Titre : L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1934-03-03
Contributeur : Desgrange, Henri (1865-1940). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327071375
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 03 mars 1934 03 mars 1934
Description : 1934/03/03 (A35,N12130). 1934/03/03 (A35,N12130).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k46344065
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-248
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/01/2017
L'Auto
io, Rue du Faubourg-Montmartre, Paris
Téléph. : Taitbout 88-40 et la suite
LIgnes réservées aux Petites Annonces:
Taitbout 88-50 - 88-51 - 88-52
Adresse Télégraphique : VÊLAUTO-PARIS
DEUX FILS SPÉCIAUX
DIRECTION :
Henri DESGRANGE, fondateur
MaLj>rlceet Jacques GODDET
AUTOMOBILE, MOTOCYCLE AÉRONAUTIQUE/CYCLISME, BOXE, ATHLÉTISME," FOOTBALL, RUGBY, SPORTS D'HIVER ET TOUS AUTRES
■ -
.........................................
35' Année — N° 12.130 — Quotidien *
Samedi 3 Mars 1934
Le no 25 cent. ABONNEMENTSmois .
3 JllOlS 6 mois 1 an
Seine et Seine-et-Oise.21 fr. 42 fr. 80 fr.
Départements et Colonies... 22 fr. 43 tr. 82 fr.
Belgique (francs belges) ! 130 fr.
Étrang'er f Union postale. • • • 35 fr. 70 fr. 140 fr.
u ( Autres pays. 6 0 fr. 100 fr. 200 fr.
On s'abonne dans tous les bureaux de poste
Compte chèques postaux 1154-58
COMME DISAIT LE SAGE : « A LA FIN TOUT ARRIVE... »
Lueurs sur les ombres du visage de la F.F.R.
sensationnelles déclarations des joueurs Samatan, Porra, Carrère
et Fabre qui dévoilent aux lecteurs de L'Auto — avec documents
et preuves à l'appui — les procédés de certains dirigeants
en face des lois de l'amateurisme
Voir clair pour mieux agir
ENFIN !
Te nouvelles que L'Auto publie aujour-
h vont surprendre, elles vont scanda-
litpr ' Surprendre, scandaliser qui ? Pas
: il* lecteurs de L'Auto qui savent lire. Il y
■' n des années qu'ils les connaissent,
' qu'elles leur sont familières, leur pain de
chaque Ces vérités, qui éclatent, justifient
tout ce qui a été dit, été fait ici, l'ar-
L„te campagne antifédérale menée il
,, a trois ans. Les mœurs de l'Union
n'étaient pas plus pures ? Rien ne prouve
davantage à quel point le mal était pro-
>nnd puisqu'il contaminait ceux mêmes
ni i s'appuyaient sur les défenseurs de la
Juté et qui se réclament du remède.
Tout le jeu français, à cette époque,
était atteint, impur, jusqu'en ses sources
j plus hautes. Ceux qui ont lutté pour
rétablir l'honnêteté, le leur a-t-on assez
llnroché ! Avons-nous assez entendu dire :
, Vous exagérez, vous êtes injuste, vous
- étes « féroce. » En vérité ! Injuste, féroce ?
' Et quand, tous ces jours-ci, nous répétions
• « En dépit çfKJrèJ bel, du très
Ï ' Inble effort de quelques honnêtes gens, le
mal n'est pas guéri, il était trop profond »,
qltel. concert d'imprécations a monté sur
nos pas ! « Vous blasphémez. Vous êtes le
mauvais esprit du mal et du pire. Vous
allez empêcher les Britanniques de reve-
nir. »
AU contraire, messieurs. Nous avons em-
ployé le seul moyen pour qu'ils revien-
nent. Parce que, le jour où ils reviendront,
la maison sera nettoyée.
Enfin. Il faudra encore un an ? La belle
affaire. Il faudra encore user beaucoup de
ha lais ? On les usera. Mais on y arrivera.
On remettra le rugby français en des
mnins vrovres.
Lucien Dubech.
Nettoyons le rugby français
Comme disait le sage : « A la fin, tout
arrive... Et voici, )) enfin, les premières lueurs qui
éclairent d'un jour singulier le véritable
visage du rugby français, sur la se lette
depuis si longtemps devant 1 opinion
sportive.Jusqu'à présent, si l'on connaissait sous
le manteau certaines petites histoires qui
établissaient la vénalité, l'absence de
! scrupules et la triste mentalité de quel-
ques-uns de ceux qui ont accepté la mis-
sion de diriger la jeunesse d'une nation,
on ne pouvait en parler au grand jour,
faute de preuves.
Aujourd'hui, le voile est leve;
Les joueurs qui ont planté là les pon-
tifes de la FFR pour passer, avec armes
et bagages, au clan du rugby profession-
nel, n'ont plus aucune raison de se taire.
Ils nous ont parlé. Et cette dissidence,
n'eùt-elle apporté que les sensationnelles
et tristes révélations qui suivent, n'aura
pas été un mal... puisqu'elle permet, par
une incidence inattendue, de rechercher
un bien plus grand : l'honnêteté par la
. franchise.
Les aveux à retardement de Samatan,
de Porra, de Carrère et de Fabre ont une
saveur pimentée, qui ne sera probable-
ment pas du goût de tout le monde. Nous
n'y pouvons rien !
Ces aveux m'ont été faits hier, à l'is-
sue d'un déjeuner qui fut arrangé aus-
sitôt que ces quatre jeunes gens eurent
débarqué du train à la gare d'Orsay pour
répondre à l'appel de Galia, grand maître
de la Rugby League en France.
Samatan m'avait dit : « Nous en avons
assez. Il faut tout dire. Même la vérité ».
Fallait-il penser que cette vérité, encore
une fois, n'était pas bonne à6 dire ? Non.
' L'Auto avait devant lui l'occasion de dé-
; noncer des pratiques qui, si elles remon-
tent parfois à plusieurs années en arrière,
reflètent trop bien la mentalité de diri-
■ geants qui tuaient le rugby avec la plus
dangereuse des inconsciences : celle de
i leur responsabilité vis-à-vis de jeunes
? gens voués au plus délicat, au plus diffi-
f cile des sports.
\ L'Auto devait donc saisir l'occasion qui
| se présentait. C'était un devoir pénible
f de gratter cette crasse. Mais c'était notre
devoir. On a appris, récemment encore,
que le peuple français aimait la franchise
et détestait les dissimulations. Les his-
toires que nous allons soulever aideront —
les premiers instants de colère et de dé-
goût passés — à la rénovation du rugby
que nous aimons.
Bien entendu, la narration des confi-
dences de joueurs du rugby à 13 sur les
agissements de dirigeants du rugby à 15
n'indique pas que L'Auto adopte une po-
litique nouvelle, favorable à l'un ou l'au-
tre jeu. Il n'y a aujourd'hui qu'une af-
; faire 4e mœurs qui vise un but plus gé-
* liéral. Nous l'avons exposée.
Et voici, tirées au fur et à mesure de
mon carnet de notes abondamment garni,
les déclarations qui m'ont été faites par
Samatan, Carrère, Porra et Fabre, sous
leur responsabilité, et que je retrace d'une
manière strictement objective... comme
si, de surcroît, un commentaire était né-
i ■ cessaire !
L'art de devenir professionnel
: est Bob Samatan qui parle :
« En 1927, élève au lycée de Toulouse,
Je jouais au rugby dans l'équipe scolaire.
Je reçus un jour la .visite de M. Annibert,
ï du Stade Toulousain, maintenant grand
f Pontife de la Fédération Français d'Ath-
! létisme, où il dicte les lois de l'amateu-
risme intégral. Et M. Annibert m'expliqua
que le Stade Toulousain me ferait rece-
voir à mes examens, qu'il m'« aiderait »
et que j'aurais un tas d'avantages. Pen-
dant deux ans, je résistai à la tentation.
« Puis M. Furst, du Stade Toulousain
aussi, vint me proposer 200 fr. par mois
pour jouer en équipe seconde. J'acceptai.
Horresco referens !
« L'année suivante, en équipe premiére,
je touchais une mensualité de 800 fr.
« Plus tard, Quillan et Carcassonne
m'offrirent une prime de 20.000 fr. à la
signature et 1.000 fr. par mois. J'hésitais
entre les deux lorsque M. Bastoul, d'Agen
— dont je vous remets une lettre signi-
ficative — m'offrit 25.000 fr. et une « si-
tuation ».
« J'abandonnai mes études. Et je de-
vins professionnel... sous l'égide de cette
bonne FFR.
« Voilà. C'est tout. »
A M. Terré
membre du Conseil de discipline
C'est Carrère qui parle :
« Le jour de la finale du Championnat
de l'UFRA, à, Toulouse, M. Terré — du
Reproduction d'une lettre écrite en 1929 par M. Armand Bastoul, président
du S.U. Agenais, où il annonce que son club fera le sacrifice nécessaire pour .
s'assurer le concours de Samatan. On trouvera plus bas un fac-simile agrandi
.1 du dernier paragraphe de cette lettre.
!
Stade Toulousain et membre, notez-le, de
] actuelle Commission de discipline de la
FFR — m'offrit, ainsi qu'à Gélis, une
Drime à la signature de 15.000 francs et
1.2CG francs par mois.
« J'étais très bien à Narbonne. J'y res-
tai.
« Mais lorsque je voulus changer de
club, plus tard, M. Terré, au nom de la
Commission de discipline, me fit refuser
toute licence ! Et parce que je n'avais
pas accepté l'argent de M. Terré, je n'ai
plus eu le droit de jouer dans une grande
équipe de la FFR.
« Signalez donc aussi que M. Terré.
pendant quatre ans. a « entretenu » Ser-
i vole. capitaine du TOEC. »
M. Bastoul, bis repetita
C'est Porra qui parle :
« J'étais au Football Club de Lyon. Un
jour, Samatan, ici présent, vint me trou-
ver.
« Il avait un argument intéressant :
M. Bastoul lui avait remis dix billets de
mille francs. Et Bob m'expliqua : « Fais
« ta 'valise, prends ces 10.000 francs, je
« t'emmène à Agen. Tu vas jouer au SU
« Agenais. Tu auras 1.500 francs par mois.
« Plus besoin de travailler. C'est la vie
« de château. Vive le sport ! »
« Et j'ai suivi Samatan.
« Dites encore que la FFR a toujours
refusé de me donner la médaille d'inter-
national qu'elle me doit. »
A vous, monsieur R.-M. Rolland
C'est Samatan qui parle : 1
I c Le soir du match France-Irlande 1931,
gagné à. Colombes par la France, Cadenat
va trouver M. Rolland, trésorier de la
FFR : « Croyez-vous, lui dit-il, qu'ils ont
« été épatants, les mômes ! Allons, un
« bon mouvement, faisons-leur faire la
« fête... »
« Et M. Rolland (R.-M.) donna 10.000
francs à Cadenat ! ! !
« Les dix mille francs furent « croûtés »
dans la nuit, à La Coupole. »
Houdet n'a pas voulu
Toujours Samatan :
« En Angleterre, après une victoire
française, la FFR offre 1.000 francs à cha-
cun de nous.
« Seul, Houdet a refusé en disant : « Je
« ne mange pas de ce pain-là. »
« Pour nous autres, mille balles c'est
toujours ça de pris ! »
Les « traîtres » de l'U.F.R.A.
C'est Fabre qui parle :
« Du temps de la sacro-sainte UFRA.
oui monsieur, j'ai joué au Stade Toulou-
sain.
« Je touchais 350 francs par match 1 . .
« Et c'était le temps où l'on croyait que
les Ufraïstes étaient des purs et qu'ils
allaient rénover le rugby français ! »
Histoire de déplacements
C'est Carrère qui parle :
« Ribére, à l'occasion de la tournée de
l'équipe de France au Maroc, demande
l'autorisation de rejoindre ses camarades
en avion.
« Non ! » répond M. Rolland.
« Mais, au milieu du déplacement, à Ca-
sablanca, les joueurs purent voir débar-
quer MM. Rolland et Laurent...
« Impossible de payer pour un joueur...
Mais pour deux dirigeants, bravo ! »
Pas joli non plus...
C'est Samatan qui « remet ça » :
« Après la mort de ce pauvre Michel
Pradier, Agen ne voulait pas jouer la fi-
nale. La. Fédération insiste et promet que
la moitié de la recette serait donnée à la
maman de Michel. Agen accepte de jouer
le match. Mais aucune somme n'a été ver-
sée par la FFR à Mme Pradier.
« Un peu plus tard, on fit un match
Agen contre sélection des Pyrénées. La re-
cette fut remise à Mme Pradier.
« On refit un deuxième match. Toujours
au bénéfice de la maman de notre mal-
heureux camarade. Mais on garda l'argent
... pour offrir un chronomètre en or à cha-
cun des joueurs. »
Robert Perrier.
(Lire la suite paoe 4
en rubrique Rugby)
Le dernier paragraphe de la lettre de M. Armand - Bastoul est un document écrasant que la Commission de dis ci-
ne pourrait utiliser pour sévir contre le président dv. SU Agenais.
Rappelons que, le 6 mars 1931, Henri Desgrange, dans les colonnes de l'Auto, priait la FFR d'enquêter sur les
agissements de M. Bastoul.
Ce paragraphe dit, en substance :
iniXère est resté. Samatan est reparti ! Reviendra-t-il ?? Vu son beau-frère qui est un appui sérieux. Carcassonne
et W Qi iilan sont à 20.000. Nous irons plus loin, s'il le faut, avec situation d'avenir. Le coût d'essais sera un coût de maître !!
S amatan On le voit, par la dernière phrase, M. Bastoul joue les humoristes et parle du coût des essais que devait marquer
par la suite...
ion devoir°nS qU'aujourd'hui il pourra méditer sur ce que lui coûtera cette lettre... pour peu que la FP'R sache faire
(Photo N.Y.T., cliché L'Auto)
Le nouvel avion de tourisme triplace Potez 58, à moteur 120-140 CV, dont les essais
ont lieu à Méalllte, dérive des types 36 et 43. Vitesse : 11Hl.'CimlLJn, 190 k-ilom.-heure ;
de croisière : 160 km.-h.; d'attei-i-issae : 55 km.-h. Rayon d'action normal : 750 km.
CE SOIR, 21 HEURES, A LA PISCINE DE LA GARE
Taris et Cartonnet animateurs
du classique match Paris - Nord
En relais, Paris doit l'emporter; les Tourquennois, par contre
triompheront en water-polo
La première réunion importante de la
saison 1934 aura lieu ce soir, à 21 h., à la
piscine de la Gare. Elle s'annonce d'autant
plus intéressante qu'elle comporte à
son programme la classique rencontre
Paris-Nord. Au début, les équipes des
deux comités se rencontraient en relais,
250 mètres, cinq nageurs, et en water-polo.
Puis le relais cinq nageurs fut remplacé
par le relais olympique, 800 m. par quatre
nageurs, dans le but de préparer des spé-
cialistes, sur 200 mètres, pour l'équipe de
France.
A ces deux épreuves — relais olympique
et water-polo — fut adjoint, il y a quel-
ques années, un match de water-polo pour
les équipes réserves.
Et cette année, allant toujours plus
avant dans la voie du progrès, le Comité
de Paris a ajouté un match Paris-Tour-
coing scolaires (moins de seize ans) au
match Paris-Nord.
Comme les deux comités possèdent des
spécialistes de valeur, la compétition s'an-
nonce très serrée pour les deux matches
Paris-Nord.
Le Comité de Paris réunira au cours de
cette soirée les meilleurs nageurs pari-
siens et nordistes.
Les recordmen du monde Taris et Car-
tonnet conféreront à l'équipe de Paris un
lustre considérable, ils seront pour une
bonne part dans le grand succès qui
attend les organisateurs.
Taris et Cartonnet, détail à noter, nage-
ront pour la première fois depuis quatre
ans, dans la même équipe. L'appoint de
ces deux champions doit permettre à
l'équipe de relais parisienne de remporter
une nette victoire.
En water-polo, il en sera tout autre-
ment, malgré la classe des deux sélections
de la capitale, les redoutables formations
du Nord doivent s'assurer un avantage
indiscutable.
Une seule fois, l'année dernière, Paris
remporta la victoire en water-polo, mais
Padou était absent; le Nord aura à cœur
de venger cet échec ce soir, d'autant plus
qu'il se présentera au grand complet, tant
en équipe première qu'en équipe seconde,
avec les Padou, Vandeplancke, Lambert,
Cuvelier, etc.
Chez les scolaires, les représentants pa-
risiens peuvent espérer le succès en nage
libre et dans le relais cinq nageurs. Par
contre, en brasse et en dos, ainsi que dans
le « trois nages », les jeunes Tourquennois
paraissent plus aptes à triompher.
(Lire la suite pacte 5
en rubrique Natation)
HIER SOIR, A LA SALLE WAGRAM
Populo a battu Johny Peeters
aux points
Obie Walker a battu Griselle
par abandon au 8e round
j (Lire le compte rendu en rt'br. Pore, page S)
LE SPORT ET LA FEMME
Les joueuses de hockey
de France et de Belgique
s'affronteront cet après-midi
au stade Jean-Bouin
La rencontre aura lieu en lever
de rideau du match de rugby
Succédant à une semaine d'intervalle 1
au match France-Belgique du sexe fort
— ou supposé tel ! — la traditionnelle
rencontre entre les joueuses de hockpy
des deux mêmes nations aura lieu cet
après-midi, à 13 h. 30, au stade Jean-
Bouin.
Allons-nous assister, après les exploits
de nos joueurs, à un « doublé » victo-
rieux de la part de l'équipe féminine de
Fiance ? C'est peut-être possible, car
celle-ci est ardente et l'a déjà prouvé.
Cependant, il n'y aura plus, cet après-
midi, dans ses rangs, la rapide et coura-
geuse Marie-Louise Pattin, laquelle il y
a deux ans fit, par ses efforts triompher
la France dans ce match classique.
Nos couleurs n'en seront pas moins
bien défendues, cette fois encore. L'équipe
de France comprend des joueuses d'expé-
rience et surtout une bonne défense.
Composée exclusivement de joueuses du
Racing et du Stade Français, elle est
très homogène.
(Lire ln suite page t
en rubrinue Le Sport et la Femme)
La culture physique quotidienne
... voilà l'Eau de Jouvence.
Allô ! Allô !
champion de lutte Petersen. le
£ boxeur Molina, le populaire Pcr-
chicot ont donné, ces derniers soirs, le
départ de la dernière course de' chacune
des épreuves de la Coupe de France de
bicyclettes sur home-trainer, qui conti-
nueront à se disputer jusqu'au 4 mars,
au Bal du Moulin-Rouge, en soirée.
« Une chanson ! Une chanson ! » hur-
lèrent les spectateurs en reconnaissant j
le populaire Perchicot. Mais, déjà, tour-
naient les aiguilles et les amis de la
« petite reine » n'avaient plus d'yeux
que pour l'immense cadran et les efforts
de Michard et de Faucheux.
^e boyau
S BERGOUGNAN
est
le préféré
des coureurs 1
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La nuit, en auto, pensez à votra sé-
curité ; songez à Celle des automobi-
listes que vous croisez sur la route.
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plus vivant de Paris, entre les garf's de
l'Est, du Nord et Si-Lazare, à proxi-
mité de l'Opéra et des Grands Boule-
vards. Prix modérés.
Le Téléphoniste.
LES GRANDS MATCHES DU FOOTBALL FRANÇAIS
Pour les quarts de finale de la Coupe de France
demain à Saint Etienne
F.C. SÈTE contre AMIENS A.C.
LES ÉQUIPES
y.C. Sète. - But : Llense; arrières : Hil-
lier et Capelle ou Gases; demis : Gabril-
laigues, Bukovi et Dupont; avants : MOll-
sallier, Beck, Luckacs, Cros et Benonna.
Arbitre : M. Capdeville, de la Ligue
. L'Amiens AC à qui il y a quelques mois
on eût refusé le droit, de prétendre figÜ. |
rer parmi les clubs susceptibles d'être
qualifiés pour les dernières Journées de
lu, Coupe de France, aura demain le re-
doutable honneur de rencontrer un des
grands favoris de l'épreuve, le Football
Club de Sète. Celui-ci est, considéré
comme devant battre sûrement le club
picard. On n'admet pas aussi bien dans
le Sud-Est que dans le Nord ou à Paris
que l'Amiens AC médiocrement classé
dans le groupe Nord de deuxième division
puisse bouter dehors un des « leaders»
de la première division, habituel concur-
' rent des grandes journées de la Coupe
de France qu'il affectionne particulière-
(Photo Baudelaire, cliche L'Auto)
Bech, inter droit du FC Sète et, n1lChantrel, de l'Amiens AC
ment. Et seuls les plus chauds suppor-
ters amiénois conservent dans un coin
■ de leur coeur une petite lueur d'espérance
dans l'issue du match. Il est de fait que
la comparaison des « noms » et des perfor-
mances réalisées au cours de la saison
parle fort en faveur du FC Sète. Mais
l'équipe actuelle de l'Amiens AC ne res-
semble en aucune façon à celle qui
accumula. les défaites dans la première
partie de la saison. Après plusieurs mois
d~ tâtonnements et d'errements, elle
trouva sa forme définitive, et aussitôt
elle partit à la conquête d'une série de
victoires qui l'imposèrent à .l'attention.
Et pour nous, l'équipe amiénoise est l'out-
sider des quarts de finale de la Coupe.
Cependant des bruits pessimistes cirexi-
lent dans l'entourage du club picard. La
présence de Talleyrack, demain à Saint-
Etienne, n'est pas certaine. Le demi
centre de l'AAC n'était pas, il y a quel-
ques jours, complètement rétabli d'un
coup reçu, et jeudi, à l'entralnement, il
Amiens A.C. — But : Elsner ; arrières :
Balavoine et Niko; demis : Chantrel, Tal-
leyrack et Hawlick; avants : Saint-Georges,
Of.enne. Taisne, Illiet et Saint-Georges.
.tu Sud-Ouest.
souffrait encore et peinait en jouant.
Son absence serait un gros handicap pour
son équipe, qui dans ce cas ferait jouer
Chantrel ou Hawlick au centre de la.
ligne de demis qui serait'complétée par,
Blot, mais il faut espérer que Talleyrack
pourra tenir son poste demain à Saint-,
Etienne.
Le FC Sète se présentera confiant et
assuré devant Amiens, et logiquement il.
e:¡r, normal qu'il en soit ainsi. Sète, pos-
sède présentement une formation bril- :
lanle, régulière dans ses performances,
solidement constituée, en un mot digne
de sa réputation.
Au FC Sète on pratique avec foi le
culte de la Coupe de France. Toute une
saison les dirigeants sétois pensent à la
Ccupe, qu'ils préparent avec une extrême
attention, et ils ne ménagent aucun soin,
même le plus minime. pour atteindre le
but qu'ils se sont fixé' : que le FC Sète
soi vainqueur de la Coupe de France.
L'enthousiasme, la jeunesse. le cran, le
désir de vaincre des joueurs amiénois
pourront.-ils contrebalancer la supériorité
technique et tactique des footballeurs
sétois. L'efficacité d'un Beck et d'un
Luckacs, la calme sûreté et l'aisance d'un
Bukovi et la défense intraitable d'un
imiter et d'un Llense seront-elles en par-
tie annihilées par la fougue des frères
Saint-Georges, le travail appliqué de Tal-
leyrack. l'habileté de Hawlick et la ru-
desse de Niko ? Nous ne le pensons pas.
Le FC Sète doit vaincre l'Amiens AC,
mals il ne doit pas penser qu'il est à;
l'abri de toute surprise. —
(Lire la suite page 4
en rubrique Football)
BOXE
Ce soir, à Nice
Georges Leperson
mettra son titre en jeu
contre Augier
Peur une fois, Georges Leperson, cham-
pion de France des poids plume, s'est dé-
ridé à quitter sa forêt normande pour la,
Côte d'Azur.
Leperson est à Nice et, ce soir, au F».-
lais des Sports, il mettra son titre en. Jeu
contre Augier.
Les deux adversaires se sont déjà ren- -
contrés au Havre, la saison dernière et
Leperson remporta la victoire aux points
de justesse. Aujourd'hui, Augier aura.
l'avantage de combattre devant ses "om*
patriotes; mais nous ne croyons pas yYil
puisse avoir une chance de ravir au lia-
vrais son titre national des poids plume-
Cependant, ce match ne manquera pae
d'intérêt et la réunion qu'organise notre
confrère Le Petit Niçois mérite d'obtenir
un bon succès.
CE SOIR, AU PALAIS DES SPORTS
Paris=Dynamite contre Rangers
pour la Coupe de Paris
La plus forte équipe de hockeyeurs parisiens ayant été constituée
jusqu'à ce jour (Besson, Ramsay, Giddens, Bates, Cadorette, Draper
Morin, Renard) pourrait réussir à éliminer l'équipe des Etats-Unis
Les exhibitions et le « ballet » des sœurs Elsie et Rona et du sculptural Helmut Rolle
A 20 h. 45 : Volants Il contre A.C. Citroën
Le coup d'épaule
Il faut s'entendre sur ce qu'on appelle
en hockey sur glace le « jeu scientifique ».
L'abondance des échanges et des rico-
chets du palet, la variété du « patinage »,
la subtile fantaisie des évolutions ne
sont pas tout le « beau jeu ». Il ne faut
pas se lasser de le répéter, car trop de
. Les sœurs Elsie et Rona Smnh, qui exécuteront
un ballet avec Helmut Rolle
~ Le plus puissant tandem parisien ;
Lou Bâtes et Besson
joueurs l'ignorent / moins pourtant que
de dirigeant-s. ' iii'
Ce hockey-là, c'est du hockey de porce-
laine un joli jeu de petits marquis, le
paradis des gringalets et des sportifs de
salon, l'élucubration des « esthètes » et
des « théoriciens » impénitents.
Le véritable hockey sur glace ne tire
pas seulement profit de ce que le patin
confère de vitesse à l athlète qui l'a
chaussé. Le bénéfice de la collaboration
d!i, muscle et de la glace est d abord
vitesse • il est aussi puissance. La
« passe » et le « coup cl,'épatile », tels sont
les deux principes du vrai hockey scien-
tifique.
t
Qu'on ne crie pas au « provocateur », ,
au fauteur de troubles et de bagarres J... ]
LI) règlement du hockey sur ' glace porte i
en noir sur blanc que le t choc de corps » i
est autorisé. (Le coup d'épaule bien pro-
pre et pas le coup de crosse et le.'coup de
genou!) L'enseignement des grands ma-
nagers du Canada le prescrit comme un
« devoir ». ,
C'est précisément à cela que devront
penser ce soir nos Rates et nos Besson
s'ils veulent remporter la plus magni-
f1que victoire qu'une équipe parisienne
puisse inscrire à son actif : « Que Besson
et Bates « bloquent » énergiquetneni,
nous disait hier Giddens, et notre vic-
toire est sûre. Nous sommes armés pour
l'attaque. »
Nous n'attendons pas des Dynamiteurs
de Paris ce vain étalage d'habileté qui
valut à leurs prédécesseurs de France et
d'Angleterre une défaite par ottawa. Que
nos Ramsay, Cadorette, Renard, Draper,
donnent « au figuré » à l'avant ce qu'à
l'arrière on attend, « au propre » dtl Bfte.!
4t "II BM
, qui porte au sommet de la grande
épreuve les couleurs de Paris, qui bous-
i eu le nos cœurs et tasse éclater notre en-
i housiasme ! —
R. S.
La grande Semaine
C'est ce soir, au Palais des Sports, que
s'ouvre la et Grande Semaine » de hockey
sur glace pour la Coupe de Paris. La pre-
mière demi-finale opposera les Rangers,
ex-champlons du monde, à Paris-Dyna-
mite, qui est bien la plus forte équipe
que l'on ait mise sur pied jusqu'à ce jour
potii défendre les couleurs de Paris. Tou-
tes les premières vedettes parisiennes y
tigui eut.
Au cours du gala de ce soir, trois gran-
des exhibitions seront exécutées : l'une,
par Helmut Rolle, champion allemtuui ;
l'3utre par les charmantes sœurs Elsie et;
Rona: enfin, un ballet, exécuté par cea
trois patineurs.
(Lirt la .111't, 1'11/1' »
en ntbrig'u* Sports CW Qlact et 44 Naîgoj
io, Rue du Faubourg-Montmartre, Paris
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Samedi 3 Mars 1934
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On s'abonne dans tous les bureaux de poste
Compte chèques postaux 1154-58
COMME DISAIT LE SAGE : « A LA FIN TOUT ARRIVE... »
Lueurs sur les ombres du visage de la F.F.R.
sensationnelles déclarations des joueurs Samatan, Porra, Carrère
et Fabre qui dévoilent aux lecteurs de L'Auto — avec documents
et preuves à l'appui — les procédés de certains dirigeants
en face des lois de l'amateurisme
Voir clair pour mieux agir
ENFIN !
Te nouvelles que L'Auto publie aujour-
h vont surprendre, elles vont scanda-
litpr ' Surprendre, scandaliser qui ? Pas
: il* lecteurs de L'Auto qui savent lire. Il y
■' n des années qu'ils les connaissent,
' qu'elles leur sont familières, leur pain de
chaque Ces vérités, qui éclatent, justifient
tout ce qui a été dit, été fait ici, l'ar-
L„te campagne antifédérale menée il
,, a trois ans. Les mœurs de l'Union
n'étaient pas plus pures ? Rien ne prouve
davantage à quel point le mal était pro-
>nnd puisqu'il contaminait ceux mêmes
ni i s'appuyaient sur les défenseurs de la
Juté et qui se réclament du remède.
Tout le jeu français, à cette époque,
était atteint, impur, jusqu'en ses sources
j plus hautes. Ceux qui ont lutté pour
rétablir l'honnêteté, le leur a-t-on assez
llnroché ! Avons-nous assez entendu dire :
, Vous exagérez, vous êtes injuste, vous
- étes « féroce. » En vérité ! Injuste, féroce ?
' Et quand, tous ces jours-ci, nous répétions
• « En dépit çfKJrèJ bel, du très
Ï ' Inble effort de quelques honnêtes gens, le
mal n'est pas guéri, il était trop profond »,
qltel. concert d'imprécations a monté sur
nos pas ! « Vous blasphémez. Vous êtes le
mauvais esprit du mal et du pire. Vous
allez empêcher les Britanniques de reve-
nir. »
AU contraire, messieurs. Nous avons em-
ployé le seul moyen pour qu'ils revien-
nent. Parce que, le jour où ils reviendront,
la maison sera nettoyée.
Enfin. Il faudra encore un an ? La belle
affaire. Il faudra encore user beaucoup de
ha lais ? On les usera. Mais on y arrivera.
On remettra le rugby français en des
mnins vrovres.
Lucien Dubech.
Nettoyons le rugby français
Comme disait le sage : « A la fin, tout
arrive... Et voici, )) enfin, les premières lueurs qui
éclairent d'un jour singulier le véritable
visage du rugby français, sur la se lette
depuis si longtemps devant 1 opinion
sportive.Jusqu'à présent, si l'on connaissait sous
le manteau certaines petites histoires qui
établissaient la vénalité, l'absence de
! scrupules et la triste mentalité de quel-
ques-uns de ceux qui ont accepté la mis-
sion de diriger la jeunesse d'une nation,
on ne pouvait en parler au grand jour,
faute de preuves.
Aujourd'hui, le voile est leve;
Les joueurs qui ont planté là les pon-
tifes de la FFR pour passer, avec armes
et bagages, au clan du rugby profession-
nel, n'ont plus aucune raison de se taire.
Ils nous ont parlé. Et cette dissidence,
n'eùt-elle apporté que les sensationnelles
et tristes révélations qui suivent, n'aura
pas été un mal... puisqu'elle permet, par
une incidence inattendue, de rechercher
un bien plus grand : l'honnêteté par la
. franchise.
Les aveux à retardement de Samatan,
de Porra, de Carrère et de Fabre ont une
saveur pimentée, qui ne sera probable-
ment pas du goût de tout le monde. Nous
n'y pouvons rien !
Ces aveux m'ont été faits hier, à l'is-
sue d'un déjeuner qui fut arrangé aus-
sitôt que ces quatre jeunes gens eurent
débarqué du train à la gare d'Orsay pour
répondre à l'appel de Galia, grand maître
de la Rugby League en France.
Samatan m'avait dit : « Nous en avons
assez. Il faut tout dire. Même la vérité ».
Fallait-il penser que cette vérité, encore
une fois, n'était pas bonne à6 dire ? Non.
' L'Auto avait devant lui l'occasion de dé-
; noncer des pratiques qui, si elles remon-
tent parfois à plusieurs années en arrière,
reflètent trop bien la mentalité de diri-
■ geants qui tuaient le rugby avec la plus
dangereuse des inconsciences : celle de
i leur responsabilité vis-à-vis de jeunes
? gens voués au plus délicat, au plus diffi-
f cile des sports.
\ L'Auto devait donc saisir l'occasion qui
| se présentait. C'était un devoir pénible
f de gratter cette crasse. Mais c'était notre
devoir. On a appris, récemment encore,
que le peuple français aimait la franchise
et détestait les dissimulations. Les his-
toires que nous allons soulever aideront —
les premiers instants de colère et de dé-
goût passés — à la rénovation du rugby
que nous aimons.
Bien entendu, la narration des confi-
dences de joueurs du rugby à 13 sur les
agissements de dirigeants du rugby à 15
n'indique pas que L'Auto adopte une po-
litique nouvelle, favorable à l'un ou l'au-
tre jeu. Il n'y a aujourd'hui qu'une af-
; faire 4e mœurs qui vise un but plus gé-
* liéral. Nous l'avons exposée.
Et voici, tirées au fur et à mesure de
mon carnet de notes abondamment garni,
les déclarations qui m'ont été faites par
Samatan, Carrère, Porra et Fabre, sous
leur responsabilité, et que je retrace d'une
manière strictement objective... comme
si, de surcroît, un commentaire était né-
i ■ cessaire !
L'art de devenir professionnel
: est Bob Samatan qui parle :
« En 1927, élève au lycée de Toulouse,
Je jouais au rugby dans l'équipe scolaire.
Je reçus un jour la .visite de M. Annibert,
ï du Stade Toulousain, maintenant grand
f Pontife de la Fédération Français d'Ath-
! létisme, où il dicte les lois de l'amateu-
risme intégral. Et M. Annibert m'expliqua
que le Stade Toulousain me ferait rece-
voir à mes examens, qu'il m'« aiderait »
et que j'aurais un tas d'avantages. Pen-
dant deux ans, je résistai à la tentation.
« Puis M. Furst, du Stade Toulousain
aussi, vint me proposer 200 fr. par mois
pour jouer en équipe seconde. J'acceptai.
Horresco referens !
« L'année suivante, en équipe premiére,
je touchais une mensualité de 800 fr.
« Plus tard, Quillan et Carcassonne
m'offrirent une prime de 20.000 fr. à la
signature et 1.000 fr. par mois. J'hésitais
entre les deux lorsque M. Bastoul, d'Agen
— dont je vous remets une lettre signi-
ficative — m'offrit 25.000 fr. et une « si-
tuation ».
« J'abandonnai mes études. Et je de-
vins professionnel... sous l'égide de cette
bonne FFR.
« Voilà. C'est tout. »
A M. Terré
membre du Conseil de discipline
C'est Carrère qui parle :
« Le jour de la finale du Championnat
de l'UFRA, à, Toulouse, M. Terré — du
Reproduction d'une lettre écrite en 1929 par M. Armand Bastoul, président
du S.U. Agenais, où il annonce que son club fera le sacrifice nécessaire pour .
s'assurer le concours de Samatan. On trouvera plus bas un fac-simile agrandi
.1 du dernier paragraphe de cette lettre.
!
Stade Toulousain et membre, notez-le, de
] actuelle Commission de discipline de la
FFR — m'offrit, ainsi qu'à Gélis, une
Drime à la signature de 15.000 francs et
1.2CG francs par mois.
« J'étais très bien à Narbonne. J'y res-
tai.
« Mais lorsque je voulus changer de
club, plus tard, M. Terré, au nom de la
Commission de discipline, me fit refuser
toute licence ! Et parce que je n'avais
pas accepté l'argent de M. Terré, je n'ai
plus eu le droit de jouer dans une grande
équipe de la FFR.
« Signalez donc aussi que M. Terré.
pendant quatre ans. a « entretenu » Ser-
i vole. capitaine du TOEC. »
M. Bastoul, bis repetita
C'est Porra qui parle :
« J'étais au Football Club de Lyon. Un
jour, Samatan, ici présent, vint me trou-
ver.
« Il avait un argument intéressant :
M. Bastoul lui avait remis dix billets de
mille francs. Et Bob m'expliqua : « Fais
« ta 'valise, prends ces 10.000 francs, je
« t'emmène à Agen. Tu vas jouer au SU
« Agenais. Tu auras 1.500 francs par mois.
« Plus besoin de travailler. C'est la vie
« de château. Vive le sport ! »
« Et j'ai suivi Samatan.
« Dites encore que la FFR a toujours
refusé de me donner la médaille d'inter-
national qu'elle me doit. »
A vous, monsieur R.-M. Rolland
C'est Samatan qui parle : 1
I c Le soir du match France-Irlande 1931,
gagné à. Colombes par la France, Cadenat
va trouver M. Rolland, trésorier de la
FFR : « Croyez-vous, lui dit-il, qu'ils ont
« été épatants, les mômes ! Allons, un
« bon mouvement, faisons-leur faire la
« fête... »
« Et M. Rolland (R.-M.) donna 10.000
francs à Cadenat ! ! !
« Les dix mille francs furent « croûtés »
dans la nuit, à La Coupole. »
Houdet n'a pas voulu
Toujours Samatan :
« En Angleterre, après une victoire
française, la FFR offre 1.000 francs à cha-
cun de nous.
« Seul, Houdet a refusé en disant : « Je
« ne mange pas de ce pain-là. »
« Pour nous autres, mille balles c'est
toujours ça de pris ! »
Les « traîtres » de l'U.F.R.A.
C'est Fabre qui parle :
« Du temps de la sacro-sainte UFRA.
oui monsieur, j'ai joué au Stade Toulou-
sain.
« Je touchais 350 francs par match 1 . .
« Et c'était le temps où l'on croyait que
les Ufraïstes étaient des purs et qu'ils
allaient rénover le rugby français ! »
Histoire de déplacements
C'est Carrère qui parle :
« Ribére, à l'occasion de la tournée de
l'équipe de France au Maroc, demande
l'autorisation de rejoindre ses camarades
en avion.
« Non ! » répond M. Rolland.
« Mais, au milieu du déplacement, à Ca-
sablanca, les joueurs purent voir débar-
quer MM. Rolland et Laurent...
« Impossible de payer pour un joueur...
Mais pour deux dirigeants, bravo ! »
Pas joli non plus...
C'est Samatan qui « remet ça » :
« Après la mort de ce pauvre Michel
Pradier, Agen ne voulait pas jouer la fi-
nale. La. Fédération insiste et promet que
la moitié de la recette serait donnée à la
maman de Michel. Agen accepte de jouer
le match. Mais aucune somme n'a été ver-
sée par la FFR à Mme Pradier.
« Un peu plus tard, on fit un match
Agen contre sélection des Pyrénées. La re-
cette fut remise à Mme Pradier.
« On refit un deuxième match. Toujours
au bénéfice de la maman de notre mal-
heureux camarade. Mais on garda l'argent
... pour offrir un chronomètre en or à cha-
cun des joueurs. »
Robert Perrier.
(Lire la suite paoe 4
en rubrique Rugby)
Le dernier paragraphe de la lettre de M. Armand - Bastoul est un document écrasant que la Commission de dis ci-
ne pourrait utiliser pour sévir contre le président dv. SU Agenais.
Rappelons que, le 6 mars 1931, Henri Desgrange, dans les colonnes de l'Auto, priait la FFR d'enquêter sur les
agissements de M. Bastoul.
Ce paragraphe dit, en substance :
iniXère est resté. Samatan est reparti ! Reviendra-t-il ?? Vu son beau-frère qui est un appui sérieux. Carcassonne
et W Qi iilan sont à 20.000. Nous irons plus loin, s'il le faut, avec situation d'avenir. Le coût d'essais sera un coût de maître !!
S amatan On le voit, par la dernière phrase, M. Bastoul joue les humoristes et parle du coût des essais que devait marquer
par la suite...
ion devoir°nS qU'aujourd'hui il pourra méditer sur ce que lui coûtera cette lettre... pour peu que la FP'R sache faire
(Photo N.Y.T., cliché L'Auto)
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CE SOIR, 21 HEURES, A LA PISCINE DE LA GARE
Taris et Cartonnet animateurs
du classique match Paris - Nord
En relais, Paris doit l'emporter; les Tourquennois, par contre
triompheront en water-polo
La première réunion importante de la
saison 1934 aura lieu ce soir, à 21 h., à la
piscine de la Gare. Elle s'annonce d'autant
plus intéressante qu'elle comporte à
son programme la classique rencontre
Paris-Nord. Au début, les équipes des
deux comités se rencontraient en relais,
250 mètres, cinq nageurs, et en water-polo.
Puis le relais cinq nageurs fut remplacé
par le relais olympique, 800 m. par quatre
nageurs, dans le but de préparer des spé-
cialistes, sur 200 mètres, pour l'équipe de
France.
A ces deux épreuves — relais olympique
et water-polo — fut adjoint, il y a quel-
ques années, un match de water-polo pour
les équipes réserves.
Et cette année, allant toujours plus
avant dans la voie du progrès, le Comité
de Paris a ajouté un match Paris-Tour-
coing scolaires (moins de seize ans) au
match Paris-Nord.
Comme les deux comités possèdent des
spécialistes de valeur, la compétition s'an-
nonce très serrée pour les deux matches
Paris-Nord.
Le Comité de Paris réunira au cours de
cette soirée les meilleurs nageurs pari-
siens et nordistes.
Les recordmen du monde Taris et Car-
tonnet conféreront à l'équipe de Paris un
lustre considérable, ils seront pour une
bonne part dans le grand succès qui
attend les organisateurs.
Taris et Cartonnet, détail à noter, nage-
ront pour la première fois depuis quatre
ans, dans la même équipe. L'appoint de
ces deux champions doit permettre à
l'équipe de relais parisienne de remporter
une nette victoire.
En water-polo, il en sera tout autre-
ment, malgré la classe des deux sélections
de la capitale, les redoutables formations
du Nord doivent s'assurer un avantage
indiscutable.
Une seule fois, l'année dernière, Paris
remporta la victoire en water-polo, mais
Padou était absent; le Nord aura à cœur
de venger cet échec ce soir, d'autant plus
qu'il se présentera au grand complet, tant
en équipe première qu'en équipe seconde,
avec les Padou, Vandeplancke, Lambert,
Cuvelier, etc.
Chez les scolaires, les représentants pa-
risiens peuvent espérer le succès en nage
libre et dans le relais cinq nageurs. Par
contre, en brasse et en dos, ainsi que dans
le « trois nages », les jeunes Tourquennois
paraissent plus aptes à triompher.
(Lire la suite pacte 5
en rubrique Natation)
HIER SOIR, A LA SALLE WAGRAM
Populo a battu Johny Peeters
aux points
Obie Walker a battu Griselle
par abandon au 8e round
j (Lire le compte rendu en rt'br. Pore, page S)
LE SPORT ET LA FEMME
Les joueuses de hockey
de France et de Belgique
s'affronteront cet après-midi
au stade Jean-Bouin
La rencontre aura lieu en lever
de rideau du match de rugby
Succédant à une semaine d'intervalle 1
au match France-Belgique du sexe fort
— ou supposé tel ! — la traditionnelle
rencontre entre les joueuses de hockpy
des deux mêmes nations aura lieu cet
après-midi, à 13 h. 30, au stade Jean-
Bouin.
Allons-nous assister, après les exploits
de nos joueurs, à un « doublé » victo-
rieux de la part de l'équipe féminine de
Fiance ? C'est peut-être possible, car
celle-ci est ardente et l'a déjà prouvé.
Cependant, il n'y aura plus, cet après-
midi, dans ses rangs, la rapide et coura-
geuse Marie-Louise Pattin, laquelle il y
a deux ans fit, par ses efforts triompher
la France dans ce match classique.
Nos couleurs n'en seront pas moins
bien défendues, cette fois encore. L'équipe
de France comprend des joueuses d'expé-
rience et surtout une bonne défense.
Composée exclusivement de joueuses du
Racing et du Stade Français, elle est
très homogène.
(Lire ln suite page t
en rubrinue Le Sport et la Femme)
La culture physique quotidienne
... voilà l'Eau de Jouvence.
Allô ! Allô !
champion de lutte Petersen. le
£ boxeur Molina, le populaire Pcr-
chicot ont donné, ces derniers soirs, le
départ de la dernière course de' chacune
des épreuves de la Coupe de France de
bicyclettes sur home-trainer, qui conti-
nueront à se disputer jusqu'au 4 mars,
au Bal du Moulin-Rouge, en soirée.
« Une chanson ! Une chanson ! » hur-
lèrent les spectateurs en reconnaissant j
le populaire Perchicot. Mais, déjà, tour-
naient les aiguilles et les amis de la
« petite reine » n'avaient plus d'yeux
que pour l'immense cadran et les efforts
de Michard et de Faucheux.
^e boyau
S BERGOUGNAN
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curité ; songez à Celle des automobi-
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vards. Prix modérés.
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LES GRANDS MATCHES DU FOOTBALL FRANÇAIS
Pour les quarts de finale de la Coupe de France
demain à Saint Etienne
F.C. SÈTE contre AMIENS A.C.
LES ÉQUIPES
y.C. Sète. - But : Llense; arrières : Hil-
lier et Capelle ou Gases; demis : Gabril-
laigues, Bukovi et Dupont; avants : MOll-
sallier, Beck, Luckacs, Cros et Benonna.
Arbitre : M. Capdeville, de la Ligue
. L'Amiens AC à qui il y a quelques mois
on eût refusé le droit, de prétendre figÜ. |
rer parmi les clubs susceptibles d'être
qualifiés pour les dernières Journées de
lu, Coupe de France, aura demain le re-
doutable honneur de rencontrer un des
grands favoris de l'épreuve, le Football
Club de Sète. Celui-ci est, considéré
comme devant battre sûrement le club
picard. On n'admet pas aussi bien dans
le Sud-Est que dans le Nord ou à Paris
que l'Amiens AC médiocrement classé
dans le groupe Nord de deuxième division
puisse bouter dehors un des « leaders»
de la première division, habituel concur-
' rent des grandes journées de la Coupe
de France qu'il affectionne particulière-
(Photo Baudelaire, cliche L'Auto)
Bech, inter droit du FC Sète et, n1l
ment. Et seuls les plus chauds suppor-
ters amiénois conservent dans un coin
■ de leur coeur une petite lueur d'espérance
dans l'issue du match. Il est de fait que
la comparaison des « noms » et des perfor-
mances réalisées au cours de la saison
parle fort en faveur du FC Sète. Mais
l'équipe actuelle de l'Amiens AC ne res-
semble en aucune façon à celle qui
accumula. les défaites dans la première
partie de la saison. Après plusieurs mois
d~ tâtonnements et d'errements, elle
trouva sa forme définitive, et aussitôt
elle partit à la conquête d'une série de
victoires qui l'imposèrent à .l'attention.
Et pour nous, l'équipe amiénoise est l'out-
sider des quarts de finale de la Coupe.
Cependant des bruits pessimistes cirexi-
lent dans l'entourage du club picard. La
présence de Talleyrack, demain à Saint-
Etienne, n'est pas certaine. Le demi
centre de l'AAC n'était pas, il y a quel-
ques jours, complètement rétabli d'un
coup reçu, et jeudi, à l'entralnement, il
Amiens A.C. — But : Elsner ; arrières :
Balavoine et Niko; demis : Chantrel, Tal-
leyrack et Hawlick; avants : Saint-Georges,
Of.enne. Taisne, Illiet et Saint-Georges.
.tu Sud-Ouest.
souffrait encore et peinait en jouant.
Son absence serait un gros handicap pour
son équipe, qui dans ce cas ferait jouer
Chantrel ou Hawlick au centre de la.
ligne de demis qui serait'complétée par,
Blot, mais il faut espérer que Talleyrack
pourra tenir son poste demain à Saint-,
Etienne.
Le FC Sète se présentera confiant et
assuré devant Amiens, et logiquement il.
e:¡r, normal qu'il en soit ainsi. Sète, pos-
sède présentement une formation bril- :
lanle, régulière dans ses performances,
solidement constituée, en un mot digne
de sa réputation.
Au FC Sète on pratique avec foi le
culte de la Coupe de France. Toute une
saison les dirigeants sétois pensent à la
Ccupe, qu'ils préparent avec une extrême
attention, et ils ne ménagent aucun soin,
même le plus minime. pour atteindre le
but qu'ils se sont fixé' : que le FC Sète
soi vainqueur de la Coupe de France.
L'enthousiasme, la jeunesse. le cran, le
désir de vaincre des joueurs amiénois
pourront.-ils contrebalancer la supériorité
technique et tactique des footballeurs
sétois. L'efficacité d'un Beck et d'un
Luckacs, la calme sûreté et l'aisance d'un
Bukovi et la défense intraitable d'un
imiter et d'un Llense seront-elles en par-
tie annihilées par la fougue des frères
Saint-Georges, le travail appliqué de Tal-
leyrack. l'habileté de Hawlick et la ru-
desse de Niko ? Nous ne le pensons pas.
Le FC Sète doit vaincre l'Amiens AC,
mals il ne doit pas penser qu'il est à;
l'abri de toute surprise. —
(Lire la suite page 4
en rubrique Football)
BOXE
Ce soir, à Nice
Georges Leperson
mettra son titre en jeu
contre Augier
Peur une fois, Georges Leperson, cham-
pion de France des poids plume, s'est dé-
ridé à quitter sa forêt normande pour la,
Côte d'Azur.
Leperson est à Nice et, ce soir, au F».-
lais des Sports, il mettra son titre en. Jeu
contre Augier.
Les deux adversaires se sont déjà ren- -
contrés au Havre, la saison dernière et
Leperson remporta la victoire aux points
de justesse. Aujourd'hui, Augier aura.
l'avantage de combattre devant ses "om*
patriotes; mais nous ne croyons pas yYil
puisse avoir une chance de ravir au lia-
vrais son titre national des poids plume-
Cependant, ce match ne manquera pae
d'intérêt et la réunion qu'organise notre
confrère Le Petit Niçois mérite d'obtenir
un bon succès.
CE SOIR, AU PALAIS DES SPORTS
Paris=Dynamite contre Rangers
pour la Coupe de Paris
La plus forte équipe de hockeyeurs parisiens ayant été constituée
jusqu'à ce jour (Besson, Ramsay, Giddens, Bates, Cadorette, Draper
Morin, Renard) pourrait réussir à éliminer l'équipe des Etats-Unis
Les exhibitions et le « ballet » des sœurs Elsie et Rona et du sculptural Helmut Rolle
A 20 h. 45 : Volants Il contre A.C. Citroën
Le coup d'épaule
Il faut s'entendre sur ce qu'on appelle
en hockey sur glace le « jeu scientifique ».
L'abondance des échanges et des rico-
chets du palet, la variété du « patinage »,
la subtile fantaisie des évolutions ne
sont pas tout le « beau jeu ». Il ne faut
pas se lasser de le répéter, car trop de
. Les sœurs Elsie et Rona Smnh, qui exécuteront
un ballet avec Helmut Rolle
~ Le plus puissant tandem parisien ;
Lou Bâtes et Besson
joueurs l'ignorent / moins pourtant que
de dirigeant-s. ' iii'
Ce hockey-là, c'est du hockey de porce-
laine un joli jeu de petits marquis, le
paradis des gringalets et des sportifs de
salon, l'élucubration des « esthètes » et
des « théoriciens » impénitents.
Le véritable hockey sur glace ne tire
pas seulement profit de ce que le patin
confère de vitesse à l athlète qui l'a
chaussé. Le bénéfice de la collaboration
d!i, muscle et de la glace est d abord
vitesse • il est aussi puissance. La
« passe » et le « coup cl,'épatile », tels sont
les deux principes du vrai hockey scien-
tifique.
t
Qu'on ne crie pas au « provocateur », ,
au fauteur de troubles et de bagarres J... ]
LI) règlement du hockey sur ' glace porte i
en noir sur blanc que le t choc de corps » i
est autorisé. (Le coup d'épaule bien pro-
pre et pas le coup de crosse et le.'coup de
genou!) L'enseignement des grands ma-
nagers du Canada le prescrit comme un
« devoir ». ,
C'est précisément à cela que devront
penser ce soir nos Rates et nos Besson
s'ils veulent remporter la plus magni-
f1que victoire qu'une équipe parisienne
puisse inscrire à son actif : « Que Besson
et Bates « bloquent » énergiquetneni,
nous disait hier Giddens, et notre vic-
toire est sûre. Nous sommes armés pour
l'attaque. »
Nous n'attendons pas des Dynamiteurs
de Paris ce vain étalage d'habileté qui
valut à leurs prédécesseurs de France et
d'Angleterre une défaite par ottawa. Que
nos Ramsay, Cadorette, Renard, Draper,
donnent « au figuré » à l'avant ce qu'à
l'arrière on attend, « au propre » dtl Bfte.!
4t "II BM
, qui porte au sommet de la grande
épreuve les couleurs de Paris, qui bous-
i eu le nos cœurs et tasse éclater notre en-
i housiasme ! —
R. S.
La grande Semaine
C'est ce soir, au Palais des Sports, que
s'ouvre la et Grande Semaine » de hockey
sur glace pour la Coupe de Paris. La pre-
mière demi-finale opposera les Rangers,
ex-champlons du monde, à Paris-Dyna-
mite, qui est bien la plus forte équipe
que l'on ait mise sur pied jusqu'à ce jour
potii défendre les couleurs de Paris. Tou-
tes les premières vedettes parisiennes y
tigui eut.
Au cours du gala de ce soir, trois gran-
des exhibitions seront exécutées : l'une,
par Helmut Rolle, champion allemtuui ;
l'3utre par les charmantes sœurs Elsie et;
Rona: enfin, un ballet, exécuté par cea
trois patineurs.
(Lirt la .111't, 1'11/1' »
en ntbrig'u* Sports CW Qlact et 44 Naîgoj
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