Titre : L'Ouest-Éclair
Éditeur : [s.n.] (Rennes)
Date d'édition : 1936-10-25
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 25 octobre 1936 25 octobre 1936
Description : 1936/10/25 (Numéro 14597). 1936/10/25 (Numéro 14597).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5008731
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 25/01/2008
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3 =
AU CONGRES RADICAL
L'INTERVENTION DE M. HERRIOT
SUR LA POLITIQUE EXTÉRIEURE
« Il faut causer avec Berlin n dit-il et il ajoute
« Pour éviter la guerre, il faut en France, le calme,
l'ordre et la sabordination de tous à l'autorité légale »
Bi'RRJTz, 24 octobre. La fin de la
séance d'hier après-midi du Congrès
radical, a été consacrée à la politique
extérieure.
La presidence passe à M. Albert
Sarraut, qui va diriger les discussions
sur la politique extérieure.
L'ancien président du Conseil sou-
ligne la gravité des problèmes dont le
congrès va aborder l'examen.
M. Jean Mistler développe ensuite son
rapport.
M. Mistler, qui rappelle notamment
dans quelles conditions fut négocié le
pacte fqranco-soviétique. est applaudi
avec vigueur lorsqu'il précise que l'ac-
cord était exclusif de toute ingérence
dans les affaires intérieures des signa
taires.
Le rapporteur félicite le Gouverne-
ment d'avoir pris l'initiative de la po-
litique de non intervention en Espagne
et il considère un nouveau Locarno.
contrarié présentement par la déclara-
tion belge, comme le seul moyen de
règler les relations franco-allemandes.
Il ajoute que ce dernier problème doit
être abordé franchement et qu'il ne
faut négliger nulle occasion de faire
une paix totale définitive.
M Mistler croit encore qu'il faut
s'efforcer de sauver la S. D. N. et il
conclut
Notre œuvre sera complète quand
nous aurons rendu à la France sa fi-
gure traditionnelle. le clair visage d'un
pays calme, fort. maître de ses desti-
nées et sûr de son destin. » (Vives
acclamations.)
LE DISCOURS DE M. HERRIOT
Puis. après une intervention de
M. Métayer. M. Herriot prend pos-
session de la tribune. L'orateur dit
qu'il n'a point changé de vues sur la
politique étrangère, depuis le dernier
congres. Ayant fait allusion à la déci-
sion de la Belgique. M. Herriot déclare,
après avoir rendu hommage à M. Del-
bos
< La première condition du redresse-
ment de notre politique extérieure,
c'est le retour à une collaboration con-
fiante avec la Grande-Bretagne, dont
l'union avec la France est indispensa-
ble pour sauvegarder nos libertés.
Le pacte franco-soviétique
Puis le président de la Chambre pas-
se à la Russie soviétique. Il s'exprime
en ces termes
« Je n'ai pas collaboré au pacte
franco-soviétique, mais j'ai signé
l'accord de 1932 qui impliquait la non
intervention de chacun des pays dans
les affaires de l'autre. Je suis d'ailleurs
convaincu que c'est ce grand* peuple de
180 millions d'habitants qui ira vers
nos idées et non pas nous qui irons
vers les siennes
Et l'orateur de rappeler qu'en 1932
la Russie était engagée dans les liens
diplomatiques avec l'Allemagne.
« Je m'honore, proclame M. Herriot,
d'avoir amené la Russie à Genève où
1 son attitude a été parfaitement cor-
recte mais je ne tolérerai aucune in-
rence étrangère dans nos affaires in-
térieures ».
Le» rapports avec l'Allemagne
Le président de la Chambre aborde
alors le problème du rapprochement
franco-allemand. Il rappelle qu'il a
pris l'initiative de l'évacuation de la
Ruhr en 1924, qu'il a présidé au rè-
glement de Lausanne. Il faut causer
avec Berlin. L'Allemagne est libre de
se gouverner comme elle veut et per-
sonne ici n'y contredit. Demain le
peuple de Voltaire sera heureux de
vivre en paix avec la nation de Goethe.
C'est le moment de voir si l'un ou
l'autre nous sommes sincères. Puisque
l'Allemagne a réalisé l'égalité des
droits par un procédé un peu brusque,
qu'est-ce qui pourrait aujourd'hui
nous empêcher de nous expliquer à
fond. Allons jusqu'au bout. Dénudons
la vérité. Si deux grands peuples ne
veulent pas sincèrement la réconcilia-
tion, qu'ils épargnent les faux sem-
blants
Après avoir dédié une pensée l'Ita-
lie, le président poursuit en ces ter-
mes
« Nous sommes un peuple trop peu
nombreux pour pousser trop loin nos
divisions. Il ne faut pas que nos divi-
sions viennent compromettre la sécu-
rité de cette France, si surveillée par
ses ennemis et ses rivaux. Le parti
radical ne veut à aucun prix ni la
guerre étrangère, ni la guerre civile.
(Acclamations prolongées.) Nous vou-
lons la liberté dans la dignité, le droit
de nous administrer nous-mêmes. Nous
supplions le peuple de comprendre que
pour éviter cette horrible chose qu'est
la guerre, il faut en France le calme,
l'ordre et la subordination de tous à
l'autorité légale.
M Herriot conclut en disant que le
parti radical, pour éviter la guerre ci-
vile. ira jusqu'au bout de son devoir.
Puis l'ordre du jour est adopté par
acclamations.
Les congressistes se séparent en
chantant la Marseillaise et le Chant
du Depart.
LE PARLEMENT RENTRERAIT |
LE 3 NOVEMBRE
PARIS. 24 octobre. Les ministres
et sous-secréLaires qui se réuniront en
Conseil de cabinet mardi prochain,
10 heures à l'Hôtel Matignon, se réu-
niront jeudi prochain à 10 heures en
conseil des ministres à l'Elysée.
Les prochaines délibérations que
tiendra mardi et jeudi le gouverne-
ment seront consacrées à l'étude du
projet de loi concernant la réforme
des finances départementales et com-
munales, projet de loi en faveur du-
quel le cabinet demandera à la Cham-
bre la procédure d'urgence
D'autre part, les ministres fixeront
la date de la rentrée des Chambres
et leur ordre du jour. Il est très vrai-
semblable que la date du 3 novem-
bre sera choisie par le Gouvernement.
Par ailleurs. les ministres radicaux,
rendront compte à leurs collègues des
travaux du congrès radical-socialiste
de Biarritz.
Enfin M. Y von Delbos mettra le
conseil au courant de la situation in-
ternationale et notamment du voyage
du comte Ciano à Berlin et des tra-
vaux du comité de non-intervention.
PANIQUE DANS UN CINÉMA
Châtel-Giry. 24 Octobre. Un com-
mencement de panique s'est produit
hier soir dans un cinéma ambulant
qui avait été subitement privé de lu-
mière. Heureusement, le personnel
réussit à faire évacuer les gradins en
guidant les spectateurs avec des
inoxode Wonder ne s'use que si l'on
boitiers électriques Wonder. La pile
s'en sert.
L'occupation d'une saüe
de réunion
PARis. 24 octobre Le Parti Social
Français (section locale) devait tenir
hier soir, à 20 h. 30, une réunion salle
de l'Oasis à Colombes. Cette salle ayant
été occupée par des partisans du Front
Populaire, les membres du Parti So-
cial décidèrent de tenir leur assemblée
dans une autre salle, à Bois-Colombes.
On ne signale aucun incident.
LE SECRÉTAIRE
DU PARTI COMMUNISTE
EN AVIGNON
POSSÉDAIT UN ARSENAL
CLANDESTIN
Avignon. 24 octobre. A la suite de
la découverte de l'important dépôt
d'armes clandestin du Bar du Rhône
dit « Bar de la Marine ». quai de la
Ligne, en Avignon, le tenancier de cet
établissement, Auguste Belle, 45 ans,
secrétaire du parti communiste local
a été arrêté et écroué.
Parmi les armes de guerre saisies
au bar de la mari.ie figurent plusieurs
fusils mitrailleurs français modèle 1919
avec leurs chargeurs dont on igncre la
provenance. Les autres armes sont des
fusils allemandes Mauser des pistolets
92. des revolvers et des couteaux de
traacùÉfc,
LA COMMISSION DES CUMULS
EXAMINE LES NOUVEAUX TEXTES
PARIS, 24 octobre. La Commis-
sion des cumuls s'est réunie, ce matin,
au ministère des Finances sous la pré-
sidence de M. Vincent-Auriol. Elle a
examiné les nouveaux textes qui seront
soumis aux délibérations du prochain
Conseil des ministres.
LA POLITIQUE DOUANIÈRE
DU GOUVERNEMENT
Une démarche aaprh Je Ni. Blum
PARIS, 24 octobre. M. Taudière,
député des Deux-Sèvres, président de
l'Association de l'Industrie et de
l'Agriculture françaises, accompagné
d'une délégation comprenant les re-
présentants les .jus qualifiés des mi-
lieux agricoles et industriels français,
a exposé au président du Conseil le
point de vue de nos producteurs au su-
jet de l'orientation de la politique
douanière du gouvernement.
M. Léon Blum a fait connaître que
le gouvernement agirait avec toute la
prudence nécessaire après examen dé-
taillé de chacun des cas envisagés et
études effectuées en collaboration avec
les groupements professionnels inté-
ressés.
L'Allemagne augmente
ses cadres de réserve
BERLIN, 24 octobre. Les simples
soldats, anciens combattant et munis
d'une sérieuse instruction générale,
pourront être promus directement
sous-lieutenants de réserve, à la con-
dition de faire une période de huit se-
maines. Les chefs d'entreprises sont
tenus, sous peine d'amendes sévères,
d'accorder à leurs employés une per-
mission qui leur permette d'accomplir
cette période sans suppression du
congé annuel.
M. LÉON BLUM EST PARTI
POUR TiMouSE EN AVION
VILLACOUBLAY, 24 octobre. M. Léon
Blum. président du Conseil, se rendant
à Toulouse, a nuitté l'aérodrome de
Villacoublay à 14 heures, à bord d'un
avion piloté par le capitaine Rossi.
L'arrivée n Toulouse
Toulouse. 24 octobre. M. Léon
Blum et les personnalités qui l'ac-
comp? prient ="nf arrivés à 16 h. 10 a
l'aérodrome de Funcazal.
L'Uuctt Eclair puotie chaque tour des
8 ANNONOJS ULASSKiSS a. paraiMunS
BERBERE HEURE
PARIS, 25 octobre, 1 heure du matin.
M. MUSSOLINI LANCE
UN MESSAGE AU MONDE
Message de Paix, dit-il, Paix
dans le Travail et Travail dans
la Paix »
Ronre, 24 octobre. Après avoir vi-
sité les Marches et la Romagne le duce
a lancé, cet après-midi, de Bologne, un
message au monde.
M. Mussolini a d'abord rappelé les
premières années de l'histoire du fas-
cisme et les stades de la construction
de l'Etat corporatif puis il s'est
écrié
« Nous avons conquis l'empire d'A-
byssinie en sept mois et à travers cinq
batailles. Nous l'avons conquis non
seulement en renversant les armées
ennemies que des traitres de la civili-
sation européenne avaient encadrées
et armées nous l'avons conquis con-
tre une coalition qui avait établi son
quartier général sur les bords du lac
Léman où une congrégation de fana-
tiques laïques prétendait tuer l'esprit
par la lettre, prétendait suffoquer à
travers des interprétations vétilleuses
de mille paragraphes, l'élan tout puis-
sant et irrésistible de la vie des peu-
ples. Une fois que les territoires d'oc-
cident, encore soumis au gouvernement
fantomatique de Goré, seront pacifies,
après la gloire il y aura du travail et
de la place pour tous.
Tandis que les horizons européens
s'assombrissent sous les brumes de l'in-
certitude et du désordre, l'Italie offre
au monde un spectacle admirable d'or-
dre, de discipline et de vertu civique
et romaine. Les peuples qui ne nous
connaissent pas ou qui ont de nous
une connaissance purement littéraire
sont aujourd'hui abasourdis devant no-
i tre réalité économique, politique et
militaire.
« Je désire, a-t-il proclamé, devant
les chemises noires lancer un message
qui aille au delà des monts et des mers,
message de paix, paix dans le travail
et travail dans la paix.
« C'est depuis 1929 que des millions
et des millions d'hommes, de femmes
et d'enfants souffrent les conséquen-
ces d'une crise dont on ne peut pas
dire désormais qu'elle n'est pas due au
système. C'est donc un grand rameau
d'olivier que j'élève à la fin de l'an
XIV et au début de l'an XV.
« Attention! cet olivier jaillit d'une
immense forêt. C'est une forêt de 8
millions de baïonnettes bien affilées et
que tiennent en main des jeunes gens
au cœur intrépide.
Chaque chemise noire de la 10' lé-
gion, votre accueil touché mon cœur
et je saisis votre état d'âme. C'est l'état
d'âme de la première année de l'em-
1 pire. Toute la nation, aujourd'hui, est
sur un plan différent, sur un plan plus
élevé, sur le plan de l'empire.
c De très graves responsabilités, de
formidables problèmes se posent à no-
| tre esprit. Mais nous les affronterons
et nous les vaincrons.
Chemises noires, sur le plan de
l'empire, de très graves responsabilités
se posent à notre esprit. Mais nous les
affronterons et nous les vaincrons.
Chemises noires! c'est l'esprit qui do-
mine et plie la matière. C'est l'esprit
i qui est derrière les canons, qui sanc-
tifie et donne l'héroïsme, c'est l'esprit
qui donne au peuple qui les mérite et
j qui nous donnera à nous la victoire et,
la gloire. »
Une affaire
de fabrication clandestine
de grenades
découverte à Lyon
Un intermédiaire arrêté
LYON, 24 octobre Une importante
affaire de fabrication clandestine de
grenades vient d'être découverte à
Lyon. Il y a quelques jours, le chef de
la sûreté lyonnaise était informé qu'un
industriel lyonnais avait reçu une im-
portante commande d'appareils indus-
triels divers, graisseurs, flotteurs, bou-
chons pression, etc. Il décida d'opé-
rer une Vérification chez cet industriel.
La visite se révéla édifiante il s'agis-
sait, en effet, de la fabrication de gre-
nades grenades incendiaires et gre-
nades de combat.
Après cette vérification, une enquête
fut ouverte. Elle apprit que plusieurs
autres industriels s'occupaient de cette
fabrication. Avant-hier, l'un d'eux
déclarait au chef de la sùreté qu'un
nommé Christophe venait de lui com-
mander 5.000 flotteurs et qu'il savait
qu'une dizaine d'autres usiniers avaient
reçu la même commande, principale-
ment des flotteurs en métaux et des
1 fondeurs. Christophe fut identifié et
prié de venir s'expliquer à la sûreté.
Il déclara se nommer André Claudius
Christophe, fabricant de comptoirs
pour cafés, domicilié 35. quai Arloing,
à Lyon. Il fit ensuite la déposition sui-
vante
« C'est pour le compte d'un homme
que je ne connais pas, un ingénieur
de Paris qui se montrait généreux en-
vers moi. Il exigeait seulement une
fabrication rapide. Ne pouvant seul sa-
tisfaire ses demandes, je tvis des in- j
dustriels et des livraisons me furent
faites par 200 pièces à la fois. Mon
client inconnu venait avec un camion,
enlevait la marchandise et disparais-
sait pour une direction qui m'est in-
connut. J
Christophe expliqua encore com-
ment il s'y prenait pour la fabrication
des grenades afin de ne pas donner
l'éveil. Il passait chez un industriel
une commande de 20.000 pièces où il
dénommait « graisseurs pièces exé-
cutées avec filetage intérieur et file-
tage extérieur. Il n'y avait donc plus
qu'à réunir les deux parties pour ob-
tenir la grenade complète. On estime
à plus de 100.000 le nombre des gre-
nades ainsi fabriquées.
Christophe a été écroué =ons l'in-
culpation d'infraction au règlement
concernant la fabrication d'armes de
guerre. Un juge d'instruction a été
chargé d'instruire cette affaire qui
provoque une certaine émotion dans la
1 CÉgwn lyonnaise,
LA GUERRE ESPAGNOLE
Cent soixante avions
nationalistes
survolent la capitale
BuRGos, 24 octobre. On annonce
qu'un groupe de 160 avions nationa-
listes ont survolé la canitale à deux
reprises. Des tracts ont surtout été
lances, outre quelques bombes qui
atteignirent uniquement les magasins
de l'Intendance militaire, dans la péri-
phérie de la ville.
Le général Pozas, chef suprême
des armées du Centre
MADRID, 24 octobre. Réorganisant
le haut Etat-Major des troupes gou-
vernementales, le gouvernement vient
de nommer le général Pozas chef su-
prême des armées du Centre. Le géné-
ral Pozas est l'ancien ministre de l'In-
térieur qui s'opposa dès le premier
jour de la rébellion, aux insurgés qui
tentaient de s'emparer de Madrid.
Les aérodromes madrilènes
abandonnés
TALAVERA DE LA REINA, 24 octobre.
Les aérodromes madrilènes de Getafe
et des Quatrevents semblent complète-
ment abandonnés.
En effet. 2 avions nationalistes ont
effectué dans la matinée une mission
de reconnaissance sur ces deux aéro-
dromes et n'ont remarqué aucune réac-
tion. Les avions gouvernementaux
semblent avoir disparu des cieux ma-
drilènes.
Les jeunesses socialistes
réprouvent la formation
de jeunesses communistes
ibériques
Madrid, 24 octobre. Le Conseil
exécutif des Jeunesses Socialistes Es-
pagnoles vient de publier une décla-
ration dans laquelle il réprouve avec
indignation la formation à Madrid
d'une organisation dénommée « Jeu-
nesses Communistes Ibériques. »
Une Allemande et un Belge,
tous les deux marxistes,
tués sur le front espagnol
BARCELONE, 24 octobre. Mme Mar-
tha Sinval, infirmière d'origine alle-
mande et émigrée, a été tuée sur le
front de Huesca. Son corps a été ra-
mené à Barcelone. Il est actuellement
exposé au siège du parti d'unification
marxiste, dont Mme Sinval était mem-
bre.
On apprend en dernière heure qu'un
Belge, nommé Babachra, membre du
parti communiste belge, a, lui aussi,
été tué sur le front de Tardiente.
Le geste des Soviets pourrait
provoquer le départ
de la délégation italienne
LONDRES, 24 octobre. On souligne
dans les milieux officiels que ce ma-
tin, au moment où il sortait du Fo-
reign Office, M. Kagan a déclaré aux
journalistes que la lettre par laquelle
les Soviets déclaraient ne plus se
considérer comme liés par l'accord de
neutralité prenait effet immédiate-
ment et qu'elle était assez claire pour
ne pas nécessiter de nouveaux com-
mentaires du côté soviétique, commen-
taires que lord Plymouth, à la réunion
de ce matin, aurait souhaité obtenir.
On avait ce matin l'impression, dans
certains milieux politiques anglais,
que, si M. Maisky réitérait la volonté
du gouvernement des Soviets de se
retirer de l'accord, M. Mussolini don-
nerait immédiatement ordre à M.
Grandi de quitter, lui aussi. le Co-
mité international de non-intervention.
Satisfaction à Madrid
MADRID, 24 octobre. Les milieux
politiques et l'opinion publique en gé-
néral montrent leur satisfaction de
l'attitude prise par l'U. R. S. S. en ce
qui concerne le comité de non-inter-
vention.
On ne doutait d'ailleurs pas à Ma-
drid, depuis plusieurs jours, de la dé-
cision que la Russie allait faire con-
naitre.
On espère que la faculté pour le
gouvernement de Madrid d'acheter de
nouvelles armes à la Russie va faire
changer rapidement la situation Per-
sonne ne se cachait à Madrid pour
exprimer que la situation était grave
et le reste encore.
UN LEADER CATALAN
SE VOIT INTERDIRE
L'ENTRÉE EN ANGLETERE
LONDRES. 24 octobre. Le leader ca-
talan Gorkin, qui était venu à Lon-
dres. afin de faire aujourd'hui une
conférence sur la situation espagnole,
devant un auditoire convooué par plu-
sieurs personnalités d'extrême-gauche,
s'est vu refuser, à son arrivée à Croy-
don, cet après-midi. l'autorisation de
cejourncr en territoire britannique.
On croit que M. Gorkin repartira
pour Paris par le prochain avion du
service régulier.
MORT DE M. HERI'EY,
SÉNATEUR DE L'EURE
PAnis. 24 octobre. On annonce la
mort de M. Maurice Hervey. sénateur
dr l'Eure I' était âgé de 81 ans. Ancien
élève de l'Ecole Polytechnique. M.
Hervey. membre de la Commission
sénatoriale des finances et rapporteur
du budget des pensions, était inscrit
aU groupe de la gauche républicain*.
EXPOSITION
INTERNATIONALE
DES ARTS ET DES TECHNIQUES
dans la vie moderne
PARIS 1937
NOMBREUSES MANIFESTATIONS ARTISTIQUES, SCIENTIFIQUES. LITTÉRAIRES ET SPORTWB
MAI-NOVEMBRE 1937
Ni
Comme avec les mains posées à plat
sur le bas-ventre
LE MYOPLASTIC
renforce la paroi et contient la hernie
TOUTES LES HERNIES.
Sans ressort, qui déprime le muscle,
et sans pelote ni coussin qui élargissent
dangereusement l'orifice, ce nouveau
plastron musculant est nettement supé-
rieur .1 tout En voici d'ailleurs la meil-
leure preuve
SANS RIEN PAYER D'AVANCE j
son inventeur vous offre le MYOPLAS-
TIC à J'essai pour 5 jours. Son prix de
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retournez (frais 1.50). il ne vous sera
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tionnelles demandez à M. KLEBER.
Dr de l'Institut Herniaire. 119, cours
Lafayetts. LYON, sa documentation MYO
N° 26. C'est gratuit.
LE TAUX D'INTÉRÊT
DES CAISSES D'ÉPARGNE
A LEURS DÉPOSANTS
PARIS, 24 octobre. La commission
supérieure des Caisses d'épargne a tenu
sa session annuelle au ministère du
Travail. Elle a tout d'abord élu com-
me président M. André Lebert, séna-
teur de la Sarthe. Elle a pris connais-
sance de la suite donnée aux vœux
émis au cours de la session de 1935 et
examiné les conclusions d'un rapport
sur la gestion des fonds des déposants
et sur le taux d'intérêt à servir aux
Caisses d'épargne ordinaires en 1937,
par la Caisse des dépôts et consigna-
tions
Après avoir entendu les explications
de M. Deroy, directeur général de cet
établissement, elle a émis un vœu ten-
dant à fixer ce taux à 3.75 Le taux
d'intérêt qui sera servi par les Caisses
d'épargne ordinaires à leurs déposants
en 1937 sera en conséquence de 3.25 ô
au maximum et de 3 ô au minimum.
Elle a enfin émis un certain nombre
de vœux tendant notamment à l'atté-
nuation de la pénalité infligée aux pos-
sesseurs de doubles livrets, à la possi-
bilité pour les Caisses d'épargne dont
le siège est à un chef-lieu d'arrondis-
sement supprimé, de créer des succur-
sales dans les limites de leur ancien
arrondissement.
LES CONFLITS DU TRAVAIL
Une grève Perpignan
PERPIGNAN, 24 octobre. Une grève
a éclaté dans les chantiers de l'entre-
prise Alart, construction du 3" groupe
municipal des habitations à bon mar-
ché. La direction ayant licencié quinze
ouvriers en raison de la diminution du
travail. les autres se sont mis en grève
et occupent les locaux. Le préfet va
entamer des pourparlers afin d'essayer
d'aplanir ce conflit.
La grève des charbonniers
de Roubaix-Tour coing
est cause de chômage
ROUBAIX, 24 octobre. Commencé
le 14 octobre dernier, la grève des
charbonniers de Roubaix-Tourcoing
est arrivée aujourd'hui à son onzième
jour. Déjà une quinzaine d'usines
ayant épuisé leurs réserves de combus-
tible ont du fermer leurs portes, ce qui
a réduit au chômage 1.600 ouvriers en-
viron.
Pour l'instant, patrons et ouvriers
restent sur leurs positions. Aucun es-
poir de conciliation n'apparaît actuel-
lement.
L'ÉTRANGE ODYSSÉE
D'UNE FILLETTE
Les Ahdelys, 24 octobre. Une fil-
lette, Andrée Lehugeur. âgée de 12 ans,
était disparue depuis le 22 septembre
dernier. Un ouvrier l'a découverte, ce
matin, dans un buisson, vivante mais
très amaigrie. La fillette a été trans-
portée à l'hôpital. Elle a déclaré s'être
enfuie de chez sa mère, parce qu'elle
était malheureuse et avoir vécu depuis
un mois, à l'endroit où on l'a retrouvée,
en se nourissant de pommes et en bu-
vant de l'eau.
On doute de la sincérité du récit de
la fugitive et on se demande si elle n'a
pas été plutôt enlevée et ramenée ré-
cemment à cet endroit
Goûtez une fois l'apéritif ami du foie
aux vins de France & extroitsdôrtichoutj
Un important entretien
C'est l'entretien de vos pieds. Il ne
sera définitivement assuré que par
Le Diable n qui enlève les cors en
six jours, pour toujours. Mais, atten-
tion exigez Il Le Diable 3 fr. 95.
Toutes pharmacies.
LES QUESTIONS PRATIQUES
On ne peut pas se nourrir d'un seul
aliment car alors notre organisme ne
réagirait plus normalement. La plu-
part de nos glandes ne travailleraient
plus et finiraient par s'infecter de la
façon la plus grave. Toutefois si l'on
devait adopter un tel régime, le sucre
serait certainement l'aliment le plu»
indiqué car il est complet et pos-
sède un pouvoir calorifique extrême-
ment puissant.
LE MOT D'ORDRE DOIT ÊTRE
ÉVOLUTION ET NON RÉVOLUTION
DÉCLARE M. MAC DONALD
LONDRES, 24 octobre. A une eon&»
rence du parti national travailliste qui
a eu lieu aujourd'hui à Londres. M.
Ramsay Mac Donald, lord président
du Conseil, a dénoncé la politique du
Labour Party. Il a reproché à ses chefs
d'avoir fait preuve d'un manque ab-
solu d'organisation, d'avoir suscité des
conflits à l'intérieur du pays et d'avoir
témoigné d'une volonté anti-sociale.
Le ministre a émis l'avis qu'un gouver-
nement inspiré des principes exprimes
à la conférence d'Edimbourg ne pour-
rait qu'entrainer le pays dans une
guerre et dans des conflits intérieurs.
Il a maintenu son point de vue que
dans les circonstances qui prévalent
actuellement tant en Grande-Breta-
gne qu'à l'étranger, un gouvernement
d'Union Nationale reste seul qualifié
pour maintenir les institutions de li-
berté et de démocratie pour son
peuple.
Faisant allusion à la situation in-
ternationale. l'orateur a déclaré qu'é-
tant donné les événements récemment
survenus en Europe, les armements de
la grande-Bretagne n'étaient pas suf-
fisants à sa sécurité. Dénonçant pour
conclure la politique d'une lutte de
classes, il a dit le mot d'ordre doit
être évolution et non révolution,
transformation mais pas violente agi-
tation ».
L'hydravion anglais « Canopus »
quitte Caudebec pour Marseille
RouEN, 24 octobre. L'hydravion
géant anglais Canopus. qui avait atter-
ri à Caudebec-en-Caux. est parti à
12 h. 45. à destination de Biscarosse.
où il fera escale. Puis il repartira
demain pour Marseille.
Mardi, Conseil des ministres
PARis. 24 octobre. On sait qu'un
conseil de cabinet doit avoir lieu mar-
di matin. Le conseil des ministres
pour lequel avait été annoncée la date
de jeudi aura lieu en réalité mardi, à
17 h. 30, à l'Elysée, peu après le con-
seil de cabinet.
A la Ligue maritime
et coloniale française
Paris, le 24 octobre. En présence
du Président de la République, la Ligue
Maritime et Coloniale Française a
donné. cet après-midi, dans le grand
amphithéâtre de la Sorbonne, une
séance de gala. Le sujet traité était
L'empire colonial frnnçais. M. Rio,
sénateur du Morbihan. ancien minis-
tre et président de la Ligue, parla de
L'intangibilité de notre empire colo-
nial.
JUKIUlyUES
OoiHeuueux. prix*s nttairet
Mui, loyers succe.-sioua, impôt*. otc_
&QVO1 des renaeitf uemeut4 contre maat
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3 =
AU CONGRES RADICAL
L'INTERVENTION DE M. HERRIOT
SUR LA POLITIQUE EXTÉRIEURE
« Il faut causer avec Berlin n dit-il et il ajoute
« Pour éviter la guerre, il faut en France, le calme,
l'ordre et la sabordination de tous à l'autorité légale »
Bi'RRJTz, 24 octobre. La fin de la
séance d'hier après-midi du Congrès
radical, a été consacrée à la politique
extérieure.
La presidence passe à M. Albert
Sarraut, qui va diriger les discussions
sur la politique extérieure.
L'ancien président du Conseil sou-
ligne la gravité des problèmes dont le
congrès va aborder l'examen.
M. Jean Mistler développe ensuite son
rapport.
M. Mistler, qui rappelle notamment
dans quelles conditions fut négocié le
pacte fqranco-soviétique. est applaudi
avec vigueur lorsqu'il précise que l'ac-
cord était exclusif de toute ingérence
dans les affaires intérieures des signa
taires.
Le rapporteur félicite le Gouverne-
ment d'avoir pris l'initiative de la po-
litique de non intervention en Espagne
et il considère un nouveau Locarno.
contrarié présentement par la déclara-
tion belge, comme le seul moyen de
règler les relations franco-allemandes.
Il ajoute que ce dernier problème doit
être abordé franchement et qu'il ne
faut négliger nulle occasion de faire
une paix totale définitive.
M Mistler croit encore qu'il faut
s'efforcer de sauver la S. D. N. et il
conclut
Notre œuvre sera complète quand
nous aurons rendu à la France sa fi-
gure traditionnelle. le clair visage d'un
pays calme, fort. maître de ses desti-
nées et sûr de son destin. » (Vives
acclamations.)
LE DISCOURS DE M. HERRIOT
Puis. après une intervention de
M. Métayer. M. Herriot prend pos-
session de la tribune. L'orateur dit
qu'il n'a point changé de vues sur la
politique étrangère, depuis le dernier
congres. Ayant fait allusion à la déci-
sion de la Belgique. M. Herriot déclare,
après avoir rendu hommage à M. Del-
bos
< La première condition du redresse-
ment de notre politique extérieure,
c'est le retour à une collaboration con-
fiante avec la Grande-Bretagne, dont
l'union avec la France est indispensa-
ble pour sauvegarder nos libertés.
Le pacte franco-soviétique
Puis le président de la Chambre pas-
se à la Russie soviétique. Il s'exprime
en ces termes
« Je n'ai pas collaboré au pacte
franco-soviétique, mais j'ai signé
l'accord de 1932 qui impliquait la non
intervention de chacun des pays dans
les affaires de l'autre. Je suis d'ailleurs
convaincu que c'est ce grand* peuple de
180 millions d'habitants qui ira vers
nos idées et non pas nous qui irons
vers les siennes
Et l'orateur de rappeler qu'en 1932
la Russie était engagée dans les liens
diplomatiques avec l'Allemagne.
« Je m'honore, proclame M. Herriot,
d'avoir amené la Russie à Genève où
1 son attitude a été parfaitement cor-
recte mais je ne tolérerai aucune in-
rence étrangère dans nos affaires in-
térieures ».
Le» rapports avec l'Allemagne
Le président de la Chambre aborde
alors le problème du rapprochement
franco-allemand. Il rappelle qu'il a
pris l'initiative de l'évacuation de la
Ruhr en 1924, qu'il a présidé au rè-
glement de Lausanne. Il faut causer
avec Berlin. L'Allemagne est libre de
se gouverner comme elle veut et per-
sonne ici n'y contredit. Demain le
peuple de Voltaire sera heureux de
vivre en paix avec la nation de Goethe.
C'est le moment de voir si l'un ou
l'autre nous sommes sincères. Puisque
l'Allemagne a réalisé l'égalité des
droits par un procédé un peu brusque,
qu'est-ce qui pourrait aujourd'hui
nous empêcher de nous expliquer à
fond. Allons jusqu'au bout. Dénudons
la vérité. Si deux grands peuples ne
veulent pas sincèrement la réconcilia-
tion, qu'ils épargnent les faux sem-
blants
Après avoir dédié une pensée l'Ita-
lie, le président poursuit en ces ter-
mes
« Nous sommes un peuple trop peu
nombreux pour pousser trop loin nos
divisions. Il ne faut pas que nos divi-
sions viennent compromettre la sécu-
rité de cette France, si surveillée par
ses ennemis et ses rivaux. Le parti
radical ne veut à aucun prix ni la
guerre étrangère, ni la guerre civile.
(Acclamations prolongées.) Nous vou-
lons la liberté dans la dignité, le droit
de nous administrer nous-mêmes. Nous
supplions le peuple de comprendre que
pour éviter cette horrible chose qu'est
la guerre, il faut en France le calme,
l'ordre et la subordination de tous à
l'autorité légale.
M Herriot conclut en disant que le
parti radical, pour éviter la guerre ci-
vile. ira jusqu'au bout de son devoir.
Puis l'ordre du jour est adopté par
acclamations.
Les congressistes se séparent en
chantant la Marseillaise et le Chant
du Depart.
LE PARLEMENT RENTRERAIT |
LE 3 NOVEMBRE
PARIS. 24 octobre. Les ministres
et sous-secréLaires qui se réuniront en
Conseil de cabinet mardi prochain,
10 heures à l'Hôtel Matignon, se réu-
niront jeudi prochain à 10 heures en
conseil des ministres à l'Elysée.
Les prochaines délibérations que
tiendra mardi et jeudi le gouverne-
ment seront consacrées à l'étude du
projet de loi concernant la réforme
des finances départementales et com-
munales, projet de loi en faveur du-
quel le cabinet demandera à la Cham-
bre la procédure d'urgence
D'autre part, les ministres fixeront
la date de la rentrée des Chambres
et leur ordre du jour. Il est très vrai-
semblable que la date du 3 novem-
bre sera choisie par le Gouvernement.
Par ailleurs. les ministres radicaux,
rendront compte à leurs collègues des
travaux du congrès radical-socialiste
de Biarritz.
Enfin M. Y von Delbos mettra le
conseil au courant de la situation in-
ternationale et notamment du voyage
du comte Ciano à Berlin et des tra-
vaux du comité de non-intervention.
PANIQUE DANS UN CINÉMA
Châtel-Giry. 24 Octobre. Un com-
mencement de panique s'est produit
hier soir dans un cinéma ambulant
qui avait été subitement privé de lu-
mière. Heureusement, le personnel
réussit à faire évacuer les gradins en
guidant les spectateurs avec des
inoxode Wonder ne s'use que si l'on
boitiers électriques Wonder. La pile
s'en sert.
L'occupation d'une saüe
de réunion
PARis. 24 octobre Le Parti Social
Français (section locale) devait tenir
hier soir, à 20 h. 30, une réunion salle
de l'Oasis à Colombes. Cette salle ayant
été occupée par des partisans du Front
Populaire, les membres du Parti So-
cial décidèrent de tenir leur assemblée
dans une autre salle, à Bois-Colombes.
On ne signale aucun incident.
LE SECRÉTAIRE
DU PARTI COMMUNISTE
EN AVIGNON
POSSÉDAIT UN ARSENAL
CLANDESTIN
Avignon. 24 octobre. A la suite de
la découverte de l'important dépôt
d'armes clandestin du Bar du Rhône
dit « Bar de la Marine ». quai de la
Ligne, en Avignon, le tenancier de cet
établissement, Auguste Belle, 45 ans,
secrétaire du parti communiste local
a été arrêté et écroué.
Parmi les armes de guerre saisies
au bar de la mari.ie figurent plusieurs
fusils mitrailleurs français modèle 1919
avec leurs chargeurs dont on igncre la
provenance. Les autres armes sont des
fusils allemandes Mauser des pistolets
92. des revolvers et des couteaux de
traacùÉfc,
LA COMMISSION DES CUMULS
EXAMINE LES NOUVEAUX TEXTES
PARIS, 24 octobre. La Commis-
sion des cumuls s'est réunie, ce matin,
au ministère des Finances sous la pré-
sidence de M. Vincent-Auriol. Elle a
examiné les nouveaux textes qui seront
soumis aux délibérations du prochain
Conseil des ministres.
LA POLITIQUE DOUANIÈRE
DU GOUVERNEMENT
Une démarche aaprh Je Ni. Blum
PARIS, 24 octobre. M. Taudière,
député des Deux-Sèvres, président de
l'Association de l'Industrie et de
l'Agriculture françaises, accompagné
d'une délégation comprenant les re-
présentants les .jus qualifiés des mi-
lieux agricoles et industriels français,
a exposé au président du Conseil le
point de vue de nos producteurs au su-
jet de l'orientation de la politique
douanière du gouvernement.
M. Léon Blum a fait connaître que
le gouvernement agirait avec toute la
prudence nécessaire après examen dé-
taillé de chacun des cas envisagés et
études effectuées en collaboration avec
les groupements professionnels inté-
ressés.
L'Allemagne augmente
ses cadres de réserve
BERLIN, 24 octobre. Les simples
soldats, anciens combattant et munis
d'une sérieuse instruction générale,
pourront être promus directement
sous-lieutenants de réserve, à la con-
dition de faire une période de huit se-
maines. Les chefs d'entreprises sont
tenus, sous peine d'amendes sévères,
d'accorder à leurs employés une per-
mission qui leur permette d'accomplir
cette période sans suppression du
congé annuel.
M. LÉON BLUM EST PARTI
POUR TiMouSE EN AVION
VILLACOUBLAY, 24 octobre. M. Léon
Blum. président du Conseil, se rendant
à Toulouse, a nuitté l'aérodrome de
Villacoublay à 14 heures, à bord d'un
avion piloté par le capitaine Rossi.
L'arrivée n Toulouse
Toulouse. 24 octobre. M. Léon
Blum et les personnalités qui l'ac-
comp? prient ="nf arrivés à 16 h. 10 a
l'aérodrome de Funcazal.
L'Uuctt Eclair puotie chaque tour des
8 ANNONOJS ULASSKiSS a. paraiMunS
BERBERE HEURE
PARIS, 25 octobre, 1 heure du matin.
M. MUSSOLINI LANCE
UN MESSAGE AU MONDE
Message de Paix, dit-il, Paix
dans le Travail et Travail dans
la Paix »
Ronre, 24 octobre. Après avoir vi-
sité les Marches et la Romagne le duce
a lancé, cet après-midi, de Bologne, un
message au monde.
M. Mussolini a d'abord rappelé les
premières années de l'histoire du fas-
cisme et les stades de la construction
de l'Etat corporatif puis il s'est
écrié
« Nous avons conquis l'empire d'A-
byssinie en sept mois et à travers cinq
batailles. Nous l'avons conquis non
seulement en renversant les armées
ennemies que des traitres de la civili-
sation européenne avaient encadrées
et armées nous l'avons conquis con-
tre une coalition qui avait établi son
quartier général sur les bords du lac
Léman où une congrégation de fana-
tiques laïques prétendait tuer l'esprit
par la lettre, prétendait suffoquer à
travers des interprétations vétilleuses
de mille paragraphes, l'élan tout puis-
sant et irrésistible de la vie des peu-
ples. Une fois que les territoires d'oc-
cident, encore soumis au gouvernement
fantomatique de Goré, seront pacifies,
après la gloire il y aura du travail et
de la place pour tous.
Tandis que les horizons européens
s'assombrissent sous les brumes de l'in-
certitude et du désordre, l'Italie offre
au monde un spectacle admirable d'or-
dre, de discipline et de vertu civique
et romaine. Les peuples qui ne nous
connaissent pas ou qui ont de nous
une connaissance purement littéraire
sont aujourd'hui abasourdis devant no-
i tre réalité économique, politique et
militaire.
« Je désire, a-t-il proclamé, devant
les chemises noires lancer un message
qui aille au delà des monts et des mers,
message de paix, paix dans le travail
et travail dans la paix.
« C'est depuis 1929 que des millions
et des millions d'hommes, de femmes
et d'enfants souffrent les conséquen-
ces d'une crise dont on ne peut pas
dire désormais qu'elle n'est pas due au
système. C'est donc un grand rameau
d'olivier que j'élève à la fin de l'an
XIV et au début de l'an XV.
« Attention! cet olivier jaillit d'une
immense forêt. C'est une forêt de 8
millions de baïonnettes bien affilées et
que tiennent en main des jeunes gens
au cœur intrépide.
Chaque chemise noire de la 10' lé-
gion, votre accueil touché mon cœur
et je saisis votre état d'âme. C'est l'état
d'âme de la première année de l'em-
1 pire. Toute la nation, aujourd'hui, est
sur un plan différent, sur un plan plus
élevé, sur le plan de l'empire.
c De très graves responsabilités, de
formidables problèmes se posent à no-
| tre esprit. Mais nous les affronterons
et nous les vaincrons.
Chemises noires, sur le plan de
l'empire, de très graves responsabilités
se posent à notre esprit. Mais nous les
affronterons et nous les vaincrons.
Chemises noires! c'est l'esprit qui do-
mine et plie la matière. C'est l'esprit
i qui est derrière les canons, qui sanc-
tifie et donne l'héroïsme, c'est l'esprit
qui donne au peuple qui les mérite et
j qui nous donnera à nous la victoire et,
la gloire. »
Une affaire
de fabrication clandestine
de grenades
découverte à Lyon
Un intermédiaire arrêté
LYON, 24 octobre Une importante
affaire de fabrication clandestine de
grenades vient d'être découverte à
Lyon. Il y a quelques jours, le chef de
la sûreté lyonnaise était informé qu'un
industriel lyonnais avait reçu une im-
portante commande d'appareils indus-
triels divers, graisseurs, flotteurs, bou-
chons pression, etc. Il décida d'opé-
rer une Vérification chez cet industriel.
La visite se révéla édifiante il s'agis-
sait, en effet, de la fabrication de gre-
nades grenades incendiaires et gre-
nades de combat.
Après cette vérification, une enquête
fut ouverte. Elle apprit que plusieurs
autres industriels s'occupaient de cette
fabrication. Avant-hier, l'un d'eux
déclarait au chef de la sùreté qu'un
nommé Christophe venait de lui com-
mander 5.000 flotteurs et qu'il savait
qu'une dizaine d'autres usiniers avaient
reçu la même commande, principale-
ment des flotteurs en métaux et des
1 fondeurs. Christophe fut identifié et
prié de venir s'expliquer à la sûreté.
Il déclara se nommer André Claudius
Christophe, fabricant de comptoirs
pour cafés, domicilié 35. quai Arloing,
à Lyon. Il fit ensuite la déposition sui-
vante
« C'est pour le compte d'un homme
que je ne connais pas, un ingénieur
de Paris qui se montrait généreux en-
vers moi. Il exigeait seulement une
fabrication rapide. Ne pouvant seul sa-
tisfaire ses demandes, je tvis des in- j
dustriels et des livraisons me furent
faites par 200 pièces à la fois. Mon
client inconnu venait avec un camion,
enlevait la marchandise et disparais-
sait pour une direction qui m'est in-
connut. J
Christophe expliqua encore com-
ment il s'y prenait pour la fabrication
des grenades afin de ne pas donner
l'éveil. Il passait chez un industriel
une commande de 20.000 pièces où il
dénommait « graisseurs pièces exé-
cutées avec filetage intérieur et file-
tage extérieur. Il n'y avait donc plus
qu'à réunir les deux parties pour ob-
tenir la grenade complète. On estime
à plus de 100.000 le nombre des gre-
nades ainsi fabriquées.
Christophe a été écroué =ons l'in-
culpation d'infraction au règlement
concernant la fabrication d'armes de
guerre. Un juge d'instruction a été
chargé d'instruire cette affaire qui
provoque une certaine émotion dans la
1 CÉgwn lyonnaise,
LA GUERRE ESPAGNOLE
Cent soixante avions
nationalistes
survolent la capitale
BuRGos, 24 octobre. On annonce
qu'un groupe de 160 avions nationa-
listes ont survolé la canitale à deux
reprises. Des tracts ont surtout été
lances, outre quelques bombes qui
atteignirent uniquement les magasins
de l'Intendance militaire, dans la péri-
phérie de la ville.
Le général Pozas, chef suprême
des armées du Centre
MADRID, 24 octobre. Réorganisant
le haut Etat-Major des troupes gou-
vernementales, le gouvernement vient
de nommer le général Pozas chef su-
prême des armées du Centre. Le géné-
ral Pozas est l'ancien ministre de l'In-
térieur qui s'opposa dès le premier
jour de la rébellion, aux insurgés qui
tentaient de s'emparer de Madrid.
Les aérodromes madrilènes
abandonnés
TALAVERA DE LA REINA, 24 octobre.
Les aérodromes madrilènes de Getafe
et des Quatrevents semblent complète-
ment abandonnés.
En effet. 2 avions nationalistes ont
effectué dans la matinée une mission
de reconnaissance sur ces deux aéro-
dromes et n'ont remarqué aucune réac-
tion. Les avions gouvernementaux
semblent avoir disparu des cieux ma-
drilènes.
Les jeunesses socialistes
réprouvent la formation
de jeunesses communistes
ibériques
Madrid, 24 octobre. Le Conseil
exécutif des Jeunesses Socialistes Es-
pagnoles vient de publier une décla-
ration dans laquelle il réprouve avec
indignation la formation à Madrid
d'une organisation dénommée « Jeu-
nesses Communistes Ibériques. »
Une Allemande et un Belge,
tous les deux marxistes,
tués sur le front espagnol
BARCELONE, 24 octobre. Mme Mar-
tha Sinval, infirmière d'origine alle-
mande et émigrée, a été tuée sur le
front de Huesca. Son corps a été ra-
mené à Barcelone. Il est actuellement
exposé au siège du parti d'unification
marxiste, dont Mme Sinval était mem-
bre.
On apprend en dernière heure qu'un
Belge, nommé Babachra, membre du
parti communiste belge, a, lui aussi,
été tué sur le front de Tardiente.
Le geste des Soviets pourrait
provoquer le départ
de la délégation italienne
LONDRES, 24 octobre. On souligne
dans les milieux officiels que ce ma-
tin, au moment où il sortait du Fo-
reign Office, M. Kagan a déclaré aux
journalistes que la lettre par laquelle
les Soviets déclaraient ne plus se
considérer comme liés par l'accord de
neutralité prenait effet immédiate-
ment et qu'elle était assez claire pour
ne pas nécessiter de nouveaux com-
mentaires du côté soviétique, commen-
taires que lord Plymouth, à la réunion
de ce matin, aurait souhaité obtenir.
On avait ce matin l'impression, dans
certains milieux politiques anglais,
que, si M. Maisky réitérait la volonté
du gouvernement des Soviets de se
retirer de l'accord, M. Mussolini don-
nerait immédiatement ordre à M.
Grandi de quitter, lui aussi. le Co-
mité international de non-intervention.
Satisfaction à Madrid
MADRID, 24 octobre. Les milieux
politiques et l'opinion publique en gé-
néral montrent leur satisfaction de
l'attitude prise par l'U. R. S. S. en ce
qui concerne le comité de non-inter-
vention.
On ne doutait d'ailleurs pas à Ma-
drid, depuis plusieurs jours, de la dé-
cision que la Russie allait faire con-
naitre.
On espère que la faculté pour le
gouvernement de Madrid d'acheter de
nouvelles armes à la Russie va faire
changer rapidement la situation Per-
sonne ne se cachait à Madrid pour
exprimer que la situation était grave
et le reste encore.
UN LEADER CATALAN
SE VOIT INTERDIRE
L'ENTRÉE EN ANGLETERE
LONDRES. 24 octobre. Le leader ca-
talan Gorkin, qui était venu à Lon-
dres. afin de faire aujourd'hui une
conférence sur la situation espagnole,
devant un auditoire convooué par plu-
sieurs personnalités d'extrême-gauche,
s'est vu refuser, à son arrivée à Croy-
don, cet après-midi. l'autorisation de
cejourncr en territoire britannique.
On croit que M. Gorkin repartira
pour Paris par le prochain avion du
service régulier.
MORT DE M. HERI'EY,
SÉNATEUR DE L'EURE
PAnis. 24 octobre. On annonce la
mort de M. Maurice Hervey. sénateur
dr l'Eure I' était âgé de 81 ans. Ancien
élève de l'Ecole Polytechnique. M.
Hervey. membre de la Commission
sénatoriale des finances et rapporteur
du budget des pensions, était inscrit
aU groupe de la gauche républicain*.
EXPOSITION
INTERNATIONALE
DES ARTS ET DES TECHNIQUES
dans la vie moderne
PARIS 1937
NOMBREUSES MANIFESTATIONS ARTISTIQUES, SCIENTIFIQUES. LITTÉRAIRES ET SPORTWB
MAI-NOVEMBRE 1937
Ni
Comme avec les mains posées à plat
sur le bas-ventre
LE MYOPLASTIC
renforce la paroi et contient la hernie
TOUTES LES HERNIES.
Sans ressort, qui déprime le muscle,
et sans pelote ni coussin qui élargissent
dangereusement l'orifice, ce nouveau
plastron musculant est nettement supé-
rieur .1 tout En voici d'ailleurs la meil-
leure preuve
SANS RIEN PAYER D'AVANCE j
son inventeur vous offre le MYOPLAS-
TIC à J'essai pour 5 jours. Son prix de
propagande si vous le gardez, est de
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retournez (frais 1.50). il ne vous sera
r:"i réclamé, sous aucun prétexte.
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tionnelles demandez à M. KLEBER.
Dr de l'Institut Herniaire. 119, cours
Lafayetts. LYON, sa documentation MYO
N° 26. C'est gratuit.
LE TAUX D'INTÉRÊT
DES CAISSES D'ÉPARGNE
A LEURS DÉPOSANTS
PARIS, 24 octobre. La commission
supérieure des Caisses d'épargne a tenu
sa session annuelle au ministère du
Travail. Elle a tout d'abord élu com-
me président M. André Lebert, séna-
teur de la Sarthe. Elle a pris connais-
sance de la suite donnée aux vœux
émis au cours de la session de 1935 et
examiné les conclusions d'un rapport
sur la gestion des fonds des déposants
et sur le taux d'intérêt à servir aux
Caisses d'épargne ordinaires en 1937,
par la Caisse des dépôts et consigna-
tions
Après avoir entendu les explications
de M. Deroy, directeur général de cet
établissement, elle a émis un vœu ten-
dant à fixer ce taux à 3.75 Le taux
d'intérêt qui sera servi par les Caisses
d'épargne ordinaires à leurs déposants
en 1937 sera en conséquence de 3.25 ô
au maximum et de 3 ô au minimum.
Elle a enfin émis un certain nombre
de vœux tendant notamment à l'atté-
nuation de la pénalité infligée aux pos-
sesseurs de doubles livrets, à la possi-
bilité pour les Caisses d'épargne dont
le siège est à un chef-lieu d'arrondis-
sement supprimé, de créer des succur-
sales dans les limites de leur ancien
arrondissement.
LES CONFLITS DU TRAVAIL
Une grève Perpignan
PERPIGNAN, 24 octobre. Une grève
a éclaté dans les chantiers de l'entre-
prise Alart, construction du 3" groupe
municipal des habitations à bon mar-
ché. La direction ayant licencié quinze
ouvriers en raison de la diminution du
travail. les autres se sont mis en grève
et occupent les locaux. Le préfet va
entamer des pourparlers afin d'essayer
d'aplanir ce conflit.
La grève des charbonniers
de Roubaix-Tour coing
est cause de chômage
ROUBAIX, 24 octobre. Commencé
le 14 octobre dernier, la grève des
charbonniers de Roubaix-Tourcoing
est arrivée aujourd'hui à son onzième
jour. Déjà une quinzaine d'usines
ayant épuisé leurs réserves de combus-
tible ont du fermer leurs portes, ce qui
a réduit au chômage 1.600 ouvriers en-
viron.
Pour l'instant, patrons et ouvriers
restent sur leurs positions. Aucun es-
poir de conciliation n'apparaît actuel-
lement.
L'ÉTRANGE ODYSSÉE
D'UNE FILLETTE
Les Ahdelys, 24 octobre. Une fil-
lette, Andrée Lehugeur. âgée de 12 ans,
était disparue depuis le 22 septembre
dernier. Un ouvrier l'a découverte, ce
matin, dans un buisson, vivante mais
très amaigrie. La fillette a été trans-
portée à l'hôpital. Elle a déclaré s'être
enfuie de chez sa mère, parce qu'elle
était malheureuse et avoir vécu depuis
un mois, à l'endroit où on l'a retrouvée,
en se nourissant de pommes et en bu-
vant de l'eau.
On doute de la sincérité du récit de
la fugitive et on se demande si elle n'a
pas été plutôt enlevée et ramenée ré-
cemment à cet endroit
Goûtez une fois l'apéritif ami du foie
aux vins de France & extroitsdôrtichoutj
Un important entretien
C'est l'entretien de vos pieds. Il ne
sera définitivement assuré que par
Le Diable n qui enlève les cors en
six jours, pour toujours. Mais, atten-
tion exigez Il Le Diable 3 fr. 95.
Toutes pharmacies.
LES QUESTIONS PRATIQUES
On ne peut pas se nourrir d'un seul
aliment car alors notre organisme ne
réagirait plus normalement. La plu-
part de nos glandes ne travailleraient
plus et finiraient par s'infecter de la
façon la plus grave. Toutefois si l'on
devait adopter un tel régime, le sucre
serait certainement l'aliment le plu»
indiqué car il est complet et pos-
sède un pouvoir calorifique extrême-
ment puissant.
LE MOT D'ORDRE DOIT ÊTRE
ÉVOLUTION ET NON RÉVOLUTION
DÉCLARE M. MAC DONALD
LONDRES, 24 octobre. A une eon&»
rence du parti national travailliste qui
a eu lieu aujourd'hui à Londres. M.
Ramsay Mac Donald, lord président
du Conseil, a dénoncé la politique du
Labour Party. Il a reproché à ses chefs
d'avoir fait preuve d'un manque ab-
solu d'organisation, d'avoir suscité des
conflits à l'intérieur du pays et d'avoir
témoigné d'une volonté anti-sociale.
Le ministre a émis l'avis qu'un gouver-
nement inspiré des principes exprimes
à la conférence d'Edimbourg ne pour-
rait qu'entrainer le pays dans une
guerre et dans des conflits intérieurs.
Il a maintenu son point de vue que
dans les circonstances qui prévalent
actuellement tant en Grande-Breta-
gne qu'à l'étranger, un gouvernement
d'Union Nationale reste seul qualifié
pour maintenir les institutions de li-
berté et de démocratie pour son
peuple.
Faisant allusion à la situation in-
ternationale. l'orateur a déclaré qu'é-
tant donné les événements récemment
survenus en Europe, les armements de
la grande-Bretagne n'étaient pas suf-
fisants à sa sécurité. Dénonçant pour
conclure la politique d'une lutte de
classes, il a dit le mot d'ordre doit
être évolution et non révolution,
transformation mais pas violente agi-
tation ».
L'hydravion anglais « Canopus »
quitte Caudebec pour Marseille
RouEN, 24 octobre. L'hydravion
géant anglais Canopus. qui avait atter-
ri à Caudebec-en-Caux. est parti à
12 h. 45. à destination de Biscarosse.
où il fera escale. Puis il repartira
demain pour Marseille.
Mardi, Conseil des ministres
PARis. 24 octobre. On sait qu'un
conseil de cabinet doit avoir lieu mar-
di matin. Le conseil des ministres
pour lequel avait été annoncée la date
de jeudi aura lieu en réalité mardi, à
17 h. 30, à l'Elysée, peu après le con-
seil de cabinet.
A la Ligue maritime
et coloniale française
Paris, le 24 octobre. En présence
du Président de la République, la Ligue
Maritime et Coloniale Française a
donné. cet après-midi, dans le grand
amphithéâtre de la Sorbonne, une
séance de gala. Le sujet traité était
L'empire colonial frnnçais. M. Rio,
sénateur du Morbihan. ancien minis-
tre et président de la Ligue, parla de
L'intangibilité de notre empire colo-
nial.
JUKIUlyUES
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