Titre : L'Ouest-Éclair
Éditeur : [s.n.] (Rennes)
Date d'édition : 1939-06-19
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb41193642z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 100865 Nombre total de vues : 100865
Description : 19 juin 1939 19 juin 1939
Description : 1939/06/19 (Numéro 15560). 1939/06/19 (Numéro 15560).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG14 Collection numérique : BIPFPIG14
Description : Collection numérique : BIPFPIG50 Collection numérique : BIPFPIG50
Description : Collection numérique : BIPFPIG72 Collection numérique : BIPFPIG72
Description : Collection numérique : Yroise, bibliothèque... Collection numérique : Yroise, bibliothèque numérique de Brest
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5018362
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
DIRECTEUR POUTigUE FONDATEUR 1839-1933
Emmanuel DESGRÉES DU LOU
JOURNAL REPUBLICAIN DU MATIN
40e Année. No 15.560
ANNONCES;
llgnfcf C poinil, rtçuM
1 1/1GEHCE BAVAS
I il t, r. Li biarf, REMIS
62. n» UdiiUn. PMIS
et du: tmat tu
tacarnlu U tmtoa
RÉDACTIM PAUSIIin
20, r Butaartn, PUIS
TèL Taithont tut
If lignes)
LUNDI
19
JUIN
1939
St Gervats
ABONNEMENTS
Un an 150 (T.
Six m. 80 fr.
Trois mois. 45 tr
On mois. 18 (T,
«MIDI &1TEUOB
TÉL. 38-71 (10 lignai)!
50 CENTIMES
Adressa Télégraphique OUCLAIR-RENNES
nL TtLÉORlPHiaOB SPÉCUL
GŒBBELS PARLE.
L'Allemagne
prand prétexte
de la semaine
culturelle
de Dantzig
pour proclamer
ses revendications
Berlin. 18 juin. A Dantzig, a eu
lieu ce matin au théâtre de la ville la
manifestation de clôture de la « Se-
maine culturelle de Dantzig », en pré-
sence du Dr Joseph Goebbels, minis-
tre de la Propagande du Reich; de M.
Albert Forster, chef du district, et
d'un grand nombre de chefs et de per-
sonnalités nationaux- socialistes.
Le Gauleiter Forster a prononcé une
allocution dans laquelle il a déclaré
au Dr Goebbels Votre visite a, pour
nous, urte txileur inestimable en un
moment où Dantzig est au centre de
la vie politique internationale ».
Puis le Dr Goebbels prononce un
discours dont voici les passages les
plus caractéristiques
Il présente à la ville allemande, se-
parée du Reich, les saluts du chance-
lier Hitler, saluts particulièrement
chaleureux cette année, dit-il, parce
que Dantzig est devenue, en une nuit,
un problème international.
Soulignant le caractère allemand de
Dantzig, le ministre a déclaré
« Les frontières politiques peuvent
se déplacer, mais les frontières tracées
par la lattgue, la race et le sang sont
ineffaçables et immuables, dans le cas
de Dantzig notamment ».
Et le Dr Goebbels ajoute
« Le peuple allemand reste calme au
milieu de l'hystérie et de l'excitation
internationale ti la guerre. Il sait qu'il
possède suffisamment de moyens de
puissance. Autrefois, foulé aux pieds,
il est grand maintenant sous la pro-
tection de ses armes. Derrière sa cul-
ture et son économie se dresse une
puissante armée. C'est comme repré-
sentant de ce Reich que je suis vcnu
vers vous. C'est compte ministre alle-
mand que je parle en une ville qui,
comme je suis obligé de le souligncr
devartt l'univers, est une ville alle-
mande. Inutile de redire que le peuple
allemand tout entier n'a pas besoin
d'être inquiet du sort de votre ville ou
de ce que l'on appelle l'Etat Libre de
Dantzig.
« Le peuple allemand uni est der-
rière vous, conclut-il, en s'adressant
aux Dantzicois. Dans ces heures de
tension sévère, nous avons confiance
dans le Führer. Derrière nous, se dres-
se le peuple, et devant nous le
Führer ».
(Voir en deuxième page).
UN DIRECTEUR D'USINE,
UN ALLEMAND,
DISPARAIT PRÈS DE STRASBOURG
STRASBOURG, 18 juin. La brusque
disparition du directeur technique des
Etablissements Hugues, fabrique de
contreplaquage à Wisches (Bas-Rhin),
a suscite une vive émotion. Ce direc-
teur, un Allemand originaire de Dussel-
dorf (Rhénanie), nommé Paul Haar-
hauss, 38 ans, était employé aux Eta-
blissements Hugues depuis 1930.
Haarhaus a disparu avec sa femme
et son enfant, en emportant les quel-
que 14.000 francs qui se trouvaient
dans la caisse. On dut également
constater que l'indélicat directeur tech-
nique avait pris la précaution d'em-
porter son mobilier.
SIX MARINS DE L'EFFECTIF DU « PHÉNIX »
ÉTAIENT DEMEURÉS A SAIGON
TOULON, 13 juin.
La Préfecture Ma-
ritime de Toulon
communique la liste
des hommes de l'é-
quipage du Phénix
qui, restés à Saïgon
pour des raisons di-
verses, ne se trou-
vaient pas à bord
du sous-marin lors-
que celui-ci a dis-
paru. Ce sont
Le maître-méca-
nicien Pierre Si-
mon.
Le quartier-mai-
tre mécanicien
Jean Garribo.
Le matelot-mé-
canic i e n Francis
Tireux.
Le matelot-torpil-
leur Marcel Guil-
laume.
Le matelot-radio
Henri Junca.
Ces noms ne fi-
guraient d'ailleurs
pas sur la liste offi-
cielle des victimes,
publiée hier.
Rappelons que le
quartier maître e
L'Aminot, de Lam-
bézellec, avait télé-
graphié à sa fa-
mille qu'il était
sain et sauf.
A Toulon, ce ma-
tin, dans toutes les
églises, on a lu en
chaire une lettre
de Mgr Simeone,
évêque de Fréjus et
Toulon, associant
au
Le lieutenant de vaisseau Alexandre Bahezre. second du la marine
ii Phénix », disparu avec le sous-marin, photographié, en (Voir en 2e page)
fui dernier, lors de son arrivée à Saïgon.
Bécassine est houspillée
au Musée Grévin
par trois étudiants
bretons
(Lire en Dernière Heure)
MORT DU SCULPTEUR
JEAN BOUCHER
PARIS, 18 juin. On annonce la
mort du sculpteur Jean Boucher, de
l'Institut, commandeur de la Légion
d'Honneur.
Le sculpteur Jean BOUCHER
(Yoir en Chroniqae de la Région)
Les "journées de la Marine
véritable Exposition de nos forces navales
ont appris à des milliers de visiteurs
la puissance et la vie de la Flotte
LE HAVRE, le 18 juin (de
notre envoyé spécial, par télé-
phone. )
La première manifestation officielle
des journées maritimes au Havre a été,
hier, sur le coup de 8 heures, devant
la garde d'honneur, rassemblée à l'ar-
rière de chaque bâtiment, la cérémonie
des couleurs. Instant solennel, mais
combien poignant dans les circonstan-
UN NOUVEAU TIMBRE
RIEN NE PERMET
DE REVISER LE PROCÈS
DE MILLION
PARIS, 18 juin. S'il n'y a plus, dé-
sormais, « d'affaire Weidmann », il
reste « l'affaire Million ».
On sait que celui-ci, lorsqu'il apprit
qu'il bénéflkciait de la grâce présiden-
tielle, s'enquit de savoir si une révi-
sion de son procès était possible.
Son avocat a déclaré ce matin
« Rien, pour le moment, ne permet
d'entreprendre une procédure en révi-
sion. Il faut attendre un élément noa-
veau qui ne roeut venir que de Jean
Blanc ou de Colette Tricot, Weidmann
n'étant plus là pour parler du cas
Mouly qu'il était seul a connaitre et
qu'il se refusa toujours à aborder. »
D'ci quelques semaines, voire quel-
ques jours, Roger Million sera dirigé
sur une « centrale » où il doit, en prin-
cipe, finir ses jours.
UNE BOMBE A PRAGUE
DANS UN CAFE
PRAGUE, 18 juin. Une bombe a
éclaté ce matin, dans un café juif, 39
personnes ont été blessées, dont 7 griè-
vement. La plupart des victimes sont
des Israélite
ces que nous vivons, car au lieu de
monter joyeusement en tête de leurs
mâts, les pavillons se sont arrêtés à
mi-drisse et se sont immobilisés dans
cette position, qui signifiait qu'un
grand malheur avait frappé la France
La Marine portait le deuil de 71 de ses
serviteurs infortunés, brutalement en-
gloutis dans les mers de Chine avec
le sous-marin Phénix.
Dès lors, on sait que les fêtes du
Havre n'auraient pas le caractère que
leur avait préparé les programmes éta-
blis toutes les réjouissances populai-
res étaient supprimées retraite aux
flambeaux, illuminations, bals. et seule
était maintenue la partie technique,
qui ne concernait d'ailleurs que les vi-
sites des navires de surface.
A vrai dire le public n'eut pas à dé-
chanter, car on était venu au Havre
avant tout pour voir l'escadre et, d'un
autre côté, la Marine allait, quoi qu'il
en fût, réaliser ses desseins se faire
mieux connaître et mieux aimer.
Propagande maritime
I1 y a mille et une manières de faire
de la propagande pour la Marine, mais
celle qui consiste a mettre les navires
de guerre à quai, dans un port non
militaire, et à plus forte raison dans
ce faubourg maritime de Paris, qu'est
Le Havre, celle-là est la meilleure
quand, par surcrolt, elle s'accompagne
de l'invite à votre porte. Visitez ces lxitiments et
voyez comment vivent, comment tra-
vaillent et se reposent les marins. »
q Aussi bien, faut-il applaudir à l'i-
dée qui a présidé à l'institutiion de ces 1
journées de la Marine donner au 1
grand public, et particulièrement à A
jeunesse, une leçon de chose maritime,
un spectacle vivant qui ne manguerfc
pas d'exercer sur les esprits une in-
fluence salutaire et de gagner au mn
tier de marin tant de vocations qui..il
souvent, s'ignorent. De ces vocations,
la France a un besoin impérieux lA.
mise en chantier et l'entrée en service»
à un rythme toujours accéléré, d'unite!
nouvelles la reconstitution de notrfe
corps de bataille que quatre cuirassés
de 35.000 tonnes viendront renforcer
dans les toutes prochaines années lei
exigences toujours plus grandes de
l'Aéronautique navale, pour autant de
raisons, et d'autres encore, la Marine
militaire convie plus que jamais à la
servir les jeunes hommes qui, chef-
chant leur vote ne sont pas insensibles
à l'appel de la mer. A ce titre, de ré-
cents décrets sont fort significatifs. lia
portent à 82.500 hommes, pour 1939.
les effectifs des équipages. effectifs qui
devront atteindre en 1940 le chiffra
de 85.000.
Depuis 1929, soit en 10 ans, notre
Armée de Mer s'est accrue de 30.000
hommes. Or, le mode de recrutement a
tellement évolué depuis une quinzaine
d'années que sa principale source, qui
était naguère l'Inscription maritime,
est aujourd'hui à peu près tarie. En
1920, l'effectif numérique de la Marine.
qui s'élevait à 55.000. comprenait plus
de 25.000 inscrits maritimes. En 1938.
sur 72.000 hommes présents sous les
drapeaux. le nombre des inscrits mari-
times n'était plus que de 4.400. soit une
diminution de 80 "Y.. C'est là un des
ispects de la crise que traverse notre
farine marchande et qui se traduit
iour notre Marine militaire par la né-
J.-P, WIMILLE ET VEYRON, SUR LA BUGATTI N: 1,
GAGNENT LES 24 HEURES DU MANS
Wimille (à gauche) et Veyron, pilotes de la Bugatti n° 1.
vainqueur (toutes catégories) du Circuit du Mans
(Voir en Chronique Régionale), 61
Emmanuel DESGRÉES DU LOU
JOURNAL REPUBLICAIN DU MATIN
40e Année. No 15.560
ANNONCES;
llgnfcf C poinil, rtçuM
1 1/1GEHCE BAVAS
I il t, r. Li biarf, REMIS
62. n» UdiiUn. PMIS
et du: tmat tu
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RÉDACTIM PAUSIIin
20, r Butaartn, PUIS
TèL Taithont tut
If lignes)
LUNDI
19
JUIN
1939
St Gervats
ABONNEMENTS
Un an 150 (T.
Six m. 80 fr.
Trois mois. 45 tr
On mois. 18 (T,
«MIDI &1TEUOB
TÉL. 38-71 (10 lignai)!
50 CENTIMES
Adressa Télégraphique OUCLAIR-RENNES
nL TtLÉORlPHiaOB SPÉCUL
GŒBBELS PARLE.
L'Allemagne
prand prétexte
de la semaine
culturelle
de Dantzig
pour proclamer
ses revendications
Berlin. 18 juin. A Dantzig, a eu
lieu ce matin au théâtre de la ville la
manifestation de clôture de la « Se-
maine culturelle de Dantzig », en pré-
sence du Dr Joseph Goebbels, minis-
tre de la Propagande du Reich; de M.
Albert Forster, chef du district, et
d'un grand nombre de chefs et de per-
sonnalités nationaux- socialistes.
Le Gauleiter Forster a prononcé une
allocution dans laquelle il a déclaré
au Dr Goebbels Votre visite a, pour
nous, urte txileur inestimable en un
moment où Dantzig est au centre de
la vie politique internationale ».
Puis le Dr Goebbels prononce un
discours dont voici les passages les
plus caractéristiques
Il présente à la ville allemande, se-
parée du Reich, les saluts du chance-
lier Hitler, saluts particulièrement
chaleureux cette année, dit-il, parce
que Dantzig est devenue, en une nuit,
un problème international.
Soulignant le caractère allemand de
Dantzig, le ministre a déclaré
« Les frontières politiques peuvent
se déplacer, mais les frontières tracées
par la lattgue, la race et le sang sont
ineffaçables et immuables, dans le cas
de Dantzig notamment ».
Et le Dr Goebbels ajoute
« Le peuple allemand reste calme au
milieu de l'hystérie et de l'excitation
internationale ti la guerre. Il sait qu'il
possède suffisamment de moyens de
puissance. Autrefois, foulé aux pieds,
il est grand maintenant sous la pro-
tection de ses armes. Derrière sa cul-
ture et son économie se dresse une
puissante armée. C'est comme repré-
sentant de ce Reich que je suis vcnu
vers vous. C'est compte ministre alle-
mand que je parle en une ville qui,
comme je suis obligé de le souligncr
devartt l'univers, est une ville alle-
mande. Inutile de redire que le peuple
allemand tout entier n'a pas besoin
d'être inquiet du sort de votre ville ou
de ce que l'on appelle l'Etat Libre de
Dantzig.
« Le peuple allemand uni est der-
rière vous, conclut-il, en s'adressant
aux Dantzicois. Dans ces heures de
tension sévère, nous avons confiance
dans le Führer. Derrière nous, se dres-
se le peuple, et devant nous le
Führer ».
(Voir en deuxième page).
UN DIRECTEUR D'USINE,
UN ALLEMAND,
DISPARAIT PRÈS DE STRASBOURG
STRASBOURG, 18 juin. La brusque
disparition du directeur technique des
Etablissements Hugues, fabrique de
contreplaquage à Wisches (Bas-Rhin),
a suscite une vive émotion. Ce direc-
teur, un Allemand originaire de Dussel-
dorf (Rhénanie), nommé Paul Haar-
hauss, 38 ans, était employé aux Eta-
blissements Hugues depuis 1930.
Haarhaus a disparu avec sa femme
et son enfant, en emportant les quel-
que 14.000 francs qui se trouvaient
dans la caisse. On dut également
constater que l'indélicat directeur tech-
nique avait pris la précaution d'em-
porter son mobilier.
SIX MARINS DE L'EFFECTIF DU « PHÉNIX »
ÉTAIENT DEMEURÉS A SAIGON
TOULON, 13 juin.
La Préfecture Ma-
ritime de Toulon
communique la liste
des hommes de l'é-
quipage du Phénix
qui, restés à Saïgon
pour des raisons di-
verses, ne se trou-
vaient pas à bord
du sous-marin lors-
que celui-ci a dis-
paru. Ce sont
Le maître-méca-
nicien Pierre Si-
mon.
Le quartier-mai-
tre mécanicien
Jean Garribo.
Le matelot-mé-
canic i e n Francis
Tireux.
Le matelot-torpil-
leur Marcel Guil-
laume.
Le matelot-radio
Henri Junca.
Ces noms ne fi-
guraient d'ailleurs
pas sur la liste offi-
cielle des victimes,
publiée hier.
Rappelons que le
quartier maître e
L'Aminot, de Lam-
bézellec, avait télé-
graphié à sa fa-
mille qu'il était
sain et sauf.
A Toulon, ce ma-
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églises, on a lu en
chaire une lettre
de Mgr Simeone,
évêque de Fréjus et
Toulon, associant
au
Le lieutenant de vaisseau Alexandre Bahezre. second du la marine
ii Phénix », disparu avec le sous-marin, photographié, en (Voir en 2e page)
fui dernier, lors de son arrivée à Saïgon.
Bécassine est houspillée
au Musée Grévin
par trois étudiants
bretons
(Lire en Dernière Heure)
MORT DU SCULPTEUR
JEAN BOUCHER
PARIS, 18 juin. On annonce la
mort du sculpteur Jean Boucher, de
l'Institut, commandeur de la Légion
d'Honneur.
Le sculpteur Jean BOUCHER
(Yoir en Chroniqae de la Région)
Les "journées de la Marine
véritable Exposition de nos forces navales
ont appris à des milliers de visiteurs
la puissance et la vie de la Flotte
LE HAVRE, le 18 juin (de
notre envoyé spécial, par télé-
phone. )
La première manifestation officielle
des journées maritimes au Havre a été,
hier, sur le coup de 8 heures, devant
la garde d'honneur, rassemblée à l'ar-
rière de chaque bâtiment, la cérémonie
des couleurs. Instant solennel, mais
combien poignant dans les circonstan-
UN NOUVEAU TIMBRE
RIEN NE PERMET
DE REVISER LE PROCÈS
DE MILLION
PARIS, 18 juin. S'il n'y a plus, dé-
sormais, « d'affaire Weidmann », il
reste « l'affaire Million ».
On sait que celui-ci, lorsqu'il apprit
qu'il bénéflkciait de la grâce présiden-
tielle, s'enquit de savoir si une révi-
sion de son procès était possible.
Son avocat a déclaré ce matin
« Rien, pour le moment, ne permet
d'entreprendre une procédure en révi-
sion. Il faut attendre un élément noa-
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Blanc ou de Colette Tricot, Weidmann
n'étant plus là pour parler du cas
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qu'il se refusa toujours à aborder. »
D'ci quelques semaines, voire quel-
ques jours, Roger Million sera dirigé
sur une « centrale » où il doit, en prin-
cipe, finir ses jours.
UNE BOMBE A PRAGUE
DANS UN CAFE
PRAGUE, 18 juin. Une bombe a
éclaté ce matin, dans un café juif, 39
personnes ont été blessées, dont 7 griè-
vement. La plupart des victimes sont
des Israélite
ces que nous vivons, car au lieu de
monter joyeusement en tête de leurs
mâts, les pavillons se sont arrêtés à
mi-drisse et se sont immobilisés dans
cette position, qui signifiait qu'un
grand malheur avait frappé la France
La Marine portait le deuil de 71 de ses
serviteurs infortunés, brutalement en-
gloutis dans les mers de Chine avec
le sous-marin Phénix.
Dès lors, on sait que les fêtes du
Havre n'auraient pas le caractère que
leur avait préparé les programmes éta-
blis toutes les réjouissances populai-
res étaient supprimées retraite aux
flambeaux, illuminations, bals. et seule
était maintenue la partie technique,
qui ne concernait d'ailleurs que les vi-
sites des navires de surface.
A vrai dire le public n'eut pas à dé-
chanter, car on était venu au Havre
avant tout pour voir l'escadre et, d'un
autre côté, la Marine allait, quoi qu'il
en fût, réaliser ses desseins se faire
mieux connaître et mieux aimer.
Propagande maritime
I1 y a mille et une manières de faire
de la propagande pour la Marine, mais
celle qui consiste a mettre les navires
de guerre à quai, dans un port non
militaire, et à plus forte raison dans
ce faubourg maritime de Paris, qu'est
Le Havre, celle-là est la meilleure
quand, par surcrolt, elle s'accompagne
de l'invite
voyez comment vivent, comment tra-
vaillent et se reposent les marins. »
q Aussi bien, faut-il applaudir à l'i-
dée qui a présidé à l'institutiion de ces 1
journées de la Marine donner au 1
grand public, et particulièrement à A
jeunesse, une leçon de chose maritime,
un spectacle vivant qui ne manguerfc
pas d'exercer sur les esprits une in-
fluence salutaire et de gagner au mn
tier de marin tant de vocations qui..il
souvent, s'ignorent. De ces vocations,
la France a un besoin impérieux lA.
mise en chantier et l'entrée en service»
à un rythme toujours accéléré, d'unite!
nouvelles la reconstitution de notrfe
corps de bataille que quatre cuirassés
de 35.000 tonnes viendront renforcer
dans les toutes prochaines années lei
exigences toujours plus grandes de
l'Aéronautique navale, pour autant de
raisons, et d'autres encore, la Marine
militaire convie plus que jamais à la
servir les jeunes hommes qui, chef-
chant leur vote ne sont pas insensibles
à l'appel de la mer. A ce titre, de ré-
cents décrets sont fort significatifs. lia
portent à 82.500 hommes, pour 1939.
les effectifs des équipages. effectifs qui
devront atteindre en 1940 le chiffra
de 85.000.
Depuis 1929, soit en 10 ans, notre
Armée de Mer s'est accrue de 30.000
hommes. Or, le mode de recrutement a
tellement évolué depuis une quinzaine
d'années que sa principale source, qui
était naguère l'Inscription maritime,
est aujourd'hui à peu près tarie. En
1920, l'effectif numérique de la Marine.
qui s'élevait à 55.000. comprenait plus
de 25.000 inscrits maritimes. En 1938.
sur 72.000 hommes présents sous les
drapeaux. le nombre des inscrits mari-
times n'était plus que de 4.400. soit une
diminution de 80 "Y.. C'est là un des
ispects de la crise que traverse notre
farine marchande et qui se traduit
iour notre Marine militaire par la né-
J.-P, WIMILLE ET VEYRON, SUR LA BUGATTI N: 1,
GAGNENT LES 24 HEURES DU MANS
Wimille (à gauche) et Veyron, pilotes de la Bugatti n° 1.
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