Titre : L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1923-01-03
Contributeur : Desgrange, Henri (1865-1940). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327071375
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 03 janvier 1923 03 janvier 1923
Description : 1923/01/03 (A24,N8054). 1923/01/03 (A24,N8054).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4629152n
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-248
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/11/2016
L'Auto
rllllHIHMIHIlUIClUNHUflHIUNIHIHINtlIî^
Rédaction, Administration, Publicité: \
10, rue du Faubourg-Montmartre
PARIS (9") .
( i™ ligne CENTRAL 27-69
' 1 8- ligne CENTRAL 28-12
TÉI éDUnUC / 3* ig,,Ia CENTRAL 28-56
ItLtrfluni: S te ligne bergère 49-14
/.S* ligne BERGÈRE 53-82
\ ligna.., INTER SPÉCIAL 3-15
Adresse Télégraphique: Vélauto.Parl8
DEUX FILS SPÉCIAUX
Directeur-Rédacteur en chef:
^ HENRI DESGRANGE /
AUTO M O B î LE - AÉRONAUTIQUE - CYCLISME
ATHLÉTISME V BOXE * FOOTBALL - ESCRIME • TENNIS . SPORTS FÉMININS - HIPPISME - AVIRON
Le Numéro : 15 Centimes *'
24" ANNEE. — NO 8.054. — QUOTIDIEN
Mercredi 3 Janvier 1923
ABONNEMENTS :
Six MOI& Ua us
SEINE et SEINÊ.&:-OlSE..,.. . 24 » 46 3
DÉPARTEMENTS et ALGÉRIE., 25 » 43 a
ÉTRANGER (Union postale) 43 » 82 »
On s'abonne sans frais dans tous les
Bureaux de poste. ;
LES CHRONIQUES DE « L'AUTO »
VÉGÉTARIEN
VÉGÉTALIEN
FRUITARIEN
' Le régime végéta-
rien est celui qui ne
comporte l'utilisation
d'aucun aliment con-
tenant de l'albumine
animale. L'albumine,
dont le type chimique
-pst le blanc d'œuf,
est l'élément constitutif de nos muscles, autre- (
ment dit, de notre viande, que le public ap- (
pelle encore de la chair. Les aliments albumi- <
noïdes d'origine animale sont : toutes les.vian- <
des de boucherie, le gibier, toutes les volailles, j
le poisson, le blanc de l'œuf, le lait, le fro-
mage. L'organisme a un besoin constant de '
recevoir, par l'alimentation, des albumines. Il
peut les puiser dans les aliments ammaux que s
Je viens d'énumérer, mais aussi dans quelques <
végétaux qui ën contiennent en grande quan- e
tité, et qui sont les légumineuses : lentilles, t
pois, haricots blancs. Mais ces albumines végé- «
tales, malgré une composition analogue à celle
des viandes, ne paraissent pas avoir les mêmes 1
qualités de rendement. L'albumine tirée des j
viandes est tonique, même excitante du sys- (
tème nerveux et du muscle. Elle donne de la 3
vitesse, de la détente aux muscles qui travail- i
lent, mais fournit peu d'énergie mécanique,
contrairement aux sucres, aux graisses et aux
aliments farineux ou féculents.
Le régime végétarien ne comporte l'usage
d'aucune espèce d'albumine animale ou végé-
tale. C'est dire qu'il est composé uniquement |
de légumes non farineux, herbacés ou verts,
et aussi d'un peu de fruits. Quand ceux-ci pré.
dominent dans le régime, ou le forment tiè-
dement à eux seuls, on le dit fruitarien. Voici
un exemple de repas végétarien :
Potage maigre de légumes,
Macaroni ou pâtes quelconques,
0geille, ou épinards, ou tomates, etc.
Fruits frais. / , . 1
il ne doit entrer dans ce régime ni lait!, ni
-fromage, ni œufs, ni viande, ni poisson, mais
tous les légumes quelconques farineux ou <
verts, tous les fruits frais, ou desséchés, tou- î
tes les céréales et les légumineuses. On peut î
parfaitement vivre avec un régime semblable.
-Ses avantages sont- qu'il est peu toxique, peu
excitant, et même calmant, laxatif, et qu'il
donne tous les éléments nécessaires à des
exercices lents et prolongés (exercices de
ifond).
. Ses inconvénients sont : qu'il est d'abord
engraissant, qu'il empâte et rend mou, dimi.
nue l'énergie de détente musculaire et la vi-
vacité inteTIi)ctu.elle. Contrairement à ce que v
l'on a dit, il ne préserve pas de ce que le pu-
'Mio-appelle encore de l'artbritisme : (entité
inacceptable au point de vue scientifique), ni .
'des maladies de la nutrition déterminées par la
suralimentation, la goutte, l'obésité, le dia.
bète, le rhumatisme, etc... à moins que la
quantité n'en soit strictement réglée. Il né-
cessite, pour les préparations culinaires, une (
assez grande quantité de beurre et de sucre, (
et aussi l'usage habituel du pain. J'ai vu de ]
purs végétariens, depuis de nombreuses an-
nées, qui souffraient de la goutte, de coliques i
néphrétiques, d'engraissement, de migraines, 1
etc., et c-ela tient surtout à la grande richesse i
calorique de ce régime végétarien. Quand il
est employé avec modération, comme le prati-
quent certaines peuplades ou des métis améri-
cains ou indo-chinois, il permet de belles per- ]
formances de résistance, mais non pas de vi- ,
[tesse. Ainsi, les « péones » et les métis in-
idiens de l'Amérique centrale, du Brésil, du
Paraguay peuvent faire, avec quelques cuille- '
ré es de bouillie de « Maizena » (farine de *
maïs) des paxcours de 80 kilomètres par jour, *
au petit trot, en suivant le maître qui, lui, 1
chasse à cheval. Mais dans ces résultats, il <
faut faire entrer aussi les conditions particu- 3
Bières de leur vie de plein air. 3
En réalité, on rencontre très peu de vérita-
\. Ibles végétariens, et ceux qui se disent tels, 1
consomment parfaitement des albumines ani- 3
maies contenues dans le lait, les œufs et le 4
fromage, qui sont de véritables viandes, sans l
qu'il s'en doutent. Ceux que l'on peut voir à J
Pans, et notamment dans le restaurant végéta-
rien qui est proche de la gare Montparnasse, '
ont un aspect bien particulier et qui n'est pas
de nature à leur faire beaucoup d'adeptes. Ils
sont généralement pâles et, chose singulière,
à la fois minces et bouffis. Us ont même par- J
fois du ventre, et le plus souvent peu de mus- i
êtes, à moins qu'ils ne soient des profession- '
nels sportifs. Dans ce cas, ils ont de la résis- '
tance et peu de détente et, en règle générale,
aucune rapidité. °
r Quant à ceux qui pratiquent réellement le
régime végétarien, c'est-à-dire qui se nourris-
sent à la façon des lapins, de salades, de lé-
gumes herbacés, d.e choux, d'épinards, d'o-
seille, d'endives, et de quelques fruits frais,
sans fruits secs huileux (noix, noisettes, aman-
S- uls se présentent alors avec l'aspect de
. véritables malades. Ils sont jaunes, émaciés,
sans force et sans énergie, incapables du
moindre effort physique et, fait peu connu, et
que j 'ai toujours observé, effroyablement cons-
tipés. Ils sont-impropres à toute espèce d'exer-
cices, que ce soit de vitesse ou de fond, ce
qui s explique par l'amaigrissement, non seu-
lement de leurs muscles, mais de leurs viscè-
res, foie, et, ce qui est plus grave, cœur, d'où
la faiblesse extrême de leur pression artérielle.
Les parois de l estomac et de l'intestin sont
émaciées, ce, qui explique leur chute et leurs
coudures.
Une foule de gens se disent végétariens ou
végétations. Heureusement pour eux, c'est là
une douce illusion. Mais ceux qui le sont vrai-
ment, et strictement, et qui sont fort rares,
sont toujours des déséquilibrés nerveux, des
malades de l'esprit, pour qui leur type alimen-
taire n'est pas autre chose qu'une sorte de re-
liglOn. Et cela me rappelle quelques. anecdotes.
De temps à autre, certains champions étran-
- gers arrivent à Paris, précédés d'une réputa-
tion bien établie de végétariens, du moins ils
le racontent à de naïfs et bénévoles intervie-
wers. C'est une bonne plaisanterie pour arri-
ver à ^inciter leurs futurs adversaires à se^ pri-
ver d'aliments toniques nécessaires aux cham- J
pions. Ce sont toujours les mêmes qui se pré-
tendent <( quakers » ou « mormons », qui ne
fument pas, ne touchent jamais à l'alcool, ni à
viande (cette infecte nourriture des man-
geurs de-cadavres !), qui ne prennent pas de
sucre « parce que ça fait souffler », et qui
" oublient pas le signe de croix sur le ring,
avant de démolir leur adversaire. Léo Houck
; ét8lit ainsi, paraît-il « ?)). Et Kid Davis affir-
^it qu'à l'entraînement, il ne mangeait que
es bananes 1 Eendant que je travaillais la boxe
. lui, il me soutenait imperturbablement
c'était là sa seule nourriture. Je le sur-
v13' dans la même semaine, chez un mar-
de vins de Montmartre, où, en compa-
jLi6. de son ami Sam Mac Ve,a, il était fort
^ à déjeuner. Une énorme entrecôte en-
rori toute l'assiette et bordée d'une cou-
û9 de frites fort engageantes l'intéressait
*
au point qu'il ne me vit pas venir. Désignant
son assiette du doigt : Qu'est-ce qu'il y a'là-
dedans ? lui dis-je. « Ça, bananes, for trai.
ning », me répondit-il imperturbablement, tan-
dis que Mac Vea profitait de sa distraction
pour lui subtiliser quelques-unes de ses pom-
mes de terre.
On peut, à la vérité, diminuer considérable-
ment la ration de viande chez l'homme nor-
mal. J'ai fait, sur moi-même, de longs essais
de différents régimes, .avant de les prescrire à
mes patients. Deux à trois fois par semaine, à
l'un des deux repas, suffisent à maintenir un
tonus normal, à la condition que le reste du
•régime ne soit pas entièrement végétalien.
Mais, en résumé, le régime que l'on doit adqp-
ter est celui avec lequel on conserve ses for-
ces, sa vitesse, sa détente, son endurance en
maintenant le poids du corps stationnaire, si
ce poids est normal, bien entendu. Les hom-
mes de sport, qui ont des tendances à engrais-
ser, doivent éviter le régime végétarien et
adopter le régime mixte : carné-végétalien.
Ceux qui ont des tendances à perdre du poids,
au contraire, doivent se servir du régime fai-
blement carné et végétarien. Il est absolument 1
hors de doute que la nature n'a pas voulu que
l'homme soit comme son cousin, le singe, strie-)
tement végétarien et fruitarien. Le tube di":
gestif d'un gorille, presque strictemnet fruita-
rien, quoique cependant avec les albuminoïdes
qui viennent des céréales, est d'une autre di-
mension et d'une autre constitution que celui
de l'homme. J'ajoute de l'homme moderne, et
surtout du citadin. Enfin, l'expérience dé-
montre que les hommes qui suppriment toute
trace d'albumine animale dans leurs aliments,
peuvent garder de la graisse, mais perdre une
grande part de leurs muscles. Il semble que
l'organisme, ne pouvant pas se passer d'albu-
mines animales, consomme celles qui sont con-
tenues dans ses muscles, qui sont pour lui une
réserve où ils puisent en perdant de sa masse
musculaire. Et c'est ce qui explique la faible
densité corporelle des hommes végétariens et
végétaliens. II. est bon aussi de faire remarquer
que l'alimentation de l'enfant au sein, qui est,
sans conteste, naturelle, est non seulement une
alimentation carnée, puisque le lait est une
viande liquide, très riche en albuminoïdes,
mais mieux encore, c'est une alimentation
d'anthropophage, puisque le lait maternel n'est
pas un simple excudat, mais un véritable tissu
constitué des cellules de la mère.
Il est bon de savoir enfin qu'à égalité de cli-
mat favorable, les races qui ont de la viande
en abondance, comme les Australiens, par
.exemple, chez qui, avant la guerre, elle valait
0 fr. 50 le kilo, sont plus grandes, plus fortes,
plus belles, plus résistantes que toutes les au-
tres. Ce sont là des faits qu'il faut connaître
pour ne pas se laisser influencer par des théo-
ries nuageuses. Ces questions de régime ne
sont pas du même- o-r.dre que ceux de la Foi.
Ce sont des ^questions scientifiques très com-
plexes et qu on ne peut connaître qu'avec
beaucoup de documentation ' et d'expérience
pratique, et les profanes s'imaginent par trop
que leurs petites elucubrations ont la moindre
valeur pourries résoudra, S'il fallait résumer
ce que doit être, à mon avis, le régime alimen-
taire d'un homme de sport, je dirais : un
peu de viande, davantage d'à légumes et de
fruits, et gras ou maigre, très peu de pain,
aliment sacré en France, et sur la réelle va-
leur, et surtout les réels inconvénients duquel
il y aura beaucoup à dire.
Docteur F. HECKEL.
LES GRANDES EPREUVES CYCLISTES
VAN KEMPEN-EGG
et
COBURN-Mc BEATH
sont engagés dans
les 6 JOURS de PARIS
Nous aurons bientôt
une Course de 6 Jours peu banale
Robert Desmarets se préoccupe d'ores et déjà
de 'la prochaine course de six jours du Vélodrome
d'Hiver. Il est probable eue l'épreuve se disputera
du 2 au 8 avriJ. Quoi qu'il en soit, des engage-
-on t déjà été contractées, et ce m'est certes pas sans
un vif plaisir que nos lecteurs apprendront que
les premiers inscrite dans notre course monstre
eont Oscar Egg et Piet Van Kempen qui formeront
une association extrêmement redoutable.
Les deux hommes ont fait leurs preuves, et n'en
sont plus à compter leurs succès. ils étaient déjà
ensemble en mars 1920 à Madison ouand ils s'as-
surèrent la victoire. Depuis Egg a triomphé à Paris
et Van Kempen à Bruxelles. Ce sont deux grands
as, et très certainement ils compteront parmi les
favoris au départ. *
Autre grosse nouvelle : sont engagés sous le
numéro 2, l'Américain Coburn qui a triomphé avec
Brocco il y a deux ans à New-York et qui vient
de terminer second ceite année, et l'Australien
Mac Beath dont les bonnes performances en Amé-
rique n'ont échappé à personne.
AUTOMOBILE
« L'Auto » organise cette année
sa IIIe Exposition
de Bouchons de Radiateurs
Les deux expositions consacrées par l'Auto, en
1921 et en 1922, à cet artistique ornement de l'au-
tomobile, consacré par la mode, qu'est le bouchon
de radiateur, ont connu trop de succès pour que
tous ne nous décidions pas, au seuil de la nou-
velle année, à en annoncer une troisième..
Ce printemps nous convoquerons donc une troi-
sième fois les fabricants spécialistes et les artistes
qui nous envoyèrent déjà de si jolis objets, à pré-
senter au public leurs nouvelles créations.
Prochainement, noue a.rrêteron.s la date — aux
environs du 15 mars — et publierons le règlement.
Une Equipe d'Amateurs
pour Indianapolis...
H se confirme, comme nous l'avons laissa
entendre dernièrement, que le champion fran-
çais P. de Viscaya se met à la tête d'une
« tournée », et avec trois, de Ses amis, excel.
lents conducteurs amateurs, (parmi lesquels le
prince de Cystria), traversera l'Atlantique, en
avril prochain, à destination des autodromes
américains.
L'équipe emmènera quatre Bugatti deux li-
tres, à carrosserie monoplace, ces voitures ap-
partenant en propre à leurs pilotes.
LE RAID AUTOMOBILE TRANSSAHARIEN
L'équipe traverse, entre Igostem et, II& Salah, une région sablonneuse parsemée de rochers.
LES ÉPREUVES DUBONNET
Etienne WALTISPURGER
fait sa rentrée dans le
CROSS POPULAIRE
DE "L'AUTO"
Plus de 1.000 inscriptions à ce jour
et lundi la clôture
Après Serininier, Heuet, S,,bnelimann,, Manhès,
VigDaud, Coriet, voilà un nouvel a.ma.teur E-tienne
Waltispurger, un, transfuge de la F.S.A.F.,' qui
.peut être considéré comme tim grand championi
français. Sur la brèche depuis 1908, ses plus beaux
titres de gloire sont ses victoires dans deux Cham-
pion.nata de France, deux Grands Prix de . France
(1912 et 1920) et surtout son magnifique . record.
des 20 kil. en 1 h. 7 m. 46 s. 1/5, qui constitue
actuellement la, plus . belle performance Officielle
française &ma.tours ou professionnels. -, _ 1
'Wia.ltispurger -a. été international" plusieurs fois
pour la F.S.A.F. en Angleterre, en Ecosse, en Ita-
lie. Sa. rencontre-, &veo ses , nouveaux " concurrents
de la. F.F.A. -va, nous valoir une. bèlie lutte.'-
Plus do 1.000 concurrents sont déjà i-nsirits.. LIs
(représentent un nombre oonsidér.a.ble de clubs,
parmi lesquels : l'Etoile Sportive derJuvisy, l'E.S.
de Viroflay, Je Club Athlétique dTvry, le Metro-
politan Club, le S.C. du VIe,.arrondissement, i'U.S.
et A, d'Itterville, lé C.A. de Versées, i-'tJiS.--
AubergooVille, I'B.S. de ViH.a:bê, 1g B.C. dé France,
l'U. S. d'Epinal-, le. Montléry Sportif; la S.A.
Montrouge, le C.S. des Mutilés, le-Lutetia'S. Club,
le C.A.S. GkLér.aux, l'E.S. Auln(aysienne, les Mi-
litaires du Bourget,.atc. etc.. ■
En .rai.son du nombre énorme des concurrents,
il sera organisé un service médical de grande en-
vergure, qui sera sous îa direction du professeur
P. Peugniez et des docteurs Paul Gardi, de B©llin
du Coteau. •
LES MIRACLES DU SPORT
UN ATHLETE
DE 80 ANS !
Depuis 60 ans il pratique
la culture physique
qu'il a enseignée à des générations
d'athlètes espagnols
1 ■ ■ M. SANTANAC.BRACKMAN .
L'âge de cet athlète ? 80 ans Il Depuis 60 an3,
il est professeur- de gymnastique : et- de culture
physique à Barcelone,
D'aucuns le nomment le K vieux - » Santan-aç.
Quelle hérésie ! un homme bâti comme lui peut-il
vieillir .? ' -
Tous les matins de bonne heure, on peut le voir
au travail dans sa salle de la rue-de la Deputa-
cion : série de mouvements - de . culture- physique, ,
exercices aux agrès, etc., etc... Il ; a formé plu-
sieurs générations de solides gaillards- * transpy-
rénéens, et serait en droit de revendiquer le titre
de parfait' éducateur physique de la jeunes. Mais
c'est un modeste, qui. ignore la publicité et est
heureux lorsqu'il a, par, son exemple et sa foi,
augmenté la'durée d'existence de ses . disciples.
Et nous déplorons, avec notre ,confrère le Sta- '
dium, de Barcelone, que des hommes comme San-
ta-nac ne soient pas mis ' plus . particulièrement en
valeur par les autorités de leur.propre pays, parca
que Santanac es siempre fuerte, siempre firme,
fresco y franco (toujoure fort, toujours ferme, frais
et franc). " " ' * ' .
MM. Paul Souday et Lai.-aru pour-4\
raient très bien dire : « Nous nous met- •
irons au sport quand tous ceux qui s'en.
occupent nous donneront l'exemple. ». j
Et ce aérait péremptoire. -— A. -Bach.
CE QU'EST
LA TRAVERSEE DU SAHARA
Les pistes
y sont plus visibles
la nuit
que pendant le jour
SONT-" ILS " A TIN-ZAOUATEN ?
L'absence de nouvelles de la mission' RMrdt-
Audouin-Dubreuilh. est, ainsi que noua le disions
hier, normale. Nous avons prévu son arrivée dams
la. journée du 1er janvier au puits de Tin-Zaoua-
ten, elle pourrait ainsi joindre .aujourd'hili le
poste de Kidal. Mais on sent tout ce que cet ordre
de marche, tracé de Paris, peut avoir de théorique.
S'il , est très vrai que le Français connaît peu
sa géographie, le raid Citroën-Histin-Kégresse
aura jeu <8.1.1: moins le grand mérite de faire con-
naître à nos. compatriotes cette portion de leur
ter,ri't,oire, plusieurs fois grande comme la France,
qu'on ' 'appelle le Sahara. Ce qu'un saint 'comme
le père de . Foucault et on héros comme le général
La,perri=e n'ont pu réaliser, savoir la. con.nais-
sance par -, les. Français de. leur Afriqu.e, nœglo- glo-
rieuses petites cheniiiea vont le réussir, ; .
- -Us de -no»- amiê,. très mêlé a l'organisation du
raid, mous, disait hier: : •
« Ce raid est encore plus fantastique que je ne
me l'imaginais. Noua nous rendions compte qu'il
y aurait de grosses difficultés à vaincre, mais je
ne .pensais pas qu'elles .seraient telles que je les
ai pressenties au cours d'un voyage à In-Sa.lah. ■
« Le -Sahara est un pays décevant, troublant...
,son aspect change du matin au soir ou: plusieurs
fois dans une même journée. De larges circulations
d'eau se font eouterrainement et manifestent leur
présence au moment où l'on s'y attend le moins.
Ainsi, de Tougourt à Ou.argla. la mission de ra-
vitaillement et les chenilles du raid suivirent une
piste sèche. Au retour, ladite mission trouva la
même piste boueuse, marécageuse, pâteuse, alors
que les conditions atmosphériques n'avaient pas ou
pei% varié. - -
« On. s'ima.gine volontiers, quand on parle des
pistes sahariennes, trouver une route toute tracée.
C'était un peu l'idée que j'avais. Non pas une
route proprement dite, mais une sorte de tracé
aussi. large que l'encombrement d'un véhicule, ja-
lonné pour qu'on De se perde pas, suffisamment
bien établi pour que les signes extérieurs ne dis-
paraissent pas à la moindre tempête de sable.
« Or, les -pistes que j'ai trouvées sont simple-
ment des pas de chameau alignés les uns après les
autres. Leur largeur totale peut être de 20 centi-
mètres et la profondeur des trous environ la, moitié
quand le sable est assez maléa.ble pour que les
sabots du chameau enfoncent jusqu'à 10 centimè-
tres....
' « Cette piste est plus visible la nuit que le jour.
Dans la journée, le soleil est tellement brutal qu'un
phénomène de visibilité très connu de ceux oui
connaissent le . Sahara, fait qu'on ne distingue rien
devant .soi. La. nuit, au contraire, l'ombie que pro-
jettent les phares met-en relief le bord des trous
et la chenille peut suivre la piste à une allure
normale..
Quand on se perd...
' « JI arrive que la piste s'interrompe, car le sable
emporté par une tornade peut avoir recouvert la
piste sur une longueur de plusieurs _ kilomètres.
On s'arrête. Les guides donnent leur avis. On prend
celui des différents instruments de navigation. On
fait le point et, ceci minutieusement exécuté, les
chenilles vont en zig-zag, procèdent à des recou-
pements transversaux jusqu'au moment où la pieté
des pas de chameaux a pu être retrouvée.
« S'il n'est pas impossible de se perdre, c'est au
moins difficile. Mais du temps peut être perdu en
procédant à ces recoupements. Et c'eat pourquoi
la mission Haardt-Audouin-Dubreuilh peut évidem-
ment ne pas arriver aussi tôt à RidaI que
l'Auto l'espér-ait,. '
« D'autre part, la mission a, avec elle, des tniides
locaux. A ohaque point d'escale, l'adjudant Chap-
puis —■ un vieux saharien — prend sur place un
guide qui connaît .particulièrement la :'égion. Ces
guides sont d'une sûreté prodigieuse. L'indigène
a le sens inné de l'orientation. S'il a effectué un
voyage d'un point à un autre du Sahara voilà
dix ans, vous .pouvez lui demander sans crainte
de. vous accompagner. Il n'est pas infaillible, mais
il sera un précieux compagnon. »
Nous ne tarderons plus maintenant à avoir des
nouvelles des vaillants voyageurs.
Tout dépend du poste de Kidal et de_ la. célérité
qu'il apportera à transmettre par relais ces ren-
seignements précieux.
LAWN TENNIS
Le Passé :
DECUGIS ou GERMET ?
Le Présent :
BRUGNON ou BOROTRA ?
■ Si la. « Belle au Bois Dormant » venait à s'éveil-
ler et si • elle se rendait dimanche prochain au
Sporting, Club de P.àrio elle pourrait croire qu'il
n y a rien de changé' dans le tennis parisien depuis
vingt .ans,..
-T,e grand « Max « Decugis et le petit « Fifi »
Germot vont en effet se mesurer à nouveau dans
la finale de la Coupe des Vétérans. Pendant 7 ans
il n'y ' eut pas au Racing Club de France une
finale du Championnat de France qui n'opposât
ces deux hommes; et la. lutte fût toujours incer-
taine... - , :.'
Après cette évocation du passe.: f on assistera le
même jour au Challenge Roussel de la Coupe de
Noël qui opposera nos deux joueurs les plus auda-
cieux, et les ,)'us, adroits au filet. Qui l'e.J.poÜera
de Brugnon le tenant ou de Borotra ? &a, sybille
de Cumes consultée par nous s'est bornée à dire
C71i lo sa ? >-
• Cela n'est pas suffisant pour ceux qui voudront
miser sur la. chance de l'un des deux...
DANS LES SPORTS A COTE
Comment on s'entraîne
à l'Escrime,
au Billard,
au tir au Pistolet
Il est des sports qui, bien que ne s'adressant pas
à la masse, ont leurs fervents et comptent de nom-
breuses célébrités. Povr ces sports-là : l'Escrime,
le Pistolet et le Billard, doit-on observer un en-
traînement aussi rigoureux que pour la boxe, la
course à pied ou l'aviron par exemple ?
Noue avons demandé leur avis à trois représen-
tants autorisés de ces trois sports, et voici ce qu'ils
nous ont répondu :
L'Escrime
1 1 Un escrimeur doit toujours être prêt dame des
: conditions de santé norinales. à livrer un assaut.
Et pour cela, l'ent.ra.memeDt quotidien est indis-
pensable. Dans le cas oil un escrimeur doit croiser
; le fer contre un gaucher, il doit s'exercer pendant
; quelques jours contre des partenaires pra.tipia.nt
! le jeu de main gauche. ' .
Comme régime alimentaire, rien de spécial. Pas
d'excès, évidemment, éviter un embonpoint nuisi-
ble à la souplesse et à l'agilité de l'escrimeur.
Be.néton, par exemple, devant rencontrer prochaine-
ment un adversaire redoutable, est préoccupé ,ac-
tuellement d'alléger de quelques kilos -la générosité
de sa corpulence
Le Billard
Pour le billard, aucun entraînement particulier,
du moin s en ce qui concerne l'amateur. Eviter les
excès de bons vins et de trop bonne chère, qui
risqueraient- de vous occasionner -des tremblements |
dans les mains.
Pour les professionnels, comme. notre Conty na-
tional, il est préférable de suivre un régime con
sistant en viandes .grillées, pas de féculents ni
d'aliments gras, pas d'alcool, le moins, possible de
tabac. Il paraît que, depuis qu'il suit ce régime,
on a pu. constater un notable progrès sur sa forme
antérieure.
Le Pistolet
Il faut. considérer deux genres de tir au p1st.o-
let : Je tir. au visé et le tt'r au commandement.
Pour lé premier, .aucun entraînement spécial pour
rçjtt homme 'de viguedr moyeDDe. Pour un individu
mali'llgl'c ou pour u-n'e femmé, il est-nécessaire de
subir un entraînement physique pour s'r.ccoutumer 1
au poids de 1 arme. {Jet-
te aecoutumance s'ob-
tient par l'exécutioh du
mouvement de mettre
joue et de viser 8 à 10
fois de s'u.iie, et cela
répété deux ou trois
fois dans la. journée ; 1
mais éviter la fatigue, j
qui finit par occasionner j
un. tremblement. Puits.
une fois un résultat satisfaisant obtenu, tirer des
capsules -avec un pistolet de combat, en ayant soin
d'en enclouer -la cheminée avec une épingle .pour ne
pas salir et oxyder l'âme du pistolet. Le tir se fera
sur un pain à cacheter collé sur une vitre éclairée.
Pour le second genre de tir, il faut d'abord sa-
voir tirer au visé. Puis entraîner son index, 13. dé-
tente du pistolet, dans ce second mode de tir, étant
très dure. Cet entraînement s'obtient en tirant à
capsules avec l'arme Sont on se servira., ou bien à
tirer avec l'index sur un morceau de caoutchouc
épais ; on obtient ainsi l'indépendance de l'index
vis-à-vis des autres doigts. Puis tir sur silhouettes,
ou mieux, eu-r adversaire, avec des balles en cire,
système Devillers.
Pour s'habituer aLi commandement, commencer
à obéir à une cadence lente, 80 battements pour
commencer, et tâcher d',arriver à 120.
Comme régime, calme absolu, de, façon à être
maître de ses nerfs, aucun excès d'alcool ou autres,
et exercices respiratoires profonds, le corps étendu.
De Paris à Saint-Germain...
en avion !
La commission municipale des transports en com-
mun recevra prochainement l'auteur d'un projet re-
latif à la création d'une ligne Paris-Saint-Germain
par avion.
Il ne s'agirait naturellement pas d'un service
public ordinaire, mais beaucoup plus d'une entre-
prise de tourisme aérien. 1 1
Allô! Allô!
Eynard, le grand Eynard, l'interminable
Eynard, le discobole Eynard, après quel-
ques incursions dans l'industrie des laitages,
dans les affaires automobiles, est aujourd'hui
expert pour affaires industrielles à... Falaise.
Il est toujours grand, sympathique, mais il
ne lance plus le disque.
Hier nous lui avons adressé tous nos vœux
de bonne année. Nous irons le voir à Falaise.
Boulogne-sur-Mer sera l'an prochain le siège
de grandes manifestations. Tout de suite
après la semaine automobile que la Commis-
sion Sportive de l'A.C.N.F. organisera comme
chaque année, avec le concours de Y Auto et
qui revêtira l'an prochain une importance ex-
ceptionnelle, Boulogne-sur-Mer organisera une
Grande Semaine du Poisson, dont le retentis-
sement sera mondial.
Le commissaire général de cette importante
manifestation est tout simplement notre ami
Jacques Altazin, correspondant de l' Auto, à
Boulogne-sur-Mer, grand armateur du port
de la Manche, secrétaire général de la Com-
mission Sportive de l'A.C.N.F. et de l'Aéro
Club du Nord.
Ces titres professionnels et sportifs ne sont-
ils pas le garant d'une organisation parfaite ?
Gymnastes et sportifs font mauvais ménage j
en ce moment, même dans les unions ou |
fédérations qui sont mixtes. Récemment, à la
mairie de la rùe Drouot, la discussion prit un
caractère aigu et un vieux gymnaste crut de-
voir résumer ainsi le défférend qui le séparait
des sportifs :
C( - Vous, sportifs, le mot gymnastique
vous effraie, parce que la gymnastique est un
'effort constant et que l'effort vous fait peur...»
Inutile de dire que cette déclaration provo-
qua une hilarité générale. Pensiez-vous que le
sport demandait moins d'efforts que la gym-
nastique ? Les gymnastes gagneraient à se
défendre par d'autres arguments.
EN MARGE DU SPORT
Quel sera
l'intérêt d'un match
entre J. Dempsey
et Strangler Lewis ?...
AUCUN !
Depuis quelques mois la presse américaine GJl.
nonce et commente une rencontre entre Jack
Dempsey, champion du monde de boxe toutes ca-
tégories, et « Strangler » Lewis, champion du
monde de catch as catch can, et voilà qu'aujour-
d'hui un câble de New-York confirme la conclusion,
de ce match, qui se disputerait à "Wlichita (Easa.s), à une date non encore fixée..
A quoi rime cette rencontre ? et quel intérêt
peut-elle présenter a,u point de vue sport ?
A la. première question il est aisé de répondre :
les organisateurs — qui sont surtout des business-
men — cherchent la grosse recette et il apparaît
vraisemblablement qu'ils la réaliseront avec cet
« - event » d'un nouveau genre : un lutteur aux
prises avec un boxeur!. Et quel lutteur t Quel
,boxeur 1... Deux champions du monde!
Quant à la deuxième, sans hésitation on peut ré-
pondre que l'intérêt sportif de cette rencontre est
inexistant. C'est une curiosité, un numéro de mu-
sic-hall, une « attraction », c'est tout ce que.l'on
voudra au point de vue spectaculaire, mais ça
n'est pas du sport.
Et en parlant de ce match je ne peux m'empê-
c118Jr de l'associer à l'idée que je me ferais d'un
.. « ST2.ANGLER » LEWIS ' . ' 1
combat entre un chat et un bull, entre un tigre
et un rhinocéros et, sortant du domaine animal,
entre Siki et S,-h,akmann « l'Etrçungleur ? ! » 011
entre deux équipes de footballeurs, dont rmn.e d'as-
sociation et l'autre de rugby essaieraient, chacune
avec leur technique particulière, de jouer un. match
impossible.
Vous voyez d'ici le beau cafouillaget
Pour la rencontre amphibologique Dempsey-Le-
wis, ce sera à peu près cela. On assistera au début
à une « bataille de coin -de rue », à une sauvage
macédoine de tirades, de cravates, de ciseaux, de
retournement de bras, de crochets, de_ swings et
d'uppercuts à faire pâmer d'aide une tribu de .sau-
vages. Puis si Lewis réussit à assurer une prise,
Dempsey — qui pratique le catch avec maestria —
.essaiera ,d,a se dégager par une parade de lutta
et peut-être, qu'entraîné par le souci de sa défense,
i,l emploiera lui aussi une prise de lutte libre, et
alors ce sera tout simplement une - pa.rtie de
« bourre » sans originalité.
Ajoutons ■ qu'il - est peu probable que Dempsey
place de suite son terrible punch. « Strangler »
Lewis n'est pas sans s'être assimilé qlw:ques élé-
ments de boxe suffisants .pour ne pas se laisser
surprendre pa.r le coup de poing de son adversaire,
et puis il n'est pas dit. que même si Dempsey place
de suite sa. droite ou sa, gauche Lewis prenne le
compte. La pratique du catch donne une résistance
formidable à la douleur et le « Strangler », athlète
-remarquable, ne doit pas facilement s'écrouler...
même sur un coup du « tueur d'hommes ».
Curiosité ! Curiosité t Voilà tout ~e facteur qui as-
surera -le succès de cette rencontre. On ira voir
deux hommes se « crocheter », l'tm cherchant à
.assommer et l'autre à étrangler.
Du sport cela ? Non.
Mais, 'a.u fait, Dempsey et Lewis n'ont-ils pas,
dans cette « affaire », d'autre souci que celui du
sport ?
— A. D.
SESL^ili!li!l!iilliin[niiî!ii!II7ii!iniiiUH!!IIÎI!!l!lïtî!!l]ÎIL,liIllIlilini!î[i[!ill!IlliI]IIl!'IÎ!lîll!llî!!fl!!l!flilflfniî!iilifi!n!II!iifIîf!iî^a
Il n'y a pas des « piétons » et des
« chauffeurs ». Il n'y a que des pié-
tons qui sont tantôt à pied et tantôt
en automobile.
' . Epargnez-vous les uns les autres. ,
LE TOURISME AUTOMOBILE
On va pouvoir connaître
par avance
les routes à prendre
ou à éviter
Un service nouveau du Touring Club de France
vient compléter une initiative de « l'Auto ».
A ..l'heureuse époque
« d',avant-guerre », un
automobiliste désireux de
partir pour une longue
éta.pe pouvait, à son gré,
choisir son itinéraire ; il
lui était loisible d'em-
prunter soit la^ grand'rou-
te directe, soit les . clie-
mins détournés ; routes
nationales, comme che-
mins de grande commu-
nication, ét:Ücn,t, A»
âge d'or. généralement en
bon état ; on me risquait pour ainsi dire jamais de
rencontrer des longues portions de voie défoncée.
Combien différente est la situation présente!...
Malgré les efforts des Ponts et "Chaussées, la réfec-
ti<5n"des routes, délabrées par plusieurs années de
-non-entretien et de trafic intensif, n'avance que
j,entr,m,en,t.
Aussi l'automobiliste ne s'aventure-t-il qu'avec
inquiétude sur un itinéraire inconnu de lui. I-Je va-t-
i-1 pas rencontrer de longs trajets à l'état _d^ fon-
drières? Comment se renseigner sur le meilleur ..-
ou plutôt le moins mauvais — cliemin. à prendre? .
-CollnaiBsant ce besoin du touriste, l'Auto, depuis
quelques mois, publie, en rubrique automobile, des
■renseignements recueillis auprès des ingénieurs des.
Ponts et Chaussées, afin de signaler les routes à
rllllHIHMIHIlUIClUNHUflHIUNIHIHINtlIî^
Rédaction, Administration, Publicité: \
10, rue du Faubourg-Montmartre
PARIS (9") .
( i™ ligne CENTRAL 27-69
' 1 8- ligne CENTRAL 28-12
TÉI éDUnUC / 3* ig,,Ia CENTRAL 28-56
ItLtrfluni: S te ligne bergère 49-14
/.S* ligne BERGÈRE 53-82
\ ligna.., INTER SPÉCIAL 3-15
Adresse Télégraphique: Vélauto.Parl8
DEUX FILS SPÉCIAUX
Directeur-Rédacteur en chef:
^ HENRI DESGRANGE /
AUTO M O B î LE - AÉRONAUTIQUE - CYCLISME
ATHLÉTISME V BOXE * FOOTBALL - ESCRIME • TENNIS . SPORTS FÉMININS - HIPPISME - AVIRON
Le Numéro : 15 Centimes *'
24" ANNEE. — NO 8.054. — QUOTIDIEN
Mercredi 3 Janvier 1923
ABONNEMENTS :
Six MOI& Ua us
SEINE et SEINÊ.&:-OlSE..,.. . 24 » 46 3
DÉPARTEMENTS et ALGÉRIE., 25 » 43 a
ÉTRANGER (Union postale) 43 » 82 »
On s'abonne sans frais dans tous les
Bureaux de poste. ;
LES CHRONIQUES DE « L'AUTO »
VÉGÉTARIEN
VÉGÉTALIEN
FRUITARIEN
' Le régime végéta-
rien est celui qui ne
comporte l'utilisation
d'aucun aliment con-
tenant de l'albumine
animale. L'albumine,
dont le type chimique
-pst le blanc d'œuf,
est l'élément constitutif de nos muscles, autre- (
ment dit, de notre viande, que le public ap- (
pelle encore de la chair. Les aliments albumi- <
noïdes d'origine animale sont : toutes les.vian- <
des de boucherie, le gibier, toutes les volailles, j
le poisson, le blanc de l'œuf, le lait, le fro-
mage. L'organisme a un besoin constant de '
recevoir, par l'alimentation, des albumines. Il
peut les puiser dans les aliments ammaux que s
Je viens d'énumérer, mais aussi dans quelques <
végétaux qui ën contiennent en grande quan- e
tité, et qui sont les légumineuses : lentilles, t
pois, haricots blancs. Mais ces albumines végé- «
tales, malgré une composition analogue à celle
des viandes, ne paraissent pas avoir les mêmes 1
qualités de rendement. L'albumine tirée des j
viandes est tonique, même excitante du sys- (
tème nerveux et du muscle. Elle donne de la 3
vitesse, de la détente aux muscles qui travail- i
lent, mais fournit peu d'énergie mécanique,
contrairement aux sucres, aux graisses et aux
aliments farineux ou féculents.
Le régime végétarien ne comporte l'usage
d'aucune espèce d'albumine animale ou végé-
tale. C'est dire qu'il est composé uniquement |
de légumes non farineux, herbacés ou verts,
et aussi d'un peu de fruits. Quand ceux-ci pré.
dominent dans le régime, ou le forment tiè-
dement à eux seuls, on le dit fruitarien. Voici
un exemple de repas végétarien :
Potage maigre de légumes,
Macaroni ou pâtes quelconques,
0geille, ou épinards, ou tomates, etc.
Fruits frais. / , . 1
il ne doit entrer dans ce régime ni lait!, ni
-fromage, ni œufs, ni viande, ni poisson, mais
tous les légumes quelconques farineux ou <
verts, tous les fruits frais, ou desséchés, tou- î
tes les céréales et les légumineuses. On peut î
parfaitement vivre avec un régime semblable.
-Ses avantages sont- qu'il est peu toxique, peu
excitant, et même calmant, laxatif, et qu'il
donne tous les éléments nécessaires à des
exercices lents et prolongés (exercices de
ifond).
. Ses inconvénients sont : qu'il est d'abord
engraissant, qu'il empâte et rend mou, dimi.
nue l'énergie de détente musculaire et la vi-
vacité inteTIi)ctu.elle. Contrairement à ce que v
l'on a dit, il ne préserve pas de ce que le pu-
'Mio-appelle encore de l'artbritisme : (entité
inacceptable au point de vue scientifique), ni .
'des maladies de la nutrition déterminées par la
suralimentation, la goutte, l'obésité, le dia.
bète, le rhumatisme, etc... à moins que la
quantité n'en soit strictement réglée. Il né-
cessite, pour les préparations culinaires, une (
assez grande quantité de beurre et de sucre, (
et aussi l'usage habituel du pain. J'ai vu de ]
purs végétariens, depuis de nombreuses an-
nées, qui souffraient de la goutte, de coliques i
néphrétiques, d'engraissement, de migraines, 1
etc., et c-ela tient surtout à la grande richesse i
calorique de ce régime végétarien. Quand il
est employé avec modération, comme le prati-
quent certaines peuplades ou des métis améri-
cains ou indo-chinois, il permet de belles per- ]
formances de résistance, mais non pas de vi- ,
[tesse. Ainsi, les « péones » et les métis in-
idiens de l'Amérique centrale, du Brésil, du
Paraguay peuvent faire, avec quelques cuille- '
ré es de bouillie de « Maizena » (farine de *
maïs) des paxcours de 80 kilomètres par jour, *
au petit trot, en suivant le maître qui, lui, 1
chasse à cheval. Mais dans ces résultats, il <
faut faire entrer aussi les conditions particu- 3
Bières de leur vie de plein air. 3
En réalité, on rencontre très peu de vérita-
\. Ibles végétariens, et ceux qui se disent tels, 1
consomment parfaitement des albumines ani- 3
maies contenues dans le lait, les œufs et le 4
fromage, qui sont de véritables viandes, sans l
qu'il s'en doutent. Ceux que l'on peut voir à J
Pans, et notamment dans le restaurant végéta-
rien qui est proche de la gare Montparnasse, '
ont un aspect bien particulier et qui n'est pas
de nature à leur faire beaucoup d'adeptes. Ils
sont généralement pâles et, chose singulière,
à la fois minces et bouffis. Us ont même par- J
fois du ventre, et le plus souvent peu de mus- i
êtes, à moins qu'ils ne soient des profession- '
nels sportifs. Dans ce cas, ils ont de la résis- '
tance et peu de détente et, en règle générale,
aucune rapidité. °
r Quant à ceux qui pratiquent réellement le
régime végétarien, c'est-à-dire qui se nourris-
sent à la façon des lapins, de salades, de lé-
gumes herbacés, d.e choux, d'épinards, d'o-
seille, d'endives, et de quelques fruits frais,
sans fruits secs huileux (noix, noisettes, aman-
S- uls se présentent alors avec l'aspect de
. véritables malades. Ils sont jaunes, émaciés,
sans force et sans énergie, incapables du
moindre effort physique et, fait peu connu, et
que j 'ai toujours observé, effroyablement cons-
tipés. Ils sont-impropres à toute espèce d'exer-
cices, que ce soit de vitesse ou de fond, ce
qui s explique par l'amaigrissement, non seu-
lement de leurs muscles, mais de leurs viscè-
res, foie, et, ce qui est plus grave, cœur, d'où
la faiblesse extrême de leur pression artérielle.
Les parois de l estomac et de l'intestin sont
émaciées, ce, qui explique leur chute et leurs
coudures.
Une foule de gens se disent végétariens ou
végétations. Heureusement pour eux, c'est là
une douce illusion. Mais ceux qui le sont vrai-
ment, et strictement, et qui sont fort rares,
sont toujours des déséquilibrés nerveux, des
malades de l'esprit, pour qui leur type alimen-
taire n'est pas autre chose qu'une sorte de re-
liglOn. Et cela me rappelle quelques. anecdotes.
De temps à autre, certains champions étran-
- gers arrivent à Paris, précédés d'une réputa-
tion bien établie de végétariens, du moins ils
le racontent à de naïfs et bénévoles intervie-
wers. C'est une bonne plaisanterie pour arri-
ver à ^inciter leurs futurs adversaires à se^ pri-
ver d'aliments toniques nécessaires aux cham- J
pions. Ce sont toujours les mêmes qui se pré-
tendent <( quakers » ou « mormons », qui ne
fument pas, ne touchent jamais à l'alcool, ni à
viande (cette infecte nourriture des man-
geurs de-cadavres !), qui ne prennent pas de
sucre « parce que ça fait souffler », et qui
" oublient pas le signe de croix sur le ring,
avant de démolir leur adversaire. Léo Houck
; ét8lit ainsi, paraît-il « ?)). Et Kid Davis affir-
^it qu'à l'entraînement, il ne mangeait que
es bananes 1 Eendant que je travaillais la boxe
. lui, il me soutenait imperturbablement
c'était là sa seule nourriture. Je le sur-
v13' dans la même semaine, chez un mar-
de vins de Montmartre, où, en compa-
jLi6. de son ami Sam Mac Ve,a, il était fort
^ à déjeuner. Une énorme entrecôte en-
rori toute l'assiette et bordée d'une cou-
û9 de frites fort engageantes l'intéressait
*
au point qu'il ne me vit pas venir. Désignant
son assiette du doigt : Qu'est-ce qu'il y a'là-
dedans ? lui dis-je. « Ça, bananes, for trai.
ning », me répondit-il imperturbablement, tan-
dis que Mac Vea profitait de sa distraction
pour lui subtiliser quelques-unes de ses pom-
mes de terre.
On peut, à la vérité, diminuer considérable-
ment la ration de viande chez l'homme nor-
mal. J'ai fait, sur moi-même, de longs essais
de différents régimes, .avant de les prescrire à
mes patients. Deux à trois fois par semaine, à
l'un des deux repas, suffisent à maintenir un
tonus normal, à la condition que le reste du
•régime ne soit pas entièrement végétalien.
Mais, en résumé, le régime que l'on doit adqp-
ter est celui avec lequel on conserve ses for-
ces, sa vitesse, sa détente, son endurance en
maintenant le poids du corps stationnaire, si
ce poids est normal, bien entendu. Les hom-
mes de sport, qui ont des tendances à engrais-
ser, doivent éviter le régime végétarien et
adopter le régime mixte : carné-végétalien.
Ceux qui ont des tendances à perdre du poids,
au contraire, doivent se servir du régime fai-
blement carné et végétarien. Il est absolument 1
hors de doute que la nature n'a pas voulu que
l'homme soit comme son cousin, le singe, strie-)
tement végétarien et fruitarien. Le tube di":
gestif d'un gorille, presque strictemnet fruita-
rien, quoique cependant avec les albuminoïdes
qui viennent des céréales, est d'une autre di-
mension et d'une autre constitution que celui
de l'homme. J'ajoute de l'homme moderne, et
surtout du citadin. Enfin, l'expérience dé-
montre que les hommes qui suppriment toute
trace d'albumine animale dans leurs aliments,
peuvent garder de la graisse, mais perdre une
grande part de leurs muscles. Il semble que
l'organisme, ne pouvant pas se passer d'albu-
mines animales, consomme celles qui sont con-
tenues dans ses muscles, qui sont pour lui une
réserve où ils puisent en perdant de sa masse
musculaire. Et c'est ce qui explique la faible
densité corporelle des hommes végétariens et
végétaliens. II. est bon aussi de faire remarquer
que l'alimentation de l'enfant au sein, qui est,
sans conteste, naturelle, est non seulement une
alimentation carnée, puisque le lait est une
viande liquide, très riche en albuminoïdes,
mais mieux encore, c'est une alimentation
d'anthropophage, puisque le lait maternel n'est
pas un simple excudat, mais un véritable tissu
constitué des cellules de la mère.
Il est bon de savoir enfin qu'à égalité de cli-
mat favorable, les races qui ont de la viande
en abondance, comme les Australiens, par
.exemple, chez qui, avant la guerre, elle valait
0 fr. 50 le kilo, sont plus grandes, plus fortes,
plus belles, plus résistantes que toutes les au-
tres. Ce sont là des faits qu'il faut connaître
pour ne pas se laisser influencer par des théo-
ries nuageuses. Ces questions de régime ne
sont pas du même- o-r.dre que ceux de la Foi.
Ce sont des ^questions scientifiques très com-
plexes et qu on ne peut connaître qu'avec
beaucoup de documentation ' et d'expérience
pratique, et les profanes s'imaginent par trop
que leurs petites elucubrations ont la moindre
valeur pourries résoudra, S'il fallait résumer
ce que doit être, à mon avis, le régime alimen-
taire d'un homme de sport, je dirais : un
peu de viande, davantage d'à légumes et de
fruits, et gras ou maigre, très peu de pain,
aliment sacré en France, et sur la réelle va-
leur, et surtout les réels inconvénients duquel
il y aura beaucoup à dire.
Docteur F. HECKEL.
LES GRANDES EPREUVES CYCLISTES
VAN KEMPEN-EGG
et
COBURN-Mc BEATH
sont engagés dans
les 6 JOURS de PARIS
Nous aurons bientôt
une Course de 6 Jours peu banale
Robert Desmarets se préoccupe d'ores et déjà
de 'la prochaine course de six jours du Vélodrome
d'Hiver. Il est probable eue l'épreuve se disputera
du 2 au 8 avriJ. Quoi qu'il en soit, des engage-
-on t déjà été contractées, et ce m'est certes pas sans
un vif plaisir que nos lecteurs apprendront que
les premiers inscrite dans notre course monstre
eont Oscar Egg et Piet Van Kempen qui formeront
une association extrêmement redoutable.
Les deux hommes ont fait leurs preuves, et n'en
sont plus à compter leurs succès. ils étaient déjà
ensemble en mars 1920 à Madison ouand ils s'as-
surèrent la victoire. Depuis Egg a triomphé à Paris
et Van Kempen à Bruxelles. Ce sont deux grands
as, et très certainement ils compteront parmi les
favoris au départ. *
Autre grosse nouvelle : sont engagés sous le
numéro 2, l'Américain Coburn qui a triomphé avec
Brocco il y a deux ans à New-York et qui vient
de terminer second ceite année, et l'Australien
Mac Beath dont les bonnes performances en Amé-
rique n'ont échappé à personne.
AUTOMOBILE
« L'Auto » organise cette année
sa IIIe Exposition
de Bouchons de Radiateurs
Les deux expositions consacrées par l'Auto, en
1921 et en 1922, à cet artistique ornement de l'au-
tomobile, consacré par la mode, qu'est le bouchon
de radiateur, ont connu trop de succès pour que
tous ne nous décidions pas, au seuil de la nou-
velle année, à en annoncer une troisième..
Ce printemps nous convoquerons donc une troi-
sième fois les fabricants spécialistes et les artistes
qui nous envoyèrent déjà de si jolis objets, à pré-
senter au public leurs nouvelles créations.
Prochainement, noue a.rrêteron.s la date — aux
environs du 15 mars — et publierons le règlement.
Une Equipe d'Amateurs
pour Indianapolis...
H se confirme, comme nous l'avons laissa
entendre dernièrement, que le champion fran-
çais P. de Viscaya se met à la tête d'une
« tournée », et avec trois, de Ses amis, excel.
lents conducteurs amateurs, (parmi lesquels le
prince de Cystria), traversera l'Atlantique, en
avril prochain, à destination des autodromes
américains.
L'équipe emmènera quatre Bugatti deux li-
tres, à carrosserie monoplace, ces voitures ap-
partenant en propre à leurs pilotes.
LE RAID AUTOMOBILE TRANSSAHARIEN
L'équipe traverse, entre Igostem et, II& Salah, une région sablonneuse parsemée de rochers.
LES ÉPREUVES DUBONNET
Etienne WALTISPURGER
fait sa rentrée dans le
CROSS POPULAIRE
DE "L'AUTO"
Plus de 1.000 inscriptions à ce jour
et lundi la clôture
Après Serininier, Heuet, S,,bnelimann,, Manhès,
VigDaud, Coriet, voilà un nouvel a.ma.teur E-tienne
Waltispurger, un, transfuge de la F.S.A.F.,' qui
.peut être considéré comme tim grand championi
français. Sur la brèche depuis 1908, ses plus beaux
titres de gloire sont ses victoires dans deux Cham-
pion.nata de France, deux Grands Prix de . France
(1912 et 1920) et surtout son magnifique . record.
des 20 kil. en 1 h. 7 m. 46 s. 1/5, qui constitue
actuellement la, plus . belle performance Officielle
française &ma.tours ou professionnels. -, _ 1
'Wia.ltispurger -a. été international" plusieurs fois
pour la F.S.A.F. en Angleterre, en Ecosse, en Ita-
lie. Sa. rencontre-, &veo ses , nouveaux " concurrents
de la. F.F.A. -va, nous valoir une. bèlie lutte.'-
Plus do 1.000 concurrents sont déjà i-nsirits.. LIs
(représentent un nombre oonsidér.a.ble de clubs,
parmi lesquels : l'Etoile Sportive derJuvisy, l'E.S.
de Viroflay, Je Club Athlétique dTvry, le Metro-
politan Club, le S.C. du VIe,.arrondissement, i'U.S.
et A, d'Itterville, lé C.A. de Versées, i-'tJiS.--
AubergooVille, I'B.S. de ViH.a:bê, 1g B.C. dé France,
l'U. S. d'Epinal-, le. Montléry Sportif; la S.A.
Montrouge, le C.S. des Mutilés, le-Lutetia'S. Club,
le C.A.S. GkLér.aux, l'E.S. Auln(aysienne, les Mi-
litaires du Bourget,.atc. etc.. ■
En .rai.son du nombre énorme des concurrents,
il sera organisé un service médical de grande en-
vergure, qui sera sous îa direction du professeur
P. Peugniez et des docteurs Paul Gardi, de B©llin
du Coteau. •
LES MIRACLES DU SPORT
UN ATHLETE
DE 80 ANS !
Depuis 60 ans il pratique
la culture physique
qu'il a enseignée à des générations
d'athlètes espagnols
1 ■ ■ M. SANTANAC.BRACKMAN .
L'âge de cet athlète ? 80 ans Il Depuis 60 an3,
il est professeur- de gymnastique : et- de culture
physique à Barcelone,
D'aucuns le nomment le K vieux - » Santan-aç.
Quelle hérésie ! un homme bâti comme lui peut-il
vieillir .? ' -
Tous les matins de bonne heure, on peut le voir
au travail dans sa salle de la rue-de la Deputa-
cion : série de mouvements - de . culture- physique, ,
exercices aux agrès, etc., etc... Il ; a formé plu-
sieurs générations de solides gaillards- * transpy-
rénéens, et serait en droit de revendiquer le titre
de parfait' éducateur physique de la jeunes. Mais
c'est un modeste, qui. ignore la publicité et est
heureux lorsqu'il a, par, son exemple et sa foi,
augmenté la'durée d'existence de ses . disciples.
Et nous déplorons, avec notre ,confrère le Sta- '
dium, de Barcelone, que des hommes comme San-
ta-nac ne soient pas mis ' plus . particulièrement en
valeur par les autorités de leur.propre pays, parca
que Santanac es siempre fuerte, siempre firme,
fresco y franco (toujoure fort, toujours ferme, frais
et franc). " " ' * ' .
MM. Paul Souday et Lai.-aru pour-4\
raient très bien dire : « Nous nous met- •
irons au sport quand tous ceux qui s'en.
occupent nous donneront l'exemple. ». j
Et ce aérait péremptoire. -— A. -Bach.
CE QU'EST
LA TRAVERSEE DU SAHARA
Les pistes
y sont plus visibles
la nuit
que pendant le jour
SONT-" ILS " A TIN-ZAOUATEN ?
L'absence de nouvelles de la mission' RMrdt-
Audouin-Dubreuilh. est, ainsi que noua le disions
hier, normale. Nous avons prévu son arrivée dams
la. journée du 1er janvier au puits de Tin-Zaoua-
ten, elle pourrait ainsi joindre .aujourd'hili le
poste de Kidal. Mais on sent tout ce que cet ordre
de marche, tracé de Paris, peut avoir de théorique.
S'il , est très vrai que le Français connaît peu
sa géographie, le raid Citroën-Histin-Kégresse
aura jeu <8.1.1: moins le grand mérite de faire con-
naître à nos. compatriotes cette portion de leur
ter,ri't,oire, plusieurs fois grande comme la France,
qu'on ' 'appelle le Sahara. Ce qu'un saint 'comme
le père de . Foucault et on héros comme le général
La,perri=e n'ont pu réaliser, savoir la. con.nais-
sance par -, les. Français de. leur Afriqu.e, nœglo- glo-
rieuses petites cheniiiea vont le réussir, ; .
- -Us de -no»- amiê,. très mêlé a l'organisation du
raid, mous, disait hier: : •
« Ce raid est encore plus fantastique que je ne
me l'imaginais. Noua nous rendions compte qu'il
y aurait de grosses difficultés à vaincre, mais je
ne .pensais pas qu'elles .seraient telles que je les
ai pressenties au cours d'un voyage à In-Sa.lah. ■
« Le -Sahara est un pays décevant, troublant...
,son aspect change du matin au soir ou: plusieurs
fois dans une même journée. De larges circulations
d'eau se font eouterrainement et manifestent leur
présence au moment où l'on s'y attend le moins.
Ainsi, de Tougourt à Ou.argla. la mission de ra-
vitaillement et les chenilles du raid suivirent une
piste sèche. Au retour, ladite mission trouva la
même piste boueuse, marécageuse, pâteuse, alors
que les conditions atmosphériques n'avaient pas ou
pei% varié. - -
« On. s'ima.gine volontiers, quand on parle des
pistes sahariennes, trouver une route toute tracée.
C'était un peu l'idée que j'avais. Non pas une
route proprement dite, mais une sorte de tracé
aussi. large que l'encombrement d'un véhicule, ja-
lonné pour qu'on De se perde pas, suffisamment
bien établi pour que les signes extérieurs ne dis-
paraissent pas à la moindre tempête de sable.
« Or, les -pistes que j'ai trouvées sont simple-
ment des pas de chameau alignés les uns après les
autres. Leur largeur totale peut être de 20 centi-
mètres et la profondeur des trous environ la, moitié
quand le sable est assez maléa.ble pour que les
sabots du chameau enfoncent jusqu'à 10 centimè-
tres....
' « Cette piste est plus visible la nuit que le jour.
Dans la journée, le soleil est tellement brutal qu'un
phénomène de visibilité très connu de ceux oui
connaissent le . Sahara, fait qu'on ne distingue rien
devant .soi. La. nuit, au contraire, l'ombie que pro-
jettent les phares met-en relief le bord des trous
et la chenille peut suivre la piste à une allure
normale..
Quand on se perd...
' « JI arrive que la piste s'interrompe, car le sable
emporté par une tornade peut avoir recouvert la
piste sur une longueur de plusieurs _ kilomètres.
On s'arrête. Les guides donnent leur avis. On prend
celui des différents instruments de navigation. On
fait le point et, ceci minutieusement exécuté, les
chenilles vont en zig-zag, procèdent à des recou-
pements transversaux jusqu'au moment où la pieté
des pas de chameaux a pu être retrouvée.
« S'il n'est pas impossible de se perdre, c'est au
moins difficile. Mais du temps peut être perdu en
procédant à ces recoupements. Et c'eat pourquoi
la mission Haardt-Audouin-Dubreuilh peut évidem-
ment ne pas arriver aussi tôt à RidaI que
l'Auto l'espér-ait,. '
« D'autre part, la mission a, avec elle, des tniides
locaux. A ohaque point d'escale, l'adjudant Chap-
puis —■ un vieux saharien — prend sur place un
guide qui connaît .particulièrement la :'égion. Ces
guides sont d'une sûreté prodigieuse. L'indigène
a le sens inné de l'orientation. S'il a effectué un
voyage d'un point à un autre du Sahara voilà
dix ans, vous .pouvez lui demander sans crainte
de. vous accompagner. Il n'est pas infaillible, mais
il sera un précieux compagnon. »
Nous ne tarderons plus maintenant à avoir des
nouvelles des vaillants voyageurs.
Tout dépend du poste de Kidal et de_ la. célérité
qu'il apportera à transmettre par relais ces ren-
seignements précieux.
LAWN TENNIS
Le Passé :
DECUGIS ou GERMET ?
Le Présent :
BRUGNON ou BOROTRA ?
■ Si la. « Belle au Bois Dormant » venait à s'éveil-
ler et si • elle se rendait dimanche prochain au
Sporting, Club de P.àrio elle pourrait croire qu'il
n y a rien de changé' dans le tennis parisien depuis
vingt .ans,..
-T,e grand « Max « Decugis et le petit « Fifi »
Germot vont en effet se mesurer à nouveau dans
la finale de la Coupe des Vétérans. Pendant 7 ans
il n'y ' eut pas au Racing Club de France une
finale du Championnat de France qui n'opposât
ces deux hommes; et la. lutte fût toujours incer-
taine... - , :.'
Après cette évocation du passe.: f on assistera le
même jour au Challenge Roussel de la Coupe de
Noël qui opposera nos deux joueurs les plus auda-
cieux, et les ,)'us, adroits au filet. Qui l'e.J.poÜera
de Brugnon le tenant ou de Borotra ? &a, sybille
de Cumes consultée par nous s'est bornée à dire
C71i lo sa ? >-
• Cela n'est pas suffisant pour ceux qui voudront
miser sur la. chance de l'un des deux...
DANS LES SPORTS A COTE
Comment on s'entraîne
à l'Escrime,
au Billard,
au tir au Pistolet
Il est des sports qui, bien que ne s'adressant pas
à la masse, ont leurs fervents et comptent de nom-
breuses célébrités. Povr ces sports-là : l'Escrime,
le Pistolet et le Billard, doit-on observer un en-
traînement aussi rigoureux que pour la boxe, la
course à pied ou l'aviron par exemple ?
Noue avons demandé leur avis à trois représen-
tants autorisés de ces trois sports, et voici ce qu'ils
nous ont répondu :
L'Escrime
1 1 Un escrimeur doit toujours être prêt dame des
: conditions de santé norinales. à livrer un assaut.
Et pour cela, l'ent.ra.memeDt quotidien est indis-
pensable. Dans le cas oil un escrimeur doit croiser
; le fer contre un gaucher, il doit s'exercer pendant
; quelques jours contre des partenaires pra.tipia.nt
! le jeu de main gauche. ' .
Comme régime alimentaire, rien de spécial. Pas
d'excès, évidemment, éviter un embonpoint nuisi-
ble à la souplesse et à l'agilité de l'escrimeur.
Be.néton, par exemple, devant rencontrer prochaine-
ment un adversaire redoutable, est préoccupé ,ac-
tuellement d'alléger de quelques kilos -la générosité
de sa corpulence
Le Billard
Pour le billard, aucun entraînement particulier,
du moin s en ce qui concerne l'amateur. Eviter les
excès de bons vins et de trop bonne chère, qui
risqueraient- de vous occasionner -des tremblements |
dans les mains.
Pour les professionnels, comme. notre Conty na-
tional, il est préférable de suivre un régime con
sistant en viandes .grillées, pas de féculents ni
d'aliments gras, pas d'alcool, le moins, possible de
tabac. Il paraît que, depuis qu'il suit ce régime,
on a pu. constater un notable progrès sur sa forme
antérieure.
Le Pistolet
Il faut. considérer deux genres de tir au p1st.o-
let : Je tir. au visé et le tt'r au commandement.
Pour lé premier, .aucun entraînement spécial pour
rçjtt homme 'de viguedr moyeDDe. Pour un individu
mali'llgl'c ou pour u-n'e femmé, il est-nécessaire de
subir un entraînement physique pour s'r.ccoutumer 1
au poids de 1 arme. {Jet-
te aecoutumance s'ob-
tient par l'exécutioh du
mouvement de mettre
joue et de viser 8 à 10
fois de s'u.iie, et cela
répété deux ou trois
fois dans la. journée ; 1
mais éviter la fatigue, j
qui finit par occasionner j
un. tremblement. Puits.
une fois un résultat satisfaisant obtenu, tirer des
capsules -avec un pistolet de combat, en ayant soin
d'en enclouer -la cheminée avec une épingle .pour ne
pas salir et oxyder l'âme du pistolet. Le tir se fera
sur un pain à cacheter collé sur une vitre éclairée.
Pour le second genre de tir, il faut d'abord sa-
voir tirer au visé. Puis entraîner son index, 13. dé-
tente du pistolet, dans ce second mode de tir, étant
très dure. Cet entraînement s'obtient en tirant à
capsules avec l'arme Sont on se servira., ou bien à
tirer avec l'index sur un morceau de caoutchouc
épais ; on obtient ainsi l'indépendance de l'index
vis-à-vis des autres doigts. Puis tir sur silhouettes,
ou mieux, eu-r adversaire, avec des balles en cire,
système Devillers.
Pour s'habituer aLi commandement, commencer
à obéir à une cadence lente, 80 battements pour
commencer, et tâcher d',arriver à 120.
Comme régime, calme absolu, de, façon à être
maître de ses nerfs, aucun excès d'alcool ou autres,
et exercices respiratoires profonds, le corps étendu.
De Paris à Saint-Germain...
en avion !
La commission municipale des transports en com-
mun recevra prochainement l'auteur d'un projet re-
latif à la création d'une ligne Paris-Saint-Germain
par avion.
Il ne s'agirait naturellement pas d'un service
public ordinaire, mais beaucoup plus d'une entre-
prise de tourisme aérien. 1 1
Allô! Allô!
Eynard, le grand Eynard, l'interminable
Eynard, le discobole Eynard, après quel-
ques incursions dans l'industrie des laitages,
dans les affaires automobiles, est aujourd'hui
expert pour affaires industrielles à... Falaise.
Il est toujours grand, sympathique, mais il
ne lance plus le disque.
Hier nous lui avons adressé tous nos vœux
de bonne année. Nous irons le voir à Falaise.
Boulogne-sur-Mer sera l'an prochain le siège
de grandes manifestations. Tout de suite
après la semaine automobile que la Commis-
sion Sportive de l'A.C.N.F. organisera comme
chaque année, avec le concours de Y Auto et
qui revêtira l'an prochain une importance ex-
ceptionnelle, Boulogne-sur-Mer organisera une
Grande Semaine du Poisson, dont le retentis-
sement sera mondial.
Le commissaire général de cette importante
manifestation est tout simplement notre ami
Jacques Altazin, correspondant de l' Auto, à
Boulogne-sur-Mer, grand armateur du port
de la Manche, secrétaire général de la Com-
mission Sportive de l'A.C.N.F. et de l'Aéro
Club du Nord.
Ces titres professionnels et sportifs ne sont-
ils pas le garant d'une organisation parfaite ?
Gymnastes et sportifs font mauvais ménage j
en ce moment, même dans les unions ou |
fédérations qui sont mixtes. Récemment, à la
mairie de la rùe Drouot, la discussion prit un
caractère aigu et un vieux gymnaste crut de-
voir résumer ainsi le défférend qui le séparait
des sportifs :
C( - Vous, sportifs, le mot gymnastique
vous effraie, parce que la gymnastique est un
'effort constant et que l'effort vous fait peur...»
Inutile de dire que cette déclaration provo-
qua une hilarité générale. Pensiez-vous que le
sport demandait moins d'efforts que la gym-
nastique ? Les gymnastes gagneraient à se
défendre par d'autres arguments.
EN MARGE DU SPORT
Quel sera
l'intérêt d'un match
entre J. Dempsey
et Strangler Lewis ?...
AUCUN !
Depuis quelques mois la presse américaine GJl.
nonce et commente une rencontre entre Jack
Dempsey, champion du monde de boxe toutes ca-
tégories, et « Strangler » Lewis, champion du
monde de catch as catch can, et voilà qu'aujour-
d'hui un câble de New-York confirme la conclusion,
de ce match, qui se disputerait à "Wlichita (Ea
A quoi rime cette rencontre ? et quel intérêt
peut-elle présenter a,u point de vue sport ?
A la. première question il est aisé de répondre :
les organisateurs — qui sont surtout des business-
men — cherchent la grosse recette et il apparaît
vraisemblablement qu'ils la réaliseront avec cet
« - event » d'un nouveau genre : un lutteur aux
prises avec un boxeur!. Et quel lutteur t Quel
,boxeur 1... Deux champions du monde!
Quant à la deuxième, sans hésitation on peut ré-
pondre que l'intérêt sportif de cette rencontre est
inexistant. C'est une curiosité, un numéro de mu-
sic-hall, une « attraction », c'est tout ce que.l'on
voudra au point de vue spectaculaire, mais ça
n'est pas du sport.
Et en parlant de ce match je ne peux m'empê-
c118Jr de l'associer à l'idée que je me ferais d'un
.. « ST2.ANGLER » LEWIS ' . ' 1
combat entre un chat et un bull, entre un tigre
et un rhinocéros et, sortant du domaine animal,
entre Siki et S,-h,akmann « l'Etrçungleur ? ! » 011
entre deux équipes de footballeurs, dont rmn.e d'as-
sociation et l'autre de rugby essaieraient, chacune
avec leur technique particulière, de jouer un. match
impossible.
Vous voyez d'ici le beau cafouillaget
Pour la rencontre amphibologique Dempsey-Le-
wis, ce sera à peu près cela. On assistera au début
à une « bataille de coin -de rue », à une sauvage
macédoine de tirades, de cravates, de ciseaux, de
retournement de bras, de crochets, de_ swings et
d'uppercuts à faire pâmer d'aide une tribu de .sau-
vages. Puis si Lewis réussit à assurer une prise,
Dempsey — qui pratique le catch avec maestria —
.essaiera ,d,a se dégager par une parade de lutta
et peut-être, qu'entraîné par le souci de sa défense,
i,l emploiera lui aussi une prise de lutte libre, et
alors ce sera tout simplement une - pa.rtie de
« bourre » sans originalité.
Ajoutons ■ qu'il - est peu probable que Dempsey
place de suite son terrible punch. « Strangler »
Lewis n'est pas sans s'être assimilé qlw:ques élé-
ments de boxe suffisants .pour ne pas se laisser
surprendre pa.r le coup de poing de son adversaire,
et puis il n'est pas dit. que même si Dempsey place
de suite sa. droite ou sa, gauche Lewis prenne le
compte. La pratique du catch donne une résistance
formidable à la douleur et le « Strangler », athlète
-remarquable, ne doit pas facilement s'écrouler...
même sur un coup du « tueur d'hommes ».
Curiosité ! Curiosité t Voilà tout ~e facteur qui as-
surera -le succès de cette rencontre. On ira voir
deux hommes se « crocheter », l'tm cherchant à
.assommer et l'autre à étrangler.
Du sport cela ? Non.
Mais, 'a.u fait, Dempsey et Lewis n'ont-ils pas,
dans cette « affaire », d'autre souci que celui du
sport ?
— A. D.
SESL^ili!li!l!iilliin[niiî!ii!II7ii!iniiiUH!!IIÎI!!l!lïtî!!l]ÎIL,liIllIlilini!î[i[!ill!IlliI]IIl!'IÎ!lîll!llî!!fl!!l!flilflfniî!iilifi!n!II!iifIîf!iî^a
Il n'y a pas des « piétons » et des
« chauffeurs ». Il n'y a que des pié-
tons qui sont tantôt à pied et tantôt
en automobile.
' . Epargnez-vous les uns les autres. ,
LE TOURISME AUTOMOBILE
On va pouvoir connaître
par avance
les routes à prendre
ou à éviter
Un service nouveau du Touring Club de France
vient compléter une initiative de « l'Auto ».
A ..l'heureuse époque
« d',avant-guerre », un
automobiliste désireux de
partir pour une longue
éta.pe pouvait, à son gré,
choisir son itinéraire ; il
lui était loisible d'em-
prunter soit la^ grand'rou-
te directe, soit les . clie-
mins détournés ; routes
nationales, comme che-
mins de grande commu-
nication, ét:Ücn,t, A»
âge d'or. généralement en
bon état ; on me risquait pour ainsi dire jamais de
rencontrer des longues portions de voie défoncée.
Combien différente est la situation présente!...
Malgré les efforts des Ponts et "Chaussées, la réfec-
ti<5n"des routes, délabrées par plusieurs années de
-non-entretien et de trafic intensif, n'avance que
j,entr,m,en,t.
Aussi l'automobiliste ne s'aventure-t-il qu'avec
inquiétude sur un itinéraire inconnu de lui. I-Je va-t-
i-1 pas rencontrer de longs trajets à l'état _d^ fon-
drières? Comment se renseigner sur le meilleur ..-
ou plutôt le moins mauvais — cliemin. à prendre? .
-CollnaiBsant ce besoin du touriste, l'Auto, depuis
quelques mois, publie, en rubrique automobile, des
■renseignements recueillis auprès des ingénieurs des.
Ponts et Chaussées, afin de signaler les routes à
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