Titre : L'Humanité : journal socialiste quotidien
Auteur : Parti communiste français. Auteur du texte
Éditeur : L'Humanité (Paris)
Éditeur : L'HumanitéL'Humanité (Saint-Denis)
Date d'édition : 1939-08-04
Contributeur : Jaurès, Jean (1859-1914). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
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Description : 04 août 1939 04 août 1939
Description : 1939/08/04 (Numéro 14836). 1939/08/04 (Numéro 14836).
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
l'Humanité
4-8-39
teaux. Les aristocrates leur faisaient!
les récits les plus horrifiques sur I^sl
coltes cV les chaumières. Mais les véri-
tables « brigands » n'étaient-ils pas
ceux qui, depuis des générations,
opprimaient le peuple ? Puisque dans
les châteaux se trouvaient les chartes
qui permettaient aux féodaux de per-
cevoir les; droits seigneuriaux^ détrui-
sons les chartes, brûlons-Iss et,L désor-
mais, le régime féodal s'évanouira
dans la fumée des incendies. Ce fut
ce qu'on a, appelé la. u Grande Peur «
̃ c'est-à-dire la Jacquerie, de l'été
ifBg, jacquerie qui s'amplifia quand
on apprit dans les campagnes la nou-
velle de la. prise de la Bastille.
Les privilégiés devaient s'incliner
s'incliner devant la force populaire.
Dans la nuit du! août, deux grands
seigneurs, le vicomte de Noailles et
le duc d'Aiguillon proposèrent qu'on
abolit une partie des droits féodaux.
Le 6 août, la Constituante adopta le
texte suivant
« L'Assemblée nationale abolit en-
tièrement le régime, féodal elle dé-
crète que les droits et devoirs tant féo-
daux que censuels, ceitx qui tiennent
de la- mainmorte réelle ou personnelle
et à là servitude personnelle et ceux
qui les représentent sont abolis sant
indemnité. Tous les autres seront ra-
chétab'lès et le prix et le mode de ra-
chat seront fixés par l'Assemblée na-
tionale. Ceux desdits droits qui ne sont
point supprimés par ce décret conti-
ntieront néanmoins à être perçus jus-
qu'au remboursement. »
Le ri, août, la dîme fut abolie.
San& aucun dout£r les résultats de
la nuit du 4 août sont de la plus gran-
de importance. On ne peut cependant
les évoquer et évoquer les circons-
tances dans lesquelles ils furent
acquis sans faire deux observations
i° Les privilégiés ont renoncé à.
quelques-uns des droits féodaux. C'est
exact. Mais leur sacrifice n'a point été
spontané. Sans la révolte des pay-
sans, sans l'incendie des chartes (et
quelquefois aussi des châteaux), sans
la Jacquerie en un mot, il n'y aurait
pas eu de « nuit du 4 août ». Ota, les
philosophes du XVIIIe siècle avaient
dénoncé le régime féodal,, sow in jus-
tice et son absurdité. Ils avaient bran-
di contre lui «^ l'arme de- la critique
Cette arme était insuffisante. Pour
vaincte la résistance, des féodaux, il a
fallu substituer à « l'arme de la cri-
tique n, «la critique des armes a
tant il est vrai que les classes, con-
damnées par le développement de
l'Histoire. n'abandonnent jamais de
leur propre mouvement les avantages
qu'elles possèdent. « Une classe sociale
ne capitule point sans combattre. »
(Karl Marx.)
3" En dépit de l'arrêté du 6 août,
le régime féodal n'était pas « entière-
ment abati ». En effet, on avait divi-
sé les droits féodaux en deux groupes.
Les uns pesaient sur la. personne
(exemple les corvées) ils étaient abo-
lis. Les autres pesaient sur la. teEie
que le paysan cultivait ils seront ra-
chetaWes Vous mesurez toute la grah
vité de cette distinction. Rachetables
seulement les droits féoâànx les plus
lourds 1 Ce n'était point pour aboutir
à un compromis aussi favorable aux
anciens privilégiés que les paysans
s'étaient levés en juillet 178g. Ils con-
tinuèrent la lutte. Pour que satisfac-
tion leur soit donnée^ il faudra. le
jo août 1792, c'est-à-dire la chute de
la royauté, et le 2 juin 1795, c'est-à-
dire la défaite du parti de la grande
bourgeoisie, le parti girondin. De ce
Tappel, historique se dégage .ainsi une
deuxième 'conclusion, la lutte des pay-
sans ne fut pas une lutte autonome,
elle fut liée étroitement à la lutte du
peuple des villes. Le 14 juillet 1789,
les Parisiens s'emparent de la Bas-
tille la révolte agraire se développe
et les privilégiés qui m'ont pas pu dis-
soudre l'Assemblée Constituante voient
tomber de leurs mains l'arme de ta
répression. Le 10 août 1 792, les Pari-
siens encore, mais cette fois avec l'aide
des fédérés de province, renversent la
royauté les. poursuites pour non-paie-
ment des droits ci-devant féodaux sont
suspendues et tous les droits féodaux
sont abolis à moins que la preuve ne
soit faite qu'ils sont le prix d'une con-
cession de terres., (décret du 26 août
1792); Le 2 juin 1.793, les Parisiens im-
posent l'arrestation des principaux
Girondins les droits féodaux sont
abolis sans exception et sans indem-
nité.
Solidarité étroite entre les travail-
leurs des champs et les travailleurs des
villes: telle est la leçon, de la nuit
du 4 août. N'est-il pas vrai que c'est
encore de cette leçon que s'Inspire
notre parti dans cette campagne de
« défense paysanne », qui a été inau-
gurée dans les colonnes de ce journal
par notre camarade Maurice Thorez
et qui fera naître à nouveau l'espé-
rance dans les campagnes françaises ? p
Jean BRUHAT.
Trois brochures
qui s'imposent
dans les campagnes
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RECTIFICATION
Nous avons annoncé hier la libération
anticipée de réservistes pères de deux
enfants. C'est de la libération de sol-
dats de l'armie active qu'il s'agissait.
EN PRIS Il..LES.TRAIT;RES
ET lENtS PROTECTEURS!
(SUITE DE LÀ PREMIERE PAGE)
Nous ignorons ce que va faire de
cette plainte: M, Marchandeau, mi-
nistre de la justice. Nous ignorons éga-
lement si ce procès verra le jour.'
Mais, en tout cas, ce geste d'Otto
Abetz et le fait que le ministère alle-
mand des Affaires étrangères inter-
vient en faveur de l'espion nazi ten-
dent à prouver que celui-ci n'agissait
pas en France comme un simple par-
ticulier, mais bien comme un. repré-
sentant effectif de von Ribbentrop.
Et ce fait jusqu'ici avait été dé-
menti par les journaux allemands et
par certaines des personnalités pari-
siennes, le m GRATIN DE PARIS »
qui furent en constantes relations
avec l'espion hitlérien.
Ainsi, après le procès qui nous fut
intenté et qui souleva l'indignation
populaire, voici que von Ribbentrop
et son, Otto Abetz s'en prennent à M.
de Kerillis.
Tous les moyens sont employés
pour tenter de faire taire les Français
qui dénoncent la trahison. Et ceci
montre amplement que poar imposer
silence aux traîtres et, exiger leur
châtiment. le front des honnêtes gens
doit se réaliser au plus tôt.
Un joli coup d'Otto Abetz
Un correspondant très bien placé
nous écrit ponr démontrer que l'es-
pion Abetz était depuis longtemps
connu des services officiels français.
Comme L'information qu'il nous re-
late remonte assez loin» et qp'elle ne
touche aucunement à l'affaire d'es-
pionnage, actuellement en coars, sa
publication ne tombe donc pas sous
le coup d'nn décret-loi.
Voici cette lettre
<̃<̃ II y a environ deux ans, le con-
sulat français de Karlsruhe était saisi
d'une demande de visa pour un voya-
ge en France d'un groupe de jeunes
Allemands.
« Le chef du groupe était un sieur
ABETZ, PROFESSEUR DE DESSIN
A KÂRLSRUHE, déjà signalé à cette
époque comme L'homme de confiance
de H. Ribbentrop.
« M. Abetz ne se contentait pas de
vouloir se promener en France, il
avait L'intentïon d'y emmener su dou-
zaine d'acolytes « EN TENUE DE S.S.
CHEMISE BRUNE, CROIX GAMMEE,
BRASSARD. etc.».
.« Le consul de France à Karlsruhe
répondit au sieur Abetz qu'il trans-
mettait sa demande au ministère, à
Paris, mais qu'il fallait s'attendre à
un refus, le ministère français de
l'Intérieur ne voulant certainement
pas accorder une pareille autorisa-
tion, la étsifé &' Paris d*«n groupe
de S.S. en uniforme ne pouvant avoir
lieu sans incidents.
'<( Grosse surprise au consulat, quel-
que temps après. une communication
téléphonique annonçait, à M. le Con-
sul que l'autorisation- sollicitée par
M. Abetz était accorde ,e: M. Abetz
et ses S.S. étaient admis en France
en grande tenue.
c< CETTE COMMUNICATION TE-
LEPHONIQUE PRESENTAIT TOU-
TES LES GARANTIES D'AUTHEN-
TICITE, A UN DETAIL PRES, LA
REPETITION PAR ECMT DE L'OR-
DRE AINSI TRANSMIS, REPETI-
TION ECRITE DEVENUE DEPUIS
PEU REGLEMENTAIRE.
« Après enquête, le consul de
France apprit que la personne QUI
S'ETAIT FAIT PASSER POUR UN
FONCTIONNAIRE FRANÇAIS N'E-
TAIT AUTRE QUE M. ABETZ.
k Ce fait fit immédiatement l'objet
d'un rapport du consul, et le résultai
fut un peu imprévu M. Abetz, si-
gnalé comme homme de confiance de
H. Ribbentrop, coupable d'une fraude
Les décrets-lois acculent les vieux
à une plus pande détresse
Le bureau. du Comité national, de liai-
son et d'action pour la retraite aux
vieux, réuni le mercredi 2 août 1939, à
son siège social, après étude de la situa-
tion présente, proteste contre la pro-
rogation de deux années du mandat des
députés;
Contre l'éviction des vieux travailleurs
^u « Code de la famille de M. Po-
maret «
Contre les décrets-lois qui n'ont pour
but que d'accroître la nausse du coût
de la vie, rendant intenable la situation
de la classe laborieuse et acculant les
vieux à' la plus grande détresse.
Pour ces motifs, le Comité national
donne les directives surirantes à ses 25
fédérations et à ses 715 amicales
D'organiser partout des assemblées ou
des meetings, ou: de participer effective-
ment à toutes réunions ayant pour but
de protester contre la prorogation des
Chambres; contre les décrets-îïns;
Le Comité national estime, qu'agir
ainsi, ce n'est pas faire de la politique,
mais, bien au contraire, démontrer que
les vieux sont décidés à agir énergique-
ment et sur tous les terrains pour L'ob-
Le groupe socialiste
et la prorogation
118
Le groupe parlementaire socialiste
s'est réuni hier à la Chambre il a exa-
miné la situation créée par la proroga-
tion.
Léon Blum a été chargé de déposer
une proposition de loi tendant à l'abro-
gation du décret-loi.
Le communiqué, après avoir indiqué
que de. nombreux orateurs étaient inter-
venus dans le débat sur les conditions
dans lesquelles devait être entreprise la
campagne contre la prorogation, souli-
gne
Il Le gouvernement, ont constaté les
divers orateurs, s'est servi de la situa-
tion extérieure, dont le groupe connaît
,la. gravité, pour donner une fallacieuse
justification à une mesure dont les mo-
tifs réels sont tout autres.
la faute contraire, mais il décide, dès à
présent, la préparation d'une campagne
de réunions destinée à réveiller l'atten-
tion du pays et à grouper tous les tra-
vailleurs, républicains et démocrates,
autour de l'initiative prise par le
parti, »
L'organe fasciste « Unione »
est poursuivi
.i.
Tunis, 3 juillet. Sur plainte de
l'autorité militaire, une information ju-
diciaire a été ouverte contre le journal
Unione, organe fasciste italiert parais-
sant en Tunisie, pour contravention à
un décret prohibant la divulgation din-
formations de caractère militaire.
téléphonique d'une telle gravité, était
cependant autorisé à veriirew France
avec sa douzaine de :S.-S., en .civil
toutefois. =
« Depuis cette époque, tes services
ministériels ont certainement pu se
renseigner sur M. Abetz, et peut-être
les intéressés ont-ils pu savoir
QUELLE PERSONNALITE FRAN-
ÇAISE avait. pu avoir assez d'in-
fluence pour obtenir un visa et une
.autorisation de séjour en France pour
un individu qui venait de démontrer
aussi brillamment
ci 1° Qu'il connaissait le chiffre té-
léphonique d'un ministère français,;
« 2° Qu'il savait utiliser ces con-
naissances dans un but évident de
provocation* »
Comme notre correspondant, nous
demandons quelle personnalité fran-
çaise & eu assez d'influence pour ol>-
ternr, après ce brillant fait charmes»
l'autorisation de séjour en France
pour t'espion Otto Abetz.
S'agît-H; par. hasard, de fa. même
personne agit se mettait à la. disposi-
tion de l'Allemande Elisabeth Buttner
pour transmettre au cabinet de son
ministre de mari toutes les demandes
qu'elle voudrait bien lui adresser ?
S'agit-il de la femme d'un, ministre
français très liée à. la belle-mère de
l'Allemande Elisabeth Butmer t
Quoique la délivrance de çé visa
à l'espion Abetz remonte à. deux an-
nées, il ne doit pas être impossible
de retrouver les traces de, cette inter-
vention si favorable.
Il faut agir contre la trahison t
De nouvelles voix s'élèvent- contre
rétouJîemerat du scandale
L'Agence Radicale indépendante^
organe de l'opinion radicale-socialiste,
écrit :.̃'̃
Depuis l'acquittement, de AL Sam-
paix, le silence s'est fait à nouveau,
dans la grande presse d'information
sur le scandale de la. propagande alle-
mande; Il est manifeste qu'à cet
égard, it y a des gens qui, pour teur
tranquillité personnelle, préfèrent
qu'on parle le moins possible des at-
faires de trahison. On comprend
néanmoins tes scrupules' qu'ont tes
journalistes même indépendants à
fournir des informations, si vagues et
incomplètes soient-elles, dont ta di-
risque de tes faire poursui-
vre aussi rigoureusement, sinon da-
vantage, que tes espions et les -traî-
tres. '1
Mais alors te gouvernement, chargé
de veiller à une application impartiale
de la lai,devrait bien (aiçe le néces-
saire pour que les révélations interdi-
tes- en France ne reviennent pas chez
nous, publiées librement. et tout au
long par ta presse étrangère. Les Pa-
risiens qui se plaignent de M'être pas
tenus au courant de l'ampleur prise
par l'affaire Abett, n'ont qu*â tire les
journaux anglais de samedi matin.
La plupart donnent le nom, ta profes-
sion et l'adresse d'un nouvel inculpé.
ft s'agit d'un personnage, attaché à
l'administration d'une des deux as-
semblées parlementaires et qui serait.
accusé, paratl.41, d'avoir livré tes pro-
cès-verbaux des séances secrètes
d'une commission de la défense, na-
tionale.̃
Nous nous'garderons bien, puisque
nous n'en avons, paraît-il, pas le
droit de reproduire ces Informations
qui pourtant s'étalent noir sur blanc
dans les colonnes des organes britan-
niques tes plus sérieux, tes plus con-
servateurs' et les plus lus- en France.
MAIS LE FAIT QUE CES JOUR-
NAUX-LA SONT LIBREMENT VEN-
DUS DANS TOUS LES KIOSQUES
DE PARIS NE. REND-IL PAS LI-
CITE LA REPRODUCTION D'UNE
NOUVELLE PASSEE DESORMAIS
tehtion immédiate d'une retraite digne
et décente.
Le Comité national enregistre avec
fierté le grandiose succès de son. mee-
ting du samedi 29 juillet 1939, où les
trois grandes salles de la Mutualité
étaient trop petites, pour contenir l'af-
fluence des vieux et des vieilles de la
région parisienne. Il est persuadé que
cet exemple sera suivi par nos fédé-
rations des grandes agglomérations.
Vive l'action par runton des vieux
travailleurs
Pour le Gdmïté national, les secré-
taires Charles Besse et Georges Benet.
LE P. S. F.
POUR LA PROROGATION
Au moment du vote des pleins,
pouvoirs le t8 mars, un amende-
ment Lapie tendant à refuser au
gouvernement le droit de proroger
la Chambre par 'décrets-tors, a été
repoussé par 304 voix contre 272.
Les députés du P.S.F. étaient
parmi les 30a. Hs ont vnté contre,
c'est-à-dire pour donner au gou-
vernement le droit dé décider la
prorogation.
Ce qui ne les empêche pas au-
jourd'hui de se prétendre hostiles-
cette mesure antidémocratique 1
Démasquez sans relâche l'hypo-
crisie et la duplicité des gens du
P.S.F. en répandant dans tous les
foyers le tract 4 pages 2 couleurs:
LE PARTI DE LA TETE,DE MORT
ENNEMI PUBLIC N° 1
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Parts. (10M- Compte ch. p. 1319-67.
Dix mille personnes
à la fête de la région
communiste limousine
C'est par un temps magnifique que
se'st déroulée au Palais-aur-Vienne, près
de Limoges, la fête. champêtre annuelle
de la région communiste du Parti.
Plus de 10.000 personnes y ont parti-
cipé.
Venus de tous les coins de nos deux
départements* les travailleurs présents,
ont applaudi avec chaleur les mots d'or-
dre de notre Parti, développés par nos
camarades R. Moreau, secrétaire régio-
nal; G. Citerne, délégué à la propagan-
de, et Charles Tïlton, député deiia Seine,.
membre du Comité centraL
DANS LE DOMAINE PUBLIC ? Une
information publiée est comme une
cartouche brûlée. Les piges de M.
Sampaix n'ont pas, dit autre chose.
Alors pourquoi imposer aux journavx
français de garder le secret de Poli-
chinelle ?»
Pourquoi ? Mais tout simplement
parce qu'en certains milieux, on veut.
sauver le : hautes personnalités politiques » com-
promises dans cette gigantesque af-
faire de trahison.
L'intérêt, de la France, la sécurité
du. pa\ s commanderaient pourtant de
débrider la. plafe.
Selon la formule si saisissante de
M. Paul Bernier, député radical et
rapporteur du budget de la guerre et
de la défense nationale « Si Hitler
n'avait pas su, il y a un an. qu'il y
avait des traîtres en Autriche, en
Tchécoslovaquie. ET EN FRANCE.
nous n'en serions pas au nous en
sommes ? LES DISPONIBLES N'AU-
RAIENT PAS ETE; RAPPELES et
nous Saurions pas à craindre pour
la paix, »
Frapper la trahison, briser « le ré
seau d'intrigue, d'espionnage et pire
encore », devient donc une nécessité
de défense" nationale devant laquelle.
nnl ne doit recaler.
L. SAMPAIX.
Ardents témoignages
de solidarité
De partout continuent à nous parvenir
des témoignages de sympathie et de so-
lidarité. Des lettres, des résolutions, des
listes de pétition encourageant notre
camarade Sampaix à poursuivre sa
campagne contre les traîtres et les es-
pions.
Le- camarade Léon Boutbien, externe
des hôpitaux de Paris, membre du parti
S.P.I.O., secrétaire de la fédération na-
tionale des étudiants et ancien secrétai-
re de la fédération internationale des
étùdiants socialistes, adresse a Lucien
Sampaix une longue lettre de félicita-
tions qu'il termine ainsi
« Continuons chacun dans nos partis
à rechercher le coudé' à coude. Que vo-
tre procès serve d'exemple. »
M Marcel Afbousset, professeur ad-
joint au lycée J.-B. Dumas, à Alès,
écrit « J'apprends avec plaisir votre
acquittement Toutes mes félicitatkms
et ma cordiale sympathie pour votre
courageuse campagne. »
Beaucoup d'autres lettres nous par-
viennent, nous ne pouvons les insérer.
Voici une nouvelle liste d'organisa-
tions qui nons ont manifesté leur soli-
darité.: •_̃̃̃̃,̃̃
Cellule 1738 de Paris. Section du 6« ar-
rondissement. Section, de Rfa-Oran^s.
Section et jeunesses communistes de
Pontarlierj Cellule Staline de la 3" sec-
tion de Toulon. Cellule de la Prévoyance
à Bondy. Section communiste de Thiers.
Les cellules de: Boulay centre et la yi-
dfallé. de Thiers. (Puy-de-Dôme). Cellule
des cheminots (Voie d'Angers, Pierre Se-
mard).
Amis de l'Humanité de Pérols. Section
de Btéyenne et cellule de Sain-Bel. Cel-
Iule de Moiitesson-Laborde (S.-et-O:).
Cellule MarceliOachik à Romans- Inter-
syndical du ibâtiment et de Bois-d'Ar-
meBtlères et environs. Les cheminots» de
Lille-Délivrance nous envoient 4 listes
noires de signatures.
Comité « Paix et Liberté » de Blaye
(Gironde); cellule de St-Gilles (Gard);
cellule des Monte-Cuehet (Villejuif)
cellule 610 de la 6° section du métro.
Ira cellule 3e- Mottfcerrain, deux liste»
couvertes de noms. La cellule de Ma-
rans, 32 noms de protestataires. La. cel-
lule de Taverny-Plaine. Le comité cen-
tral des chômeurs des Bouches-du-
Rhône nous adressent des résolutions de
sympathie. Et encore de nombreuses Ifs-
tes portant dea centaines de signatures
provenant de différents quartiers Je Pa-
ris et de. banlieue.
Odieuse machination
trotskiste contre
le rédacteur en chef
du « Daily Worker »
organe du Parti
communiste américain
Clarence Hathway. rédacteur en chef
du Daily Worker de New-York, vient,
nous apprend l'agence France-Monde,
d'être arrêté à la suite d'une machina-
tion trotskiste contre le Parti commua
niste et lé' Mouvement populaire:
Hathway a été arrêté pour non-paie-
ment d'une amende de 25.000 dollars,
dont il avait été jadis frappé pour délit
de presse; contre une dame Liggett.
Le procureur est en même temps en
possession d eplusieurs plaintes d'autres
trotskistes contre le Daily Worker et les
leaders communistes.
Le jugement définitif étant pendant
devant la Cçrar d'appel, aussi l'illustre
juriste américain Edward Kuntz a dé-
claré1 cet emprisonnement inadmissible.
L'indignation est grande dans tous les
milieux syndicaux et libéraux de New-
York.
Des décrets-lois paraissent
ce matin à « l'Officiel »
Voici une nouvelle liste de décrets
qui paraît ce matin au Journal officiel
̃1° Décret relatif à la prolongation de
la durée de validité des brevets d.'inven-
tion
2° Décret' complétant l'article 9 de la
loi du 7 mai 1917 relative aux coopéra-
tives de consommation. 1
3° Décret relatif, à l'approvisionnement
en alcool pour la "défense nationale.
4° Décret portant modification de l'or-
ganisation des régions économiques.
5° Décret complétant le décret du 30
mars 1939 relatif aux distributions de
réserves sous forme d'augmentation de
capital..
6" Décret partant renforcement du
personnel des contributions indirectes
pour le recouvrement de la taxe d'ar-
mement.
7° Décret relatif à la viticulture.
8" Décret portant approbation de 1 ac-
cord franco-monégasque.
9» Décret portant réforme du crédit
artisanal.
10" Décret relatif au statut des ingé-
nieurs des ponts-et-Chaussées et des
ingénieurs des travaux publics de lEtat
détachés au ministère de l'Air.
initiiitiiiniiHiiHiiiminiitminiHifiii
Achetez toujours
« L'HUMANITE n
chez le même marchand
Deex piEgricides
A CHARLEVILLE
Au comble
de l'exaspération
un jeune homme
poignarde sa mère
et s'enfuit
Chafleville, 3 août.. Hier soir à
SainWean-aux-Bois, petit village près
de Charleville, Mme Jeanne Quillet, 62
ans, fermière, travaillait dans son Jar-
din avec son fils, Alexandre, âgé de 37
ans.
Pour des cause,s encore inconnues, une
violente discussion mit aux prises la
mère et le fils.
Lorsqu'au comble de l'exaspération,
Alexandre, s'armant d'un couteau, l'ou-
vrit et s'élançant sur sa, mère, lui enfon-
ça la lame dans le dos.
L'artère pulmonaire tranchée. la pan
vre femme s'abattit.
Malgré les soins aui lui furent prodi-
gués la malheureuse devait succomber
sans avoir repris connaissance.
Son horrible forfait accompli. le fils.
meurtrier put néanmoins prendre la fui-
te et se diriger vers 'les bois voisins du:
village.
Les témoins alertèrent la gendarmerie
qui, aidée par celles de la région, recher-
chent activement Alexandre Quillet.
A LA ROCHE-SUR-YON
Un- ivrogne
fait tomber sa mère
qui succombe peu après
La Roche-sur-Yon, 3 août. La petite
commune de Poiré-sur-Vië en Charente-
Maritime, vient d'être le théâtre d'un
drame de famille particulièrement na-
vrant,
À quelques centaines de .mètres, à
peine du village, habite la famille Tes-
sier, braves cultivateurs, qui aurait une
vie tranquille si celle-ci n'eut pas été
dérangée par le fils, René, âgé de 28
ans, qui était presque tous les jours, en
état.d'ébrlété.
Quand ce dernier rentrait chez M,
des scènes contirmelles éclataient sans
raison.
Or, l'autre soir, René Tessier qui était
en état d'ivresse, eut une violent discus-
sion avec son père. •
Mme; Tessier voulut Intervenir, c'est
alors qu'en, se dégageant, le fils culbuta.
la pauvre femme qui, tombant sur la
tête, demeura sans connaissance.
Malgré les soins qui. lui, Jurent prodi-
gués: par les voisins accourus au bruit
de la discussion, la malheureuse devait
succomber quelques instants plus tard.
La? de souffrir
deux. vieiïIardV s^asphyxieni
Auxerre, 3 août. Le maire de Ger-
migny recevait ce matin par la poste
une lettre1 dans laquelle un de ses ad*
ministrés, M. Genève, lui faisait connaî-
tre que sa femme et lui-même seraient
morts lorsque- la missive parviendrait à
son destinataire. Le maire se rendit donc
au domicile de Mo Genève, dont il fit
ouvrir la -porte.-1- -• •̃̃
Dans la salle du rez-de-chaussée, M.
Genève, 78 ans, et sa femme, 72. ans.,
étaient étendus sans. vie. Dsïns uri:"ppele
à charbon de bois, ainsi que dans une
chaufferette et une casserole, quelques
débris de charbon achevaient de se con-
sumer.
La lettre adressée au maire contenait
également les dernières volontés des. dév
funts qui, disaient-ils, étaient las, de
souffrir, les médicaments ne pouvant
plus les soulager. Ils préféraient finir
ensemble leur malheureuse existence- et
adressaient, un dernier adieu à la,so-
ciété.
APRES L'EXPLOSION D'ALGER
Un nouveau décès
est à déplorer
Alger, 3 août. Un des malheureux
ouvriers,, qui avaient été blessés lors de
l'explosion q_u! se. produisit dans le port
d'Alger, H y a quelques jours, av suc-
combé ce matin à l'hôpital.
Le nombre des- victimes de cette épou-
vantable catastrophe est maintenant .de
vingt-six. '̃
Un avion franquiste
s'abat au sol
Trois tués
Malaga, 3 août. Un avion trimoteur
de bombardement s'est écrasé contre une
crète rocheuse dans la Sierra, Junquera,
par suite d'un manque de visibilité.
Les trois occupants ont: été tués..
Le secrétariat général de la Loterie
nationale annonce que l'émission de la
« Tranche des Plages» (16° tranche
1939) s'ouvrira le 4 août courant.
Cette tranche; identique à la précé-
dente, est limitée comme elle à 1.50(1.000
billets et comportera>316.713 lots.
AVANT VOTRE DEPART,
avez-vous pensé à souscrire
UN ABONNEMENT
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1' II sera, perçu un minimum
de 5 francs pour tout abonne"
ment comportant moins de 10
numéros.
2' Poux tout abonnement au-
dessus de ICI numéros, le prix, en
sera calculé a. raison de 0 fr. 6a
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devra nous être adressé, quelques BH
jours avant la date du départ de- H
l'abonnement, à. notre compte B
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Les Régates Internationales
de l'Exposition de Liège 1 939
Les 5 et 6 août prochain,. L'Exposition
Internationale de l'Eau' IBS^, recevra les
meilleures équipes, d'aviron d'Europe.
Le champ de course a été tracé par les=
services des ponts et chaussée avec le
plus grand soin. Il est. de deux mille mé-
tres en ligne droite.
Le départ est fixé" à la Lliiiére, près de
la rue Marengo, à environ 700 mètres en
dessous du Pont' de l'Exposition; et Tar-
rivée se fait dans le champ de l'Exposi-
tion presque à la hauteur du monument
du roi Albert.
Ci-dessous, les engagements
Skiff. Allemagne, Hollande. Suisse,
France.
Quatre avec barreurs» Hollande.
Suisse France. Belgique.
Quatre sans barreurs. Allemagne,'
Angleterre, Belgique, France..
Double seuil. Allemagne, Hollande.
Sùïsse, Belgique. :'̃'̃̃
Deux rameurs avec barreurs. Alle-
magne, Hollande, France, Belgique.
Huit. Allemagne, Hollande, Splsse,
Angleterre, France,- Belgique.
DERNIERE HEURE
Le discours d'Halifax à la Chambre des lords
Au cours du long. discours qu'il a pro-
noncé pour répondre aux divers ora-
teurs qui étaient intervenus dans le dé-
bat de la Chambre des lords, lord Hali-
fax a contesté notamment que la for-
mule de l'accord nippon-britannique im-
plique un changement dans; la politique
de la Grande-Bretagne en Extrême-
Orient.
« Tout ce que nous avons fatt a été de
constater, par cette formule, un état de
fait, et de chercher, -par cette formule,
à arriver à un accord sur'la question» de
Tien-Tsin. »
Parlant de l'agitation antianglaise, il
a donné ce commentaire assez a pru-
dent »
« Je pense que le gouvernement et le
peuple japonais doivent reconnaître que
si cette agitation continuait, les relations
entre la Grande-Bretagne et le Japon ne
pourraient manquer de devenir de plus
en plus difficiles. »
Après quelques généralités sur la né-.
cessité d'une action conjointe Grande-
Bretagne, TJ. S. A., France, lord Halifax
a dit
« Le gouvernement de Sa Majesté exa-
mine cependant toutes les possibilités et
je puis donner à la Chambre l'assurance
que, en les examinant, il ne perd pas de
vue nos obligations, tant à l'égard de la
Chine qu'à l'égard des signataires du trai-
té des neuf puissances. »
Sur la question de l'appui financier à
la Chine, lord Halifax a été réticent.
Passant ensuite au chapitre des; négo-
ciations avec Moscou, le ministre a dit
« Notre but commun est de trouver une
formule qui puisse couvrir l'éventualité
de l'agression indirecte, sans attenter tfc
l'indépendance ou à la neutralité d'autres
Etats.
« Ce n'est un secret pour personne que
les> «propositions que la France et la
Grande-Bretagne ont soumises au gouver-
nement soviétique ont paru- insuffisantes
au gouvernement soviétique, cependant
que celles soumises par le gouvernement
de Moscou ont paru, à Londres et à Pa-
ria aller trop loin-dans !'autre direction.»
EN PLEIN
JOUR
A MARSEILLE
Pu €ftmki®I@iir dévalise
iep bureau central
de perëeptinn et tire
sur le concierge pour protéger sa fuite
..anms ce dernier, ancien gardien de la paix révoqué*
est arrêté pour complicité.
Marseille, 3 août, -r- Un vol de 25.000
francs a été commis dans les bureaux de
la Recette du chiffre d'affaires de Mar-
seille situés à l'angle- du Boulevard-Na-
tional et du Boulevard-de-Longchamp.
Dànsjces bureaux, où le public n'est
admis' le, matin que Jusqu'à. Il h. 30, les
employés quittent leur service à midi.
ïji^qji'à la reprise du travail' ̃• qui a
liëtf a.!l4» heures, la garde des locaux est
contiee au concierge. M.. Martin,
aér* midi trente. celui-ci qui se trou-
vait dans sa loge, entendit un bruit in-
solite provenant de la partie des. bu-
reaux où se trouve la caisse.
Intrigué, il se dirigea vers la grande
salle et; aperçut -tu* individu: paraissant
âgé de 25 ans environ, qui se trouvait
dans. le local, .entouré, de .grillages où
se trouve là 'caisse. ̃:̃̃-̃̃•̃̃̃̃̃ -̃
L'homme fc-aillait fébrilement ̃- dans
tous les tiroirs
M. Martin, qui n'avait pas été vu
par l'individu., retourna chez lui pour
prendre son, revolver. Revenu sans faire
de bruit il fit feu dans la direction du
malfaiteur afin de l'effrayer.
Ce dernier, sortant' à son tour un
revolver de sa poche, tira à quatre re-
prises date la direction de M. Martin,
pour protéger sa fuite et disparut. Heu-
reusement, le. concierge ne fut pas at-
teint.
̃La:poHee alertée, aussitôt, par M. Mar-
tin, arriva 'peu après' sur les lieux.
Sur le plancher., les policiers décou-
vrirent un revolver à barillet en. mau-
Happé par une batteuse
un enfant
est horriblement déchiqueté
Agen, 3 'août. A Granges-sur-Lot,
s'est produit' un accident particulière-
ment affreux.
Le jeune René Sauriac, âgé de qua-
torze ans, participàit aux travaux de
dépiquage qui avaient lieu sur la pro-
priété de son père. Il se tenait sur la
batteuse, près de. l'entraîneur, lorsqu'il
fut happé par la tête sans qu'on s'ex-
pliquât bien: .comment. ̃ ̃
La moitié, du corps disparut dans la
machine et fut horriblement broyée de^
vant des témoins impuissants. C'est un
corps absolument déchiqueté qui fut re-
tiré de la machine;
Commentant le prochain départ dés
missions militaires anglo-françaises, lord
Halifax s'est uniquement évertué à
trouver « une preuve de la bonne vo-
lonté » de Londres et Paris.
Après. avoir parlé des négociations
avec la Turquie et des incidents hun-
garo-roumains, le ministre a, parlant du
problème de Dantzig, confirmé'là décla-
ration de Chamberlain du 10 juillet. Il
a ensuite attribué les retards subis par
les négociations financières, avec la Po-
logne: atax seules xiiffléyltés techniques.
Dans sa conclusion, il a notamment
déclaré
« Nous avons. par ailleurs, cherché A
définir le double but poursuivi par la po-
litique britannique d'une part en mar-
quant ce qu'est notre attitude en face. de
l'agression. D'autre part, en déclarant
combien nous serions disposés,, si les mé-
thodes de force ou de menace d'user de la
force étaient abandonnées, à collaborer &
l'établissement d'un ordre pacifiaue. »:
On notera que le discours de lord
Halifax pêche surtout par ce que le mi-
nistre des affaires étrangères britanni-
que n'a pas dit.
Qu'il s'agisse des préparatifs guerriers
de l'axe, de la menace accrue sur la
Pologne, des provocations nazies à Dant-
zig et de la politique provocatrice du
Japon, il s'est tenu dans des formules
très générales.
Dix mineurs blessés
dans la chute
d'une cage d'ascenseur
Metz, 3 août. Aux mines de fer
d'Havange, près de Fontoy, par suite
d'un accident de machine, la cage de
l'ascenseur est- tombée au fond d'un
puits d'une hauteur de 35 mètres.
Dix mineurs ont été blessés, dont trois
,sont grièvement atteints.
vais état, ainsi qu'une casquette dont la
coiffe avait' été- enlevée, pour rendre ficile toute identification.
Les enquêteurs trouvèrent en outre
sur le bureau de l'un des employés un
avis écrit au crayon vert, sur un papier
en usage à la Recette, prévenant le di- `
recteur qu'un attentat. allait être com-
mis.
Après vérification de la caisse, on
constata que 29.000 francs avaient dis-
paru. •̃ ̃̃ ̃̃
Le concierge est inculpé
de complicité
L'enquête s'orienta aussitôt sur Torî-
gine du papier sur lequel était donné
l'avertissement. Les policiers découvri-
rent des feuilles semblable», dans la
:loge:da;:gardi«Bscpîi«ierge où -ils-jtrouvè-
rent aussi Un crayon. ;vert. La. preuve de
la culpabilité, ou tout au moins dfe la
complicité du gardien était trouvée >
d'autre part, l'examen des traces des
projectiles que le gardien, disait avoir
tirés du pond des bureaux, révéla qu'ils"
avaient été, au contraire, tirés tout près
de 1a'porte d'entrée;
Le gardien, très embarrassé, se défen-
dit assez mollement il se refusa à toute
explication, se bornant à protester de
son innocence. H a été placé sous man-
dat de dépôt.
Agé de 63 ans,. David Martin,.le con-
cierge, este un ancien gardien de la paix,
qui, en 1911,, fut révoqué pour divers mo-
tifs.
La remise à Franco des Répu-
blicains espagnols- serait, à un
crime. EmpêckeSrle en réhabili-
tant tes martyrs tant calomniés
par une presse infâme., Prépa~
rez-vous à diffuser largement
la brocïiure
« UNE SOLUTION HUMAINE
ET FRANÇAISE »
Comment en finir
avec les camps de Républicains
espagnols
par André MARTY `
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d'Alsace, Paris ( ioe). --Compte
chèque postal 1710/-67.
4-8-39
teaux. Les aristocrates leur faisaient!
les récits les plus horrifiques sur I^sl
coltes cV les chaumières. Mais les véri-
tables « brigands » n'étaient-ils pas
ceux qui, depuis des générations,
opprimaient le peuple ? Puisque dans
les châteaux se trouvaient les chartes
qui permettaient aux féodaux de per-
cevoir les; droits seigneuriaux^ détrui-
sons les chartes, brûlons-Iss et,L désor-
mais, le régime féodal s'évanouira
dans la fumée des incendies. Ce fut
ce qu'on a, appelé la. u Grande Peur «
̃ c'est-à-dire la Jacquerie, de l'été
ifBg, jacquerie qui s'amplifia quand
on apprit dans les campagnes la nou-
velle de la. prise de la Bastille.
Les privilégiés devaient s'incliner
s'incliner devant la force populaire.
Dans la nuit du! août, deux grands
seigneurs, le vicomte de Noailles et
le duc d'Aiguillon proposèrent qu'on
abolit une partie des droits féodaux.
Le 6 août, la Constituante adopta le
texte suivant
« L'Assemblée nationale abolit en-
tièrement le régime, féodal elle dé-
crète que les droits et devoirs tant féo-
daux que censuels, ceitx qui tiennent
de la- mainmorte réelle ou personnelle
et à là servitude personnelle et ceux
qui les représentent sont abolis sant
indemnité. Tous les autres seront ra-
chétab'lès et le prix et le mode de ra-
chat seront fixés par l'Assemblée na-
tionale. Ceux desdits droits qui ne sont
point supprimés par ce décret conti-
ntieront néanmoins à être perçus jus-
qu'au remboursement. »
Le ri, août, la dîme fut abolie.
San& aucun dout£r les résultats de
la nuit du 4 août sont de la plus gran-
de importance. On ne peut cependant
les évoquer et évoquer les circons-
tances dans lesquelles ils furent
acquis sans faire deux observations
i° Les privilégiés ont renoncé à.
quelques-uns des droits féodaux. C'est
exact. Mais leur sacrifice n'a point été
spontané. Sans la révolte des pay-
sans, sans l'incendie des chartes (et
quelquefois aussi des châteaux), sans
la Jacquerie en un mot, il n'y aurait
pas eu de « nuit du 4 août ». Ota, les
philosophes du XVIIIe siècle avaient
dénoncé le régime féodal,, sow in jus-
tice et son absurdité. Ils avaient bran-
di contre lui «^ l'arme de- la critique
Cette arme était insuffisante. Pour
vaincte la résistance, des féodaux, il a
fallu substituer à « l'arme de la cri-
tique n, «la critique des armes a
tant il est vrai que les classes, con-
damnées par le développement de
l'Histoire. n'abandonnent jamais de
leur propre mouvement les avantages
qu'elles possèdent. « Une classe sociale
ne capitule point sans combattre. »
(Karl Marx.)
3" En dépit de l'arrêté du 6 août,
le régime féodal n'était pas « entière-
ment abati ». En effet, on avait divi-
sé les droits féodaux en deux groupes.
Les uns pesaient sur la. personne
(exemple les corvées) ils étaient abo-
lis. Les autres pesaient sur la. teEie
que le paysan cultivait ils seront ra-
chetaWes Vous mesurez toute la grah
vité de cette distinction. Rachetables
seulement les droits féoâànx les plus
lourds 1 Ce n'était point pour aboutir
à un compromis aussi favorable aux
anciens privilégiés que les paysans
s'étaient levés en juillet 178g. Ils con-
tinuèrent la lutte. Pour que satisfac-
tion leur soit donnée^ il faudra. le
jo août 1792, c'est-à-dire la chute de
la royauté, et le 2 juin 1795, c'est-à-
dire la défaite du parti de la grande
bourgeoisie, le parti girondin. De ce
Tappel, historique se dégage .ainsi une
deuxième 'conclusion, la lutte des pay-
sans ne fut pas une lutte autonome,
elle fut liée étroitement à la lutte du
peuple des villes. Le 14 juillet 1789,
les Parisiens s'emparent de la Bas-
tille la révolte agraire se développe
et les privilégiés qui m'ont pas pu dis-
soudre l'Assemblée Constituante voient
tomber de leurs mains l'arme de ta
répression. Le 10 août 1 792, les Pari-
siens encore, mais cette fois avec l'aide
des fédérés de province, renversent la
royauté les. poursuites pour non-paie-
ment des droits ci-devant féodaux sont
suspendues et tous les droits féodaux
sont abolis à moins que la preuve ne
soit faite qu'ils sont le prix d'une con-
cession de terres., (décret du 26 août
1792); Le 2 juin 1.793, les Parisiens im-
posent l'arrestation des principaux
Girondins les droits féodaux sont
abolis sans exception et sans indem-
nité.
Solidarité étroite entre les travail-
leurs des champs et les travailleurs des
villes: telle est la leçon, de la nuit
du 4 août. N'est-il pas vrai que c'est
encore de cette leçon que s'Inspire
notre parti dans cette campagne de
« défense paysanne », qui a été inau-
gurée dans les colonnes de ce journal
par notre camarade Maurice Thorez
et qui fera naître à nouveau l'espé-
rance dans les campagnes françaises ? p
Jean BRUHAT.
Trois brochures
qui s'imposent
dans les campagnes
1. Défense paysanne
Recueil des articles de Maurice THOREZ
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2. ̃ Calamités agricoles
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a été rendu nécessaire par le
succès considérable qu'elle ren-
contre auprès des petits com-
merçants
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sace, PARIS {X'). C C. vostal 1719-67
RECTIFICATION
Nous avons annoncé hier la libération
anticipée de réservistes pères de deux
enfants. C'est de la libération de sol-
dats de l'armie active qu'il s'agissait.
EN PRIS Il..LES.TRAIT;RES
ET lENtS PROTECTEURS!
(SUITE DE LÀ PREMIERE PAGE)
Nous ignorons ce que va faire de
cette plainte: M, Marchandeau, mi-
nistre de la justice. Nous ignorons éga-
lement si ce procès verra le jour.'
Mais, en tout cas, ce geste d'Otto
Abetz et le fait que le ministère alle-
mand des Affaires étrangères inter-
vient en faveur de l'espion nazi ten-
dent à prouver que celui-ci n'agissait
pas en France comme un simple par-
ticulier, mais bien comme un. repré-
sentant effectif de von Ribbentrop.
Et ce fait jusqu'ici avait été dé-
menti par les journaux allemands et
par certaines des personnalités pari-
siennes, le m GRATIN DE PARIS »
qui furent en constantes relations
avec l'espion hitlérien.
Ainsi, après le procès qui nous fut
intenté et qui souleva l'indignation
populaire, voici que von Ribbentrop
et son, Otto Abetz s'en prennent à M.
de Kerillis.
Tous les moyens sont employés
pour tenter de faire taire les Français
qui dénoncent la trahison. Et ceci
montre amplement que poar imposer
silence aux traîtres et, exiger leur
châtiment. le front des honnêtes gens
doit se réaliser au plus tôt.
Un joli coup d'Otto Abetz
Un correspondant très bien placé
nous écrit ponr démontrer que l'es-
pion Abetz était depuis longtemps
connu des services officiels français.
Comme L'information qu'il nous re-
late remonte assez loin» et qp'elle ne
touche aucunement à l'affaire d'es-
pionnage, actuellement en coars, sa
publication ne tombe donc pas sous
le coup d'nn décret-loi.
Voici cette lettre
<̃<̃ II y a environ deux ans, le con-
sulat français de Karlsruhe était saisi
d'une demande de visa pour un voya-
ge en France d'un groupe de jeunes
Allemands.
« Le chef du groupe était un sieur
ABETZ, PROFESSEUR DE DESSIN
A KÂRLSRUHE, déjà signalé à cette
époque comme L'homme de confiance
de H. Ribbentrop.
« M. Abetz ne se contentait pas de
vouloir se promener en France, il
avait L'intentïon d'y emmener su dou-
zaine d'acolytes « EN TENUE DE S.S.
CHEMISE BRUNE, CROIX GAMMEE,
BRASSARD. etc.».
.« Le consul de France à Karlsruhe
répondit au sieur Abetz qu'il trans-
mettait sa demande au ministère, à
Paris, mais qu'il fallait s'attendre à
un refus, le ministère français de
l'Intérieur ne voulant certainement
pas accorder une pareille autorisa-
tion, la étsifé &' Paris d*«n groupe
de S.S. en uniforme ne pouvant avoir
lieu sans incidents.
'<( Grosse surprise au consulat, quel-
que temps après. une communication
téléphonique annonçait, à M. le Con-
sul que l'autorisation- sollicitée par
M. Abetz était accorde ,e: M. Abetz
et ses S.S. étaient admis en France
en grande tenue.
c< CETTE COMMUNICATION TE-
LEPHONIQUE PRESENTAIT TOU-
TES LES GARANTIES D'AUTHEN-
TICITE, A UN DETAIL PRES, LA
REPETITION PAR ECMT DE L'OR-
DRE AINSI TRANSMIS, REPETI-
TION ECRITE DEVENUE DEPUIS
PEU REGLEMENTAIRE.
« Après enquête, le consul de
France apprit que la personne QUI
S'ETAIT FAIT PASSER POUR UN
FONCTIONNAIRE FRANÇAIS N'E-
TAIT AUTRE QUE M. ABETZ.
k Ce fait fit immédiatement l'objet
d'un rapport du consul, et le résultai
fut un peu imprévu M. Abetz, si-
gnalé comme homme de confiance de
H. Ribbentrop, coupable d'une fraude
Les décrets-lois acculent les vieux
à une plus pande détresse
Le bureau. du Comité national, de liai-
son et d'action pour la retraite aux
vieux, réuni le mercredi 2 août 1939, à
son siège social, après étude de la situa-
tion présente, proteste contre la pro-
rogation de deux années du mandat des
députés;
Contre l'éviction des vieux travailleurs
^u « Code de la famille de M. Po-
maret «
Contre les décrets-lois qui n'ont pour
but que d'accroître la nausse du coût
de la vie, rendant intenable la situation
de la classe laborieuse et acculant les
vieux à' la plus grande détresse.
Pour ces motifs, le Comité national
donne les directives surirantes à ses 25
fédérations et à ses 715 amicales
D'organiser partout des assemblées ou
des meetings, ou: de participer effective-
ment à toutes réunions ayant pour but
de protester contre la prorogation des
Chambres; contre les décrets-îïns;
Le Comité national estime, qu'agir
ainsi, ce n'est pas faire de la politique,
mais, bien au contraire, démontrer que
les vieux sont décidés à agir énergique-
ment et sur tous les terrains pour L'ob-
Le groupe socialiste
et la prorogation
118
Le groupe parlementaire socialiste
s'est réuni hier à la Chambre il a exa-
miné la situation créée par la proroga-
tion.
Léon Blum a été chargé de déposer
une proposition de loi tendant à l'abro-
gation du décret-loi.
Le communiqué, après avoir indiqué
que de. nombreux orateurs étaient inter-
venus dans le débat sur les conditions
dans lesquelles devait être entreprise la
campagne contre la prorogation, souli-
gne
Il Le gouvernement, ont constaté les
divers orateurs, s'est servi de la situa-
tion extérieure, dont le groupe connaît
,la. gravité, pour donner une fallacieuse
justification à une mesure dont les mo-
tifs réels sont tout autres.
présent, la préparation d'une campagne
de réunions destinée à réveiller l'atten-
tion du pays et à grouper tous les tra-
vailleurs, républicains et démocrates,
autour de l'initiative prise par le
parti, »
L'organe fasciste « Unione »
est poursuivi
.i.
Tunis, 3 juillet. Sur plainte de
l'autorité militaire, une information ju-
diciaire a été ouverte contre le journal
Unione, organe fasciste italiert parais-
sant en Tunisie, pour contravention à
un décret prohibant la divulgation din-
formations de caractère militaire.
téléphonique d'une telle gravité, était
cependant autorisé à veriirew France
avec sa douzaine de :S.-S., en .civil
toutefois. =
« Depuis cette époque, tes services
ministériels ont certainement pu se
renseigner sur M. Abetz, et peut-être
les intéressés ont-ils pu savoir
QUELLE PERSONNALITE FRAN-
ÇAISE avait. pu avoir assez d'in-
fluence pour obtenir un visa et une
.autorisation de séjour en France pour
un individu qui venait de démontrer
aussi brillamment
ci 1° Qu'il connaissait le chiffre té-
léphonique d'un ministère français,;
« 2° Qu'il savait utiliser ces con-
naissances dans un but évident de
provocation* »
Comme notre correspondant, nous
demandons quelle personnalité fran-
çaise & eu assez d'influence pour ol>-
ternr, après ce brillant fait charmes»
l'autorisation de séjour en France
pour t'espion Otto Abetz.
S'agît-H; par. hasard, de fa. même
personne agit se mettait à la. disposi-
tion de l'Allemande Elisabeth Buttner
pour transmettre au cabinet de son
ministre de mari toutes les demandes
qu'elle voudrait bien lui adresser ?
S'agit-il de la femme d'un, ministre
français très liée à. la belle-mère de
l'Allemande Elisabeth Butmer t
Quoique la délivrance de çé visa
à l'espion Abetz remonte à. deux an-
nées, il ne doit pas être impossible
de retrouver les traces de, cette inter-
vention si favorable.
Il faut agir contre la trahison t
De nouvelles voix s'élèvent- contre
rétouJîemerat du scandale
L'Agence Radicale indépendante^
organe de l'opinion radicale-socialiste,
écrit :.̃'̃
Depuis l'acquittement, de AL Sam-
paix, le silence s'est fait à nouveau,
dans la grande presse d'information
sur le scandale de la. propagande alle-
mande; Il est manifeste qu'à cet
égard, it y a des gens qui, pour teur
tranquillité personnelle, préfèrent
qu'on parle le moins possible des at-
faires de trahison. On comprend
néanmoins tes scrupules' qu'ont tes
journalistes même indépendants à
fournir des informations, si vagues et
incomplètes soient-elles, dont ta di-
risque de tes faire poursui-
vre aussi rigoureusement, sinon da-
vantage, que tes espions et les -traî-
tres. '1
Mais alors te gouvernement, chargé
de veiller à une application impartiale
de la lai,devrait bien (aiçe le néces-
saire pour que les révélations interdi-
tes- en France ne reviennent pas chez
nous, publiées librement. et tout au
long par ta presse étrangère. Les Pa-
risiens qui se plaignent de M'être pas
tenus au courant de l'ampleur prise
par l'affaire Abett, n'ont qu*â tire les
journaux anglais de samedi matin.
La plupart donnent le nom, ta profes-
sion et l'adresse d'un nouvel inculpé.
ft s'agit d'un personnage, attaché à
l'administration d'une des deux as-
semblées parlementaires et qui serait.
accusé, paratl.41, d'avoir livré tes pro-
cès-verbaux des séances secrètes
d'une commission de la défense, na-
tionale.̃
Nous nous'garderons bien, puisque
nous n'en avons, paraît-il, pas le
droit de reproduire ces Informations
qui pourtant s'étalent noir sur blanc
dans les colonnes des organes britan-
niques tes plus sérieux, tes plus con-
servateurs' et les plus lus- en France.
MAIS LE FAIT QUE CES JOUR-
NAUX-LA SONT LIBREMENT VEN-
DUS DANS TOUS LES KIOSQUES
DE PARIS NE. REND-IL PAS LI-
CITE LA REPRODUCTION D'UNE
NOUVELLE PASSEE DESORMAIS
tehtion immédiate d'une retraite digne
et décente.
Le Comité national enregistre avec
fierté le grandiose succès de son. mee-
ting du samedi 29 juillet 1939, où les
trois grandes salles de la Mutualité
étaient trop petites, pour contenir l'af-
fluence des vieux et des vieilles de la
région parisienne. Il est persuadé que
cet exemple sera suivi par nos fédé-
rations des grandes agglomérations.
Vive l'action par runton des vieux
travailleurs
Pour le Gdmïté national, les secré-
taires Charles Besse et Georges Benet.
LE P. S. F.
POUR LA PROROGATION
Au moment du vote des pleins,
pouvoirs le t8 mars, un amende-
ment Lapie tendant à refuser au
gouvernement le droit de proroger
la Chambre par 'décrets-tors, a été
repoussé par 304 voix contre 272.
Les députés du P.S.F. étaient
parmi les 30a. Hs ont vnté contre,
c'est-à-dire pour donner au gou-
vernement le droit dé décider la
prorogation.
Ce qui ne les empêche pas au-
jourd'hui de se prétendre hostiles-
cette mesure antidémocratique 1
Démasquez sans relâche l'hypo-
crisie et la duplicité des gens du
P.S.F. en répandant dans tous les
foyers le tract 4 pages 2 couleurs:
LE PARTI DE LA TETE,DE MORT
ENNEMI PUBLIC N° 1
Le succès de ce tract est si grand au'un
nouveau tirage est actuellement sous
presse, Prix 20 fr. les 250 38 fr. tes
500 75 fr. le 1X00 725 fr. les 10.000.
En vente au C.D.L.P., 25, rue. d'Alsace,
Parts. (10M- Compte ch. p. 1319-67.
Dix mille personnes
à la fête de la région
communiste limousine
C'est par un temps magnifique que
se'st déroulée au Palais-aur-Vienne, près
de Limoges, la fête. champêtre annuelle
de la région communiste du Parti.
Plus de 10.000 personnes y ont parti-
cipé.
Venus de tous les coins de nos deux
départements* les travailleurs présents,
ont applaudi avec chaleur les mots d'or-
dre de notre Parti, développés par nos
camarades R. Moreau, secrétaire régio-
nal; G. Citerne, délégué à la propagan-
de, et Charles Tïlton, député deiia Seine,.
membre du Comité centraL
DANS LE DOMAINE PUBLIC ? Une
information publiée est comme une
cartouche brûlée. Les piges de M.
Sampaix n'ont pas, dit autre chose.
Alors pourquoi imposer aux journavx
français de garder le secret de Poli-
chinelle ?»
Pourquoi ? Mais tout simplement
parce qu'en certains milieux, on veut.
sauver le :
promises dans cette gigantesque af-
faire de trahison.
L'intérêt, de la France, la sécurité
du. pa\ s commanderaient pourtant de
débrider la. plafe.
Selon la formule si saisissante de
M. Paul Bernier, député radical et
rapporteur du budget de la guerre et
de la défense nationale « Si Hitler
n'avait pas su, il y a un an. qu'il y
avait des traîtres en Autriche, en
Tchécoslovaquie. ET EN FRANCE.
nous n'en serions pas au nous en
sommes ? LES DISPONIBLES N'AU-
RAIENT PAS ETE; RAPPELES et
nous Saurions pas à craindre pour
la paix, »
Frapper la trahison, briser « le ré
seau d'intrigue, d'espionnage et pire
encore », devient donc une nécessité
de défense" nationale devant laquelle.
nnl ne doit recaler.
L. SAMPAIX.
Ardents témoignages
de solidarité
De partout continuent à nous parvenir
des témoignages de sympathie et de so-
lidarité. Des lettres, des résolutions, des
listes de pétition encourageant notre
camarade Sampaix à poursuivre sa
campagne contre les traîtres et les es-
pions.
Le- camarade Léon Boutbien, externe
des hôpitaux de Paris, membre du parti
S.P.I.O., secrétaire de la fédération na-
tionale des étudiants et ancien secrétai-
re de la fédération internationale des
étùdiants socialistes, adresse a Lucien
Sampaix une longue lettre de félicita-
tions qu'il termine ainsi
« Continuons chacun dans nos partis
à rechercher le coudé' à coude. Que vo-
tre procès serve d'exemple. »
M Marcel Afbousset, professeur ad-
joint au lycée J.-B. Dumas, à Alès,
écrit « J'apprends avec plaisir votre
acquittement Toutes mes félicitatkms
et ma cordiale sympathie pour votre
courageuse campagne. »
Beaucoup d'autres lettres nous par-
viennent, nous ne pouvons les insérer.
Voici une nouvelle liste d'organisa-
tions qui nons ont manifesté leur soli-
darité.: •_̃̃̃̃,̃̃
Cellule 1738 de Paris. Section du 6« ar-
rondissement. Section, de Rfa-Oran^s.
Section et jeunesses communistes de
Pontarlierj Cellule Staline de la 3" sec-
tion de Toulon. Cellule de la Prévoyance
à Bondy. Section communiste de Thiers.
Les cellules de: Boulay centre et la yi-
dfallé. de Thiers. (Puy-de-Dôme). Cellule
des cheminots (Voie d'Angers, Pierre Se-
mard).
Amis de l'Humanité de Pérols. Section
de Btéyenne et cellule de Sain-Bel. Cel-
Iule de Moiitesson-Laborde (S.-et-O:).
Cellule MarceliOachik à Romans- Inter-
syndical du ibâtiment et de Bois-d'Ar-
meBtlères et environs. Les cheminots» de
Lille-Délivrance nous envoient 4 listes
noires de signatures.
Comité « Paix et Liberté » de Blaye
(Gironde); cellule de St-Gilles (Gard);
cellule des Monte-Cuehet (Villejuif)
cellule 610 de la 6° section du métro.
Ira cellule 3e- Mottfcerrain, deux liste»
couvertes de noms. La cellule de Ma-
rans, 32 noms de protestataires. La. cel-
lule de Taverny-Plaine. Le comité cen-
tral des chômeurs des Bouches-du-
Rhône nous adressent des résolutions de
sympathie. Et encore de nombreuses Ifs-
tes portant dea centaines de signatures
provenant de différents quartiers Je Pa-
ris et de. banlieue.
Odieuse machination
trotskiste contre
le rédacteur en chef
du « Daily Worker »
organe du Parti
communiste américain
Clarence Hathway. rédacteur en chef
du Daily Worker de New-York, vient,
nous apprend l'agence France-Monde,
d'être arrêté à la suite d'une machina-
tion trotskiste contre le Parti commua
niste et lé' Mouvement populaire:
Hathway a été arrêté pour non-paie-
ment d'une amende de 25.000 dollars,
dont il avait été jadis frappé pour délit
de presse; contre une dame Liggett.
Le procureur est en même temps en
possession d eplusieurs plaintes d'autres
trotskistes contre le Daily Worker et les
leaders communistes.
Le jugement définitif étant pendant
devant la Cçrar d'appel, aussi l'illustre
juriste américain Edward Kuntz a dé-
claré1 cet emprisonnement inadmissible.
L'indignation est grande dans tous les
milieux syndicaux et libéraux de New-
York.
Des décrets-lois paraissent
ce matin à « l'Officiel »
Voici une nouvelle liste de décrets
qui paraît ce matin au Journal officiel
̃1° Décret relatif à la prolongation de
la durée de validité des brevets d.'inven-
tion
2° Décret' complétant l'article 9 de la
loi du 7 mai 1917 relative aux coopéra-
tives de consommation. 1
3° Décret relatif, à l'approvisionnement
en alcool pour la "défense nationale.
4° Décret portant modification de l'or-
ganisation des régions économiques.
5° Décret complétant le décret du 30
mars 1939 relatif aux distributions de
réserves sous forme d'augmentation de
capital..
6" Décret partant renforcement du
personnel des contributions indirectes
pour le recouvrement de la taxe d'ar-
mement.
7° Décret relatif à la viticulture.
8" Décret portant approbation de 1 ac-
cord franco-monégasque.
9» Décret portant réforme du crédit
artisanal.
10" Décret relatif au statut des ingé-
nieurs des ponts-et-Chaussées et des
ingénieurs des travaux publics de lEtat
détachés au ministère de l'Air.
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Deex piEgricides
A CHARLEVILLE
Au comble
de l'exaspération
un jeune homme
poignarde sa mère
et s'enfuit
Chafleville, 3 août.. Hier soir à
SainWean-aux-Bois, petit village près
de Charleville, Mme Jeanne Quillet, 62
ans, fermière, travaillait dans son Jar-
din avec son fils, Alexandre, âgé de 37
ans.
Pour des cause,s encore inconnues, une
violente discussion mit aux prises la
mère et le fils.
Lorsqu'au comble de l'exaspération,
Alexandre, s'armant d'un couteau, l'ou-
vrit et s'élançant sur sa, mère, lui enfon-
ça la lame dans le dos.
L'artère pulmonaire tranchée. la pan
vre femme s'abattit.
Malgré les soins aui lui furent prodi-
gués la malheureuse devait succomber
sans avoir repris connaissance.
Son horrible forfait accompli. le fils.
meurtrier put néanmoins prendre la fui-
te et se diriger vers 'les bois voisins du:
village.
Les témoins alertèrent la gendarmerie
qui, aidée par celles de la région, recher-
chent activement Alexandre Quillet.
A LA ROCHE-SUR-YON
Un- ivrogne
fait tomber sa mère
qui succombe peu après
La Roche-sur-Yon, 3 août. La petite
commune de Poiré-sur-Vië en Charente-
Maritime, vient d'être le théâtre d'un
drame de famille particulièrement na-
vrant,
À quelques centaines de .mètres, à
peine du village, habite la famille Tes-
sier, braves cultivateurs, qui aurait une
vie tranquille si celle-ci n'eut pas été
dérangée par le fils, René, âgé de 28
ans, qui était presque tous les jours, en
état.d'ébrlété.
Quand ce dernier rentrait chez M,
des scènes contirmelles éclataient sans
raison.
Or, l'autre soir, René Tessier qui était
en état d'ivresse, eut une violent discus-
sion avec son père. •
Mme; Tessier voulut Intervenir, c'est
alors qu'en, se dégageant, le fils culbuta.
la pauvre femme qui, tombant sur la
tête, demeura sans connaissance.
Malgré les soins qui. lui, Jurent prodi-
gués: par les voisins accourus au bruit
de la discussion, la malheureuse devait
succomber quelques instants plus tard.
La? de souffrir
deux. vieiïIardV s^asphyxieni
Auxerre, 3 août. Le maire de Ger-
migny recevait ce matin par la poste
une lettre1 dans laquelle un de ses ad*
ministrés, M. Genève, lui faisait connaî-
tre que sa femme et lui-même seraient
morts lorsque- la missive parviendrait à
son destinataire. Le maire se rendit donc
au domicile de Mo Genève, dont il fit
ouvrir la -porte.-1- -• •̃̃
Dans la salle du rez-de-chaussée, M.
Genève, 78 ans, et sa femme, 72. ans.,
étaient étendus sans. vie. Dsïns uri:"ppele
à charbon de bois, ainsi que dans une
chaufferette et une casserole, quelques
débris de charbon achevaient de se con-
sumer.
La lettre adressée au maire contenait
également les dernières volontés des. dév
funts qui, disaient-ils, étaient las, de
souffrir, les médicaments ne pouvant
plus les soulager. Ils préféraient finir
ensemble leur malheureuse existence- et
adressaient, un dernier adieu à la,so-
ciété.
APRES L'EXPLOSION D'ALGER
Un nouveau décès
est à déplorer
Alger, 3 août. Un des malheureux
ouvriers,, qui avaient été blessés lors de
l'explosion q_u! se. produisit dans le port
d'Alger, H y a quelques jours, av suc-
combé ce matin à l'hôpital.
Le nombre des- victimes de cette épou-
vantable catastrophe est maintenant .de
vingt-six. '̃
Un avion franquiste
s'abat au sol
Trois tués
Malaga, 3 août. Un avion trimoteur
de bombardement s'est écrasé contre une
crète rocheuse dans la Sierra, Junquera,
par suite d'un manque de visibilité.
Les trois occupants ont: été tués..
Le secrétariat général de la Loterie
nationale annonce que l'émission de la
« Tranche des Plages» (16° tranche
1939) s'ouvrira le 4 août courant.
Cette tranche; identique à la précé-
dente, est limitée comme elle à 1.50(1.000
billets et comportera>316.713 lots.
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avez-vous pensé à souscrire
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de 5 francs pour tout abonne"
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le numéro.
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devra nous être adressé, quelques BH
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l'abonnement, à. notre compte B
chèque postal, Paris 209-6L m
Les Régates Internationales
de l'Exposition de Liège 1 939
Les 5 et 6 août prochain,. L'Exposition
Internationale de l'Eau' IBS^, recevra les
meilleures équipes, d'aviron d'Europe.
Le champ de course a été tracé par les=
services des ponts et chaussée avec le
plus grand soin. Il est. de deux mille mé-
tres en ligne droite.
Le départ est fixé" à la Lliiiére, près de
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dessous du Pont' de l'Exposition; et Tar-
rivée se fait dans le champ de l'Exposi-
tion presque à la hauteur du monument
du roi Albert.
Ci-dessous, les engagements
Skiff. Allemagne, Hollande. Suisse,
France.
Quatre avec barreurs» Hollande.
Suisse France. Belgique.
Quatre sans barreurs. Allemagne,'
Angleterre, Belgique, France..
Double seuil. Allemagne, Hollande.
Sùïsse, Belgique. :'̃'̃̃
Deux rameurs avec barreurs. Alle-
magne, Hollande, France, Belgique.
Huit. Allemagne, Hollande, Splsse,
Angleterre, France,- Belgique.
DERNIERE HEURE
Le discours d'Halifax à la Chambre des lords
Au cours du long. discours qu'il a pro-
noncé pour répondre aux divers ora-
teurs qui étaient intervenus dans le dé-
bat de la Chambre des lords, lord Hali-
fax a contesté notamment que la for-
mule de l'accord nippon-britannique im-
plique un changement dans; la politique
de la Grande-Bretagne en Extrême-
Orient.
« Tout ce que nous avons fatt a été de
constater, par cette formule, un état de
fait, et de chercher, -par cette formule,
à arriver à un accord sur'la question» de
Tien-Tsin. »
Parlant de l'agitation antianglaise, il
a donné ce commentaire assez a pru-
dent »
« Je pense que le gouvernement et le
peuple japonais doivent reconnaître que
si cette agitation continuait, les relations
entre la Grande-Bretagne et le Japon ne
pourraient manquer de devenir de plus
en plus difficiles. »
Après quelques généralités sur la né-.
cessité d'une action conjointe Grande-
Bretagne, TJ. S. A., France, lord Halifax
a dit
« Le gouvernement de Sa Majesté exa-
mine cependant toutes les possibilités et
je puis donner à la Chambre l'assurance
que, en les examinant, il ne perd pas de
vue nos obligations, tant à l'égard de la
Chine qu'à l'égard des signataires du trai-
té des neuf puissances. »
Sur la question de l'appui financier à
la Chine, lord Halifax a été réticent.
Passant ensuite au chapitre des; négo-
ciations avec Moscou, le ministre a dit
« Notre but commun est de trouver une
formule qui puisse couvrir l'éventualité
de l'agression indirecte, sans attenter tfc
l'indépendance ou à la neutralité d'autres
Etats.
« Ce n'est un secret pour personne que
les> «propositions que la France et la
Grande-Bretagne ont soumises au gouver-
nement soviétique ont paru- insuffisantes
au gouvernement soviétique, cependant
que celles soumises par le gouvernement
de Moscou ont paru, à Londres et à Pa-
ria aller trop loin-dans !'autre direction.»
EN PLEIN
JOUR
A MARSEILLE
Pu €ftmki®I@iir dévalise
iep bureau central
de perëeptinn et tire
sur le concierge pour protéger sa fuite
..anms ce dernier, ancien gardien de la paix révoqué*
est arrêté pour complicité.
Marseille, 3 août, -r- Un vol de 25.000
francs a été commis dans les bureaux de
la Recette du chiffre d'affaires de Mar-
seille situés à l'angle- du Boulevard-Na-
tional et du Boulevard-de-Longchamp.
Dànsjces bureaux, où le public n'est
admis' le, matin que Jusqu'à. Il h. 30, les
employés quittent leur service à midi.
ïji^qji'à la reprise du travail' ̃• qui a
liëtf a.!l4» heures, la garde des locaux est
contiee au concierge. M.. Martin,
aér* midi trente. celui-ci qui se trou-
vait dans sa loge, entendit un bruit in-
solite provenant de la partie des. bu-
reaux où se trouve la caisse.
Intrigué, il se dirigea vers la grande
salle et; aperçut -tu* individu: paraissant
âgé de 25 ans environ, qui se trouvait
dans. le local, .entouré, de .grillages où
se trouve là 'caisse. ̃:̃̃-̃̃•̃̃̃̃̃ -̃
L'homme fc-aillait fébrilement ̃- dans
tous les tiroirs
M. Martin, qui n'avait pas été vu
par l'individu., retourna chez lui pour
prendre son, revolver. Revenu sans faire
de bruit il fit feu dans la direction du
malfaiteur afin de l'effrayer.
Ce dernier, sortant' à son tour un
revolver de sa poche, tira à quatre re-
prises date la direction de M. Martin,
pour protéger sa fuite et disparut. Heu-
reusement, le. concierge ne fut pas at-
teint.
̃La:poHee alertée, aussitôt, par M. Mar-
tin, arriva 'peu après' sur les lieux.
Sur le plancher., les policiers décou-
vrirent un revolver à barillet en. mau-
Happé par une batteuse
un enfant
est horriblement déchiqueté
Agen, 3 'août. A Granges-sur-Lot,
s'est produit' un accident particulière-
ment affreux.
Le jeune René Sauriac, âgé de qua-
torze ans, participàit aux travaux de
dépiquage qui avaient lieu sur la pro-
priété de son père. Il se tenait sur la
batteuse, près de. l'entraîneur, lorsqu'il
fut happé par la tête sans qu'on s'ex-
pliquât bien: .comment. ̃ ̃
La moitié, du corps disparut dans la
machine et fut horriblement broyée de^
vant des témoins impuissants. C'est un
corps absolument déchiqueté qui fut re-
tiré de la machine;
Commentant le prochain départ dés
missions militaires anglo-françaises, lord
Halifax s'est uniquement évertué à
trouver « une preuve de la bonne vo-
lonté » de Londres et Paris.
Après. avoir parlé des négociations
avec la Turquie et des incidents hun-
garo-roumains, le ministre a, parlant du
problème de Dantzig, confirmé'là décla-
ration de Chamberlain du 10 juillet. Il
a ensuite attribué les retards subis par
les négociations financières, avec la Po-
logne: atax seules xiiffléyltés techniques.
Dans sa conclusion, il a notamment
déclaré
« Nous avons. par ailleurs, cherché A
définir le double but poursuivi par la po-
litique britannique d'une part en mar-
quant ce qu'est notre attitude en face. de
l'agression. D'autre part, en déclarant
combien nous serions disposés,, si les mé-
thodes de force ou de menace d'user de la
force étaient abandonnées, à collaborer &
l'établissement d'un ordre pacifiaue. »:
On notera que le discours de lord
Halifax pêche surtout par ce que le mi-
nistre des affaires étrangères britanni-
que n'a pas dit.
Qu'il s'agisse des préparatifs guerriers
de l'axe, de la menace accrue sur la
Pologne, des provocations nazies à Dant-
zig et de la politique provocatrice du
Japon, il s'est tenu dans des formules
très générales.
Dix mineurs blessés
dans la chute
d'une cage d'ascenseur
Metz, 3 août. Aux mines de fer
d'Havange, près de Fontoy, par suite
d'un accident de machine, la cage de
l'ascenseur est- tombée au fond d'un
puits d'une hauteur de 35 mètres.
Dix mineurs ont été blessés, dont trois
,sont grièvement atteints.
vais état, ainsi qu'une casquette dont la
coiffe avait' été- enlevée, pour rendre ficile toute identification.
Les enquêteurs trouvèrent en outre
sur le bureau de l'un des employés un
avis écrit au crayon vert, sur un papier
en usage à la Recette, prévenant le di- `
recteur qu'un attentat. allait être com-
mis.
Après vérification de la caisse, on
constata que 29.000 francs avaient dis-
paru. •̃ ̃̃ ̃̃
Le concierge est inculpé
de complicité
L'enquête s'orienta aussitôt sur Torî-
gine du papier sur lequel était donné
l'avertissement. Les policiers découvri-
rent des feuilles semblable», dans la
:loge:da;:gardi«Bscpîi«ierge où -ils-jtrouvè-
rent aussi Un crayon. ;vert. La. preuve de
la culpabilité, ou tout au moins dfe la
complicité du gardien était trouvée >
d'autre part, l'examen des traces des
projectiles que le gardien, disait avoir
tirés du pond des bureaux, révéla qu'ils"
avaient été, au contraire, tirés tout près
de 1a'porte d'entrée;
Le gardien, très embarrassé, se défen-
dit assez mollement il se refusa à toute
explication, se bornant à protester de
son innocence. H a été placé sous man-
dat de dépôt.
Agé de 63 ans,. David Martin,.le con-
cierge, este un ancien gardien de la paix,
qui, en 1911,, fut révoqué pour divers mo-
tifs.
La remise à Franco des Répu-
blicains espagnols- serait, à un
crime. EmpêckeSrle en réhabili-
tant tes martyrs tant calomniés
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Comment en finir
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par André MARTY `
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