Titre : L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1934-01-09
Contributeur : Desgrange, Henri (1865-1940). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327071375
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 09 janvier 1934 09 janvier 1934
Description : 1934/01/09 (A35,N12078). 1934/01/09 (A35,N12078).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k46343559
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-248
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/01/2017
L'Auto
'
10, Rue du Faubourg-Montmartre, Paris
Téléph. : Taitbout 88-40 et la suite
Lignes réservées aux Petites Annonces :
Taitbout 88-50 — 88-51 88-52
Adresse Télégraphique : VÉLAUTO-PARIS
DEUX FILS SPÉCIAUX
DIRECTION:
Henri DESGRANGE, fondateur
Mauriceet jacques GODDET
AUTOMOBILE, MOTOCYCLE AÉRONAUTIQUE, CYCLISME, BOXE, ATHLÉTISME, FOOTBALL, RUGBY, SPORTS D'HIVER ET TOUS AUTRES
35e Année — N° 12.078 — Quotidien
Mardi 9 Janvier 1934
T e • ABONNEMENTS < ■ .
3 mois 6 mois 1 an
Seine et Seine-et-Oise. T....v 21 fr. 42 fr. 80 fr.
Départements et Colonies... 22 fr. 43 fr. 82 fr.
Belgique (francs belges) 130 fr.
S Union postale.... 35 fr. 70 fr. 140 fr.
Étranger | Autres BQ fr. 100 fr. 200 fr.
On s'abonne dans tous les bureaux de poste
Compte chèques postaux 1154-58
(Photo N.Y.T., cliché L'Auto)
. Michel Détroyat et sa jeune épouse pendant la cérémonie religieuse
D'UN JOUR A L'AUTRE
La question de l'hiver
F# on a parfaitement raison
jftSS; de remettre sur le tapis la
1 question de savoir si, pour
T xSrW un athlète, il doit y avoir,
\éms? dans l'année une saison, je
v£~ ' ne dis pas : de repos, mais
»u,<> exactement, de noit-co?ll pétition. ■'
f je crois qu'il faut, comme dit l autre,
Marier les 1 Questions : ; . "
ffpt d'abord et avant tout , la question
pI/est pas du tout. lu même pour un ama-
teur auepaur un professionnel. ,
f L'aviateur doit avoir en vue le meilleur
tkdevient de lui-même en vue d'un eve-
miment dilué, sur une période de temps
t«lus du moins longue et qui est, en
«rincipe, le Championnat. Imaginez qu il
fnnsacre le premier trimestre de l'année
une culture générale de- son corps, le
second trimestre à la spécialisation du
ïstiort Qu'il pratique et le troisième tri-
'zLstre à utiliser la forme enfin acquise
■if vùe (Le. gagner Je Championnat ; on
conçoit très bien que la simple logique
il- conduira à se reposer pendant le
ffwtrième trimestre, ce qui, ne veut pas
(jjre ; à demeurer inactif au point de vue
Musculaire.
professionnel ne petit pas voir les
tkoses sous le même angle que l'amateur.
-,&En e//et, il possède dans ses jambes,
Mans ses poumons ou dans ses bras une
machine à faire fortune et l'on conce-
vrait déjà tnalaisément, qu'il condamndt
■cette machine à ne rien rapporter pen-
liant, par exemple, un quart de l'année.
jtfçue dis-je ? -un quart de l'année; il
ifaudrait y ajouter le temps de la réadap-
tation et celui de l'entraînement, Le pro-
fessionnel doit donc, en principe, être
hujours prêt à gagner de l'argent.
"Il n'y a plus, en 'dehors de cet aspect
général de la question, que des cas 'd'es-
pèces.
& Est-ce-que vous croyez que le candidat
ft- l'embonpoint doit cesser tout travail
tfnuscûlàire en hiver et prendre ainsi
tiins l'inaction,' phySiqp-Vdix kilos qu'il
evra reperdre au printemps ? Non! non!
cet apprenti obèse est condamné aux tra-
vaux forcés toute l'année et teint qu'il
jpfétendra vivre du sport.
"Mais voici son antithèse 1 C'est l'ap-
prenti squelette. Il n'a que la peau sur
I-is 08, Au repos trois mois, l'apprenti
squelette, et, encore, quatre et cinq mois
de repos vaudraient mieux que trois. Re-
| pÔ3 complet, bien entendu.
que fera l'intermédiaire entre ces
ijeux hyper et hypo' ? Mais ce que vous
§ries à sa place. Il passera l'hiver dans
ên travail léger qui pourra même n'être
I* ijêprésenté que par les quelques épreuves
bibliques qu'il disputera.
N'est-ce pas le bon sens lui-même qui
L veut que chacun se plie au traitement
' ijsdtqMë par sa propre nature ?
Henri DESGRANGE.
Après l'Italie, la Tchécoslovaquie
ne veut plus différencier ses
joueurs de football en profession-
nels et en amateurs.
Si l'on pouvait, par ce système,
supprimer les amateurs marrons,
la proposition ne serait pas à dé-
daigner.
GRANDE FETE AU VILLAGE...
Dans un village du Nord
les noces magnifiques
de Michel Détroyat
ont été célébrées hier
L'épilogue d'une belle histoire
- (De notre envoyé spécial)
Jadis, au bon vieux temps,
L'heureux Colas et sa Rosine
Parooiént tous deux bien simplement
Dans la berline.
x
Mais maintenant tout change,
Voyez Fanny, voyez Michel,
Quand ils s'en vont, c'est dans le ciel,
Comme l'Archange.
. i • • • • • •
... Il n'a manqué qu'un peu de clarté
dans le ciel pour que tombât juste le
poète bon enfant qui composa ce char-
mant épithalame de Michel Détroyat et
de Fanny Barrois dont le mariage a été
célébré hier en grande pompe à Wavrin,
petit village aux portes de Lille, théâtre
de cet épilogue d'une des plus délicieuses
histoires d'amour du siècle moderne.
Mais le ciel a boudé. Le brouillard qui
était arrivé dès l'aube dans la région,
répandant ses nappes ouatinées au-dessus
des champs, n'a pas voulu céder la place.
Avec la complicité de lourds nuages qui
grimaçaient leur ironie au ras des toits
rouges, il a fait triomphalement obstruc-
tion au soleil. Et l'avion de Michel, vexé,
a dû rester au hangar...
On connaît l'aventure. Un jour, après
avoir caracolé dans l'azur, Michel Dé-
troyat — qui joue à pile ou face avec
les nuages — se pose sur un petit aéro-
drome. Une jeune fille est là toute rose,
toute blonde... Et devant cet homme des-
cendu du ciel — comme dans les contes
de la Dame Blanche — là blonde enfant
sent battre son cœur, fort, très fort.
Michel a encore dans les yeux l'éclat
du soleil qu'il courtise chaque jour dans
l'espace. Et lui aussi, devant cette déli-
cate apparition de fraîcheur et de beauté,
comprend qu'il ne trouvera jamais plus
ailleurs tant de joie pour compenser sur
terre l'ivresse divine qu'il connaît dans
les airs.
Et il s'approche d'elle... avec du bonheur
dans ses deux mains tendues.
Robert Perrler.
(Lire la l'tâte page 2
en rubrique A éro-nautique)
ON ANNONCE QUE...
M. Adolphe Chéron, sous-secrétaire j
d'Etat de l'Education Physique, visitera
officiellement, aujourd'hui, l'Ecole Nor-
male d'Education Physique de la rue La-
cretelle.
Le ministre sera reçu, à 14 heures, par
M. Chailley-Bert, directeur de l'Ecole Nor-
male.
x'
Le bureau du COF se réunit ce matin.
A 'l'ordre du jour étude du budget pour
les Jeux de Berlin et répartition des
100.000 fr. déjà mis à la disposition du
Comité par le sous-secrétaire d'Etat de
l'Education Physique.
(Photo NYT, cliché L'Auto.)
ILES QUILLES SONT TOMBEES ? (Photo NYT, cliché L'Auto.)
Prs du match joué dimanche à Buffalo par les équipes cte Rouen et d'Alès, les chutes
rent nombreuses par suite du terrain glissant. Ci-d€ssMa : Weinhardt a plonge pour
arrêter le ballon ; un avant alésien et l'arrière rouennais Hauchecorne
sont tombés avec le portier. normand.
AUTOMOBILE
M. Ettore Bugatti
a arrêté son « plan »
pour l'année 1934
. M. Ettore Bugatti qui, avec une inlas-
sable activité et avec ses seules ressources,
défend depuis plusieurs années les cou-
leurs de l'industrie française, a fixé défi-
nitivement son « plan de campagne »
pour l'année 1934.
Son équipe aura — ainsi que l'Auto l'a
annoncé il y a plusieurs jours — l'ancien
champion du monde Robert Benoist j
comme chef de file. A Benoist, M. Bu-
gatti a confié également la direction com-
merciale de sa succursale parisienne, ave-
nue Montaigne. L'équipe comprendra,
outre René Dreyfus, Jean-Pierre Wimille
et Divo, le coureur italien Antonio Bri-
vio qui, jusqu'à l'année dernière, appar-
tenait à la Senderia Ferrari.
Actuellement, trois 2 lit. 800 sont prêtes
et M. Bugatti a l'intention d'en construire
une douzaine. Cette année le construc-
teur de Molsheim a le désir de participer
à de nombreuses courses.
Ce' sont là les principaux points du
programme que M. Bugatti s'est tracé ;
nous, devons nous en réjouir.
Rappelons que toutes communications
concernant le journal devront être adressées
à M. le Directeur de l'Auto.
(Photo N.Y.T., cliché L'Auto)
- Une phase du match fSxr.elsior-Hayànoe, •
disputé hier, à Strasbourg. Pnyne,.
de l'Excelsior, vient demoT'aufT de marquer
. , sur penalty.
DE LA PISTE AU COMPTOIR
" Toto " Grassin
s'est entraîné
derrière son " zinc "
235, Fàubourg-Saint-Honoré, près de la
place des Ternes. A peine avons-nous
poussé la porte du « Çafé de l'Etoile des
Ternes » que l'animation du comptoir
nous surprend...
« Un demi... un... ici, un crème.
— Attendez une seconde... laissez-moi
le temps de m'habituer », répond au
garçon « Toto » Grassin, qui s'affaire
derrière le comptoir de son café.
Oui, parfaitement, vous avez bien lu
de « son » café, car Robert Grassin a
fait son apprentissage de patron. Et,
le 20 janvier, vous pourrez le voir « dans
la limonade jusqu'au cou » prendre son
rôle très au sérieux.
Déjà, avec empressement, il vient au-
devant de nous et nous installe :
« Garçon, voyez ces messieurs... Que
prenez-vous ?... »
Ça y est ; « Toto » s'est adapté et Il
colle très bien au nouveau rouleau.
Mais, vous le connaissez, il ne peut
rester une minute en place et c'est le
tour du propriétaire qui commence. ]
« Là, je vais mettre des fleurs, ici un
pick-up... poser un plancher à la terrasse
et la chauffer avec des braseros... On
mangera à toute heure, car je resterai
ouvert jusqu'à trois heures du matin.
— Mais, vous n'allez pas ' veiller,
« Toto », j'espère ?
— Non, pensez-vous. C'est madame
Grassin qui sera à la caisse ainsi que
ma belle-sœur. Quant à moi, je serai là.
jusqu'à neuf heures du soir, puis j'irai
me coucher, car nous avons l'apparte-
ment derrière le café, là,' dans la maison.
— Vous ne craignez pas que cela vous
fatigue ?
— Non, pas du tout, car je ne peux
guère remuer plus que je le fais en ce
moment... et puis je jouerai aux cartes
ou je causerai avec les uns et les autres,
en étant assis... Je ne changerai d'ail-
leurs rien du tout à la façon de m'en-
traîner et je continuerai comme par le
passé. Au contraire, je vais redoubler
d'efforts, car mieux et plus longtemps
{ je courrai, plus j'aurai de publicité
\ ici pour mon café.
i — Votre café sera le rendez-vous des
\ sportifs ?...
! — Oui et je ferai l'impossible pour
qu'ils soient tous ici comme chez eux.
Je vais, à leur Intention, faire installer
un garage de bicyclettes...
— Et tout cela à partir de quand ?
— Du 20 janvier exactement. Et j'of-
frirai, le jour de l'ouverture, de belles
primes à tous les consommateurs. D'au-
tre part, plusieurs grands champions se-
ront là ce jour-là et donneront des pri-
mes eux-mêmes.
— Et comment allez-vous appeler le
café ?
: — Mais « Chez Toto Grassin »,
voyons 1 »
I Nous aurions dû le penser. —
AVIATION
L'escadre Vuillemin
quittera Lyon à midi
à destination d'Etampes
Lyon, 8 janvier. — Le programme de la
réception de l'escadre Vuillemin s'est dé- I
roulé comme prévu. Les aviateurs furent
reçus à 12 h. 30 par M. Herriot, à l'hôtel
de ville. Un très nombreux public, massé
aux abords du Palais municipal, fit une
ovation aux courageux aviateurs.
Un banquet présidé par M. Herriot réu-
nissait ensuite les membres de la croi-
sière dans les salons de l'hôtel de ville.
De nombreuses personnalités lyonnaises
assistaient au repas. Au dessert, M. Her-
riot prit la parole et excusa M. Villey,
préfet du Rhône et le général Dosse, gou-
verneur militaire, frappés tous deux par
des deuils récents. Il félicita le général
Vuillemin et tous ses compagnons pour
le bel exploit accompli. Le général répon-
dit aimablement, remercia les Lyonnais
de leur chaleureux accueil et fit un bref
récit du raid et de ses préparatifs. —
Vieux.
x
Aujourd'hui, les 28 équipages, après avoir
déjeuné, à 11 heures, au mess. des offi-
ciers de la base aérienne de Lyon-Bron(,
décolleront à midi pour se rendre a Etam-
pes, où ils arriveront vers 14 h. 30.
Aucune manifestation officielle n'est
prévue, à l'arrivée des aviateurs, sur le
terrain de Mondésir, puisque c'est le
15 janvier qu'aura lieu la réception au
Bourget, après le survol de la capitale.
(Photo N.Y.T., cliché L'Auto)
L'a rm triée F'r,-Fncps Marsalis, qui vient de
battre, en compagnie de Helen Richey. le
record du monde d'end.urance avec ravitaille-
ment en vol.
(Photo NYT, cliché L'Auto.)
AU CAFE « CHEZ « TOTO » GRASSIN » (Photo NYT, cliché L'Auto.)
A gauchb : Tandis que Mme Grassin tient la caisse,' « Toto » Grassin trinque avec un des garçons. Le patron est un chic' tJ)pe.
A droite : Il faut bien s'intéresser aux joueurs de cartes, et « Toto » marque les coups.
AU BOURGET
Tous les pilotes demandent
la construction rapide
d'un deuxième « gonio »
Les chefs d'exploitation
des Compagnies aériennes
font confiance au ministre
Il suffit de questionner quelques pilotes
pour être édifié : un deuxième « gonio »
est absolument nécessaire au Bourget. Le
ministre de l'Air, lui-même, partant vers
Prague un matin du mois dernier, par
visibilité nulle, a pu juger sur place com-
bien il était difficile d'atterrir au Bourget
par temps bouché.
C'est à ce moment, d'ailleurs, qu'il dé-
cida d'activer l'étude du déplacement du
gonio actuel, puis ensuite la construction
pure et simple d'un deuxième gonio.
Un avis autorisé
M. Girardot, commandant de l'aéroport
du Bourget, nous a développé quelques
points techniques de la question :
« Le gonio de La Rosière, a-t-il déclaré,
est manifestement mal placé. D'ailleurs,
le ministre ne l'ignore pas et le problème
de la construction d'un autre gonio est
sur le point d'être résolu.
(Lire la 811ite page i
1 ~ en rubrique A éronautiq ue)
Allô ! Allô !
1ft n ruban rouge vient de récompenser
une ancienne sociétaire de la Co-
niédie-Française, remarquable professeur
au Conservatoire, Mlle R. du Minil.
Au début du sport aérien, Mlle R. du
Minil habitait une charmante petite mai-
son à Passy, en face d'un vaste terrain
où fut installé un ballon captif. Et, bien
souvent, lorsque le temps était beau, la
jeune et charmante comédienne, accom-
pagnée de sa mère, traversait la rue et
venait s'initier aux manœuvres et aux
joies du plus léger que l'air...
33a promotion du ministère de l'Air
' n'a pas encore paru à l'Officiel.
Ce n'est point qu'elle ait été rédigée
en retard... mais, pendant ciuatre jours,
le document fut égaré dan, l'immense
building de la rue Saint-Didier.
Heureusement, on le retrouva à la
fin de la semaine dernière ; la promo-
tion prit alors le chemin de la Grande
Chancellerie...
Le Téléphoniste.
BILANS
Les Jeux Olympiques
ceux de- 1932 mis à part
ont laissé de gros déficits
Les derniers Jeux ont cependant laissé
un souvenir précis : les stades
construits pour, les manifestations
On note dans les milieux olympiques
français une tendance à faire payer une
partie des frais de participation des Na-
tions aux Jeux Olympiques au pays orga-
nisateur desdits Jeux. On estime, en effet
que le pays qui reçoit est avantagé, finan-
cièrement parlant, et qu'en conséquence
il lui incombe d'aider les autres.
Cette prétention est-elle justifiée ? Sans
nous prononcer, voyons ce que disent les
chiffres.
Débuts catastrophiques
Les Jeux d'Athènes, en 1896, ont laissé
à la Grèce un déficit considérable. Ils
ne purent avoir lieu, d'ailleurs, que grâce
à l'intervention d'un mécène hellénique
qui prit à sa charge les frais de « recons-
truction » du Stade Antique.
Ceux de Paris, en 1900, laissèrent éga-
lement un trou dans la caisse, mais ce
trou fut comblé en faisant figurer le défi-
cit des Jeux dans celui de l'Exposition
Universelle... C'est l'Etat qui en fit les
frais.
(Lire les détails page 4
e71 rubrique Sports Athlétiques)
(Photo N.Y.T., cliché L'Auto)
La réception du général Vuillemin à l'aérodrome de Bron
HIER SOIR, AU PALAIS DES SPORTS
Dan Koloff, Deglane et Rigoulot
ont battu leurs adversaires
Michot vainqueur de Kruskamp par disqualification
lia lutte, a retrouvé sa splendeur passée.
Hier soir, encore, une foule immense
avait envahi, dès l'ouverture des portes,
l'établissement du boulevard de Grenelle.
Il est vrai que Deglarie.'Dan Koloff, Char-
les Rigoulot, Stève Savage et d'autres
As du « catch as catch can » figuraient
au programme.
Ainsi que nous l'avions prévu, Dan
Koloff triompha de Stève Savage. mais
ce ne fut pas sans difficulté, car il ga-
gna la première manche, perdit la deu-
xième et s'assura la belle.
. Henri Deglane confirma son précédent
succès sur Charlie Santen, après un
combat qui mit en valeur les deux ad-
versaires.
Bien que battu, le jeune Américain a
droit à des compliments pour sa belle
tenue sur le ring.
Charles Rigoulot, qui devient un bril-
lant catcheur, porta une troisième vic-
toire à son palmarès en se défaisant de
Sailor Arnold, champion de la Marine
américaine, sans avoir eu besoin de s'em-
ployer à fond.
Le recordman du monde de force voit
le plus bel avenir s'ouvrir devant lui.
La rentrée de René Michot fut excel-
lente. Il se montra supérieur à Hardy
Kruskamp, son adversaire.
. Le Canadien Perron fut aussi vain-
queur. Il infligea une défaite très nette
au Français Druelle.
L'arbitrage de MM. Valfort et Rouma-
geon fut parfait.
(Lire les détails page 4
en rubrique Lutte)
TENNIS
Les commissaires-priseurs
prisent... le tennis !
D'ailleurs ce sport
est particulièrement répandu
. parmi les professions libérales
Un lecteur nous
signale la propen-
sion naturelle que
semblent éprouver
les commissaires -
priseurs pour le
tennis... Cherchons
un peu... Le grand
as de la profession,
Jie pxlnr.-P, „ du ^max-..
teau d'ivoire, le re-
gretté M* Lair - Du-
breuil était un fer-
vent tennisman. Son
successeur, M* Mau-
rice Ader était classé à 5/6, rang fort
honorable en deuxième série ; il disparut
prématurément au printemps dernier.
Un ancien secrétaire de M' Lair-Du-
breuil, Bernard Dillée, est également
classé à 5/6 : il s'entraîne fort assidû-
ment au T.C.P. et prend part à de nom-
breux tournois. Entre temps, il est expert
à l'Hôtel des Ventes.
(Lire la suite page 5
en rubrique Tennis)
I
La Fédération Française de
Rugby ne peut pénaliser un club
pour une faute qu'il n'a pas com-
mise.
Actuellement, la F.F.R. punit le
Paris Université Club... parce que
la Ville de Paris a accordé le
Stade Pershing aux organisateurs
. du match de rugby professionnel
à 13 : Angleterre-Australie.
On ne peut commettre une plus
grande injustice!
LES CONTES DE « L'AUTO »
POURSUITE
Par Robert DIEUDONNE
Maximilien passait sa large patte sur
les deux boyaux durcis, l'un après l'au-
tre, en faisant tourner les roues. Une
excroissance infime appela son atten-
tion î-plus-soigneusamexLt^qu'une. fg£nttie
s'inquiète devant son miroir d'un petit
bouton imperceptible, Maximilien gratta
le caoutchouc de son ongle noir, puis,
rassuré, la machine plus légère qu'un
jouet d'enfant sous le bras, il alla la
poser sur la ligne du départ.
Maximilien est un homme grand et
large dont la figure poupine voudrait
paraître plus sévère ; mais, même quand
il fronce les sourcils, au-dessus de ses
veux en boule d'un bleu humide, la
bouche fendue dément sa feinte rigueur.
Il aime son homme, un petit coureur
tout rond, qui, lorsqu'il fait un effort,
n'est plus qu'une boule prolongée de
deux bielles grasses d'embrocation, qui
tournent.
Maximilien pourrait porter Jeannot
sous son bras comme il portait la ma-
chine. Il pense à la force cachée dans
ce corps réduit et à l'injustice dont il
est victime, lui, avec ses paquets de
muscles, puisqu'au temps où il tournait
sur le bois, il ne put jamais gagner une
prime dans une course de primes. Sa
vocation était sans doute d'être soi-
gneur, puisque sa force et sa corpu-
lence semblent protéger le petit cham-
pion qui s'en fie à lui.
Jeannot va disputer une course-pour-
(Cliché L'Auto).
LE MATCH DE FOOTBALL FC MULHOUSE - STADE ENGHIEN-ERMONT
A Troyes. le Stade Enghien-Ennont a opposé une magnifique résistance à l'équipe
professionnelle et ne fut battue que par 3 buts à 2. Voici un arrière parisien
dégageant vigoureusement.
CINÉ — RED — ACTUALITÉS
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Mauriceet jacques GODDET
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La question de l'hiver
F# on a parfaitement raison
jftSS; de remettre sur le tapis la
1 question de savoir si, pour
T xSrW un athlète, il doit y avoir,
\éms? dans l'année une saison, je
v£~ ' ne dis pas : de repos, mais
»u,<> exactement, de noit-co?ll pétition. ■'
f je crois qu'il faut, comme dit l autre,
Marier les 1 Questions : ; . "
ffpt d'abord et avant tout , la question
pI/est pas du tout. lu même pour un ama-
teur auepaur un professionnel. ,
f L'aviateur doit avoir en vue le meilleur
tkdevient de lui-même en vue d'un eve-
miment dilué, sur une période de temps
t«lus du moins longue et qui est, en
«rincipe, le Championnat. Imaginez qu il
fnnsacre le premier trimestre de l'année
une culture générale de- son corps, le
second trimestre à la spécialisation du
ïstiort Qu'il pratique et le troisième tri-
'zLstre à utiliser la forme enfin acquise
■if vùe (Le. gagner Je Championnat ; on
conçoit très bien que la simple logique
il- conduira à se reposer pendant le
ffwtrième trimestre, ce qui, ne veut pas
(jjre ; à demeurer inactif au point de vue
Musculaire.
professionnel ne petit pas voir les
tkoses sous le même angle que l'amateur.
-,&En e//et, il possède dans ses jambes,
Mans ses poumons ou dans ses bras une
machine à faire fortune et l'on conce-
vrait déjà tnalaisément, qu'il condamndt
■cette machine à ne rien rapporter pen-
liant, par exemple, un quart de l'année.
jtfçue dis-je ? -un quart de l'année; il
ifaudrait y ajouter le temps de la réadap-
tation et celui de l'entraînement, Le pro-
fessionnel doit donc, en principe, être
hujours prêt à gagner de l'argent.
"Il n'y a plus, en 'dehors de cet aspect
général de la question, que des cas 'd'es-
pèces.
& Est-ce-que vous croyez que le candidat
ft- l'embonpoint doit cesser tout travail
tfnuscûlàire en hiver et prendre ainsi
tiins l'inaction,' phySiqp-Vdix kilos qu'il
evra reperdre au printemps ? Non! non!
cet apprenti obèse est condamné aux tra-
vaux forcés toute l'année et teint qu'il
jpfétendra vivre du sport.
"Mais voici son antithèse 1 C'est l'ap-
prenti squelette. Il n'a que la peau sur
I-is 08, Au repos trois mois, l'apprenti
squelette, et, encore, quatre et cinq mois
de repos vaudraient mieux que trois. Re-
| pÔ3 complet, bien entendu.
que fera l'intermédiaire entre ces
ijeux hyper et hypo' ? Mais ce que vous
§ries à sa place. Il passera l'hiver dans
ên travail léger qui pourra même n'être
I* ijêprésenté que par les quelques épreuves
bibliques qu'il disputera.
N'est-ce pas le bon sens lui-même qui
L veut que chacun se plie au traitement
' ijsdtqMë par sa propre nature ?
Henri DESGRANGE.
Après l'Italie, la Tchécoslovaquie
ne veut plus différencier ses
joueurs de football en profession-
nels et en amateurs.
Si l'on pouvait, par ce système,
supprimer les amateurs marrons,
la proposition ne serait pas à dé-
daigner.
GRANDE FETE AU VILLAGE...
Dans un village du Nord
les noces magnifiques
de Michel Détroyat
ont été célébrées hier
L'épilogue d'une belle histoire
- (De notre envoyé spécial)
Jadis, au bon vieux temps,
L'heureux Colas et sa Rosine
Parooiént tous deux bien simplement
Dans la berline.
x
Mais maintenant tout change,
Voyez Fanny, voyez Michel,
Quand ils s'en vont, c'est dans le ciel,
Comme l'Archange.
. i • • • • • •
... Il n'a manqué qu'un peu de clarté
dans le ciel pour que tombât juste le
poète bon enfant qui composa ce char-
mant épithalame de Michel Détroyat et
de Fanny Barrois dont le mariage a été
célébré hier en grande pompe à Wavrin,
petit village aux portes de Lille, théâtre
de cet épilogue d'une des plus délicieuses
histoires d'amour du siècle moderne.
Mais le ciel a boudé. Le brouillard qui
était arrivé dès l'aube dans la région,
répandant ses nappes ouatinées au-dessus
des champs, n'a pas voulu céder la place.
Avec la complicité de lourds nuages qui
grimaçaient leur ironie au ras des toits
rouges, il a fait triomphalement obstruc-
tion au soleil. Et l'avion de Michel, vexé,
a dû rester au hangar...
On connaît l'aventure. Un jour, après
avoir caracolé dans l'azur, Michel Dé-
troyat — qui joue à pile ou face avec
les nuages — se pose sur un petit aéro-
drome. Une jeune fille est là toute rose,
toute blonde... Et devant cet homme des-
cendu du ciel — comme dans les contes
de la Dame Blanche — là blonde enfant
sent battre son cœur, fort, très fort.
Michel a encore dans les yeux l'éclat
du soleil qu'il courtise chaque jour dans
l'espace. Et lui aussi, devant cette déli-
cate apparition de fraîcheur et de beauté,
comprend qu'il ne trouvera jamais plus
ailleurs tant de joie pour compenser sur
terre l'ivresse divine qu'il connaît dans
les airs.
Et il s'approche d'elle... avec du bonheur
dans ses deux mains tendues.
Robert Perrler.
(Lire la l'tâte page 2
en rubrique A éro-nautique)
ON ANNONCE QUE...
M. Adolphe Chéron, sous-secrétaire j
d'Etat de l'Education Physique, visitera
officiellement, aujourd'hui, l'Ecole Nor-
male d'Education Physique de la rue La-
cretelle.
Le ministre sera reçu, à 14 heures, par
M. Chailley-Bert, directeur de l'Ecole Nor-
male.
x'
Le bureau du COF se réunit ce matin.
A 'l'ordre du jour étude du budget pour
les Jeux de Berlin et répartition des
100.000 fr. déjà mis à la disposition du
Comité par le sous-secrétaire d'Etat de
l'Education Physique.
(Photo NYT, cliché L'Auto.)
ILES QUILLES SONT TOMBEES ? (Photo NYT, cliché L'Auto.)
Prs du match joué dimanche à Buffalo par les équipes cte Rouen et d'Alès, les chutes
rent nombreuses par suite du terrain glissant. Ci-d€ssMa : Weinhardt a plonge pour
arrêter le ballon ; un avant alésien et l'arrière rouennais Hauchecorne
sont tombés avec le portier. normand.
AUTOMOBILE
M. Ettore Bugatti
a arrêté son « plan »
pour l'année 1934
. M. Ettore Bugatti qui, avec une inlas-
sable activité et avec ses seules ressources,
défend depuis plusieurs années les cou-
leurs de l'industrie française, a fixé défi-
nitivement son « plan de campagne »
pour l'année 1934.
Son équipe aura — ainsi que l'Auto l'a
annoncé il y a plusieurs jours — l'ancien
champion du monde Robert Benoist j
comme chef de file. A Benoist, M. Bu-
gatti a confié également la direction com-
merciale de sa succursale parisienne, ave-
nue Montaigne. L'équipe comprendra,
outre René Dreyfus, Jean-Pierre Wimille
et Divo, le coureur italien Antonio Bri-
vio qui, jusqu'à l'année dernière, appar-
tenait à la Senderia Ferrari.
Actuellement, trois 2 lit. 800 sont prêtes
et M. Bugatti a l'intention d'en construire
une douzaine. Cette année le construc-
teur de Molsheim a le désir de participer
à de nombreuses courses.
Ce' sont là les principaux points du
programme que M. Bugatti s'est tracé ;
nous, devons nous en réjouir.
Rappelons que toutes communications
concernant le journal devront être adressées
à M. le Directeur de l'Auto.
(Photo N.Y.T., cliché L'Auto)
- Une phase du match fSxr.elsior-Hayànoe, •
disputé hier, à Strasbourg. Pnyne,.
de l'Excelsior, vient demoT'aufT de marquer
. , sur penalty.
DE LA PISTE AU COMPTOIR
" Toto " Grassin
s'est entraîné
derrière son " zinc "
235, Fàubourg-Saint-Honoré, près de la
place des Ternes. A peine avons-nous
poussé la porte du « Çafé de l'Etoile des
Ternes » que l'animation du comptoir
nous surprend...
« Un demi... un... ici, un crème.
— Attendez une seconde... laissez-moi
le temps de m'habituer », répond au
garçon « Toto » Grassin, qui s'affaire
derrière le comptoir de son café.
Oui, parfaitement, vous avez bien lu
de « son » café, car Robert Grassin a
fait son apprentissage de patron. Et,
le 20 janvier, vous pourrez le voir « dans
la limonade jusqu'au cou » prendre son
rôle très au sérieux.
Déjà, avec empressement, il vient au-
devant de nous et nous installe :
« Garçon, voyez ces messieurs... Que
prenez-vous ?... »
Ça y est ; « Toto » s'est adapté et Il
colle très bien au nouveau rouleau.
Mais, vous le connaissez, il ne peut
rester une minute en place et c'est le
tour du propriétaire qui commence. ]
« Là, je vais mettre des fleurs, ici un
pick-up... poser un plancher à la terrasse
et la chauffer avec des braseros... On
mangera à toute heure, car je resterai
ouvert jusqu'à trois heures du matin.
— Mais, vous n'allez pas ' veiller,
« Toto », j'espère ?
— Non, pensez-vous. C'est madame
Grassin qui sera à la caisse ainsi que
ma belle-sœur. Quant à moi, je serai là.
jusqu'à neuf heures du soir, puis j'irai
me coucher, car nous avons l'apparte-
ment derrière le café, là,' dans la maison.
— Vous ne craignez pas que cela vous
fatigue ?
— Non, pas du tout, car je ne peux
guère remuer plus que je le fais en ce
moment... et puis je jouerai aux cartes
ou je causerai avec les uns et les autres,
en étant assis... Je ne changerai d'ail-
leurs rien du tout à la façon de m'en-
traîner et je continuerai comme par le
passé. Au contraire, je vais redoubler
d'efforts, car mieux et plus longtemps
{ je courrai, plus j'aurai de publicité
\ ici pour mon café.
i — Votre café sera le rendez-vous des
\ sportifs ?...
! — Oui et je ferai l'impossible pour
qu'ils soient tous ici comme chez eux.
Je vais, à leur Intention, faire installer
un garage de bicyclettes...
— Et tout cela à partir de quand ?
— Du 20 janvier exactement. Et j'of-
frirai, le jour de l'ouverture, de belles
primes à tous les consommateurs. D'au-
tre part, plusieurs grands champions se-
ront là ce jour-là et donneront des pri-
mes eux-mêmes.
— Et comment allez-vous appeler le
café ?
: — Mais « Chez Toto Grassin »,
voyons 1 »
I Nous aurions dû le penser. —
AVIATION
L'escadre Vuillemin
quittera Lyon à midi
à destination d'Etampes
Lyon, 8 janvier. — Le programme de la
réception de l'escadre Vuillemin s'est dé- I
roulé comme prévu. Les aviateurs furent
reçus à 12 h. 30 par M. Herriot, à l'hôtel
de ville. Un très nombreux public, massé
aux abords du Palais municipal, fit une
ovation aux courageux aviateurs.
Un banquet présidé par M. Herriot réu-
nissait ensuite les membres de la croi-
sière dans les salons de l'hôtel de ville.
De nombreuses personnalités lyonnaises
assistaient au repas. Au dessert, M. Her-
riot prit la parole et excusa M. Villey,
préfet du Rhône et le général Dosse, gou-
verneur militaire, frappés tous deux par
des deuils récents. Il félicita le général
Vuillemin et tous ses compagnons pour
le bel exploit accompli. Le général répon-
dit aimablement, remercia les Lyonnais
de leur chaleureux accueil et fit un bref
récit du raid et de ses préparatifs. —
Vieux.
x
Aujourd'hui, les 28 équipages, après avoir
déjeuné, à 11 heures, au mess. des offi-
ciers de la base aérienne de Lyon-Bron(,
décolleront à midi pour se rendre a Etam-
pes, où ils arriveront vers 14 h. 30.
Aucune manifestation officielle n'est
prévue, à l'arrivée des aviateurs, sur le
terrain de Mondésir, puisque c'est le
15 janvier qu'aura lieu la réception au
Bourget, après le survol de la capitale.
(Photo N.Y.T., cliché L'Auto)
L'a rm triée F'r,-Fncps Marsalis, qui vient de
battre, en compagnie de Helen Richey. le
record du monde d'end.urance avec ravitaille-
ment en vol.
(Photo NYT, cliché L'Auto.)
AU CAFE « CHEZ « TOTO » GRASSIN » (Photo NYT, cliché L'Auto.)
A gauchb : Tandis que Mme Grassin tient la caisse,' « Toto » Grassin trinque avec un des garçons. Le patron est un chic' tJ)pe.
A droite : Il faut bien s'intéresser aux joueurs de cartes, et « Toto » marque les coups.
AU BOURGET
Tous les pilotes demandent
la construction rapide
d'un deuxième « gonio »
Les chefs d'exploitation
des Compagnies aériennes
font confiance au ministre
Il suffit de questionner quelques pilotes
pour être édifié : un deuxième « gonio »
est absolument nécessaire au Bourget. Le
ministre de l'Air, lui-même, partant vers
Prague un matin du mois dernier, par
visibilité nulle, a pu juger sur place com-
bien il était difficile d'atterrir au Bourget
par temps bouché.
C'est à ce moment, d'ailleurs, qu'il dé-
cida d'activer l'étude du déplacement du
gonio actuel, puis ensuite la construction
pure et simple d'un deuxième gonio.
Un avis autorisé
M. Girardot, commandant de l'aéroport
du Bourget, nous a développé quelques
points techniques de la question :
« Le gonio de La Rosière, a-t-il déclaré,
est manifestement mal placé. D'ailleurs,
le ministre ne l'ignore pas et le problème
de la construction d'un autre gonio est
sur le point d'être résolu.
(Lire la 811ite page i
1 ~ en rubrique A éronautiq ue)
Allô ! Allô !
1ft n ruban rouge vient de récompenser
une ancienne sociétaire de la Co-
niédie-Française, remarquable professeur
au Conservatoire, Mlle R. du Minil.
Au début du sport aérien, Mlle R. du
Minil habitait une charmante petite mai-
son à Passy, en face d'un vaste terrain
où fut installé un ballon captif. Et, bien
souvent, lorsque le temps était beau, la
jeune et charmante comédienne, accom-
pagnée de sa mère, traversait la rue et
venait s'initier aux manœuvres et aux
joies du plus léger que l'air...
33a promotion du ministère de l'Air
' n'a pas encore paru à l'Officiel.
Ce n'est point qu'elle ait été rédigée
en retard... mais, pendant ciuatre jours,
le document fut égaré dan, l'immense
building de la rue Saint-Didier.
Heureusement, on le retrouva à la
fin de la semaine dernière ; la promo-
tion prit alors le chemin de la Grande
Chancellerie...
Le Téléphoniste.
BILANS
Les Jeux Olympiques
ceux de- 1932 mis à part
ont laissé de gros déficits
Les derniers Jeux ont cependant laissé
un souvenir précis : les stades
construits pour, les manifestations
On note dans les milieux olympiques
français une tendance à faire payer une
partie des frais de participation des Na-
tions aux Jeux Olympiques au pays orga-
nisateur desdits Jeux. On estime, en effet
que le pays qui reçoit est avantagé, finan-
cièrement parlant, et qu'en conséquence
il lui incombe d'aider les autres.
Cette prétention est-elle justifiée ? Sans
nous prononcer, voyons ce que disent les
chiffres.
Débuts catastrophiques
Les Jeux d'Athènes, en 1896, ont laissé
à la Grèce un déficit considérable. Ils
ne purent avoir lieu, d'ailleurs, que grâce
à l'intervention d'un mécène hellénique
qui prit à sa charge les frais de « recons-
truction » du Stade Antique.
Ceux de Paris, en 1900, laissèrent éga-
lement un trou dans la caisse, mais ce
trou fut comblé en faisant figurer le défi-
cit des Jeux dans celui de l'Exposition
Universelle... C'est l'Etat qui en fit les
frais.
(Lire les détails page 4
e71 rubrique Sports Athlétiques)
(Photo N.Y.T., cliché L'Auto)
La réception du général Vuillemin à l'aérodrome de Bron
HIER SOIR, AU PALAIS DES SPORTS
Dan Koloff, Deglane et Rigoulot
ont battu leurs adversaires
Michot vainqueur de Kruskamp par disqualification
lia lutte, a retrouvé sa splendeur passée.
Hier soir, encore, une foule immense
avait envahi, dès l'ouverture des portes,
l'établissement du boulevard de Grenelle.
Il est vrai que Deglarie.'Dan Koloff, Char-
les Rigoulot, Stève Savage et d'autres
As du « catch as catch can » figuraient
au programme.
Ainsi que nous l'avions prévu, Dan
Koloff triompha de Stève Savage. mais
ce ne fut pas sans difficulté, car il ga-
gna la première manche, perdit la deu-
xième et s'assura la belle.
. Henri Deglane confirma son précédent
succès sur Charlie Santen, après un
combat qui mit en valeur les deux ad-
versaires.
Bien que battu, le jeune Américain a
droit à des compliments pour sa belle
tenue sur le ring.
Charles Rigoulot, qui devient un bril-
lant catcheur, porta une troisième vic-
toire à son palmarès en se défaisant de
Sailor Arnold, champion de la Marine
américaine, sans avoir eu besoin de s'em-
ployer à fond.
Le recordman du monde de force voit
le plus bel avenir s'ouvrir devant lui.
La rentrée de René Michot fut excel-
lente. Il se montra supérieur à Hardy
Kruskamp, son adversaire.
. Le Canadien Perron fut aussi vain-
queur. Il infligea une défaite très nette
au Français Druelle.
L'arbitrage de MM. Valfort et Rouma-
geon fut parfait.
(Lire les détails page 4
en rubrique Lutte)
TENNIS
Les commissaires-priseurs
prisent... le tennis !
D'ailleurs ce sport
est particulièrement répandu
. parmi les professions libérales
Un lecteur nous
signale la propen-
sion naturelle que
semblent éprouver
les commissaires -
priseurs pour le
tennis... Cherchons
un peu... Le grand
as de la profession,
Jie pxlnr.-P, „ du ^max-..
teau d'ivoire, le re-
gretté M* Lair - Du-
breuil était un fer-
vent tennisman. Son
successeur, M* Mau-
rice Ader était classé à 5/6, rang fort
honorable en deuxième série ; il disparut
prématurément au printemps dernier.
Un ancien secrétaire de M' Lair-Du-
breuil, Bernard Dillée, est également
classé à 5/6 : il s'entraîne fort assidû-
ment au T.C.P. et prend part à de nom-
breux tournois. Entre temps, il est expert
à l'Hôtel des Ventes.
(Lire la suite page 5
en rubrique Tennis)
I
La Fédération Française de
Rugby ne peut pénaliser un club
pour une faute qu'il n'a pas com-
mise.
Actuellement, la F.F.R. punit le
Paris Université Club... parce que
la Ville de Paris a accordé le
Stade Pershing aux organisateurs
. du match de rugby professionnel
à 13 : Angleterre-Australie.
On ne peut commettre une plus
grande injustice!
LES CONTES DE « L'AUTO »
POURSUITE
Par Robert DIEUDONNE
Maximilien passait sa large patte sur
les deux boyaux durcis, l'un après l'au-
tre, en faisant tourner les roues. Une
excroissance infime appela son atten-
tion î-plus-soigneusamexLt^qu'une. fg£nttie
s'inquiète devant son miroir d'un petit
bouton imperceptible, Maximilien gratta
le caoutchouc de son ongle noir, puis,
rassuré, la machine plus légère qu'un
jouet d'enfant sous le bras, il alla la
poser sur la ligne du départ.
Maximilien est un homme grand et
large dont la figure poupine voudrait
paraître plus sévère ; mais, même quand
il fronce les sourcils, au-dessus de ses
veux en boule d'un bleu humide, la
bouche fendue dément sa feinte rigueur.
Il aime son homme, un petit coureur
tout rond, qui, lorsqu'il fait un effort,
n'est plus qu'une boule prolongée de
deux bielles grasses d'embrocation, qui
tournent.
Maximilien pourrait porter Jeannot
sous son bras comme il portait la ma-
chine. Il pense à la force cachée dans
ce corps réduit et à l'injustice dont il
est victime, lui, avec ses paquets de
muscles, puisqu'au temps où il tournait
sur le bois, il ne put jamais gagner une
prime dans une course de primes. Sa
vocation était sans doute d'être soi-
gneur, puisque sa force et sa corpu-
lence semblent protéger le petit cham-
pion qui s'en fie à lui.
Jeannot va disputer une course-pour-
(Cliché L'Auto).
LE MATCH DE FOOTBALL FC MULHOUSE - STADE ENGHIEN-ERMONT
A Troyes. le Stade Enghien-Ennont a opposé une magnifique résistance à l'équipe
professionnelle et ne fut battue que par 3 buts à 2. Voici un arrière parisien
dégageant vigoureusement.
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