Titre : Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances
Éditeur : [s. n.] (Paris)
Date d'édition : 1925-04-26
Contributeur : Lafitte, Pierre (1872-1938). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32771891w
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 26 avril 1925 26 avril 1925
Description : 1925/04/26 (A16,N5249). 1925/04/26 (A16,N5249).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4603992h
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-228
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/07/2016
EXCELSIOR
Vous souffrez de l' !izjústice"
d'un méchant pardonnez-lui,
afin que vous ne soyez pas deux
méchants. SAINT AUGUSTIN.
me ^nnéé.^, - N",';5,249" = x Pierre Lafltte, fondateur.
nnc. Paris, Sejne, S.-et-Oise
ZU et Seine-et-Marne.
~, PARIS, 20. RUE D'ENGHIEN. (x me).
Départements n r c.
et Colonies Z O
En page 5 :
LAPAGEDET.S.F.
.........»
, En page 8 :
NOS ••
ILLUSTRATIONS
.
DIMANCHE
26.
AVRIL 1925
...................
Saint Clet -
Acln télégr. : Excel.-Paris. — Tél.. : Gut. 02-73, 02-75, 15-09.
1. 1 1
LE REICH ÉLIRA AUJOURD'HUI
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Deux candidats restent en présence: Le Dr Marx
et le maréchal Hindenburg.
Mme de Oheimb, députée au Reichstag croit à la victoire du
candidat républicain, le Dr Marx. "Mais il est probable,
ajoute-t-elle que l'écart entre le nombre des voix des deux
candidats ne se chiffrera pas par millions, tout au plus par
quelques centaines de milliers de voix. De la victoire d'Hin-
denburg pourraient résulter de grave complications."
BERLIN, 25 avril (de notre corres-
pondant particulier), - C'est dcmam
dimanche qu'aura lieu le plébiscite
qui décidera du'sort de la Republi-
q'tlC'allrmmwlr'et qui met/en présence,
pour la succession du président
Ebert, le D' Marx et le maréchal Hin-
denburg.
Sur cet te consultation -nationale,
nous avons interrogé Mme de Oheimb,
qui comptait, il y a quelques^ se-
mailles encore, parmi les leaders, du
paJ'ti' populis.lc du Reichstag.
Mme de Oheimb a quitté son parti
en claquantiés portes, mécontente de
J'attiÜld,c incorrecte, à s'on- avis, de
- M. Stresemann dans la question de la
candidature Gessier. Elle c',onstitije,, à
ellè seule provisoirement,, comme an:;.:"
h refois Ledèbourg à l'extrêmé gau-
che, le groupe des indépendants :
— Je ne l'cvi'cndra: pas, nous dit-
elle, sur les mobiles qui m'ont dé-
terminée à me séparer du parti dont
. M. Stresemann est le chef. Je me
bornerai à rappeler qu'après l'celipe
subi le 29 mars par ie candi-
dat du Tleichshlock, les nationalistes
s'étaient, mis la ' recherche d'un
homme possédant ung force attractive
plus grande que M-Jarres. Le nom du
I), Gcsster. du parti démocrate, avait
été mis en avant par les populistes,
auxquels étaient prêt à se rallier ,Ics
démocrates et même tes.centristes. La
manœuvre à laquelle a eu alors re-
cours M* Stresemann a eu pour con-
séquence lé retrait de la candidature
Gessler 'et l'adoption par le Reichs-
block de coJle'de Hindepburg. Dans le
cas pP1j probable où le maréchal im-
périaliste viendrait à l'emporter, la
faute eir incomberait à M. ' Strese-
mann, -
» Je dois ajouter qiié, à mes yeux.
ï'briènfâf'ioh du parti populiste,*
d'abord al tache, à la Constitution ré-
publicaine, s'était trop accentuée'Vers
,la,reactwJl, " ¡, ; 1
Qui l'emportera du Dr Marx
ou de Hindenburg ?
» TJ est.évident qu'avec Hindenburg
la lt.iifo. sera bien plus.aydente qu'eite
ned'aurait été avec.IcDr Jarres. Les
h ( ) m mes qui on t p o"u ssé .en. a y a nt le
vieux maréchal, amiral von firpitz.
général Ludendort'iV et d'autres en-
core. savent bien que Hindenburg,
sohtat' dans toute l'acception du mot.
ignore tout de la po!iLtqùe. Ils fa-
vent aussi que. ' pour des tinions
d'AHcmands. le nom de, Hirldel1burg
est tout un ,prooramme. \
,) On a tant de fois représenté-le
vainqueur dr: Tannenberg comme un
héros quasi légendaire- que cetLe'im-
pression' est restée profondément en-
racinée dans l'esprit d'une partie
de notre popu)at.ion. Et, cependant,
Ilind(,iibtii-g- est en réalité un vaincu!
Soyez assuré ,que. si nous avions un
homme comme « le Père la Victoire n,
son souvenir serait aujourd'hui aussi
vivace parmi nous que dans t'etu.ct
l'automne 1918. Nombreuses . seront
done les femmes allemandes qui se
laisseront entraîner par sentimenta-
lité à voter cn faveur de Hindenburg.
Ajoutez a cela l'immense agitat.ion des
propagandistes réacLicH)naires. Hin-
denburg, cela va de soi, est qualifié
comme le seul Allemand capable de
ramener dans le pays l'ordre èt la
prospérité d'avant-guerre. N'est - il
pas logique'de donner sa vod il un
candidat qui ramènera à coup sur le
« Gan.sebraJ.en.» (oie rôtie) à son prix
de t9H? v
- » Toutes ces considérations de
faible valeur politique, ;) est vrai,
n'auront pas moins pour ,êtret que le
Dr Marx trouvera devant lui un
adversaire autrement redoutable que
le 1)' J al'l'Cs:,
» En ce qui concerne M.. Marx,
j'estime que c'est un homme droit l'n
moue temps qu'un :polilÍcien avisé.
Avec l'èx-ehaneelier il la .présidence.'
il n'y aurait pas à craindre qu'il
sortit du cadre tracé par la Consti-
tution, dont il serait, selon sa propre
déclaration, le gardien dévoué et vigi-
huit. M. Marx est convaincu que l'as-
sainissement des relations franco-
allemandes est une question, vitale
pour nos deux peu-p!e.". Il est clone le
président tout indiqué pour r:t)nen'.;f.
d'accord avec le gouvernement fran-
Çô i s . la paix. ia, sécurité et :a
confiance en Europe.
Les chances du Dr Marx
» Certes. la lutte sera très vive de-
main entre les deux candidats. rai
cependant, grand espoir dans la vie-
Ni"' DE OHEIMB
Députée au Reichstag
Loire du Dr Marx, c'est-à-dire dans le
triomphe de la démocratie sur le
monarchisme militariste. Mais i 1 est
probable que l'écart entre le nombre
:des voix des deux candidats ne. se
chiffrera plus par millions, mais tout
au plus" par quelques centaines de
milliers. La victoire du candidat 1'4':'.
:pt-tbl itain ,, serait assurément
compile si les ouvriers.communistes
sortaie-Rt de leur aveuglemenl, ct. 5j.
Thalinanq .retirait sa candidature Je
veux croire que.bon nombre d entre
>ux comprendront, tselon ,les .récente?
'déclarations des soviets- euxrmem.es.
que 'ta lutte actuelle n'est pas enga-
gée entre la ré.pubtique bourgeoise et
la révolution, mais contre 1 impéria-
lisme aMeman'd: que chaque voix
donnée à Thalmann est un atout, dans
le jeu du candidat monarchique.
Si Hindenburg arrivait au pouvoir
x Dans, spn discours' de Hanovre,
Hindenburg a, affll'mé sa MéULé à la
Constitution et son désir de'finir ses
jours dans.là paix. Je'n'ai aucune
raison de douter de -la sincérité df
ses paroles. Je, suis persuadée ,que.
Jout ,au' moins s dans les premiers
tepips, rien ne sera ^changé dans Ics
(grandes li^ngs de la .'politiftue^ exté-
rieure et HltÆrieuJ'c" Du, reste," ni le
■ministre actuel--de-la Ilcichswehr, ni
le général von Seeckt, ne toléreront
que la rp ichs.\,':eh l' 'soit, elnplÓyéc à des
buts aittrConstituUonn'élsj Mais pcuL-
on connaître les- intentions secrètes
des gcÏl'S qui ont' pris 'le .vieux mare-
chai >conime paravent-?. Leur" dessein
de restitué/' le P'ftuvoir^impérial^aux
ijohenzollern et surtout de recom-
mencer la guerre n'est un secret, pour
personne.' Il. .fai.Ít, aussi se rrtjdre
compte que l'électjoii vdé Hindenburg
provoquerait chez les nationalistes et
les pangermanistes .un tel élan d'en-
thousiasme et d'orgueil qu'il pourrait
en résulter de graves'complications,
vis-à-vis desquelles le'gouvernement
serait, impuissant. • \
,). Pc.rmeltez-moi de terminer notre
.entretien par ces quelques p'aroles :
Di tes' bien en France que la grande
majorit.é des femmes. allemandes es
favorable à une entente définitive
.ehli-c nos deux nations. Elle seule
pourra amener le désarmement des
esprits; car nous détestons la guerre
qui n'apporte aux peuples que deuils.
ruines e-t misères.»)..
— A. GAVARD.
M. PAiNLEVÉ CHEZ LE NONCE
M?1' CERETTI
11, tTIiot. IlenrKMânuel.)
M. Painlevé, président du Conseil,
s'est rendu hicr: dans L'après-midi à
la nonciature où il a rendu visite à
Mgr , Ccretti. nonce apostolique.
Après un entretien dè quelques mi-
nul (,,s, M/Painlevé-a -également fîutj
visite aux andJas::al!f'Ul'S crAng!e-j
terre et de Bçlgiquq en Eranc.e,
MISTINGUETT SOUHAITE LA FÊTE
A M. GASTON DOUMERGUE
Hier, au cours du « .gala des ve-
dettes » organisé au' Casino de Paris
par les associations^ des Journalistes
parisiens et des Nouvellistes pari-
siens, Mistinguett paraissait dans un
« numéro « : le « Jardin qui pousse »,
>etrportant dans ses bras une magni-
fique gerbe de roses France, cravatée
aUx couleurs nationales. Le numéro
achevé, la gracieuse « vedette » se
ctiri-gea: y vers la loge occupée par le,
président de la. République et lui
tendit .sa brassée parfumées' eil lui
disant :• « Monsieur tr t,,'Sidèilt, ce
tf est peut-être pas très protocole.
mai,i comme c'est, aujourd'hui voire
fêle, ferméttez-moi de t'DIU: ôffrir
CC!¡ fleurs. » ^
A 'Iil vérité. Mistinguett retardait
bien da vingt-quatre heures, puisque
la saint Gaston tombe le 24 avril,
mais on n'y regarda pas de- si près..
On applaudit vigoureusement Mis-
tinguett. Puis la fotile, qui remplis-
sait, du Itaut en bas la vaste saJle,, se
tourna v^rs ie président et-lui fit line
ovation qu'il accueillit avec son bon
sourire, ce sourire devenu si* juste-
ment populaire.
< De toutes tes. vedettes - eJ il y ,en
avait, et quelles!' - ca fut M: Gaston
Douinergue qui. rencontra- certaine-
ment le plus .chaleureux accueil.
M. BRIAND A CONFÉRÉ HIER AU QUAI D'ORSAY AVEC M. DE FLEURIAU AMBASSADEUR A LONDRES
On s'attend à une reprise d'activité dans les rapports franco-
britanniques, tant au sujet du pacte de garant qu'en ce
qui concerne l'entrée éventuelle de l'Allemagne
dans la Société des nations.
Il est vraisemblable que le ministre des Affaires étrangères
s'entretiendra bientôt de ces problèmes avec M. Chamberlain.
"M. BrTand, mi/nstre; des Affaires
étrangères, a eu hier une journée !a-
borieuse. IL a reçu"- ]'ambas.sadeur du
Japon vicomte I«hi\, le nouvel ani-
bas.-?adèu.r dl.:'nll'(!lI jJ' F.c:hï Bey,'q.uf
lui'à présenté ses lettres de créance.
e! le comte Chia.po\yski...ain,bassîi(Jeur
(!<-• Pologne/'avec lequel il s'psr san-
doute''entreie'nu içlé ta qïiX'fDori 'dt''.)'a
séciirilé te'He 'qu'flile e.H post'e-par les
p l'é hwl in ns; qu'où,I ■égalemèpt, affir-
niccs; It-s :'dBux-:caii,didals .à la prési-
dence du Reich, l'Ji ce qui concerne'
les fr'o'nlièI"C''; occidentales-et i'inde-
pen'dance autrichiRntïc. - .
Le.piiuisf.rfi des An'ari'es'.étrang'ercs.
qui a'regd dans'l apti'ès-niiidi M, POlitiSi
.nîipist'rë dé -Grèce, s'esj, longuement
entl'ctenu,ayec M. de Fleurrau, am-
bassadeur'de'France à Londres, et les
directeiirs."des services politiques ;:et'.
écohotniffuès'dii Quai d'Orsay.
On s'attend à tiiie reprisé'd'activité'
'prochaine' "clairs" Tes négociations
franiço -'.britanniques^^ relatives au
pacte dû" garantie dtlert par' l'Alle-
magne, à la qnestton' du ^ désarnie-;
ment 'du Iteich ■(?[' aqx dettes interal-
/'j S.' "■ '■ :x .;
'M: Br'iand a' arftrmc, dans ses dé-
clamations^ a là Chambre, les dil;è¿lb,:cs
dé. sa R o li*liqtie@ extérieure.; Le ,nou-
v c'a u' ni i 11 i s t r e CI e s .rff a f r és étran gère=
demeure en plein accord 1 avec sp,n¡'
prédécesseur, pour, toutes fe's ques-
t ions .qu.i intéressent la séClIrité:.
'.Le bruit a GO u ru, "dans Les cercies
politiques "de Londres, que, M. Cham-
berlain était loin de partager les vlu. ..,s
du.-'niarèchâl Foch'et du comité nii-
litaire. interallié (dit dç' Versailles-'
sur la gravi des manquements aH'1-
HiandS, les moyens pratiques d'y re-
médier, et.les défais à laisser au Reich
pour sé mettre en régie'.avec les ar-,
ticles !128 et 429 du traité, qui subor-
donnent l'évacuation de la. zone, .ne
Cblog'né,' o'ccupée par les !BI'itaimj-
quès. à h.)'. f fidèle obscrvaLfon » des
.obligations àllenhandes.-
'. n siédtfic sé g^anlef dp iouto anfci-
.cipation en çelte délicate matière.
•M. Briand a dit et répété que. pour
s'entendre, il faut causer; qu'il est
l'homme des ,conversations et qu'il
fe,ra (le-soli ■mie'uxr^pour aboutir à
j'eiUènle,, !a ,'pius ..étroite entre la
F r an e e e t^i ' A n g 1 e t é r r é.., -
L'accord a 'dhiHUant pfus de cT)a:i-
ré*de '5c',r.ëaLslij'.que cabinét /Je
Londres- a"mont ré'u-rr1 réel .espl'it de
Cône i li a t i(ih • eà; n\u in téniUit.^, en ,-d(^-
pi t des- plus vives ^crfjrHnatiôns de
r'Allemagne — l'dccupatïon de, Co-
logne pendant toute là d,ti.i-ée de la
procédure d'examen du rapport de ij.
commission de contriMe militaire m-
tcrdiiM par ta- conférence des anJ-,'!
bassadeurs et- [q comité'militaire Je,
Yersaifijes. •' \ '. :.
- M. Briard a ,nffkl1-1é: sa fidéli ilé- aux
pEilicipes .>tlu prvU'jcoiti. de Genève
.pptrf ^l;e.'|reglement ,paelÍI-quc des
i'çonftils.; : mU;I'IHllÍoÎ;laùx: urbitvatye,
sécurité,'désarmement. Mais .il ne se.
•' dissimule poyit les .difficultés qui re-
i'sûlleifir pour l'acloplion,'général 1 -ce
idÜ,::prolo.'cole, de,, l'opposition mani-
Ifèstée par l'OfJinio'Q,;Jè. Parlement, ;cs
experts militaires,p,t;nayalv,et les",do-
imihioiïs'britanniques, s
■« ïié protocole de 'Gepève signé par.
là-France." les puissances cl e là -Pet H e-,
En t'ente êt la- P-ologne," subsiste donc
: SÚ¡,t'(.Jltl' cùïnm6.;'iirre:. ;3é2jurilé donnée
par !a. France à "sés: amis et alliée de
l'Europe: Céiïtrale,. en attendant- une
nouvelle e,{gan isttUon po.-s.ible de. la
!s-éeuf^européenne-susceptible d'ob-
: leniI; "à " la ^fo'-is-: r-a^rémen't 'de la;
Grande-B're.tignfc,:de la France, de la'
Bel.,?iquè. 'de la Fetite-Eptente- de la
Pologne, de l'Italie' et. éventuelle-
,ment.: de l'Aliemagne.,Ceci, bien en-
tendu, sous réserve que le, ReÍch con-
sent ira; ù entrer à ta Société des na-
î tiohÇ à égalité do droit» e{. de devoirs
"et en',.àï!cep,tant_ sans"- réserves les
régies cle-vlà Société, dVnt la pre-
.miet'e est !'e\regpMt absolu, des traitas
e) du'statut territorial «.présent.»- de
; 1 l'EumpR!.
."kt-'s*
— MARCEL PAYS.
CE QUE SERA LE PASSAGE DES CHAMPS-ÉLYSEES
L'ENTREE DU PASSAGE DONNANT SUR L'AVENUE DES CHAMPS-E,LYSEES
' •-.--' J -.
L'ASPECT INTERIEUR DE CE NOUVEAU PASSAGE DE HAUT LUXE
Sur les indications de l'architecte, le service artistique d' « Excelsior » a établi deux dessins que le même architecte
a rectifiés, puis approuvés. C'est donc bien sous cet aspect qu'apparaîtront les arcades des Chkmps-Elysces, car tel -
sera .le, nom du nouveau et luxueux passage, sur lequel, nous donnons des indications précises et détaillées dans un
t article que l'on'trouvera en page 3.
- ;
CET APRÈS-MIDI FUNÉRAILLES
DES VICTIMES DE MONTMARTRE
De Notre-Dame le cortège, que suivra M. Millerand,
se rendra au cimetière de Vaugirard..
Un conseil de cabinet a envisagé hier les mesures à prendre
pour éviter le retour de ces tragiques événements ; les
étrangers devront régulariser leur situation et s'abstenir de
paraître dans les réunions électorales, autour desquelles tout
rassemblement sera interdit ; un service d'ordre "lourd et
ostensible" serait, d'autre part, organisé pour le 1er Mai.
Les ministres et spus-stwetaires
d'Etat sesont réunis hïqr, ù to hqll'(:s,
et>. conseil 'de', cabinet, (Ill viinistèrc
de In Guerre, sous la présidence de
M. Paul P'ûiilévé. séance s'e"l
proluiigée. jus.qu'à 17 Ij. ïO^
M. Avislid'• Hi'iand, ?ri illi"$t1'c des
i;.Affaires élrungcres. a mis "ses , col-
lègues au courant de l'état des a/'-
faires' c.rkl'iclu'.CS, *
.11.'- Schrçmecl,'. rninistre" de l'Inté-
l'ÏI.'1lI'; a communiqué (lit conseil les
derniers rapports concernant l'atten-
tat. communiste' de la rue Damré-
l1Ú;nf, Le conseil, a ensuite 'délibéré
sun les mesures susceptibles il'êti-e
prises.
.- Le reste de la 'séance 'cré à 1,vxpé(li'tir)ïi des affaires cou-
rantes. i
L'ENQUÊTE SUR LE GUET-APENS
DE LA RUE, DAMRÉMONT
Au-cune-informatjon .n'a été fournie
.ofiicielienient au ,sujet, de.smesures
; envlsazées Pli Conseil de -cabinet.
:.. A,l'issue, d^ cette réunion, M. Steeg
garde des. Sceaux; ministre dé la Jus-
tice, est rentré à la ChancetieDC,
place Vendôme, où il, il: longuement
j;conféré arec MM. Scherdlin, Pro£Ïi-
i' reLN' gênerai,. et Prduharam, procu-
r reur de la République, au ,sujet ie
|. l'instruction cri ...cours,--
D'acre part, la Sûreté générale et
la■ brl,gaclé spéciale .de la préfecture
de police ■déplo.yèreivt/ pendant" to-ite
" la journée, .d'hier, utfe grahde a eti-
vités-Mais elles restèrent obstinément
tmyelles,sur leurs opérations.*
S'il est fmpGS'sibte Mie l'lem con-
naître'.'dès. mesures particulières qui
ont été envisagées par les ministres
an sujet -de l'instruction en cours, on
peut prévoir«;ce que ,.seront" les me-
i sures des fi nées-.'à eiiip'C'clH',r>ile retour
r
des attentats." \
D'abord, les manifestations sur la
voie publique s-Qraipnt, -ititei,dites, par
simple tn'doiYnanee du-préfet de po-,
lice. pendant la durée de la campagne
électorale.
Pour les réunions électorales elles-
mêmes qui vont se dërouter jusqu'au
3 p}ai, un service d'ordre très. sévère
sera organisé aux abords des salies de;
r 6LI n ion et 1 e s o rga n i s at e ur s seront
Leiius, comme il était d'usage avant-
M.. STKKO.
, (plioi. G;-L. Manuel frères.)
guerre, d'organiser un vestiaire obli-
gatoire à l'entrée .des salles. D'autre
part, aucun rassembt-ement a l'issue
des réunions né-sera toléré dans les
rues adjacentes.
Les étrangers qui, en ce moment
font viser leur carte d'identité par !a
préfecture" de poli ce, seront; prévenus
que seuls les ..électeurs sont autorisés
à pénétrer dan s : les salles dè réu n i sn
électorale..
D'autre part, les .agitateurs étran-
gers connus de la,sûreté* générale qui
séjournent à Paris ou dans la proche
.banlieue, vpnt être l'objet d'une sur-
veillance spéciale.'Au'cas où ils par-
ticiperaient à des réunions politiques,
ils seraient .immédiatement, recon-
duits à la frontière. '
En outre, une revision générale des
autorisations de-séjour, aura lieu. Les
étrangers qui, aussitôt après la clô-
ture de cette revision, seraient por-
teurs de carnets d'étrangers non vi-
sées'seront expulsés.- 1
Enfin', toute manifestation sur la
voie publique pour -le, 1" mai sera
strictement interdite et un service
d'ordre << ,Itouvd'6t ostensible )1 sera^
organisé.. ;. ■v
; Ce-jou-rrr,à.-. les .'riiçetings*; ne seront
Autorisés qAW'dans le^lieu^.clos..Au-
eu ne sort i-çi cT'ef n'bl èiff^ne"? er& tt>lé rée.
Les présidents et .'asfei^sSeitrf ,dè * ces
réunionS'devront,corni4t|niqiièV. leurs
noms aqx commissaires 'de police de
sè"r,yicé. Ils'serbnt i^r'é\:entAS. que, con-
formément a -la loi sur lés réunions
r ltqués, ils'serorit personnejlement
•téhus\comnije re&ponpabtcs des infrac-
tions à la "toi., qui ppur.raient être
commises :nll cours des.réunions,'
•. E n fi n. r,,o m m e m e s u r e. u' 1 té ri e u r e, i e
ssa'rde" d^' Sceaux 'serait,-.invité pro-
chà.inpment à déposer, dé? la rentrée,
sur le bureau de fa Chambre, un pro-
jet cie' loi dont l'arlicle unique ajou-
terait ,à.Iv. liste des (,(" pièces, publ i-
,q,lies ». dont la falsification est sévère-
ment 'réprimée: passeport, carte
d'électçur. livret' militaire, etc.. )a
carte de séjour des étrangers qui, par
une-étrange anomalie, ne figure pas
dans celte liste limitative, ce qui ne
permet pas de « correctionnaliser »
la-répression de cette fatsification.
LA QUATRIÈME VICTIME
Les .pix' blessés hospitalisés à Bi-
chat pont en bonne voie de guérison.
i! rll. est de même du blessé soigné- à
l'hÔpital, Tenon. Malheureusement,
ainsi que nous l'avons annoncé dans
nos dernières éditions, l'un des bles-
ses soignés, il l'hôpital. Lariboisière,
M. Ricàud, est mort hier, à une heure
du matin, des suites de ses:blessu-
res. *- ' T 1 h
M. BARNAUD INTERROGE
TROIS BLESSÉS
:M. Barnaud s'est rendu "hier il
i'hôpitat - Tenon " où i-1, a entendu
M. Henri Brodier, avocat à la cour,
blessé à la jainbe gauche.
A l'hôpital Bic.hat, ensuite, le ma-
gistrat a entendu 4eux autres bles-
sés»-.- M. Joseph Dollinger, cinquant-?-
trois ans. électricien, eC\!. André Su-
sini, vingt ans. comptable.
Tous ont rép(té'"ce qu'avait déjà
dit le témoin Guerniot^à savoir qu'ils
a va iîent ',été suivis par une bande
d'individus qui, 'sur le rcri ,de: : « En
tirail1-êup&; feu! » les fusillèrent, par
derrière.... '- ■•
LES CONDOLÉANCES
Le président de la République a
chargé le colonel M:)rra'sse. de 'sn.
maison mitirnJre, "d'aller" 'Présenler
se^j condoléances aux. familles des vic-
Kmes. ;
; M. et Mme Mit!erand se sont rendus,
hi'er après-midi auprès des familles
des'victimes de l'attentat de la rue
Damrétnont.
GRACE A SON ORGANISATION
FINANCIÈRE L'EXPOSITION
DES ARTS DÉCORATIFS NE
COUTE PAS UN SOU A L'ÉTAT
CE QUE NOUS DIT M. COURTRAY
Le programme de l'inauguration
qui aura lieu mardi prochain, à
15 heures, au Grand-Palais.
—r Comment organise-t-on, finan-
cièrement, une exposition comme
celle qUI va s'ouvrir ici ?
Ml Courlrny. directeur des finances
a, 1 Exposition des arts décoratifs,
répond, le plus simplement du
monde, à la question posée •:
— Il faut, tout d'abord, de la riié-
tho'ie. Lorsque M: Marc Itéville, l'an-
cien ministre et le prédécesseur de
M. Fernand, David au commissariat de
l'exposition, est venu me trouver —
il me connaissait comme inspecteur
des nnances — il m'a dès l'abord,
averti : « Vous aurez 75 millions de
cléperises. » Mon but a été de trouver
ces 75 millions sans qu'il en coûte
rien à l'Etat.
— Vous n'avez eu aucune subven-
tion?
_— Une seule : celle de la Ville de
Paris. Comprenant l'intérêt d'une
Telle exposition 'dans la capitale, la
Ville a été, pour une somme de
15 mifiions, notre premier souscrip-
teur. C'était, en même temps qu'un
important .:1pÍ)Oint nuancier. une
caution morale précieuse. Il ne res-
tait plus, comme vous le voyez, quo
60 millions à découvrir. A la 1
demande du commissaire gênera), le
Crédit Foncier a fait une émission de
bons a lots. Je ne vous apprendrai
pas que cette émission a été favora-
blemcnt accueillie : sur 2 millions
de bons émis. 20,000'à peine restent
encore à placer et on en demande
chaque jour.
— L'émission a-t—elle "exactement
atteint le chiffre prévu?
v ^— Ene/ l'a dépassé de 40 millions
réservés pour assurer le rembourse-
ment prévu en' cinquante années et le
tirage des lots. L'argent remis en
102,3 a été placé par mes soins en
bons de la Défense, l'intérêt produit
a-augmenté mes recettes de- 4 mil-
lions. Voici donc, fait sans précédent,
une exposition qui s'ouvre sans coû-
ter un sou- à rEtat. Celui-ci n'a. dans
l'affaire, aucun risque, au contraire:
si, après le remboursement à la Ville
de Paris, nous avons un reliquat, il
devra être partage entre l'Etat et la
Ville. Ajoutez à cela la perception des
impôts sur le ellifl're d'affaires aux-
TfiTtls'•"•'soiir soTjihid constructeurs et
exposants.
-— Ces derniers ont-ils- fa'it der
fortes déperises?
— Certains d'entre eux ont dépensé
plus de 2 millions. La' Société pari-
sienne d'attractions il elle seule en
aura dépensé plus de 10; le Palais
italien aura coûté au moins 5 mil-
.lions de lires. Mais il M'est pas que
ces gros exposants. Les concession-
naires des kiosques d'alimentation.
de fleurs, de librairie, n'ont guère
déboursé plus de 3,000 francs. J'ai eu
d'ai'Heurs le-souci d'assurer-en partie
l'amortissement des dépenses faites
„ pour les thé^, les brasseries, les res-
taurants. Ces commerçants ne nous
paieront une redevance que lorsqtie
leur, recette aura atteint trois fois le
chiffre de leurs débours. Tel qui
aura dépense 200.000 francs d'instal-
lation sera exonéré jusqu'à ce qu'il
en ait' récupéré 600,000..Nous voici
loin. n'est-ce pas. du régime de l'ad-
judication au plus offrant, qui, à
l'Exposition de 1DOO, fut si préjudi-
ciable aux commerçants français et
causa tant de faillites. Notre plan
nuancier aura été tout différent.
L'Exposition des arts décoratifs
s'ouvre sous les plus heureux aus-
pices. Au bord de la Seine, dans ce
qui n'était, il v a quelques jours en-
core, qu'un chantier, une ville neuve
s'éteve. pleine de surprises et d'im-
prévu.
— HUGUETTE GARNIER.
L'INAUGURATION
N
' L'inauguration de l'Exposition des
arts décoratifs aura lieu le mardi
28 avril, à 15 heures., a u Grand-
Palais des Champs-Elysées, entière-
ment transformé par l'architecte
Létrosne, sous la présidence du pré-l
sîdén't de la République.
Voici comment, se déroulera cettfï
cérémonie:
Les portes d'entrée du Grand-
Palais par lesquelles pourront'accé-
der les personnes munies de car-
tes d'invitation seront ouvertes à
14 Il,' 30, pour être rigoureusement,
M. FEI-INA-';[) DAVID
Commissaire gr: /léral- de l'Exposition
(Phot, Hent'i. all uel.)
fermées' à 15/ heures. Le président
de la République arrivera il 15 h. 10.
Il sera reçu, sous le péristyle d'en-
trée, par le ministre du Commerce,
le commissaire général et les .mem-
bres du gouvernement. La musique
jie la garde jouera le premier, couple
Vous souffrez de l' !izjústice"
d'un méchant pardonnez-lui,
afin que vous ne soyez pas deux
méchants. SAINT AUGUSTIN.
me ^nnéé.^, - N",';5,249" = x Pierre Lafltte, fondateur.
nnc. Paris, Sejne, S.-et-Oise
ZU et Seine-et-Marne.
~, PARIS, 20. RUE D'ENGHIEN. (x me).
Départements n r c.
et Colonies Z O
En page 5 :
LAPAGEDET.S.F.
.........»
, En page 8 :
NOS ••
ILLUSTRATIONS
.
DIMANCHE
26.
AVRIL 1925
...................
Saint Clet -
Acln télégr. : Excel.-Paris. — Tél.. : Gut. 02-73, 02-75, 15-09.
1. 1 1
LE REICH ÉLIRA AUJOURD'HUI
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Deux candidats restent en présence: Le Dr Marx
et le maréchal Hindenburg.
Mme de Oheimb, députée au Reichstag croit à la victoire du
candidat républicain, le Dr Marx. "Mais il est probable,
ajoute-t-elle que l'écart entre le nombre des voix des deux
candidats ne se chiffrera pas par millions, tout au plus par
quelques centaines de milliers de voix. De la victoire d'Hin-
denburg pourraient résulter de grave complications."
BERLIN, 25 avril (de notre corres-
pondant particulier), - C'est dcmam
dimanche qu'aura lieu le plébiscite
qui décidera du'sort de la Republi-
q'tlC'allrmmwlr'et qui met/en présence,
pour la succession du président
Ebert, le D' Marx et le maréchal Hin-
denburg.
Sur cet te consultation -nationale,
nous avons interrogé Mme de Oheimb,
qui comptait, il y a quelques^ se-
mailles encore, parmi les leaders, du
paJ'ti' populis.lc du Reichstag.
Mme de Oheimb a quitté son parti
en claquantiés portes, mécontente de
J'attiÜld,c incorrecte, à s'on- avis, de
- M. Stresemann dans la question de la
candidature Gessier. Elle c',onstitije,, à
ellè seule provisoirement,, comme an:;.:"
h refois Ledèbourg à l'extrêmé gau-
che, le groupe des indépendants :
— Je ne l'cvi'cndra: pas, nous dit-
elle, sur les mobiles qui m'ont dé-
terminée à me séparer du parti dont
. M. Stresemann est le chef. Je me
bornerai à rappeler qu'après l'celipe
subi le 29 mars par ie candi-
dat du Tleichshlock, les nationalistes
s'étaient, mis la ' recherche d'un
homme possédant ung force attractive
plus grande que M-Jarres. Le nom du
I), Gcsster. du parti démocrate, avait
été mis en avant par les populistes,
auxquels étaient prêt à se rallier ,Ics
démocrates et même tes.centristes. La
manœuvre à laquelle a eu alors re-
cours M* Stresemann a eu pour con-
séquence lé retrait de la candidature
Gessler 'et l'adoption par le Reichs-
block de coJle'de Hindepburg. Dans le
cas pP1j probable où le maréchal im-
périaliste viendrait à l'emporter, la
faute eir incomberait à M. ' Strese-
mann, -
» Je dois ajouter qiié, à mes yeux.
ï'briènfâf'ioh du parti populiste,*
d'abord al tache, à la Constitution ré-
publicaine, s'était trop accentuée'Vers
,la,reactwJl, " ¡, ; 1
Qui l'emportera du Dr Marx
ou de Hindenburg ?
» TJ est.évident qu'avec Hindenburg
la lt.iifo. sera bien plus.aydente qu'eite
ned'aurait été avec.IcDr Jarres. Les
h ( ) m mes qui on t p o"u ssé .en. a y a nt le
vieux maréchal, amiral von firpitz.
général Ludendort'iV et d'autres en-
core. savent bien que Hindenburg,
sohtat' dans toute l'acception du mot.
ignore tout de la po!iLtqùe. Ils fa-
vent aussi que. ' pour des tinions
d'AHcmands. le nom de, Hirldel1burg
est tout un ,prooramme. \
,) On a tant de fois représenté-le
vainqueur dr: Tannenberg comme un
héros quasi légendaire- que cetLe'im-
pression' est restée profondément en-
racinée dans l'esprit d'une partie
de notre popu)at.ion. Et, cependant,
Ilind(,iibtii-g- est en réalité un vaincu!
Soyez assuré ,que. si nous avions un
homme comme « le Père la Victoire n,
son souvenir serait aujourd'hui aussi
vivace parmi nous que dans t'etu.ct
l'automne 1918. Nombreuses . seront
done les femmes allemandes qui se
laisseront entraîner par sentimenta-
lité à voter cn faveur de Hindenburg.
Ajoutez a cela l'immense agitat.ion des
propagandistes réacLicH)naires. Hin-
denburg, cela va de soi, est qualifié
comme le seul Allemand capable de
ramener dans le pays l'ordre èt la
prospérité d'avant-guerre. N'est - il
pas logique'de donner sa vod il un
candidat qui ramènera à coup sur le
« Gan.sebraJ.en.» (oie rôtie) à son prix
de t9H? v
- » Toutes ces considérations de
faible valeur politique, ;) est vrai,
n'auront pas moins pour ,êtret que le
Dr Marx trouvera devant lui un
adversaire autrement redoutable que
le 1)' J al'l'Cs:,
» En ce qui concerne M.. Marx,
j'estime que c'est un homme droit l'n
moue temps qu'un :polilÍcien avisé.
Avec l'èx-ehaneelier il la .présidence.'
il n'y aurait pas à craindre qu'il
sortit du cadre tracé par la Consti-
tution, dont il serait, selon sa propre
déclaration, le gardien dévoué et vigi-
huit. M. Marx est convaincu que l'as-
sainissement des relations franco-
allemandes est une question, vitale
pour nos deux peu-p!e.". Il est clone le
président tout indiqué pour r:t)nen'.;f.
d'accord avec le gouvernement fran-
Çô i s . la paix. ia, sécurité et :a
confiance en Europe.
Les chances du Dr Marx
» Certes. la lutte sera très vive de-
main entre les deux candidats. rai
cependant, grand espoir dans la vie-
Ni"' DE OHEIMB
Députée au Reichstag
Loire du Dr Marx, c'est-à-dire dans le
triomphe de la démocratie sur le
monarchisme militariste. Mais i 1 est
probable que l'écart entre le nombre
:des voix des deux candidats ne. se
chiffrera plus par millions, mais tout
au plus" par quelques centaines de
milliers. La victoire du candidat 1'4':'.
:pt-tbl itain ,, serait assurément
compile si les ouvriers.communistes
sortaie-Rt de leur aveuglemenl, ct. 5j.
Thalinanq .retirait sa candidature Je
veux croire que.bon nombre d entre
>ux comprendront, tselon ,les .récente?
'déclarations des soviets- euxrmem.es.
que 'ta lutte actuelle n'est pas enga-
gée entre la ré.pubtique bourgeoise et
la révolution, mais contre 1 impéria-
lisme aMeman'd: que chaque voix
donnée à Thalmann est un atout, dans
le jeu du candidat monarchique.
Si Hindenburg arrivait au pouvoir
x Dans, spn discours' de Hanovre,
Hindenburg a, affll'mé sa MéULé à la
Constitution et son désir de'finir ses
jours dans.là paix. Je'n'ai aucune
raison de douter de -la sincérité df
ses paroles. Je, suis persuadée ,que.
Jout ,au' moins s dans les premiers
tepips, rien ne sera ^changé dans Ics
(grandes li^ngs de la .'politiftue^ exté-
rieure et HltÆrieuJ'c" Du, reste," ni le
■ministre actuel--de-la Ilcichswehr, ni
le général von Seeckt, ne toléreront
que la rp ichs.\,':eh l' 'soit, elnplÓyéc à des
buts aittrConstituUonn'élsj Mais pcuL-
on connaître les- intentions secrètes
des gcÏl'S qui ont' pris 'le .vieux mare-
chai >conime paravent-?. Leur" dessein
de restitué/' le P'ftuvoir^impérial^aux
ijohenzollern et surtout de recom-
mencer la guerre n'est un secret, pour
personne.' Il. .fai.Ít, aussi se rrtjdre
compte que l'électjoii vdé Hindenburg
provoquerait chez les nationalistes et
les pangermanistes .un tel élan d'en-
thousiasme et d'orgueil qu'il pourrait
en résulter de graves'complications,
vis-à-vis desquelles le'gouvernement
serait, impuissant. • \
,). Pc.rmeltez-moi de terminer notre
.entretien par ces quelques p'aroles :
Di tes' bien en France que la grande
majorit.é des femmes. allemandes es
favorable à une entente définitive
.ehli-c nos deux nations. Elle seule
pourra amener le désarmement des
esprits; car nous détestons la guerre
qui n'apporte aux peuples que deuils.
ruines e-t misères.»)..
— A. GAVARD.
M. PAiNLEVÉ CHEZ LE NONCE
M?1' CERETTI
11, tTIiot. IlenrKMânuel.)
M. Painlevé, président du Conseil,
s'est rendu hicr: dans L'après-midi à
la nonciature où il a rendu visite à
Mgr , Ccretti. nonce apostolique.
Après un entretien dè quelques mi-
nul (,,s, M/Painlevé-a -également fîutj
visite aux andJas::al!f'Ul'S crAng!e-j
terre et de Bçlgiquq en Eranc.e,
MISTINGUETT SOUHAITE LA FÊTE
A M. GASTON DOUMERGUE
Hier, au cours du « .gala des ve-
dettes » organisé au' Casino de Paris
par les associations^ des Journalistes
parisiens et des Nouvellistes pari-
siens, Mistinguett paraissait dans un
« numéro « : le « Jardin qui pousse »,
>etrportant dans ses bras une magni-
fique gerbe de roses France, cravatée
aUx couleurs nationales. Le numéro
achevé, la gracieuse « vedette » se
ctiri-gea: y vers la loge occupée par le,
président de la. République et lui
tendit .sa brassée parfumées' eil lui
disant :• « Monsieur tr t,,'Sidèilt, ce
tf est peut-être pas très protocole.
mai,i comme c'est, aujourd'hui voire
fêle, ferméttez-moi de t'DIU: ôffrir
CC!¡ fleurs. » ^
A 'Iil vérité. Mistinguett retardait
bien da vingt-quatre heures, puisque
la saint Gaston tombe le 24 avril,
mais on n'y regarda pas de- si près..
On applaudit vigoureusement Mis-
tinguett. Puis la fotile, qui remplis-
sait, du Itaut en bas la vaste saJle,, se
tourna v^rs ie président et-lui fit line
ovation qu'il accueillit avec son bon
sourire, ce sourire devenu si* juste-
ment populaire.
< De toutes tes. vedettes - eJ il y ,en
avait, et quelles!' - ca fut M: Gaston
Douinergue qui. rencontra- certaine-
ment le plus .chaleureux accueil.
M. BRIAND A CONFÉRÉ HIER AU QUAI D'ORSAY AVEC M. DE FLEURIAU AMBASSADEUR A LONDRES
On s'attend à une reprise d'activité dans les rapports franco-
britanniques, tant au sujet du pacte de garant qu'en ce
qui concerne l'entrée éventuelle de l'Allemagne
dans la Société des nations.
Il est vraisemblable que le ministre des Affaires étrangères
s'entretiendra bientôt de ces problèmes avec M. Chamberlain.
"M. BrTand, mi/nstre; des Affaires
étrangères, a eu hier une journée !a-
borieuse. IL a reçu"- ]'ambas.sadeur du
Japon vicomte I«hi\, le nouvel ani-
bas.-?adèu.r dl.:'nll'(!lI jJ' F.c:hï Bey,'q.uf
lui'à présenté ses lettres de créance.
e! le comte Chia.po\yski...ain,bassîi(Jeur
(!<-• Pologne/'avec lequel il s'psr san-
doute''entreie'nu içlé ta qïiX'fDori 'dt''.)'a
séciirilé te'He 'qu'flile e.H post'e-par les
p l'é hwl in ns; qu'où,I ■égalemèpt, affir-
niccs; It-s :'dBux-:caii,didals .à la prési-
dence du Reich, l'Ji ce qui concerne'
les fr'o'nlièI"C''; occidentales-et i'inde-
pen'dance autrichiRntïc. - .
Le.piiuisf.rfi des An'ari'es'.étrang'ercs.
qui a'regd dans'l apti'ès-niiidi M, POlitiSi
.nîipist'rë dé -Grèce, s'esj, longuement
entl'ctenu,ayec M. de Fleurrau, am-
bassadeur'de'France à Londres, et les
directeiirs."des services politiques ;:et'.
écohotniffuès'dii Quai d'Orsay.
On s'attend à tiiie reprisé'd'activité'
'prochaine' "clairs" Tes négociations
franiço -'.britanniques^^ relatives au
pacte dû" garantie dtlert par' l'Alle-
magne, à la qnestton' du ^ désarnie-;
ment 'du Iteich ■(?[' aqx dettes interal-
/'j S.' "■ '■ :x .;
'M: Br'iand a' arftrmc, dans ses dé-
clamations^ a là Chambre, les dil;è¿lb,:cs
dé. sa R o li*liqtie@ extérieure.; Le ,nou-
v c'a u' ni i 11 i s t r e CI e s .rff a f r és étran gère=
demeure en plein accord 1 avec sp,n¡'
prédécesseur, pour, toutes fe's ques-
t ions .qu.i intéressent la séClIrité:.
'.Le bruit a GO u ru, "dans Les cercies
politiques "de Londres, que, M. Cham-
berlain était loin de partager les vlu. ..,s
du.-'niarèchâl Foch'et du comité nii-
litaire. interallié (dit dç' Versailles-'
sur la gravi des manquements aH'1-
HiandS, les moyens pratiques d'y re-
médier, et.les défais à laisser au Reich
pour sé mettre en régie'.avec les ar-,
ticles !128 et 429 du traité, qui subor-
donnent l'évacuation de la. zone, .ne
Cblog'né,' o'ccupée par les !BI'itaimj-
quès. à h.)'. f fidèle obscrvaLfon » des
.obligations àllenhandes.-
'. n siédtfic sé g^anlef dp iouto anfci-
.cipation en çelte délicate matière.
•M. Briand a dit et répété que. pour
s'entendre, il faut causer; qu'il est
l'homme des ,conversations et qu'il
fe,ra (le-soli ■mie'uxr^pour aboutir à
j'eiUènle,, !a ,'pius ..étroite entre la
F r an e e e t^i ' A n g 1 e t é r r é.., -
L'accord a 'dhiHUant pfus de cT)a:i-
ré*de '5c',r.ëaLslij'.que cabinét /Je
Londres- a"mont ré'u-rr1 réel .espl'it de
Cône i li a t i(ih • eà; n\u in téniUit.^, en ,-d(^-
pi t des- plus vives ^crfjrHnatiôns de
r'Allemagne — l'dccupatïon de, Co-
logne pendant toute là d,ti.i-ée de la
procédure d'examen du rapport de ij.
commission de contriMe militaire m-
tcrdiiM par ta- conférence des anJ-,'!
bassadeurs et- [q comité'militaire Je,
Yersaifijes. •' \ '. :.
- M. Briard a ,nffkl1-1é: sa fidéli ilé- aux
pEilicipes .>tlu prvU'jcoiti. de Genève
.pptrf ^l;e.'|reglement ,paelÍI-quc des
i'çonftils.; : mU;I'IHllÍoÎ;laùx: urbitvatye,
sécurité,'désarmement. Mais .il ne se.
•' dissimule poyit les .difficultés qui re-
i'sûlleifir pour l'acloplion,'général 1 -ce
idÜ,::prolo.'cole, de,, l'opposition mani-
Ifèstée par l'OfJinio'Q,;Jè. Parlement, ;cs
experts militaires,p,t;nayalv,et les",do-
imihioiïs'britanniques, s
■« ïié protocole de 'Gepève signé par.
là-France." les puissances cl e là -Pet H e-,
En t'ente êt la- P-ologne," subsiste donc
: SÚ¡,t'(.Jltl' cùïnm6.;'iirre:. ;3é2jurilé donnée
par !a. France à "sés: amis et alliée de
l'Europe: Céiïtrale,. en attendant- une
nouvelle e,{gan isttUon po.-s.ible de. la
!s-éeuf^européenne-susceptible d'ob-
: leniI; "à " la ^fo'-is-: r-a^rémen't 'de la;
Grande-B're.tignfc,:de la France, de la'
Bel.,?iquè. 'de la Fetite-Eptente- de la
Pologne, de l'Italie' et. éventuelle-
,ment.: de l'Aliemagne.,Ceci, bien en-
tendu, sous réserve que le, ReÍch con-
sent ira; ù entrer à ta Société des na-
î tiohÇ à égalité do droit» e{. de devoirs
"et en',.àï!cep,tant_ sans"- réserves les
régies cle-vlà Société, dVnt la pre-
.miet'e est !'e\regpMt absolu, des traitas
e) du'statut territorial «.présent.»- de
; 1 l'EumpR!.
."kt-'s*
— MARCEL PAYS.
CE QUE SERA LE PASSAGE DES CHAMPS-ÉLYSEES
L'ENTREE DU PASSAGE DONNANT SUR L'AVENUE DES CHAMPS-E,LYSEES
' •-.--' J -.
L'ASPECT INTERIEUR DE CE NOUVEAU PASSAGE DE HAUT LUXE
Sur les indications de l'architecte, le service artistique d' « Excelsior » a établi deux dessins que le même architecte
a rectifiés, puis approuvés. C'est donc bien sous cet aspect qu'apparaîtront les arcades des Chkmps-Elysces, car tel -
sera .le, nom du nouveau et luxueux passage, sur lequel, nous donnons des indications précises et détaillées dans un
t article que l'on'trouvera en page 3.
- ;
CET APRÈS-MIDI FUNÉRAILLES
DES VICTIMES DE MONTMARTRE
De Notre-Dame le cortège, que suivra M. Millerand,
se rendra au cimetière de Vaugirard..
Un conseil de cabinet a envisagé hier les mesures à prendre
pour éviter le retour de ces tragiques événements ; les
étrangers devront régulariser leur situation et s'abstenir de
paraître dans les réunions électorales, autour desquelles tout
rassemblement sera interdit ; un service d'ordre "lourd et
ostensible" serait, d'autre part, organisé pour le 1er Mai.
Les ministres et spus-stwetaires
d'Etat sesont réunis hïqr, ù to hqll'(:s,
et>. conseil 'de', cabinet, (Ill viinistèrc
de In Guerre, sous la présidence de
M. Paul P'ûiilévé. séance s'e"l
proluiigée. jus.qu'à 17 Ij. ïO^
M. Avislid'• Hi'iand, ?ri illi"$t1'c des
i;.Affaires élrungcres. a mis "ses , col-
lègues au courant de l'état des a/'-
faires' c.rkl'iclu'.CS, *
.11.'- Schrçmecl,'. rninistre" de l'Inté-
l'ÏI.'1lI'; a communiqué (lit conseil les
derniers rapports concernant l'atten-
tat. communiste' de la rue Damré-
l1Ú;nf, Le conseil, a ensuite 'délibéré
sun les mesures susceptibles il'êti-e
prises.
.- Le reste de la 'séance '
rantes. i
L'ENQUÊTE SUR LE GUET-APENS
DE LA RUE, DAMRÉMONT
Au-cune-informatjon .n'a été fournie
.ofiicielienient au ,sujet, de.smesures
; envlsazées Pli Conseil de -cabinet.
:.. A,l'issue, d^ cette réunion, M. Steeg
garde des. Sceaux; ministre dé la Jus-
tice, est rentré à la ChancetieDC,
place Vendôme, où il, il: longuement
j;conféré arec MM. Scherdlin, Pro£Ïi-
i' reLN' gênerai,. et Prduharam, procu-
r reur de la République, au ,sujet ie
|. l'instruction cri ...cours,--
D'acre part, la Sûreté générale et
la■ brl,gaclé spéciale .de la préfecture
de police ■déplo.yèreivt/ pendant" to-ite
" la journée, .d'hier, utfe grahde a eti-
vités-Mais elles restèrent obstinément
tmyelles,sur leurs opérations.*
S'il est fmpGS'sibte Mie l'lem con-
naître'.'dès. mesures particulières qui
ont été envisagées par les ministres
an sujet -de l'instruction en cours, on
peut prévoir«;ce que ,.seront" les me-
i sures des fi nées-.'à eiiip'C'clH',r>ile retour
r
des attentats." \
D'abord, les manifestations sur la
voie publique s-Qraipnt, -ititei,dites, par
simple tn'doiYnanee du-préfet de po-,
lice. pendant la durée de la campagne
électorale.
Pour les réunions électorales elles-
mêmes qui vont se dërouter jusqu'au
3 p}ai, un service d'ordre très. sévère
sera organisé aux abords des salies de;
r 6LI n ion et 1 e s o rga n i s at e ur s seront
Leiius, comme il était d'usage avant-
M.. STKKO.
, (plioi. G;-L. Manuel frères.)
guerre, d'organiser un vestiaire obli-
gatoire à l'entrée .des salles. D'autre
part, aucun rassembt-ement a l'issue
des réunions né-sera toléré dans les
rues adjacentes.
Les étrangers qui, en ce moment
font viser leur carte d'identité par !a
préfecture" de poli ce, seront; prévenus
que seuls les ..électeurs sont autorisés
à pénétrer dan s : les salles dè réu n i sn
électorale..
D'autre part, les .agitateurs étran-
gers connus de la,sûreté* générale qui
séjournent à Paris ou dans la proche
.banlieue, vpnt être l'objet d'une sur-
veillance spéciale.'Au'cas où ils par-
ticiperaient à des réunions politiques,
ils seraient .immédiatement, recon-
duits à la frontière. '
En outre, une revision générale des
autorisations de-séjour, aura lieu. Les
étrangers qui, aussitôt après la clô-
ture de cette revision, seraient por-
teurs de carnets d'étrangers non vi-
sées'seront expulsés.- 1
Enfin', toute manifestation sur la
voie publique pour -le, 1" mai sera
strictement interdite et un service
d'ordre << ,Itouvd'6t ostensible )1 sera^
organisé.. ;. ■v
; Ce-jou-rrr,à.-. les .'riiçetings*; ne seront
Autorisés qAW'dans le^lieu^.clos..Au-
eu ne sort i-çi cT'ef n'bl èiff^ne"? er& tt>lé rée.
Les présidents et .'asfei^sSeitrf ,dè * ces
réunionS'devront,corni4t|niqiièV. leurs
noms aqx commissaires 'de police de
sè"r,yicé. Ils'serbnt i^r'é\:entAS. que, con-
formément a -la loi sur lés réunions
r ltqués, ils'serorit personnejlement
•téhus\comnije re&ponpabtcs des infrac-
tions à la "toi., qui ppur.raient être
commises :nll cours des.réunions,'
•. E n fi n. r,,o m m e m e s u r e. u' 1 té ri e u r e, i e
ssa'rde" d^' Sceaux 'serait,-.invité pro-
chà.inpment à déposer, dé? la rentrée,
sur le bureau de fa Chambre, un pro-
jet cie' loi dont l'arlicle unique ajou-
terait ,à.Iv. liste des (,(" pièces, publ i-
,q,lies ». dont la falsification est sévère-
ment 'réprimée: passeport, carte
d'électçur. livret' militaire, etc.. )a
carte de séjour des étrangers qui, par
une-étrange anomalie, ne figure pas
dans celte liste limitative, ce qui ne
permet pas de « correctionnaliser »
la-répression de cette fatsification.
LA QUATRIÈME VICTIME
Les .pix' blessés hospitalisés à Bi-
chat pont en bonne voie de guérison.
i! rll. est de même du blessé soigné- à
l'hÔpital, Tenon. Malheureusement,
ainsi que nous l'avons annoncé dans
nos dernières éditions, l'un des bles-
ses soignés, il l'hôpital. Lariboisière,
M. Ricàud, est mort hier, à une heure
du matin, des suites de ses:blessu-
res. *- ' T 1 h
M. BARNAUD INTERROGE
TROIS BLESSÉS
:M. Barnaud s'est rendu "hier il
i'hôpitat - Tenon " où i-1, a entendu
M. Henri Brodier, avocat à la cour,
blessé à la jainbe gauche.
A l'hôpital Bic.hat, ensuite, le ma-
gistrat a entendu 4eux autres bles-
sés»-.- M. Joseph Dollinger, cinquant-?-
trois ans. électricien, eC\!. André Su-
sini, vingt ans. comptable.
Tous ont rép(té'"ce qu'avait déjà
dit le témoin Guerniot^à savoir qu'ils
a va iîent ',été suivis par une bande
d'individus qui, 'sur le rcri ,de: : « En
tirail1-êup&; feu! » les fusillèrent, par
derrière.... '- ■•
LES CONDOLÉANCES
Le président de la République a
chargé le colonel M:)rra'sse. de 'sn.
maison mitirnJre, "d'aller" 'Présenler
se^j condoléances aux. familles des vic-
Kmes. ;
; M. et Mme Mit!erand se sont rendus,
hi'er après-midi auprès des familles
des'victimes de l'attentat de la rue
Damrétnont.
GRACE A SON ORGANISATION
FINANCIÈRE L'EXPOSITION
DES ARTS DÉCORATIFS NE
COUTE PAS UN SOU A L'ÉTAT
CE QUE NOUS DIT M. COURTRAY
Le programme de l'inauguration
qui aura lieu mardi prochain, à
15 heures, au Grand-Palais.
—r Comment organise-t-on, finan-
cièrement, une exposition comme
celle qUI va s'ouvrir ici ?
Ml Courlrny. directeur des finances
a, 1 Exposition des arts décoratifs,
répond, le plus simplement du
monde, à la question posée •:
— Il faut, tout d'abord, de la riié-
tho'ie. Lorsque M: Marc Itéville, l'an-
cien ministre et le prédécesseur de
M. Fernand, David au commissariat de
l'exposition, est venu me trouver —
il me connaissait comme inspecteur
des nnances — il m'a dès l'abord,
averti : « Vous aurez 75 millions de
cléperises. » Mon but a été de trouver
ces 75 millions sans qu'il en coûte
rien à l'Etat.
— Vous n'avez eu aucune subven-
tion?
_— Une seule : celle de la Ville de
Paris. Comprenant l'intérêt d'une
Telle exposition 'dans la capitale, la
Ville a été, pour une somme de
15 mifiions, notre premier souscrip-
teur. C'était, en même temps qu'un
important .:1pÍ)Oint nuancier. une
caution morale précieuse. Il ne res-
tait plus, comme vous le voyez, quo
60 millions à découvrir. A la 1
demande du commissaire gênera), le
Crédit Foncier a fait une émission de
bons a lots. Je ne vous apprendrai
pas que cette émission a été favora-
blemcnt accueillie : sur 2 millions
de bons émis. 20,000'à peine restent
encore à placer et on en demande
chaque jour.
— L'émission a-t—elle "exactement
atteint le chiffre prévu?
v ^— Ene/ l'a dépassé de 40 millions
réservés pour assurer le rembourse-
ment prévu en' cinquante années et le
tirage des lots. L'argent remis en
102,3 a été placé par mes soins en
bons de la Défense, l'intérêt produit
a-augmenté mes recettes de- 4 mil-
lions. Voici donc, fait sans précédent,
une exposition qui s'ouvre sans coû-
ter un sou- à rEtat. Celui-ci n'a. dans
l'affaire, aucun risque, au contraire:
si, après le remboursement à la Ville
de Paris, nous avons un reliquat, il
devra être partage entre l'Etat et la
Ville. Ajoutez à cela la perception des
impôts sur le ellifl're d'affaires aux-
TfiTtls'•"•'soiir soTjihid constructeurs et
exposants.
-— Ces derniers ont-ils- fa'it der
fortes déperises?
— Certains d'entre eux ont dépensé
plus de 2 millions. La' Société pari-
sienne d'attractions il elle seule en
aura dépensé plus de 10; le Palais
italien aura coûté au moins 5 mil-
.lions de lires. Mais il M'est pas que
ces gros exposants. Les concession-
naires des kiosques d'alimentation.
de fleurs, de librairie, n'ont guère
déboursé plus de 3,000 francs. J'ai eu
d'ai'Heurs le-souci d'assurer-en partie
l'amortissement des dépenses faites
„ pour les thé^, les brasseries, les res-
taurants. Ces commerçants ne nous
paieront une redevance que lorsqtie
leur, recette aura atteint trois fois le
chiffre de leurs débours. Tel qui
aura dépense 200.000 francs d'instal-
lation sera exonéré jusqu'à ce qu'il
en ait' récupéré 600,000..Nous voici
loin. n'est-ce pas. du régime de l'ad-
judication au plus offrant, qui, à
l'Exposition de 1DOO, fut si préjudi-
ciable aux commerçants français et
causa tant de faillites. Notre plan
nuancier aura été tout différent.
L'Exposition des arts décoratifs
s'ouvre sous les plus heureux aus-
pices. Au bord de la Seine, dans ce
qui n'était, il v a quelques jours en-
core, qu'un chantier, une ville neuve
s'éteve. pleine de surprises et d'im-
prévu.
— HUGUETTE GARNIER.
L'INAUGURATION
N
' L'inauguration de l'Exposition des
arts décoratifs aura lieu le mardi
28 avril, à 15 heures., a u Grand-
Palais des Champs-Elysées, entière-
ment transformé par l'architecte
Létrosne, sous la présidence du pré-l
sîdén't de la République.
Voici comment, se déroulera cettfï
cérémonie:
Les portes d'entrée du Grand-
Palais par lesquelles pourront'accé-
der les personnes munies de car-
tes d'invitation seront ouvertes à
14 Il,' 30, pour être rigoureusement,
M. FEI-INA-';[) DAVID
Commissaire gr: /léral- de l'Exposition
(Phot, Hent'i. all uel.)
fermées' à 15/ heures. Le président
de la République arrivera il 15 h. 10.
Il sera reçu, sous le péristyle d'en-
trée, par le ministre du Commerce,
le commissaire général et les .mem-
bres du gouvernement. La musique
jie la garde jouera le premier, couple
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