Titre : L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1906-09-04
Contributeur : Desgrange, Henri (1865-1940). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327071375
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 04 septembre 1906 04 septembre 1906
Description : 1906/09/04 (A7,N2149). 1906/09/04 (A7,N2149).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k46232435
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-248
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/10/2016
Première catégorie
Miocycletles dont le poids, à vide, n'est pas
"Arieur à 75 kilos. Les machines doivent être
■^jgs de garde-boue, de silencieux, en un mot
¡oo:; les accessoires qui en font une machine
purisme. Elles doivent réaliser la vitesse
igane de 25 kilomètres à l'heure.
pineau (Sindre), 6 h. 43 m. 53 s.
, leur arrivée - à Vichy, les ^véhicules étaient
par leurs conducteurs au parc fermé, très
aménagé au Concours Hippique...
| 6 heures nous avons eu à la Restauration
, réception charmante, due
% du Centre (section de Vichy), dont le :
lit a lu une dépêche du prince d Arenhcrg, pre-
de la Fédération des A.C. régionaux. Dis-
fS du maire de Vichy et allocution pleine d hu-
iir de m Yberty, président de l'A.C.A., tou-
tJ dont a bénéficié ridée
fflabilè Parmi les personnalités présentes,
as le capitaine Archinard, MM. Battu t et Des-
tou jours dévoués ; Ronserail, Blot, etc.
Aujourd'hui mardi
Ipeuxième journée : Exposition à Vichy.
Demain mercredi
TROISIEME JOURNEE (199 kil.)
minière étape. — Vichy, Puy-Guillaume,
jers, Pont-de-Dore, Courp ière, Ambert. — Dé-
peuxiême étape.— Ambert, Ariane, La Chaise-
,u. La Barraque, Craponne, Chomelix, Vorey,
Voûte-sur-Loire, Le Puy. — Parc fermé.
C. F.
Un Prodige d'Endurance
BURGESS
li appartient au sport de nous révéler de temps
autre des athlètes véritablement extraordinai-
C'est le cas pour la course de 24 heures à la
je. gagnée avant-hier si brillamment par le
rfeùr franco-anglais Burgess.
La performance qui consiste à rester 21 heures
ns l'eau et à nager pendant ce laps de temps
is de 45 kilomètres, est déjà peu banale. Mais
and on pense que son autèur est le même
mme qui sortait la veille de la Manche, après
oir combattu durant 18 heures cette implacable
vers aire, on reste stupéfait devant une enclu-
oce aussi prodigieuse. L'histoire sportive r.en
nIlaît certes point de plus remarquable.
l'ai vu hier Burgess : calme et reposé, les yeux
jument un peu rougis dans un visage aux
;its énergiques, la figure hâlée par le sol eil et j
; brises marines, les épaules larges comme ]
lies d'un lutteur, il m'a semblé si resplen-
tsant de santé et de condition qu'on le sent
ipable de recommencer presque sur-le-champ
[formidable tâche athlétique qu'il menait à bien
Miche soir. Pour se rendre compte de ce que
Mess a fait: et s'en rendre compte autrement
Se par des phrases, il n'y a qu'à reproduire son
emploi du temps » depuis le moment où il se
etlait à l'eau afin d'effectuer sa récente tenta-
'6 dans la Manche. Suivez-le bien, je vous as-
re que ce n'est pas ordinaire : _ •
Burgess parti de Douvres jeudi matin vers
leures, à lutté contre les flots, avec des chances
succès qui parurent un instant fort sérieuses,
lté la journée de jeudi et une partie de la nuit.
abandonnait la partie vendredi malin à 1 h. 80
remontait dans son bateau qui le ramenait à
livres à 4 h. 20. Après s'être mis au lit et
3ir dormi 2 heures, il se levait à 7 h. 15 et se
amenait aux environs. Détail amusant et qui
t se demander si cet homme n'est pas un tri-
i : dans la matinée, Burgess prenait un bain
mer avant de se rendre à Folkestone ; de là,
partait à destination de Paris, où il arrivait
:s 10 heures vendredi soir. Une courte nuit de
)os le temps de régler quelques affaires com-
rrciales, et à 3 heures de l'après-midi, Biirgess
.it à Joinville-le-Pont. A 6 h. 20 il se mettait à
iu avec les autres concurrents de la longue
reuve... et le lendemain, à la même heure, il en
sortait ayant pris en tout 3 h. 15 de repos.
N'est-ce pas inimaginable? Et comment le
noteur humain » peut, non seulement résister
an travail pareil, mais encore se trouver à son
ue aussi parfaitement réglé qu'au début?
D'ailleurs, Burgess affirme, avec la tranquille
edestie qui le caractérise, n'avoir jamais res-
nti durant les 24 heures de Joinville, ni la
)indre défaillance, ni la -7us légère fatigue. Il
:>ris 3 heures de repos, uniquement pour faire
lisir à ses amis, qui craignaient de le voir se
['mener. C'est à peine s'il se plaint du soleil,
.t gênant pour les yeux, et des virages trop
quents et trop courts de la piste dessinée pour
circonstance.
Dn sait que Burgess, né en 1872, à Rotherham
jrkshire), est Anglais. La France peut bien,ce-
ndant, revendiquer une petite partie de son
ccès, vtrl's'IJu'il réside chez nous, à Levallois- ï
rret, depuis de longues années, et fait partie
club natatoire la « Libellule » dès sa fondation.
noter que ce vigoureux gaillard ne s'entraîne
ur ainsi dire, pas ; il se contente de nager
us les jours le temps nécessaire pour prendre
t bain de durée normale.
Et maintenant 'que l'homme a définitivement
montré ses prodigieuses qualités d'endurance
int je viens de vous donner une faible idée, ne
Iyez-vous pas en lui le champion capable de
lompher de la Manche, et de rééditer le £[gan-
sque exploit du mystérieux Webb?
Formîiïaoïe est la tâche, nous le. savons. Pour-
Ut-, si quelqu'un la doit accomplir avant que
té de 1906 ne soit Une chose du passé, ■. cet
Imme est Burgess. Les vçeux de tous Les sports-
en du monde l'y accompagneront. \
Victor BREYER
Propos d'un Médacin(1)
XXV.
Si la syphilis se -'bornait à lacérer les amyg- ,
îles et à les mettre en pièces, jusqu'à destruc-
Qll complète, il n'y aurait qu'à la remercier
:s affreuses petites glandes n'ayant jamais
:rvi qu'à faire souffrir les humains.
Mais syphilides ulcéreuses et gommes se lo-
ent un peu partout dans l'arrière bouche, et
commettent à la sourdine toutes sortes de
défaits..
Plaqez-vous devant une glace, ouvrez la
t'Uche, et regardez. Rien n'est plus joli, plus
^cieux que le décor que .vous aurez devant
Pus, : ces deux arceaux symétriques soutenant
Môme arrondi du palais et de son voile, avec
F beau pendant du milieu, la luette.
Supposez maintenant qu'un diable facétieux,
Ré de différents emporte-pièces, s'amuse à
pier, en un ou plusieurs points, ces mem-
anes. Ainsi fait-, la syphilis^ et elle le fait si
perètement, qu'on s'en aperçoit le plus sou-
Rt lorsque le mal est irréparable.
Chacun connaît l'histoir£_ de cet avarié qui,
^ matin, fut tout étonné de ne pouvoir allu-
_e' sa. pipe sans être pris de violents éternu-
lIlents. ans Il voulut boire, et le liquide reflua
ldn_s les fosses nasales.
= oilà oilà ^ une des aimables mystifications
une à faire la syphilis. Il s'agissait d'une
ferforation de la voûte palatine, près de l'atta-
Je du voile. Elle était donc vélo (je vous sup-
f de voir_ aucune allusion malveillante
machines ainsi nommées), elle était donc
nf' vélo-palatine; le S elle s'était produite
JQs que le_ malade,, d'après sa déclaration I
eu conscience du travail ulcératif t>roba' !
ement; assez long, qui l'avait amenée Le dé-
Vk de l infection remontait à 18 mois mais
me permettrez de croire que ce
jnvenceau ne s'était ni suffisamment candidesoigné,
1 bien attentivement surveillé.
Comme_ autre distraction, la gomme s'atta-
^ parfois au voile, qu'elle fend d'avant en
"ère, et rien n'est lamentable comme la pau
2 luette déchue, livide et gonflée, rejetée
!" un côté comme une pendeloque informe
■Ueux encore, lorsque le Pharynx, la toile
■à i, { s} v?us préférez, se met de la partie,
îf'im ulcération s'étend comme une nappe,
■rien?e 7CS bords, envahit jusqu'à la face pos-
î cet ^V°lle palatin, et bientôt les parois
iinabl J^ canal ne forment plus qu'un abo-
Oup 1 purulent. '
ratIon e% î—S C\™S se rassurent ! La res-
e fait au'Ltnee'- 1 m?estion des aliments ne
Visoïnée C mais peme, la vie est littéralement
'«ut sans ^ cet état peut durer indéfini-
lice. co-mpromettre sérieusement l'exis-
prison, je veux dire la cica-
^ais il nl faut par s °Perer-
pas s'étonner de la voir en-
QjTl I* I '' ————mmm
!ier ; 1, Il U18 a?3 11 ' 20, 30 janvier ; 13, 22 lè
mai ; 7 'go8' 25 mars ; 3,. 12, 19 avril ; 3, 15
1 25 août ' 30 îuin 5 17, 24, 31 juillet ; 10,
glober toutes les parties qui ont été touchées
1 par l'incendie.
I La cavité pharyngienne s'efface, cblitérée
par des tissus fibreux, le voile invinciblement
attiré vers la paroi postérieure, s'y %ccole en
fermant plus "ou moins complètement la der-
nière prise d'air, et constitue une cloison trans-
versale par la formation d'une soudure, ou
mieux d'une ankylose-vélo (avec ce, nom fatal,
je n'en ai pas fini), je dis donc vélo-pharyn-
gienne.
* *
Je vous ai esquissé un degré extrême, mais
il vous est facile de supposer tous les éche-
lons qui conduisent à ce sommet redouté.
Quant aux symptômes, il est curieux de voir
avec quelle souplesse l'organisme humain s'a-
commode à tout.
Le reflux des matières alimentaires dans les
fosses nasales manque d'élégance assurément,
mais il est rare qu'il gêne beaucoup, quand
sont passées les hésitations et la timidité insé-
parables d'un premier début.
Peu à peu se fait une sorte d'éducation: un
organe vient en aide à l'autre, par ,une vérita-
ble suppléance fonctionnelle.
L'agilité de la langue est connue de tous,
quelquefois même elle s'emploie à des façons
que le moraliste condamne absolument. Jugez
de ce qu'elle peut faire pour se porter au se-
cours du point à protéger, oblitérer un orifice
malencontreux, saisir le bloc alimentaire, et
le conduire doucement dans les parages de sé-
curité. 1
On peut donc dire que, au prix de quelques
efforts, d'une attention soutenue, et surtout
d'une lenteur plus grande dans le repas, en
n'affrontant à la fois qu'un lot modéré de co-
mestibles, la plupart de nos clients peuvent
arriver à se nourrir d'une façon à peu près dé-
cente, à la condition qu'ils se sentent à leur
■aise et puissent prendre leur temps.
$
* *
Ce qui n'impressionne pas peu, ce sont les
troubles de la -phe/notion, lisez de la parole et
du langage. •
Vous en connaissez tous des exemples, car
ils ne sont pas rares les gens qui, prenant leur
parti de leur infirmité, nasonnent. bafouillent,
chevrotent de mille façons; on se plaît à répé-
ter qu'ils ont pourtant gardé une certaine faci-
lité de la parole ; on le dit aussi des phoques,
quand ils sont bien doués ou tout au moins
bien intentionnés.
Les auteurs affirment qu:il se produit une
espèce de cloaque aérien entre les cavités buc-
cale et nasale, parce que l'obturation de cette
dernière ne peut s'accomplir.
Dans certain cas, lorsque la perforation est
limitée, le malade prend l'habitude de fermer
dans une certaine mesure l'orifice anormal au
moyen de la langue, toujours secourable, la
parole s'embarrasse un brin, ntais le nasille-
ment devient moins prononcé.
Je n'èn finirais pas si je voulais vous expli-
quer toutes les variétés du bredouillement, de-
puis les cas où la voix prend le timbre chu-
choté, jusqu'à ceux où le son est sourd et
étouffé, comme celui d'un tambour recouvert
de drap.
Chose curieuse, mais qui ne surprend pas
quand on connaît la faiblesse de la syphilis
pour les arts, dans certains cas la vocalisation
reste seule^ indemne, et dans la plupart la
voix chantée n'est que peu troublée, qu'elle
soit ou non accompagnée de paroles. Un an-
cien ténor de l'Opéra, célèbre, il y a quelque
'40 ans, était presque dans l'impossibilité de
parler, et gagnait encore sa vie en chantant
avec beaucoup d'agrément.
Chers lecteurs, est-il besoin de vous le dire ?
c ^ est la syphilis d'un autre âge que je viens
de vous narrer. Traitez-vous comme vous de-
vez le faire, suivant les rites modernes, et vous
ne connaîtrez jamais ces désolations.
, »
* #
Pour finir, je vous communiquerai une nou-
velle sensationnelle.
Un jeune savant, le docteur Bertarelli (de
iurm) vient de trouver le moyen d'inoculer
la syphilis aux lapins !
Ah ! ma foi, tant pis pour eux, c'est la seule
chose qu ils n'aient pas volée !
Que la belle jeunesse se méfie, et qu'elle ou-
vre œil, ' en face de ces nouveaux avariés,
elle ne veut pas en arriver bien vite à regretter
es infructueux, mais du moins inoffensifs ron-
geurs qu 'on lui pose aujourd'hui.
Docteur Louis JULLIEN
SCHREYER VIENT A PARIS
Ayant terminé son engagement à Mar-
seille, le « Dare-Devil » commencera
ces demain à s'occuper de celui
de Paris
qne nous Avions annoncé, Schreyer a
dlmarnlal' au public marseillais avant-hier
l'audacieu.-x: Devant une nombreuse et enthousiaste,
crnntiL cycliste a exécuté du haut de son gi-'
a'miî u.6 appardJ, et de, la façon le plus clas-
nnA -' -^ntastique plongeon. Il si produ'it
une impression-té-e aro. n'étaient les erre-
ments déjà pris et la P?r-ssité pour SChreyer engage-de
rentrer truction sans retard à Paris pour diriger la cons-
appareil, il aurait probablement
•da ï autre performance.
!èi, à Schreyer est donc parti sans re-
SncJ II I S ce matin même, et demain
sans doute il commencera-sur la pelouse de
Buffa 0 à tracer les premiers plans de son ex-
traordinaire construction.
Le Circuit des Ardennes
pour Motocyclettes
(9 septembre)
Engagement de trois Griffon
nrm?.UîLa^)n's tr0]s nouveaux engagements
pour le Circuit des Ardennes à motocyclette
Ils contribueront puissamment à l'intérêt de l'é-
preuve, puisqu'il s'agit dé- trois de oes motocy-'
clettes Griffon qui furent les triomphatrices du
Circuit des Ardennes de l'an dernier et qui se
sout fait une véritable spécialité des grandes
courses suc route. Personne n'a oublié l'exploit
des Griffon se classant première, deuxième et
troisième dans les Eliminatoires françaises de la
Coupe Internationale du M.C.g., enlevant, a'nsi
les .trois qualifications devant 'un lot particuliè-
rement formidable.
Les trois conducteurs seront Demeester, dont
les 'sportsmerx salueront la rentrée avec un vé-
ritable plaisir ; Cissac et Giuppone, les dignes
émules du gagnant de la. Coupe Internationale
1904.
Les engagés
La liste des engagements est actuellement la
suivante :
VITESSE
Moins de 50 kilos
1. RENE GILLET I (Taveneaux).
2. RENE GILLET Il (Fauvet)
3. RENE GfLLET III (Prévôt).
4..GRIFFON I (Demester).
5. GRIFFON II (CLssac).
6. GRIFFON III (Giuppone).
Plus de 50 kilos
1. RENE ..GILLET IV (Lux).
TOURISTES
1. GRIFFON IV (X, ..).'
Rappelons que le droit d'amie ssf fixé à 50 fr.
POur les deux catégories vitesse et à 10 francs
pour les catégories touristes (1/3 de litre, 1/2 li-
tre, 3/4 de litre).
G. L.
Voitures de tourisme — Véhicules industriels
Essais gratuits
SOCIETE DES AUTOMOBILES GILLET-FOREST
2S;'quai du ,Prési-dent-Camet à St-Cloud
Magasin d'exposition et de vente :
1 75, av. de la Grand.f,-.Armée, Paris, — Tél. 540-38
LE TÉNOR ET L'AUTOMOBILE
.
... LE 1 TENOR DUC, AU VOLANT DE SA'VOITURE.
Béziers, ê septembre. — M. V. Duc, de l'Opéra,
vient de remporter un très vif succès au théâtre
en plein air des arènes de Béziers, où il créait le
rôle de Licinius. de la Vestale de Spontini. C'est
au ■milieu'ides acclamations ides 10,800 speçtaieurs-
qu'il a reçu les félicitations de M. Dujardin-Beau-
roetz, sous-secrétaire d'Etat, gui assistait cornmo
représentant du gouvernement aux brillantes fê-
tes de Béziers.
M. V. Duc, propriétaire de la Villa Frascati, à
Béziers, et de l'antlqne château de Laurens, se
rendait, aux répétitions et à. la première dans
son automobile,--" comme on - peut s'en rendre
compte par le cliché ci-dessus, " sur sa voiture des
Il Chantiers de la Du ire ?.
— DUPONT.
AUTOMOBILE
NOS PRECURSEURS
DENIS PAPIN
Les œuvres anciennes des inventeurs peuvent
souvent éclairer et instriure encore aujourd'hui
ceux qui', élevés par la. marche des siècles, s'arro-
gent le droit .de les juger de haut. Les écrits des
Galilée, des Pascal, des Newton, des Leibnitz res-
teront éternellement pour les plus habiles une
source lumineuse et féconde. Mais ces œuvres de'
haute perfection, a la fois grandes et belles, se-
ront toujours rares dans l'histoire de l'esprit hu-
main, et plus d'un document considérable à
cause de sa date serait Tugé en lui-même stérile
et sans vertu. C'est là une distinction qui, plus
encore que l'éclat. et la portée des découvertes,
doit marquer les distances entre les noms mus-
lj*e-s ; ceux-là s'élèvent sans contestation au-des-
sus des autres, de qui on peut lire et admirer
les œuvres en oubliant la date inscrite sur la
première page. Ces œuvres ont une beauté éter-
nelle.
Denis Papin, dont un savant éditeur rassem-
blait récemment ■ les , œuvres complètes, avait
dans son génie plus d'industrie que de force : ses
inventions, qui valent. plus que ses écrits, sont
toutes demeurées imparfaites; d'autres ont achevé
ce qu'il avait commencé.
Né il Blois le 22 août 1647, Papin appartenait
à une famille protestante dont iplus d'un membre
appelé aux fonctions publiques y avait l'ait
preuve de dévouement et de capacité. En quittant
les Jésuites du collège de Blois. le jeune Denis
étudia la médecine a Angers. Sans être né dans
la pauvreté, il rencontrait déjà les embarras d'ar-
gent qui le tourmentèrent jusqu'à son dernier,
jour. Une délibération, conservée sur les registres
de l'école pour 1 année 1GG9, lui accorde 1'exemp-
tion des droits d'examen et des frais d'étude,
sous le seul engagement, solennellement con-
tracté, de s'acquitter envers les professeurs sur
les premiers produits de sa clientèle comme mé-
decin. Une coutume de même ordre existe encore
aujourd'hui à J'Ecole Polytechnique.- •
Mais, deux ans plus tard, Papm renonçait pour
toujours à la médecine. Logé chez Huyghens, à
la bibliothèque du roi, il l'aidait dans ses expé-
riences en s'instruisant sur toutes choses au con-
tact journalier de ce puissant génie. Malheureuse-
ment notre héros avait l'humeur aventureuse.
Tout à coup, sans motif connu, se dérobant peut-
être aux persécutions déjà menaçantes pour les
protestants, Papin quitte sa patrie, qu'il ne de-
vait. plus jamais revoir,, pour chercher fortune err.','
Angleterre. Il n'y arriva pas inconnu. L'approba-
tion et l'amitié de Huyghens l'avaient, quoique
jeune1 encore, tiré de l'obscurité. Son premier
ouvrage, Nouvelles Expériencos sur le Vide, était
déjà livré au public ; il réveilla chez Boyle des
vues anciennes, depuis longtemps abandonnées.
L'illustre et. opulent physicien pour lui'ménager
les moyens de les suivre, ouvrit, son laboratoire
au jeune disciple d'Huyghens, dont l'esprit. pé-
nétrant put ainsi, par une bien admirable for-
tune, recueillir la lumière et la force d'un génie
de premier ordre. , ..
Après six ans de séjour à Londres, Papin, as-
suré du -nécessaire, pouvait dans le laboratoire
de la Société, comme dans celui de Boyle, étu-
dier et poursuivre ses inventions ; désireux pour-
tant de courir le monde, il accepta les offres de
'Sarottî diplomate .vénitien, qui, curieux des
sciences, et confiant dans les talents du jeune
inventeur, le chargea d'organiser et d'animer à
Venise, dans son palais, des réunions académi-
ques sur la physique et les mathématiques.Après
avoir brillé pendant deux ans ,ù Venise et charmé
par son esprit ingénieux les compatriotes de
Galilée, le jeune docteur refusa de s'y fixer, ri
revint prés de la Société Royale de Londres, qui,
heureuse de l'avoir reconquis, voulut considérer
son absence comme un congé temporaire, et lui
rendit en l'améliorant quelque peu, la position
qu'il avait quittée.
C'est à cette époque que Papm proposa Une
Invention ingénieuse, analogue en principe aux
effets du chemin de fer atmosphérique, sur la
manière de transporter att loin la force des ri-
vières. Ce dessein, fort bien conçu, fut confié
malheureusement il des ouvriers trop peu excr-.
cés et inhabiles fi. le faire réussir : l'événement
sc-mijia. le - concfamner..
x
Papin vécut à Londres jusqirc-n 1087. Les re-
cueils scientifique.'., avec sta travaux, avaient
porté au loin sa réputation Le landgrave Charles
de Hesse, prince généreux et éclairé, curieux
d'inventions et de nouveautés, sur la lecture de
ses projets et de ses expériences, lui fit. offrir
une chaire de mathématiques à l'Université de
Marbourg. Ses inclinations n'étaient guère com-
patibles avec un tel emploi. Il accepta, cepen-
dant. Sa famille, dispersée .et appauvrie par. la
révocation de i'EcHt' de Mantes, l'attirait sur le
,gol hospitalier de l'Allemagne ; il en était'de-
venu, malgré l'éloignement, le chef véritable et
1e dernier espoir.. Une cousine, une amie d'en-
fance, Mme de Maliverne, récemment devenué
veMVt. trouva près. de lui .un asile avec sa mère,
et sa fille, trois ans après, malgré l'opposition
formelle 'des pasteurs, alléguant un trop proche
degré'de'parenté, Papin, en lui donnant, son
nom. acceptait pour toujours la charge de 'sa
famille.: , ; ' , .. , .... , ...
: Conseiller et médecin du landgrave, en même
temps-que professeur à l'Université, logé dans
la bibliothèque, Papin jouissait en outre d'une
pension accordée par bienveillance pour, lui sans
doutera Mme etc Maliverne. A l'âge de quarante
ans. il trouvait ,donc enfin, avec , un'.peu d'ai-
sance,' non la commodité, et les douceurs de la
Wie, mais le _.loisir de méditer ses projets et de
suivre, «es inspirations. Il eut l'imprudence de-
s'y livrer tout entier.. •
; "Uniquement, attentif en effef aux travaux de
l'Université: et indifférent aux ingénieuses inven-
tions de Papin. lè Sénat académique lès tournait
en preuve de négligence et. d'incapa.cité. en s'in-
dignant des injustes faveurs accordéæh ce pro-
fesseur bizarre et indisciplinable qui. sans cesse
emporté aux mouvements de son esprit, délais-
sait sa chaire pour son atelier et ses élèves pour
ses machines.
Cette situation que Papin jugeait intolérable
dan$' ses lettres, à Huyghens et à Leibnitz, il la
supporta pendant vingts ans. Ces vingt années
remplies de difficultés et. d'angoisses' sont les
plus fécondes de sa carrière, l'invention qui a
rendu son nom. immortel a été en entier conçue
dans cette période. La production de la force mo-
; trice accaparait toutes les ressources de son mer-
veilleux esprit : ses nombreux projets ont entre
eux une connexion évidente, et ses premières
études chez Huyghens en l'initiant à la force im-
mense qui peut, naître du vide, ont marqué son
'génie.d'une empreinte ineffaçable. Il produit en-
fin son.œuvre capitale : la machine à vapeur at-
mosphérique: s
« J<î crois, écrit Papin, qu'on peut employer
« cette invention à biefi autre chose qu'à élever
cc de l'eau : j'ai fait un petit modèle d'un chariot
« qui avance par cette force... mais je crois que
« l'inégaliLé et les détours des grands chemins
« rendront cette invention très difficile à perfeo- j
« tionner pour les transports par terre; mais
« pour les bateaux, je me flatterois d'en venir
« à bout assez promptement, si j'avois plus de
« secours que je n'en ay. »
Cette lettre mémorable, Papin l'adressait à.
Leibnitz en 1G98. L'excellence et le prix de son
œuvre apparaissent dès lors à Papin, et la haute
idée qu'il en conçoit éclate à cette époque dans
toutes les pages de sa correspondance.
Grâce-à une persévérance incroyable, Ftlpin
parvient enfin, en dépit de ses ennemis, à cons-
truire son bateau à vapeur. C'est la réalisation
d'une invention longtemps caressée et réalisée
enfin, à force de sacrifices.
x
Hélas 1 toujours aventureux et imprévoyant,
malgré ses soixante ans, Papin, se démettant de
ses fonctions sans réclamer aucun dédommage-
ment, partit avec confiance pour l'Angleterre sur
ce fameux bateau qui devait lui être une source
de gloire et d'honneurs.
Le voyage fut désastreux, et j'en raconterai le
plus triste incident, comme il se trouve conservé
dans les archives du bailliage de Munden. Rapin
comptait, par la Fulda, atteindre le Weser et
gagner la mer par cette voie ; mais le privilège
de 1<\ navigation appartenait à la corporation ou
ghilde des bateliers du Weser ; ils ne toléraient
aucune concurrence, et l'autorisation expresse
du souverain était nécessaire pour lancer une
embarcation sur le fleuve. Avec Leibnitz pour
médiateur, Papin. se tenait pour assuré de l'ob-
tenu. Elle tarda ; l'inventeur partit avec sa fa-
mille le 24 septembre 1707. Son canot automobile,
lu'il chauffe et dirige lui-même, le conduisit ra-
pidement jusqu'à Loch.-sur le Weser. Mais les
droits de la ghilde commencent il ce point'; il ne
peut échapper à la vigilance des intéressés.Ceux-
ci font arrêter le bateau ; cependant, le prési.
dent du tannage.' Drost von Zcuner, ' reconnaît
en Papin le médecin et le conseiller du" lâ,nd.
grave ; il admire avec tous les spectateurs l'au
dace et l'industrie de son invention, et, pour le
mettre à couvert des prétentions de la ghilde,
convient avec lui qu'a une demi-lieue de Munden
h transportera sa machine sur un vaisseau qui
doit partir pour l'Angleterre. Appréhendant,tou-
tefois, quelques difficultés, il commande - à des
charpentiers du voisinage de tirer à terre ce sin-
gn1ier bâtiment, qui voyage sans voiles, ni ra-
mes ; mais Drost von Zeuner empiétait, là sur
les droits de la ghilde. Les .associés qui les con-
naissaient bien, somment le bourgmestre de les
faire resp^rier, lui font signer un ordre, accou-
rent, environnent le bateau, et signifient au
malheureux Papm que sa machine est devenue
la propriété de la ghilde. Les bateliers le lui
font bien voir en la détruisant complètement.
L'œuvre de tant d'années de privations et de tra-
vail est transformée en vieille ferraille, et vendue
à la livre...
« L'e passager, écrit Von Zeuner dans son rap-
port,, s'éloigna sans proférer une plainte. »
JÓ ne sais rien de plus poignant que cette sim-
ple phrase..... -
En dépit, de la fermeté de son caractère, dont il
avait donné ftnt, de preuves, cet écroulement, de
toutes ses espérances porta le dernier coup à
Papin. A partir de 1714, 011 ne retrouve plus au-
cune trace de l'illustre vieillard. La pauvreté et
l'abandon épuisèrent bientôt sans doute ce qui
lui 'restait de. vie ; mais la date de sa mort est
restée inconnue, aussi bien que le lieu de son
dernier ll.c:ile.
C. FAROUX
m
i - Automobiles i
! ÛELi&iiHELLElLE
j| Administration et ateliers à St-DENIS fSeine,»
-
LE MUSÉE DE LA VOITURE
~Les vieilles voitures automobiles qui appartien-
nent à l'histoire sont sans domicile ! — Il faut
leur en procurer un. — Ce sera le « Musée de
la Voiture ». — L'Auto compte fermement le
créer avec l'appui des Pouvoirs Publics qu'il
sollicitera. le concours des propriétaires qu'il
demandera, la collaboration des sportsmen
dont il sera reconnaissant.
Lorsqu'en 1901, au lendemain de l'Exposition
Universelle — si lamenta.bie — à la veille de ce
premier Salon de l'Automobile au'Grand Palais
— si merveilleusement réussi, — M. G. Rives,
prestigieux metteur en œuvre et président du 5
Comité' d'organisation, qui s'appuyait sur les
deux chambres syndicales. récemment unies, eut
ouvert les portes de cette exhibition .annuelle des
progrès de la locomotion mécanique, les derniers
modèles issus de nos meilleures usines ne furent
pas les seuls à attirer l'attention des visiteurs.
L'Exposition comportait en effet une section
des plus attrayantes : la- section rétrospective.
Déjà une première tentative avait été faite aux
Tuileries, mais l'industrie semblait bien jeune
alors et les ancêtres étaient tout au plus à peine
les aînés des cadets.
On y avait présenté, à tilre de véhicules his-
toriques — si tant est que l'automobile moderne
avait alors une histoire — quelques engins plu-
tôt abîmés, usés avant leur heure, que réellement
vieillis, et la « Jamais-Contente » do Jenatzy exhi-
bée à ce Salon-des Tuileries, ne pouvait réelle-
ment pas compter au nombre des « anciennes i);
son dernier record remontant tout juste à quel-
ques mois.
Néanmoins, cette tentative de cc reconstitu-
tions » avait, été bien accueillie. On en parla
avec éloges à cette potinière amusante, que la
rumeur publique avait baptisée « la petite Pro-
vence x. -
Vint en 1900 le Musée Centennal-, de la. voilure :
- le célèbre mail-coach à vapeur' signé Amédée
Bffllét; et appartenant au marquis de Broc, y fi-
gurait à côté d'un tricycle de Dion-Bouton ; c'était
un commencement; toutefois, l'équipe, des vieux
serviteurs se trouvait loin d'être aircomplet.
C'est alors, qu'heureusement inspiré, M. G. Ri-
v?s ouvrit au Salon du Grand Palais de 1901 une
Exposition Rétrospective. Elle venait à son heure.
On possédait les éléments suffisants .pour la. cons- ,
titùer. Elle obtint un succès colossal. 'l,
• : x
I rIl est agréable, de raviver ces souvenirs :
; 'La maison Panhard-Levassor exposait toute la
série de ses conceptions mécaniques, depuis l'in-
I é
comparable Daimier en V, jusqu'au 4-cylindres
Centaure, l'ancêtre et le néophyte, séparés par
ce robuste Phénix, qui ne connut jamais la fati-
gue ni l'usure..
M. le marquis de .Dion avait prêté l'éclectique
et curieuse collection de ses tricycles à vapeur,
moteurs à pétrole, gros tracteurs et légères voi-
turettes, tous engins issus de ses ateliers et avec ■
lesquels on aurait pu constituer un véritable
musée..
D'autre part, la Société des Automobiles Peu-
geot s'était fait, un plaisir de prêter son histori-
que quadricycle qui, jadis, sous l'experte conduite
de l'ingénieur' Rigoulot, avait suivi les concur-
rents cyclistes de Paris à Brest et retour et n'était'
pas arrivé le dernier. Enfin, Amédée Bollée n'a-
vait pas craint d'imposer le voyage du Mans à
Paris à ces admirables véhicules : l'Obéissante,
la Mancelle, la Marie-Anne qui, pendant dix ans,
avaient triomphé des premières difficultés et at-
tiré sur elles les regards et la. pensée de tout le
monde des savants.
Peut-être y avait-il encore d'autres exposants
de vieux véhicules Y Je crois avoir cependant
cité les principaux... Or, il arriva qu'après ces
trois semaines d'honneurs, les « anciennes »
furents rendues à leurs propriétaires et vrai-
semblablement reléguées au fond de hangars ;
qui sait ? existent-elles toutes encore ?
x
L'éventualité de la disparition de ces intéres-
sants souvenirs d'une époque passée, n'est-elle
pas pénible il envisager ? D'autant mieux que,
plus nous allons, plus elle risque de se réaliser.
Que n'avons-nous un « Musée de la voiture
automobile » ?
Voilà qui ne manquerait pas d'intérêt. Il
n'existe rien dans cet ordre d'idées,ni en France,
ni à l'étranger.
Sans dôme, le Conservatoire des Arts et Mé-
tiers possède la voiture de Cugnot, et aussi une
photographie du premier omnibus électrique
« Charenton-Louvre » aménagé par N.-J. Raf-
fard eri 1881, c'est tout..
Le South Kensington Museum a, dans- ses ga-
leries, une réduction du fameux « fardier » pré-
cité.
On vit, pour la dernière fois, à l'Exposition de
Londres', en 1852, le tricycle de Murdoch, qui re-
monte à 1801.
Et voilà. '*
'>ti
Or, on imagine la reconnaissance que nous
aurions pour nos grands-pères s'ils avaient con-
servé en vue de notre édification, l'une quelcon-
que des diligences de Gumey oui de Haucock,
dont l'Automobile Club possède dans ses collec-
lions de si amusantes reproductions en gra-
vures coloriées.
Nous aurions, avec grand plaisir, étudié le
mouvement différentiel sur le chariot original de
Peoqueur, et bien d'autres choses encore...
Tout cela s'est perdu, évanoui, comme se per-
dront, s'évanouiront nos trésors d'il y a quinze
ans, et dont la valeur et l'intérêt seront pour-
tant inappréciables dans moins d'un demi-siècle.
x .
Alors ?
Alors, une conclusion s'impose, n'est-ce pas ?
Fondons le « Musée de la Voiture ».
Fondons-le, avec l'appui des Pouvoirs Publics
que nous intéresserons à cette grande cause
de l'Histoire de la Locomotion Automobile. Fon-
dons-le avec le concours des heureux posses-
seurs de vieilles voitures, que nous irons solli-
citer de garnir nos galeries.
. • Fondons-le en groupant autour de nous toutes
les bonnes volontés. L'oeuvre en vaut la peine,
et l'Auto tiendra il honneur de faire l'impossible
pour la mener il bien.
Nous exposerons dans de prochains artiev
notre conception du futur « Musée de la Voi-
ture ». A nos lecteurs de nous aider de leurs pré-
cieux avis, qui, certes, ne seront pas superflus.
Pierre SOUVESTRE
Ur
IIAI S II S'fl SPECIALE pour AUTO
11 II hIILIUhW Uvile usure. panne
sffl! M 2ka B w la i S'a E* ^ . et encrassement.
V
HENRY HA!$EELl-E
HiiCnîP la OlV HR 23, quai Valmy, FAIII3
THE SPORT
MANTEAUX POUR L'AUTO
THE SPORT
17. BOULEVARD MONTMARTRE, 17
La Coupe des Voiturettes 1906
Deuxième année. — Organisée par l'AUTO
(5-12 novembre)
La seconde d'une belle épreuve démo-
cratique. — Sur un petit circuit. — Le
règlement soumis à la commission
des concours de l'A.C.F. — Une
rèunion des constructeurs.
Bien "que le regrettable incident des clous soit
venu l'an dernier jeter la perturbation dans no-
tre première Coupe des - Voiturettes, mettant.
hors de combat la plupart des favoris pour abou-
tir finalement à l'annulation de l'épreuve, il n en
reste pas moins vrai que cette longue et dure ex-
périence fit un bien énorme à la cause des voi-
tÜ¡:'eÍ-U:s en donnant iL tous la cônsécration que
l'engin léger, économique, et capable de soute-
nir °une très honomble moyenne pendant des
milliers de kilomètres n'existait pas seulement
sur le papier. ,
flèptus, nous avons vu les voiturettes d un
type Semblable réussir de superbes performan-
ces, les de Dion-Bouton, Vulpès, Fouillaron dans
le Tour de France de l'AutocyMc Club, les Peu-
geot-Lion, dans l'ascension d'une côte aussi ter-
rible que celle du Ballon d'Alsace, et c'est d ruer
seulement que date l'extraordinaire randonnée
de la minuscule Alcyon qui, dans la. Coupe du
Maiin, réussit à couvrir 4,000 kilomètres sans en-
courir une minute de pénalisation.
Si l'on veut bien se souvenir que Grégoire. La-
coste et Battmann, Sizaire et Naudin, Delage,
ont également créé des types de voiturettes
ayant fait leurs preuves, que Demeester travaille
avec toute sa compétence de vieux routier, il
faut éonvenir que la question depuis un an a
fait un pas en avant des plus significatifs.
Plus que jamais nous demeurons convaincus
qu'il faut donner à nos constructeurs l'occa-
sion de mettre en valeur la voiturette bon mar-
ché, usant peu d'essence et de pneumatiques, et
soutenant cependant avec une belle régularilé
'une vitesse moyenne plus que suffisante.
ES' c'est pourquoi nous organiserons cette an-
née comme nous l'avons fait l'an dernier, no-
tre Coupe des Voiturettes, persuadés qu'elle est
destinée à devenir la véritable épreuve classique
des légers engins.
Une convocation des constructeurs
Nous avons été appelés, et par les leçons que
nous ont données les premières épreuves de voi-
turettes, et par la nouvelle méthode de classifi-
cation adoptée par l'Automobile Club de France,
à modifier profondément le règlement de notre
Coupe des Voiturettes.
Hevenant à notice première idée de l'an der-
nier nous. avons décidé d'imposer aux véhicules.
concurrents une série d'étapes quotidiennes avec
un temps minimum obligatoire, les voiturettes
étant soumises entre chaque étape au régime du
parc fermé. Puis, toutes les voiturettes ayant
réiisSf -Sr^Couvrir toutes les étapes dans les dé-
fe? iiiîposés seront mises aux prises en une
épreuve de 300 kilomètres, le classement étant
celui que donnera le chronomètre.
D'autre part, pour éviter toute irrégularité,_
pour avoir, si j'ose m'exprimer ainsi, toutes nos
voiturettes sous - la main, de façon continuelle,
nous ferons couvrir ces étapes quotidiennes et
la finale elle-même sur un petit circuit. Cela
nous permettra une organisation des plus mi-
nutieuses..Il est vraisemblable que l'itinéraire de
ce Q^uit sera tracé, dans le département de
Seiae^et-Oise. • *
Quant au règlement -lui-méme, nous le pu-
blions ci-dessous en priant les constructeurs in-
téressés de le lire attentivement et de venir le
discuter avec nous de façon a y apporter les
modifications que l'expérience des constructeurs
pourront nous montrer nécessaires.
Nous convoquons uTonc tous les constructeurs
de voiturettes ou leurs représentants dûment au-
tôrisë's à une réunion qui se tiendra à l'Auto.
Après-demain jeudi, à 6 heures du soir
^ Que chacun étudie donc son règlement à l'a-
va.nce.
En voici l'in-extenso provisoire :
Le Règlement
Article premier. — Le journal l'Auto organisera, du
5 au 12 novembre 1906, une epreuve dite Coupe des Toitu.
.rettes 1906.
Art. 2. — Pour être qualifiées, lea Toitarettea devront
répondre aux conditions suivantes :
A. — Moteurs mono cylindriques
Alésage maximum i. 1'05. Ill/ID (86 cmq 58 de 'OUTIbee de,
.piston) " . ; •
''-' .jcijliTtdrts- ■ ■**
Alésage maxinnHtt ; 72 m/m (81 omg 43 de aroxfaoe de i
— Poids de la voiture, en ordre de marche,
'voy.o,geurs, etc. 1 ■ --
Moteurs monocylindriquea
iâ,lésage Surface du piston Poids
> m/nx cmq. fcii.
85 v 66.74 137
86 58.03 • 548
87 59,44 , 560
- 88 60,82 571'
89 ., ■ 62,21 583
90 63,61 594
91 ... 65.03 60G
si 66,47 , „ 618
93 67,93 630
94 . * 69,39 642
95 70,88 „ 654
96 72,38 9 668
97 73,90 680
98 75,43 693
99 76,98 705
100 ' 78,54 718
1°1 80,12 731.
10J 81,71 74A
^Moteurs à 2 cylindrvt.
tAlésagè Surface du piatoik Poids
m/m omq. ki.l.
68 72^2 669
69 74,78 687
. 70 76,90 705
71 79, 18 723
73 81,43 742
y- Etre munies d'tine oarroasetie à deux places M ~
minimum, les deux plqces devant être OCOllpées'
D. — Avoir quatre roues.
E. — Etre entièrement su.apemduea.
,— La. Coupe des voiturettes comprendra i
1 Six étapes, chacune de 200 kilomètres environ ;
2° Une étape Anale. de 250 kilomètrEl3 e-nviroii.
Art. 5. — Lee six premières étapes sont fixée,& aux 6 7,
' 9, 10 et 11 'novembre 1906, la finale au 12 novembre 1906. ,
Art. 6. — Tontes les étapes auront lieu sur un. même
circuit de 25 kilomètres au moins et de 70 kilomètres aq
plus. Le choix eai aeirs indiqué avant le 30 octobre 1906.
Art. 7. Le classement sera fait de la manière sui» —
vante :
Les concurrents ayant oouve.rt chacune des .six premières
étapes à une allure minimum de 25 kilomètres à l'heure
seront fui m ia à participer à. l'étape finale (chronométra^®
par des chronométreurs officiels de l'A.C.F.).
Pour cette étape finale, le départ sera donné de minuté
e.n. minute à chaque concurrent par un chronométreur "
officiel de l'A.C.F. Les temps de*bhaqu-e concurrent .seront * "
pris à chaque tour. Le classement sera celui donné par
le chronométreur officiel après le passage au dernier tour
dé tous les concurrente dont le temps sera pris jusqu'à
l'expiration de 1.% moyenne de 30 à l'heure pour chacun
d'eux.
Art. 8. — Un garage fermé sera mis gratuitement à la.
disposition des concurrents qui, obligatoirement, devront
y remiser leurs véhicules tous les soirs à. la rentrée de '
l'étape.
Ce garage sera. organise en parc rigoureusement fermé,
en sorte que les ravitaillements, lea réparations éven-
tuelles ne pourront être faites que sur 1-a route, et lea
réparations ne pouvant être effectuées que par les seula
moyens du bord.
Art. 9. — Exceptionnellement, les concurrents auront
le droit, dans l'heure qui précédera retape finale, de
faire .le .plein de leurs réservoirs et de changer leurs pn,,u-
matiques. Chaque voiturette serra rigoureusement .sur-
veillée par un commissaire pendant ce laps de temps.
Tontes les voiturettes devront, à ce racmemt, être ran,g68a
derrière la ligne du départ, dans l'ordre de ce départ, à
•l'endroit indiqué par lets organisateurs pour chaouna
d'ellea.
Le journal Y Auto 8'entr-emettm auprès dos maitsema .
d'assenoe et d'h,tiile pour assurex le ravitaillement concurrents avant le départ de la dernière étape, au lieu
fixé pour -ce dcpn.-rt., mais il ne peut prendre aucun engage-
ment formel à ce sujet.
Art. 10. — Les changements de -eomdu,-t,,um sont auto-
Tï.s.é.S, mais seulement au départ de chaque étape,, la dé-
clar&tiqn en étant faite MU:. organisateurs au moins une --
dem.i-h-e.ure avant le départ, de façon à 00 que la voiturette
puisse être régulièrement peeée. Tout conducteur ayamt
déjà participé à une étape précédente no pourra néall-
moins pas monter is-ur une autre voiturette que celle qu'il
aura déjà pilot,(,e.
Art. Il. — Leis voiturettes pourront être pesées à nou-
veau avant le départ et après l'arrivée de chaque éta.pe,
Ce pesage isera obligatoire après l'arrivée de l'étape finale,
chacltn des concurrents, ayant d'ailleu,rs la faculté da
faire le plein de ses réservoirs avant de passer sur la
bas-,-ule.
Art. 12. — Chaque concurrent devra se présenter auJ
lieu qui sera indiqué ultérieurement le 4 novembre, à neuf "
heures du matin. Sa. voiturette sera examinée et pesée
par -le jury; le concurrent devra remettre au jury. une
déclaration écrite du constructeur spécifiant l'alésage
du ou dos cylindres du moteur de ea -voitu,rette.
L,a,g moteurs des cinq premièreis voiturettes • classée»
dans l'-étape finale seront nien6ur6a le 12 novembre après .
l'axri-vée'
Au, cas où l'alésage 'serait, à un millimètre près, re-
con.nue supérieur à celui indiqué sur la déclaration Plléa-
lable, la voiture serait déclassée et le jury demanderait à
;j,' A.C.F. une sanction pénale pour le constructeur de .la.
voiturette.
Art.. 13. — Le jury pourra sur chaque voiturette poin-
ç,m,r,or teLle ou telle pièce à son eh-oix.
Art. 14. — Les -voitureittee ne, devront porter aucune
marque de publicité.
Art. 15. — Chaque concurrent recevra deux numéros
qu'il èecr-a. tenu de placer à l'avant et à l'arrière de sa"""
voiturette pendant toute ]£k durée du CO'TICOurB.
Art. 16. —• Les prix seront les suivants : •
Au premier : la coupe-challenge de l'Auto, qu'il aura
(m garde pendant une ,n-née, et 50 0/0 du fonds de oourise
constitué par les droits d'entrée, les frais du chronomé-
trage ayant été prélevés ,Du préalable.
Au deuxième : 30 0/0 du fonds de coti,rse.
Au troisième : 20 0/0 d-Il fonds de Oclure>e.
Art. 17. — La coupe-challenge de I'Auto sera acquise
définitivement à . ln. maison qui l'aurait remportée, soit
deux années consécutive,:;, eoit trois années en tout.
Art. 18. — Les engagements sont reçus. à lauta. Ils
devront émamer des constructeurs et être accompagnés dit
droit d'entrée fixé à 100 francs par 'voi,uiette.
Ce droit d'entrée comprend l'fuS'Buranee contre l'incen.
die au parc fermé. Il ne pourra être reçu aucune inscrip- .
tion de marque ou de conducteur se trouvant sous le
ooup d'une disqualification ou suspension temporaire pro-
noncée par l'A.C.F. Les concurrents devront indiquer dans
leur engagement la. marque de la voiture et le nom du-
comdiiotour; ils fourniront également tous les éléments
m.éoe,gsaireis au jury, et notamment : l'alésage du ou des
cvJindr&5, le poids du châssis, ainsi qu'une copie certifiée
conforme du procès-verbal délivré par le Service des
Minas.
Art. 19. — L'Auto, organisateur de l'épreuve, décline
toute responsabilité au sujet dos accident® que pourraient
causer les -cArt. 20: — Toutes Jets questions ou réclamations qui pe'tt-
vent survenir solit. soumises par écrit à la décision du
juge. Il peut toujours, s'il le juge nécessaire, prendra
l'initiative d'une réclamation. Dans les «M litigieux, il
jugera en dernier ressort ceux qui auront trait à d&a
questions de fait. Pour toua les autres cas, tels que ques-
tions de d.Toi't, cas non prévus ou interprétation (lu pré-
sent règleme.nt, la décision du jury pourra être f.r.a.ppceo
d'appel par un des oppo,,,alite. Cet appel sera déféré à la.
Commission des concours- de .]' A.C.:1!'. Il devra^ lui être
tranami.a dans lea vingt^-quatre heures qui suivront la.
décision du jury et étre appuyé dup,e somme de 50 francs,
qui ne sera remboursée que -si la réclamation es-fc fondée.
La CommLE-sion.. des concours de l'A.C.F. jugera el, dernier .
ressort et. décidera des pénalités à appliquer.. En aucun
cas, le différend ne pourra être porté devant les juridic-
tions civiles, commerciales ou correctionnelles.
S'il était fait une publicité quelconque au, sujet de la .
réclamation dépocAO>ée oette Téclam.a.tian ficru, par le
même déclarée non ,receva.ble et le déposant déchu da ,
tous droits; la consignation- de 50 fra.'nOs ne sera pa<
rembouif''oo¿.
A l'issue de la réunion, le règlement aclopté
sera transmis pour approbation à la Commission -
des concours de l'A.C.F. Il ne Sera définitif qu'a-
près cette approbation.
Il ne nous restera plus qu'à travailler à l'or- :
ganisation de cette .belle épreuve démocratique,
tandis que les constructeurs se prépareront à
disputer énergiquementla Coupa des Voitupettea..
1906.
Géo LEFEVRE
Saroléa
Dimanche à Spa, dans le Championnat inter-
clubs, la grande firme belge Saroléa, d'Herstai-
lez-Liège, a prouvé une fois de plus que sa fa~
brictKon est sans rivale. C'est en effet, avec use
Sàroléa deux cylindres, aussi souple que régu- -
lière, qu'André s'est classé premier, battant tous
sesconcurrents avec la plus grande aisance.
COMPTEUR-INDr de VITESSE c j
1 e, PRIX DUCONCOURS DE L'A.C.F. V ■ W ■ I
et Searle, 53, r. Laiigier, Paris.Tél. 553-61 ~ 1
LA COUPE DU " MATIN "
Eux aussi méritent d'être à l'honneur
Sous ce titre, M. Bourcier Saint-Chaffray adres-
sait avant-hier dans le Malin de justes éloges è,
quelques concurrents de la Coupe que la seu'%
déveine a. empêchés de figurer parmi les vain.,
queurs.
Kl, parmi Ç¡;U.x -ci * M. Saint-Chaffray cit.
Miocycletles dont le poids, à vide, n'est pas
"Arieur à 75 kilos. Les machines doivent être
■^jgs de garde-boue, de silencieux, en un mot
¡oo:; les accessoires qui en font une machine
purisme. Elles doivent réaliser la vitesse
igane de 25 kilomètres à l'heure.
pineau (Sindre), 6 h. 43 m. 53 s.
, leur arrivée - à Vichy, les ^véhicules étaient
par leurs conducteurs au parc fermé, très
aménagé au Concours Hippique...
| 6 heures nous avons eu à la Restauration
, réception charmante, due
% du Centre (section de Vichy), dont le :
lit a lu une dépêche du prince d Arenhcrg, pre-
de la Fédération des A.C. régionaux. Dis-
fS du maire de Vichy et allocution pleine d hu-
iir de m Yberty, président de l'A.C.A., tou-
tJ dont a bénéficié ridée
fflabilè Parmi les personnalités présentes,
as le capitaine Archinard, MM. Battu t et Des-
tou jours dévoués ; Ronserail, Blot, etc.
Aujourd'hui mardi
Ipeuxième journée : Exposition à Vichy.
Demain mercredi
TROISIEME JOURNEE (199 kil.)
minière étape. — Vichy, Puy-Guillaume,
jers, Pont-de-Dore, Courp ière, Ambert. — Dé-
peuxiême étape.— Ambert, Ariane, La Chaise-
,u. La Barraque, Craponne, Chomelix, Vorey,
Voûte-sur-Loire, Le Puy. — Parc fermé.
C. F.
Un Prodige d'Endurance
BURGESS
li appartient au sport de nous révéler de temps
autre des athlètes véritablement extraordinai-
C'est le cas pour la course de 24 heures à la
je. gagnée avant-hier si brillamment par le
rfeùr franco-anglais Burgess.
La performance qui consiste à rester 21 heures
ns l'eau et à nager pendant ce laps de temps
is de 45 kilomètres, est déjà peu banale. Mais
and on pense que son autèur est le même
mme qui sortait la veille de la Manche, après
oir combattu durant 18 heures cette implacable
vers aire, on reste stupéfait devant une enclu-
oce aussi prodigieuse. L'histoire sportive r.en
nIlaît certes point de plus remarquable.
l'ai vu hier Burgess : calme et reposé, les yeux
jument un peu rougis dans un visage aux
;its énergiques, la figure hâlée par le sol eil et j
; brises marines, les épaules larges comme ]
lies d'un lutteur, il m'a semblé si resplen-
tsant de santé et de condition qu'on le sent
ipable de recommencer presque sur-le-champ
[formidable tâche athlétique qu'il menait à bien
Miche soir. Pour se rendre compte de ce que
Mess a fait: et s'en rendre compte autrement
Se par des phrases, il n'y a qu'à reproduire son
emploi du temps » depuis le moment où il se
etlait à l'eau afin d'effectuer sa récente tenta-
'6 dans la Manche. Suivez-le bien, je vous as-
re que ce n'est pas ordinaire : _ •
Burgess parti de Douvres jeudi matin vers
leures, à lutté contre les flots, avec des chances
succès qui parurent un instant fort sérieuses,
lté la journée de jeudi et une partie de la nuit.
abandonnait la partie vendredi malin à 1 h. 80
remontait dans son bateau qui le ramenait à
livres à 4 h. 20. Après s'être mis au lit et
3ir dormi 2 heures, il se levait à 7 h. 15 et se
amenait aux environs. Détail amusant et qui
t se demander si cet homme n'est pas un tri-
i : dans la matinée, Burgess prenait un bain
mer avant de se rendre à Folkestone ; de là,
partait à destination de Paris, où il arrivait
:s 10 heures vendredi soir. Une courte nuit de
)os le temps de régler quelques affaires com-
rrciales, et à 3 heures de l'après-midi, Biirgess
.it à Joinville-le-Pont. A 6 h. 20 il se mettait à
iu avec les autres concurrents de la longue
reuve... et le lendemain, à la même heure, il en
sortait ayant pris en tout 3 h. 15 de repos.
N'est-ce pas inimaginable? Et comment le
noteur humain » peut, non seulement résister
an travail pareil, mais encore se trouver à son
ue aussi parfaitement réglé qu'au début?
D'ailleurs, Burgess affirme, avec la tranquille
edestie qui le caractérise, n'avoir jamais res-
nti durant les 24 heures de Joinville, ni la
)indre défaillance, ni la -7us légère fatigue. Il
:>ris 3 heures de repos, uniquement pour faire
lisir à ses amis, qui craignaient de le voir se
['mener. C'est à peine s'il se plaint du soleil,
.t gênant pour les yeux, et des virages trop
quents et trop courts de la piste dessinée pour
circonstance.
Dn sait que Burgess, né en 1872, à Rotherham
jrkshire), est Anglais. La France peut bien,ce-
ndant, revendiquer une petite partie de son
ccès, vtrl's'IJu'il réside chez nous, à Levallois- ï
rret, depuis de longues années, et fait partie
club natatoire la « Libellule » dès sa fondation.
noter que ce vigoureux gaillard ne s'entraîne
ur ainsi dire, pas ; il se contente de nager
us les jours le temps nécessaire pour prendre
t bain de durée normale.
Et maintenant 'que l'homme a définitivement
montré ses prodigieuses qualités d'endurance
int je viens de vous donner une faible idée, ne
Iyez-vous pas en lui le champion capable de
lompher de la Manche, et de rééditer le £[gan-
sque exploit du mystérieux Webb?
Formîiïaoïe est la tâche, nous le. savons. Pour-
Ut-, si quelqu'un la doit accomplir avant que
té de 1906 ne soit Une chose du passé, ■. cet
Imme est Burgess. Les vçeux de tous Les sports-
en du monde l'y accompagneront. \
Victor BREYER
Propos d'un Médacin(1)
XXV.
Si la syphilis se -'bornait à lacérer les amyg- ,
îles et à les mettre en pièces, jusqu'à destruc-
Qll complète, il n'y aurait qu'à la remercier
:s affreuses petites glandes n'ayant jamais
:rvi qu'à faire souffrir les humains.
Mais syphilides ulcéreuses et gommes se lo-
ent un peu partout dans l'arrière bouche, et
commettent à la sourdine toutes sortes de
défaits..
Plaqez-vous devant une glace, ouvrez la
t'Uche, et regardez. Rien n'est plus joli, plus
^cieux que le décor que .vous aurez devant
Pus, : ces deux arceaux symétriques soutenant
Môme arrondi du palais et de son voile, avec
F beau pendant du milieu, la luette.
Supposez maintenant qu'un diable facétieux,
Ré de différents emporte-pièces, s'amuse à
pier, en un ou plusieurs points, ces mem-
anes. Ainsi fait-, la syphilis^ et elle le fait si
perètement, qu'on s'en aperçoit le plus sou-
Rt lorsque le mal est irréparable.
Chacun connaît l'histoir£_ de cet avarié qui,
^ matin, fut tout étonné de ne pouvoir allu-
_e' sa. pipe sans être pris de violents éternu-
lIlents. ans Il voulut boire, et le liquide reflua
ldn_s les fosses nasales.
= oilà oilà ^ une des aimables mystifications
une à faire la syphilis. Il s'agissait d'une
ferforation de la voûte palatine, près de l'atta-
Je du voile. Elle était donc vélo (je vous sup-
f de voir_ aucune allusion malveillante
machines ainsi nommées), elle était donc
nf' vélo-palatine; le S elle s'était produite
JQs que le_ malade,, d'après sa déclaration I
eu conscience du travail ulcératif t>roba' !
ement; assez long, qui l'avait amenée Le dé-
Vk de l infection remontait à 18 mois mais
me permettrez de croire que ce
jnvenceau ne s'était ni suffisamment candidesoigné,
1 bien attentivement surveillé.
Comme_ autre distraction, la gomme s'atta-
^ parfois au voile, qu'elle fend d'avant en
"ère, et rien n'est lamentable comme la pau
2 luette déchue, livide et gonflée, rejetée
!" un côté comme une pendeloque informe
■Ueux encore, lorsque le Pharynx, la toile
■à i, { s} v?us préférez, se met de la partie,
îf'im ulcération s'étend comme une nappe,
■rien?e 7CS bords, envahit jusqu'à la face pos-
î cet ^V°lle palatin, et bientôt les parois
iinabl J^ canal ne forment plus qu'un abo-
Oup 1 purulent. '
ratIon e% î—S C\™S se rassurent ! La res-
e fait au'Ltnee'- 1 m?estion des aliments ne
Visoïnée C mais peme, la vie est littéralement
'«ut sans ^ cet état peut durer indéfini-
lice. co-mpromettre sérieusement l'exis-
prison, je veux dire la cica-
^ais il nl faut par s °Perer-
pas s'étonner de la voir en-
QjTl I* I '' ————mmm
!ier ; 1, Il U18 a?3 11 ' 20, 30 janvier ; 13, 22 lè
mai ; 7 'go8' 25 mars ; 3,. 12, 19 avril ; 3, 15
1 25 août ' 30 îuin 5 17, 24, 31 juillet ; 10,
glober toutes les parties qui ont été touchées
1 par l'incendie.
I La cavité pharyngienne s'efface, cblitérée
par des tissus fibreux, le voile invinciblement
attiré vers la paroi postérieure, s'y %ccole en
fermant plus "ou moins complètement la der-
nière prise d'air, et constitue une cloison trans-
versale par la formation d'une soudure, ou
mieux d'une ankylose-vélo (avec ce, nom fatal,
je n'en ai pas fini), je dis donc vélo-pharyn-
gienne.
* *
Je vous ai esquissé un degré extrême, mais
il vous est facile de supposer tous les éche-
lons qui conduisent à ce sommet redouté.
Quant aux symptômes, il est curieux de voir
avec quelle souplesse l'organisme humain s'a-
commode à tout.
Le reflux des matières alimentaires dans les
fosses nasales manque d'élégance assurément,
mais il est rare qu'il gêne beaucoup, quand
sont passées les hésitations et la timidité insé-
parables d'un premier début.
Peu à peu se fait une sorte d'éducation: un
organe vient en aide à l'autre, par ,une vérita-
ble suppléance fonctionnelle.
L'agilité de la langue est connue de tous,
quelquefois même elle s'emploie à des façons
que le moraliste condamne absolument. Jugez
de ce qu'elle peut faire pour se porter au se-
cours du point à protéger, oblitérer un orifice
malencontreux, saisir le bloc alimentaire, et
le conduire doucement dans les parages de sé-
curité. 1
On peut donc dire que, au prix de quelques
efforts, d'une attention soutenue, et surtout
d'une lenteur plus grande dans le repas, en
n'affrontant à la fois qu'un lot modéré de co-
mestibles, la plupart de nos clients peuvent
arriver à se nourrir d'une façon à peu près dé-
cente, à la condition qu'ils se sentent à leur
■aise et puissent prendre leur temps.
$
* *
Ce qui n'impressionne pas peu, ce sont les
troubles de la -phe/notion, lisez de la parole et
du langage. •
Vous en connaissez tous des exemples, car
ils ne sont pas rares les gens qui, prenant leur
parti de leur infirmité, nasonnent. bafouillent,
chevrotent de mille façons; on se plaît à répé-
ter qu'ils ont pourtant gardé une certaine faci-
lité de la parole ; on le dit aussi des phoques,
quand ils sont bien doués ou tout au moins
bien intentionnés.
Les auteurs affirment qu:il se produit une
espèce de cloaque aérien entre les cavités buc-
cale et nasale, parce que l'obturation de cette
dernière ne peut s'accomplir.
Dans certain cas, lorsque la perforation est
limitée, le malade prend l'habitude de fermer
dans une certaine mesure l'orifice anormal au
moyen de la langue, toujours secourable, la
parole s'embarrasse un brin, ntais le nasille-
ment devient moins prononcé.
Je n'èn finirais pas si je voulais vous expli-
quer toutes les variétés du bredouillement, de-
puis les cas où la voix prend le timbre chu-
choté, jusqu'à ceux où le son est sourd et
étouffé, comme celui d'un tambour recouvert
de drap.
Chose curieuse, mais qui ne surprend pas
quand on connaît la faiblesse de la syphilis
pour les arts, dans certains cas la vocalisation
reste seule^ indemne, et dans la plupart la
voix chantée n'est que peu troublée, qu'elle
soit ou non accompagnée de paroles. Un an-
cien ténor de l'Opéra, célèbre, il y a quelque
'40 ans, était presque dans l'impossibilité de
parler, et gagnait encore sa vie en chantant
avec beaucoup d'agrément.
Chers lecteurs, est-il besoin de vous le dire ?
c ^ est la syphilis d'un autre âge que je viens
de vous narrer. Traitez-vous comme vous de-
vez le faire, suivant les rites modernes, et vous
ne connaîtrez jamais ces désolations.
, »
* #
Pour finir, je vous communiquerai une nou-
velle sensationnelle.
Un jeune savant, le docteur Bertarelli (de
iurm) vient de trouver le moyen d'inoculer
la syphilis aux lapins !
Ah ! ma foi, tant pis pour eux, c'est la seule
chose qu ils n'aient pas volée !
Que la belle jeunesse se méfie, et qu'elle ou-
vre œil, ' en face de ces nouveaux avariés,
elle ne veut pas en arriver bien vite à regretter
es infructueux, mais du moins inoffensifs ron-
geurs qu 'on lui pose aujourd'hui.
Docteur Louis JULLIEN
SCHREYER VIENT A PARIS
Ayant terminé son engagement à Mar-
seille, le « Dare-Devil » commencera
ces demain à s'occuper de celui
de Paris
qne nous Avions annoncé, Schreyer a
dlmarnlal' au public marseillais avant-hier
l'audacieu.-x: Devant une nombreuse et enthousiaste,
crnntiL cycliste a exécuté du haut de son gi-'
a'miî u.6 appardJ, et de, la façon le plus clas-
nnA -' -^ntastique plongeon. Il si produ'it
une impression-té-e aro. n'étaient les erre-
ments déjà pris et la P?r-ssité pour SChreyer engage-de
rentrer truction sans retard à Paris pour diriger la cons-
appareil, il aurait probablement
•da ï autre performance.
!èi, à Schreyer est donc parti sans re-
SncJ II I S ce matin même, et demain
sans doute il commencera-sur la pelouse de
Buffa 0 à tracer les premiers plans de son ex-
traordinaire construction.
Le Circuit des Ardennes
pour Motocyclettes
(9 septembre)
Engagement de trois Griffon
nrm?.UîLa^)n's tr0]s nouveaux engagements
pour le Circuit des Ardennes à motocyclette
Ils contribueront puissamment à l'intérêt de l'é-
preuve, puisqu'il s'agit dé- trois de oes motocy-'
clettes Griffon qui furent les triomphatrices du
Circuit des Ardennes de l'an dernier et qui se
sout fait une véritable spécialité des grandes
courses suc route. Personne n'a oublié l'exploit
des Griffon se classant première, deuxième et
troisième dans les Eliminatoires françaises de la
Coupe Internationale du M.C.g., enlevant, a'nsi
les .trois qualifications devant 'un lot particuliè-
rement formidable.
Les trois conducteurs seront Demeester, dont
les 'sportsmerx salueront la rentrée avec un vé-
ritable plaisir ; Cissac et Giuppone, les dignes
émules du gagnant de la. Coupe Internationale
1904.
Les engagés
La liste des engagements est actuellement la
suivante :
VITESSE
Moins de 50 kilos
1. RENE GILLET I (Taveneaux).
2. RENE GILLET Il (Fauvet)
3. RENE GfLLET III (Prévôt).
4..GRIFFON I (Demester).
5. GRIFFON II (CLssac).
6. GRIFFON III (Giuppone).
Plus de 50 kilos
1. RENE ..GILLET IV (Lux).
TOURISTES
1. GRIFFON IV (X, ..).'
Rappelons que le droit d'amie ssf fixé à 50 fr.
POur les deux catégories vitesse et à 10 francs
pour les catégories touristes (1/3 de litre, 1/2 li-
tre, 3/4 de litre).
G. L.
Voitures de tourisme — Véhicules industriels
Essais gratuits
SOCIETE DES AUTOMOBILES GILLET-FOREST
2S;'quai du ,Prési-dent-Camet à St-Cloud
Magasin d'exposition et de vente :
1 75, av. de la Grand.f,-.Armée, Paris, — Tél. 540-38
LE TÉNOR ET L'AUTOMOBILE
.
... LE 1 TENOR DUC, AU VOLANT DE SA'VOITURE.
Béziers, ê septembre. — M. V. Duc, de l'Opéra,
vient de remporter un très vif succès au théâtre
en plein air des arènes de Béziers, où il créait le
rôle de Licinius. de la Vestale de Spontini. C'est
au ■milieu'ides acclamations ides 10,800 speçtaieurs-
qu'il a reçu les félicitations de M. Dujardin-Beau-
roetz, sous-secrétaire d'Etat, gui assistait cornmo
représentant du gouvernement aux brillantes fê-
tes de Béziers.
M. V. Duc, propriétaire de la Villa Frascati, à
Béziers, et de l'antlqne château de Laurens, se
rendait, aux répétitions et à. la première dans
son automobile,--" comme on - peut s'en rendre
compte par le cliché ci-dessus, " sur sa voiture des
Il Chantiers de la Du ire ?.
— DUPONT.
AUTOMOBILE
NOS PRECURSEURS
DENIS PAPIN
Les œuvres anciennes des inventeurs peuvent
souvent éclairer et instriure encore aujourd'hui
ceux qui', élevés par la. marche des siècles, s'arro-
gent le droit .de les juger de haut. Les écrits des
Galilée, des Pascal, des Newton, des Leibnitz res-
teront éternellement pour les plus habiles une
source lumineuse et féconde. Mais ces œuvres de'
haute perfection, a la fois grandes et belles, se-
ront toujours rares dans l'histoire de l'esprit hu-
main, et plus d'un document considérable à
cause de sa date serait Tugé en lui-même stérile
et sans vertu. C'est là une distinction qui, plus
encore que l'éclat. et la portée des découvertes,
doit marquer les distances entre les noms mus-
lj*e-s ; ceux-là s'élèvent sans contestation au-des-
sus des autres, de qui on peut lire et admirer
les œuvres en oubliant la date inscrite sur la
première page. Ces œuvres ont une beauté éter-
nelle.
Denis Papin, dont un savant éditeur rassem-
blait récemment ■ les , œuvres complètes, avait
dans son génie plus d'industrie que de force : ses
inventions, qui valent. plus que ses écrits, sont
toutes demeurées imparfaites; d'autres ont achevé
ce qu'il avait commencé.
Né il Blois le 22 août 1647, Papin appartenait
à une famille protestante dont iplus d'un membre
appelé aux fonctions publiques y avait l'ait
preuve de dévouement et de capacité. En quittant
les Jésuites du collège de Blois. le jeune Denis
étudia la médecine a Angers. Sans être né dans
la pauvreté, il rencontrait déjà les embarras d'ar-
gent qui le tourmentèrent jusqu'à son dernier,
jour. Une délibération, conservée sur les registres
de l'école pour 1 année 1GG9, lui accorde 1'exemp-
tion des droits d'examen et des frais d'étude,
sous le seul engagement, solennellement con-
tracté, de s'acquitter envers les professeurs sur
les premiers produits de sa clientèle comme mé-
decin. Une coutume de même ordre existe encore
aujourd'hui à J'Ecole Polytechnique.- •
Mais, deux ans plus tard, Papm renonçait pour
toujours à la médecine. Logé chez Huyghens, à
la bibliothèque du roi, il l'aidait dans ses expé-
riences en s'instruisant sur toutes choses au con-
tact journalier de ce puissant génie. Malheureuse-
ment notre héros avait l'humeur aventureuse.
Tout à coup, sans motif connu, se dérobant peut-
être aux persécutions déjà menaçantes pour les
protestants, Papin quitte sa patrie, qu'il ne de-
vait. plus jamais revoir,, pour chercher fortune err.','
Angleterre. Il n'y arriva pas inconnu. L'approba-
tion et l'amitié de Huyghens l'avaient, quoique
jeune1 encore, tiré de l'obscurité. Son premier
ouvrage, Nouvelles Expériencos sur le Vide, était
déjà livré au public ; il réveilla chez Boyle des
vues anciennes, depuis longtemps abandonnées.
L'illustre et. opulent physicien pour lui'ménager
les moyens de les suivre, ouvrit, son laboratoire
au jeune disciple d'Huyghens, dont l'esprit. pé-
nétrant put ainsi, par une bien admirable for-
tune, recueillir la lumière et la force d'un génie
de premier ordre. , ..
Après six ans de séjour à Londres, Papin, as-
suré du -nécessaire, pouvait dans le laboratoire
de la Société, comme dans celui de Boyle, étu-
dier et poursuivre ses inventions ; désireux pour-
tant de courir le monde, il accepta les offres de
'Sarottî diplomate .vénitien, qui, curieux des
sciences, et confiant dans les talents du jeune
inventeur, le chargea d'organiser et d'animer à
Venise, dans son palais, des réunions académi-
ques sur la physique et les mathématiques.Après
avoir brillé pendant deux ans ,ù Venise et charmé
par son esprit ingénieux les compatriotes de
Galilée, le jeune docteur refusa de s'y fixer, ri
revint prés de la Société Royale de Londres, qui,
heureuse de l'avoir reconquis, voulut considérer
son absence comme un congé temporaire, et lui
rendit en l'améliorant quelque peu, la position
qu'il avait quittée.
C'est à cette époque que Papm proposa Une
Invention ingénieuse, analogue en principe aux
effets du chemin de fer atmosphérique, sur la
manière de transporter att loin la force des ri-
vières. Ce dessein, fort bien conçu, fut confié
malheureusement il des ouvriers trop peu excr-.
cés et inhabiles fi. le faire réussir : l'événement
sc-mijia. le - concfamner..
x
Papin vécut à Londres jusqirc-n 1087. Les re-
cueils scientifique.'., avec sta travaux, avaient
porté au loin sa réputation Le landgrave Charles
de Hesse, prince généreux et éclairé, curieux
d'inventions et de nouveautés, sur la lecture de
ses projets et de ses expériences, lui fit. offrir
une chaire de mathématiques à l'Université de
Marbourg. Ses inclinations n'étaient guère com-
patibles avec un tel emploi. Il accepta, cepen-
dant. Sa famille, dispersée .et appauvrie par. la
révocation de i'EcHt' de Mantes, l'attirait sur le
,gol hospitalier de l'Allemagne ; il en était'de-
venu, malgré l'éloignement, le chef véritable et
1e dernier espoir.. Une cousine, une amie d'en-
fance, Mme de Maliverne, récemment devenué
veMVt. trouva près. de lui .un asile avec sa mère,
et sa fille, trois ans après, malgré l'opposition
formelle 'des pasteurs, alléguant un trop proche
degré'de'parenté, Papin, en lui donnant, son
nom. acceptait pour toujours la charge de 'sa
famille.: , ; ' , .. , .... , ...
: Conseiller et médecin du landgrave, en même
temps-que professeur à l'Université, logé dans
la bibliothèque, Papin jouissait en outre d'une
pension accordée par bienveillance pour, lui sans
doutera Mme etc Maliverne. A l'âge de quarante
ans. il trouvait ,donc enfin, avec , un'.peu d'ai-
sance,' non la commodité, et les douceurs de la
Wie, mais le _.loisir de méditer ses projets et de
suivre, «es inspirations. Il eut l'imprudence de-
s'y livrer tout entier.. •
; "Uniquement, attentif en effef aux travaux de
l'Université: et indifférent aux ingénieuses inven-
tions de Papin. lè Sénat académique lès tournait
en preuve de négligence et. d'incapa.cité. en s'in-
dignant des injustes faveurs accordéæh ce pro-
fesseur bizarre et indisciplinable qui. sans cesse
emporté aux mouvements de son esprit, délais-
sait sa chaire pour son atelier et ses élèves pour
ses machines.
Cette situation que Papin jugeait intolérable
dan$' ses lettres, à Huyghens et à Leibnitz, il la
supporta pendant vingts ans. Ces vingt années
remplies de difficultés et. d'angoisses' sont les
plus fécondes de sa carrière, l'invention qui a
rendu son nom. immortel a été en entier conçue
dans cette période. La production de la force mo-
; trice accaparait toutes les ressources de son mer-
veilleux esprit : ses nombreux projets ont entre
eux une connexion évidente, et ses premières
études chez Huyghens en l'initiant à la force im-
mense qui peut, naître du vide, ont marqué son
'génie.d'une empreinte ineffaçable. Il produit en-
fin son.œuvre capitale : la machine à vapeur at-
mosphérique: s
« J<î crois, écrit Papin, qu'on peut employer
« cette invention à biefi autre chose qu'à élever
cc de l'eau : j'ai fait un petit modèle d'un chariot
« qui avance par cette force... mais je crois que
« l'inégaliLé et les détours des grands chemins
« rendront cette invention très difficile à perfeo- j
« tionner pour les transports par terre; mais
« pour les bateaux, je me flatterois d'en venir
« à bout assez promptement, si j'avois plus de
« secours que je n'en ay. »
Cette lettre mémorable, Papin l'adressait à.
Leibnitz en 1G98. L'excellence et le prix de son
œuvre apparaissent dès lors à Papin, et la haute
idée qu'il en conçoit éclate à cette époque dans
toutes les pages de sa correspondance.
Grâce-à une persévérance incroyable, Ftlpin
parvient enfin, en dépit de ses ennemis, à cons-
truire son bateau à vapeur. C'est la réalisation
d'une invention longtemps caressée et réalisée
enfin, à force de sacrifices.
x
Hélas 1 toujours aventureux et imprévoyant,
malgré ses soixante ans, Papin, se démettant de
ses fonctions sans réclamer aucun dédommage-
ment, partit avec confiance pour l'Angleterre sur
ce fameux bateau qui devait lui être une source
de gloire et d'honneurs.
Le voyage fut désastreux, et j'en raconterai le
plus triste incident, comme il se trouve conservé
dans les archives du bailliage de Munden. Rapin
comptait, par la Fulda, atteindre le Weser et
gagner la mer par cette voie ; mais le privilège
de 1<\ navigation appartenait à la corporation ou
ghilde des bateliers du Weser ; ils ne toléraient
aucune concurrence, et l'autorisation expresse
du souverain était nécessaire pour lancer une
embarcation sur le fleuve. Avec Leibnitz pour
médiateur, Papin. se tenait pour assuré de l'ob-
tenu. Elle tarda ; l'inventeur partit avec sa fa-
mille le 24 septembre 1707. Son canot automobile,
lu'il chauffe et dirige lui-même, le conduisit ra-
pidement jusqu'à Loch.-sur le Weser. Mais les
droits de la ghilde commencent il ce point'; il ne
peut échapper à la vigilance des intéressés.Ceux-
ci font arrêter le bateau ; cependant, le prési.
dent du tannage.' Drost von Zcuner, ' reconnaît
en Papin le médecin et le conseiller du" lâ,nd.
grave ; il admire avec tous les spectateurs l'au
dace et l'industrie de son invention, et, pour le
mettre à couvert des prétentions de la ghilde,
convient avec lui qu'a une demi-lieue de Munden
h transportera sa machine sur un vaisseau qui
doit partir pour l'Angleterre. Appréhendant,tou-
tefois, quelques difficultés, il commande - à des
charpentiers du voisinage de tirer à terre ce sin-
gn1ier bâtiment, qui voyage sans voiles, ni ra-
mes ; mais Drost von Zeuner empiétait, là sur
les droits de la ghilde. Les .associés qui les con-
naissaient bien, somment le bourgmestre de les
faire resp^rier, lui font signer un ordre, accou-
rent, environnent le bateau, et signifient au
malheureux Papm que sa machine est devenue
la propriété de la ghilde. Les bateliers le lui
font bien voir en la détruisant complètement.
L'œuvre de tant d'années de privations et de tra-
vail est transformée en vieille ferraille, et vendue
à la livre...
« L'e passager, écrit Von Zeuner dans son rap-
port,, s'éloigna sans proférer une plainte. »
JÓ ne sais rien de plus poignant que cette sim-
ple phrase..... -
En dépit, de la fermeté de son caractère, dont il
avait donné ftnt, de preuves, cet écroulement, de
toutes ses espérances porta le dernier coup à
Papin. A partir de 1714, 011 ne retrouve plus au-
cune trace de l'illustre vieillard. La pauvreté et
l'abandon épuisèrent bientôt sans doute ce qui
lui 'restait de. vie ; mais la date de sa mort est
restée inconnue, aussi bien que le lieu de son
dernier ll.c:ile.
C. FAROUX
m
i - Automobiles i
! ÛELi&iiHELLElLE
j| Administration et ateliers à St-DENIS fSeine,»
-
LE MUSÉE DE LA VOITURE
~Les vieilles voitures automobiles qui appartien-
nent à l'histoire sont sans domicile ! — Il faut
leur en procurer un. — Ce sera le « Musée de
la Voiture ». — L'Auto compte fermement le
créer avec l'appui des Pouvoirs Publics qu'il
sollicitera. le concours des propriétaires qu'il
demandera, la collaboration des sportsmen
dont il sera reconnaissant.
Lorsqu'en 1901, au lendemain de l'Exposition
Universelle — si lamenta.bie — à la veille de ce
premier Salon de l'Automobile au'Grand Palais
— si merveilleusement réussi, — M. G. Rives,
prestigieux metteur en œuvre et président du 5
Comité' d'organisation, qui s'appuyait sur les
deux chambres syndicales. récemment unies, eut
ouvert les portes de cette exhibition .annuelle des
progrès de la locomotion mécanique, les derniers
modèles issus de nos meilleures usines ne furent
pas les seuls à attirer l'attention des visiteurs.
L'Exposition comportait en effet une section
des plus attrayantes : la- section rétrospective.
Déjà une première tentative avait été faite aux
Tuileries, mais l'industrie semblait bien jeune
alors et les ancêtres étaient tout au plus à peine
les aînés des cadets.
On y avait présenté, à tilre de véhicules his-
toriques — si tant est que l'automobile moderne
avait alors une histoire — quelques engins plu-
tôt abîmés, usés avant leur heure, que réellement
vieillis, et la « Jamais-Contente » do Jenatzy exhi-
bée à ce Salon-des Tuileries, ne pouvait réelle-
ment pas compter au nombre des « anciennes i);
son dernier record remontant tout juste à quel-
ques mois.
Néanmoins, cette tentative de cc reconstitu-
tions » avait, été bien accueillie. On en parla
avec éloges à cette potinière amusante, que la
rumeur publique avait baptisée « la petite Pro-
vence x. -
Vint en 1900 le Musée Centennal-, de la. voilure :
- le célèbre mail-coach à vapeur' signé Amédée
Bffllét; et appartenant au marquis de Broc, y fi-
gurait à côté d'un tricycle de Dion-Bouton ; c'était
un commencement; toutefois, l'équipe, des vieux
serviteurs se trouvait loin d'être aircomplet.
C'est alors, qu'heureusement inspiré, M. G. Ri-
v?s ouvrit au Salon du Grand Palais de 1901 une
Exposition Rétrospective. Elle venait à son heure.
On possédait les éléments suffisants .pour la. cons- ,
titùer. Elle obtint un succès colossal. 'l,
• : x
I rIl est agréable, de raviver ces souvenirs :
; 'La maison Panhard-Levassor exposait toute la
série de ses conceptions mécaniques, depuis l'in-
I é
comparable Daimier en V, jusqu'au 4-cylindres
Centaure, l'ancêtre et le néophyte, séparés par
ce robuste Phénix, qui ne connut jamais la fati-
gue ni l'usure..
M. le marquis de .Dion avait prêté l'éclectique
et curieuse collection de ses tricycles à vapeur,
moteurs à pétrole, gros tracteurs et légères voi-
turettes, tous engins issus de ses ateliers et avec ■
lesquels on aurait pu constituer un véritable
musée..
D'autre part, la Société des Automobiles Peu-
geot s'était fait, un plaisir de prêter son histori-
que quadricycle qui, jadis, sous l'experte conduite
de l'ingénieur' Rigoulot, avait suivi les concur-
rents cyclistes de Paris à Brest et retour et n'était'
pas arrivé le dernier. Enfin, Amédée Bollée n'a-
vait pas craint d'imposer le voyage du Mans à
Paris à ces admirables véhicules : l'Obéissante,
la Mancelle, la Marie-Anne qui, pendant dix ans,
avaient triomphé des premières difficultés et at-
tiré sur elles les regards et la. pensée de tout le
monde des savants.
Peut-être y avait-il encore d'autres exposants
de vieux véhicules Y Je crois avoir cependant
cité les principaux... Or, il arriva qu'après ces
trois semaines d'honneurs, les « anciennes »
furents rendues à leurs propriétaires et vrai-
semblablement reléguées au fond de hangars ;
qui sait ? existent-elles toutes encore ?
x
L'éventualité de la disparition de ces intéres-
sants souvenirs d'une époque passée, n'est-elle
pas pénible il envisager ? D'autant mieux que,
plus nous allons, plus elle risque de se réaliser.
Que n'avons-nous un « Musée de la voiture
automobile » ?
Voilà qui ne manquerait pas d'intérêt. Il
n'existe rien dans cet ordre d'idées,ni en France,
ni à l'étranger.
Sans dôme, le Conservatoire des Arts et Mé-
tiers possède la voiture de Cugnot, et aussi une
photographie du premier omnibus électrique
« Charenton-Louvre » aménagé par N.-J. Raf-
fard eri 1881, c'est tout..
Le South Kensington Museum a, dans- ses ga-
leries, une réduction du fameux « fardier » pré-
cité.
On vit, pour la dernière fois, à l'Exposition de
Londres', en 1852, le tricycle de Murdoch, qui re-
monte à 1801.
Et voilà. '*
'>ti
Or, on imagine la reconnaissance que nous
aurions pour nos grands-pères s'ils avaient con-
servé en vue de notre édification, l'une quelcon-
que des diligences de Gumey oui de Haucock,
dont l'Automobile Club possède dans ses collec-
lions de si amusantes reproductions en gra-
vures coloriées.
Nous aurions, avec grand plaisir, étudié le
mouvement différentiel sur le chariot original de
Peoqueur, et bien d'autres choses encore...
Tout cela s'est perdu, évanoui, comme se per-
dront, s'évanouiront nos trésors d'il y a quinze
ans, et dont la valeur et l'intérêt seront pour-
tant inappréciables dans moins d'un demi-siècle.
x .
Alors ?
Alors, une conclusion s'impose, n'est-ce pas ?
Fondons le « Musée de la Voiture ».
Fondons-le, avec l'appui des Pouvoirs Publics
que nous intéresserons à cette grande cause
de l'Histoire de la Locomotion Automobile. Fon-
dons-le avec le concours des heureux posses-
seurs de vieilles voitures, que nous irons solli-
citer de garnir nos galeries.
. • Fondons-le en groupant autour de nous toutes
les bonnes volontés. L'oeuvre en vaut la peine,
et l'Auto tiendra il honneur de faire l'impossible
pour la mener il bien.
Nous exposerons dans de prochains artiev
notre conception du futur « Musée de la Voi-
ture ». A nos lecteurs de nous aider de leurs pré-
cieux avis, qui, certes, ne seront pas superflus.
Pierre SOUVESTRE
Ur
IIAI S II S'fl SPECIALE pour AUTO
11 II hIILIUhW Uvile usure. panne
sffl! M 2ka B w la i S'a E* ^ . et encrassement.
V
HENRY HA!$EELl-E
HiiCnîP la OlV HR 23, quai Valmy, FAIII3
THE SPORT
MANTEAUX POUR L'AUTO
THE SPORT
17. BOULEVARD MONTMARTRE, 17
La Coupe des Voiturettes 1906
Deuxième année. — Organisée par l'AUTO
(5-12 novembre)
La seconde d'une belle épreuve démo-
cratique. — Sur un petit circuit. — Le
règlement soumis à la commission
des concours de l'A.C.F. — Une
rèunion des constructeurs.
Bien "que le regrettable incident des clous soit
venu l'an dernier jeter la perturbation dans no-
tre première Coupe des - Voiturettes, mettant.
hors de combat la plupart des favoris pour abou-
tir finalement à l'annulation de l'épreuve, il n en
reste pas moins vrai que cette longue et dure ex-
périence fit un bien énorme à la cause des voi-
tÜ¡:'eÍ-U:s en donnant iL tous la cônsécration que
l'engin léger, économique, et capable de soute-
nir °une très honomble moyenne pendant des
milliers de kilomètres n'existait pas seulement
sur le papier. ,
flèptus, nous avons vu les voiturettes d un
type Semblable réussir de superbes performan-
ces, les de Dion-Bouton, Vulpès, Fouillaron dans
le Tour de France de l'AutocyMc Club, les Peu-
geot-Lion, dans l'ascension d'une côte aussi ter-
rible que celle du Ballon d'Alsace, et c'est d ruer
seulement que date l'extraordinaire randonnée
de la minuscule Alcyon qui, dans la. Coupe du
Maiin, réussit à couvrir 4,000 kilomètres sans en-
courir une minute de pénalisation.
Si l'on veut bien se souvenir que Grégoire. La-
coste et Battmann, Sizaire et Naudin, Delage,
ont également créé des types de voiturettes
ayant fait leurs preuves, que Demeester travaille
avec toute sa compétence de vieux routier, il
faut éonvenir que la question depuis un an a
fait un pas en avant des plus significatifs.
Plus que jamais nous demeurons convaincus
qu'il faut donner à nos constructeurs l'occa-
sion de mettre en valeur la voiturette bon mar-
ché, usant peu d'essence et de pneumatiques, et
soutenant cependant avec une belle régularilé
'une vitesse moyenne plus que suffisante.
ES' c'est pourquoi nous organiserons cette an-
née comme nous l'avons fait l'an dernier, no-
tre Coupe des Voiturettes, persuadés qu'elle est
destinée à devenir la véritable épreuve classique
des légers engins.
Une convocation des constructeurs
Nous avons été appelés, et par les leçons que
nous ont données les premières épreuves de voi-
turettes, et par la nouvelle méthode de classifi-
cation adoptée par l'Automobile Club de France,
à modifier profondément le règlement de notre
Coupe des Voiturettes.
Hevenant à notice première idée de l'an der-
nier nous. avons décidé d'imposer aux véhicules.
concurrents une série d'étapes quotidiennes avec
un temps minimum obligatoire, les voiturettes
étant soumises entre chaque étape au régime du
parc fermé. Puis, toutes les voiturettes ayant
réiisSf -Sr^Couvrir toutes les étapes dans les dé-
fe? iiiîposés seront mises aux prises en une
épreuve de 300 kilomètres, le classement étant
celui que donnera le chronomètre.
D'autre part, pour éviter toute irrégularité,_
pour avoir, si j'ose m'exprimer ainsi, toutes nos
voiturettes sous - la main, de façon continuelle,
nous ferons couvrir ces étapes quotidiennes et
la finale elle-même sur un petit circuit. Cela
nous permettra une organisation des plus mi-
nutieuses..Il est vraisemblable que l'itinéraire de
ce Q^uit sera tracé, dans le département de
Seiae^et-Oise. • *
Quant au règlement -lui-méme, nous le pu-
blions ci-dessous en priant les constructeurs in-
téressés de le lire attentivement et de venir le
discuter avec nous de façon a y apporter les
modifications que l'expérience des constructeurs
pourront nous montrer nécessaires.
Nous convoquons uTonc tous les constructeurs
de voiturettes ou leurs représentants dûment au-
tôrisë's à une réunion qui se tiendra à l'Auto.
Après-demain jeudi, à 6 heures du soir
^ Que chacun étudie donc son règlement à l'a-
va.nce.
En voici l'in-extenso provisoire :
Le Règlement
Article premier. — Le journal l'Auto organisera, du
5 au 12 novembre 1906, une epreuve dite Coupe des Toitu.
.rettes 1906.
Art. 2. — Pour être qualifiées, lea Toitarettea devront
répondre aux conditions suivantes :
A. — Moteurs mono cylindriques
Alésage maximum i. 1'05. Ill/ID (86 cmq 58 de 'OUTIbee de,
.piston) " . ; •
''-' .jcijliTtdrts- ■ ■**
Alésage maxinnHtt ; 72 m/m (81 omg 43 de aroxfaoe de i
— Poids de la voiture, en ordre de marche,
'voy.o,geurs, etc. 1 ■ --
Moteurs monocylindriquea
iâ,lésage Surface du piston Poids
> m/nx cmq. fcii.
85 v 66.74 137
86 58.03 • 548
87 59,44 , 560
- 88 60,82 571'
89 ., ■ 62,21 583
90 63,61 594
91 ... 65.03 60G
si 66,47 , „ 618
93 67,93 630
94 . * 69,39 642
95 70,88 „ 654
96 72,38 9 668
97 73,90 680
98 75,43 693
99 76,98 705
100 ' 78,54 718
1°1 80,12 731.
10J 81,71 74A
^Moteurs à 2 cylindrvt.
tAlésagè Surface du piatoik Poids
m/m omq. ki.l.
68 72^2 669
69 74,78 687
. 70 76,90 705
71 79, 18 723
73 81,43 742
y- Etre munies d'tine oarroasetie à deux places M ~
minimum, les deux plqces devant être OCOllpées'
D. — Avoir quatre roues.
E. — Etre entièrement su.apemduea.
,— La. Coupe des voiturettes comprendra i
1 Six étapes, chacune de 200 kilomètres environ ;
2° Une étape Anale. de 250 kilomètrEl3 e-nviroii.
Art. 5. — Lee six premières étapes sont fixée,& aux 6 7,
' 9, 10 et 11 'novembre 1906, la finale au 12 novembre 1906. ,
Art. 6. — Tontes les étapes auront lieu sur un. même
circuit de 25 kilomètres au moins et de 70 kilomètres aq
plus. Le choix eai aeirs indiqué avant le 30 octobre 1906.
Art. 7. Le classement sera fait de la manière sui» —
vante :
Les concurrents ayant oouve.rt chacune des .six premières
étapes à une allure minimum de 25 kilomètres à l'heure
seront fui m ia à participer à. l'étape finale (chronométra^®
par des chronométreurs officiels de l'A.C.F.).
Pour cette étape finale, le départ sera donné de minuté
e.n. minute à chaque concurrent par un chronométreur "
officiel de l'A.C.F. Les temps de*bhaqu-e concurrent .seront * "
pris à chaque tour. Le classement sera celui donné par
le chronométreur officiel après le passage au dernier tour
dé tous les concurrente dont le temps sera pris jusqu'à
l'expiration de 1.% moyenne de 30 à l'heure pour chacun
d'eux.
Art. 8. — Un garage fermé sera mis gratuitement à la.
disposition des concurrents qui, obligatoirement, devront
y remiser leurs véhicules tous les soirs à. la rentrée de '
l'étape.
Ce garage sera. organise en parc rigoureusement fermé,
en sorte que les ravitaillements, lea réparations éven-
tuelles ne pourront être faites que sur 1-a route, et lea
réparations ne pouvant être effectuées que par les seula
moyens du bord.
Art. 9. — Exceptionnellement, les concurrents auront
le droit, dans l'heure qui précédera retape finale, de
faire .le .plein de leurs réservoirs et de changer leurs pn,,u-
matiques. Chaque voiturette serra rigoureusement .sur-
veillée par un commissaire pendant ce laps de temps.
Tontes les voiturettes devront, à ce racmemt, être ran,g68a
derrière la ligne du départ, dans l'ordre de ce départ, à
•l'endroit indiqué par lets organisateurs pour chaouna
d'ellea.
Le journal Y Auto 8'entr-emettm auprès dos maitsema .
d'assenoe et d'h,tiile pour assurex le ravitaillement
fixé pour -ce dcpn.-rt., mais il ne peut prendre aucun engage-
ment formel à ce sujet.
Art. 10. — Les changements de -eomdu,-t,,um sont auto-
Tï.s.é.S, mais seulement au départ de chaque étape,, la dé-
clar&tiqn en étant faite MU:. organisateurs au moins une --
dem.i-h-e.ure avant le départ, de façon à 00 que la voiturette
puisse être régulièrement peeée. Tout conducteur ayamt
déjà participé à une étape précédente no pourra néall-
moins pas monter is-ur une autre voiturette que celle qu'il
aura déjà pilot,(,e.
Art. Il. — Leis voiturettes pourront être pesées à nou-
veau avant le départ et après l'arrivée de chaque éta.pe,
Ce pesage isera obligatoire après l'arrivée de l'étape finale,
chacltn des concurrents, ayant d'ailleu,rs la faculté da
faire le plein de ses réservoirs avant de passer sur la
bas-,-ule.
Art. 12. — Chaque concurrent devra se présenter auJ
lieu qui sera indiqué ultérieurement le 4 novembre, à neuf "
heures du matin. Sa. voiturette sera examinée et pesée
par -le jury; le concurrent devra remettre au jury. une
déclaration écrite du constructeur spécifiant l'alésage
du ou dos cylindres du moteur de ea -voitu,rette.
L,a,g moteurs des cinq premièreis voiturettes • classée»
dans l'-étape finale seront nien6ur6a le 12 novembre après .
l'axri-vée'
Au, cas où l'alésage 'serait, à un millimètre près, re-
con.nue supérieur à celui indiqué sur la déclaration Plléa-
lable, la voiture serait déclassée et le jury demanderait à
;j,' A.C.F. une sanction pénale pour le constructeur de .la.
voiturette.
Art.. 13. — Le jury pourra sur chaque voiturette poin-
ç,m,r,or teLle ou telle pièce à son eh-oix.
Art. 14. — Les -voitureittee ne, devront porter aucune
marque de publicité.
Art. 15. — Chaque concurrent recevra deux numéros
qu'il èecr-a. tenu de placer à l'avant et à l'arrière de sa"""
voiturette pendant toute ]£k durée du CO'TICOurB.
Art. 16. —• Les prix seront les suivants : •
Au premier : la coupe-challenge de l'Auto, qu'il aura
(m garde pendant une ,n-née, et 50 0/0 du fonds de oourise
constitué par les droits d'entrée, les frais du chronomé-
trage ayant été prélevés ,Du préalable.
Au deuxième : 30 0/0 du fonds de coti,rse.
Au troisième : 20 0/0 d-Il fonds de Oclure>e.
Art. 17. — La coupe-challenge de I'Auto sera acquise
définitivement à . ln. maison qui l'aurait remportée, soit
deux années consécutive,:;, eoit trois années en tout.
Art. 18. — Les engagements sont reçus. à lauta. Ils
devront émamer des constructeurs et être accompagnés dit
droit d'entrée fixé à 100 francs par 'voi,uiette.
Ce droit d'entrée comprend l'fuS'Buranee contre l'incen.
die au parc fermé. Il ne pourra être reçu aucune inscrip- .
tion de marque ou de conducteur se trouvant sous le
ooup d'une disqualification ou suspension temporaire pro-
noncée par l'A.C.F. Les concurrents devront indiquer dans
leur engagement la. marque de la voiture et le nom du-
comdiiotour; ils fourniront également tous les éléments
m.éoe,gsaireis au jury, et notamment : l'alésage du ou des
cvJindr&5, le poids du châssis, ainsi qu'une copie certifiée
conforme du procès-verbal délivré par le Service des
Minas.
Art. 19. — L'Auto, organisateur de l'épreuve, décline
toute responsabilité au sujet dos accident® que pourraient
causer les -c
vent survenir solit. soumises par écrit à la décision du
juge. Il peut toujours, s'il le juge nécessaire, prendra
l'initiative d'une réclamation. Dans les «M litigieux, il
jugera en dernier ressort ceux qui auront trait à d&a
questions de fait. Pour toua les autres cas, tels que ques-
tions de d.Toi't, cas non prévus ou interprétation (lu pré-
sent règleme.nt, la décision du jury pourra être f.r.a.ppceo
d'appel par un des oppo,,,alite. Cet appel sera déféré à la.
Commission des concours- de .]' A.C.:1!'. Il devra^ lui être
tranami.a dans lea vingt^-quatre heures qui suivront la.
décision du jury et étre appuyé dup,e somme de 50 francs,
qui ne sera remboursée que -si la réclamation es-fc fondée.
La CommLE-sion.. des concours de l'A.C.F. jugera el, dernier .
ressort et. décidera des pénalités à appliquer.. En aucun
cas, le différend ne pourra être porté devant les juridic-
tions civiles, commerciales ou correctionnelles.
S'il était fait une publicité quelconque au, sujet de la .
réclamation dépocAO>ée oette Téclam.a.tian ficru, par le
même déclarée non ,receva.ble et le déposant déchu da ,
tous droits; la consignation- de 50 fra.'nOs ne sera pa<
rembouif''oo¿.
A l'issue de la réunion, le règlement aclopté
sera transmis pour approbation à la Commission -
des concours de l'A.C.F. Il ne Sera définitif qu'a-
près cette approbation.
Il ne nous restera plus qu'à travailler à l'or- :
ganisation de cette .belle épreuve démocratique,
tandis que les constructeurs se prépareront à
disputer énergiquementla Coupa des Voitupettea..
1906.
Géo LEFEVRE
Saroléa
Dimanche à Spa, dans le Championnat inter-
clubs, la grande firme belge Saroléa, d'Herstai-
lez-Liège, a prouvé une fois de plus que sa fa~
brictKon est sans rivale. C'est en effet, avec use
Sàroléa deux cylindres, aussi souple que régu- -
lière, qu'André s'est classé premier, battant tous
sesconcurrents avec la plus grande aisance.
COMPTEUR-INDr de VITESSE c j
1 e, PRIX DUCONCOURS DE L'A.C.F. V ■ W ■ I
et Searle, 53, r. Laiigier, Paris.Tél. 553-61 ~ 1
LA COUPE DU " MATIN "
Eux aussi méritent d'être à l'honneur
Sous ce titre, M. Bourcier Saint-Chaffray adres-
sait avant-hier dans le Malin de justes éloges è,
quelques concurrents de la Coupe que la seu'%
déveine a. empêchés de figurer parmi les vain.,
queurs.
Kl, parmi Ç¡;U.x -ci * M. Saint-Chaffray cit.
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