Titre : L'Ouest-Éclair
Éditeur : [s.n.] (Rennes)
Date d'édition : 1930-09-06
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb41193642z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 100865 Nombre total de vues : 100865
Description : 06 septembre 1930 06 septembre 1930
Description : 1930/09/06 (Numéro 12357). 1930/09/06 (Numéro 12357).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG14 Collection numérique : BIPFPIG14
Description : Collection numérique : BIPFPIG50 Collection numérique : BIPFPIG50
Description : Collection numérique : BIPFPIG72 Collection numérique : BIPFPIG72
Description : Collection numérique : Yroise, bibliothèque... Collection numérique : Yroise, bibliothèque numérique de Brest
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k498632t
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 17/01/2008
DIRECTEUR POLITIOUE
Emmanuel DESGRBES DU LOU
JOURNAL RÉPUBLICAIN DU MATIN
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Admit Télégraphique OUCLAIR-RENNES
Fil TElislAPBlQOE SPÉCIAL
AUTOUR DE LA RÉFORME ÉLECTORALE
Les journaux enquêtent au sujet de
la réforme électorale souhaitable. Les
députés intéressés répondent, quelle
que soit leur opinion sur le fond,
qu'une réforme n'est possible qu'à la
condition qu'on n'attende pas la fin
de la législature pour l'improviser. Le
jour où, logiquement, on arrivera à
établir la R. P. intégrale dans le cadre
de la région, avec utilisation des
restes, il faudra avoir devant soi le
temps de l'organiser. C'est dans le
courant de l'année prochaine et non
en 1932 qu'il conviendrait de discuter
les propositions établissant la propor-
tionnelle intégrale, présentées avec
sincérité par les démocrates populaires
et le groupe Marin et soutenues avec
une conviction décroissante par les
membres du groupe socialiste.
C'est parce que nous n'avons eu que
la caricature ridicule de la R. P. que
la grande masse populaire n'a pu com-
prendre les avantages et la justice du
système proportionnaliste et anti-ma-
joritaire.
Certains proportionnalistes, qui ne
pensent pas pouvoir réaliser la ré-
forme intégrale, à cause, notamment,
de l'hostilité du Sénat, préfèrent ou-
vertement le statu quo à une réforme
transactionnelle et boiteuse.
L'amélioration des lois de 1919 et
de 1924 nous aurait pourtant logique-
ment conduits à la proportionnelle
intégrale. Ne suffisait-il pas, en somme,
pour nous rapprocher de l'idéal, de
supprimer la prime à la majorité ?
On a préféré revenir à l'arrondisse-
ment. Les socialistes ont-ils voulu dé-
montrer par une nouvelle expérience
du scrutin uninominal les tares et
les indignités d'un mode condamné
par Gambetta et même par les radi-
caux-socialistes d'avant-guerre ? Nous
croyons plutôt qu'ils ont voté le scru-
tin d'arrondissement dans un intérêt
électoral et pour bénéficier, avec les
autres partis de gauche, d'un système
favorable à la combinaison, à l'in-
trigue et à la corruption.
On a aggravé le scrutin d'arrondis-
sement en augmentant, au lieu de di-
minuer amplement, le nombre des dé-
putés. Peut-on le corriger, quatre ans
après, en supprimant le second tour ?
Les libéraux anglais condamnent le
système traditionnel d'un tour unique,
si compréhensible quand il ji'y a que
deux partis dans le pays. En France,
où les partis sont bien trop nombreux,
le scrutin avec un tour unique parait
à beaucoup devoir se tourner contre
les candidats les plus loyaux au profit
des plus malhonnêtes, surtout si leur
fortune, comme dit M. Joseph Denais,
leur permet de multiplier des dissi-
dents.
Il faut répéter que si l'on a modifié
trop souvent le système électoral, en
se contentant du provisoire, du mé-
diocre et du pire, la faute en est au
Sénat. Un grand nombre de sénateurs
ne veulent pas entendre parler du
cadre régional qui donnerait aux dé-
putés une base électorale plus étendue
que celle des sénateurs.
On a souvent entendu dire à des
hôtes du Luxembourg « A la ri-
gueur, nous accepterions avec vous,
sans R. P., le petit scrutin de liste ».
L'idée n'a guère été concrétisée.
Néanmoins, nous devons présenter
avec la sympathie que méritent la foi
démocratique et l'honnêteté civique,
une suggestion de M. Probien-Correard
qui sera soutenue, croyons-nous, à la
Chambre, par M. Evain. M. Corréard
veut élargir les circonscriptions ac-
tuelles et il entend que les minorités
importantes soient représentées
Si, dans une circonscription plus
étendue que l'arrondissement, les élec-
teurs pouvaient librement se grouper
pour choisir leur représentant, on ar-
riverait au résultat désiré. Comment
faire ? Il suffit d'attribuer à chaque
•MII'MMIIILIIIIIIISIIIEIIIZ •:• TMIOIIIUIIIS LIU'IIIO
1 électeur' une voix de préférence et
deux voix complémentaires et de di-
viser la France en circonscriptions
élisant le même nombre de députés. Si
les voix de préférence ne se répar-
tissent pas de façon qu'on puisse
équitablement pourvoir à tous les
sièges, des voix complémentaires en
détermineront l'attribution.
Le pays, par exemple, serait divisé
en circonscriptions désignant trois dé-
putés. Les candidats obtenant plus du
quart des votes de préférence seront
élus. Ils seront trois au plus s'ils sont
moins de trois, les autres sièges re-
viendront simplement aux candidats
ayant obtenu le plus grand nombre de
suffrages.
Par là, une liste ayant la majorité
absolue obtient deux sièges au moins,
et seules les minorités importantes
sont représentées.
Chaque département métropolitain
formerait une circonscription au
moins il en formerait deux quand il
compte plus de 250.000 habitants, trois
quand il en compte plus de 500.000
et quatre quand il en compte plus de
750.000. Le Nord formerait huit cir-
conscriptions et la Seine vingt. La
Seine aurait ainsi soixante députés, ce
qui est beaucoup.
Le système prévoit des circonscrip-
tions moyennes et un proportionna-
lisme mitigé de majoritarisme. Il pour-
rait être envisage avec faveur par le
Sénat, mais nous sommes encore loin
de la réforme juste, loyale, intégrale,
autrefois soutenue par Jaurès, Poin-
caré, Briand et réclamée actuellement
par MM. Trémintin et Marin, au nom
du Parti démocrate populaire et de
la Fédération républicaine.
Octave AUBERT.
♦♦L>O*U*E*S*T ♦ E*OL»A*I»R**
(Keystone View).
Le bandit américain Diamond,
jugé indésirable chez nous.
♦♦L>O»U*E»S*T ♦ E*C*I>A*I»R*4
Une ville chinoise
attaquée
par les communistes
Changhaï. 5 septembre. On mande
de Shasi (Hupeh), qu'ier après midi,
3.000 communistes ont attaqué subite-
ment la ville. La panique s'est empa-
rée de la population Après trois heu-
res de combat, les troupes gouverne-
mentales ont chassé les communsites
qui approchaient des faubourgs.
Tous les résidcnts japonais, ainsi que
quelques résidents britannique et
américains, se sont réfugiés à bord de
la canonnière japonaise Atami.
!IIUII!EIMS!HTIII-!IIEIIICIIILIIIA!I1!!I!RIIMII*MI*
Les corps des explorateurs Andrée et Slnndberci découverts dans les
DE VILLE EN TILLE, AU-DESSUS DE L'ARIÉRIQUE,
COSTES ET BELLONTE ONT ACHEVÉ
LEUR RANDONNÉE PRODIGIEUSE
Ils ont atterri a Dallas
dans le plus grand enthousiasme
Mme Costes, Mme Nungesser et Mme Coli chez Mme Nungesser
Dalles, 4 septembre. Le Point-
d'interrogation a survolé Dallas à
18 h. 20, heure de l'Est, et a atterri
à 18 h. 30.
Dallas, 5 septembre. Les membres
du comité .'e réception ont été fort
surpris lorsqu'ils ont vu apparaître au-
dessus de Dallas le i'oint-d Interroga-
tion sans les avions qui étaient partis
à sa rencontre pour l'escorter jusqu'au
terrain d'aviation. Avant d'atterrir,
Costes a survolé Dallas, distante de
4 milles du terrain d'aviation. Le
champion du monde des aviateurs a
fait un atterrissage impeccable et s'est
arrêté juste devant les tribunes où une
foule énorme se pressait. Des hurrahs
sans fin ont été poussés en l'honneur
des deux aviateurs. 150 gardes natio-
naux, la plupart à cheval et de nom-
breux policiers, ont été impuissants à
empêcher les spectateurs d'approcher
de l'avion français. •
Costes et Bellonte étaient à peine
descendus de leur appareil qu'ils ont
été saisis et portés en triomphe jus-
qu'à la tribune officielle. Ils ne sem-
blaient nullement fatigués par le
voyage. Le comité de réception leur
a souhaité la bienvenue. Costes a ré-
pondu en remerciant pour l'accueil
chaleureux qui leur était fait.
La réception officielle
à Washington
Washington, 5 septembre. On
annonce que Lindbergh, ainsi que
d'autres aviateurs célèbres, arriveront
ici lundi pour participer à la réception
présidentielle en l'honneur des deux
aviateurs français qui seront les hôtes
de l'ambassadenr de France.
Le programme de la journée
New-York, 5 septembre. L'am-
bassade de France à Washington an-
nonce que le programme de la jour-
née de Costes et de Bellonte, lundi
prochain, sera le suivant
A 9 heures Visite à ia tombe du
Soldat Inconnu de 10 à 11 h.
Présentation aux secrétaires des dé-
partements de le guerre et de la ma-
rine à 12 h. 45 Réception par
M. Hoover, à la Maison Blanche
à 13 h. 15 Lunch à la Maison Blan-
che de 16 h. 30 à 18 heures Ré-
ception à l'ambassade de France;
à 20 heures Dîner. Lindbergh ac-
compagnera Costes et Bellonte dans
leur voyage de New-York à Washing-
ton, dimanche après-midi.
Le président Hoover a invité les
gouverneurs des états que Costes et
Bellonie ont survolés.
Au lunch, à la Maison Blanche, des
toasts en l'honneur des aviateurs se-
ront portés par le président Hoover,
les aviateurs Lindbergh et Byrd; Cos-
tes et Bellonte répondront et leurs
réponses seront transmises en France
,par radio.
En visite
DALLAS, 5 septembre. On annonce
officiellement que Costes et Bellonte
feront prochainement une visite ami-
cale à des villes américaines.
FÉLICITATIONS NOUVELLES
Le beau-père de Lindbergh
PARis, 5 septembre. M. D. Morow,
beau-père de Lindbergh, à càblé à .vl.
Briand « Je vous prie d'agréer mes
félicitations les plus vives pour le
grand exploit réalisé par Costes et
Belionte, et pour lequel la France tout
entière éprouve de la fierté. »
M. Briand a répondu « En vous
adressant, svec mes remerciements,
mon plus ami*.i souvenir, je tiens
vous dire combien la France demeu-
rera fidèle à ses sentiments d'admira-
tion et de sympathie pour l'illustre
Lindbergh; » •
L
PARis, 5 septembre. (De notre cor-
respondant sportif parisien.) Après
36 heures d'arrêt, on n'ose vraiment
pas dire de repos, car il n'est guère
de repos pour des hommes qui sont
fêtés avec enthousiasme et qui sont
obligés de paraître à de nombreuses
réceptions, Costes et Bellonte se sont
envoles hier matin, à 7 heures, de
New-York pour terminer à Dallas,
dans le Texas, leur randonnée com-
mencée lundi matin à Paris.
2.200 kilomètres de New-York à
Dallas, après les 6.500 de l'Atlantique,
donnent 8.700 en deux étapes. C'est
évidemment un joli ruban kilomé-
trique. mais qui n'a pas fait peur
à des hommes de la trempe de Costes
et Bellonte.
Un chenue important de 25.000 dol-
lars, souf 625.000 francs de notre
monnaie, les attendait, un chèque sur
lequel le fisc américain prélèvera sa
dime et sur lequel, également, le fisc
français prélèvera le sien car, des
deux côtés de l'Atlantique, les fiscs
considéreront' cette somme comme un
revenu et la taxeront comme à l'ha-
bitude.
On a calculé que sur les cinquante
millions que la traversée Paris-New-
York doit rapporter, en principe, à
l'équipage, il ne restera plus grand'-
chose lorsque les finances d'Amérique
et de France feront passées. Mais je
connais assez Costes pour être certain
qu'il saura se débrouiller pour ne
lâcher au fisc que le- minimum.
Il semble fâcheux que, dans une
tel"«* occurrence, cinquante millions
fondent jusqu'à ne plus représenter
qu'une somme de (Jeu^ trois mil-
lions, le restant on pourrait même
dire la totalité allant aux trésors
des Etats-Unis et de France. Et si l'on
a décidé, en France, que le prix Nobel
est un caoital, à plus forte raison on
nent estimer que les recettes de
Paris-New-York-Dallas sont également
un capital dont la France profite
indirectement par l'admirable propa-
gande que Costes et Bellonte lui font.
Je ne doute pas non plus que l'en-
thousiasme au Texas ne soit beaucoup
plus chaud que celui des habitants
de New-York. Certes, les dépêches
nous ont décrit la promenade triom-
phale dans' Broadway et dans la cin-
quième avenue, les serpentins et les
confettis lancés des gratte-ciel. Mais
ceci est monnaie courante à New-
York, quel que soit l'hôte distingué que
l'on fête. Et n'oublions pas que.
d'après une dépêche très sincère d'un
iournaliste américain très ami de la
France, il n'y avait pas plus de dix
mille personnes assemblées à Curtiss-
field avant-hier soir.
Est-il besoin de rappeler que New-
York comprend principalement trois
peuples les Américains, les Italiens
et les Juifs, tous aussi chauvins les
uns que les autres. Il est donc certain
que si le Point-d'interrogation eut été
monté par des équipages américain,
italien ou juif, l'explosion d'enthou-
sWeme aurait été multiplié par cent.
Et l'on peut être sûr qu'à Dallas.
c?nitale du Texas, oui fait songer aux
cow-boys, aux petites guerres au re-
volver et aux chasses à l'homme. l'en-
thousiasme sera multiplié par cent.
comparativement à celui de New-York.
On a pu remarquer que les com-
mentaires de presse d'Angleterre et
d'Allêmagne ont été assez sobres quant
au raid magnifique de Costes et de
Bellonte. La presse italienne suit le
mouvement. car -les Italiens espéraient
beiucoun au' la fuite du record en
circuit fermé de Maddalena et Cec-
cione. établi il y a deux mois avec
8.188 kilomètres pour la dist-\ "e et
57 heures 13 minutes pour la durée,
ces deux chavnw'ms eussent reV>> d'un
cp..i fi'3-iç. Rome à New-York.
Toutefois. la Gazetta del Popolo
écrit « La presse italienne, expres-
sion de son neuple. enregi?tre ivec
joie le succès incontestable de Costes
et de Bellonte Elle le souligne même
avec l'esprit chevaleresoue du fas-
cisme, parce qu'elle oublie er ce mo-
ment oue les entreprises ries aviateurs
italiens, non moins difficiles que celles
des aviateurs français, ont touiours
été (^̃̃éciées de la part de la presse
et surtout des journaux parisiens. s
ROBERT-GUERIN.
COMMENT RÉSOUDRE
LE PROBLÈME
DE LA VIE CHÈRE
Le chauffeur
Va échappé belle
MARLY-LE-Roi, 5 septembre.
Avant-hier se présentait, dans une
pension de famille de la rue Franklin,
à Saint-Germain-en-Laye, un jeune
homme de 30 ans. élégamment mis,
disant venir de la part du curé de la
paroisse, et venant louer une chambre
pour sa mère qui allait arriver. Il fit
servir un repas plantureux -et partit
sans payer. Hier soir, il hélait un
taxi sur la place du Château, à Saint-
Germain, et demandait au chauffeur
de le conduire boulevard Saint-Michel
à Paris.
Vous aurez un bon pourboire,
dit-il, par mon oncle, qui est vicaire
à la paroisse de Chatou et que nous
allons retrouver.
Arrivé devant un grand établisse-
ment de crédit. des Champs-Elysées,
le voyageur descendit de voiture et
disparut.
Après trois heures d'attente, le
chauffeur retourna à Chatou pour
voir le vicaire de l'église. Ce dernier
se montra étonné en apprenant qu'il
avait un neveu, et déclara au chauf-
feur qu'il n'avait n ifrére ni sœur.
On a retrouvé dans le taxi un gros
poids de fonte, et l'on suppose que
ce malfaiteur méditait d'assassiner le
chauffeur et que. contrarié dans son
projet, il dut y renoncer.
MARIAGE DE PRINCES
ALLEMANDS
BERCHTESCADEN (Bavière), 5 septem-
bre. L'héritier présomptif de la
Couronne bavaroise, prince Albrecht,
fils ainé de l'ex-kronprinz Ruprecht,
sur qui repose l'espoir des monarchis-
tes bavarois, a épousé hier la com-
tesse hongroise Marie Draskovich de
Trakost.ian.
Mu DE PORTO-RICHE
FST MORT
iWide World Photo
PARis, 5 septembre. M. de Porto-
Riche, le célèbre auteur dramatique,
est décédé aujourd'hui, à 15 h. 15.
UN JOLI GESTE
DES RÉSERVISTES
TOULON, 5 septembre. Un joU
geste de solidarité a été accompli par
les officiers de réserve et les soldats
réservistes qui viennent de termir.er
leur période d'instruction au camp de
Carpiagne. Avant de se séparer, ils
ont remis à leur commandant, le chef
de bataillon Dor. la somme de 500 fr..
produit d'une collecte faite entre eux
et destinée à l'oeuvre de secours mu-
tuels d'aveugles de guerre.
A LA RECHERCHE DE COHNS INCONNUS
OU PEU CONNUS DE NOTRE REGION 01
(Pnoto vulara, qWmper).
LE' PORT DE BÊNODET
EN CORNOUAILLE
UNE VISITE L'ILE 4M MOUTONS
̃ IIIIIIIIHIIIIIIIIIMIIIIIIIIIIIIIIIII
De [' anse de Combrit
à l'estuaire de Bénodet
Notre ami Florian Le Roy vient
d'évoquer, pour la joie des lecteurs de
L'Ouest-Eclair, en des termes descrip-
tifs qui n'appartiennent qu'à lui,
toute la beauté sauvage et en même
temps la grâce ensorcelante de l'Ile
de Sein, l'île des Sept-Sommeils.
Je connais, pour y avoir débarqué
certain jour d'avril 1928. en compa-
gnie de Jean Jade, en lutte pour son
mandat législatif, cette terre basse
ancrée dans le Raz. qui se dresse face
au redoutable promontoire. comme un
vaisseau, ou plutôt comme un sous-
marin émergeant de l'onde, dont le
phare occidental évoquerait je ne sais
quel monstrueux périscope.
Jean Jade y fut reçu comme on re-
cevait sans doute aux temps loin-
tains les seigneurs. Mais je ne con-
nais rien de plus émouvant que cet
hommage du peuple à un enfant du
peuple/ Le cœur y est en plus. Et
le cœur, voyez-vous, c'est tout.
Le brillant auteur de « Bonne soeur
des chemins » a dom trouvé dans
l'ile. fameuse et farouche. de quoi
emplir sa ruriosité toujours en éveil
Que n'est-il descendu plus au Sud?
Pourquoi n'a-t-il pas visité l'estuaire
de l'Odet. qui s'évase. vers l'Océan
1
dans un mouvement plein de gran-
deur épique ? Pourquoi n'a-t-il pas
jeté ses regards sur l'archipel de Glé-
nan qui e' t mpe. dans le lointain du
large, le chapelet de ses îlots, du
même nombre que les Muses, brise-
lame avancé de la baie du Benodet ?
Je vais donc tâcher de combler cette
lacune. Mes descriptions, dans leur
simplicité. auront au moins un mé-
rite, c'est d'être sincère. Et la sincé·
rité n'est-elle pas a la base de tout?
L'estuaire de l'Odet
Souffrez. chers !ecteurs, qu'avant
de vous conduire vers l'ile aux Mou-
tons ou aux abords désolés de Penfred
ou de Saint T'colas. je vous fasse
faire connaissance avec le coin mer-
veillejix qu'est l'estuaire de l'Odet.
C'est de là. au reste, que nous parti-
rons. si vous le voulez bien. à desti-
nation des iles.
Nous avons. nous, une ambition bien
egitime J'en appelle a tous ceux qui
mt « descendu » l'Odet N'est-ce pas
la plus belle rivière de Prance ?.
L'Odet n'est pas tout. A quelques
encablures de l'estuaire, un grand
bras se dessine à droite. C'est i'&nae
Emmanuel DESGRBES DU LOU
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AUTOUR DE LA RÉFORME ÉLECTORALE
Les journaux enquêtent au sujet de
la réforme électorale souhaitable. Les
députés intéressés répondent, quelle
que soit leur opinion sur le fond,
qu'une réforme n'est possible qu'à la
condition qu'on n'attende pas la fin
de la législature pour l'improviser. Le
jour où, logiquement, on arrivera à
établir la R. P. intégrale dans le cadre
de la région, avec utilisation des
restes, il faudra avoir devant soi le
temps de l'organiser. C'est dans le
courant de l'année prochaine et non
en 1932 qu'il conviendrait de discuter
les propositions établissant la propor-
tionnelle intégrale, présentées avec
sincérité par les démocrates populaires
et le groupe Marin et soutenues avec
une conviction décroissante par les
membres du groupe socialiste.
C'est parce que nous n'avons eu que
la caricature ridicule de la R. P. que
la grande masse populaire n'a pu com-
prendre les avantages et la justice du
système proportionnaliste et anti-ma-
joritaire.
Certains proportionnalistes, qui ne
pensent pas pouvoir réaliser la ré-
forme intégrale, à cause, notamment,
de l'hostilité du Sénat, préfèrent ou-
vertement le statu quo à une réforme
transactionnelle et boiteuse.
L'amélioration des lois de 1919 et
de 1924 nous aurait pourtant logique-
ment conduits à la proportionnelle
intégrale. Ne suffisait-il pas, en somme,
pour nous rapprocher de l'idéal, de
supprimer la prime à la majorité ?
On a préféré revenir à l'arrondisse-
ment. Les socialistes ont-ils voulu dé-
montrer par une nouvelle expérience
du scrutin uninominal les tares et
les indignités d'un mode condamné
par Gambetta et même par les radi-
caux-socialistes d'avant-guerre ? Nous
croyons plutôt qu'ils ont voté le scru-
tin d'arrondissement dans un intérêt
électoral et pour bénéficier, avec les
autres partis de gauche, d'un système
favorable à la combinaison, à l'in-
trigue et à la corruption.
On a aggravé le scrutin d'arrondis-
sement en augmentant, au lieu de di-
minuer amplement, le nombre des dé-
putés. Peut-on le corriger, quatre ans
après, en supprimant le second tour ?
Les libéraux anglais condamnent le
système traditionnel d'un tour unique,
si compréhensible quand il ji'y a que
deux partis dans le pays. En France,
où les partis sont bien trop nombreux,
le scrutin avec un tour unique parait
à beaucoup devoir se tourner contre
les candidats les plus loyaux au profit
des plus malhonnêtes, surtout si leur
fortune, comme dit M. Joseph Denais,
leur permet de multiplier des dissi-
dents.
Il faut répéter que si l'on a modifié
trop souvent le système électoral, en
se contentant du provisoire, du mé-
diocre et du pire, la faute en est au
Sénat. Un grand nombre de sénateurs
ne veulent pas entendre parler du
cadre régional qui donnerait aux dé-
putés une base électorale plus étendue
que celle des sénateurs.
On a souvent entendu dire à des
hôtes du Luxembourg « A la ri-
gueur, nous accepterions avec vous,
sans R. P., le petit scrutin de liste ».
L'idée n'a guère été concrétisée.
Néanmoins, nous devons présenter
avec la sympathie que méritent la foi
démocratique et l'honnêteté civique,
une suggestion de M. Probien-Correard
qui sera soutenue, croyons-nous, à la
Chambre, par M. Evain. M. Corréard
veut élargir les circonscriptions ac-
tuelles et il entend que les minorités
importantes soient représentées
Si, dans une circonscription plus
étendue que l'arrondissement, les élec-
teurs pouvaient librement se grouper
pour choisir leur représentant, on ar-
riverait au résultat désiré. Comment
faire ? Il suffit d'attribuer à chaque
•MII'MMIIILIIIIIIISIIIEIIIZ •:• TMIOIIIUIIIS LIU'IIIO
1 électeur' une voix de préférence et
deux voix complémentaires et de di-
viser la France en circonscriptions
élisant le même nombre de députés. Si
les voix de préférence ne se répar-
tissent pas de façon qu'on puisse
équitablement pourvoir à tous les
sièges, des voix complémentaires en
détermineront l'attribution.
Le pays, par exemple, serait divisé
en circonscriptions désignant trois dé-
putés. Les candidats obtenant plus du
quart des votes de préférence seront
élus. Ils seront trois au plus s'ils sont
moins de trois, les autres sièges re-
viendront simplement aux candidats
ayant obtenu le plus grand nombre de
suffrages.
Par là, une liste ayant la majorité
absolue obtient deux sièges au moins,
et seules les minorités importantes
sont représentées.
Chaque département métropolitain
formerait une circonscription au
moins il en formerait deux quand il
compte plus de 250.000 habitants, trois
quand il en compte plus de 500.000
et quatre quand il en compte plus de
750.000. Le Nord formerait huit cir-
conscriptions et la Seine vingt. La
Seine aurait ainsi soixante députés, ce
qui est beaucoup.
Le système prévoit des circonscrip-
tions moyennes et un proportionna-
lisme mitigé de majoritarisme. Il pour-
rait être envisage avec faveur par le
Sénat, mais nous sommes encore loin
de la réforme juste, loyale, intégrale,
autrefois soutenue par Jaurès, Poin-
caré, Briand et réclamée actuellement
par MM. Trémintin et Marin, au nom
du Parti démocrate populaire et de
la Fédération républicaine.
Octave AUBERT.
♦♦L>O*U*E*S*T ♦ E*OL»A*I»R**
(Keystone View).
Le bandit américain Diamond,
jugé indésirable chez nous.
♦♦L>O»U*E»S*T ♦ E*C*I>A*I»R*4
Une ville chinoise
attaquée
par les communistes
Changhaï. 5 septembre. On mande
de Shasi (Hupeh), qu'ier après midi,
3.000 communistes ont attaqué subite-
ment la ville. La panique s'est empa-
rée de la population Après trois heu-
res de combat, les troupes gouverne-
mentales ont chassé les communsites
qui approchaient des faubourgs.
Tous les résidcnts japonais, ainsi que
quelques résidents britannique et
américains, se sont réfugiés à bord de
la canonnière japonaise Atami.
!IIUII!EIMS!HTIII-!IIEIIICIIILIIIA!I1!!I!RIIMII*MI*
Les corps des explorateurs Andrée et Slnndberci découverts dans les
DE VILLE EN TILLE, AU-DESSUS DE L'ARIÉRIQUE,
COSTES ET BELLONTE ONT ACHEVÉ
LEUR RANDONNÉE PRODIGIEUSE
Ils ont atterri a Dallas
dans le plus grand enthousiasme
Mme Costes, Mme Nungesser et Mme Coli chez Mme Nungesser
Dalles, 4 septembre. Le Point-
d'interrogation a survolé Dallas à
18 h. 20, heure de l'Est, et a atterri
à 18 h. 30.
Dallas, 5 septembre. Les membres
du comité .'e réception ont été fort
surpris lorsqu'ils ont vu apparaître au-
dessus de Dallas le i'oint-d Interroga-
tion sans les avions qui étaient partis
à sa rencontre pour l'escorter jusqu'au
terrain d'aviation. Avant d'atterrir,
Costes a survolé Dallas, distante de
4 milles du terrain d'aviation. Le
champion du monde des aviateurs a
fait un atterrissage impeccable et s'est
arrêté juste devant les tribunes où une
foule énorme se pressait. Des hurrahs
sans fin ont été poussés en l'honneur
des deux aviateurs. 150 gardes natio-
naux, la plupart à cheval et de nom-
breux policiers, ont été impuissants à
empêcher les spectateurs d'approcher
de l'avion français. •
Costes et Bellonte étaient à peine
descendus de leur appareil qu'ils ont
été saisis et portés en triomphe jus-
qu'à la tribune officielle. Ils ne sem-
blaient nullement fatigués par le
voyage. Le comité de réception leur
a souhaité la bienvenue. Costes a ré-
pondu en remerciant pour l'accueil
chaleureux qui leur était fait.
La réception officielle
à Washington
Washington, 5 septembre. On
annonce que Lindbergh, ainsi que
d'autres aviateurs célèbres, arriveront
ici lundi pour participer à la réception
présidentielle en l'honneur des deux
aviateurs français qui seront les hôtes
de l'ambassadenr de France.
Le programme de la journée
New-York, 5 septembre. L'am-
bassade de France à Washington an-
nonce que le programme de la jour-
née de Costes et de Bellonte, lundi
prochain, sera le suivant
A 9 heures Visite à ia tombe du
Soldat Inconnu de 10 à 11 h.
Présentation aux secrétaires des dé-
partements de le guerre et de la ma-
rine à 12 h. 45 Réception par
M. Hoover, à la Maison Blanche
à 13 h. 15 Lunch à la Maison Blan-
che de 16 h. 30 à 18 heures Ré-
ception à l'ambassade de France;
à 20 heures Dîner. Lindbergh ac-
compagnera Costes et Bellonte dans
leur voyage de New-York à Washing-
ton, dimanche après-midi.
Le président Hoover a invité les
gouverneurs des états que Costes et
Bellonie ont survolés.
Au lunch, à la Maison Blanche, des
toasts en l'honneur des aviateurs se-
ront portés par le président Hoover,
les aviateurs Lindbergh et Byrd; Cos-
tes et Bellonte répondront et leurs
réponses seront transmises en France
,par radio.
En visite
DALLAS, 5 septembre. On annonce
officiellement que Costes et Bellonte
feront prochainement une visite ami-
cale à des villes américaines.
FÉLICITATIONS NOUVELLES
Le beau-père de Lindbergh
PARis, 5 septembre. M. D. Morow,
beau-père de Lindbergh, à càblé à .vl.
Briand « Je vous prie d'agréer mes
félicitations les plus vives pour le
grand exploit réalisé par Costes et
Belionte, et pour lequel la France tout
entière éprouve de la fierté. »
M. Briand a répondu « En vous
adressant, svec mes remerciements,
mon plus ami*.i souvenir, je tiens
vous dire combien la France demeu-
rera fidèle à ses sentiments d'admira-
tion et de sympathie pour l'illustre
Lindbergh; » •
L
PARis, 5 septembre. (De notre cor-
respondant sportif parisien.) Après
36 heures d'arrêt, on n'ose vraiment
pas dire de repos, car il n'est guère
de repos pour des hommes qui sont
fêtés avec enthousiasme et qui sont
obligés de paraître à de nombreuses
réceptions, Costes et Bellonte se sont
envoles hier matin, à 7 heures, de
New-York pour terminer à Dallas,
dans le Texas, leur randonnée com-
mencée lundi matin à Paris.
2.200 kilomètres de New-York à
Dallas, après les 6.500 de l'Atlantique,
donnent 8.700 en deux étapes. C'est
évidemment un joli ruban kilomé-
trique. mais qui n'a pas fait peur
à des hommes de la trempe de Costes
et Bellonte.
Un chenue important de 25.000 dol-
lars, souf 625.000 francs de notre
monnaie, les attendait, un chèque sur
lequel le fisc américain prélèvera sa
dime et sur lequel, également, le fisc
français prélèvera le sien car, des
deux côtés de l'Atlantique, les fiscs
considéreront' cette somme comme un
revenu et la taxeront comme à l'ha-
bitude.
On a calculé que sur les cinquante
millions que la traversée Paris-New-
York doit rapporter, en principe, à
l'équipage, il ne restera plus grand'-
chose lorsque les finances d'Amérique
et de France feront passées. Mais je
connais assez Costes pour être certain
qu'il saura se débrouiller pour ne
lâcher au fisc que le- minimum.
Il semble fâcheux que, dans une
tel"«* occurrence, cinquante millions
fondent jusqu'à ne plus représenter
qu'une somme de (Jeu^ trois mil-
lions, le restant on pourrait même
dire la totalité allant aux trésors
des Etats-Unis et de France. Et si l'on
a décidé, en France, que le prix Nobel
est un caoital, à plus forte raison on
nent estimer que les recettes de
Paris-New-York-Dallas sont également
un capital dont la France profite
indirectement par l'admirable propa-
gande que Costes et Bellonte lui font.
Je ne doute pas non plus que l'en-
thousiasme au Texas ne soit beaucoup
plus chaud que celui des habitants
de New-York. Certes, les dépêches
nous ont décrit la promenade triom-
phale dans' Broadway et dans la cin-
quième avenue, les serpentins et les
confettis lancés des gratte-ciel. Mais
ceci est monnaie courante à New-
York, quel que soit l'hôte distingué que
l'on fête. Et n'oublions pas que.
d'après une dépêche très sincère d'un
iournaliste américain très ami de la
France, il n'y avait pas plus de dix
mille personnes assemblées à Curtiss-
field avant-hier soir.
Est-il besoin de rappeler que New-
York comprend principalement trois
peuples les Américains, les Italiens
et les Juifs, tous aussi chauvins les
uns que les autres. Il est donc certain
que si le Point-d'interrogation eut été
monté par des équipages américain,
italien ou juif, l'explosion d'enthou-
sWeme aurait été multiplié par cent.
Et l'on peut être sûr qu'à Dallas.
c?nitale du Texas, oui fait songer aux
cow-boys, aux petites guerres au re-
volver et aux chasses à l'homme. l'en-
thousiasme sera multiplié par cent.
comparativement à celui de New-York.
On a pu remarquer que les com-
mentaires de presse d'Angleterre et
d'Allêmagne ont été assez sobres quant
au raid magnifique de Costes et de
Bellonte. La presse italienne suit le
mouvement. car -les Italiens espéraient
beiucoun au' la fuite du record en
circuit fermé de Maddalena et Cec-
cione. établi il y a deux mois avec
8.188 kilomètres pour la dist-\ "e et
57 heures 13 minutes pour la durée,
ces deux chavnw'ms eussent reV>> d'un
cp..i fi'3-iç. Rome à New-York.
Toutefois. la Gazetta del Popolo
écrit « La presse italienne, expres-
sion de son neuple. enregi?tre ivec
joie le succès incontestable de Costes
et de Bellonte Elle le souligne même
avec l'esprit chevaleresoue du fas-
cisme, parce qu'elle oublie er ce mo-
ment oue les entreprises ries aviateurs
italiens, non moins difficiles que celles
des aviateurs français, ont touiours
été (^̃̃éciées de la part de la presse
et surtout des journaux parisiens. s
ROBERT-GUERIN.
COMMENT RÉSOUDRE
LE PROBLÈME
DE LA VIE CHÈRE
Le chauffeur
Va échappé belle
MARLY-LE-Roi, 5 septembre.
Avant-hier se présentait, dans une
pension de famille de la rue Franklin,
à Saint-Germain-en-Laye, un jeune
homme de 30 ans. élégamment mis,
disant venir de la part du curé de la
paroisse, et venant louer une chambre
pour sa mère qui allait arriver. Il fit
servir un repas plantureux -et partit
sans payer. Hier soir, il hélait un
taxi sur la place du Château, à Saint-
Germain, et demandait au chauffeur
de le conduire boulevard Saint-Michel
à Paris.
Vous aurez un bon pourboire,
dit-il, par mon oncle, qui est vicaire
à la paroisse de Chatou et que nous
allons retrouver.
Arrivé devant un grand établisse-
ment de crédit. des Champs-Elysées,
le voyageur descendit de voiture et
disparut.
Après trois heures d'attente, le
chauffeur retourna à Chatou pour
voir le vicaire de l'église. Ce dernier
se montra étonné en apprenant qu'il
avait un neveu, et déclara au chauf-
feur qu'il n'avait n ifrére ni sœur.
On a retrouvé dans le taxi un gros
poids de fonte, et l'on suppose que
ce malfaiteur méditait d'assassiner le
chauffeur et que. contrarié dans son
projet, il dut y renoncer.
MARIAGE DE PRINCES
ALLEMANDS
BERCHTESCADEN (Bavière), 5 septem-
bre. L'héritier présomptif de la
Couronne bavaroise, prince Albrecht,
fils ainé de l'ex-kronprinz Ruprecht,
sur qui repose l'espoir des monarchis-
tes bavarois, a épousé hier la com-
tesse hongroise Marie Draskovich de
Trakost.ian.
Mu DE PORTO-RICHE
FST MORT
iWide World Photo
PARis, 5 septembre. M. de Porto-
Riche, le célèbre auteur dramatique,
est décédé aujourd'hui, à 15 h. 15.
UN JOLI GESTE
DES RÉSERVISTES
TOULON, 5 septembre. Un joU
geste de solidarité a été accompli par
les officiers de réserve et les soldats
réservistes qui viennent de termir.er
leur période d'instruction au camp de
Carpiagne. Avant de se séparer, ils
ont remis à leur commandant, le chef
de bataillon Dor. la somme de 500 fr..
produit d'une collecte faite entre eux
et destinée à l'oeuvre de secours mu-
tuels d'aveugles de guerre.
A LA RECHERCHE DE COHNS INCONNUS
OU PEU CONNUS DE NOTRE REGION 01
(Pnoto vulara, qWmper).
LE' PORT DE BÊNODET
EN CORNOUAILLE
UNE VISITE L'ILE 4M MOUTONS
̃ IIIIIIIIHIIIIIIIIIMIIIIIIIIIIIIIIIII
De [' anse de Combrit
à l'estuaire de Bénodet
Notre ami Florian Le Roy vient
d'évoquer, pour la joie des lecteurs de
L'Ouest-Eclair, en des termes descrip-
tifs qui n'appartiennent qu'à lui,
toute la beauté sauvage et en même
temps la grâce ensorcelante de l'Ile
de Sein, l'île des Sept-Sommeils.
Je connais, pour y avoir débarqué
certain jour d'avril 1928. en compa-
gnie de Jean Jade, en lutte pour son
mandat législatif, cette terre basse
ancrée dans le Raz. qui se dresse face
au redoutable promontoire. comme un
vaisseau, ou plutôt comme un sous-
marin émergeant de l'onde, dont le
phare occidental évoquerait je ne sais
quel monstrueux périscope.
Jean Jade y fut reçu comme on re-
cevait sans doute aux temps loin-
tains les seigneurs. Mais je ne con-
nais rien de plus émouvant que cet
hommage du peuple à un enfant du
peuple/ Le cœur y est en plus. Et
le cœur, voyez-vous, c'est tout.
Le brillant auteur de « Bonne soeur
des chemins » a dom trouvé dans
l'ile. fameuse et farouche. de quoi
emplir sa ruriosité toujours en éveil
Que n'est-il descendu plus au Sud?
Pourquoi n'a-t-il pas visité l'estuaire
de l'Odet. qui s'évase. vers l'Océan
1
dans un mouvement plein de gran-
deur épique ? Pourquoi n'a-t-il pas
jeté ses regards sur l'archipel de Glé-
nan qui e' t mpe. dans le lointain du
large, le chapelet de ses îlots, du
même nombre que les Muses, brise-
lame avancé de la baie du Benodet ?
Je vais donc tâcher de combler cette
lacune. Mes descriptions, dans leur
simplicité. auront au moins un mé-
rite, c'est d'être sincère. Et la sincé·
rité n'est-elle pas a la base de tout?
L'estuaire de l'Odet
Souffrez. chers !ecteurs, qu'avant
de vous conduire vers l'ile aux Mou-
tons ou aux abords désolés de Penfred
ou de Saint T'colas. je vous fasse
faire connaissance avec le coin mer-
veillejix qu'est l'estuaire de l'Odet.
C'est de là. au reste, que nous parti-
rons. si vous le voulez bien. à desti-
nation des iles.
Nous avons. nous, une ambition bien
egitime J'en appelle a tous ceux qui
mt « descendu » l'Odet N'est-ce pas
la plus belle rivière de Prance ?.
L'Odet n'est pas tout. A quelques
encablures de l'estuaire, un grand
bras se dessine à droite. C'est i'&nae
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