Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1835-10-29
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r
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Langue : français
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Description : 29 octobre 1835 29 octobre 1835
Description : 1835/10/29. 1835/10/29.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
jtux deux caisses, rowté sous son cheval tae, réduit à son sabre pour
teute défense, entouré par des adversaires féroces et: ~redontabtes.itia
montré autant de courage et d'adresse que de sang-froid. H ne s'était
pas jeté dans te périt en étourdi, mais it s'y est précipite par n& eBtrat-
nément généreux et bien senti c'était pour sauver un brave et boa bri-
gadier de son peloton, jeté bas par un coup de feu qui tui traversait te
corps. « Demi-tour, et rechargeon! pour sauver te brigadier Clauzot a,
cnait-il à ses chasseurs. Et, ne doutant pas plus du cœur de ses soldats
que du sien, te brave garçon chargeait sur une troupe supérieure en
nombre. Comme toujours, tes ptus braves entre tes Hadjoutes, qui tous
:opt braves, étaient en tête de ta poursuite. H avait donc & lutter contre
Se rades gaillards. Sa modestie est égale & sa bravoure, a
Le sous-tientenant Bre n'a que vingt-st-un an; il sert en Afrique de-
pwis quatre ans, et s'est distingue dans plusieurs occasions. H avait en
cette rencontre présent a sa pensée t'exempte que lui avait donne, dans
âne situation & peu près semMabte, son père, un des ptus braves ofn-
ciers de notre ancienne armée. Le générât Bro, cotonet a Waterloo, fut
cnteuré par nn parti de dragons, anglais; tes ordonnances furent tuées à
ses cotes; tui-méme reçut un coup de sabre au bras, mais par son cou-
rage et sa présence d'esprit it parvint à se dégager.
Oa lit dans te JoMrna~
o Deux bateaux à vapeur anglais, charges d'une expédition scienti-
Ëqne, croisent, alternativement dans te Bosphore, sendent le can".t et
cherchent à étudier tous tes courans. Ces travaux, d'une utilité bien re-
~onnne, sont pousses avec ta ptus grande activité, et n'éprouvent aucune
contrariété de ta part du gouvernement.
Nous avons déjà fait connaître ta position déSnittve du poi.nt de
départ du~ehemin de fer de Paris à Saint-Germain. L'établissement
d'un premier chemin de fer dans Paris, 6xe tcttement l'attention pu-
Nique, que nous croyons devoir donner, sur l'ensemble de ~e travail,
quelques détails qui 'compléteront ceux que nous avons fournis avec
d'autres journaux.
Le chemin partira, ainsi que nous t'avons déjà dit, de ta ptace de ta
Madeleine, au coin de ta rue Tronchet. A ce point; it se trouvera sur
des arcades etse maintiendra jusqu'au delà de ta rue Saint-Lazarre, à
on niveau moyen de 6 mètres 60 centimètres (environ 20 pieds) au des-
sus du niveau du sot.
It longera te mur du marché de ta Madeleine, et traversera perpen-
diculairement sur des ponts tes ruesCastcttanc, Nenve-des-Mathurins,
Saint-Nicotas et Saint-Lazarre. It passera sur cette dernière rue, à ta
gauche du passage Bony, et traversera, également sur un peut, ta par-
tie ren-trante de ce passage.
Les arcades se termineront à quelques mètres an-dela de ce pont;
leur développement totat depuis ta Madetcine sera de 117 mètres (1900
pieds).
.Le terrains'in&éehit avec une tette rapidité sur ce point, qu'en quit-
tant tes arcades, te chemin entre presque immédiatement en souterrain
soHs te jardin qui tonge ta rue de Stockholm, et qui sépare cette rue de
l'impasse Beny.
De cette manière, ta rue de Stockholm, ta place d'Europe, tes mes
projetées de Naptes, de Hambourg et de Bruxelles, t'aquedue de cein-
tHre, te chemin de ronde, te mur d'enceinte de Paris et te boulevard ex-
Mrieur, pourront être traversés'stuterraincment.
~Sntre ta rue de Stockholm et ta p)ace d'Europe, te souterrain sera in"
tërrbmpu par une tranchée pratiquée à ciet eavert dans une longueur de
t20 mètres.
Pareittement entre ta rue projetée de Hambourg et cette de Bruxelles,
it y aura une tranchée ouverte de 100 mètres de longueur,
Le souterrain continuera sous ta commune des Batignottes-MûRceaux,
~t passera sous tes rues des Dames et de ta Paix, et se terminera à ta rue
Samt-Chartes.
Le souterrain du chemin de fer, têt qu'it a été approuvé par tes Cham-
bres. avait un-dévetoppement de 1158 mètres, te prolongement par ta
rue Saint-Lazare, t'aurait allongé de 96 mètres, ce qui aurait fait un dé-
veloppement tbtat, non interrompu, de 1254 mètres.
Au moyen des deux tranchées pratiquées dans Paris et de ta tranchée
dans tes Hatignottes, te souterrain sera d'abord divisé en trois parties,
puis réduit aux proportions saivantes s
Première partie, entre ta me Saint-Lazare et ta rue de
Stockholm. 96 mètres.
Deuxième partie, entre ta place d'Europe et ta rue pro-
jetée de Hambourg. 262
Troisième partie, entre ta rue projetée de Bruxettes, dans
Paris, et ta rue Saint-Chartes, dans tes Batignottes. 472
Développement totat des trois souterrains. 830
Le souterrain primitif ne devait avoir que sept mètres de targear tes
trois souterrains, d'après tes ptans déSnitHs, auront neuf mètres.
Par te prolongement du chemin de fer dans Paris, et par tes modi&-
eations importantes opérées dans ta construction da souterrain, ta com-
pagnie a évité tes seuts reproches sérieux que ses premiers plans aient
rencontrés dans tes Chambres.
Le chemin de fer sera à trois voies, depuis Paris jusqu'à Asnières,
au-delà de ta Seine, c'est-à-dire sar un développement de près de
5,000 mètres.
Trois gares de stationnement, de chargement et de déchargement pour
les marchandises seront établies, la première dans te quartier de Tivoli,
la seconde dans ta plaine de Batignolles-Monceaux, et ta troisième dans
lajptainedeCHcby.
Le nombre des ponts construits sur des rues, des routes et des chemins
vicinaux, depuis le point de départ dans Paris jusqu'à ta Seine, sera de
douze. Les travaux ont pour but de conserver tes niveaux du chemin de
fer, et d'éviter tes accideas à ta rencontrf des autres voies de communi-
cation. Le pont actuellement en construction sur ta Seine, entre Clichy
et Asnières, complétera tes travaux d'art dans cette première section du
chemin dé fer.
Ces travaux, concentrés dans nn espace assez circonscrit, ta succès–
sioa des arcades, des souterrains, des tranchées profondes et des viaducs,
constitueront trè~i certainement un ensemble de constructions très remar-
quable~ et qui ajouteront à l'attrait de ta nouveauté d'un chemin de fer
à machmes locomotives.
On peut ajouter qu'il n'existe pas, même en Angleterre, une entrée de
chemin de fer aussi convenante, et placée dans des conditions aussi fa-
vorables pour te mouvement des voitures qui devront mettre les habitans
des quartiers les p)us éloignés de la viltc en communication avec te che-
min de fer. Le chemin de Greenwich arrive à ta vérité dans Londres a
un point plus central et plus populeux, mais tes abords en sont moins
tacites, les rues qui y aboutissent moins spacieuses et ptus encombrées,
ce qui s'explique par te voisinage de ta douane et de ta eité.
La vitesse des machines locomotives, d'après te mode de construction
actuellement adopté, étant de 30 milles (12 lieues) à l'heure, voici quel
sera te temps employé pour te parcours de ta ligne totale et des points
mtermédiatres
De Paris (départ de ta Madeleine) a Saint-Germain, 24 minutes.
r àCbatoa, 20 H
r aNanterre, 16 c
& Asnières, 7 7 a
r à Clichy, Sx
r auxBatignoles, 3 o
H a'est pas douteux que ce nouveau moyen de transport ne modi6e,
dans an temps très court, tes habitudes de ta population des communes,
qui environnent Paris. Pour approvisionner ta Hatte et tes marchés de la
capitale, tes cultivateurs sont obliges de passer, en hiver comme en été
les naits sur tes routes, pour apporter leurs .produits puis de perdre
tout te jaur pour retourner chez eux; lorsque pttKieurs tignes de chemins
de fer seront établiesautour de Paris, t'approvisionnemettt sera ptus ré-
galier, et occasionnera à ta fois moins de peine et moins de perte de
temps à ceux qui se livrent à ce commerce si important.
Lepréfet de ta Seine prévient te pubtic que, cenformément au ti-
tre ïï de ta toi du 7 jaittet i833, sur l'expropnatioa pour cause d'utilité
pubtique, une enquête sera ouverte & Paris et dans tes communes des
Batigàoles-MoaceattX etde Ctichy,sur.fe pr~ëtdu trace (ieSaitifda
,<< -tAt<)!M6t'.Mi.('i.~iM~t.Mj3..at
chemin de fer de Saint-Germain, pour ta première partie ae ce che-
min, de Paris à Asnières. En conséquence, tes états parcellaires des pro-
priétés à occuper et les plans composant ce projet, seront déposes pcn-
daat huit jours, à partir du 30 octobre présent mois (inclusivement)
1° à la mairie du 1~ arrondissement de Paris, pour la partie du chemin
dans l'intérieur de la ville; 2° aux mairies desBatignelles et de Cliehy,
pour la partie du chemin traversant les territoires de chacune de ces
communes.
Toutes les personnes que ce projet interesse sont invitées à en pren-
dre connaissance, et à présenter, s'il y à lieu, leurs observations et ré-
clamations, jusqu'au 7 novembre prochain, époque à laquelle les, procès-
verbaux de publication seront clos.
On écrit de Lyon, le 25 octobre
« Un acte de Mie vraiment extraordinaire s'est passé ces jours der-
niers à Montmétas, arrondissement de VHtefranche. M. Ç. riche pro-
priétaire de l'endroit, et père d'une assez nombreuse famitte, venait de
mourir subitement. L'ofnee des morts était termine, et déjàlecnré
s'était mis ea route, suivi d'un fort nombreux cortège, pour accompa-
gner le défunt au cimetière qui se trouve situé dans un emplacement
un peu éteigne de ta vilte, lorsque tout & coup, derrière un buisson,
on voit apparaître, p&le et hagard, un individu qui s'avance à grands
pas, armé d'une hache. D'un signe impératif H arretc.te cortège. Les
am'sdudéfunt,qui avaient voulu te porter eux-mêmes à sa dernière
demeure, dan: un premier mouvement d'effroi, laissent tomber la
bière qui renfermait sa dcpouiUe. Aussitôt t'individn se jette sur cette
bière, soulève le drap qui la couvrait, et se dispose & ta dcctouer. Re-
venus de teur première terreur, tes assistans parviennent à se rendre
mitres de sa personne, et ce n'est pas sans étoHnement qu'on recon-
naît M. F., le ptus inttmc ami du d.é&mt, qui s'obstine à vouloir con-
tinuer son opération, disant qu'itveaait prendre ta place de son ami,
qui était indispensable à sa famille, tandis que lui, entièrement inutile
sur terre, ferait une bonne action en sMaissant en terrer à sa place.
H Malgré ses cris on parvint en8a & s'assurer de lui, on le recon-
duisit dans son domicile, et le cortège continua paisiblement sa marche.
a Bèja M. F. avait manifesté quelques signes d'a)iënation mentale
qui, depuis quelque temps cependant semblait s'être dissipée. »
La vitte de Bonn, o& est né Beethoven, doit ériger un monument
à la mémoire de ce grand compositeur. M. Auguste-Guillaume Seh)egel
préside le comité qui a été nommé pour présider à l'exécution de ce
projet.
On lit dans <'7nefM~rM~ ea~MtSK
« Lundi dernier, un habitant de Sangate chassaat dans les dunes en-
tendit tout à coup son chien pousser des hurtemens affreux, comme
s'il était en proie à une vive douteur. Au même instant, itte vit accourir
portant sur le dos un énorme oiseau qu'il prit d'abord pour un dindon.
tt ne pouvait se rendre compte de la hardiesse belliqueuse de ce volatile
et deïhumeur pacifique de son chien, qui d'ordinaire ne paraissait pas
disposé à sa laisser intimider par un dindon. Tout & coup, à son grand
étonnement, il le vit prendre audacieusement son vol dans l'air. Il le
couche alors en joue et l'abattit, après lui avoir fracassé t'humérus
gauche. Cet oiseau était un aigle qui av~it saisi le dos du chien entre ses
serres, et qui voulait l'enlever. Cet aigle est de l'espèce appelée aigle
co/WKMM, M'r«~vergure. La blessure était tellement grave que cet animal n'a vécu que
trois jours il est mort jeudi soir. a
L'octave des Morts, érigée en vertu de l'induit de N. S. P. le Pape
Grégoire XVI, en date du 10 octobre 1833, à Notre-Dame de Prompt-
Secours, sera célébrée dans la chapelle de t'innrmerie de Marie-Thérèse,
rue d'Enfer, n" 84, près l'Observatoire. Tous les jours il y aura, dans la
chapelle de l'in6rmeric de Marie-Thérèse, des messes depuis six heures
jusqu'à dix. A dix heures, ta grand'mësse suivie d'un sermon.
–M~ Delaviltc-Marqué, attaché à l'école des chartes et fils du dé-
puté du même nom, vient de retrouver dans une église des montagnes
noires, près de Mortaix, tes poésies de l'ancien barde Ouin-Clan, inuti-
temcat cherchées par les amateurs de nos vieux monumens littéraires,
et dont quelques fragmens peiae usaient échappé au temps. Ces poé-
sies, écrites en bas breton,sont du cinquième ou sixième siècls. Ouin-
~i'an était le MerUn des Bretons, si ce n'est même le véritable MeriiR
(tes
La caMse d'épargne de Paris a reçu, dimanche 2& et lundi 26 oc-
tobre, de 3037 déposans, dont 523 nouveaux, la somme de 448,365 fr.
Les rcmboursemens demandés s'élèvent à la somme de 233,000 fr.
Les recettes du mois d'octobre se sont élevées en totalité à 1 million
894,545 fr., versés par 13,666 déposans, dont 2082 nouveaux.
M– S. M. ta Reine des Français vient de prendre part pour une somme
de ~00 francs à une souscription ouverte pour frais de réparations à l'é-
glise de la paroisse d'Osny, canton de Pontoise.
L'Ecote de droit appliquée au notariat, instituée en 1820, à Niort,
par M. Duma~, continue à jouir du plus grand succès. Les élèves y
aMueat de toutes parts. Deux ans suffisent & leur instruction complète,
saine et solide, t) en résulte pour eux et leurs parens une double écono-
mie de temps et de dépenses.
Une nouvetle éditioa des Cart~ <~e ~~rapAte de H. Selves vient
de paraître ces eartes sont depuis long-temps adoptées pour l'ensei-
gaemeRt public.
La jR~M" <~M Nord qui, saus ta direction de M. Boulet, de Meh,
compte maintenant un grand nombre de rédacteurs, tant français
qu~etrangers, est un recueH dont la lecture est instructive et amu-
sante. Za .RsfMe dM ~Vonsf résume ta presse non seulement de t'AHema-
gne, mais encore des peuples du Nord sur lesquels nous ne possédions
que des actions imparfaites.
La tibrairie d'Ad. Leelère et C° vient de mettre en vente la troi-
sième édition, revue et augmentée, avec une introduction nouvelle, de
['ouvrage intitMtê E~ac ~Mr /'B~yne< de ~e/~
COUR D'ASStSES DE. L'A SEME.'
(PRËsmBKCBBEM.BEVEMt.S.)
~~WM du Charivari, cfM Bon-Sens et de la Quotidienne.
M. Nmon, garant du CA~wart, extrait ce matia de Sainte-Pélagie, et M. Gré-
goire, imprimeur du m~me journal, sont présens à la barre.
Le humérodu <7/tbouievard dil Temple. Oit t'a imprime ett encre rouse. tt contient un article en
cinquante-six paragraphes, iutitutë mortuaire des 6dë)es de S. M., qui ont péri vicOmes des erreurs de l'ordre pu-
t))ic, en temoigMge des bienfaits qui sont résultés pour eux de l'ordre de choses. H
tt se termine par ces mo~ï~excitation au mépris et à la haine du gouMrnement.
M. s'NM se reconBatt responsable de cet arhete, comme ayant signe la feuille
d'avance, etMea qu'it n'ait pas pu avoir connaissance de son coatenu. J'étais,
dit-tt, détenu à Sainte-Pélagie et au secret depuis l'évasion de plusieurs des pri-
MMiers d'aYfit. ..s~ ~,),~
tt. M M&HMKT Dans votre interrogatoire écrit, vous avez dectaré qne vous s
éttetMcien cordonnier commeat vous trouvez-vous gérant d'ua journat ? Ce
serait au surplus pour vous ua moyen d'atténuation.
M. smott J'avais coutume de Stgucr les feuittes d'avance.
M. M MBMMHeT Sieur Grëgoite, vous êtes {'imprimeur du journal; savez-
vous pourquoi on l'a imprimë'en encre rouge plutôt qu'en encre noire ?
tt. CR~cotM J'ënis ce jour-là à h camMgne et d'aitteurs, imprimeur de
dix journaux, H m'est physiquement impoMtMe de prendre connaissance de leur
contenu. J'ai fait aligner tf pr~priëtatfe du jouraat et les d:ux protes pour
vous démontrer que c'est s'jy ta demande de t'administratiou, et non sur la
mienne, que l'on s'est servi d'encre rouge. J'ai eu connaissance du numéro le
29 matin seulement, et en même temps que tout le puMic.
ar. mpfdHtMNT Vous avez du comprendre ators pourquoi l'on s'était servi
d'encre rouge.
)f. CRÉcotRE J'ai compris seulement que l'adminKtration avait juge à propos
tte se fiervir d'encre rougf.
MM. PMUppen, propriétaires, et les deux prates, sont entendus comme te-
moiM.
M. Ptougoutm, ~ocat-gëaera!, dectare renoncer à ta prévention ea ce qui
concerne te Steur Grégoire.
On distribtte à chacun de KM. les jur&i an numéro rouge du CA<'H'<~
M. ï.'AVO)eAf-est dans vos mains et sous vos yenx, vous sentez combien de longues obsFr\
tionf! seraient inutiles. Le défit ei-t d'une tette nature qu'il sufnt de jetfr un co~
d'œil sur te numéro incrimine. Ce detit a un caractère singulier. Lorsque l'on
fait un procès de )a presse, on inculpe ordinairement un article isolé contenant
l'exposé d'une doctrine plus ou moins coupaMe mais ici l'on a rëuni toat CE qM
tes journaux d'opposition et d'hostilité ont publié depuis cinq ans de plus odie~
contre te gouvernement; et c'est un journal qui habituellement s'occupe peu de
politique proprement dite, et ne se livre qu'à des ptaisanteries dont, it faut te
dire, it abuse souvent, c'est ce journal qut remplit ses colonnes de tout ce (me
ta haine ta pius odieuse peut avoir imagine.
On ne s'est pas contente de ceta, on a imprime en caractères rouges ce même
journal, et on t'a accompagne d'une caricature qui achève d'expliquer ta pensée
de fauteur de l'article. Cette Bgure représente t'apparence du Roi, teUe que tes*
lithographies de ce journatavaient coutume de ta présenter. Cette figure toute en-
tière, t'apparence de ta tête, tes mains, tes pieds, sont formes de cadavres et
on tit au bas cette inscription ~eMOWM/ïca'Ko~ <~H .~M/Me p~M doua? ff
~e p
Après avoir donne lecture des cinquante-six paragraphes, où l'on entasse me
foute d'assertions snr tes circonstances qui auraient accompagne ta catastrophe de
ta Pologne, tes insurrections de Paris, en juin et avri), l'insurrection de Lyon,
etc. M. t'avocat-gënërat ajoute Vous comprenez que nous ne nous abaisserons
point a combattre ta fausseté et ta catamnie de toutes ces assertions. Le délit que
nous imputons au <7/vernement du Roi. Vous comprenez quelle distance immense existe entre des doc-
trines criminelles et coupables en eltes-m&mes, et cette accumulation de calom-
nies sanghntes. Comment! depuis cinq années nous avons conquis )a liberté, nous
vivons sous te régime que nous avions demande, et l'on accuse ce régime de n'a-
voir fait autre chose que répandre te sang des victimes! voità te régime que
nous a donné te Roi sous te gouvernement duquel nous vivons. Nous disons te
Roi, quoique son nom ne se trouve point au procès quoiqu'il ne s'agisse pas ici
d'offense à ta personne même du Roi, et c'eet ce régime que t'en attaque'de ta
manière ta plus odieuse.
Nous ferons une simpte remarque sur ta date a taquette a paru cet article, at
nous a)tons dire notre pensée toute entière. Si nous pensions que te <7/teût en rien été complice ds-ns te projet du crime qui devait s'accomp)ir te lende-
main, nous n'eussions pas hésite a le paursuivre comme têt nous sommes loin
de te supposer~mais si l'attentat eut réussi, te <7/)de programme et de maaifeste aux auteurs du crime. Oui, Messieurs, si le Roi
et ses nts eussent péri victimes du forfait conçu par un monstre, ceux qui en'au-
raient profité n'auraient pu mieux faire que de répandre partout un journal eu
l'on présentait le gouvernement comme n'ayant fait autre chose depuis cinq ans
que verser te sang des citoyens et accumuler les victimes. Nous n'établissons pas
cette coïncidence, mais dans t'ëpouvantabto supposition que nous venons de pré-
senter te numéro ro~e du C/treux effet.
La condamnation d'un pareil délit ne saurait faire un doute. Nous attendons
les explications qui seront données, nous avons ta certitude qu'eues seront con-
venables car nous ne pourrions pas en entendre d'autres; nous ne nous prête-
rions pas a entendre la justification des faits dont on a rempli ~article incria~iné.
Nous verrons quelles excuses on a & donner, et nous y répondrons.
M" jour, ancien membre de ta Chambre des Députés, commence ainsi sa plai-
doirie On attend de nous des explications, et sur quoi donc? Sur des faits qui
ne sont pas de nous,que nous avons puisés dans la presse de toutes les couleurs,
de toutes les opinions, de tous les partis. Quelles explications, par exempte, ai-
je a donner sur des articles extraits de feuittes ministériels, du TVouceMMtc et
dn.7 .près de ta porte Saint-Denis, au mois de juin 1833 une partie des faits relatifs
a la rue Transnonain a été puisée dans te 7b;
Le défenseur ajoute qu'il n'a pas plus d'expiieations a donner sur tes faits tirés
des journaux de l'Opposition. La plupart de ces faits sont avérés, ou du moins tes
journaux qui les ont avancés n'ont pas été poursuivis. On ne saurait, après tout,
considérer de telles énoneiations que comme appartenant a la libre discussion des
actes ministériels, ou d'actes émanés des agens inférieurs du pouvoir, M n'y a
point la d'attaque directe contre le gouvernement lui-même.
On insiste beaucoup sur la couleur rouge du numéro du 27 juillet. Qu'auraH-oa
dit si, ~e <7/tservi ce jour-la d'encre noire par pur caprice? L'accusation n'eût pas manqué de
s'écrier que le noir étant un signe de mort et de deui), on prophêttsait une catas-
trophe. Si te numéro eût été imprimé en vert, on y aurait vu la couleur des car-
tistes. Laissons donc de côté ces interprétations, et ne voyons ta qu'une chose
toute Naturelle. La couteur rouge appartient aux souvenirs de la journée du 27 juil-
let t830. Cette journée est une leçon a jamais mémorable pour tout gonvernenMnt
qui s'insurgerait contre tes tois.'et pour tes citoyens qui ne doivent jamais perdre
de vue teur défense.
M. M.oncoMtt, avocat-général, a fait une réplique très développée. L'emploi
de ta couleur rouge est trop bien expliqué par ta caricature jointe au numéro
on voulait y présenter te gouvernement de juiltet comme couvert du saHg des
Français; mais voulez-vous une interprétation plus douée? cette couleur Mitlante
aurait été choisie pour rendre le numéro plus remarquable et te faire rechercher
par un plus grand nombre de lecteurs.
? MM réplique à son tour.
M. M vEM~s, président, fait le résumé de tous tes moyens employés tant par
l'accusation que par la défense.
Les jurés, après une courte délibération ont déclaré L. N. Simon, seul eou-
pab'edu déttt d'excitation à la haine et au mépris du gouvernement.
La Cour, après avoir prononcé l'acquittement de M Grégoire, imprimeur a
condamné le gérant du <7/tLa Cour s'est occupée ensuite des deux affaires du ~o/! J'eM et de ~a pKO-
~Mtcn/te, réunies par ordonnance de M. l? présideat, motivée sur la bonne et
prompte administration de la justice.
Les deux journaux ont pubné te <0 août une traduction en termes presque
identiques d'un article inséré le 7 du même mois dans te journal anglais !e ~M.
Hf soBt prévenus, 1° d'excitation a la haine et au mépris du gouvernement
du Roi 2e de provocation non suivie d'effet à l'attentat dont le but serait de
changer ou détruire le gouvernement.
M.pMCCocLM, avocat-général, commence par tire le texte de l'article incri-
miné qui est te même dans tes deux journaux, sauf une phrase de plus qui se
trouve dans (?M<~Mte/MM'. L'article du .P ./OMr/tlentes contre tes trois lois qui n'étaient encore que dM projeta soumis à )a
Chambre des Députés. L'article se termine par ces mots « Ainsi la liberté oo-
litique ne peut être abolie en France, o Le journal anglais phrase ainsi traduite par ment cette liberté ne peut que préparer la ruine des hommes qu'un peuple libre
n'eût jamais dû élever au pouvoir, a
ttsutnt, dit M. l'avoMt-générat, dans cette affaire comme dans d'autres du
même genre, de lire l'artic!e pour démontrer la gravité du délit. Ouelte que
soit ta modilicationqueta prudence des deux journaux ait pu apporter au texte
orignal, le double délit que nous signalées est encore plus évident, ptus mani-
feste qu'il n'a coutume de se présenter sous une plume française; aucun écri-
vain de notre pays n'aurait emptoyé des expressions aussi hostiles, aussi Violentes
et empreintes même d'une sorte de brutalité.
En vain, aUéguera-t-on pour excuse que ce n'est la qu'une traduction et
qu'on en a même retranché ou adouci plusteurs expressions trop vives. Si i'ou
pouvait impunément publier en France des extraits de journaux'étrangers coa-
damnabtes suivant nos fois, toutes tes lois de la presse seraient facilement éludées
M suFSrait d'envoyer aux feuitfes étrangères des calomnies, des provocations sé~
ditieuses que l'on reproduirait ensuite dans nos journaux. Les articles seraieat
datés de Londres au lieu de l'être de Paris ce serait toute la ditfé.'ence.
Nous reconnaissons que l'article a subi de nombreuses et importantes mojin-
eatiu~s; aeus le reconnaissons aussi largement que les défenseurs pourront le
prétendre nons n'entendons entrer dane aucune discussion à cet égard, et
vous en sentez l'impossibilité. La traduction textueUe et littérale de l'article ori-
ginal (par M. Breton traducteur assermenté près la Cour), cous a été remise
mais elte ne peut être lue en audience pnbique, elle serait insEréc dans tous tes
journaux et devtendrait un nouveau detit. H paraît en effet que te journaliste an-
glais faH remonter ses attaques jusqu'à la personne m~me du Roi des Francis.
Une pareille défense deviendrait une aggravation du délit, où plutôt ne'serait
qu'une dérision.
Cette excuse n'est donc pas admissible, tl y a d'ailleurs pour la France quelque
chose d'humiliant à se voir ainsi traitée par certains organes de la presse étran-
gère. Pouvons-nous souffrir quel'on nous regarde comms une nahon servile
dévouée a subir lejsuguu premier desposte qui voudra se présenter, et que la
Chambre des Députés soit présentée comme trahissant tousses devoirs PO.ns'éumE.e-
qNe des journalistes français, oubliant tout sentiment d'honneur national aient
répété des injures adressées a ta nation entière.
M. CMMOM-MMMRE, garant du .BM .MfM, prononce un discours pour h dé-
fense. tt déclare que fatigué de t'umbrageuse susceptibititédu parquet, it renonce
désormais aux fonctions de gérant-responsable et de rédacteur ea chef, mais
n'abdique point pour cela te caractère de jout'naiiste.
Messieurs les jurés, dit en terminant M. Cauchois-Lemaire, je doute qu'à
l'tnstar du ministère public, vous vouliez me répondre p:'r l'argument du geô-
lier, et décider que cette audience, aujourd'hui comme tn 1828, nes~rapour
moi que le vertibute d'un cachot. Hecidive inouie que ce!le qui, pour porterie;
style du pa'ai~ et de la Restauration, me vaudrait, Mue le Roi de,France. te
comp~mfHt et le o'aximum de la peine dont je fus frappé pour avoir Mue trop.
tôt t'avénement du duc d'Orléans.
Et toun-fois, Messieu~, absous par l'événement, je récuse le [K&tsctorat de
mo..def)tMr délit. U~
Si donc, par impossible, le regret dn prëi!eRt,'quef~Ya?rêi'~tot~~3~~t~
est tm critne a vos yeux, s'il ms rament aux. carrières, j'at nue S''âct~~H~t~'t!
teute défense, entouré par des adversaires féroces et: ~redontabtes.itia
montré autant de courage et d'adresse que de sang-froid. H ne s'était
pas jeté dans te périt en étourdi, mais it s'y est précipite par n& eBtrat-
nément généreux et bien senti c'était pour sauver un brave et boa bri-
gadier de son peloton, jeté bas par un coup de feu qui tui traversait te
corps. « Demi-tour, et rechargeon! pour sauver te brigadier Clauzot a,
cnait-il à ses chasseurs. Et, ne doutant pas plus du cœur de ses soldats
que du sien, te brave garçon chargeait sur une troupe supérieure en
nombre. Comme toujours, tes ptus braves entre tes Hadjoutes, qui tous
:opt braves, étaient en tête de ta poursuite. H avait donc & lutter contre
Se rades gaillards. Sa modestie est égale & sa bravoure, a
Le sous-tientenant Bre n'a que vingt-st-un an; il sert en Afrique de-
pwis quatre ans, et s'est distingue dans plusieurs occasions. H avait en
cette rencontre présent a sa pensée t'exempte que lui avait donne, dans
âne situation & peu près semMabte, son père, un des ptus braves ofn-
ciers de notre ancienne armée. Le générât Bro, cotonet a Waterloo, fut
cnteuré par nn parti de dragons, anglais; tes ordonnances furent tuées à
ses cotes; tui-méme reçut un coup de sabre au bras, mais par son cou-
rage et sa présence d'esprit it parvint à se dégager.
Oa lit dans te JoMrna~
o Deux bateaux à vapeur anglais, charges d'une expédition scienti-
Ëqne, croisent, alternativement dans te Bosphore, sendent le can".t et
cherchent à étudier tous tes courans. Ces travaux, d'une utilité bien re-
~onnne, sont pousses avec ta ptus grande activité, et n'éprouvent aucune
contrariété de ta part du gouvernement.
Nous avons déjà fait connaître ta position déSnittve du poi.nt de
départ du~ehemin de fer de Paris à Saint-Germain. L'établissement
d'un premier chemin de fer dans Paris, 6xe tcttement l'attention pu-
Nique, que nous croyons devoir donner, sur l'ensemble de ~e travail,
quelques détails qui 'compléteront ceux que nous avons fournis avec
d'autres journaux.
Le chemin partira, ainsi que nous t'avons déjà dit, de ta ptace de ta
Madeleine, au coin de ta rue Tronchet. A ce point; it se trouvera sur
des arcades etse maintiendra jusqu'au delà de ta rue Saint-Lazarre, à
on niveau moyen de 6 mètres 60 centimètres (environ 20 pieds) au des-
sus du niveau du sot.
It longera te mur du marché de ta Madeleine, et traversera perpen-
diculairement sur des ponts tes ruesCastcttanc, Nenve-des-Mathurins,
Saint-Nicotas et Saint-Lazarre. It passera sur cette dernière rue, à ta
gauche du passage Bony, et traversera, également sur un peut, ta par-
tie ren-trante de ce passage.
Les arcades se termineront à quelques mètres an-dela de ce pont;
leur développement totat depuis ta Madetcine sera de 117 mètres (1900
pieds).
.Le terrains'in&éehit avec une tette rapidité sur ce point, qu'en quit-
tant tes arcades, te chemin entre presque immédiatement en souterrain
soHs te jardin qui tonge ta rue de Stockholm, et qui sépare cette rue de
l'impasse Beny.
De cette manière, ta rue de Stockholm, ta place d'Europe, tes mes
projetées de Naptes, de Hambourg et de Bruxelles, t'aquedue de cein-
tHre, te chemin de ronde, te mur d'enceinte de Paris et te boulevard ex-
Mrieur, pourront être traversés'stuterraincment.
~Sntre ta rue de Stockholm et ta p)ace d'Europe, te souterrain sera in"
tërrbmpu par une tranchée pratiquée à ciet eavert dans une longueur de
t20 mètres.
Pareittement entre ta rue projetée de Hambourg et cette de Bruxelles,
it y aura une tranchée ouverte de 100 mètres de longueur,
Le souterrain continuera sous ta commune des Batignottes-MûRceaux,
~t passera sous tes rues des Dames et de ta Paix, et se terminera à ta rue
Samt-Chartes.
Le souterrain du chemin de fer, têt qu'it a été approuvé par tes Cham-
bres. avait un-dévetoppement de 1158 mètres, te prolongement par ta
rue Saint-Lazare, t'aurait allongé de 96 mètres, ce qui aurait fait un dé-
veloppement tbtat, non interrompu, de 1254 mètres.
Au moyen des deux tranchées pratiquées dans Paris et de ta tranchée
dans tes Hatignottes, te souterrain sera d'abord divisé en trois parties,
puis réduit aux proportions saivantes s
Première partie, entre ta me Saint-Lazare et ta rue de
Stockholm. 96 mètres.
Deuxième partie, entre ta place d'Europe et ta rue pro-
jetée de Hambourg. 262
Troisième partie, entre ta rue projetée de Bruxettes, dans
Paris, et ta rue Saint-Chartes, dans tes Batignottes. 472
Développement totat des trois souterrains. 830
Le souterrain primitif ne devait avoir que sept mètres de targear tes
trois souterrains, d'après tes ptans déSnitHs, auront neuf mètres.
Par te prolongement du chemin de fer dans Paris, et par tes modi&-
eations importantes opérées dans ta construction da souterrain, ta com-
pagnie a évité tes seuts reproches sérieux que ses premiers plans aient
rencontrés dans tes Chambres.
Le chemin de fer sera à trois voies, depuis Paris jusqu'à Asnières,
au-delà de ta Seine, c'est-à-dire sar un développement de près de
5,000 mètres.
Trois gares de stationnement, de chargement et de déchargement pour
les marchandises seront établies, la première dans te quartier de Tivoli,
la seconde dans ta plaine de Batignolles-Monceaux, et ta troisième dans
lajptainedeCHcby.
Le nombre des ponts construits sur des rues, des routes et des chemins
vicinaux, depuis le point de départ dans Paris jusqu'à ta Seine, sera de
douze. Les travaux ont pour but de conserver tes niveaux du chemin de
fer, et d'éviter tes accideas à ta rencontrf des autres voies de communi-
cation. Le pont actuellement en construction sur ta Seine, entre Clichy
et Asnières, complétera tes travaux d'art dans cette première section du
chemin dé fer.
Ces travaux, concentrés dans nn espace assez circonscrit, ta succès–
sioa des arcades, des souterrains, des tranchées profondes et des viaducs,
constitueront trè~i certainement un ensemble de constructions très remar-
quable~ et qui ajouteront à l'attrait de ta nouveauté d'un chemin de fer
à machmes locomotives.
On peut ajouter qu'il n'existe pas, même en Angleterre, une entrée de
chemin de fer aussi convenante, et placée dans des conditions aussi fa-
vorables pour te mouvement des voitures qui devront mettre les habitans
des quartiers les p)us éloignés de la viltc en communication avec te che-
min de fer. Le chemin de Greenwich arrive à ta vérité dans Londres a
un point plus central et plus populeux, mais tes abords en sont moins
tacites, les rues qui y aboutissent moins spacieuses et ptus encombrées,
ce qui s'explique par te voisinage de ta douane et de ta eité.
La vitesse des machines locomotives, d'après te mode de construction
actuellement adopté, étant de 30 milles (12 lieues) à l'heure, voici quel
sera te temps employé pour te parcours de ta ligne totale et des points
mtermédiatres
De Paris (départ de ta Madeleine) a Saint-Germain, 24 minutes.
r àCbatoa, 20 H
r aNanterre, 16 c
& Asnières, 7 7 a
r à Clichy, Sx
r auxBatignoles, 3 o
H a'est pas douteux que ce nouveau moyen de transport ne modi6e,
dans an temps très court, tes habitudes de ta population des communes,
qui environnent Paris. Pour approvisionner ta Hatte et tes marchés de la
capitale, tes cultivateurs sont obliges de passer, en hiver comme en été
les naits sur tes routes, pour apporter leurs .produits puis de perdre
tout te jaur pour retourner chez eux; lorsque pttKieurs tignes de chemins
de fer seront établiesautour de Paris, t'approvisionnemettt sera ptus ré-
galier, et occasionnera à ta fois moins de peine et moins de perte de
temps à ceux qui se livrent à ce commerce si important.
Lepréfet de ta Seine prévient te pubtic que, cenformément au ti-
tre ïï de ta toi du 7 jaittet i833, sur l'expropnatioa pour cause d'utilité
pubtique, une enquête sera ouverte & Paris et dans tes communes des
Batigàoles-MoaceattX etde Ctichy,sur.fe pr~ëtdu trace (ieSaitifda
,<< -tAt<)!M6t'.Mi.('i.~iM~t.Mj3..at
chemin de fer de Saint-Germain, pour ta première partie ae ce che-
min, de Paris à Asnières. En conséquence, tes états parcellaires des pro-
priétés à occuper et les plans composant ce projet, seront déposes pcn-
daat huit jours, à partir du 30 octobre présent mois (inclusivement)
1° à la mairie du 1~ arrondissement de Paris, pour la partie du chemin
dans l'intérieur de la ville; 2° aux mairies desBatignelles et de Cliehy,
pour la partie du chemin traversant les territoires de chacune de ces
communes.
Toutes les personnes que ce projet interesse sont invitées à en pren-
dre connaissance, et à présenter, s'il y à lieu, leurs observations et ré-
clamations, jusqu'au 7 novembre prochain, époque à laquelle les, procès-
verbaux de publication seront clos.
On écrit de Lyon, le 25 octobre
« Un acte de Mie vraiment extraordinaire s'est passé ces jours der-
niers à Montmétas, arrondissement de VHtefranche. M. Ç. riche pro-
priétaire de l'endroit, et père d'une assez nombreuse famitte, venait de
mourir subitement. L'ofnee des morts était termine, et déjàlecnré
s'était mis ea route, suivi d'un fort nombreux cortège, pour accompa-
gner le défunt au cimetière qui se trouve situé dans un emplacement
un peu éteigne de ta vilte, lorsque tout & coup, derrière un buisson,
on voit apparaître, p&le et hagard, un individu qui s'avance à grands
pas, armé d'une hache. D'un signe impératif H arretc.te cortège. Les
am'sdudéfunt,qui avaient voulu te porter eux-mêmes à sa dernière
demeure, dan: un premier mouvement d'effroi, laissent tomber la
bière qui renfermait sa dcpouiUe. Aussitôt t'individn se jette sur cette
bière, soulève le drap qui la couvrait, et se dispose & ta dcctouer. Re-
venus de teur première terreur, tes assistans parviennent à se rendre
mitres de sa personne, et ce n'est pas sans étoHnement qu'on recon-
naît M. F., le ptus inttmc ami du d.é&mt, qui s'obstine à vouloir con-
tinuer son opération, disant qu'itveaait prendre ta place de son ami,
qui était indispensable à sa famille, tandis que lui, entièrement inutile
sur terre, ferait une bonne action en sMaissant en terrer à sa place.
H Malgré ses cris on parvint en8a & s'assurer de lui, on le recon-
duisit dans son domicile, et le cortège continua paisiblement sa marche.
a Bèja M. F. avait manifesté quelques signes d'a)iënation mentale
qui, depuis quelque temps cependant semblait s'être dissipée. »
La vitte de Bonn, o& est né Beethoven, doit ériger un monument
à la mémoire de ce grand compositeur. M. Auguste-Guillaume Seh)egel
préside le comité qui a été nommé pour présider à l'exécution de ce
projet.
On lit dans <'7nefM~rM~ ea~MtSK
« Lundi dernier, un habitant de Sangate chassaat dans les dunes en-
tendit tout à coup son chien pousser des hurtemens affreux, comme
s'il était en proie à une vive douteur. Au même instant, itte vit accourir
portant sur le dos un énorme oiseau qu'il prit d'abord pour un dindon.
tt ne pouvait se rendre compte de la hardiesse belliqueuse de ce volatile
et deïhumeur pacifique de son chien, qui d'ordinaire ne paraissait pas
disposé à sa laisser intimider par un dindon. Tout & coup, à son grand
étonnement, il le vit prendre audacieusement son vol dans l'air. Il le
couche alors en joue et l'abattit, après lui avoir fracassé t'humérus
gauche. Cet oiseau était un aigle qui av~it saisi le dos du chien entre ses
serres, et qui voulait l'enlever. Cet aigle est de l'espèce appelée aigle
co/WKMM, M'r«~vergure. La blessure était tellement grave que cet animal n'a vécu que
trois jours il est mort jeudi soir. a
L'octave des Morts, érigée en vertu de l'induit de N. S. P. le Pape
Grégoire XVI, en date du 10 octobre 1833, à Notre-Dame de Prompt-
Secours, sera célébrée dans la chapelle de t'innrmerie de Marie-Thérèse,
rue d'Enfer, n" 84, près l'Observatoire. Tous les jours il y aura, dans la
chapelle de l'in6rmeric de Marie-Thérèse, des messes depuis six heures
jusqu'à dix. A dix heures, ta grand'mësse suivie d'un sermon.
–M~ Delaviltc-Marqué, attaché à l'école des chartes et fils du dé-
puté du même nom, vient de retrouver dans une église des montagnes
noires, près de Mortaix, tes poésies de l'ancien barde Ouin-Clan, inuti-
temcat cherchées par les amateurs de nos vieux monumens littéraires,
et dont quelques fragmens peiae usaient échappé au temps. Ces poé-
sies, écrites en bas breton,sont du cinquième ou sixième siècls. Ouin-
~i'an était le MerUn des Bretons, si ce n'est même le véritable MeriiR
(tes
La caMse d'épargne de Paris a reçu, dimanche 2& et lundi 26 oc-
tobre, de 3037 déposans, dont 523 nouveaux, la somme de 448,365 fr.
Les rcmboursemens demandés s'élèvent à la somme de 233,000 fr.
Les recettes du mois d'octobre se sont élevées en totalité à 1 million
894,545 fr., versés par 13,666 déposans, dont 2082 nouveaux.
M– S. M. ta Reine des Français vient de prendre part pour une somme
de ~00 francs à une souscription ouverte pour frais de réparations à l'é-
glise de la paroisse d'Osny, canton de Pontoise.
L'Ecote de droit appliquée au notariat, instituée en 1820, à Niort,
par M. Duma~, continue à jouir du plus grand succès. Les élèves y
aMueat de toutes parts. Deux ans suffisent & leur instruction complète,
saine et solide, t) en résulte pour eux et leurs parens une double écono-
mie de temps et de dépenses.
Une nouvetle éditioa des Cart~ <~e ~~rapAte de H. Selves vient
de paraître ces eartes sont depuis long-temps adoptées pour l'ensei-
gaemeRt public.
La jR~M" <~M Nord qui, saus ta direction de M. Boulet, de Meh,
compte maintenant un grand nombre de rédacteurs, tant français
qu~etrangers, est un recueH dont la lecture est instructive et amu-
sante. Za .RsfMe dM ~Vonsf résume ta presse non seulement de t'AHema-
gne, mais encore des peuples du Nord sur lesquels nous ne possédions
que des actions imparfaites.
La tibrairie d'Ad. Leelère et C° vient de mettre en vente la troi-
sième édition, revue et augmentée, avec une introduction nouvelle, de
['ouvrage intitMtê E~ac ~Mr /'B~yn
COUR D'ASStSES DE. L'A SEME.'
(PRËsmBKCBBEM.BEVEMt.S.)
~~WM du Charivari, cfM Bon-Sens et de la Quotidienne.
M. Nmon, garant du CA~wart, extrait ce matia de Sainte-Pélagie, et M. Gré-
goire, imprimeur du m~me journal, sont présens à la barre.
Le humérodu <7/t
cinquante-six paragraphes, iutitutë mortuaire des 6dë)es de S. M., qui ont péri vicOmes des erreurs de l'ordre pu-
t))ic, en temoigMge des bienfaits qui sont résultés pour eux de l'ordre de choses. H
tt se termine par ces mo~ï~
M. s'NM se reconBatt responsable de cet arhete, comme ayant signe la feuille
d'avance, etMea qu'it n'ait pas pu avoir connaissance de son coatenu. J'étais,
dit-tt, détenu à Sainte-Pélagie et au secret depuis l'évasion de plusieurs des pri-
MMiers d'aYfit. ..s~ ~,),~
tt. M M&HMKT Dans votre interrogatoire écrit, vous avez dectaré qne vous s
éttetMcien cordonnier commeat vous trouvez-vous gérant d'ua journat ? Ce
serait au surplus pour vous ua moyen d'atténuation.
M. smott J'avais coutume de Stgucr les feuittes d'avance.
M. M MBMMHeT Sieur Grëgoite, vous êtes {'imprimeur du journal; savez-
vous pourquoi on l'a imprimë'en encre rouge plutôt qu'en encre noire ?
tt. CR~cotM J'ënis ce jour-là à h camMgne et d'aitteurs, imprimeur de
dix journaux, H m'est physiquement impoMtMe de prendre connaissance de leur
contenu. J'ai fait aligner tf pr~priëtatfe du jouraat et les d:ux protes pour
vous démontrer que c'est s'jy ta demande de t'administratiou, et non sur la
mienne, que l'on s'est servi d'encre rouge. J'ai eu connaissance du numéro le
29 matin seulement, et en même temps que tout le puMic.
ar. mpfdHtMNT Vous avez du comprendre ators pourquoi l'on s'était servi
d'encre rouge.
)f. CRÉcotRE J'ai compris seulement que l'adminKtration avait juge à propos
tte se fiervir d'encre rougf.
MM. PMUppen, propriétaires, et les deux prates, sont entendus comme te-
moiM.
M. Ptougoutm, ~ocat-gëaera!, dectare renoncer à ta prévention ea ce qui
concerne te Steur Grégoire.
On distribtte à chacun de KM. les jur&i an numéro rouge du CA<'H'<~
M. ï.'AVO)eAf-
tionf! seraient inutiles. Le défit ei-t d'une tette nature qu'il sufnt de jetfr un co~
d'œil sur te numéro incrimine. Ce detit a un caractère singulier. Lorsque l'on
fait un procès de )a presse, on inculpe ordinairement un article isolé contenant
l'exposé d'une doctrine plus ou moins coupaMe mais ici l'on a rëuni toat CE qM
tes journaux d'opposition et d'hostilité ont publié depuis cinq ans de plus odie~
contre te gouvernement; et c'est un journal qui habituellement s'occupe peu de
politique proprement dite, et ne se livre qu'à des ptaisanteries dont, it faut te
dire, it abuse souvent, c'est ce journal qut remplit ses colonnes de tout ce (me
ta haine ta pius odieuse peut avoir imagine.
On ne s'est pas contente de ceta, on a imprime en caractères rouges ce même
journal, et on t'a accompagne d'une caricature qui achève d'expliquer ta pensée
de fauteur de l'article. Cette Bgure représente t'apparence du Roi, teUe que tes*
lithographies de ce journatavaient coutume de ta présenter. Cette figure toute en-
tière, t'apparence de ta tête, tes mains, tes pieds, sont formes de cadavres et
on tit au bas cette inscription ~eMOWM/ïca'Ko~ <~H .~M/Me p~M doua? ff
~e p
Après avoir donne lecture des cinquante-six paragraphes, où l'on entasse me
foute d'assertions snr tes circonstances qui auraient accompagne ta catastrophe de
ta Pologne, tes insurrections de Paris, en juin et avri), l'insurrection de Lyon,
etc. M. t'avocat-gënërat ajoute Vous comprenez que nous ne nous abaisserons
point a combattre ta fausseté et ta catamnie de toutes ces assertions. Le délit que
nous imputons au <7/
trines criminelles et coupables en eltes-m&mes, et cette accumulation de calom-
nies sanghntes. Comment! depuis cinq années nous avons conquis )a liberté, nous
vivons sous te régime que nous avions demande, et l'on accuse ce régime de n'a-
voir fait autre chose que répandre te sang des victimes! voità te régime que
nous a donné te Roi sous te gouvernement duquel nous vivons. Nous disons te
Roi, quoique son nom ne se trouve point au procès quoiqu'il ne s'agisse pas ici
d'offense à ta personne même du Roi, et c'eet ce régime que t'en attaque'de ta
manière ta plus odieuse.
Nous ferons une simpte remarque sur ta date a taquette a paru cet article, at
nous a)tons dire notre pensée toute entière. Si nous pensions que te <7/t
main, nous n'eussions pas hésite a le paursuivre comme têt nous sommes loin
de te supposer~mais si l'attentat eut réussi, te <7/)
et ses nts eussent péri victimes du forfait conçu par un monstre, ceux qui en'au-
raient profité n'auraient pu mieux faire que de répandre partout un journal eu
l'on présentait le gouvernement comme n'ayant fait autre chose depuis cinq ans
que verser te sang des citoyens et accumuler les victimes. Nous n'établissons pas
cette coïncidence, mais dans t'ëpouvantabto supposition que nous venons de pré-
senter te numéro ro~e du C/t
La condamnation d'un pareil délit ne saurait faire un doute. Nous attendons
les explications qui seront données, nous avons ta certitude qu'eues seront con-
venables car nous ne pourrions pas en entendre d'autres; nous ne nous prête-
rions pas a entendre la justification des faits dont on a rempli ~article incria~iné.
Nous verrons quelles excuses on a & donner, et nous y répondrons.
M" jour, ancien membre de ta Chambre des Députés, commence ainsi sa plai-
doirie On attend de nous des explications, et sur quoi donc? Sur des faits qui
ne sont pas de nous,que nous avons puisés dans la presse de toutes les couleurs,
de toutes les opinions, de tous les partis. Quelles explications, par exempte, ai-
je a donner sur des articles extraits de feuittes ministériels, du TVouceMMtc et
dn.7
a la rue Transnonain a été puisée dans te 7b;
Le défenseur ajoute qu'il n'a pas plus d'expiieations a donner sur tes faits tirés
des journaux de l'Opposition. La plupart de ces faits sont avérés, ou du moins tes
journaux qui les ont avancés n'ont pas été poursuivis. On ne saurait, après tout,
considérer de telles énoneiations que comme appartenant a la libre discussion des
actes ministériels, ou d'actes émanés des agens inférieurs du pouvoir, M n'y a
point la d'attaque directe contre le gouvernement lui-même.
On insiste beaucoup sur la couleur rouge du numéro du 27 juillet. Qu'auraH-oa
dit si, ~e <7/t
s'écrier que le noir étant un signe de mort et de deui), on prophêttsait une catas-
trophe. Si te numéro eût été imprimé en vert, on y aurait vu la couleur des car-
tistes. Laissons donc de côté ces interprétations, et ne voyons ta qu'une chose
toute Naturelle. La couteur rouge appartient aux souvenirs de la journée du 27 juil-
let t830. Cette journée est une leçon a jamais mémorable pour tout gonvernenMnt
qui s'insurgerait contre tes tois.'et pour tes citoyens qui ne doivent jamais perdre
de vue teur défense.
M. M.oncoMtt, avocat-général, a fait une réplique très développée. L'emploi
de ta couleur rouge est trop bien expliqué par ta caricature jointe au numéro
on voulait y présenter te gouvernement de juiltet comme couvert du saHg des
Français; mais voulez-vous une interprétation plus douée? cette couleur Mitlante
aurait été choisie pour rendre le numéro plus remarquable et te faire rechercher
par un plus grand nombre de lecteurs.
? MM réplique à son tour.
M. M vEM~s, président, fait le résumé de tous tes moyens employés tant par
l'accusation que par la défense.
Les jurés, après une courte délibération ont déclaré L. N. Simon, seul eou-
pab'edu déttt d'excitation à la haine et au mépris du gouvernement.
La Cour, après avoir prononcé l'acquittement de M Grégoire, imprimeur a
condamné le gérant du <7/t
~Mtcn/te, réunies par ordonnance de M. l? présideat, motivée sur la bonne et
prompte administration de la justice.
Les deux journaux ont pubné te <0 août une traduction en termes presque
identiques d'un article inséré le 7 du même mois dans te journal anglais !e ~M.
Hf soBt prévenus, 1° d'excitation a la haine et au mépris du gouvernement
du Roi 2e de provocation non suivie d'effet à l'attentat dont le but serait de
changer ou détruire le gouvernement.
M.pMCCocLM, avocat-général, commence par tire le texte de l'article incri-
miné qui est te même dans tes deux journaux, sauf une phrase de plus qui se
trouve dans (?M<~Mte/MM'. L'article du .P
Chambre des Députés. L'article se termine par ces mots « Ainsi la liberté oo-
litique ne peut être abolie en France, o Le journal anglais
n'eût jamais dû élever au pouvoir, a
ttsutnt, dit M. l'avoMt-générat, dans cette affaire comme dans d'autres du
même genre, de lire l'artic!e pour démontrer la gravité du délit. Ouelte que
soit ta modilicationqueta prudence des deux journaux ait pu apporter au texte
orignal, le double délit que nous signalées est encore plus évident, ptus mani-
feste qu'il n'a coutume de se présenter sous une plume française; aucun écri-
vain de notre pays n'aurait emptoyé des expressions aussi hostiles, aussi Violentes
et empreintes même d'une sorte de brutalité.
En vain, aUéguera-t-on pour excuse que ce n'est la qu'une traduction et
qu'on en a même retranché ou adouci plusteurs expressions trop vives. Si i'ou
pouvait impunément publier en France des extraits de journaux'étrangers coa-
damnabtes suivant nos fois, toutes tes lois de la presse seraient facilement éludées
M suFSrait d'envoyer aux feuitfes étrangères des calomnies, des provocations sé~
ditieuses que l'on reproduirait ensuite dans nos journaux. Les articles seraieat
datés de Londres au lieu de l'être de Paris ce serait toute la ditfé.'ence.
Nous reconnaissons que l'article a subi de nombreuses et importantes mojin-
eatiu~s; aeus le reconnaissons aussi largement que les défenseurs pourront le
prétendre nons n'entendons entrer dane aucune discussion à cet égard, et
vous en sentez l'impossibilité. La traduction textueUe et littérale de l'article ori-
ginal (par M. Breton traducteur assermenté près la Cour), cous a été remise
mais elte ne peut être lue en audience pnbique, elle serait insEréc dans tous tes
journaux et devtendrait un nouveau detit. H paraît en effet que te journaliste an-
glais faH remonter ses attaques jusqu'à la personne m~me du Roi des Francis.
Une pareille défense deviendrait une aggravation du délit, où plutôt ne'serait
qu'une dérision.
Cette excuse n'est donc pas admissible, tl y a d'ailleurs pour la France quelque
chose d'humiliant à se voir ainsi traitée par certains organes de la presse étran-
gère. Pouvons-nous souffrir quel'on nous regarde comms une nahon servile
dévouée a subir lejsuguu premier desposte qui voudra se présenter, et que la
Chambre des Députés soit présentée comme trahissant tousses devoirs PO.ns'éumE.e-
qNe des journalistes français, oubliant tout sentiment d'honneur national aient
répété des injures adressées a ta nation entière.
M. CMMOM-MMMRE, garant du .BM .MfM, prononce un discours pour h dé-
fense. tt déclare que fatigué de t'umbrageuse susceptibititédu parquet, it renonce
désormais aux fonctions de gérant-responsable et de rédacteur ea chef, mais
n'abdique point pour cela te caractère de jout'naiiste.
Messieurs les jurés, dit en terminant M. Cauchois-Lemaire, je doute qu'à
l'tnstar du ministère public, vous vouliez me répondre p:'r l'argument du geô-
lier, et décider que cette audience, aujourd'hui comme tn 1828, nes~rapour
moi que le vertibute d'un cachot. Hecidive inouie que ce!le qui, pour porterie;
style du pa'ai~ et de la Restauration, me vaudrait, Mue le Roi de,France. te
comp~mfHt et le o'aximum de la peine dont je fus frappé pour avoir Mue trop.
tôt t'avénement du duc d'Orléans.
Et toun-fois, Messieu~, absous par l'événement, je récuse le [K&tsctorat de
mo..def)tMr délit. U~
Si donc, par impossible, le regret dn prëi!eRt,'quef~Ya?rêi'~tot~~3~~t~
est tm critne a vos yeux, s'il ms rament aux. carrières, j'at nue S''âct~~H~t~'t!
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