Titre : L'Humanité : journal socialiste quotidien
Auteur : Parti communiste français. Auteur du texte
Éditeur : L'Humanité (Paris)
Éditeur : L'HumanitéL'Humanité (Saint-Denis)
Date d'édition : 1934-02-04
Contributeur : Jaurès, Jean (1859-1914). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 63335 Nombre total de vues : 63335
Description : 04 février 1934 04 février 1934
Description : 1934/02/04 (Numéro 12836). 1934/02/04 (Numéro 12836).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k404906z
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
1 31» ANNÉE
N° 12.836
fniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniuiiiii
DIMANCHE
-̃̃̃̃:̃ 4
FÉVRIER
1934
iiuiliiiiiiiiiiiiiiiiiuiiigiiiiii
DEUX ÉDITIONS
ORGANE CE NTRAL (Dy/PAFt^r)CO M M U N ISTE ( S.F.I.C.)
FONDATEUR Jean JAURES 138, rue Mqntmartre, PARIS-2- DIRECTEUR Marcel CACHiN
̃ ̃̃̃HMHËliaHHIIBII'BHIIliBaBBBHBflRBIBaHBaBIIBIfflHIiannH NRH gHMnHnMBBBIIKBHHIBflllBaBHHHaBailHBalDHfliBEinnOlHIillllBHSQfliflBBIIHIHIBIHB
rfaVallleUJs, veillei
Pas plus de Haï0nnettes
« fSéinocratlpes » que de
poiÉiartis fascistes
i b ̃ jb a n o sa sa ̃ a œ n n b a a m n n ̃ ̃ ̃ s a n ̃ ̃ a ̃ ̃ m n n » n n ̃ b h ̃ ̃ ̃ ̃ H n ̃ ̃ ̃ ̃ ̃ ̃ ̃
.M'm, s 'o.'Et; d,M' 'A is i.6 "I~ ';¡r:"rtr "r'/d,'
-̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃.̃̃̃̃̃̃̃̃̃«.̃̃̃«̃̃̃̃̃«̃̃̃̃̃̃Ka
DÉCOMPOSITION ET FASQISATION DE LA DÉMOCRATIE
En fait de sanctions
Daladier offre à Chiappe
cP être vice-roi du Maroc
ESI!JSI!J
BONNEFOY-SIBOUR, MATRAQUEUR DE GREVISTES- DEVIENT PREFET DE POLICE
Le nabot malfaisant résiste et excite les coques fascistes
fFaccord a^ec fës?mfriistres Fabry et Piétri qui dénfiissionnent
et seraient remplacés par Boncour et Palmade
LE CHEF DE LA SÛRETÉ DE STAVISKY, THOMÉ, EST NANTI D'UNE SINÉCURE. A LA COMÉDIE-FRANÇAISE
GHIAPPE est débarqué 'ï'\
La nouvelle a flambé hier soir
comme une joyeuse tramée de pou-
are à travers les faubourgs et les ban-
lieues.'
Ça a été long. Ça a été dur, di-
saient les copains, mais on 'Va eu, Jean-
Fesse 1
Les ouvriers de Paris et ceux de tou-
tes les grandes villes de France de
Marseille où nous manifestions encore
avant-hier exigeaient que Chiappe
fût chasse.
Le scandale était trop flagrant, la ao-
lère ouvrière trop forte.
Le Populaire, lié à la police par tant,
He services et de scandales, de Levil-
lain et Fiancette au Paul Faure de l'af-
faire Sabatier, ne parlait pas ou mettait
la sourdine.
Seule l'Humanité. le grand journal
de combat des travailleurs, avait expri-
mé et alimenté la colère des masses.
Sous leur pression, Daladier que
Chiappe avait pourtant porté au pouvoir
sacrifie,' avec le préfet de police,
trois ministres. Doussain, de l'alliance
FABRY `
ministre de la Guerre, dont le gou-
vernement a dû se débarrasser
démocratique; Piétri, du capital finan-
cier, et Fabry, de l'état-major.
Il jette du lest.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Cela veut-il dire que quelque chose
Boit véritablement changé et que Dala-
dier ne'soit plus inféodé ni à la grande
banque, ni à l'état-major servis par la
haute police ? ?'
Certes non J
Cela signifie uniquement que Dali-!
dier concentre sur d'autres têtes des
charges et des missions qu'il avait répar-
ties entré des hommes qui, sans lui atti-
rer encore toutes les voix des droites,
menaçaient de lui retirer le soutien des
socialistes qui redoutent le mécontente-
ment des travailleurs.
Boncour n'est-il pas, lui; aussi, l'un
des hommes de l'état-major et faut-il
Compter sur Palmade pour se dresser
contre tes banques ? Daladier ne reste-t"
il pas l'homme de Weygand et de la.
politique pro-hitlérîerme ?
Que personne ne s'y trompe Quel-
les que soient les contradictions interries
qui la divisent, c'est, encore et toujours
j
la bourgeoisie qui reste au pouvoir et
c'est cette .bourgeoisie de répression, de
baisse des salaires et de guerre que les
socialistes s'apprêtent une fois de plus à
soutenir.
Cela, au moment même où la démo-
cratie bourgeoise continue de craquer et
de se corrompre; au moment où les mi-
nistères tombent après des votes de con-
fiance et se disloquent avant même 'de
s'être présentés aux Chambres, c est-à-
dire au moment où, devant les scandales
et l'impuissance de la vieille machine
parlementaire, l'Etat affaibli n'a plus
de ressources que dans une fascisation
rapide.
Chiappe limogé, ou plutôt changé de
fauteuil, c'est évidemment déjà un ré-
sultat. Les travailleurs savent que c'est
là le fruit de leurs luttes et ils n'oublient
pas la façon dont Chiappe, depuis
1927, avait fait de la police plus que la
reine de Paris, ni les arrestations pré-
ventives. ni les matraquages, ni les as-
sassinats d'ouvriers, ni les tripotages de
turf avec Zographos ni la provocation
antisoviétique du meurtre de Doumer, ni
l'affaire Staviski, ni les manifestations
fascistes des boulevards.
D'ailleurs, Chiappe, qui avait « réus-
si à enfermer ia majorité des parlemen-
taires dans un système d'égouts dont il
tenait les vannes » reste encore un assez
puissant maître chanteur pour obtenir de
ceux mêmes qui le déplacent l'offre
d'une fructueuse compensation au Ma-
roc.
Il refuse de s'en aller, pourtant
Mieux. Dans une lettre d'un incroyable
cynisme, il menace 1
7/ faut s'attendre à ce que ses hom-
mes de main réagissent dès aujourd'hui,
dans Paris même.
Bonnefoy-Sibour, qui lui succède,
saura, comme il l'a fait en Seine-et-
Oise, employer les armes que lui lègue
Chiappe contre les travailleurs, et con-
tre eux seuls, comme vient de le faire
la police d'Etat au Havre. La Sûreté
générale, avec des pouvoirs plus éten-
dus, accentuera encore son travail de
provocation et de mouchardage.
Il faut donc. avec plus d'attention
qu jamais, veiller, se préparer et s'unir
pour la lutte. Action sur les chantiers,
action dans les usines pour la prépara-
tion des combats à venir, reste notre mot
d'ordre essentiel de défense ouvrière 1
p. VAILLANT-COUTURIER.
UNr SOIREE FIFVREUSE
Ce fut hier, à la Chambre et au quai
'(i'Ossay, une journée d'attente fié-
vreuse. Lés événements qui, dans la soi-
rée, se précipitèrent, allaient justifier
cette fièvre.
Un nouveau trône offert
à Chiappe
Vers 20 heures, à l'issue d'une très
longue conférence entre les ministres,
M. Martinaud-Deplat, sous-secrétaire
d'Etat à la présidence du, conseil, rece-
vait la presse et donnait connaissance
d'un important « mouvement adminis-
tratif », que voici .̃–•.•
M. Ponsot, résident général du Maroc,
est appelé à d'autres fonctions
M. CHIAPPE est nommé résident gé-
néral au Maroc
M. Bonnefoy-Sibour, préfet de Seine-
et-Oise, est nommé préfet de police.
M. Guillon, préfet de Haute-Garonne,
est nommé préfet de Seine-et-Oise
M. Berthouin, préfet en service déta-
ché, est nommé préfet de Haute-Ga-
ronne.
Voilà pour les préfets.
Passons aux flics.
M. THOME, directeur de la Sûreté
générale, est nommé. administrateur de
la Comédie-Française en remplacement
de M. Fabre, « admis à faire valoir ses
droits à la retraite ».
M. Geai/, directeur du personnel au
ministère de l'intérieur, est nommé di-
recteur de la Sûreté générale.
Et maintenant, voici les chats four-
rés
M. PRESSARD, procureur de la Répu-
blique près le tribunal de première1 ins-
tance de la Seine, est nommé certoiller
à la cour dé cassation en remplacement
de M. Pailhé, lequel devient procureur.
Poudre aux yeux.
Telles sont les prétendues « sanc-
tions dont le gouvernement fit si'
longtemps mystère
Récapitulons.
On offre à Chiappej complice de Sta-
visky, la résidence générale du Maroc,
QUI ..VAUT 625.000 FRANCS PAR AN.
Cela, râlb'rs que "la1 "placé de" "Chiàppe,
c'est LA PRISON
On donne à Pressard, l'homme dés
19 remises du procès Staviski un poste
des plus élevés à la cour de cassation
Et le flic Thorrïé régnerait sur la Co-
médie-Française.
M. Martinaud-Deplat précisa sans
rire
Vous voyez qu'il s'agit d'un vtouve-
ment administratif qui ne comporte
pas de sanctions et qui n'a rien de com-
mun avec les scandales politico-judi-
ciaires.
Ces décisions, néanmoins, avaient fait
l'objet de délibérations orageuses, et
créaient une situation tendue. Ci. va
voir pourquoi.
Le chantage de Chiappe
On demanda encore à M. Martmaud-
Deplat
M. Chiappe accepte-t-il le Mcroc ?
Sa nomination est nhosi j'Aie, se
borna à répondre le ministre.
(SUITE EN 2e PAGE, 3e COLONNE)
!!̃ ̃ B ̃BBHIIHB m BBBBB HDSIlBia
JEUDI FEVRIER
«^HUMANITE))
commencera- la publication de
d'Emile ZOLA
nHHBlIBHBlHIlHBinDlIBllIlBIRinni
̃ ̃̃̃̃̃BBBHBHH«BllHBIi«B«B«m««"«««'"«"»"l""™"™™™
TOUS LES CHAUFFEURS DE TAXIS DE PARIS
ACCLAMENT LA GRÈVE
ET L'UNITÉ D'ACTION
̃ Qi=iQi=ie
La chambre syndicale des loueurs organise la provocation
La C.G.T. n'a' pu réussir à substituer son comité fantôme
au comité central de grève
Un aspect de la pie
Surpris par l'ampleur et la rapidité
du mouvement de grève générale réa-
lisé à 100 0/0 par les chauffeurs de
taxis de la région parisienne, le mi-
nistre du travail a dû, contrairement
aux habitudes, recevoir une déléga-
tion du Comité central de grève, avant
les dirigeants confédérés et pendant
qu'il obligeait son,- habituel visiteur
Léon Jouhaux, secrétaire de la C.
G.T., faire tapisserie dans un bis-
trot devant un café crème, pour at-
tendre le départ de la délégation dé-
signée par la masse des grévistes.
Après avoir marqué, et le ministre
du reste, ne l'ignorait pas, qu'elle
seule était qualifiée pour parler au
nom des grévistes, la délégation a pu,
dans une rapide-, mais claire discus-
sion,préciser te^ revendications pour
lesquelles les chauf 'leurs de taxis ont
abandonné leur volant. Ce sont
Essence payée -par' les patrons avec
contrat de travail' garantissant aux
exploités des Compagnies et des
loueurs, le bénéfice de toutes les lois
sociales (limitation du temps de tra-
vail, assurances sociales, accidents
de travail, allocations familiales, etc.)
Pour les petits propriétaires dégrè-
vement, 0 fr. 10 par litre, de la taxe
sur l'essence touriste mise en rem-
placement des anciennes taxes de cir-
culation et diminution du droit de
stationnement imposé par la Ville de
Paris.
Ainsi éclairé, le ministre a certes
déclaré son accord de principe avec
toutes ces légitimes revendications.
Mais la délégation n'a pas manqué de
lui rappeler que depuis des années,
tous ses collègues précédents se sont
aussi déclarés d'accord alors qu'ils
ont laissé les Compagnies violer sys-
tématiquement toutes les lois socia-
les.
Il lui fut indiqué avec force que des
promesses ne pourraient en aucune
façon terminer ce conflit.
Ce sont des réalisations que veulent
les grévistes.
Le ministère « vite et fort » est au
pied.Âu.mur.̃̃̃
C'est lui qui portera la responsabi-
lité en cas de refus de la continuation
de ce conflit qui gêne le trafic pari-
sien;
Forts de l'appui et de la sympathie
de toute la population laborieuse de
la capitale, les grévistes qui en ont
assez de travailler dans des condi-
tions aussi abominables sauront cha-
que four consolider et renforcer leur
front de bataille, briser toutes les ma-
nœuvres de division, affirmer leur
union et avec l'effort de solidarité de
tout le prolétariat parisien, imposer
le droit à la vie de toute une corpora-
tion.
Henri RAYNAUD.
W JOBKNl l'iSEB
La volonté de lutte des chauffeurs de
taxis s'est affirmée hier plus vivace que
HM M H ^M ^H ^MV ^H m^mm MB *̃* H I^H HM HH ^M ^M MV I^M ^H MM ^H ̃̃ «̃̃̃ ^H H
ace de la Concorde
jamais. Pas un taxi dans les rues. Paris
était vide.
Les quelques défections de la veille ne
se sont • pas reproduites hier. Pour ce
matin, le comité central de grève a pris
ses dispositions pour renforcer les pi-
quets du garage Wagram, le. seul où de
rares voitures soient sorties. Il fait appel
aux chauffeurs pour renforcer les. pi-
quets plus que jamais aujourd'hui diman-
cûe, où certains pourraient être tentés de
relâcher la discipline de la grève.
Au ministère du travail
La journée d!liier a, été, une journée
d'organisation de la grève.
On sait que. sur convocation du mi-
nistère du travail, une délégation nom-
mée par le comité central de grève s'est
présentée chez Valadier.
Elle y a rencontré dans l'antichambre
la délégation qu'une centaine de confé-
dérés avait eu l'impudence d'élire dans
un meeting fantôme, la veille ..au soir, à
la Bourse, sans liaison avec le comité
central de grève.
Les délégués du comité central ont re-
fusé de s'entendre avec cette délégation
qui ne représente rien, et ont exigé et
obtenu du ministre d'être entendus les
premiers.
Valadier, après avoir affirmé qu'il con-
naissait très bien la situation, qu'il était
très ému, etc., a reconnu qu'il ignorait
que les chauffeurs n'étaient pas traités
comme des salariés. Pour la taxe de l'es-
sence, il s'est retranché derrière la loi
votée. Mais pour ce qui concerne la Ville
de Paris (circulation, assurances sociales,
allocation familiale), il a promis de por-
ter ces questions devant le conseil de ca-
binet d'hier après-midi, assurant qu'il en
ferait connaître le résultat au comité cen-
tral de grève.
(SUITE EN 2e PAGE, ire COLONNE)
^̃̃̃̃̃̃B ̃̃̃«̃̃̃̃ ̃̃̃̃̃BMH
Dans le Nord
des textiles
ont débrayé
sur le tas
̃♦̃
(Lire nos informations en 5e page,
7" colonne.)
rrrrr~rrrrrrr~rrrrrrrrr~
Violentes charges de police
au Havre
»«̃
Le Havre, 3 février. (Humanité.)
Le comité local de lutte contre la guerre,
du Havre, avait appelé la population à
se rassembler, place Thiers, pour mani-
fester contre le fascisme et la guerre que
préparent les staviscrates.
Le prolétariat a répondu. Au moment
où je télégraphie, les manifestants
affluent de partout. La police charge
avec une brutalité jamais égalée et fait
usage de ses armes. Les ouvriers réagis-
sent avec vigueur. Plus de huit mille
travailleurs tiennent le pavé. De nom-
breux camarades ont été arrêtés, dont
notre camarade Manautine et un insti-
tuteur socialiste.
J'ai vu passer à l'instant Manautines,
soutenu par six flics. Le malheureux est
littéralement assommé.
L'effervescence est grande et gagne
la ville. Les manifestations vont durer,
à mon avis, fort tard.
Les manifestations se sont poursuivies
assez tard dans la nuit.
La foule fut invitée à circuler, mais
des groupes venus là^pour manifester se
formèrent rue Thiers. Des deux côtés de
la place, 'des cris hostiles partirent à
''adresse des agents qui chargèrent.
Il y eut quelques bousculades assez
vives et des coups échangés.
Les manifestants arrêtèrent trois
tramways, en coupant les cordes des
trolleys. Une dizaine d'arrestations furent
opérées pour outrages et refus de cir-
culer. F. Legagneux.
-«SB» ̃–
EVACUATION DE L'INDO-CHINE 1
Les coolies des moulins de riz
de Saïgon sont en grève
Une dépêche de Saigon nous apprend
que les coolies des moulins à riz de
Saigon sont en grève. Quatre moulins
ont déjà fermé leurs portes.
Cette grève indique quand on con-
naît les effroyables conditions de terreur
en Indochine la volonté farouche de
lutte des travailleurs indochinois exploités
odieusement par l'impérialisme français.
Soutenons nos frères d'Indochine En
luttant pour l'évacuation de l'Indochine,
les travailleurs français doivent soutenir
leur délégation d'enquête qui fait route
pour Saigon, afin qu'elle puisse enquêter
sur tout et partout.
n*1 m km m nmm • ̃
APRÈS LE QUADRUPLE ASSASSINAT FASCISTE
Action de masse
pour Dimiîrov et Thaelmann
i QI=]Q[=3CI <
Du Comité central du P.C.
allemand, Berlin
Travailleurs
Vendredi 2 février, quatre des meil-
leurs et des plus valeureux militants de
notre Parti ont été assassinés sur l'or-
dre des chiens sanglants Hitler-Goering.
Ce sont John Scheer, membre du B.P.
du P.C.A. et du C.E. de l'I.C.. collabora-
teur immédiat de Thaelmann le cama-
rade Eugène Schonhaar, collaborateur
à la presse illégale du ÎP.C.A., le cama-
rade Steinfurth, dirigeant du Secours
Rouge de Berlin, et le camarade
Schwarz. Tous les quatre se trouvaient
déjà depuis de nombreuses • semaines
aux mains des bourreaux fascistes. Nuit
et jour, ils avaient été torturés jusqu'à
perdre connaissance et jamais cepen-
dant ils n'ont avoué quoi que ce soit 1
Leur attitude fut celle- de bolcheviks
Leur fidélité au Parti et au mouvement
révolutionnaire l'emporta sur les souf-
frances que leur infligeaient les bour-
reaux et leurs menaces de mort.
Les canailles Hitler et Goering se
sont vengés lâchement sur des prison-
niers sans défense. La prétendue exécu-
tion, il y a quelques jours, du vil Katner
leur servit de prétexte pour assassiner
nos quatre camarades dans une forêt,
près de Berlin, après les avoir odieuse-
ment maltraités.
Cet assassinat de quatre militants et
chefs communistes exécuté par Goering l
sur l'ordre de Hitler a eu lieu quelques
jours après le premier anniversaire de
la prise du pouvoir par les fascistes, à
un moment où les masses se rendent de
plus en plus compte que le fascisme
est* incapable de résoudre aucune des
questions vitales qui les angoisse et que
Hitler mène l'Allemagne à la catastro-
phe. Cet assassinat fut ordonné en rai-
son de la haine croissante des masses
contre la dictature de famine qui avec
sa nouvelle « loi du travail » cherche à
ramener les travailleurs à un niveau in-
férieur à celui d'un coolie, loi contre la-
quelle le P.C.A. organise la grève de
masse. Les orgies de meurtres des fas-
cistes, la terreur la plus inouïe n'ont
pas réussi à ralentir la marche en avant
du P.C.A. Le Parti tient ferme dans
ses mains le drapeau rouge. Il se déve-
loppe comme unique parti de masse du
prolétariat. Il lance dans les masses le
mot d'ordre des soviets.
De nouveaux combattants anonymes,
issus des rangs de l'avant-garde révolu-
tionnaire comblent immédiatement les
trous causés par la terreur. Le nouvel
assassinat commis par Hitler-Goering
n'est pas l'expression de la force de
leur régime, mais de sa faiblesse, de son
inconsistance, de sa crainte devant l'iné-
vitabilité de la marche en avant du
communisme devant la revanche pro-
chaine sur tous les crimes de la bour-
geoisie, de sa peur de l'instauration du
pouvoir des soviets.
Voilà pourquoi les bandits fascistes au
pouvoir renforcent leur campagne ter-
roriste contre l'avant-garde révolution-
naire. Voilà pourquoi ils abattent nos
chefs qui se trouvent en leurs mains.
Voilà pourquoi, avec le procès im-
minent de notre camarade Thaelmann,,
ils préparent un nouveau meurtre judi-'
ciaire contre le chef du prolétariat alle-
mand. Voilà pourquoi ils ont, une fois
de plus, traîné Dimitrov et ses deux
compagnons de lutte Popov et Tanev,
de Leipzig à Berlin, où ils projettent de
les faire assassiner. Ils sont encouragés
dans leurs desseins par les excitations
anticommunistes de la social-démocra-
tie et de la II9 Internationale qui con-
sidèrent aussi aujourd'hui comme leur
tâche principale de calomnier le Parti
Communiste et de maintenir la division
du prolétariat en essayant de remettre
sur pied leur organisation faillie.
Travailleurs d'Allemagne et du monde
entier Une fois de plus, quatre des
meilleurs d'entre vous viennent d'être
assassinés La vie de Thaelmann et de
Dimitrov est gravement menacée Les
fascistes en pleine faillite déclenchent
une nouvelle vague de terreur sur toute
l'Allemagne. Votre haine mortelle con-
tre ces bandits doit grandir 1
N'oubliez jamais, pas une seule mi-
nute, que la vie de nos camarades pri-
sonniers est constamment en danger! Ne
ralentissez pas votre lutte pour la libé-
ration de nos prisonniers politiques pro-
létariens Songez que nous avons un
compte à régler avec la clique des chefs
fascistes et que chaque action contre
I ̃̃̃̃̃̃̃«̃ ̃̃̃OBI ̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃ ̃̃̃̃HHBHaHBHBBBBHBBI
L'OUVERTURE SOLENNELLE
DU CONGRÈS EXTRAORDINAIRE
DE LA JEUNESSE COMMUNISTE
QI=IH!=II3 .-H
Une magnifique soirée
Hier soir s'est ouvert à Ivry le Con- misère et de son désarroi pour l'entraî-
grès extraordinaire de la Jeunesse Com ner derrière ses a solutions ». Nous de-
muniste, dans une atmosphère enthou- vous donc nous mêler aux masses des
siaste, devant 500 travailleurs d'Ivry et jeunes, à toutes les manifestations de la
des environs. vie de la jeunesse « Les jeunes commu-
Au Présidium d'honneur proposé pai nisles sont des hommes de lutte dont la
Maurice Thorez Staline, Vorochilof, Ma- place est au miUau de la jeunesse iabo.
moulsky Piatnisky, Tçhemodanos, secré- rieuse pour la M'endre dans tous les
taire des J. C. de 1U. R. S. b., lhaelmann, de la lutte des classes, vers U Révolu-
Dimitrov, Popov, Tanev, Torgter, le Bu- tion
rp^UUXpri» àCClairvauf £mtIUe' ̃ II ^ut Pouss^la propagande et l'ac-
du Parti ,emprisonné à Clairvaux. tion jusque chez l'adversaire, partout. où
La Jeunesse Communiste donn! car les" la bourgeoisie a groupe les jeunes, et en
pirc-r du grand exemple donné prir les premier ]jeu le lie\J de leur travail, pour-
üamsornals de l'Union SOV~étlqu;, où a suit notre camarade. Puis il insiste sur
été résolu le problème de la jeunesse la nécessité de continuer avec ardeur la
La voie pour gagner La jeunesse, c'est nécessité de continuer avec ardeur ̃ la
la. lutte implacable contre ia social-démo- wuie qui fut remplie par la J. C. dans
la lutte implacable contre ia social-dëmo- MUtequf fut remplie par la J.. dans
cralie, contre l'influence dissolvante de \.f m.ee et la marine, contre les prépara-
la jeunesse socialiste c'est la voie de tifs de guerre.
l'In'leëiulnlaetz'isoenasloeciCaloiisi7t~icii,iiiiist,e celle contrée de Après guerre. ippel aLi front unique de
l'Internationale .Communiste celle contrée Apres rn appel au front unique de
trée' par son chef Staline. lutte _avec les jeunes ouvriers socialistes,
Le camarade Marcel Caoliin accueilli Cachin conclut
par une ovation prend alors la parole au En face de la perspective du fascis-
nom du Bureau Politique du Parti. me, la J. C. peut offrir le spectacle de la
II examine la- situation matérielle et Jeunesse soviétique libirée et enthousias-
morale de la jeunesse travailleuse frap- te- Là et Là seul est le saLut
pée si durement par la crise. La bour- Nous reviendrons demain sur le très
geolsie, dit,il, s'efforce de profiter' de sa important discours de Marcel Cachin.,
BBBBHBBn_«_nn_J?_?^. •̃̃̃nilDllllllllIIIIIIDIIIIIIIBIIII31iailllSiIIIIBI>III»llll>IB>1lll|alallBIil|"1*"
1 Boum
leur régime réduit la durée de leur.
règne et rapproche le jour de la ven-
geance.
Ouvriers, travailleurs d'Allemagne
Dans les usinés, dans les lieux de poin-
tage, dans les assemblées du « Front
ouvrier », élevez votre protestation. De-
mandez aux membres des cellules nazis;
demandez aux simples membres des
troupes d'assaut s'ils acceptent que les
chefs révolutionnaires, les leaders de,
vos grèves contre la loi de réaction dite
« loi du travail soient assassinés tan-
dis que les brigands capitalistes qui
vous volent:, vos salaires sont nommés
conseillers d'Etat et pbtiennent .des
pouvoirs illimités dans les usines. Orga-
nisez des grèves et des démonstrations»
pour la libération de Thaelmann, de Di-
mitrov et de tous les autres antifascis-
tes emprisonnés. Organisez avec l'aide
des hommes de confiance illégaux dans
les usines, des grèves politiques de pro-
testation contre ce système de meur-
tres fascistes Créez des groupes d'au-
to-défense, des groupes pour la protec-
tion de votre vie et de la vie de vos
chefs et de vos militants communistes!:
Ouvrières, manifestez devant les antres
de tortures de Gœring! Sonnez l'alarme
mobilisez-vous, déclenchez l'assaut de
masse contre la peste brune meurtrière.
Ouvriers du monda entier! Soyez aux
côtés des travailleurs révolutionnaires
d'Allemagne pour les aider de toutes
vos forces dans leur lutte de masse an-
tifasciste. Organisez des manifestations
internationales dans tous les pays, des
Notre camarade THAELMANN
d'après un dessin paru sur un
numéro illégal de « La Jeune Garde
organe de la Jeunesse communiste
allemande, qui n'a jamais cessé
d'être diffusé malgré la terreur
démonstrations de lutte dans les usi-i
nes Ouvriers des ports, refusez de
décharger les navires à croix gammée.
Soutenez d'une façon active- et directe
la lutte illégale des communistes alle-
mands par la création de parrainages
de vos usines sur les cellules commu-
nistes dans l'Allemagne de Hitler. Sous-
crivez partout pour le fonds Thael-
mann. Elevez plus haut encore le dra-
peau de l'internationalisme prolétarien.
Camarades, ouvriers, travailleurs1 D'
John Sheer, un de nos meilleurs cama-
rades, le collaborateur fidèle de Thael-
mann, et du bureau politique du co-
mité central du P.C.A. et avec lui les
trois courageux combattants Eugène
Schonhaar, Steinfurth et Schwarz ont
été arrachés de nos rangs par ces assas-
sinats. Mais la lutte continue, renfor-
cée La terreur sanglante dé Hitler et
de Gœring n'empêchera,pas l'avance
du parti de Lénine, la victoire de la
révolution socialiste eu Allemagne.
Vive l'action de masse héroïque des
ouvriers révolutionnaires d'Allemagne!
Vive l'avant-garde de la Révolution, le
Parti communiste et son chef, le cama-
rade Thaelmann! Vive l'Allemagne so-
viétique
Berlin, le 2 février.
Comité central du Parti commu-
niste d'Allemagne (section de
l'Internationale communiste.)
N° 12.836
fniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniuiiiii
DIMANCHE
-̃̃̃̃:̃ 4
FÉVRIER
1934
iiuiliiiiiiiiiiiiiiiiiuiiigiiiiii
DEUX ÉDITIONS
ORGANE CE NTRAL (Dy/PAFt^r)CO M M U N ISTE ( S.F.I.C.)
FONDATEUR Jean JAURES 138, rue Mqntmartre, PARIS-2- DIRECTEUR Marcel CACHiN
̃ ̃̃̃HMHËliaHHIIBII'BHIIliBaBBBHBflRBIBaHBaBIIBIfflHIiannH NRH gHMnHnMBBBIIKBHHIBflllBaBHHHaBailHBalDHfliBEinnOlHIillllBHSQfliflBBIIHIHIBIHB
rfaVallleUJs, veillei
Pas plus de Haï0nnettes
« fSéinocratlpes » que de
poiÉiartis fascistes
i b ̃ jb a n o sa sa ̃ a œ n n b a a m n n ̃ ̃ ̃ s a n ̃ ̃ a ̃ ̃ m n n » n n ̃ b h ̃ ̃ ̃ ̃ H n ̃ ̃ ̃ ̃ ̃ ̃ ̃
.M'm, s 'o.'Et; d,M' 'A is i.6 "I~ ';¡r:"rtr "r'/d,'
-̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃.̃̃̃̃̃̃̃̃̃«.̃̃̃«̃̃̃̃̃«̃̃̃̃̃̃Ka
DÉCOMPOSITION ET FASQISATION DE LA DÉMOCRATIE
En fait de sanctions
Daladier offre à Chiappe
cP être vice-roi du Maroc
ESI!JSI!J
BONNEFOY-SIBOUR, MATRAQUEUR DE GREVISTES- DEVIENT PREFET DE POLICE
Le nabot malfaisant résiste et excite les coques fascistes
fFaccord a^ec fës?mfriistres Fabry et Piétri qui dénfiissionnent
et seraient remplacés par Boncour et Palmade
LE CHEF DE LA SÛRETÉ DE STAVISKY, THOMÉ, EST NANTI D'UNE SINÉCURE. A LA COMÉDIE-FRANÇAISE
GHIAPPE est débarqué 'ï'\
La nouvelle a flambé hier soir
comme une joyeuse tramée de pou-
are à travers les faubourgs et les ban-
lieues.'
Ça a été long. Ça a été dur, di-
saient les copains, mais on 'Va eu, Jean-
Fesse 1
Les ouvriers de Paris et ceux de tou-
tes les grandes villes de France de
Marseille où nous manifestions encore
avant-hier exigeaient que Chiappe
fût chasse.
Le scandale était trop flagrant, la ao-
lère ouvrière trop forte.
Le Populaire, lié à la police par tant,
He services et de scandales, de Levil-
lain et Fiancette au Paul Faure de l'af-
faire Sabatier, ne parlait pas ou mettait
la sourdine.
Seule l'Humanité. le grand journal
de combat des travailleurs, avait expri-
mé et alimenté la colère des masses.
Sous leur pression, Daladier que
Chiappe avait pourtant porté au pouvoir
sacrifie,' avec le préfet de police,
trois ministres. Doussain, de l'alliance
FABRY `
ministre de la Guerre, dont le gou-
vernement a dû se débarrasser
démocratique; Piétri, du capital finan-
cier, et Fabry, de l'état-major.
Il jette du lest.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Cela veut-il dire que quelque chose
Boit véritablement changé et que Dala-
dier ne'soit plus inféodé ni à la grande
banque, ni à l'état-major servis par la
haute police ? ?'
Certes non J
Cela signifie uniquement que Dali-!
dier concentre sur d'autres têtes des
charges et des missions qu'il avait répar-
ties entré des hommes qui, sans lui atti-
rer encore toutes les voix des droites,
menaçaient de lui retirer le soutien des
socialistes qui redoutent le mécontente-
ment des travailleurs.
Boncour n'est-il pas, lui; aussi, l'un
des hommes de l'état-major et faut-il
Compter sur Palmade pour se dresser
contre tes banques ? Daladier ne reste-t"
il pas l'homme de Weygand et de la.
politique pro-hitlérîerme ?
Que personne ne s'y trompe Quel-
les que soient les contradictions interries
qui la divisent, c'est, encore et toujours
j
la bourgeoisie qui reste au pouvoir et
c'est cette .bourgeoisie de répression, de
baisse des salaires et de guerre que les
socialistes s'apprêtent une fois de plus à
soutenir.
Cela, au moment même où la démo-
cratie bourgeoise continue de craquer et
de se corrompre; au moment où les mi-
nistères tombent après des votes de con-
fiance et se disloquent avant même 'de
s'être présentés aux Chambres, c est-à-
dire au moment où, devant les scandales
et l'impuissance de la vieille machine
parlementaire, l'Etat affaibli n'a plus
de ressources que dans une fascisation
rapide.
Chiappe limogé, ou plutôt changé de
fauteuil, c'est évidemment déjà un ré-
sultat. Les travailleurs savent que c'est
là le fruit de leurs luttes et ils n'oublient
pas la façon dont Chiappe, depuis
1927, avait fait de la police plus que la
reine de Paris, ni les arrestations pré-
ventives. ni les matraquages, ni les as-
sassinats d'ouvriers, ni les tripotages de
turf avec Zographos ni la provocation
antisoviétique du meurtre de Doumer, ni
l'affaire Staviski, ni les manifestations
fascistes des boulevards.
D'ailleurs, Chiappe, qui avait « réus-
si à enfermer ia majorité des parlemen-
taires dans un système d'égouts dont il
tenait les vannes » reste encore un assez
puissant maître chanteur pour obtenir de
ceux mêmes qui le déplacent l'offre
d'une fructueuse compensation au Ma-
roc.
Il refuse de s'en aller, pourtant
Mieux. Dans une lettre d'un incroyable
cynisme, il menace 1
7/ faut s'attendre à ce que ses hom-
mes de main réagissent dès aujourd'hui,
dans Paris même.
Bonnefoy-Sibour, qui lui succède,
saura, comme il l'a fait en Seine-et-
Oise, employer les armes que lui lègue
Chiappe contre les travailleurs, et con-
tre eux seuls, comme vient de le faire
la police d'Etat au Havre. La Sûreté
générale, avec des pouvoirs plus éten-
dus, accentuera encore son travail de
provocation et de mouchardage.
Il faut donc. avec plus d'attention
qu jamais, veiller, se préparer et s'unir
pour la lutte. Action sur les chantiers,
action dans les usines pour la prépara-
tion des combats à venir, reste notre mot
d'ordre essentiel de défense ouvrière 1
p. VAILLANT-COUTURIER.
UNr SOIREE FIFVREUSE
Ce fut hier, à la Chambre et au quai
'(i'Ossay, une journée d'attente fié-
vreuse. Lés événements qui, dans la soi-
rée, se précipitèrent, allaient justifier
cette fièvre.
Un nouveau trône offert
à Chiappe
Vers 20 heures, à l'issue d'une très
longue conférence entre les ministres,
M. Martinaud-Deplat, sous-secrétaire
d'Etat à la présidence du, conseil, rece-
vait la presse et donnait connaissance
d'un important « mouvement adminis-
tratif », que voici .̃–•.•
M. Ponsot, résident général du Maroc,
est appelé à d'autres fonctions
M. CHIAPPE est nommé résident gé-
néral au Maroc
M. Bonnefoy-Sibour, préfet de Seine-
et-Oise, est nommé préfet de police.
M. Guillon, préfet de Haute-Garonne,
est nommé préfet de Seine-et-Oise
M. Berthouin, préfet en service déta-
ché, est nommé préfet de Haute-Ga-
ronne.
Voilà pour les préfets.
Passons aux flics.
M. THOME, directeur de la Sûreté
générale, est nommé. administrateur de
la Comédie-Française en remplacement
de M. Fabre, « admis à faire valoir ses
droits à la retraite ».
M. Geai/, directeur du personnel au
ministère de l'intérieur, est nommé di-
recteur de la Sûreté générale.
Et maintenant, voici les chats four-
rés
M. PRESSARD, procureur de la Répu-
blique près le tribunal de première1 ins-
tance de la Seine, est nommé certoiller
à la cour dé cassation en remplacement
de M. Pailhé, lequel devient procureur.
Poudre aux yeux.
Telles sont les prétendues « sanc-
tions dont le gouvernement fit si'
longtemps mystère
Récapitulons.
On offre à Chiappej complice de Sta-
visky, la résidence générale du Maroc,
QUI ..VAUT 625.000 FRANCS PAR AN.
Cela, râlb'rs que "la1 "placé de" "Chiàppe,
c'est LA PRISON
On donne à Pressard, l'homme dés
19 remises du procès Staviski un poste
des plus élevés à la cour de cassation
Et le flic Thorrïé régnerait sur la Co-
médie-Française.
M. Martinaud-Deplat précisa sans
rire
Vous voyez qu'il s'agit d'un vtouve-
ment administratif qui ne comporte
pas de sanctions et qui n'a rien de com-
mun avec les scandales politico-judi-
ciaires.
Ces décisions, néanmoins, avaient fait
l'objet de délibérations orageuses, et
créaient une situation tendue. Ci. va
voir pourquoi.
Le chantage de Chiappe
On demanda encore à M. Martmaud-
Deplat
M. Chiappe accepte-t-il le Mcroc ?
Sa nomination est nhosi j'Aie, se
borna à répondre le ministre.
(SUITE EN 2e PAGE, 3e COLONNE)
!!̃ ̃ B ̃BBHIIHB m BBBBB HDSIlBia
JEUDI FEVRIER
«^HUMANITE))
commencera- la publication de
d'Emile ZOLA
nHHBlIBHBlHIlHBinDlIBllIlBIRinni
̃ ̃̃̃̃̃BBBHBHH«BllHBIi«B«B«m««"«««'"«"»"l""™"™™™
TOUS LES CHAUFFEURS DE TAXIS DE PARIS
ACCLAMENT LA GRÈVE
ET L'UNITÉ D'ACTION
̃ Qi=iQi=ie
La chambre syndicale des loueurs organise la provocation
La C.G.T. n'a' pu réussir à substituer son comité fantôme
au comité central de grève
Un aspect de la pie
Surpris par l'ampleur et la rapidité
du mouvement de grève générale réa-
lisé à 100 0/0 par les chauffeurs de
taxis de la région parisienne, le mi-
nistre du travail a dû, contrairement
aux habitudes, recevoir une déléga-
tion du Comité central de grève, avant
les dirigeants confédérés et pendant
qu'il obligeait son,- habituel visiteur
Léon Jouhaux, secrétaire de la C.
G.T., faire tapisserie dans un bis-
trot devant un café crème, pour at-
tendre le départ de la délégation dé-
signée par la masse des grévistes.
Après avoir marqué, et le ministre
du reste, ne l'ignorait pas, qu'elle
seule était qualifiée pour parler au
nom des grévistes, la délégation a pu,
dans une rapide-, mais claire discus-
sion,préciser te^ revendications pour
lesquelles les chauf 'leurs de taxis ont
abandonné leur volant. Ce sont
Essence payée -par' les patrons avec
contrat de travail' garantissant aux
exploités des Compagnies et des
loueurs, le bénéfice de toutes les lois
sociales (limitation du temps de tra-
vail, assurances sociales, accidents
de travail, allocations familiales, etc.)
Pour les petits propriétaires dégrè-
vement, 0 fr. 10 par litre, de la taxe
sur l'essence touriste mise en rem-
placement des anciennes taxes de cir-
culation et diminution du droit de
stationnement imposé par la Ville de
Paris.
Ainsi éclairé, le ministre a certes
déclaré son accord de principe avec
toutes ces légitimes revendications.
Mais la délégation n'a pas manqué de
lui rappeler que depuis des années,
tous ses collègues précédents se sont
aussi déclarés d'accord alors qu'ils
ont laissé les Compagnies violer sys-
tématiquement toutes les lois socia-
les.
Il lui fut indiqué avec force que des
promesses ne pourraient en aucune
façon terminer ce conflit.
Ce sont des réalisations que veulent
les grévistes.
Le ministère « vite et fort » est au
pied.Âu.mur.̃̃̃
C'est lui qui portera la responsabi-
lité en cas de refus de la continuation
de ce conflit qui gêne le trafic pari-
sien;
Forts de l'appui et de la sympathie
de toute la population laborieuse de
la capitale, les grévistes qui en ont
assez de travailler dans des condi-
tions aussi abominables sauront cha-
que four consolider et renforcer leur
front de bataille, briser toutes les ma-
nœuvres de division, affirmer leur
union et avec l'effort de solidarité de
tout le prolétariat parisien, imposer
le droit à la vie de toute une corpora-
tion.
Henri RAYNAUD.
W JOBKNl l'iSEB
La volonté de lutte des chauffeurs de
taxis s'est affirmée hier plus vivace que
HM M H ^M ^H ^MV ^H m^mm MB *̃* H I^H HM HH ^M ^M MV I^M ^H MM ^H ̃̃ «̃̃̃ ^H H
ace de la Concorde
jamais. Pas un taxi dans les rues. Paris
était vide.
Les quelques défections de la veille ne
se sont • pas reproduites hier. Pour ce
matin, le comité central de grève a pris
ses dispositions pour renforcer les pi-
quets du garage Wagram, le. seul où de
rares voitures soient sorties. Il fait appel
aux chauffeurs pour renforcer les. pi-
quets plus que jamais aujourd'hui diman-
cûe, où certains pourraient être tentés de
relâcher la discipline de la grève.
Au ministère du travail
La journée d!liier a, été, une journée
d'organisation de la grève.
On sait que. sur convocation du mi-
nistère du travail, une délégation nom-
mée par le comité central de grève s'est
présentée chez Valadier.
Elle y a rencontré dans l'antichambre
la délégation qu'une centaine de confé-
dérés avait eu l'impudence d'élire dans
un meeting fantôme, la veille ..au soir, à
la Bourse, sans liaison avec le comité
central de grève.
Les délégués du comité central ont re-
fusé de s'entendre avec cette délégation
qui ne représente rien, et ont exigé et
obtenu du ministre d'être entendus les
premiers.
Valadier, après avoir affirmé qu'il con-
naissait très bien la situation, qu'il était
très ému, etc., a reconnu qu'il ignorait
que les chauffeurs n'étaient pas traités
comme des salariés. Pour la taxe de l'es-
sence, il s'est retranché derrière la loi
votée. Mais pour ce qui concerne la Ville
de Paris (circulation, assurances sociales,
allocation familiale), il a promis de por-
ter ces questions devant le conseil de ca-
binet d'hier après-midi, assurant qu'il en
ferait connaître le résultat au comité cen-
tral de grève.
(SUITE EN 2e PAGE, ire COLONNE)
^̃̃̃̃̃̃B ̃̃̃«̃̃̃̃ ̃̃̃̃̃BMH
Dans le Nord
des textiles
ont débrayé
sur le tas
̃♦̃
(Lire nos informations en 5e page,
7" colonne.)
rrrrr~rrrrrrr~rrrrrrrrr~
Violentes charges de police
au Havre
»«̃
Le Havre, 3 février. (Humanité.)
Le comité local de lutte contre la guerre,
du Havre, avait appelé la population à
se rassembler, place Thiers, pour mani-
fester contre le fascisme et la guerre que
préparent les staviscrates.
Le prolétariat a répondu. Au moment
où je télégraphie, les manifestants
affluent de partout. La police charge
avec une brutalité jamais égalée et fait
usage de ses armes. Les ouvriers réagis-
sent avec vigueur. Plus de huit mille
travailleurs tiennent le pavé. De nom-
breux camarades ont été arrêtés, dont
notre camarade Manautine et un insti-
tuteur socialiste.
J'ai vu passer à l'instant Manautines,
soutenu par six flics. Le malheureux est
littéralement assommé.
L'effervescence est grande et gagne
la ville. Les manifestations vont durer,
à mon avis, fort tard.
Les manifestations se sont poursuivies
assez tard dans la nuit.
La foule fut invitée à circuler, mais
des groupes venus là^pour manifester se
formèrent rue Thiers. Des deux côtés de
la place, 'des cris hostiles partirent à
''adresse des agents qui chargèrent.
Il y eut quelques bousculades assez
vives et des coups échangés.
Les manifestants arrêtèrent trois
tramways, en coupant les cordes des
trolleys. Une dizaine d'arrestations furent
opérées pour outrages et refus de cir-
culer. F. Legagneux.
-«SB» ̃–
EVACUATION DE L'INDO-CHINE 1
Les coolies des moulins de riz
de Saïgon sont en grève
Une dépêche de Saigon nous apprend
que les coolies des moulins à riz de
Saigon sont en grève. Quatre moulins
ont déjà fermé leurs portes.
Cette grève indique quand on con-
naît les effroyables conditions de terreur
en Indochine la volonté farouche de
lutte des travailleurs indochinois exploités
odieusement par l'impérialisme français.
Soutenons nos frères d'Indochine En
luttant pour l'évacuation de l'Indochine,
les travailleurs français doivent soutenir
leur délégation d'enquête qui fait route
pour Saigon, afin qu'elle puisse enquêter
sur tout et partout.
n*1 m km m nmm • ̃
APRÈS LE QUADRUPLE ASSASSINAT FASCISTE
Action de masse
pour Dimiîrov et Thaelmann
i QI=]Q[=3CI <
Du Comité central du P.C.
allemand, Berlin
Travailleurs
Vendredi 2 février, quatre des meil-
leurs et des plus valeureux militants de
notre Parti ont été assassinés sur l'or-
dre des chiens sanglants Hitler-Goering.
Ce sont John Scheer, membre du B.P.
du P.C.A. et du C.E. de l'I.C.. collabora-
teur immédiat de Thaelmann le cama-
rade Eugène Schonhaar, collaborateur
à la presse illégale du ÎP.C.A., le cama-
rade Steinfurth, dirigeant du Secours
Rouge de Berlin, et le camarade
Schwarz. Tous les quatre se trouvaient
déjà depuis de nombreuses • semaines
aux mains des bourreaux fascistes. Nuit
et jour, ils avaient été torturés jusqu'à
perdre connaissance et jamais cepen-
dant ils n'ont avoué quoi que ce soit 1
Leur attitude fut celle- de bolcheviks
Leur fidélité au Parti et au mouvement
révolutionnaire l'emporta sur les souf-
frances que leur infligeaient les bour-
reaux et leurs menaces de mort.
Les canailles Hitler et Goering se
sont vengés lâchement sur des prison-
niers sans défense. La prétendue exécu-
tion, il y a quelques jours, du vil Katner
leur servit de prétexte pour assassiner
nos quatre camarades dans une forêt,
près de Berlin, après les avoir odieuse-
ment maltraités.
Cet assassinat de quatre militants et
chefs communistes exécuté par Goering l
sur l'ordre de Hitler a eu lieu quelques
jours après le premier anniversaire de
la prise du pouvoir par les fascistes, à
un moment où les masses se rendent de
plus en plus compte que le fascisme
est* incapable de résoudre aucune des
questions vitales qui les angoisse et que
Hitler mène l'Allemagne à la catastro-
phe. Cet assassinat fut ordonné en rai-
son de la haine croissante des masses
contre la dictature de famine qui avec
sa nouvelle « loi du travail » cherche à
ramener les travailleurs à un niveau in-
férieur à celui d'un coolie, loi contre la-
quelle le P.C.A. organise la grève de
masse. Les orgies de meurtres des fas-
cistes, la terreur la plus inouïe n'ont
pas réussi à ralentir la marche en avant
du P.C.A. Le Parti tient ferme dans
ses mains le drapeau rouge. Il se déve-
loppe comme unique parti de masse du
prolétariat. Il lance dans les masses le
mot d'ordre des soviets.
De nouveaux combattants anonymes,
issus des rangs de l'avant-garde révolu-
tionnaire comblent immédiatement les
trous causés par la terreur. Le nouvel
assassinat commis par Hitler-Goering
n'est pas l'expression de la force de
leur régime, mais de sa faiblesse, de son
inconsistance, de sa crainte devant l'iné-
vitabilité de la marche en avant du
communisme devant la revanche pro-
chaine sur tous les crimes de la bour-
geoisie, de sa peur de l'instauration du
pouvoir des soviets.
Voilà pourquoi les bandits fascistes au
pouvoir renforcent leur campagne ter-
roriste contre l'avant-garde révolution-
naire. Voilà pourquoi ils abattent nos
chefs qui se trouvent en leurs mains.
Voilà pourquoi, avec le procès im-
minent de notre camarade Thaelmann,,
ils préparent un nouveau meurtre judi-'
ciaire contre le chef du prolétariat alle-
mand. Voilà pourquoi ils ont, une fois
de plus, traîné Dimitrov et ses deux
compagnons de lutte Popov et Tanev,
de Leipzig à Berlin, où ils projettent de
les faire assassiner. Ils sont encouragés
dans leurs desseins par les excitations
anticommunistes de la social-démocra-
tie et de la II9 Internationale qui con-
sidèrent aussi aujourd'hui comme leur
tâche principale de calomnier le Parti
Communiste et de maintenir la division
du prolétariat en essayant de remettre
sur pied leur organisation faillie.
Travailleurs d'Allemagne et du monde
entier Une fois de plus, quatre des
meilleurs d'entre vous viennent d'être
assassinés La vie de Thaelmann et de
Dimitrov est gravement menacée Les
fascistes en pleine faillite déclenchent
une nouvelle vague de terreur sur toute
l'Allemagne. Votre haine mortelle con-
tre ces bandits doit grandir 1
N'oubliez jamais, pas une seule mi-
nute, que la vie de nos camarades pri-
sonniers est constamment en danger! Ne
ralentissez pas votre lutte pour la libé-
ration de nos prisonniers politiques pro-
létariens Songez que nous avons un
compte à régler avec la clique des chefs
fascistes et que chaque action contre
I ̃̃̃̃̃̃̃«̃ ̃̃̃OBI ̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃ ̃̃̃̃HHBHaHBHBBBBHBBI
L'OUVERTURE SOLENNELLE
DU CONGRÈS EXTRAORDINAIRE
DE LA JEUNESSE COMMUNISTE
QI=IH!=II3 .-H
Une magnifique soirée
Hier soir s'est ouvert à Ivry le Con- misère et de son désarroi pour l'entraî-
grès extraordinaire de la Jeunesse Com ner derrière ses a solutions ». Nous de-
muniste, dans une atmosphère enthou- vous donc nous mêler aux masses des
siaste, devant 500 travailleurs d'Ivry et jeunes, à toutes les manifestations de la
des environs. vie de la jeunesse « Les jeunes commu-
Au Présidium d'honneur proposé pai nisles sont des hommes de lutte dont la
Maurice Thorez Staline, Vorochilof, Ma- place est au miUau de la jeunesse iabo.
moulsky Piatnisky, Tçhemodanos, secré- rieuse pour la M'endre dans tous les
taire
Dimitrov, Popov, Tanev, Torgter, le Bu- tion
rp^UUXpri» àCClairvauf £mtIUe' ̃ II ^ut Pouss^la propagande et l'ac-
du Parti ,emprisonné à Clairvaux. tion jusque chez l'adversaire, partout. où
La Jeunesse Communiste donn! car les" la bourgeoisie a groupe les jeunes, et en
pirc-r du grand exemple donné prir les premier ]jeu le lie\J de leur travail, pour-
üamsornals de l'Union SOV~étlqu;, où a suit notre camarade. Puis il insiste sur
été résolu le problème de la jeunesse la nécessité de continuer avec ardeur la
La voie pour gagner La jeunesse, c'est nécessité de continuer avec ardeur ̃ la
la. lutte implacable contre ia social-démo- wuie qui fut remplie par la J. C. dans
la lutte implacable contre ia social-dëmo- MUtequf fut remplie par la J.. dans
cralie, contre l'influence dissolvante de \.f m.ee et la marine, contre les prépara-
la jeunesse socialiste c'est la voie de tifs de guerre.
l'In'leëiulnlaetz'isoenasloeciCaloiisi7t~icii,iiiiist,e celle contrée de Après guerre. ippel aLi front unique de
l'Internationale .Communiste celle contrée Apres rn appel au front unique de
trée' par son chef Staline. lutte _avec les jeunes ouvriers socialistes,
Le camarade Marcel Caoliin accueilli Cachin conclut
par une ovation prend alors la parole au En face de la perspective du fascis-
nom du Bureau Politique du Parti. me, la J. C. peut offrir le spectacle de la
II examine la- situation matérielle et Jeunesse soviétique libirée et enthousias-
morale de la jeunesse travailleuse frap- te- Là et Là seul est le saLut
pée si durement par la crise. La bour- Nous reviendrons demain sur le très
geolsie, dit,il, s'efforce de profiter' de sa important discours de Marcel Cachin.,
BBBBHBBn_«_nn_J?_?^. •̃̃̃nilDllllllllIIIIIIDIIIIIIIBIIII31iailllSiIIIIBI>III»llll>IB>1lll|alallBIil|"1*"
1 Boum
leur régime réduit la durée de leur.
règne et rapproche le jour de la ven-
geance.
Ouvriers, travailleurs d'Allemagne
Dans les usinés, dans les lieux de poin-
tage, dans les assemblées du « Front
ouvrier », élevez votre protestation. De-
mandez aux membres des cellules nazis;
demandez aux simples membres des
troupes d'assaut s'ils acceptent que les
chefs révolutionnaires, les leaders de,
vos grèves contre la loi de réaction dite
« loi du travail soient assassinés tan-
dis que les brigands capitalistes qui
vous volent:, vos salaires sont nommés
conseillers d'Etat et pbtiennent .des
pouvoirs illimités dans les usines. Orga-
nisez des grèves et des démonstrations»
pour la libération de Thaelmann, de Di-
mitrov et de tous les autres antifascis-
tes emprisonnés. Organisez avec l'aide
des hommes de confiance illégaux dans
les usines, des grèves politiques de pro-
testation contre ce système de meur-
tres fascistes Créez des groupes d'au-
to-défense, des groupes pour la protec-
tion de votre vie et de la vie de vos
chefs et de vos militants communistes!:
Ouvrières, manifestez devant les antres
de tortures de Gœring! Sonnez l'alarme
mobilisez-vous, déclenchez l'assaut de
masse contre la peste brune meurtrière.
Ouvriers du monda entier! Soyez aux
côtés des travailleurs révolutionnaires
d'Allemagne pour les aider de toutes
vos forces dans leur lutte de masse an-
tifasciste. Organisez des manifestations
internationales dans tous les pays, des
Notre camarade THAELMANN
d'après un dessin paru sur un
numéro illégal de « La Jeune Garde
organe de la Jeunesse communiste
allemande, qui n'a jamais cessé
d'être diffusé malgré la terreur
démonstrations de lutte dans les usi-i
nes Ouvriers des ports, refusez de
décharger les navires à croix gammée.
Soutenez d'une façon active- et directe
la lutte illégale des communistes alle-
mands par la création de parrainages
de vos usines sur les cellules commu-
nistes dans l'Allemagne de Hitler. Sous-
crivez partout pour le fonds Thael-
mann. Elevez plus haut encore le dra-
peau de l'internationalisme prolétarien.
Camarades, ouvriers, travailleurs1 D'
John Sheer, un de nos meilleurs cama-
rades, le collaborateur fidèle de Thael-
mann, et du bureau politique du co-
mité central du P.C.A. et avec lui les
trois courageux combattants Eugène
Schonhaar, Steinfurth et Schwarz ont
été arrachés de nos rangs par ces assas-
sinats. Mais la lutte continue, renfor-
cée La terreur sanglante dé Hitler et
de Gœring n'empêchera,pas l'avance
du parti de Lénine, la victoire de la
révolution socialiste eu Allemagne.
Vive l'action de masse héroïque des
ouvriers révolutionnaires d'Allemagne!
Vive l'avant-garde de la Révolution, le
Parti communiste et son chef, le cama-
rade Thaelmann! Vive l'Allemagne so-
viétique
Berlin, le 2 février.
Comité central du Parti commu-
niste d'Allemagne (section de
l'Internationale communiste.)
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 65.84%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 65.84%.
- Auteurs similaires Arts de la marionnette Arts de la marionnette /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Pam1"The Romanic review : a quarterly journal devoted to research, the publications of texts and documents, critical discussions, notes, news and comment, in the field of the romance languages and literatures / edited by Henry Alfred Todd and Raymond Weeks /ark:/12148/bpt6k119586.highres Bibliothèque de l'École des Chartes /ark:/12148/bpt6k12501c.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/6
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k404906z/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k404906z/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k404906z/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k404906z/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k404906z
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k404906z
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k404906z/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest