE NAPOLÉON III
On lit dans l'Indépendance belge
̃ Le récit que la Patrie a ..publié des derniers inci-
fjemsde la bataille de Sedan, etqu'elJe a dit tenir
dun ohicier attaché .au générai de Wimnfian, a
mis la couduite de l'ti-emoeieur -de» Français
dans .une lumière trop peu fl-Uteuse pour -qu'il ne
raiiut_pas s'attendre à y voir opposer quelques dé-
négations de la liart ou au nom du prisonnk-r de
Wijhelmshcelie.
Vo ci déjà uii3 pièce qui nous art c6cBrauhia;iée
ei-dca: rebut est de réfuter î« récit de la Pairie
ftous la paohons par esprit d'inu-ariialité. et parce
qu d est. des discussions dout ii y a toujours cruel-
que ensejs.-ement à î-rer. Qua.t à sa ral"u" et au
-ïsgre de ço/fiance qu'elle nieriie, nous nous bor-
nerons a faire remarquer qu'elle émane des afîes
dr'-çar^ïjju: ont acconipaund Je souverain déchu
a Jinelm=nceiie, e-: qui témoignent en quelque
sorte pour eui-memo-, lorsq .'ils pensant. uous
il en douions pas, ne td-noigner qu'en faveur de
iatsf chttt accuatî.
Voici donc ia pièce en ques'ion
La, lettre qui a paru dans la Pairie du 11 sep-
tembre, attribuée à un officier de l'état-major du
générai de Wimpffen, implique d'une manière
trop grave et trop injuste la respoasabilitô de
1 empereur aans la catastrophe de Sedan pour
quil soit permis .aux officiers qui ont eu l'hon-
neur de rester auprès de Sa Majesté de ne pas
rétablir les faits dans leur exactitude
^Lorsque les différents commandants' de coros
a arinee vinrent prévenir l'empereur que-leurs
troupes étaient repoussées,- dispersées et en par-
tie reionlées dans la ville, l'empereur les ren-
voya au général en chef, pour qu'il fût mis par
eux au couraat de la situation eh meœe temps
le général envoyait à l'Empereur deux officiers
de son etat-ma jor porteurs d'un billet par lequel
il proposait à Sa Majesté non pas de sauver l'ar-
mee, mais de- sauver sa personne, en la plaçant
au milieu d'une forte colonne avec laquelle 'd;
sait-il, on tâcherait -d'atteindre Cariguan
L Empereur refusa de sacrifier encore un grand
nombre de soldats pour le sauver, et d'ailleurs,
dit-ii, Cangnan est occupé par les Prussiens
mcassil-j gênerai croit pouvoir sauver quelque
partie de l'armée, qu'il le tente V
En mémo temps que ia réponse de l'empereur
parvenait au .gênerai" en chef, celui-ci faisait part
au gênerai Lebrun, commandant du 12* corps de
son projet de rassembler deux ou trois mille hom-
mes, de se mettre à leur teie et de faire une
trouée uans ks lignes prussiennes; le général
Lebraa lui rojoondit « Vous ferez tuer trois
| mille nommes do plus et vous ne réussirez pas"
^vec vous.UVÛ C2 eSSay9r' je V<3HX bien -v a^le;
avec vous. » Y~ bien y a!ler
| Us partirent, en effet, et moins d'une demi-
heure après, le général de Wimpffen convint que
sa tentative était irréalisable et qu'il ne restait
plus -d autre parti que celui de déposer les
3XI21Ô S.
Le général de Wimpffen rentra dans Sedan
| et considérant qu'il était dur pour lui, qui n'a-
vait pris le commandement que par intérim de
me.tre son iiom à la suite d'une capitulation il
envoya sa démission à l'empereur «fans les t«r-
mes suivants ~t
« Sire, je .n'oublierai jamais les marques de
SraHî1106 que V°US m avez accordée^ qet|'au-
ra.8 été heureux, pour la France et pour vous
d avoir pu terminer la journée d'aajoSrfhi p^
un gloaeux succès. Je n'ai pu arriver à ce résul-
ta et je crois bien faire en laisatmt à d'autres le
soin de conduire eos armées.
» Je crois en cette circonstance devoir donner
ma démission de commandant en ehef, et récla-
mer ma mise à la retraite.
» 3q suis, etc.,
» DE WIMï-rFEN. »
L'empcjoar la refusa il fallait, eii effet, que
celui qui av.vit eu l'houneur du commandement
pendant la bataille, assurât autant que possible
le salut de ce qui restait de l'armée. Le général
comprit ces raisons et retira sa démission; il
était alors 9 heures _3du soir et le feu avait cessé
à la chute du jour.
Il est complètement faux de dire que le géné-
ral avait été combattu par l'empereur, dans ses
idées et dans hs ordres qu'il a pu donner, car
Sa Majesté ne la rencontra qu'un instant sur le
le champ de bataille entre neuf et dix heures.
Le général venait de Blan, et l'etapereur lui de-
manda comment allait la bataille de ce côté? Le
général répondit « Sire, lns choses vont aussi
bien que possible, et nous aagnons du terrain. »
Sur l'observation que lu) fit Sa Majesté qu'un
officier venait de le prévenir qu'un corps ennemi
considérable débordait notre gauche, le général
répondit Eh bien, tant mieux.1 il faut les lais-
ser faire, noas les jetterons dans la Meuse et
nom gagnerons- lavictoiro J Voilà ks seuls rap-
ports que l'empereur ait eus avec le général de
Wimpffen pendant l'action, et il est également
faux de dire qu'il y ait eu entre i'empereur et le
général la inoindre altercation, et lorsqu'ils se
séparèrent, l'empereur embrassa le général avec
effusion.
Les généraux aides de camp de l'empereur
prince DE la moskowa: `
castei.nau;
de waubert
comte reille;
vicomte pajôl.
BULLETIN
Les nouvelles de la mission de M. Thiers
paraissent se résumer en ceci que l'An-
gleterre persiste dans son ôgoïsme. et se
désintéresse, pour le moment, de la con-
tinuation et des résultats de la guerre ac-
tuelle. ̃̃̃ -r r
Le Times ne craint pas de dire que l'er-
reur de M. Tkiers est de prétendre que
l'intégrité territoriale de la France n'inté-
resse en aucune façon l'équilibre européen.
C'est; une erreur manifeste; mais on com-
prend que la Prusse, et les écrivains qui
admirent tout ce qu'elle fait, ne soient pas,
disposés à voir les choses de cette façon. Il
n'y a pas à discuter avec un parti pris évi-
dent.
En revanche, on sait que la mission de
M. Thiers est vue d'un œil plus favorable
parles cours de Russie et d'Autriche. Il y
a de bonnes raisons pour qu'il en soit ain-
si, ces deux puissances étant directement
menacées par l'énorme prépondérance que
la Prusse tend à acquérir au centre de
l'Europe.
Nous ne tarderons pas à être fixés sur
ce point d'une importance si considérable
pour nous dans les conjonctures pré-
sentes.
On a déjà remarqué la sympathie déplus
en plus marquée des journaux russes pour
la France. A l'appui de ce que nous avons
déjà dit àxet égard, nous citerons -aujour-
d'hui ua article de la Gazette (russe) de
Sainl-Pétersbourg, qui déclare que la si-
tuation actuelle, au point de vue du droit t
et de la justice, -apparaît -toute simple et
susceptible d'une solution immédiate.
Selon la Gazette, la France a déclaré la
guerre à l'Allemagne pour empêcher son
unité, et l'Allemagne n'a cessé de- protes-
ter contre toute idée de conquête et d'a-
grandissement, et ne combattait, .'disait-
elle, que pour l'unité.
L'unité de l'Allemagne étant faite, et la
France vaincue, la paix devrait se faire.
Mais l'Allemagne a changé de ton et ne rêve
rien moins que la conquête de deux pro-
vinces françaises et la ruine de sa rivale. Il
n'y a donc pas de milieu, ou l'abandon des
idées de conquête par l'Allemagne ou bien
une guerre atroce.
La Gazette fonde d'heureuses espéran-
ces sur raffermissement d'un gouverner-
ment libéral en France.
C'est ainsi qu'on s'exprime, non à Lon-
dres ou à Bruxelles, mais à Saint-Péters-
bourg Kiôme, et dans une feuille rédigée
en langue russe* c'est-à-dire destinée à
toutes les classes de la population. C'est
qu'en Russie on voit clairement où reulent
en venir la Prusse et les Allemands.
Les Belges continuent de faire le meil-
leur accueil à nos soldats et à soigner nos
blessés de la façon la plus affectueuse. La
Chambre des représentants est convoquée
à Bruxelles pour le 21 septembre, afin de
recevoir des communicatidas officielles.
C'est sans doute pour résoudre la question
de la reconnaissance du gouvernement de
la défense nationale.
En Espagne, nous avons à signaler une
nouvelle manifestation républicaine qui a
dû avoir lieu, aujourd'hui il Tolède, en fa-
veur de la France.
On croyait, à Madrid, que M. Olozaga
reprendrait immédiatement son. poste
d'ambassadeur à Paris.
La Gazette de Trêves journal prus-
sien, remarque que le peupîe allemand
qui ailait au combat pour la liberté contre
l'empire, marche maintenant contre la li-
berté d«s Français. Une guerre commencée
contre lo despotisme est convertie en une
lutte contre ia forme politique la plus li-
bre, la république.
Ce que la Gazette de Trêves voit bien,
et n'ose pas dire, c'est que les Allemands
combattent aujourd'hui sans le savoir
peut-ôtre, pour le despotisme de Berlin.'
La Gazette d'Elberfeld s'élève avec for-
ce contre 'l'opinion dé' la Gazette de l'Alle-
magne du Nord et de la Gazette de la
Croix, qui parlent d* restaurer le régime
impérial pour conclure la paix. Ce journal
dit que si les officieux persistent dans cette
voie, l'Allemagne en sera profondément
blessée, et que le peuple se prononcera
contre cette éventualité avec la même éner-
gie, qu'il a mise dans ses réunions et ses
adresses pour repousser l'immixtion des
puissances étrangères.
La Gazette d'Elberfeld oublie un peu
qu'on ne permettra au peuple ces réunions
et ces adresses que si cela convient à la
Prusse. Sous ce rapport, le passé récent
nous répond de l'avenir-. Qn ne laissera à
l'Allemagne que la dose de liberté qui con-
viendra à ses maîtres. Les Allemands,
quelle que soit l'issue de la gaerne, etvsui-- j
tout si elle est contraire à la France, ver-
roiU promu usinent qu'il* n'oui.. travaillé-
que pour rivôr plus étroitement leurs fers, i
DÉPECÉES TÉLÉGRAPHIQUES
UbrhbEnb ibli&uRArnl~U&a
BELGIQUE
Bruxelles, 17 septembre.
h'Etoile belge reproduit sohs toutes réserves
la nouvelle suivante, qu'elle emprunte à l'Echo
du Luxembourg
« On assure que M. de Bismark aurait deman-
dé des explications à la Belgique sur le passaga 1
à Sugny et à Pus*emange, à la date du 'ai août
dernier, d'un cqrps de 12,000 hommes qui aurait
pu gagner la France sans être arrêté. »
U Etoile belge ajoute que si le fait est inexact,
le gouvernemeut ferait bien de le démentir.
Bruxell as, 17 septembre..
h' Indépendance belge, après avoir constaté
que, parmi les Français faits prisonniers à Sedan,
bon nombre se sont échappé», ajoute que ces fu-
gitifs,' dont la plupart sont vêtus en paysans,' ga-
gnent la frontière, où ils sont arrêtés par lès au-
torités belges, lorsqu'on soupçonne leur qnalité
de soldats français..
U Indépendance, tout en disant que ces arres-
tations sont dans l'intérêt de la neutralité et que
le motif en est respectable, demande si elles sont
compatibles avec nos principes de liberté indi-
viduelle et même justifiables au point ù-3 vue de
nos obligations de neutres.
Bruxelles, 17 septembre.
La Chambre des représentants est convoquée
le 21 septembre, pour recevoir des eommuiïioa-
tions officielles.
ESPAGNE
̃ Madrid, 17 septembre.
M. Mercier est parti directement pour la
France. Le corps diplomatique* l'amiral Topete,
le personnel de la légation de France et de nom-
breux arais l'ont recompagné à la gare.
Une manifestation républicaine aura lieu do-
main à Tolède en l'honneur de la France.
On assure qu'après avoir conféré avec le gou-
vernement, M. Olozaga retournera à son poste
d'ambassadeur à Paris.
ITALIE
Florence, 17 septembre, 7 h. hO du soir.
La Gazette officielle publie la dépêche suivan-
te, en date de Monte-Rotondo, 17 septembre
Aujourd'hui, à midi, le baron d'Arnim, minis-
tre de Prusse, s'est rendu-- au quartier-général
pour offrir ses bons offices au générai Cadorna et
connaître ses intentions. Le baron d'Arnim a dé-
claré que l'élément militaire était maître de la
situation à Rome, et qu'en conséquence la résis-
tance était inévitable..
Le général Cadorna arépondu qu'il n'avait pas
d'autres «îtenikms qua celles manifestées par le
gouvernement du roi que, de son côté, il avait
fait preuve de la plus grande longanimité et té-
moigné tous les égards possibles, mais qu'il ue
devait pas cacher qu'en présence de l'accueil pets
convenable fait à son parlementaire; il no pou-
vait plus hésiter à mettre fin à, ï 'Outrecuidance
dés troupes étrangères, qui s'imposaient à la
ville de Rome et à la volonté même du pape.
Le baron d'Arnim a demandé un délai de vingt-
quatre heures pour faire de nouvelles démarches
auprès dû pape. •
Le général Cadorna s'est rendu à cette de-
mande en promettant que, dans ce délai, il ne
serait pas fait d'opérations décisives.
Le baron d'Araim retournera demain au camp.
^Les troupes italiennes continuent leur mouve-
ment autour de Rome.
Florence, 17 septembre.
La Banque nationale a élevé son escompta à
5 0/0 et l'intérêt des avances à 5 1/2.
(Agence Ilavas.)
̃ D"CLAR*TIDES ÉTATS-UNIS
Un télégramme de Washington noas a transrais
l'analyse da la. proclamation du président Grant,
prescrivant la neutralité des Etats-Uni» dans la,
guerre entre la France et là Confédération de
l'Allemagne du Nord et ses alliés.
Dans ce document, que publie le Journal offi-
ciel, le général Grant rappelle les- actes qui, d'a-
près la foi ds neutralité du gÇ avril 1818, sont in-
terdits, sous des peines sévères, sur le territoire
défi Etats-Unis.
Voici rémunération de ces actes
̃1° Accepter une commission pour servir sur
terré et sur mer l'un «lesdits belligérants con-
tre l'autre ou user de ladite commission;
â° S'enrôler ou s'engager au service de l'un
ou de l'autre desdits belligérants, comme sol-
dat de terre ou de marine, ou comme marin à
bord d'un navire de guerre ou d'un corsaire
3° Engager ou détenir une autre personne,
afin de l'enrôler ou de la faire entrer au" ser-
vice de l'un ou de l'autre desdits belligérants,
comme soldat' dé terre ou de marine, ou com-
me marin à bord d'un navire de guerre ou
d'un corsaire
A0 Engager une autre personne pour se
transporter hors des limites ou do la juridic-
tion des Etats-Unis, afin d'y Être enrôlée,
comme il vient d'être dit
5° Engager une autre persosne pour se
transporter hors des limites des Etats-Unis
afin d'y entrer au service, comrae il vient d'è-
tre dit
6° Détenir une autre personne pour aller
au delà des limites des Etats-Unis, afin d'y
être enrôlée, comme il vient d'etre dit
7° Détenir une autre personne pour aller
au delà des limités des- Etats-Unis, afin d'y
entrer au service, comme il vient d'êtro dit.
Mais ledit acte ne doit pa« être interprété
comme s'étendant à un citoyen ou sujet de
l'une des puissances belligérantes qui, se
trouvant momentanément aux Etats-Unis,
s'enrôlerait ou entrerait au service à bord
d'un navire de guerre armé et équipé en
guerre, au moment de son arrivée aux Etats-
Unis, pour être enrôlé ou pour entrer au ser-
vice dudit belligérant à bord d'un semblable
navire de guerre, dans le cas 6ù les Etats-Unis
se trouveraient alors en paix avec ledit belli-
gérant.
8° Equiper et armer, tenter d'équiper et
d'armer, faire équiper et armer,, ou sciem-
ment, s'occuper d'approvisionner, d'armer ou
d'équiper un navire ou bâtiment quelconque,
dans 1 intention de faire employer ce navire
ou ce bâtiment au service "de l'un ou doTautrc
desdits belligérants
9° Donner ou délivrer, sur le territoire ou
sous la juridiction des Etats-Unis, une com-
mission à un navire quelconque, pour être
employé de la manière susdite;
10° Augmenter ou faire augmenter, ou,
sciemment, s'occuper d'accroître la force
d'un narire de guerre, d'un croiseur ou de
tout autre navire armé qui, au moment d© son
arrivée aux États-Unis, était déjà navire de
guerre, croiseur ou bâtiment armé au ser- j
vice de l'un desdits belligérants, ou apparte- j
nan't aux sujets ou aux citoyens de l'un ou de
l'autre desdits belligérants, soit en augmen- |
tant le nombre des canons desdits navires, j
soit en çbanaeant contré ,'jBJjgs "canons de plu3 j ¡
fort calibre les canons "qui se trouvaient à
teurç bord, soit en y ajouiani des agrès C p5>- »
paraux uniquement applicables à la guerr-'1 j
11° Commencer, metirc- il train, réuvi; -rh
préparer les moyens nécessaires à une i-spé- air
dilion militaire ovi entreprise quelconque ]
partant du territoi"? des Etais Unis pour être pa;
dirigée contre les tôrtitoires ou possessions P°
de l'un ou l'autre desdits belligérants. m*
de
sii
REVUE DE LA l RESSË ANGLAISE et,
sii
Le Standard eraint que le ministère de M. tr,
Gladstone .n'exerce pas assez d'influence sur fa
la Prusse pour faire accepter lés propositions tû
de M. Tbiers.
Si elles sont repoussées, ajoute cette feuille,
la~cause en sera lo peu de crédit qu'a en Europe “•.
le ministère Gladstone, et non pas l'insuffisance l~'
dfi» propositions faites par M. Thiers; mais quel t
sera le résultat de l'insuccès de sa mission? n,
Le poids et la honte dé la guerre retomberoni
sur la Prusse et sur ]es puissances neutres. Ce
ne sera plus qu'une guerre do vengeance et de j.
conquête, contre laquelle s'élèvera l'opinion {ont
entière du monde civilisé. D'ailleurs, l'Alsace et pt
la Lorraine, arrachées violemment à la France, ,>
ne seraient pas un élémeiat d'unité allemande.
Ajoutée aux trois autres naiionalités, polonaise, }
danoise et slave, sur lesquelles la Prusse a em- ï
piété, cette quatrième nationalité, sur la fron- i;
tièro occidentale de l'Allemagne, ne serait pour ¡.
ce pays qu'une cause perpétuelle' de danger et
de faiblesse.
̃ ̃ ̃̃ ̃ > -si
Lo Morning Post s'exprime ainsi quant au'
siège de Paris par les Prussiens
Les conditions de la paix sont peut-être en-
core lo secret du roi de Prusse et de ses con-
seillers. Il peut ou ce peut pas être do leur in-
tention d'entreprendre l'énorme et terrible tâelie
de prendre une ville fortifiée, défendue par
300,000 hommes armés (1), pleins d'une sauvage rJ
détermination, mais il n'est pas probable que les
Prussiens sougont à traiter [.orieusement, avant
d'avoir étudié le terrais, moral et matériel, de
leur armée d'investissomout autour de Paris tt
Nous no disons point cola, parce que nous paa '<
sons que la Prusse joue un beau et grand rôle, -ti
mais parce qu'il y aurait quelque chose d'odieux s
à entretenir des illusions contraires aux faits, ou ti
accomplis ou tous près de l'être.. j,
t(
̃ ̃; "̃̃̃̃"• v
Le Times examine, dans son premier arti- s
cle, une question soulevée par M. Disraeli à
Regard des projets ultérieurs de la Prusse, 5
« projets qui, suivant M. Disraeli, "auraient p
pour résultat des événements plus grands en- c
core que coux auxquels nons avons assisié le c c
moi3 dernier.» n
Le roi de Prd~se et s~g ~.mis, ·jr.uto le Tl ;~a.t; il
Le roi de Prusse et sbs amis, ajouta le Tùms,
peuvent prier Dieu de les sauver de leurs amis.
Et le Times dit qu'il n'est pas de projet si fou s
auquel les journaux semi-offieisls prussiens se F
donnent créance. a
Un des plus insensés, ajoute-t-il, est la décla- c
ration publiés dans des Feuilles de Bsriin, que le i
roi de Prusse se propose de traiter avec Napo- s
léon III, comme arec le chef de la nation fran- a
çaise, et de le rétablir sur le trône, malgré la
déchéance proclamée à Paris et approuvée par
le peuple français Un te) plan, impraticable en *•
France, serait pour l'Allemagne ua suicide. s
Tous les -avantages politiques conquis par I
l'AUeniagne feeraient ainsi perdus, et l'adoption è
de ce plan contrebalancerait les grands succès 1
militaires obtenus par les Allemands..
ïl est facile, d'ailleurs, de remonter à l'origine (
t de cette histoire. On sait que ni le roi ni le. comte E
S de Bismark ne sont passionnés pour les insiitu- •
tions républicaines, et sur cette base ou a bâti
l'histoire répétée par. tous les journaux. ?
Il est difficile de traiter avec un gouvernement i
de défense nationale, qui est provisoire, et qui
parle au nom de la France, seulement" pour ac-
complir le devoir de repousser l'invasion.
De cette difficulté, qui est naturelle et inévita-
blo, on a conclu qu'on ne devait pas traiter avec
une République française. Parce que le comte
de Bïsmavk dit avec raison qu'un traité do paix
avec le gouvernement provisoire serait incom-
plet et insuffisant jusqu'à ce qu'il fût ratifié par.
quelque autorité coastitutionn«lle permanente
on en conclut que io roi et sou chancelier ne veu- ̃
lent reconnaître aucune République.
1 La seconde partie de lhistoiro s'explique aussi ] l
facilement,
Lé roi traite son prisoanier à Wilhelmshœhe '-j
avec le même respect dû à la position qu'il oc-'
cupi'it au morneat où il s'est, rendu. Napoléon III
est encora ejïiperexn* tîiulaire,
I Pour peu qu'on y réfléchisse, oa reconnaîtra
qu'il éttiir. nécfissaire de «ooserver le rang du
captif. Le preiaior Napoléoa fat traité en empe-
reur à l'île d'Elise, et c'est parce qu il rompit
l'encagement qu'il avait, pris avec l'Europe qu'il,
fût Banni à Saint-llélèue, comme général Bona-
parte. Telles sont les courtoisies des rois ontre
eux. Il n'y a rien là d'extraordinairement cheva-
lere'sque.
Mais quelques personnages eemi-officiels à
Berlin so sont livrés à de mûres et profondes ré-,
flexions sur les éjïrds montrés à l'empereur "1
• captif et en sont arrivés à l'étoiicante'ceaclusion
que le roi et ses ministres avaient le dessein de j
ramener leur prisonnier à Paris, et, après lui
avoir arraché un traité favorable, (lo lo réinstal-
ler aux Toileries..
Ce serait du teœps et de la peine psrdas que
d'exanûiier_sérienv3E3eut les intoiKtions préten-
dues, du roi de Prusse. On sait qu'il tient beau-
coup au droit monarchique; mais qu'importe ce j
droit avec Napoléoa III ? ]
Si »e roi à cet égard se laissait dominer par ses j
coavictioas. il n'irait pas à 'Wilholmshœhe, mais .-]
à Frohsdor -i", chercher la roi de France -D'après ]
toutes les règles du droit "héréditaire, Hocri V
seul devrait être choisi.
Si nous mettons de côté la théorie de l'hé-
redite, et que nous cherchions en quoi con- (
8iste le droit constitutionnel de l'empereur, nous
trouverons qu'il a été déposé aussi régulière- <
ment qu'il était monté sur le trône impérial par <
un coup d'Etat. ]
̃Lo premier article do la. Constitution déelare (
qu'il est empereur par la volonté de la nation j 1
française, qu'il est responsable devant Ja nation, t
devant ia cation seule.
Comment cette responsabilité pouvait- elle ôtufe
appliquée? Par une révolution. i
Mais comment traiter avec le gouvernement 1
provisoire actuel? dit en terminant !e Times. s
Voici sa réponse .•
Le gouvernement provisoire de France est le c
j seul pouvoir aujourd'hui exissant dans le pays, C
i comme gouvernement de fait, et. c'est avec ce r
I gouverneïnent que le roi Guitlaam.o doit traiter, t
j dès que le moiaent de le faire sera venu, ete'ost
avec lui qu'il doit conclure un traité préliminaira. S ·
1 Le gouvernement ds la défense nationale n's. l
point d'autorité pour lier ia nation, et il -repous- (
&e lui-mênie toute prétention de ce genre.
La conséquence en est toute simple.
II famt que les Ailemanûa soient mis provisoi- s
rement en possession dss avantages que le traité
doit leur assurer et de teilas garanties qui seront f
possibles suivant les circonstances, et d'après
ce principe, l!on conclura un' armistice' pendant f
lequel l'Assemblée consignante pourra être con-
voquée pour statuai' sur le gouvernement du 1:
? pays, et pour ratilier ou repousser le traité qui r
I sera Intervenu. e
j Des forces allemandes seraisnt mises en pos- (1
session de Motz et de Strasbourg, et une troi-
sième armés pourrait occuper le cacnp de Châ- n
Ions, oa peiH-ôtre de Saint- Maur, tandis que les c
élections de l'Assemblée constituante et ses dsli-
bériitions auraient Heu. Et, tandis que nous par- 1
lous dès arrangements relatifs à la ratification e
d'un traité de pais, nous n'*vons aucune crainte j,
que le traité, quel qu'il fût, conclu par le gouver-
nement actuel, ne soit point ratifié par la France. tt
La, difficulté aujourd'hui n'est pas dans la rati-'
1 lieatiou du traité ou dans iss formes et les eon- P
ditiqns de la négociation, mais dans la disposi-
tioû à nécocier-
:l" s,
•' -c
(1) C'est AOOiOOO au «ioins qne devrait dire lo b
Morniny Pv:st. ( 1
ati
ini
n'i
̃ "̃̃ /J
Le Timi'.t, dant un autre article, s'exprime
isi .quau; a la paix "•
La chanod d'arrêter la gnarr.e.ot de rendre la
ix à l'Europe, qai n'a iamstîs été qu'une simple
ssibilité, dévie it do glus ea plus incertaine et
snacs da disparaître teniièrament. Faut -il en
;ribuer la cause à la, résolution opiniâtre du roi
Prnsso de ne prêter !'oroille à aucune propo-
iou de paix ? Non, assurément. Nous sommes
formés qu'aucune tentative- de négociation n'a
& faite, même que le gouvernement allemand
t reçu aucune communication indiquant le do-
de négocier.
Le gouvernement allemand n'a pas refusé de
ùter, puisqu'on ne lui a fait aucune propesi-
m, et il est impossible de connaître ses iutea-,
>ns, tant qu'on ne l'invite pas à les expliquer.
Si le nouveau pouvoir, s adressant hardimfiût
ichef de l'invasion, avait reconnu l'injustice.
l'attaque de la part du gouvernement impé-
iil, et, renonçant à une politique d'agression,
'ait offert de remettre a l'arbitrage des neu-
es l'appréciation de l'indemnité due par la
^anee, le roi eût acaepté cetts proposition
i aurait indiqué quelques conditions prélimi-
lires sur lesquelles il aurait pu imtlster avitnt
ouvrir les négociations de la paix.
Quant à Si. Thiers, il nous a exposé ses viw«
irsonnelles sur la question mais noms savioas
avance que sa mission serait stérile. Pour-
loi ? G 'est qu'elle était basée sur de vaines pré-
imptions, à savoir que l'Europe était intéressée
maintenir l'intégrité du territoire français, cou-
tion de l'équilibre européen.
Le Daily Telegraph fait ressortir les hor-
mrs de la guerre, du siège de Paris, et insiste
îr la nécessité de la paix pour l'Europe.
0¥6!ÈiVE ·
Une émotion assez vive s'était produite du-
mt ces derniers jours dans une partie du 15"
rrondisBemerit. •
L'autorisation avait été donnée à un indus-
*icl d'ouvrir, rue Croix-Nivert, une usine où
îs corps des animaux morts; devaient êiro
faites -par- dés procédés chimiques, qui en as.-
u-rent'. la prompte destruction..Des émana-
ions nauséabondes ée sont produites. Les h a-
itants du quartier, ont énergiquement pjib-
ssté.'et leurs plaintes ont été. immédiaterapnt
objet d'une enquête dirigée par la cofnmis-
ion d'hygiène et dé salubrité.
De cette enquête, à laqueMe ont pris part
1M. Wurtz, doyen de la Faculté, et Rayna-1,
irofess.eur à l'École d'Alfort, est résulté. la
ertitude que les exhalaisons qui avaient i,a-
ommodé les pacages de la rue Groix-^Mivert,
ie provenaient, nullement du fait des procé-
tés employés dans l'usine..
Dans les premiers jours de l'installation
eulei.neut, un encombrement passager s'est
•rodait et les courps n'ont pas été déoecés
,vcc la rapidité désirable. Ces ineonvênK-nis
mt aujourd'hui disparu. Le dépeçage a Jïcu
mmédiatcmènt, et les émanations dont, on
'est plaint' doivent infailliblement digpa-
•aître. ̃ -̃ .̃̃.•̃̃̃
La ©ommission ne cessera pas,- "d'ailleurs,
l'exercer une active surveillance, et des me-
ures radicales seraient prises si, contre tout«
)révision, le 15" arrondissement devait avoii1
t. souffrir, en quoi que ce fût, du voisinage da
'usine en question.
Des doutes ont été émis sur la possibilité fia
iontinuer régulièrement:lè service des -vidaii-
jes de Paris pendant la durée du siège.
La commission d'hygiène est en mesure do
•assurer le public à ce stijet, en déclarant que
:e service fonctionnera sahs/ïntérrupti on
LÀ VltiE MARTYRE
Le culte enthousiaste que le peuple de Pa-
na a. voué à la statue de Strasbourg ne se ra-
entit pas chaque jour la ferveur des Pari-
siens s'accroît et s'ééhauffe. C'a été une sim-
ple démonstration, c'est devenu une sorte d'i-
iolatrie jjissionnée dont l'ardeur augmente
tous les jours.-
On disait çè matin que M. l'abbé Dëguerry,
curé de la Madeleine, devait dire une messe en
pleine place de la Concordé, aux pieds es
cette statue majestueusement assise sur son
socle de pierre, comme une divinité antique,
grave et immuable surun autel.
Nous sonames passé vers dix heures sur la
plaee immense qui a déjà vu tant de révolu-
tions et de fêtes il no nous a pas paru qu'il
fût question d'aucune cérémonie religieuse.
En revanche, une foule nombreuse entou-
rait la statue une compagnie de' garde na-
tionale, rangée en bon ordre; faisait faco au
Symbole de la glorieuse ville martyre rai
pied de laquelle un officier prononçait un dis-
cours fort acclamé.
Et, presque enfoncée sous les couronnes Aa
Heurs, les banderoles, les drapeaux, les en-
tassemants de bouquets et.autres ex voio pa-
triotiques, la statue impassible semblait re-
garder, avec un' sourire mystérieux, la foula
prosternée à ses pieds. Sous sa tunique guer-
rière, faite de drapeaux tricolores, sa poitri-
ne de pierre semblait palpiter, et cette mar-
tyre aux sept douleurs, cette ville quo les
Prussiens fusillent et bombardent comme uiie
rebelle, avait l'air de penser, etde compren-
ire l'ardente sympathie que lui a vouée Paris.
Pauvre et héroïque ville de Strasbourg,
;ité charmante et paisible, éprise de calme et
i'étades savantes, bonne ville patriarcale et
hospitalière, .belliqueuse pourtant avec sa
jeinture de canons, et terrible avec ses airs
'amiliers et simples, quel effroyable suppliée
slle endure f '̃' ,?̃•̃«
Ses maisons aux toits immenses, si pitîor
"esques avee leurs façades de bois sculpté et
eurs étages de lucarnes, ses ruestraiiquii]e>
ies édiiiees vénérables, sa cathédrale surtout,
^tie. merveille où l'armée innombrable da
laints montait la. ^àrde" depuis huit siècles;
lans les niches ogivales et sur les clochetons s
In. Munster et des porehes tout cela, tou-
es ces chosas splendides ou charmantes qui
étaient l'orgueil de Strasbourg, ne sont pins
[u'un monceau de ruines accumulées par l'im-
jitoyable pluie de bombes que les Prussiens y
mt jetée avec une serte'de rage impie.
Tout est détruit, l'horrible ouragan cle kv ['
i tout ravagé, ésornant les ogives, brisant ic-s
tatuettes, trouant les hautes voûiea et setnaïit
a désolation et Ja mort dans cette populatioi»
'aillante et douce. C'est la ruiné et le déses-
poir..
Et pourtant elle tient toujours, cette vilio
îéroïque mourante, saignant par miiio
ilaies, à bout do forcesj mais non décour.igo,
J!e résiste encore et refuse de se rendre. Eilo
ie veut pas se souvenir de son origine' germa-
lique, ele ne sait et no veut savoir qu'une
hose, c'est qu'elle s'est donnée à la France,
;vee toute son âme et tout son cœur, qu'elle
ui appartient, qu'elle est française et qu'elio
st résolue à mourir plutôt que de l'oublier
amais.
Voilà ce qu'a parfaitement compris, avec
ne délicatesse etune intelligëntee exquise?, la
opulation parisienne.
Et voilà pourquoi, malgré l'apparence eu-
intine du culte qu'elle a voué à cette statue
acrée, les hommages des Parisiens sont tcu-
hants et respectablesi comme tout é- qui est
on, sincère et part du iw.ur;
OBOBGSS MAftURt.
bataillon. -j
Dans lès-batteries d'artillerie, les élections
se feront sous la présidence du capitaine de |
chaque batterie, assisté également d'un oîfi-
cier3. d'un sous-officier, d'un brigadier et d'un
artilleur.
Là où plusieurs batteries se trouveraient j
réunies sous les ordres d'un chef d'escadron, j ¡
le chef d'escadron présidera les opérations l,
électorales.
L'élection se fera à la majorité relative. [En
cas de ballottage, l'officier le plus âgé sera
préféré.
Les officiers ainsi élus, seront immédiate-
ment reconnus. 1
Les premières opérations électorales ter- ¡
minées, il sera procédé immédiatement 1° 1
à l'élection du cheC de bataillon, qui aura lieu l
par les officiers élus dans chaque bataillon et
sous la présidence du capitaine le plus âgé
9,° pour les bataillons enrégimentés, à l'élec-
tion du lieutenant-colonel, laquelle aura lieu
par les officiers réunis des bataillons compo-
sant lé régiment..
Il sera dressé procès- verbal de ces diverses
opérations électorales, et ampliation en sera
immédiatement adressée à M. le ministre de
la guerre.
Paris, le 17 septembre 1870.
Le général de division,
LE FLO.
̃' ORDRE CONCERNANT LA GARDE NATIONALE
MOBILE LOGÉE CHEZ L'HABITANT
Considérant que le logement des gardes mo-
biles chez l'habitant est une charge que le pa-
triotisme des Parisiens a acceptée avec em-
pressement, mais que l'autorité militaire doit
s'efforcer de rendre aussi légère que pos-
sible;
Considérant, d'autre part, qu'une disci-
pline sévère doit être maintenue dans tous
les corps de troupes
` Le gouverneur de Paris
1 Arrête
Art. 1er. Les gardes mobiles logés chez
l'habitant doivent être rentrés à dix heures
du soir, au plus tard, au domicile qui leur
est assigné.
Art. S. Tout garde mobile rencontré dans
les rues passé dix heures, et qui ne sera pas
porteur d'une permission régulière, sera ar-
rêté et puni disciplinairement.
Art. 3. Les habitants ne sont pas tenus
d'ouvrir leurs portes, pendant la nuit, aux
̃: gardes mobiles logés chez eux après l'heure
indiquée ci-dessus.
Paris, le 17 septembre 1870.
Le président du gouvernement de la
défense nationale, gouverneurde Paris.
Général tsochu.
INTERPRÉTATION DES CONSIGNES
Nous avons rapporté, hier les circonstances
dans les qnelles s'était faite, par une regrettable
méprise 1 arrestation du maréchal Vaillant, mem-
bre du comité do défense de Paris. C'est sans
dinîte afin que dételles méprises ne puissent se
renouveler, que le Journal officiel publie l'avis
suivant:
̃̃ AVIS ̃̃•̃•.
Depuis quelques jours, les gardes nationaux
do service dans Paris, particulièrement aux
portes de l'enceinte et dans la rue des rem-
parts, entraînés par leur zèle pour les intérêts .1
qu'ils ont le devoir de sauvegarder, interprè-
tent les cousignes avec une rigueur qui peut
compremettrela défense. Des ingénieurs est un
grand nombre d'agents divers, même des offi-
ciers revêtus dei'uniforme, quelques-uns char-
gés d'ordresimport ants, tous porteurs de per-
mis do circulation, ont été entravés1 dans leur
mission. Il est même arrivé que des voitures
de matériel ont été arrêtées dans Icnv marche.
Ces faits créent auxdivers serrions de la dé-
fense une situation pleine de difficultés. 11
est important que les chefs de poste écartent
de l'esprit. de- leurs sous-ordres des inquiet u-
des et des défiances qui ne sont pas justifiées.
Les journaux sont priés de reproduire le
présent avis.
DÉPARTER1ENTS
hX DÉLÉGATION DU GOUVERNEMENT.
NOUVELLES DES DÉPARTEMENTS.
Tours, 17 septembre.
La délégation du gouvernement pour la défense
nationale dénloie uno grande activité. Chaque
jour, les délégués des différents ministères se
î-éuoissent à l'archevêché, sous la présidence de
M. Crétnieux, et prennent des décisions pour ac-
tiver tous les services, notamment ceux qui in-
téressent la défense nationale.
Les nouvelles de tous les départements sont
favorables pour- l'armement du pays. Partout, les
corps électifs votent des sommes considérables
dans ce but,
Un arrêté de M. Crémieux du 1G septembre or-
donne à tous les étrangers appartenant aux Etats
en guerre avec la France de quitter dans un dé-
lai de trois jours le territoire de la République,
s'ils n'ont pas obtenu une autorisation de séjour
spéciale. J
Marseille, 17 sept., soir.
La garde mobile d'Arles est arrivée. Elle vient
remplacer la mobile d'Aix, qui & été dirigée sur
Tarascen. La mobile des Aipes-MaHtimes va
être dirigée snr Tours.
Les expériences faites au polygone de Valence
d'une bombe intentée par des Marseillais, ont
donne dos résultats extraordinaires!
Une souscription en faveur de la population
strasbourgeoise -a été ouverte an consulat dp
"Suisse à Toulon.
Lo service de nuit dans la rade et dans la ville
se fait comme en temps de guerre.
A STRASBOURG
On écrit des environs de Strasbourg à la
Gazette de Francfort, 10 septembre
.Hier je me suis rendu au poste établi au nord
clAltenneim, pour savoir au juste la quantité de
munitions qui venait d'être prise. D'après le sol-
dat qui m accompagnait, lo chargement était de
M) quintaux, repartis sur deux bateaux L'un de
ceshateaux échoua sur du sable l'autre, venant
de Brisach, portait, outre les munitions, l'escorte
commandée par trois officiers. Ces officiers fu
rent faits prisonniers par des troupes du 3» ré"i
ment d infanterie. b
Une partie de la population, dont les maisons
onteteDrulées u s'est réfugiée sous les hangars
établis pour abriter les chevaux.. l«s batÀTiv r
remontant les caaaux. Les chevaux ont %é aba^
tus pour servir de nourriture aux habitants
Ua jeune homme qui est sorti de Strasbour»
ma atfirmé. qu'il n'y a pas de quartier où del
maisonsVaient été brûlées ou endommagées îll
intacT StatU° d° Gdtt**«-« est encore
intacte. ,re
taftÊSt?"^ S>eStétabli *™^vede
la pnfecture.
Le 9, a, eu lieu une explosion qui a ébranlé H
terre au loin. On m'assure qu'on 'a entendue a» j
vieux château de Bade. A côté delàMttîd^!
se sont élevées de nouvelle» cotennï» deKte
On pourra bientôt, m demander s'il reste quXi8
chose à wceadier à Strasbourg qu^qus j
Nous arons célébré en Alsace la fête de Ia nais- i
%TïJ? ?raaddu«-.LSâ salves d'artillerie cnV
prit étitiraes ont fait répaedre à Bade le fSï ¡
brait que l'assaut avait été donné à Si™ i
dt que l'on annonçait la victoire Bna^>ourg
Ua correspondant de la Gazette de Frano-
fort £ recueilli de la bouche d'un prisonnier
allemand, qui a été mis en liberté, des détails
intéressants sur quelques inciclf ;fs dit siège de
Strasbourg. La général IJhricli, blessé à l'é-
paule et au pied, n'a pas voulu assumer sur
lui seul la responsabilité do la défense il a
soumis au vote de- la population la question de
la reddition de la place. A une très forte ma-
jorité, les habitants de Strasbourg ont répon-
du non, et se sont prononcés pour la conti-
nuation de la lutte.
Le second bombardement a été enoore plus
terrible que le premier, grâce à l'emploi de
mortiers qui lançaient des bombes de 150 li-
vres. Le théâtre, qui avait échappé jusqu'a-
lors, a été incendié à son tour Chaque nuit,
recommence l'épouvantable concert des mor-
tiers.
Un train considérable d'artillerie- wurtem-
bergeoise est venu renforcer les assiégeants.
Sur la barque chargée de munitions prise
par les Badois, se trouvaient, à part des mu-
nitions et l'équipage, trois officiers, dont un
d'état-major.
Le préfet et le général vivent ensemble dans
les caves de l'hôtel de la préfecture, où sont
établis également les îjureaux. L'assaut paraît
imminent.
DÉFENSE DES COTES
"L'Electeur UUrc, dont oh connaît l'atta-
che officielle, annonce que le blocus dans la
mer du Nord va cesser. Ainsi les ports de
l'Ems, de Jahde, du Weser, de l'Elbe,, vont
devenir libres. On dit bien que la flotte se
tiendra dans de bonnes passes pour surveiller,
la sortie de la flotte prussienne et protéger le
Havre. Mais, avant le Havre, il y a Dunker-
que, Calais, Boulogne, Dieppe, pour ne citer
que des localités importantes. Celles-là, qui
sont aujourd hui des ports en constante com-
munication avec l'Angleterre, .qui. servent de
lieux d'arrivage pour tes approvisionnements
des armées et des grandes villes du Nord, ne
seront donc .qu'imparfaitement protégées con-
tre les courses maritimes de l'ennemi.
C'est> nous sèmble-t-il, faire faire bien vite
retraite à la flotte de la mer du Nord, ce qui
indique et entraîne une retraite sémhlable de
la flotte de la Baltique, caria saison n'est pas
encore très avancée.
On sait et on apprécie que les flottes ont
été entravées dans leurs opérations lorsqu'on
Icnr a retiré leurs corps et leurs flottilles de
débarquement; mais on ne comprend guère
que la flotte de la Baltique ne se soit pas em-
parée da quelques- nnes des îles que la Prusse
a conquises sur le Danemark. ïl y avait aie
faire un double intérêt celui de faciliter le
repos des navires, celui de grandir' les sym-
pathies du Danemark.
On ne saurait trop recommander à nos gou-
vernants de bien peser cette retraite des flot-
tes de blocus, et surtout de ne pas 1 effectuer
tellement en arrière que lé littoral de Dun-
kerque à Dieppe reste à découvert.
Les marinsrqui .savent combien les banoâ
de -sable en -avant" de Dunkerque, Aa Calais,
de Boulogne, rendent 1« stationnement des na-
vires dan:- ces parages dangereux par les gros
temps, savent que la mer est dégagée de bancs
de sable devant Gravelines et qu'elle y a une:
grande profondeur.
11 y a là un lieu de stationnement sûr, d'où
la surveillance ^sur l'entrée de la Manche est
facile.
Puisque nous parlons de nos flottes, nous
ne pouvons nous empêcher de faire remar-
quer que co qui a été dit des prises maritimes
faites depuis le commencement do la guerre
est bien vague. 11 faut croire- sur parole pour
se rendre compte de la valeur de ces. prises, et
le public jusqu'ici no sait les apprécier. Il y_a a
cependant un moyen bien simple de leur don-
ner aux yeux de tous l'importance qu'elles
méritent, oe serait de publier un tableau -com-
plet des navires capturés avec une estimation,
des cargaisons. Et pour que l'intérêt nefai-
blissepas, on pourrait répéter le iableau tous
les huit jours, en y ajoutant les prises nou-
velles.
LETTRE
DES AIDES DE CAMP DE NAPOLÉON III
On lit dans l'Indépendance belge
̃ Le récit que la Patrie a ..publié des derniers inci-
fjemsde la bataille de Sedan, etqu'elJe a dit tenir
dun ohicier attaché .au générai de Wimnfian, a
mis la couduite de l'ti-emoeieur -de» Français
dans .une lumière trop peu fl-Uteuse pour -qu'il ne
raiiut_pas s'attendre à y voir opposer quelques dé-
négations de la liart ou au nom du prisonnk-r de
Wijhelmshcelie.
Vo ci déjà uii3 pièce qui nous art c6cBrauhia;iée
ei-dca: rebut est de réfuter î« récit de la Pairie
ftous la paohons par esprit d'inu-ariialité. et parce
qu d est. des discussions dout ii y a toujours cruel-
que ensejs.-ement à î-rer. Qua.t à sa ral"u" et au
-ïsgre de ço/fiance qu'elle nieriie, nous nous bor-
nerons a faire remarquer qu'elle émane des afîes
dr'-çar^ïjju: ont acconipaund Je souverain déchu
a Jinelm=nceiie, e-: qui témoignent en quelque
sorte pour eui-memo-, lorsq .'ils pensant. uous
il en douions pas, ne td-noigner qu'en faveur de
iatsf chttt accuatî.
Voici donc ia pièce en ques'ion
La, lettre qui a paru dans la Pairie du 11 sep-
tembre, attribuée à un officier de l'état-major du
générai de Wimpffen, implique d'une manière
trop grave et trop injuste la respoasabilitô de
1 empereur aans la catastrophe de Sedan pour
quil soit permis .aux officiers qui ont eu l'hon-
neur de rester auprès de Sa Majesté de ne pas
rétablir les faits dans leur exactitude
^Lorsque les différents commandants' de coros
a arinee vinrent prévenir l'empereur que-leurs
troupes étaient repoussées,- dispersées et en par-
tie reionlées dans la ville, l'empereur les ren-
voya au général en chef, pour qu'il fût mis par
eux au couraat de la situation eh meœe temps
le général envoyait à l'Empereur deux officiers
de son etat-ma jor porteurs d'un billet par lequel
il proposait à Sa Majesté non pas de sauver l'ar-
mee, mais de- sauver sa personne, en la plaçant
au milieu d'une forte colonne avec laquelle 'd;
sait-il, on tâcherait -d'atteindre Cariguan
L Empereur refusa de sacrifier encore un grand
nombre de soldats pour le sauver, et d'ailleurs,
dit-ii, Cangnan est occupé par les Prussiens
mcassil-j gênerai croit pouvoir sauver quelque
partie de l'armée, qu'il le tente V
En mémo temps que ia réponse de l'empereur
parvenait au .gênerai" en chef, celui-ci faisait part
au gênerai Lebrun, commandant du 12* corps de
son projet de rassembler deux ou trois mille hom-
mes, de se mettre à leur teie et de faire une
trouée uans ks lignes prussiennes; le général
Lebraa lui rojoondit « Vous ferez tuer trois
| mille nommes do plus et vous ne réussirez pas"
^vec vous.UVÛ C2 eSSay9r' je V<3HX bien -v a^le;
avec vous. » Y~ bien y a!ler
| Us partirent, en effet, et moins d'une demi-
heure après, le général de Wimpffen convint que
sa tentative était irréalisable et qu'il ne restait
plus -d autre parti que celui de déposer les
3XI21Ô S.
Le général de Wimpffen rentra dans Sedan
| et considérant qu'il était dur pour lui, qui n'a-
vait pris le commandement que par intérim de
me.tre son iiom à la suite d'une capitulation il
envoya sa démission à l'empereur «fans les t«r-
mes suivants ~t
« Sire, je .n'oublierai jamais les marques de
SraHî1106 que V°US m avez accordée^ qet|'au-
ra.8 été heureux, pour la France et pour vous
d avoir pu terminer la journée d'aajoSrfhi p^
un gloaeux succès. Je n'ai pu arriver à ce résul-
ta et je crois bien faire en laisatmt à d'autres le
soin de conduire eos armées.
» Je crois en cette circonstance devoir donner
ma démission de commandant en ehef, et récla-
mer ma mise à la retraite.
» 3q suis, etc.,
» DE WIMï-rFEN. »
L'empcjoar la refusa il fallait, eii effet, que
celui qui av.vit eu l'houneur du commandement
pendant la bataille, assurât autant que possible
le salut de ce qui restait de l'armée. Le général
comprit ces raisons et retira sa démission; il
était alors 9 heures _3du soir et le feu avait cessé
à la chute du jour.
Il est complètement faux de dire que le géné-
ral avait été combattu par l'empereur, dans ses
idées et dans hs ordres qu'il a pu donner, car
Sa Majesté ne la rencontra qu'un instant sur le
le champ de bataille entre neuf et dix heures.
Le général venait de Blan, et l'etapereur lui de-
manda comment allait la bataille de ce côté? Le
général répondit « Sire, lns choses vont aussi
bien que possible, et nous aagnons du terrain. »
Sur l'observation que lu) fit Sa Majesté qu'un
officier venait de le prévenir qu'un corps ennemi
considérable débordait notre gauche, le général
répondit Eh bien, tant mieux.1 il faut les lais-
ser faire, noas les jetterons dans la Meuse et
nom gagnerons- lavictoiro J Voilà ks seuls rap-
ports que l'empereur ait eus avec le général de
Wimpffen pendant l'action, et il est également
faux de dire qu'il y ait eu entre i'empereur et le
général la inoindre altercation, et lorsqu'ils se
séparèrent, l'empereur embrassa le général avec
effusion.
Les généraux aides de camp de l'empereur
prince DE la moskowa: `
castei.nau;
de waubert
comte reille;
vicomte pajôl.
BULLETIN
Les nouvelles de la mission de M. Thiers
paraissent se résumer en ceci que l'An-
gleterre persiste dans son ôgoïsme. et se
désintéresse, pour le moment, de la con-
tinuation et des résultats de la guerre ac-
tuelle. ̃̃̃ -r r
Le Times ne craint pas de dire que l'er-
reur de M. Tkiers est de prétendre que
l'intégrité territoriale de la France n'inté-
resse en aucune façon l'équilibre européen.
C'est; une erreur manifeste; mais on com-
prend que la Prusse, et les écrivains qui
admirent tout ce qu'elle fait, ne soient pas,
disposés à voir les choses de cette façon. Il
n'y a pas à discuter avec un parti pris évi-
dent.
En revanche, on sait que la mission de
M. Thiers est vue d'un œil plus favorable
parles cours de Russie et d'Autriche. Il y
a de bonnes raisons pour qu'il en soit ain-
si, ces deux puissances étant directement
menacées par l'énorme prépondérance que
la Prusse tend à acquérir au centre de
l'Europe.
Nous ne tarderons pas à être fixés sur
ce point d'une importance si considérable
pour nous dans les conjonctures pré-
sentes.
On a déjà remarqué la sympathie déplus
en plus marquée des journaux russes pour
la France. A l'appui de ce que nous avons
déjà dit àxet égard, nous citerons -aujour-
d'hui ua article de la Gazette (russe) de
Sainl-Pétersbourg, qui déclare que la si-
tuation actuelle, au point de vue du droit t
et de la justice, -apparaît -toute simple et
susceptible d'une solution immédiate.
Selon la Gazette, la France a déclaré la
guerre à l'Allemagne pour empêcher son
unité, et l'Allemagne n'a cessé de- protes-
ter contre toute idée de conquête et d'a-
grandissement, et ne combattait, .'disait-
elle, que pour l'unité.
L'unité de l'Allemagne étant faite, et la
France vaincue, la paix devrait se faire.
Mais l'Allemagne a changé de ton et ne rêve
rien moins que la conquête de deux pro-
vinces françaises et la ruine de sa rivale. Il
n'y a donc pas de milieu, ou l'abandon des
idées de conquête par l'Allemagne ou bien
une guerre atroce.
La Gazette fonde d'heureuses espéran-
ces sur raffermissement d'un gouverner-
ment libéral en France.
C'est ainsi qu'on s'exprime, non à Lon-
dres ou à Bruxelles, mais à Saint-Péters-
bourg Kiôme, et dans une feuille rédigée
en langue russe* c'est-à-dire destinée à
toutes les classes de la population. C'est
qu'en Russie on voit clairement où reulent
en venir la Prusse et les Allemands.
Les Belges continuent de faire le meil-
leur accueil à nos soldats et à soigner nos
blessés de la façon la plus affectueuse. La
Chambre des représentants est convoquée
à Bruxelles pour le 21 septembre, afin de
recevoir des communicatidas officielles.
C'est sans doute pour résoudre la question
de la reconnaissance du gouvernement de
la défense nationale.
En Espagne, nous avons à signaler une
nouvelle manifestation républicaine qui a
dû avoir lieu, aujourd'hui il Tolède, en fa-
veur de la France.
On croyait, à Madrid, que M. Olozaga
reprendrait immédiatement son. poste
d'ambassadeur à Paris.
La Gazette de Trêves journal prus-
sien, remarque que le peupîe allemand
qui ailait au combat pour la liberté contre
l'empire, marche maintenant contre la li-
berté d«s Français. Une guerre commencée
contre lo despotisme est convertie en une
lutte contre ia forme politique la plus li-
bre, la république.
Ce que la Gazette de Trêves voit bien,
et n'ose pas dire, c'est que les Allemands
combattent aujourd'hui sans le savoir
peut-ôtre, pour le despotisme de Berlin.'
La Gazette d'Elberfeld s'élève avec for-
ce contre 'l'opinion dé' la Gazette de l'Alle-
magne du Nord et de la Gazette de la
Croix, qui parlent d* restaurer le régime
impérial pour conclure la paix. Ce journal
dit que si les officieux persistent dans cette
voie, l'Allemagne en sera profondément
blessée, et que le peuple se prononcera
contre cette éventualité avec la même éner-
gie, qu'il a mise dans ses réunions et ses
adresses pour repousser l'immixtion des
puissances étrangères.
La Gazette d'Elberfeld oublie un peu
qu'on ne permettra au peuple ces réunions
et ces adresses que si cela convient à la
Prusse. Sous ce rapport, le passé récent
nous répond de l'avenir-. Qn ne laissera à
l'Allemagne que la dose de liberté qui con-
viendra à ses maîtres. Les Allemands,
quelle que soit l'issue de la gaerne, etvsui-- j
tout si elle est contraire à la France, ver-
roiU promu usinent qu'il* n'oui.. travaillé-
que pour rivôr plus étroitement leurs fers, i
DÉPECÉES TÉLÉGRAPHIQUES
UbrhbEnb ibli&uRArnl~U&a
BELGIQUE
Bruxelles, 17 septembre.
h'Etoile belge reproduit sohs toutes réserves
la nouvelle suivante, qu'elle emprunte à l'Echo
du Luxembourg
« On assure que M. de Bismark aurait deman-
dé des explications à la Belgique sur le passaga 1
à Sugny et à Pus*emange, à la date du 'ai août
dernier, d'un cqrps de 12,000 hommes qui aurait
pu gagner la France sans être arrêté. »
U Etoile belge ajoute que si le fait est inexact,
le gouvernemeut ferait bien de le démentir.
Bruxell as, 17 septembre..
h' Indépendance belge, après avoir constaté
que, parmi les Français faits prisonniers à Sedan,
bon nombre se sont échappé», ajoute que ces fu-
gitifs,' dont la plupart sont vêtus en paysans,' ga-
gnent la frontière, où ils sont arrêtés par lès au-
torités belges, lorsqu'on soupçonne leur qnalité
de soldats français..
U Indépendance, tout en disant que ces arres-
tations sont dans l'intérêt de la neutralité et que
le motif en est respectable, demande si elles sont
compatibles avec nos principes de liberté indi-
viduelle et même justifiables au point ù-3 vue de
nos obligations de neutres.
Bruxelles, 17 septembre.
La Chambre des représentants est convoquée
le 21 septembre, pour recevoir des eommuiïioa-
tions officielles.
ESPAGNE
̃ Madrid, 17 septembre.
M. Mercier est parti directement pour la
France. Le corps diplomatique* l'amiral Topete,
le personnel de la légation de France et de nom-
breux arais l'ont recompagné à la gare.
Une manifestation républicaine aura lieu do-
main à Tolède en l'honneur de la France.
On assure qu'après avoir conféré avec le gou-
vernement, M. Olozaga retournera à son poste
d'ambassadeur à Paris.
ITALIE
Florence, 17 septembre, 7 h. hO du soir.
La Gazette officielle publie la dépêche suivan-
te, en date de Monte-Rotondo, 17 septembre
Aujourd'hui, à midi, le baron d'Arnim, minis-
tre de Prusse, s'est rendu-- au quartier-général
pour offrir ses bons offices au générai Cadorna et
connaître ses intentions. Le baron d'Arnim a dé-
claré que l'élément militaire était maître de la
situation à Rome, et qu'en conséquence la résis-
tance était inévitable..
Le général Cadorna arépondu qu'il n'avait pas
d'autres «îtenikms qua celles manifestées par le
gouvernement du roi que, de son côté, il avait
fait preuve de la plus grande longanimité et té-
moigné tous les égards possibles, mais qu'il ue
devait pas cacher qu'en présence de l'accueil pets
convenable fait à son parlementaire; il no pou-
vait plus hésiter à mettre fin à, ï 'Outrecuidance
dés troupes étrangères, qui s'imposaient à la
ville de Rome et à la volonté même du pape.
Le baron d'Arnim a demandé un délai de vingt-
quatre heures pour faire de nouvelles démarches
auprès dû pape. •
Le général Cadorna s'est rendu à cette de-
mande en promettant que, dans ce délai, il ne
serait pas fait d'opérations décisives.
Le baron d'Araim retournera demain au camp.
^Les troupes italiennes continuent leur mouve-
ment autour de Rome.
Florence, 17 septembre.
La Banque nationale a élevé son escompta à
5 0/0 et l'intérêt des avances à 5 1/2.
(Agence Ilavas.)
̃ D"CLAR*TI
Un télégramme de Washington noas a transrais
l'analyse da la. proclamation du président Grant,
prescrivant la neutralité des Etats-Uni» dans la,
guerre entre la France et là Confédération de
l'Allemagne du Nord et ses alliés.
Dans ce document, que publie le Journal offi-
ciel, le général Grant rappelle les- actes qui, d'a-
près la foi ds neutralité du gÇ avril 1818, sont in-
terdits, sous des peines sévères, sur le territoire
défi Etats-Unis.
Voici rémunération de ces actes
̃1° Accepter une commission pour servir sur
terré et sur mer l'un «lesdits belligérants con-
tre l'autre ou user de ladite commission;
â° S'enrôler ou s'engager au service de l'un
ou de l'autre desdits belligérants, comme sol-
dat de terre ou de marine, ou comme marin à
bord d'un navire de guerre ou d'un corsaire
3° Engager ou détenir une autre personne,
afin de l'enrôler ou de la faire entrer au" ser-
vice de l'un ou de l'autre desdits belligérants,
comme soldat' dé terre ou de marine, ou com-
me marin à bord d'un navire de guerre ou
d'un corsaire
A0 Engager une autre personne pour se
transporter hors des limites ou do la juridic-
tion des Etats-Unis, afin d'y Être enrôlée,
comme il vient d'être dit
5° Engager une autre persosne pour se
transporter hors des limites des Etats-Unis
afin d'y entrer au service, comrae il vient d'è-
tre dit
6° Détenir une autre personne pour aller
au delà des limites des Etats-Unis, afin d'y
être enrôlée, comme il vient d'etre dit
7° Détenir une autre personne pour aller
au delà des limités des- Etats-Unis, afin d'y
entrer au service, comme il vient d'êtro dit.
Mais ledit acte ne doit pa« être interprété
comme s'étendant à un citoyen ou sujet de
l'une des puissances belligérantes qui, se
trouvant momentanément aux Etats-Unis,
s'enrôlerait ou entrerait au service à bord
d'un navire de guerre armé et équipé en
guerre, au moment de son arrivée aux Etats-
Unis, pour être enrôlé ou pour entrer au ser-
vice dudit belligérant à bord d'un semblable
navire de guerre, dans le cas 6ù les Etats-Unis
se trouveraient alors en paix avec ledit belli-
gérant.
8° Equiper et armer, tenter d'équiper et
d'armer, faire équiper et armer,, ou sciem-
ment, s'occuper d'approvisionner, d'armer ou
d'équiper un navire ou bâtiment quelconque,
dans 1 intention de faire employer ce navire
ou ce bâtiment au service "de l'un ou doTautrc
desdits belligérants
9° Donner ou délivrer, sur le territoire ou
sous la juridiction des Etats-Unis, une com-
mission à un navire quelconque, pour être
employé de la manière susdite;
10° Augmenter ou faire augmenter, ou,
sciemment, s'occuper d'accroître la force
d'un narire de guerre, d'un croiseur ou de
tout autre navire armé qui, au moment d© son
arrivée aux États-Unis, était déjà navire de
guerre, croiseur ou bâtiment armé au ser- j
vice de l'un desdits belligérants, ou apparte- j
nan't aux sujets ou aux citoyens de l'un ou de
l'autre desdits belligérants, soit en augmen- |
tant le nombre des canons desdits navires, j
soit en çbanaeant contré ,'jBJjgs "canons de plu3 j ¡
fort calibre les canons "qui se trouvaient à
teurç bord, soit en y ajouiani des agrès C p5>- »
paraux uniquement applicables à la guerr-'1 j
11° Commencer, metirc- il train, réuvi; -rh
préparer les moyens nécessaires à une i-spé- air
dilion militaire ovi entreprise quelconque ]
partant du territoi"? des Etais Unis pour être pa;
dirigée contre les tôrtitoires ou possessions P°
de l'un ou l'autre desdits belligérants. m*
de
sii
REVUE DE LA l RESSË ANGLAISE et,
sii
Le Standard eraint que le ministère de M. tr,
Gladstone .n'exerce pas assez d'influence sur fa
la Prusse pour faire accepter lés propositions tû
de M. Tbiers.
Si elles sont repoussées, ajoute cette feuille,
la~cause en sera lo peu de crédit qu'a en Europe “•.
le ministère Gladstone, et non pas l'insuffisance l~'
dfi» propositions faites par M. Thiers; mais quel t
sera le résultat de l'insuccès de sa mission? n,
Le poids et la honte dé la guerre retomberoni
sur la Prusse et sur ]es puissances neutres. Ce
ne sera plus qu'une guerre do vengeance et de j.
conquête, contre laquelle s'élèvera l'opinion {ont
entière du monde civilisé. D'ailleurs, l'Alsace et pt
la Lorraine, arrachées violemment à la France, ,>
ne seraient pas un élémeiat d'unité allemande.
Ajoutée aux trois autres naiionalités, polonaise, }
danoise et slave, sur lesquelles la Prusse a em- ï
piété, cette quatrième nationalité, sur la fron- i;
tièro occidentale de l'Allemagne, ne serait pour ¡.
ce pays qu'une cause perpétuelle' de danger et
de faiblesse.
̃ ̃ ̃̃ ̃ > -si
Lo Morning Post s'exprime ainsi quant au'
siège de Paris par les Prussiens
Les conditions de la paix sont peut-être en-
core lo secret du roi de Prusse et de ses con-
seillers. Il peut ou ce peut pas être do leur in-
tention d'entreprendre l'énorme et terrible tâelie
de prendre une ville fortifiée, défendue par
300,000 hommes armés (1), pleins d'une sauvage rJ
détermination, mais il n'est pas probable que les
Prussiens sougont à traiter [.orieusement, avant
d'avoir étudié le terrais, moral et matériel, de
leur armée d'investissomout autour de Paris tt
Nous no disons point cola, parce que nous paa '<
sons que la Prusse joue un beau et grand rôle, -ti
mais parce qu'il y aurait quelque chose d'odieux s
à entretenir des illusions contraires aux faits, ou ti
accomplis ou tous près de l'être.. j,
t(
̃ ̃; "̃̃̃̃"• v
Le Times examine, dans son premier arti- s
cle, une question soulevée par M. Disraeli à
Regard des projets ultérieurs de la Prusse, 5
« projets qui, suivant M. Disraeli, "auraient p
pour résultat des événements plus grands en- c
core que coux auxquels nons avons assisié le c c
moi3 dernier.» n
Le roi de Prd~se et s~g ~.mis, ·jr.uto le Tl ;~a.t; il
Le roi de Prusse et sbs amis, ajouta le Tùms,
peuvent prier Dieu de les sauver de leurs amis.
Et le Times dit qu'il n'est pas de projet si fou s
auquel les journaux semi-offieisls prussiens se F
donnent créance. a
Un des plus insensés, ajoute-t-il, est la décla- c
ration publiés dans des Feuilles de Bsriin, que le i
roi de Prusse se propose de traiter avec Napo- s
léon III, comme arec le chef de la nation fran- a
çaise, et de le rétablir sur le trône, malgré la
déchéance proclamée à Paris et approuvée par
le peuple français Un te) plan, impraticable en *•
France, serait pour l'Allemagne ua suicide. s
Tous les -avantages politiques conquis par I
l'AUeniagne feeraient ainsi perdus, et l'adoption è
de ce plan contrebalancerait les grands succès 1
militaires obtenus par les Allemands..
ïl est facile, d'ailleurs, de remonter à l'origine (
t de cette histoire. On sait que ni le roi ni le. comte E
S de Bismark ne sont passionnés pour les insiitu- •
tions républicaines, et sur cette base ou a bâti
l'histoire répétée par. tous les journaux. ?
Il est difficile de traiter avec un gouvernement i
de défense nationale, qui est provisoire, et qui
parle au nom de la France, seulement" pour ac-
complir le devoir de repousser l'invasion.
De cette difficulté, qui est naturelle et inévita-
blo, on a conclu qu'on ne devait pas traiter avec
une République française. Parce que le comte
de Bïsmavk dit avec raison qu'un traité do paix
avec le gouvernement provisoire serait incom-
plet et insuffisant jusqu'à ce qu'il fût ratifié par.
quelque autorité coastitutionn«lle permanente
on en conclut que io roi et sou chancelier ne veu- ̃
lent reconnaître aucune République.
1 La seconde partie de lhistoiro s'explique aussi ] l
facilement,
Lé roi traite son prisoanier à Wilhelmshœhe '-j
avec le même respect dû à la position qu'il oc-'
cupi'it au morneat où il s'est, rendu. Napoléon III
est encora ejïiperexn* tîiulaire,
I Pour peu qu'on y réfléchisse, oa reconnaîtra
qu'il éttiir. nécfissaire de «ooserver le rang du
captif. Le preiaior Napoléoa fat traité en empe-
reur à l'île d'Elise, et c'est parce qu il rompit
l'encagement qu'il avait, pris avec l'Europe qu'il,
fût Banni à Saint-llélèue, comme général Bona-
parte. Telles sont les courtoisies des rois ontre
eux. Il n'y a rien là d'extraordinairement cheva-
lere'sque.
Mais quelques personnages eemi-officiels à
Berlin so sont livrés à de mûres et profondes ré-,
flexions sur les éjïrds montrés à l'empereur "1
• captif et en sont arrivés à l'étoiicante'ceaclusion
que le roi et ses ministres avaient le dessein de j
ramener leur prisonnier à Paris, et, après lui
avoir arraché un traité favorable, (lo lo réinstal-
ler aux Toileries..
Ce serait du teœps et de la peine psrdas que
d'exanûiier_sérienv3E3eut les intoiKtions préten-
dues, du roi de Prusse. On sait qu'il tient beau-
coup au droit monarchique; mais qu'importe ce j
droit avec Napoléoa III ? ]
Si »e roi à cet égard se laissait dominer par ses j
coavictioas. il n'irait pas à 'Wilholmshœhe, mais .-]
à Frohsdor -i", chercher la roi de France -D'après ]
toutes les règles du droit "héréditaire, Hocri V
seul devrait être choisi.
Si nous mettons de côté la théorie de l'hé-
redite, et que nous cherchions en quoi con- (
8iste le droit constitutionnel de l'empereur, nous
trouverons qu'il a été déposé aussi régulière- <
ment qu'il était monté sur le trône impérial par <
un coup d'Etat. ]
̃Lo premier article do la. Constitution déelare (
qu'il est empereur par la volonté de la nation j 1
française, qu'il est responsable devant Ja nation, t
devant ia cation seule.
Comment cette responsabilité pouvait- elle ôtufe
appliquée? Par une révolution. i
Mais comment traiter avec le gouvernement 1
provisoire actuel? dit en terminant !e Times. s
Voici sa réponse .•
Le gouvernement provisoire de France est le c
j seul pouvoir aujourd'hui exissant dans le pays, C
i comme gouvernement de fait, et. c'est avec ce r
I gouverneïnent que le roi Guitlaam.o doit traiter, t
j dès que le moiaent de le faire sera venu, ete'ost
avec lui qu'il doit conclure un traité préliminaira. S ·
1 Le gouvernement ds la défense nationale n's. l
point d'autorité pour lier ia nation, et il -repous- (
&e lui-mênie toute prétention de ce genre.
La conséquence en est toute simple.
II famt que les Ailemanûa soient mis provisoi- s
rement en possession dss avantages que le traité
doit leur assurer et de teilas garanties qui seront f
possibles suivant les circonstances, et d'après
ce principe, l!on conclura un' armistice' pendant f
lequel l'Assemblée consignante pourra être con-
voquée pour statuai' sur le gouvernement du 1:
? pays, et pour ratilier ou repousser le traité qui r
I sera Intervenu. e
j Des forces allemandes seraisnt mises en pos- (1
session de Motz et de Strasbourg, et une troi-
sième armés pourrait occuper le cacnp de Châ- n
Ions, oa peiH-ôtre de Saint- Maur, tandis que les c
élections de l'Assemblée constituante et ses dsli-
bériitions auraient Heu. Et, tandis que nous par- 1
lous dès arrangements relatifs à la ratification e
d'un traité de pais, nous n'*vons aucune crainte j,
que le traité, quel qu'il fût, conclu par le gouver-
nement actuel, ne soit point ratifié par la France. tt
La, difficulté aujourd'hui n'est pas dans la rati-'
1 lieatiou du traité ou dans iss formes et les eon- P
ditiqns de la négociation, mais dans la disposi-
tioû à nécocier-
:l" s,
•' -c
(1) C'est AOOiOOO au «ioins qne devrait dire lo b
Morniny Pv:st. ( 1
ati
ini
n'i
̃ "̃̃ /J
Le Timi'.t, dant un autre article, s'exprime
isi .quau; a la paix "•
La chanod d'arrêter la gnarr.e.ot de rendre la
ix à l'Europe, qai n'a iamstîs été qu'une simple
ssibilité, dévie it do glus ea plus incertaine et
snacs da disparaître teniièrament. Faut -il en
;ribuer la cause à la, résolution opiniâtre du roi
Prnsso de ne prêter !'oroille à aucune propo-
iou de paix ? Non, assurément. Nous sommes
formés qu'aucune tentative- de négociation n'a
& faite, même que le gouvernement allemand
t reçu aucune communication indiquant le do-
de négocier.
Le gouvernement allemand n'a pas refusé de
ùter, puisqu'on ne lui a fait aucune propesi-
m, et il est impossible de connaître ses iutea-,
>ns, tant qu'on ne l'invite pas à les expliquer.
Si le nouveau pouvoir, s adressant hardimfiût
ichef de l'invasion, avait reconnu l'injustice.
l'attaque de la part du gouvernement impé-
iil, et, renonçant à une politique d'agression,
'ait offert de remettre a l'arbitrage des neu-
es l'appréciation de l'indemnité due par la
^anee, le roi eût acaepté cetts proposition
i aurait indiqué quelques conditions prélimi-
lires sur lesquelles il aurait pu imtlster avitnt
ouvrir les négociations de la paix.
Quant à Si. Thiers, il nous a exposé ses viw«
irsonnelles sur la question mais noms savioas
avance que sa mission serait stérile. Pour-
loi ? G 'est qu'elle était basée sur de vaines pré-
imptions, à savoir que l'Europe était intéressée
maintenir l'intégrité du territoire français, cou-
tion de l'équilibre européen.
Le Daily Telegraph fait ressortir les hor-
mrs de la guerre, du siège de Paris, et insiste
îr la nécessité de la paix pour l'Europe.
0¥6!ÈiVE ·
Une émotion assez vive s'était produite du-
mt ces derniers jours dans une partie du 15"
rrondisBemerit. •
L'autorisation avait été donnée à un indus-
*icl d'ouvrir, rue Croix-Nivert, une usine où
îs corps des animaux morts; devaient êiro
faites -par- dés procédés chimiques, qui en as.-
u-rent'. la prompte destruction..Des émana-
ions nauséabondes ée sont produites. Les h a-
itants du quartier, ont énergiquement pjib-
ssté.'et leurs plaintes ont été. immédiaterapnt
objet d'une enquête dirigée par la cofnmis-
ion d'hygiène et dé salubrité.
De cette enquête, à laqueMe ont pris part
1M. Wurtz, doyen de la Faculté, et Rayna-1,
irofess.eur à l'École d'Alfort, est résulté. la
ertitude que les exhalaisons qui avaient i,a-
ommodé les pacages de la rue Groix-^Mivert,
ie provenaient, nullement du fait des procé-
tés employés dans l'usine..
Dans les premiers jours de l'installation
eulei.neut, un encombrement passager s'est
•rodait et les courps n'ont pas été déoecés
,vcc la rapidité désirable. Ces ineonvênK-nis
mt aujourd'hui disparu. Le dépeçage a Jïcu
mmédiatcmènt, et les émanations dont, on
'est plaint' doivent infailliblement digpa-
•aître. ̃ -̃ .̃̃.•̃̃̃
La ©ommission ne cessera pas,- "d'ailleurs,
l'exercer une active surveillance, et des me-
ures radicales seraient prises si, contre tout«
)révision, le 15" arrondissement devait avoii1
t. souffrir, en quoi que ce fût, du voisinage da
'usine en question.
Des doutes ont été émis sur la possibilité fia
iontinuer régulièrement:lè service des -vidaii-
jes de Paris pendant la durée du siège.
La commission d'hygiène est en mesure do
•assurer le public à ce stijet, en déclarant que
:e service fonctionnera sahs/ïntérrupti on
LÀ VltiE MARTYRE
Le culte enthousiaste que le peuple de Pa-
na a. voué à la statue de Strasbourg ne se ra-
entit pas chaque jour la ferveur des Pari-
siens s'accroît et s'ééhauffe. C'a été une sim-
ple démonstration, c'est devenu une sorte d'i-
iolatrie jjissionnée dont l'ardeur augmente
tous les jours.-
On disait çè matin que M. l'abbé Dëguerry,
curé de la Madeleine, devait dire une messe en
pleine place de la Concordé, aux pieds es
cette statue majestueusement assise sur son
socle de pierre, comme une divinité antique,
grave et immuable surun autel.
Nous sonames passé vers dix heures sur la
plaee immense qui a déjà vu tant de révolu-
tions et de fêtes il no nous a pas paru qu'il
fût question d'aucune cérémonie religieuse.
En revanche, une foule nombreuse entou-
rait la statue une compagnie de' garde na-
tionale, rangée en bon ordre; faisait faco au
Symbole de la glorieuse ville martyre rai
pied de laquelle un officier prononçait un dis-
cours fort acclamé.
Et, presque enfoncée sous les couronnes Aa
Heurs, les banderoles, les drapeaux, les en-
tassemants de bouquets et.autres ex voio pa-
triotiques, la statue impassible semblait re-
garder, avec un' sourire mystérieux, la foula
prosternée à ses pieds. Sous sa tunique guer-
rière, faite de drapeaux tricolores, sa poitri-
ne de pierre semblait palpiter, et cette mar-
tyre aux sept douleurs, cette ville quo les
Prussiens fusillent et bombardent comme uiie
rebelle, avait l'air de penser, etde compren-
ire l'ardente sympathie que lui a vouée Paris.
Pauvre et héroïque ville de Strasbourg,
;ité charmante et paisible, éprise de calme et
i'étades savantes, bonne ville patriarcale et
hospitalière, .belliqueuse pourtant avec sa
jeinture de canons, et terrible avec ses airs
'amiliers et simples, quel effroyable suppliée
slle endure f '̃' ,?̃•̃«
Ses maisons aux toits immenses, si pitîor
"esques avee leurs façades de bois sculpté et
eurs étages de lucarnes, ses ruestraiiquii]e>
ies édiiiees vénérables, sa cathédrale surtout,
^tie. merveille où l'armée innombrable da
laints montait la. ^àrde" depuis huit siècles;
lans les niches ogivales et sur les clochetons s
In. Munster et des porehes tout cela, tou-
es ces chosas splendides ou charmantes qui
étaient l'orgueil de Strasbourg, ne sont pins
[u'un monceau de ruines accumulées par l'im-
jitoyable pluie de bombes que les Prussiens y
mt jetée avec une serte'de rage impie.
Tout est détruit, l'horrible ouragan cle kv ['
i tout ravagé, ésornant les ogives, brisant ic-s
tatuettes, trouant les hautes voûiea et setnaïit
a désolation et Ja mort dans cette populatioi»
'aillante et douce. C'est la ruiné et le déses-
poir..
Et pourtant elle tient toujours, cette vilio
îéroïque mourante, saignant par miiio
ilaies, à bout do forcesj mais non décour.igo,
J!e résiste encore et refuse de se rendre. Eilo
ie veut pas se souvenir de son origine' germa-
lique, ele ne sait et no veut savoir qu'une
hose, c'est qu'elle s'est donnée à la France,
;vee toute son âme et tout son cœur, qu'elle
ui appartient, qu'elle est française et qu'elio
st résolue à mourir plutôt que de l'oublier
amais.
Voilà ce qu'a parfaitement compris, avec
ne délicatesse etune intelligëntee exquise?, la
opulation parisienne.
Et voilà pourquoi, malgré l'apparence eu-
intine du culte qu'elle a voué à cette statue
acrée, les hommages des Parisiens sont tcu-
hants et respectablesi comme tout é- qui est
on, sincère et part du iw.ur;
OBOBGSS MAftURt.
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