Titre : La Dépêche de Brest : journal politique et maritime ["puis" journal de l'Union républicaine "puis" journal républicain quotidien "puis" quotidien républicain du matin]...
Auteur : Union républicaine (France). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Brest)
Date d'édition : 1932-05-27
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755951g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 27 mai 1932 27 mai 1932
Description : 1932/05/27 (A46,N17685). 1932/05/27 (A46,N17685).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Yroise, bibliothèque... Collection numérique : Yroise, bibliothèque numérique de Brest
Description : Collection numérique : BIPFPIG29 Collection numérique : BIPFPIG29
Description : Collection numérique : BIPFPIG29 Collection numérique : BIPFPIG29
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k3469602
Source : Bibliothèque municipale de Brest, PB A100
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/01/2021
TRIBUNE LIBRE
SONT-ILS A PLAINDRE ?
Quimper, 23 mai.
Veuillez me permettre
(l'apporter une simple
contribution a la polé-
mique « locataires-pro-
priétaires » dont vos
colonnes sont abondam-
ment meublées.
1° Il n'y a lieu de
considérer que les pro-
priétaires d'avant la
guerre ; ceux qui ont
acheté des vieilles mai-
sons depuis, savaient qu'il y avait des lois
limitant la hausse des prix des baux a
loyer et leur spéculation ne présente aucun
intérêt ;
2» Une maison représente un capital
donné à sa date d'acquisition. Ce capital
doit normalement produire un intérêt dont
la quotité est donnée sensiblement par le
taux d'intérêt des rentes de l'Etat. Il ne
doit en effet s'y ajouter aucune idée de ré-
munération de travail (salariés) ou de spé-
culation (commerçants) :
3" Une maison achetée 50.000 francs
avant la guerre rapportait 2.000 francs.
Elle en rapporte aujourd'hui 6.000 francs.
50.000 francs d'obligations gagées par
l'Etat rapportaient en 1914. 1.750 francs.
Ils rapportent aujourd'hui 1.750 francs. Le
même capital placé en 1914 rapporte donc
dans la proportion de 1 il 3 1/2, selon
qu'il a été converti en immeubles ou en
rentes d'Etat ;
4» Le droit commun joue en ce sens que
le propriétaire, s'il a un logement vacant,
le louera 6 à 10 fols le prix d'avant
guerre :
S» U y a des fonctionnaires, que je con-
nais bien, qui n'ont pas encore atteint le
coefficient 5 :
6° Conclusion. — U est juste de limiter
le cours des loyers.
U serait souhaitable que chaque travail-
leur puisse devenir propriétaire, aux meil-
leures conditions, d'un logement sain et
confortable.
Un locataire propriétaire fonction-
naire d'avant et d'après-guerre.
CAS PARTICULIER
Brest, 25 mai.
Je veux bien qu'il y ait des propriétaires
dans l'embarras. Mais combien d'autres se-
raient plus à blâmer qu'a plaindre !
U est, ayouez-Ie, au moins curieux de
voir tel appartement d'une rue centrale de
Brest passer de 700 francs avant la guerre
a 6.000 francs actuellement (sans adjonc-
tion de salle de bain ou de chauffage cen-
tral). C'est vraiment du bon rendement !
M. C.
LE LÎVkE DU JOUR
DÉPÈCHE
GOG
par
Giovanni PAPINI
AU NOM DES PRINCIPES...
Landerneau, 24 mai.
La loi sur les loyers est profondément
dangereuse.
Elle fausse, dans l'esprit des masses, les
conceptions de l'équité la plus élémentaire
quant aux rapports entre l'Etat et les ci-
toyens.
Elle tend a incliner cet esprit populaire
vers les plus périlleuses doctrines du socia-
lisme.
Pour des motifs d'ordre publie, le Par-
lement français a soudainement grevé toute
une catégorie de citoyens de France d'une
double et très lourde servitude:
Tout d'aouî-d, le législateur a supprimé,
& leur égard, la liberté contractuelle et
la parité des droits. Le propriétaire est
légalement contraint de continuer â subir
tel locataire qui ne lui convient pas. Mais
ce locataire n'est nullement soumis à la
contrainte réciproque.
Ensuite, la loi fixe, impérativement, le
maximum du prix de vente d'un certain
genre de marchandises: les loyers. Et cela,
â un cours plus que moitié moindre que le
cours applicable â toutes les marchandises
autres: alimentation, vêtement, etc..
Qu'une question de nécessité occasion-
nelle exigeât l'institution passagère de telles
mesures: c'est possible, encore Que dou-
teux.
Mais ce qui n'est pas douteux, c'est que
ce soit une chose extrêmement grave que
la loi française ait exproprié des centaines
de milliers de Français du libre usage d'un
droit plus que millénaire — le droit de
propriété — et sans indemnité aucune. Que
dis-je ? Sans la plus légère compensation
étatique, sous forme de réductions d'impOts !
Une telle législation est subversive des
oases de l'ordre social. Et ses désastreux
effets, pour n'être pas directement visibles,
ne s'en développent pas moins par un tra-
vail latent.
Un citoyen français.
CELA REGARDE
LE PARLEMENT
Quimper, 24 mai.
U est facile de comprendre comment la
mesure dont se plaignent certains proprié-
taires a pu agir au détriment de la société
qu'elle régit: depuis 15 ans elle a agi sur
la mentalité des individus et produit fata-
lement une déformation des consciences,
tant chez le bailleur que chez le locataire.
En offrant a ce dernier des loyers à des
prix inespérés, compte tenu du prix des
terrains, des constructions, des réparations
et des charges, il faut bien le reconnaître,
en tuant la loi de l'olTre et de la demande,
on a tué la production, ou plus justement
la construction ne s'est pas développée en
raison des besoins. Et, sans entrer dans la
question du chômage, dont la crise s'est trou-
vée précipitée de ce fait, combien de gens,
locataires par ordre de la loi peut-on dire,
puisqu'elle leur offre la un intérêt incon-
testable, n'ont pas construit ou acheté la
maison qu'ils devraient avoir. Combien d'en-
tre eux, par un contre-coup naturel, s'il
n'est pas légalement justifié, ont dû habi-
ter des maisons mal ou pas réparées, du
fait de la mauvaise humeur des proprié-
taires de la catégorie spéciale que la loi
place en dehors du commun des citoyens
français ! *
On pourrait discuter a perte de vue :
pourquoi les prix des loyers étant imposés
d deux fois et demi ceux d'avant-guerre,
les impôts sur les immeubles sont au moins
multipliés par 0 1 Pourquoi les prix de
l'heure d'ouvrier sont facturés par l'entre-
preneur au moins 0 francs, soit 8 fois plus
cher qu'avant-guerre, et ne lui seraient pas
Imposés 1 fr. 85 ? etc..
H est temps de faire résoudre la ques-
tion, non pas par les municipalités — c'est
la une initiative qui ne leur appartient
pas et que « courageusement » les Cham-
bres leur abandonnent, au mépris de l'esprit
de la Constitution.
On ne comprendrait pas que la nouvelle
Chambre n'attachât point au retour au ré-
cime libre, le seul « légal » au point de
vue économique, mais dans un délai de quel-
ques années, juste suffisant pour permettre
aux locataires de bonne foi de prendre les
initiatives nécessaires. ^
PERTES & TROUVAILLES
Trouvé une paire de gants de peau, sur
le cours Dajot. La réclamer au journal.
— Trouvé un gant de peau, rue Anatole
France, en Lambézellee. Le réclamer mai-
llon Novello et Grazianf, S2, rue Anatole
France, en Lambézellee.
■— Trouvé un porte-monnaie contenant
une petite somme, rue Louis Pasteur.
S'adresser à M. Fcunteun, cordonnier, ■„
rue Algésiras.
— Trouvé, hier soir, une petite bague
avec initiale, rue Jean Macé. La réclamer
maison Dusseuil, 2, rue du Château.
— Trouvé, a l'Annexion, fourrure enfant.
S'adresser maison Le Mignon, 79, rue Jean
Jaurès.
Trouvé une montre d'b.omme avec
chaîne, sur la ligne Brest au Conquet. La
réclamer 10, rue Alexandre Dumas, Saint-
■Pierre-Quilbignou
Trouvé une paire de gants de peau.
La réclamer 43, rue Emile Zola (au ma-
S"î^'Trouvé une paire de sauts, rue d'Ai-
guillon La réclamer chez M. Bonnean, gar-
dien a la caserne d'Aboville.
Trouvé, jeudi, a 18 heures, place du
Château, une broche-barrette. La réclamer
7, rue Lâpérouse. Recouvrance.
MOUVEMENTS DU PORT|f
Port de guerre
ujoùrd'hni, ft S heures, VMM*** appa-
êra a\ec VAsphaltc pour Lonent.
Port de commerce
Entrées. — Le vapeur York, venant de
Barry. chargé de houille: les voiliers t ourmj,
venant de Landerneau, chargé < eml.anagea
:vides: Fleur de l'Oiet, venant de Q"I»PJ£
chargé d'emballages vides: C«w(W«oJ» ver
liant de Camaret. chargé d'emballages vides.
Mascotte. venant, de Pontl'Abbc. chargé
■d'EBilmltages vides: Alliance, venant le
Ouimper. chargé d emballages vides : Heine
des Fleurs. venant des Glénans. chargé
remballages vides: Marguerite. vouant
«l'Audiernc, charge d'emballages vides.
Sorties Ues sloops Port Lnnniste, nl-
Sntîr il I'ort-Launaj. chargé de diverses mor-i
ebandises : Espérance, allant a Cbâteaulin. i
chargé de goudron.
Publiée vers la fin de
la guerre, la prodigieuse
Histoire du Christ clas-
sait Giovanni Papini
comme l'un des premiers
écrivains de l'Italie ac-
tuelle,. L'auteur sortait
d'une longue période
d'étude, de méditation et
de recherches. U avait, durant près de
vingt ans, exploré toutes les régions de
la philosophie, assimilé avec une inapai-
sable avidité toutes les connaissances hu-
maines, et son adhésion au christianisme
fit sensation.
Depuis, Giovanni Papini semblait devoir
marcher jusqu'à la lin sur un chemin tout
uni, quand Gog, son dernier livre, éclata
comme un coup de tonnerre et vint divi-
ser le monde littéraire et philosophique en
deux camps. Avant même qu'il fût traduit,
Gog suscitait chez nous des controverses.
M. Amante dans les « Nouvelles Litté-
™}ios. *> M- Maurice Muret dans « Les
Débats », criaient a l'apostasie. Le R. P.
A. Lemonnyer, O. P., soutenait au con-
traire, dans « La Vie Spirituelle », la par-
faite orthodoxie de Papini. Qui a raison?
Nous allons pouvoir en juger sur pièces,
puisque la librairie Flammarion prend
i heureuse initiative de nous offrir Gog en
une parfaite traduction due a M. René
Patns.
Goggius, dit Gog, nê d'une mère maorie
et d'un père européen, milliardaire et demi-
dément, fait le tour du monde moderne et
de la science humaine sans rien y décou-
vrir que des raisons de désespérer et de
haïr. En soixante-six chapitres, voici trai-
tées toutes les questions qui se posent a la
conscience de l'homme, les philosophes
exécutés, les faux grands hommes de ce
temps ramenés a leur juste mesure et cela
avec une force, une verve, une férocité dans
l'humour, qui sont d'un exceptionnel écri-
vain. Ce « pamphlétaire idéaliste », comme
dit avec bonheur M. Benjamin Crémieux,
possède « la flamme apostolique, la vi-
gueur, la véhémence, la brutalité d'un
Barbey d'Aurevilly, d'un Louis Veuillot ou
d'un Léon Bloy ». U communique & toutes
ses pages une dévorante chaleur.
(Prix: 12 fr. Ernest Flammarion, édi-
teur, 20, rue Racine, Paris).
JOILLAC.
**♦
HISTOIRE DE LA GUERRE
par
Jean GALTIER-BOISSIERE
« Le , Crapouillot » qui l'an dernier
avait connu le grand succès avec les
■i Mystères de la guerre » commence la
publication d'une « Histoire de la
îuerre » illustrée, rédigée par Jean Gal-
_ier-Boissière, l'auteur de « La Fleur au
fusil ». La première livraison qui vient
de paraître et a trait aux origines se-
crètes et au déclanchement du conflit
mondial est d'un intérêt passionnant
(La livraison 12 francs, au « Crapouil-
lot », 3 place de la Sorbonne, Paris).
_ JUILLAC
NOS SOUSCRIPTIONS
Pour la famille Léizour (la mère aveugle
et le père malade avec deux enfants
et bientôt un troisième)
Total précédent: 351 francs. — Une
grand'mère, 20 fr. ; inconnu, 5 fr. ; Mme
A. J..., Quimper, 5 fr. ; une mère de famille.
22 fr. ; Marcel Bodénès, Rennes, 5 fr. ; René
.Taokie, 10 fr. ; Lisette, 10 fr. ; Louis, 10 fr. ;
M. C 5 fr. ; M. Le Jan, 10 fr. ; anonyme,
5 fr. ; Julienne-Jeannette, 5 fr. ; Popol Le-
borzin, 5 fr. ; un jeune instituteur, 5 fr. ;
un de la promo T. S. F., 5 fr. ; un lycéen et
sa soeur, 5 fr. ; anonyme instituteur 5 fr. ;
anonyme, Brest, 2 fr. ; J..„ Brest, 10 fr. ;
T..., instituteur, Brest, 5 fr. ; Q..., Brest,
5 fr. ; L. C..., Brest, 5 fr. ; Mme Eouzan,
Plouvien, 20 fr. ; Mme Le Berre, 30. rue de
la République, Brest, 10 fr. ; Mme Couchou-
ron, 10 fr. ; Albert Bertthal, 5 fr. ; une mère
en souvenir de son fils, 10 fr. ; Berder,
Plouzévédé, 10 f r. ; L. A. S..., 5 fr. —
Total a ce jour: 580 fr.
Dans la liste insérée mercredi, nous avons
omis d'y faire figurer M. O. Goasguen pour
une somme de 10 fr. Le total reste in-
changé.
33
Pour la famille de M. Hervé Perhirin,
da Kersaint-Landunvez, ayant 8 enfants
en bas âge et la femme malade
Total précédent: 1.127 fr. — Marie-iRose
K..., 10 fr. ; Berder, Plouzévédé, 10 fr. —
Total a ce jourjl.147 fr.
Envoi d'imprimés et d'échantillons
par la Poste
Les envois postaux d'imprimés et d'échan-
tillons peuvent actuellement comporter l'in-
dication dans la suscription d'un numéro de
référence se rapportant a l'inscription du
destinataire au répertoire commercial de
l'expéditeur.
Les groupements commerciaux ont de-
mandé, a différentes reprises, que cette ré-
glementation restrictive soit modifiée dans
un sens plus libéral.
M. Louis Rollin, ministre du Commerce
et des P.T.T., vient de donner satisfaction
aux intéressés.
Dorénavant, les envois postaux effectués
aux conditions du tarif réduit pourront por-
ter inl urement ou extérieurement l'indi-
cation rimée ou manuscrite d'un numéro
de téféiénee, composé de chiffres et de
lettres, ou de chiffres seulement se rappor-
tant exclusivement a l'envoi.
SPECTACLES & CONCERTS
. .ininïïiTïïïïïriïiTiïïïïïïi M 1 fTïïrfîmnïïiïïnnrrïmTnTiïïT -
i CINÉMA D'ARMOR \
I CETTE SEMAINE ;
; Deux films parlants gais à chaque ■
■ séance "
LES CÉLÈBRES COMIQUES
LAUREL et HARDY
dans leur meilleur film comique
100 0/0 parlant français :
L'épopée qui se mettrait à rire, ;
voilà ce que c'est à peu près que ;
Sous les verrous. C'est une farce «
gigantesque, une facétio colossale, l
une parodie démesurée qui vous i
secoue d'une gaieté formidable. ;
Imaginez Laurel et Hardy s'aventu- ;
rant dans un poème héroï-comique ;
qui augmente la puissance de leurs ;
dons désopilants, et vous vous j
ferez une idée des joyeusetés irré- i
sistibles qui vous feront pouffer à î
vous tenir les côtes dans ce film ;
qu'ils interprètent. î
Qu'ils soient dans une de ces ter- ;
ribles geôles américaines comparées ;
à l'enfer, mais dont ils neuvent ;
s'évader; qu'ils soient dans une .
cokLiie de nègres comme celle j
d'Halleluiah où, la fï-nre barbouil- .
lée de suie, ils cherchent un refuge ;
et p3nsent, grâce à la nouvelle ;
couleur de leur face, passer maper- ;
eus, c'est partout et toujours une .
anense hilarité qu'ils déchaînent. .
Vous qui voulez vous faire une .
pinte de bon sang, venez voir bous
les Verrous, et rappelez-vous c/v
la plus perdue des journées selon ;
}e koraliste, est celle où l'on n a ;
pas ri. ■
LES ACTUALITÉS PARLANTES ■
■ A
reiller
Une hilarante bouffonnerie
LE COSTAUD DES PXT
comédie parlée et chantée
par le joyeux
BOUCOT
JOSTANE, ALICE ROBERTE,
BERVAL, GOUPIL
LE COSTAUD DES P.T.T.
vous fera faire une joyeuse
promenade des coulisses des
•jostes aux coulisses des music-halls
Location de K) h I? ri dp 1C à 18 b.
Louez par téléphone 31-20.
CE SOIR A 20 h. 30 J
ROGER TRÉVILLE 1
et
| JEANNE HELBLING
s dans le plus grand succès .
1 de rire de la saison
CONTRE
DURAND
comédie musicale
aveo. ... -i> ~»
CLARA TAMBOUR
MADY BERRY
KERNY
. et : " ' :n 'JL
DOUMEL
a 'l"ii:iiii[iiiiiiiiiiiiiciiiiiiiiiiiii:]iiiiiin;i::niii;;ii;ii!a!iniiiifi
j SAINT-MARTIN PATHE
1 CE SOIR A 20 h. 30
| CHARLES LAMY
j LÉON BÉLSERES
| dans un film aux réjouissantes
U aventures
(Suite de LÉVY & C")
Production PATHE-NATAN
| Location gratuite de 10 h. à 12 h.
g et de 16 h. à 18 h. 30.
TIVOLI-PALACE Tt;p5h6one
Programme du 27 mai au 2 juin
d'arrès la pièce de Tristan Bernard
Une comédie d'esprit bien français,
interprétée par
le plus parisien des artistes
MAURICE CHEVAL
Yvonne VALLÉE
et André BERLEYj
comédie dramatique interprétée parj
Marcelle CHANTAL
et Fernand FABRE
Location de 10 à 12 et de 14 n |
18 heures.
Cirque FIGUIER Frères
A BREST DU 28 AU 31 MAI
avec une TROUPE NOUVELLE
et un SUPERBE PROGRAMME
LAMBÉZELLEC
■CINEMA ™t>lne :
SOIRÉE A 20 h. 30
LES 3 MASQUES
avec Jean TOULOUT
— G H ï Q TJ-É —
aveo Charles VANEL
UN GRAND MARIAGE
A PLOUGASTEL
Location: de 10 à 12 et de 16 à 1S h
Militaires : Demi-tarif
Grandes fêtes de Kérinou
Les fêtes de Kerinou, primitivement
fixées aux 4, â et 6 juin, auront lieu les
11. 12 et 13 juin. . , . .
En raison du deuil national qui expire
le 7 juin, le comité n'aurait pu s'assurer
ries concours qu'il juge indispensables à
la bonne réussite des fêtes si celles-ci
s'étaient déroulées aux dates précédem-
ment indiquées.
Ce décalage d'une semaine permettra
en outre aux nombreux habitants du
quartier d'assister au grand festival de
musique organisé par le Comité général
des fêtes brestoises.
Enfin, le comité, disposant d'une se-
maine supplémentaire, va s'employer a
améliorer le programme déjà élaboré et
qui, il en est persuadé, tonnera satisfac-
tion aux plus difficiles.
Le comité.
ASSOCIATION DES RETRAITÉS CIVILS
ET MILITAIRES. — Les membres du
Conseil d'administration sont priés instam-
ment de se réunir le dimanche 2!) mai. a
l) b. 80; dans la salle des mariages de la
mairie du Pilier-Rouge.
Le but de cette réunion est :
1» La constitution définitive du Conseil
d'administration;
2° Bipartition du rôle attribué a chaque
membre du bureau, conformément aux sta-
tU3°' Etude des statuts (loi de juillet 1901)
et modification s'il y a lieu;
,,„!> ,ur Permettre le renouvellement an-
nuel prévu aux statuts, désignation des
tff t. clu "ui-eau et des délégués de quar-
tier, tonnant chacun les trois groupes à
constituer. Le préstdent.
DISPENSAIRE ANTITUBERCULEUX. —
Aujourdhui Vendredi 27 mai, de 17 à. 10
neures, consultations gratuites pour les ma-
ladies des voies respiratoires.
, AxnfAUX RECUEILLIS. — Recueilli
fr01s chiens de chasse, dont deux, genre
uasset, avec collier portant l'inscription
suivante: « Ducellier, teinturier, Brest »,
t ia*tTe Dortant cette adresse: « Le Bot,
a Irézien ». Les réclamer a la mairie de
Lambézellee.
SAINT-MARC
SERVICE DES EAUX. — M. le maire de
la commune de Saint-Marc a l'honneur d'avi-
ser la population que le service de distri-
bution d'eau sera interrompu demain samedi
jSS courant, a partir de midi, dans toute
' agglomération, pour permettre le nettoyage
de la citerne de la rue de Verdun.
WWI RADICAL ET RADICAL-SOC1A-
LIS1E. — LeS adhérents et les personnes
qui voudraient adhérer au parti sont priés
de se réunir le dimanche 2!» juin, à 10 heures
du matin, salle de la cantine scolaire.
Ordre du jour :
1° Causerie sur les buts du parti par le
secrétaire de la section de Brest;
-° Nomination du comité définitif.
Le comité provisoire.
PROPAGANDE. — Le bureau provisoire
de la section du parti radical, nouvelle-
ment fondée à Saint-Marc, invite les répu-
blicains sympathisants a assister a la cau-
serie du secrétaire de la section brestoise.
in i, aura lieu le dimanche 29 mai, à
•10 heures du matin, a l'école des garçons,
au bourg. On y constituera le bureau dé-
finitif.
SAINT-PIERRE-QUILBIGNON
ACCIDENTS DE TRAVAIL. — Le poseur
de voie Joseh Madec, 41 ans, demeurant rue
Bruat, 40, a Brest, employé a la Compagnie
des tramways, a reçu un éclat d'acier dans
la jambe droite, en procédant à l'enlèvement
des rails.
— Le manoeuvre Noël Cornée, 26 ans, de-
meurant à Brest, travaillant a l'entreprise
I* Bomain, a Sainte-Anne, a été piqué à la
main gauche avec du fil de fer.
Le manoeuvre François Keryer, 28 ans,
demeurant à Laimbézellec, employé à la
trrande Brasserie de Kérinou, était occupé
chez M. Wittersheim, a Bec-Avel, à déchar-
ger on camion de bière, lorsqu'un lût lui
tomba sur le genou droit lui occasionnant
une plaie contuse.
— Le manoeuvre Wladislaw Motyka. 22
ans, travaillant a la Compagnie générale des
travaux publics, en basculant un wagon, a
en la main droite coincée entre le châssis
et la caisse, ce qui a occasionné des plaies
du médius et de l'index droits.
EXERCICES D'INFANTERIE. _ Le
maire de Saint-Pierre informe la population
que le bataillon de l'Ecole navale exécutera
eles exercices d'infanterie le lundi 30 mai
dans la matinée, SUT le territoire de la com-
mune, dans la région comprise entre la plage
de Mainte-Anne et le village de Laninguer.
TROUVAILLE. — Un porte-monnaie a été
trouvé au Petit-Paris. Le réclamer à Mme
Thomas, 116, rue Jean Jaurès.
Nos vieux manoirs à légendes
Le château de Coatcanton, en Melgven
LES EMISSIONS PAR T. S. F.
Programme du vendredi %t mai
BADIO-PAKIS (1.124,1 m.).
A 7 h. 4<5 : Musique enregistrée : Noces
citez Us troglodytes (Grieg) ; Merle et Pinson
(Reynaud) ; La gracieuse mazurka (Lavault) ;
Gouttes d'eau (Petit).
A 12 h. 30 : Musique enregistrée (anniver-
saire de la mort de V. Hugo (mai 1885) :
La tristesse d'Olympio; A Villequier; Buy
Blas; Printemps nouveau retour; Mort et
transfiguration (Strauss) ; anniversaire de. la
mort de F. Coppée (mai 1908) : Un évan-
gile; Sérénade du Passant; L'Epave; Sapho
(Massenet) ; L'Anneau d'argent (Chaminade) ;
Méditation de Thais (Massenet) ; Prélude
(Rachmaninoff).
A 20 h. : Radio-concert : Faust (Schu-
mann) ; Faust (Gounod).
A 20 h. 45 : La Damnation de Faust
(Berlioz) ; Méfistofile (Boito).
A 21 h. 30 : Faust-symphonie (Liszt).
TOUB EIFFEL (1.445,8 m.).
A 20 b. 30 : Radio-concert : La vie du
poète; Louise (Charpentier).
ALGER (303,6 m.).
A 13 h. 30 : Concert instrumental enre-
gistré.
A 20 h. 30 : Diction : Primerose (Cailla*
vet) ; L'Avare; Les femmes savantes (Mo-
lière).
A 20 h. 40 : Disques comiques : Aux ob-
jets trouvés (Bach) ; Dons le sentier des
merles (Jardin); Fable sans fil (Wicheler).
A 21 h. : Concert de musique de genre
et de soli d'instruments : Marche militaire
(Schubert) ; Rêverie (Schumann) ; Elégie
(Fauré) ; La vieille boîte d musique; Ma
poupée chérie (de Séverac) ; Airs bohémiens
i Sarasate) ; Menuet (Boccherini) ; Prélude
(Rachmaninoff) ; Deux valses (Chopin) ;
Danses norvégiennes (Grieg).
A 21 h\ lô : Chants d'opéras : Don Qui-
chotte (Massenet) ; Faust (Gounod).
A 22 h. 30 : Concert dansant.
TOULOUSK (Radio) US.S85 m.).
A 13 h. : Orchestre symplionique mo-
derne: Cinquième symphonie (Tchaikows^y) ;
Les contes d'Hoffmann (Offenbaeh) ; G'"isé-
lidis (Massenet).
A 13 h. 30 : Musique militaire.
A 13 h. 45 : Accordéon.
A 17 h. 15 : Orchestre argentin.
A 3 7 h. 45 : Orchestre : Tannhauser
(Wagner).
A 18 h. : Extrait de films : Le roi des
resquilleurs (Oberfeld) ; Cendrillon (Scotto) ;
Le chemin du paradis (Boyer).
A 1S h. 15 : Orchestre symphonique clas-
sique : Polonaise en ut mineur (Chopin) ;
Songe hors du monde (Mendelssohn) ; Me-
nuet ( Paderewski) ; Marche hongroise (Ber-
lioz).
A 18 h. 45 : Orchestre : Véronique (Mes-
sager) ; La fille de Madame Angot tLecocq) ;
Mam'zelle Nitouche (Hervé).
A 19 h. : Orchestre viennois.
A 19 h. 15 : Chansons espagnoles.
A 19 h. 45 : Accordéon.
A 20 h. : Chant : Thaïs; Manon (Mas-
senet).
A 20 il. 15 : Orchestre symphonique mo-
derne : Les équipées de Till (X.) ; Trois
petites pièces montées (Satis) ; Parade des
petits lutins (Noack) ; Marche des fiançailles
de Cendrillon (KhodeJ.
A 20 h. 35 : Musique miiitaire.
A 20 h. 45 : Orchestre viennois.
A 21 h. : Retransmission de l'orchestre
Navarra : Julie, c'est Julie; La java de
Doudonne (PadUia) ; Dans jc-v magasins; Le
tambour de Bécon (Borel-Clorc) ; Constant!-
nople (Carlton).
A 22 h. : Concert : Sicilienne (Faure) ;
Chants russes tLaloI : Bonté de gosse (Tho-
mas! : Il est un petit nid iSoupleix) ; Le
moulin de la Vierge; Souvenirs de Bouen
(Blondiauxl; L'accident; Chez le contrôleur
(Bach).
A • 22 h. 45 : Orchestres divers : Valse
poudrée (Poppv) • Ma poupée chérie (Séve-
rac) • Un peu d'amour (Silésu) ; La lettre de
Manon (Gillet).
A 23 h. : Chant : Véronique (Messager.) ;
Le Postillon de Longjumeau (Adam) ; Paga-
nini (Lehar).
A 23 h. 30 : Orchestre symphonique mo-
derne : Sarabande (Ferrandi : Airs de ballet
(Rameau) ; Les diamants de la couronne
(Barbieri) ; Amaya (Guiridl) ; La péri (Du-
kas).
NATIONAL OAVEN1KY (1.554.4-201.3 m.).
K 12 h. 45 : Récital d'orgue par W. Vale:
Fantaisie en sol (Bach) : t'an-o«c((o op. 4
n« 3 (Regeri ; Sonate en sol (Elgar).
A 13 h. 30 : Gramophone.
A 10 h 15 : Musique légère : Plymouth
Hoc (Ansell) ; La vierge rebelle (Phillips) ;
l'aise frifW (SibelltàV; Menuet impromptu;
Vilanclla (Irelandi : Othello (Lolendge-ray-
lor) • Wercciisc pour une infante moderne
(Beslv). , ,
A 18 h. 30 : Les bases de la musique
Douze variations sur un air original : -\eur
i variations sur l'air de Lise" dormait
! A 21 h. 35 : Messe de Kcquiem (d Erlan-
gen. . m
A 22 b. 35 : Musique de dause
ROME (441.2 m.).
A 12 h. 45: Concert vocal et instrumental.
A 17 h. 30 : Concert vocal : Musique de
Beethoven, Schubert et Delibçs.
A 17 h. 45 : Concert varié : Le retour
d'Ulysse (Donatil: Danse fantastigue (Cu*-
cinal: Sérénade espagnole (Kreisler) , lloun
(Culotta). , .,
A 19 h. 30 : Musique reproduite.
A 20 h. 45 ■ Concert varié : Quatuor pour
cordes en ré mineur (Schubert); Chansons
populaires internationales : P«' <">e, *>?"r"?c
infante défunte (Ravel) ; Uapulc 19-03, radio-
comédie (Grella).
ILS FONTRÎRE LES RATS
A un kilomètre au sud de Rosporden,
le vieux château de Coatcanton s'élève'
sur une colline que l'Aven contourne en
traçant de capricieux et brillants méan-
dres dans la verdure lustrée des prai-
ries. L'édifice offre ceci de particulier
qu'au XYII" siècle, on a changé l'orienta-
tion de sa façade et reporté celle-ci sur
la longère aspectée au Nord-Ouest. Il
faut donc aller chercher au revers la
primitive façade du XVe siècle, avec sa
porte en arceau d'un tracé très pur et
ses fenêtres coupées de meneaux en
croix, qui garde dans sa sobriété beau-
coup de caractère.
Une sorte de vaste pavillon moins an-
cien déborde des deux côtés à l'extrémité
sud-est du manoir. Sa porle k tympan
triangulaire, ses baies cintrées, le 'datent
de l'époque Louis XIII ou Louis XIV.
C'est sans doute l'oeuvre de la famille
Fouquet, qui possédait Coatcanton vers
1650. On trouve dans cette bâtisse gros-
sièrement pavée comme la cour, de pe-
tits cailloux serrés et raboteux, une énor-
me cheminée dont le manteau n'atteint
pas loin de 4 mètres de longueur et deux
arcades sur piles carrées, délimitant une
petite pièce qui semble avoir servi d'ora-
toire4
Le reste de la maison comprend d'im-
menses salles aux murs blanchis et nus,
aux robustes empoutrements, sans au-
tre décoration que* des cheminées k hotte.
Un escalier de pierre, puis de bois con-
duit aux greniers couverts d'une char-
pente remarquablement agencée. Dans la
cave, on a déblayé un conduit ou passage
qu'une dalle fermait au bout de quelques
mètres. Une large cour en pente à l'angle
de laquelle deux ou trois frênes vénéra-
bles aux troncs verdis tordent leurs ra-
mures, des dépendances à ouvertures go-
thiques et les débris d'une enceinte for-
tifiée complètent la physionomie sombre
et austère de ce qui fut le chef-lieu d'un
des principaux fiefs de la sénéchaussée
royale de Conq. Fouesnant et Rosporden.
Coatcanton appartenait au XIV" siècle
à la famille de Keraurais, puis passa par
mariage aux du Perrier dont les armes,
d'azur à 10 billettes d'or subsistent au
sommet de la grande vitre de la chapelle
de la trinité en Melgven. D'autres allian-
ces l'ont transmise dans la suite aux Le
Saux, Kerloaguen de Rosampoul et de
Carné. L'aigle héraldique de Kerloaguen
apparaît plusieurs fois sur les vitraux,
les murailles et les pierres tombales de
Melgven et de la chapelle de la trinité.
Sous Louis XIII, Coatcanton était à Chris-
tophe Fouquet, seigneur de Chalaln, pré-
sident au Parlement de Bretagne, hom-
me d'initiative et d'esprit pratique, qui
s'intéressait aux armements maritimes et
faisait construire à Concarneau, dont II
fut le gouverneur, des vaisseaux pour
son propre compte.
Il vendit, moyennant 200.000 livres, la
terre de Coatcanton à son cousin le su-
rintendant Nicolas Fouquet de Vaux, fa-
meux par son faste et son éclatante dis-
grâce, Fouquet restaura le manoir et ex-
ploita les futaies, tant pour ses construc-
tions de Belle-Isle que pour édifier la
halle de Concarneau. En 1753, Coatcanton
était à René-François de Grimaudet, au-
quel le marquis de Ploeuc du Guilguifïïn
l'acheta en 1756 pour 90,000 livres. Il a
depuis appartenu aux du Feigna de
Kéranforêt et il est aujourd'hui possédé
par M, et Mme Campion, qui accueillent
du Roi, sur le parvis Saint-Corentin
jouxte l'a porte du Guéodet à Quimper.
„ Vovons donc ce que tu sais faire,
dit le châtelain. Mais je t'avertis que si
tu me coupes, tu es un homme mort. Re-
garde sur la table ce pistolet. Prends
garde que les deux balles qu'il contient
ne soient pour toi. Tu ne serais pas le
premier drôle qu'il eût envoyé au Pa-
radis ! »
Sans répondre Urlou se mit à savon-
ner vigoureusement la trogne du vieux
coquin. Il s'en acquittait avec d'auta);t
plus de conscience qu'il n'avait pas des-
sein de pousser plus loin l'opération. Il
fit mousser le savon en abondance, puis
se décidant soudain, il en fourra tant
qu'il put à coups de blaireau, dans les
yeux et la bouche de M. de Coatcanton.
Tandis que celui-ci suffoqué, aveuglé et
indigné, se débattait comme un beau dia-
ble, le jeune homme s'empara du pistolet
et se précipita dans le corridor afin d'al-
ler chercher la captive.
Rencontrant la gouvernante, il l'obli-
gea sous la menace de son arme à ouvrir
la chambre où Yvor l'attendait, saisit
la main de l'orpheline et l'entraîna au
dehors, non sans avoir d'un vigoureux
coup de poing culbuté l'affreuse duègne
qui se cramponnait à lui en appelant au
secours d'une voix glapissante, Le por-
tier voulut aussi lui barrer le passage,
mais Urlou l'envoya piquer une tête
dans l'eau crouoie de la douve. Deux
minutes plus tard, les fugitifs avaient
disparu en courant au tournant de reve-
nue..
Il était temps, car le seigneur, ayant
réussi à essuyer et à cracher la mousse
de savon, accourait congestionné de
rage. Il venait de constater la dispa-
rition de sa pupille et de trouver la
gouvernante effondrée sous une table,
n Qui t'a fait cela? lui demanda-t-il. >—s
l'en^ebet (Personne), répliqua la duègne,
encore étourdie de sa chute, ce qui la
fit traiter de vieille idiote par son maître.
Lorsque voyant son concierge qui se
débattait au fond de la douve, il lui
posa la même question: « Qui t'a fait
cela? » et qu'il en obtint pour réponse:
« Me-ma-unan » (moi-même), il pensa
que tous ses gens avaient perdu l'es-
prit. Renonçant à en appeler d'autres,
i! tira son meilleur cheval de l'écurie,
le sella, siffla son chien limier le plus
subtil et s'élança à sa suite sur les
traces des deux jeunes gens, en mêlant
aux blasphèmes d'horribles menaces.
A l'extrémité de l'avenue, Urlou avait
tourné à gauche pour rejoindre, entre
Cadol et Saint-Cado-de-Coatanpoudou, la
vieille voie du Jro-Breiz qui ' file droit
sur Quimper. Yvor possédait des pa-
rents dans cette ville et avait prié son
compagnon de l'y conduire, certaine
qu'une fois sous' leur égide, elle n'au-
rait plus rien à craindre de son persé-
cuteur. La jeune fille cheminait avec
courage, appuyée au bras de celui qui
l'avait délivrée, mais sa longue réclu-
sion l'avait déshabituée de la marche et
ses pantoufles usées ne protégeaient
guère 6es pieds délicats des cailloux de
la route.
Il fallait fuir; cependant, à tout prix,
car la colère du châtelain de Coatcanton
devait être terrible. Déjà Locmaria-an-
Hent et ses chaumières étaient dépas-
sés, et le clocheton de Sainte-Anne de
Guélen polutait vers l'Ouest dans un
bouquet de feuillage, quand Urlou, ayant
appliqué son oreille sur le sol, prononça
califourchon, non sans neîr!
du toit, et regarda, à demi À s<-r f.
.soleil couchant. eml ébi0ul *at-u
I Où dis-tu qu'ils sont? , le
nen. ounl-' Je np
— Comment, vous ne le ,o 1»
Vous avez donc des »•», VOvez
Là-bas, vous dis-je, tout „ de* ..PasT
talus planté de gènêts B°ntre le S-**
ils vont disparaître ' Re8ardez^«j
Et tandis que ie yieuv « Â
quillait en vain ses nrnnou^^at i.
Urlou se hâta de descendit 8 é-'alliC?N
çhelle, faire sortir Yv^A ^levfti
même
ils
ne ne demandé. quV ^tit^n,
décampèrent allègremen nstan-- Pm
le rusé gars eût réDondT, '' «Près „u"
tiens impuissantesT^a" 1"* 'ocif^
— De mini „~„„ _,d.v'ctime -**
— De quoi vous Dlâi£rna"me- "**"■
vous montre ceux que vou?e£v°ïis. J»
encore vous n'êtes oa« ^ .eherchez 2
le frais là-haut à votre n?tent| Pre-,2
calmera les nerfs. Bon%0%^Ce'* v02
pas de mauvais rêves H n<- faitï
A Quimper, Yvorée fut „
ouverts par ses parente itie-Ue à b«
cher cb/Z un sie*n coulin oui ,al,a
verne rue du Chapeau-Ro',,^ rtet>ait u
main tous deux se rendirent- Le le«at
gnés d'un oncle de la jeun» „i. acco**>p£
bourgeois de la rue KeYéon ?h e- n°tabk
cureur du Roi, auuuel c,hez -e nr£
porter plainte' de^sa c^}iw vouto
que le magistrat l'écouté Vlté'
une lettre Urgente 'rit1W «8
sance et dit à Yvorée- P 1 ^""naS
— Mademoiselle, j'atiraîo M
tiers poursuivi au c £, b'en, Vol0„.
chant tuteur, liais U nTteZ^t
désormais, de la justice hn^V,e P'us
recteur du Petit-Ergué nvX?-?.aIne Ù
matin même, on a ramassé tSî* ^ «
bord du chemin de LoKa d^
maison abandonnée. Il a sano'^ant 1Jr-e
descendre du toit où vous l'av,^6^^
et il s'est tué dans sa chutl T* lai£4
que ce trépas ne vous affli^, 6, ^*
outre mesure. Dieu l'a châWé8iS N*»
Mais si, en la circonstance 1 f'"?ternent.
tenait de punir, c'est à voûL m Jpp*
selle qu',1 appartient de récomne^''101-
Le procureur ne s'exniiau?P^nser-
vantage. Cependant, Yvorée ^Pt 58 d»-
prendre,- car deux mois plus iLC0T!i'
cloches de Melgven sonn-ïw ard' 'es
grand mariage qui Vettalt""» u'
Je pays. Devant le maître--.,nl? V0'"
Trinité, Messire Mathurtn Roum J\ '»
de Melgven et de Cado channfnecteur
Cornouaille, bénit l'union du pavT, de
et de la riche héritière, beaux to,* flsé
de leur jeunesse et de leu" amr," ^
qu'on mangea, ce qu'on but ?e £ 'Ce
dansa à ces noces est inSrahie1U5n
guise d'ex-voto, l'épousée voim'6LEn
a la chapelle de la Trinité la „nuffrir
fer qui avait barricadé la fenêtfe H DE
prison On plaça cette grihe ^de f
chambre du trésor », et elle v «t . a
depuis. - ^ restée
t. LE C-UENNEC
AUX PRODUCTEURS DE LIN
Déclaration à faire en juin pour avoir
droit à la prime
1» Récolte 1932. — Pour les lin., H. ,
récolte 1932, actuellement en terre i'"
cultivateurs devront faire, entre le % k(\
le lo juin, une déclaration de récolte «-TÎ
imprimé modèle I. -eioue sur
Cette déclaration devra être faite .„
deux exemplaires, certifiés exacts par l'antn
rité municipale.
a) Le ^premier exemplaire sera remis an
déclarant, qui, par l'intermédiaire d'un mou
pement agricole, devra le faire parvenir au'
ministère de l'Agriculture avant le 25 inh,
dernier délai. Il est précisé de la mànien
la plus nette que, pour éviter les transmis-
sions défectueuses qui se sont produites
I an dernier, seuls les groupements agricole»
seront désormais qualifiés pour centraliter
les déclarations de récolte des cultivateur!
et les transmettre au ministère de l'Ami-
culture.
Pour les départements du Nord du Pas-
de-Calais, de la Somme, de la Seine-Infé-
rieure, de l'Eure, de l'Oise, de l'Aisne de
Seine-et-Marne, de Seine-et-Oise, au Calva-
dos, des Côtes-du-Nord et du Finistère, les
déclarations doivent être remises par les
déclarants aux groupements régionaux.
Pour les autres départements, les décla-
rations peuvent, ît titre exceptionnel, être
envoyées directement au Bureau central de»
liniculteurs et des tcilleurs de France, 8
rue du Cardinal Mercier, a Paris.
b) Le deuxième exemplaire de la décla-
ration de. récolte sera conserré *.!r lt
mairie, en vue de la délivrance des copies
qui lui seront demandées ultérieurement par
les déclarants, iors des ventes et des cons-
titutions de dossiers de demanles de primes.
2" Stoclcs des récoltes antérieures. —
Les stocks de lins bruts ou teillés détenus
par des liniculteurs ou des teilleurs qui,
a la date du 16 juin, n'auront été ni livrés,
ni expédiés, ni mis en dépôt dans les ma-
gasins généraux ou syndicaux, et qui, par
conséquent, seront effectivement détenus
par les intéressés il cette date du 1G juin,
devront faire l'objet d'une déclaration de
stocks sur imprimé modèle II bis.
Ces déclarations de stocks devront être
centralisées et transmises au ministère de
l'Agriculture par les groupements profes-
sionnels de liniculteurs ou de teilleurs,
avant le 30 juin, dernier délai. De même
que pour les déclarations de récolte, seul
ce mode de transmission par les groupe-
ments professionnels est autorisé.
Imprimés. — Les intéressés trouveront,
en temps utile, les imprimés modèles I et
II bis, nécessaires, an siège de leurs grou-
pements professionnels.
Dossiers de demandes de primes. — Les
intéressés qui, ;1 la date du 10 juin, auront
des dossiers de demandes de primes en
constitution, concernant des lins Hyr?8*
expédiés ou mis en dépOt avant le 10 juffi.
devront en aviser leur groupement proiee-
sionnel et lui faire connaître le tonnage et
la nature du lin taisant l'objet det dossier'
en préparation. ,
Les groupements professionnels ieV°?h
de leur côté, faire connaître au minlstere
de l'Agriculture la nature et le tonnas?
des lins afférents, soit aux dossiers de ue-
mandes de primes constitués qu'Us ueti
nent pour examen et régularisation a 1
date du 16 juin, soit aux dossiers de w
mandes de primes en constitution emte
mains de leurs adhérents ù cette même ou.
du 16 juin, et que ces adhérents leur auro
fait connaître conformément au parairaF
Pour plus de précision encore. 1 (&£E
cifié que les lins pour lesquels le
de pesage aura été établi avant le wjjBS
ne doivent pas faire l'objet de déciar»
de stocks modèle II bis. mais ""'^V'-eii
compris par les groupements P™10^.^»
dans l'évaluation des ddssiers &
ou en constitution. ♦«iilKi cou*
Par contre, les lins bruts ou tciiics v ^
lesquels le bulletin de pesage, modei e •
3 bis. 9 ou 9 bis. portera une dore v■ t
Heure au 15 juin, devront rairt ^
d'une déclaration de stocks modèle
CHEMINS DE FER DE L'ETAT
AmélioratiomTdu service
d'étél932
Le réseau de l'Etat met en ser.*llce'vpe
nouvelles locomotives puissantes ""^îé-
« Mountain » et il en profite pour » KS(
rer la marche des trains rapides ei
des lignes suivantes: rapide»
Ll*ne du Havre. — Les t.xà«»r«
101 et 158 partant de ^ans-Saini ^ffK.
il 8 h. 20 et du Havre a 17 -~ vict
tueront les trajets Paris-Rouen ^r-
versa en 1 h. 24, soit une vitesse co^
claie de 100 kilomètres à 1 heure ^ att
Le Havre ou vice versa en - ":.1j'0m;.treS *
vitesse commerciale de 9J i"lu
l'heure. _ ,„ a«int-I*"
Train 135: départ de Paris- 5*ln0tefc
zaro il 13 h., trajet réduit de -* Mnrt«.
Train 11S: départ du Havre a «
traiet réduit de 10 minutes. g-lnt-I-V
Train 121 : départ de Pf,"*,' & ml*
tre à 10 h. 15, trajet réduit de * ^
Lisne de Cherbourg. - Train 313 = **Pa»
de Paris-Saint-Lazare a 9 n- °" *
50 minutes. t>orl<:-S«lnt'*'*"
Train 353: départ de «"{L, '
zare ft 14 h. 22. gain de 2S minutes.
Train 524 : départ de Cherbourg « •
gain de 39 minutes. r„erbourî *
Train 392: départ de «-ni r„ JniD »■
10 h. 50. gain de 43 minutes (H'
1" octobre). . ,„„,„ rapide ^
Ligne de Brest. - Le train rap fc £
partant de Paris-Montparnasse a „ *
effectue le parcours P™1*-?™ 1 £ 80
soit une vitesse c°mm?£Çiaiînart de Bre,t
mètres ft l'heure : train 5T2. dépar
à fi h., gain de 15 minutes. Bre»t »
Les trains 571 et 57S £0r*. , «
15 h. 45) auront lieu tous le» J Ma]0 »
Le train 59S partant de s»inet, «mfl £
heures a lieu tous les 1"°^" " le
les relations de la Bretagne »w
sif Central ot Lyon. . uoy»"-,,,.
Ligne de Paris i *,0?d/'t de r»r£
Les trains rapides ;0o (dépar\mtrt -
Montparnasse a 1" , Niort a 7 h. 401 sont rétab 1 et râ-
per semaine, entre Taris ei ^f
t0Lre train 705 . continue * -mçd ^
Kin0™ e^rtie t * »«
(départ 0 h. 5).
LE CHATEAU DE COATCANTON; EN MELGVEN
les visiteurs de leur vieux castel avec
une intelligente et parfaite bonne grâce.
Au temps passé, dit-on, le château de
Coatcanton était habité par un vieux sei-
gneur très méchant et très avare. Lors-
que des mendiants venaient demander
la charité, il les faisait asperger d'eau
bouillante, et il lançait des c,hiens féro-
ces sur les pauvres gens qui se hasar-
daient à glaner un peu de bois mort
dans ses futaies. Ayant été choisi pour
tuteur d'une sienne nièce nantie d'un bel
héritage, il imagina de l'épouser afin
d'accroître encore sa propre fortune.
Comme sa pupille repoussait avec hor-
reur la perspective d'un mariage aussi
mal assorti, il se vengea en la séques-
trant dans une chambre haute où elle
dut vivre enfermée à double tour et ne
recevant* la lumière que par une fenêtre
close d'épais barreaux de fer. L'odi:ux
personnage comptait bien que l'ennui de
cette claustration obligerait enfin la
jeune fille de consentir à l'accepter pour
mari, et en l'attendant, il disposait drjà,
sans vergogne, des revenus de sa pri-
sonnière.
Le fils d'un paysan du bourg de la
Trinité appelé Urlou avait entendu ra-
conter la triste histoire de celle-ci. 11 la
prit en pitié et se jura de la délivrer. 11
venait souvent roder autour du manoir.
Quand il savait que le seigneur était par-
ti pour Concarneau ou pour Quimper, il
s'enhardissait jusqu'à se camper en face
de la fenêtre condamnée et à tâcher d at-
tirer par ses regards ou ses signes, 1 at-
tention de la demoiselle. Yvor (c'était
son nom) ne tarda guère à remarquer le
manège du jeune gars et elle sentit du
réconfort à songer que quelqu'un au
monde s'intéressait à son malheur.
La distance et la crainte de donner l'é-
veil empêchant de s'entretenir de vive
voix avec son nouvel ami, elle s'accoutu-
ma vite à uns correspondance par signes
dont le fréquent message était une pro-
messe de prochaine délivrance. Désor-
mais, elle guetta le coeur battant, chaque
apparition de celui qui s'était constitué
son chevalier, et l'espoir d'échapper
bientôt, grâce à lui, à ia geôle où elle
languissait lui rendit l'attente moins pé-
nible, presque douce.
Urlou se creusait la têle pour déeou-
crir un moyen de pénétrer jusqu'à la
belle captive. Le château était bien gardé,
le seigneur se méfiait de tous les visi-
itcurs et les domestiques redoutaient trop
lleur maître pour se prêter à aucune éva-
'sion. Un jour, le jeune homme, entendit
dire à Rosporden que le châtelain de
Coatcanton, mécontent du barbier qui
l'avait rasé jusqu'alors, cherchait un au-
tre opérateur doué d'une main plus légè-
re qui n'écorcherait pas les pustules et
les bourgeons dont la nature lui avait gé-
néreusement parsemé le visage. Le cti
d'Urlou fut pris a l'instant. Il se procura
un matériel complet de figaro et, en ren-
trant chez lui. il passa près du manoir
pour avertir Yvor, au moyen de cette
télégraphie à laque tous deux *'étai pt
habitués, de se tenir prête le lendemain,
car il tenterait de la faire sortir de sa
cage.
Dans la matinée du jour suivant, le
<(
LES VIRUS X, Y OU Z, SEUL
VIRUS BOUGE » LES FAI1 GREVER
garçon grimé et déguisé en barbier pro-
fessionnel heurta au portail do Coat-
canton. Lo portier lui demanda son nom
« Me-ma-unan » ;.\Ioi-mêmc) répondit-
il. A la gouvernante, il déclara s'apneler
Dcn-ebel (Personne) et il se prtV. "la avec
[assurance devant le seigneur comme
étant l'ex-prcmier commis de Maître
|Jcan Piouffle, chirurgien a barbier-luré
en se relevant: « J'entends le galop d'un
cheval qui vient vers nous. Avant un
quart d'heure, il nous aura rejoints.
C'est sans doute votre oncle, mademoi-
selle, qui nous donne la chasse. Si nous
pouvions à la fois lui échapper et lui
jouer un bon tourl »
Ils passaient en ce moment devant une
maison presque en ruines. On avait com
mencé à la réparer, et une longue
échelle était dressée contre le pignon.
Mais ce jour-là, les ouvriers avaient
trouvé de la besogne ailleurs, et l'en-
droit demeurait désert. « Attendez, dit
le jeune homme à sa compagne, il me
vient une idée I » Il la fit entrer dans
la maison, où il la cacha de son mieux,
puis, étant sa vesie, il se frotta le visage
et les bras de plâtras et de poussière,
grimpa par le moyen de l'échelle sur
le faîtage et se mit à jeter en bas les
vieilles ardoises, comme s'il avait été un
couvreur occupé à renouveler la toiture
Bientôt le seigneur de Coatcanton ar-
riva bon train, précédé de son limier
Ce dernier s'arrêia devant la maison et,
lo nez en l'air, commença à abover fu-
rieusement après le prétendu couvreur,
ce qui donna de6 soupçons à son maître.
Après avoir examiné Urlou d'un oeil mé-
fiant, il lui demanda avec brusquerie:
— D:s-moi, Fanch an Tocr, v a-t-il
longtemps que tu es sur cette masure?
— --omment dites-vous? Votre damné
ctr.en m'empêche d'entendre.
— Je te demande s'il y a longtemps
que tu travailles sur ce toit?
— Je ne comprends rien. Faites donc
taire ce 6ale cabot I
— Paix-là, Fri-dul Est-ce qu'il y a
longtemps que...
— Décidément, je n'entends goutte. Je
suis un peu sourd, et ce maudit sac-
à-puces mené un tel vacarme 1 Attends
un peu, je saurai bien te calmer, vilaine
bete I
Et arrachant un gros moellon à la
cheminée branlante, L'rlcu le lança si
adroitement à i'obstiné aboveur, qu'il
l'assomma net.
— Comment, misérable 1 hurla le sei-
gneur hors de lui, voilà que tu me tues
mon meilleur chien I Tu me le payeras
plus cher qu'au marché; mais en atten-
dant, dis-moi si tu n'a pas vu passer
par ici, tout à l'heure, un jeune homme
et une jeune fille. Ce vaurien et cette
gueuse m'ont volé, et je suis perdu si
je ne les rattrape pas avant qu'ils soient
arrivés à Quimper.
— Voyez-vous ça! Un jeune homme
et une jeune fille? Mais oui, en effet,
voilà un quart d'heure qu'ils ont passé
devant moi, et je les ai même entendus
se dire en riant: « C'est égal, nous
avons joliment roulé ce vieil imbécile I »
— C'est bon, c'est bon! Ont-ils continué
tout droit?
— Pas du tout. Ils ont tourné à main
gauche par ce sentier que vous voyez
là, comme s'ils voulaient s'en aller à
travers champs.
— Sacrebleu ! comment les atteindre
à présent, puisque lu m'as tué mon
pauvre chien, qui suivait si bien leur
piste. Canaille, va, tu ne vaux pas mieux
qu'eux)
— Excusez, mon maître. Ce qui est
tait est fait. Mais attendez doncl Non,
je ne me trompe pas, je les vois tous
deux là-bas. Ils sont en train de tra-
verser une garenne et ils se dirigent vers
un taillis. Grimpez donc ici, et vous les
apercevrez comme moi. Après, il vous
sera facile de les rejoindre.
Pesamment, en geignant, en soufflant,
car il était lourd et goutteux, le gentil
homme monta a l'échelle, se hissa à
zare
mîtes.
SONT-ILS A PLAINDRE ?
Quimper, 23 mai.
Veuillez me permettre
(l'apporter une simple
contribution a la polé-
mique « locataires-pro-
priétaires » dont vos
colonnes sont abondam-
ment meublées.
1° Il n'y a lieu de
considérer que les pro-
priétaires d'avant la
guerre ; ceux qui ont
acheté des vieilles mai-
sons depuis, savaient qu'il y avait des lois
limitant la hausse des prix des baux a
loyer et leur spéculation ne présente aucun
intérêt ;
2» Une maison représente un capital
donné à sa date d'acquisition. Ce capital
doit normalement produire un intérêt dont
la quotité est donnée sensiblement par le
taux d'intérêt des rentes de l'Etat. Il ne
doit en effet s'y ajouter aucune idée de ré-
munération de travail (salariés) ou de spé-
culation (commerçants) :
3" Une maison achetée 50.000 francs
avant la guerre rapportait 2.000 francs.
Elle en rapporte aujourd'hui 6.000 francs.
50.000 francs d'obligations gagées par
l'Etat rapportaient en 1914. 1.750 francs.
Ils rapportent aujourd'hui 1.750 francs. Le
même capital placé en 1914 rapporte donc
dans la proportion de 1 il 3 1/2, selon
qu'il a été converti en immeubles ou en
rentes d'Etat ;
4» Le droit commun joue en ce sens que
le propriétaire, s'il a un logement vacant,
le louera 6 à 10 fols le prix d'avant
guerre :
S» U y a des fonctionnaires, que je con-
nais bien, qui n'ont pas encore atteint le
coefficient 5 :
6° Conclusion. — U est juste de limiter
le cours des loyers.
U serait souhaitable que chaque travail-
leur puisse devenir propriétaire, aux meil-
leures conditions, d'un logement sain et
confortable.
Un locataire propriétaire fonction-
naire d'avant et d'après-guerre.
CAS PARTICULIER
Brest, 25 mai.
Je veux bien qu'il y ait des propriétaires
dans l'embarras. Mais combien d'autres se-
raient plus à blâmer qu'a plaindre !
U est, ayouez-Ie, au moins curieux de
voir tel appartement d'une rue centrale de
Brest passer de 700 francs avant la guerre
a 6.000 francs actuellement (sans adjonc-
tion de salle de bain ou de chauffage cen-
tral). C'est vraiment du bon rendement !
M. C.
LE LÎVkE DU JOUR
DÉPÈCHE
GOG
par
Giovanni PAPINI
AU NOM DES PRINCIPES...
Landerneau, 24 mai.
La loi sur les loyers est profondément
dangereuse.
Elle fausse, dans l'esprit des masses, les
conceptions de l'équité la plus élémentaire
quant aux rapports entre l'Etat et les ci-
toyens.
Elle tend a incliner cet esprit populaire
vers les plus périlleuses doctrines du socia-
lisme.
Pour des motifs d'ordre publie, le Par-
lement français a soudainement grevé toute
une catégorie de citoyens de France d'une
double et très lourde servitude:
Tout d'aouî-d, le législateur a supprimé,
& leur égard, la liberté contractuelle et
la parité des droits. Le propriétaire est
légalement contraint de continuer â subir
tel locataire qui ne lui convient pas. Mais
ce locataire n'est nullement soumis à la
contrainte réciproque.
Ensuite, la loi fixe, impérativement, le
maximum du prix de vente d'un certain
genre de marchandises: les loyers. Et cela,
â un cours plus que moitié moindre que le
cours applicable â toutes les marchandises
autres: alimentation, vêtement, etc..
Qu'une question de nécessité occasion-
nelle exigeât l'institution passagère de telles
mesures: c'est possible, encore Que dou-
teux.
Mais ce qui n'est pas douteux, c'est que
ce soit une chose extrêmement grave que
la loi française ait exproprié des centaines
de milliers de Français du libre usage d'un
droit plus que millénaire — le droit de
propriété — et sans indemnité aucune. Que
dis-je ? Sans la plus légère compensation
étatique, sous forme de réductions d'impOts !
Une telle législation est subversive des
oases de l'ordre social. Et ses désastreux
effets, pour n'être pas directement visibles,
ne s'en développent pas moins par un tra-
vail latent.
Un citoyen français.
CELA REGARDE
LE PARLEMENT
Quimper, 24 mai.
U est facile de comprendre comment la
mesure dont se plaignent certains proprié-
taires a pu agir au détriment de la société
qu'elle régit: depuis 15 ans elle a agi sur
la mentalité des individus et produit fata-
lement une déformation des consciences,
tant chez le bailleur que chez le locataire.
En offrant a ce dernier des loyers à des
prix inespérés, compte tenu du prix des
terrains, des constructions, des réparations
et des charges, il faut bien le reconnaître,
en tuant la loi de l'olTre et de la demande,
on a tué la production, ou plus justement
la construction ne s'est pas développée en
raison des besoins. Et, sans entrer dans la
question du chômage, dont la crise s'est trou-
vée précipitée de ce fait, combien de gens,
locataires par ordre de la loi peut-on dire,
puisqu'elle leur offre la un intérêt incon-
testable, n'ont pas construit ou acheté la
maison qu'ils devraient avoir. Combien d'en-
tre eux, par un contre-coup naturel, s'il
n'est pas légalement justifié, ont dû habi-
ter des maisons mal ou pas réparées, du
fait de la mauvaise humeur des proprié-
taires de la catégorie spéciale que la loi
place en dehors du commun des citoyens
français ! *
On pourrait discuter a perte de vue :
pourquoi les prix des loyers étant imposés
d deux fois et demi ceux d'avant-guerre,
les impôts sur les immeubles sont au moins
multipliés par 0 1 Pourquoi les prix de
l'heure d'ouvrier sont facturés par l'entre-
preneur au moins 0 francs, soit 8 fois plus
cher qu'avant-guerre, et ne lui seraient pas
Imposés 1 fr. 85 ? etc..
H est temps de faire résoudre la ques-
tion, non pas par les municipalités — c'est
la une initiative qui ne leur appartient
pas et que « courageusement » les Cham-
bres leur abandonnent, au mépris de l'esprit
de la Constitution.
On ne comprendrait pas que la nouvelle
Chambre n'attachât point au retour au ré-
cime libre, le seul « légal » au point de
vue économique, mais dans un délai de quel-
ques années, juste suffisant pour permettre
aux locataires de bonne foi de prendre les
initiatives nécessaires. ^
PERTES & TROUVAILLES
Trouvé une paire de gants de peau, sur
le cours Dajot. La réclamer au journal.
— Trouvé un gant de peau, rue Anatole
France, en Lambézellee. Le réclamer mai-
llon Novello et Grazianf, S2, rue Anatole
France, en Lambézellee.
■— Trouvé un porte-monnaie contenant
une petite somme, rue Louis Pasteur.
S'adresser à M. Fcunteun, cordonnier, ■„
rue Algésiras.
— Trouvé, hier soir, une petite bague
avec initiale, rue Jean Macé. La réclamer
maison Dusseuil, 2, rue du Château.
— Trouvé, a l'Annexion, fourrure enfant.
S'adresser maison Le Mignon, 79, rue Jean
Jaurès.
Trouvé une montre d'b.omme avec
chaîne, sur la ligne Brest au Conquet. La
réclamer 10, rue Alexandre Dumas, Saint-
■Pierre-Quilbignou
Trouvé une paire de gants de peau.
La réclamer 43, rue Emile Zola (au ma-
S"î^'Trouvé une paire de sauts, rue d'Ai-
guillon La réclamer chez M. Bonnean, gar-
dien a la caserne d'Aboville.
Trouvé, jeudi, a 18 heures, place du
Château, une broche-barrette. La réclamer
7, rue Lâpérouse. Recouvrance.
MOUVEMENTS DU PORT|f
Port de guerre
ujoùrd'hni, ft S heures, VMM*** appa-
êra a\ec VAsphaltc pour Lonent.
Port de commerce
Entrées. — Le vapeur York, venant de
Barry. chargé de houille: les voiliers t ourmj,
venant de Landerneau, chargé < eml.anagea
:vides: Fleur de l'Oiet, venant de Q"I»PJ£
chargé d'emballages vides: C«w(W«oJ» ver
liant de Camaret. chargé d'emballages vides.
Mascotte. venant, de Pontl'Abbc. chargé
■d'EBilmltages vides: Alliance, venant le
Ouimper. chargé d emballages vides : Heine
des Fleurs. venant des Glénans. chargé
remballages vides: Marguerite. vouant
«l'Audiernc, charge d'emballages vides.
Sorties Ues sloops Port Lnnniste, nl-
Sntîr il I'ort-Launaj. chargé de diverses mor-i
ebandises : Espérance, allant a Cbâteaulin. i
chargé de goudron.
Publiée vers la fin de
la guerre, la prodigieuse
Histoire du Christ clas-
sait Giovanni Papini
comme l'un des premiers
écrivains de l'Italie ac-
tuelle,. L'auteur sortait
d'une longue période
d'étude, de méditation et
de recherches. U avait, durant près de
vingt ans, exploré toutes les régions de
la philosophie, assimilé avec une inapai-
sable avidité toutes les connaissances hu-
maines, et son adhésion au christianisme
fit sensation.
Depuis, Giovanni Papini semblait devoir
marcher jusqu'à la lin sur un chemin tout
uni, quand Gog, son dernier livre, éclata
comme un coup de tonnerre et vint divi-
ser le monde littéraire et philosophique en
deux camps. Avant même qu'il fût traduit,
Gog suscitait chez nous des controverses.
M. Amante dans les « Nouvelles Litté-
™}ios. *> M- Maurice Muret dans « Les
Débats », criaient a l'apostasie. Le R. P.
A. Lemonnyer, O. P., soutenait au con-
traire, dans « La Vie Spirituelle », la par-
faite orthodoxie de Papini. Qui a raison?
Nous allons pouvoir en juger sur pièces,
puisque la librairie Flammarion prend
i heureuse initiative de nous offrir Gog en
une parfaite traduction due a M. René
Patns.
Goggius, dit Gog, nê d'une mère maorie
et d'un père européen, milliardaire et demi-
dément, fait le tour du monde moderne et
de la science humaine sans rien y décou-
vrir que des raisons de désespérer et de
haïr. En soixante-six chapitres, voici trai-
tées toutes les questions qui se posent a la
conscience de l'homme, les philosophes
exécutés, les faux grands hommes de ce
temps ramenés a leur juste mesure et cela
avec une force, une verve, une férocité dans
l'humour, qui sont d'un exceptionnel écri-
vain. Ce « pamphlétaire idéaliste », comme
dit avec bonheur M. Benjamin Crémieux,
possède « la flamme apostolique, la vi-
gueur, la véhémence, la brutalité d'un
Barbey d'Aurevilly, d'un Louis Veuillot ou
d'un Léon Bloy ». U communique & toutes
ses pages une dévorante chaleur.
(Prix: 12 fr. Ernest Flammarion, édi-
teur, 20, rue Racine, Paris).
JOILLAC.
**♦
HISTOIRE DE LA GUERRE
par
Jean GALTIER-BOISSIERE
« Le , Crapouillot » qui l'an dernier
avait connu le grand succès avec les
■i Mystères de la guerre » commence la
publication d'une « Histoire de la
îuerre » illustrée, rédigée par Jean Gal-
_ier-Boissière, l'auteur de « La Fleur au
fusil ». La première livraison qui vient
de paraître et a trait aux origines se-
crètes et au déclanchement du conflit
mondial est d'un intérêt passionnant
(La livraison 12 francs, au « Crapouil-
lot », 3 place de la Sorbonne, Paris).
_ JUILLAC
NOS SOUSCRIPTIONS
Pour la famille Léizour (la mère aveugle
et le père malade avec deux enfants
et bientôt un troisième)
Total précédent: 351 francs. — Une
grand'mère, 20 fr. ; inconnu, 5 fr. ; Mme
A. J..., Quimper, 5 fr. ; une mère de famille.
22 fr. ; Marcel Bodénès, Rennes, 5 fr. ; René
.Taokie, 10 fr. ; Lisette, 10 fr. ; Louis, 10 fr. ;
M. C 5 fr. ; M. Le Jan, 10 fr. ; anonyme,
5 fr. ; Julienne-Jeannette, 5 fr. ; Popol Le-
borzin, 5 fr. ; un jeune instituteur, 5 fr. ;
un de la promo T. S. F., 5 fr. ; un lycéen et
sa soeur, 5 fr. ; anonyme instituteur 5 fr. ;
anonyme, Brest, 2 fr. ; J..„ Brest, 10 fr. ;
T..., instituteur, Brest, 5 fr. ; Q..., Brest,
5 fr. ; L. C..., Brest, 5 fr. ; Mme Eouzan,
Plouvien, 20 fr. ; Mme Le Berre, 30. rue de
la République, Brest, 10 fr. ; Mme Couchou-
ron, 10 fr. ; Albert Bertthal, 5 fr. ; une mère
en souvenir de son fils, 10 fr. ; Berder,
Plouzévédé, 10 f r. ; L. A. S..., 5 fr. —
Total a ce jour: 580 fr.
Dans la liste insérée mercredi, nous avons
omis d'y faire figurer M. O. Goasguen pour
une somme de 10 fr. Le total reste in-
changé.
33
Pour la famille de M. Hervé Perhirin,
da Kersaint-Landunvez, ayant 8 enfants
en bas âge et la femme malade
Total précédent: 1.127 fr. — Marie-iRose
K..., 10 fr. ; Berder, Plouzévédé, 10 fr. —
Total a ce jourjl.147 fr.
Envoi d'imprimés et d'échantillons
par la Poste
Les envois postaux d'imprimés et d'échan-
tillons peuvent actuellement comporter l'in-
dication dans la suscription d'un numéro de
référence se rapportant a l'inscription du
destinataire au répertoire commercial de
l'expéditeur.
Les groupements commerciaux ont de-
mandé, a différentes reprises, que cette ré-
glementation restrictive soit modifiée dans
un sens plus libéral.
M. Louis Rollin, ministre du Commerce
et des P.T.T., vient de donner satisfaction
aux intéressés.
Dorénavant, les envois postaux effectués
aux conditions du tarif réduit pourront por-
ter inl urement ou extérieurement l'indi-
cation rimée ou manuscrite d'un numéro
de téféiénee, composé de chiffres et de
lettres, ou de chiffres seulement se rappor-
tant exclusivement a l'envoi.
SPECTACLES & CONCERTS
. .ininïïiTïïïïïriïiTiïïïïïïi M 1 fTïïrfîmnïïiïïnnrrïmTnTiïïT -
i CINÉMA D'ARMOR \
I CETTE SEMAINE ;
; Deux films parlants gais à chaque ■
■ séance "
LES CÉLÈBRES COMIQUES
LAUREL et HARDY
dans leur meilleur film comique
100 0/0 parlant français :
L'épopée qui se mettrait à rire, ;
voilà ce que c'est à peu près que ;
Sous les verrous. C'est une farce «
gigantesque, une facétio colossale, l
une parodie démesurée qui vous i
secoue d'une gaieté formidable. ;
Imaginez Laurel et Hardy s'aventu- ;
rant dans un poème héroï-comique ;
qui augmente la puissance de leurs ;
dons désopilants, et vous vous j
ferez une idée des joyeusetés irré- i
sistibles qui vous feront pouffer à î
vous tenir les côtes dans ce film ;
qu'ils interprètent. î
Qu'ils soient dans une de ces ter- ;
ribles geôles américaines comparées ;
à l'enfer, mais dont ils neuvent ;
s'évader; qu'ils soient dans une .
cokLiie de nègres comme celle j
d'Halleluiah où, la fï-nre barbouil- .
lée de suie, ils cherchent un refuge ;
et p3nsent, grâce à la nouvelle ;
couleur de leur face, passer maper- ;
eus, c'est partout et toujours une .
anense hilarité qu'ils déchaînent. .
Vous qui voulez vous faire une .
pinte de bon sang, venez voir bous
les Verrous, et rappelez-vous c/v
la plus perdue des journées selon ;
}e koraliste, est celle où l'on n a ;
pas ri. ■
LES ACTUALITÉS PARLANTES ■
■ A
reiller
Une hilarante bouffonnerie
LE COSTAUD DES PXT
comédie parlée et chantée
par le joyeux
BOUCOT
JOSTANE, ALICE ROBERTE,
BERVAL, GOUPIL
LE COSTAUD DES P.T.T.
vous fera faire une joyeuse
promenade des coulisses des
•jostes aux coulisses des music-halls
Location de K) h I? ri dp 1C à 18 b.
Louez par téléphone 31-20.
CE SOIR A 20 h. 30 J
ROGER TRÉVILLE 1
et
| JEANNE HELBLING
s dans le plus grand succès .
1 de rire de la saison
CONTRE
DURAND
comédie musicale
aveo. ... -i> ~»
CLARA TAMBOUR
MADY BERRY
KERNY
. et : " ' :n 'JL
DOUMEL
a 'l"ii:iiii[iiiiiiiiiiiiiciiiiiiiiiiiii:]iiiiiin;i::niii;;ii;ii!a!iniiiifi
j SAINT-MARTIN PATHE
1 CE SOIR A 20 h. 30
| CHARLES LAMY
j LÉON BÉLSERES
| dans un film aux réjouissantes
U aventures
(Suite de LÉVY & C")
Production PATHE-NATAN
| Location gratuite de 10 h. à 12 h.
g et de 16 h. à 18 h. 30.
TIVOLI-PALACE Tt;p5h6one
Programme du 27 mai au 2 juin
d'arrès la pièce de Tristan Bernard
Une comédie d'esprit bien français,
interprétée par
le plus parisien des artistes
MAURICE CHEVAL
Yvonne VALLÉE
et André BERLEYj
comédie dramatique interprétée parj
Marcelle CHANTAL
et Fernand FABRE
Location de 10 à 12 et de 14 n |
18 heures.
Cirque FIGUIER Frères
A BREST DU 28 AU 31 MAI
avec une TROUPE NOUVELLE
et un SUPERBE PROGRAMME
LAMBÉZELLEC
■CINEMA ™t>lne :
SOIRÉE A 20 h. 30
LES 3 MASQUES
avec Jean TOULOUT
— G H ï Q TJ-É —
aveo Charles VANEL
UN GRAND MARIAGE
A PLOUGASTEL
Location: de 10 à 12 et de 16 à 1S h
Militaires : Demi-tarif
Grandes fêtes de Kérinou
Les fêtes de Kerinou, primitivement
fixées aux 4, â et 6 juin, auront lieu les
11. 12 et 13 juin. . , . .
En raison du deuil national qui expire
le 7 juin, le comité n'aurait pu s'assurer
ries concours qu'il juge indispensables à
la bonne réussite des fêtes si celles-ci
s'étaient déroulées aux dates précédem-
ment indiquées.
Ce décalage d'une semaine permettra
en outre aux nombreux habitants du
quartier d'assister au grand festival de
musique organisé par le Comité général
des fêtes brestoises.
Enfin, le comité, disposant d'une se-
maine supplémentaire, va s'employer a
améliorer le programme déjà élaboré et
qui, il en est persuadé, tonnera satisfac-
tion aux plus difficiles.
Le comité.
ASSOCIATION DES RETRAITÉS CIVILS
ET MILITAIRES. — Les membres du
Conseil d'administration sont priés instam-
ment de se réunir le dimanche 2!) mai. a
l) b. 80; dans la salle des mariages de la
mairie du Pilier-Rouge.
Le but de cette réunion est :
1» La constitution définitive du Conseil
d'administration;
2° Bipartition du rôle attribué a chaque
membre du bureau, conformément aux sta-
tU3°' Etude des statuts (loi de juillet 1901)
et modification s'il y a lieu;
,,„!> ,ur Permettre le renouvellement an-
nuel prévu aux statuts, désignation des
tff t. clu "ui-eau et des délégués de quar-
tier, tonnant chacun les trois groupes à
constituer. Le préstdent.
DISPENSAIRE ANTITUBERCULEUX. —
Aujourdhui Vendredi 27 mai, de 17 à. 10
neures, consultations gratuites pour les ma-
ladies des voies respiratoires.
, AxnfAUX RECUEILLIS. — Recueilli
fr01s chiens de chasse, dont deux, genre
uasset, avec collier portant l'inscription
suivante: « Ducellier, teinturier, Brest »,
t ia*tTe Dortant cette adresse: « Le Bot,
a Irézien ». Les réclamer a la mairie de
Lambézellee.
SAINT-MARC
SERVICE DES EAUX. — M. le maire de
la commune de Saint-Marc a l'honneur d'avi-
ser la population que le service de distri-
bution d'eau sera interrompu demain samedi
jSS courant, a partir de midi, dans toute
' agglomération, pour permettre le nettoyage
de la citerne de la rue de Verdun.
WWI RADICAL ET RADICAL-SOC1A-
LIS1E. — LeS adhérents et les personnes
qui voudraient adhérer au parti sont priés
de se réunir le dimanche 2!» juin, à 10 heures
du matin, salle de la cantine scolaire.
Ordre du jour :
1° Causerie sur les buts du parti par le
secrétaire de la section de Brest;
-° Nomination du comité définitif.
Le comité provisoire.
PROPAGANDE. — Le bureau provisoire
de la section du parti radical, nouvelle-
ment fondée à Saint-Marc, invite les répu-
blicains sympathisants a assister a la cau-
serie du secrétaire de la section brestoise.
in i, aura lieu le dimanche 29 mai, à
•10 heures du matin, a l'école des garçons,
au bourg. On y constituera le bureau dé-
finitif.
SAINT-PIERRE-QUILBIGNON
ACCIDENTS DE TRAVAIL. — Le poseur
de voie Joseh Madec, 41 ans, demeurant rue
Bruat, 40, a Brest, employé a la Compagnie
des tramways, a reçu un éclat d'acier dans
la jambe droite, en procédant à l'enlèvement
des rails.
— Le manoeuvre Noël Cornée, 26 ans, de-
meurant à Brest, travaillant a l'entreprise
I* Bomain, a Sainte-Anne, a été piqué à la
main gauche avec du fil de fer.
Le manoeuvre François Keryer, 28 ans,
demeurant à Laimbézellec, employé à la
trrande Brasserie de Kérinou, était occupé
chez M. Wittersheim, a Bec-Avel, à déchar-
ger on camion de bière, lorsqu'un lût lui
tomba sur le genou droit lui occasionnant
une plaie contuse.
— Le manoeuvre Wladislaw Motyka. 22
ans, travaillant a la Compagnie générale des
travaux publics, en basculant un wagon, a
en la main droite coincée entre le châssis
et la caisse, ce qui a occasionné des plaies
du médius et de l'index droits.
EXERCICES D'INFANTERIE. _ Le
maire de Saint-Pierre informe la population
que le bataillon de l'Ecole navale exécutera
eles exercices d'infanterie le lundi 30 mai
dans la matinée, SUT le territoire de la com-
mune, dans la région comprise entre la plage
de Mainte-Anne et le village de Laninguer.
TROUVAILLE. — Un porte-monnaie a été
trouvé au Petit-Paris. Le réclamer à Mme
Thomas, 116, rue Jean Jaurès.
Nos vieux manoirs à légendes
Le château de Coatcanton, en Melgven
LES EMISSIONS PAR T. S. F.
Programme du vendredi %t mai
BADIO-PAKIS (1.124,1 m.).
A 7 h. 4<5 : Musique enregistrée : Noces
citez Us troglodytes (Grieg) ; Merle et Pinson
(Reynaud) ; La gracieuse mazurka (Lavault) ;
Gouttes d'eau (Petit).
A 12 h. 30 : Musique enregistrée (anniver-
saire de la mort de V. Hugo (mai 1885) :
La tristesse d'Olympio; A Villequier; Buy
Blas; Printemps nouveau retour; Mort et
transfiguration (Strauss) ; anniversaire de. la
mort de F. Coppée (mai 1908) : Un évan-
gile; Sérénade du Passant; L'Epave; Sapho
(Massenet) ; L'Anneau d'argent (Chaminade) ;
Méditation de Thais (Massenet) ; Prélude
(Rachmaninoff).
A 20 h. : Radio-concert : Faust (Schu-
mann) ; Faust (Gounod).
A 20 h. 45 : La Damnation de Faust
(Berlioz) ; Méfistofile (Boito).
A 21 h. 30 : Faust-symphonie (Liszt).
TOUB EIFFEL (1.445,8 m.).
A 20 b. 30 : Radio-concert : La vie du
poète; Louise (Charpentier).
ALGER (303,6 m.).
A 13 h. 30 : Concert instrumental enre-
gistré.
A 20 h. 30 : Diction : Primerose (Cailla*
vet) ; L'Avare; Les femmes savantes (Mo-
lière).
A 20 h. 40 : Disques comiques : Aux ob-
jets trouvés (Bach) ; Dons le sentier des
merles (Jardin); Fable sans fil (Wicheler).
A 21 h. : Concert de musique de genre
et de soli d'instruments : Marche militaire
(Schubert) ; Rêverie (Schumann) ; Elégie
(Fauré) ; La vieille boîte d musique; Ma
poupée chérie (de Séverac) ; Airs bohémiens
i Sarasate) ; Menuet (Boccherini) ; Prélude
(Rachmaninoff) ; Deux valses (Chopin) ;
Danses norvégiennes (Grieg).
A 21 h\ lô : Chants d'opéras : Don Qui-
chotte (Massenet) ; Faust (Gounod).
A 22 h. 30 : Concert dansant.
TOULOUSK (Radio) US.S85 m.).
A 13 h. : Orchestre symplionique mo-
derne: Cinquième symphonie (Tchaikows^y) ;
Les contes d'Hoffmann (Offenbaeh) ; G'"isé-
lidis (Massenet).
A 13 h. 30 : Musique militaire.
A 13 h. 45 : Accordéon.
A 17 h. 15 : Orchestre argentin.
A 3 7 h. 45 : Orchestre : Tannhauser
(Wagner).
A 18 h. : Extrait de films : Le roi des
resquilleurs (Oberfeld) ; Cendrillon (Scotto) ;
Le chemin du paradis (Boyer).
A 1S h. 15 : Orchestre symphonique clas-
sique : Polonaise en ut mineur (Chopin) ;
Songe hors du monde (Mendelssohn) ; Me-
nuet ( Paderewski) ; Marche hongroise (Ber-
lioz).
A 18 h. 45 : Orchestre : Véronique (Mes-
sager) ; La fille de Madame Angot tLecocq) ;
Mam'zelle Nitouche (Hervé).
A 19 h. : Orchestre viennois.
A 19 h. 15 : Chansons espagnoles.
A 19 h. 45 : Accordéon.
A 20 h. : Chant : Thaïs; Manon (Mas-
senet).
A 20 il. 15 : Orchestre symphonique mo-
derne : Les équipées de Till (X.) ; Trois
petites pièces montées (Satis) ; Parade des
petits lutins (Noack) ; Marche des fiançailles
de Cendrillon (KhodeJ.
A 20 h. 35 : Musique miiitaire.
A 20 h. 45 : Orchestre viennois.
A 21 h. : Retransmission de l'orchestre
Navarra : Julie, c'est Julie; La java de
Doudonne (PadUia) ; Dans jc-v magasins; Le
tambour de Bécon (Borel-Clorc) ; Constant!-
nople (Carlton).
A 22 h. : Concert : Sicilienne (Faure) ;
Chants russes tLaloI : Bonté de gosse (Tho-
mas! : Il est un petit nid iSoupleix) ; Le
moulin de la Vierge; Souvenirs de Bouen
(Blondiauxl; L'accident; Chez le contrôleur
(Bach).
A • 22 h. 45 : Orchestres divers : Valse
poudrée (Poppv) • Ma poupée chérie (Séve-
rac) • Un peu d'amour (Silésu) ; La lettre de
Manon (Gillet).
A 23 h. : Chant : Véronique (Messager.) ;
Le Postillon de Longjumeau (Adam) ; Paga-
nini (Lehar).
A 23 h. 30 : Orchestre symphonique mo-
derne : Sarabande (Ferrandi : Airs de ballet
(Rameau) ; Les diamants de la couronne
(Barbieri) ; Amaya (Guiridl) ; La péri (Du-
kas).
NATIONAL OAVEN1KY (1.554.4-201.3 m.).
K 12 h. 45 : Récital d'orgue par W. Vale:
Fantaisie en sol (Bach) : t'an-o«c((o op. 4
n« 3 (Regeri ; Sonate en sol (Elgar).
A 13 h. 30 : Gramophone.
A 10 h 15 : Musique légère : Plymouth
Hoc (Ansell) ; La vierge rebelle (Phillips) ;
l'aise frifW (SibelltàV; Menuet impromptu;
Vilanclla (Irelandi : Othello (Lolendge-ray-
lor) • Wercciisc pour une infante moderne
(Beslv). , ,
A 18 h. 30 : Les bases de la musique
Douze variations sur un air original : -\eur
i variations sur l'air de Lise" dormait
! A 21 h. 35 : Messe de Kcquiem (d Erlan-
gen. . m
A 22 b. 35 : Musique de dause
ROME (441.2 m.).
A 12 h. 45: Concert vocal et instrumental.
A 17 h. 30 : Concert vocal : Musique de
Beethoven, Schubert et Delibçs.
A 17 h. 45 : Concert varié : Le retour
d'Ulysse (Donatil: Danse fantastigue (Cu*-
cinal: Sérénade espagnole (Kreisler) , lloun
(Culotta). , .,
A 19 h. 30 : Musique reproduite.
A 20 h. 45 ■ Concert varié : Quatuor pour
cordes en ré mineur (Schubert); Chansons
populaires internationales : P«' <">e, *>?"r"?c
infante défunte (Ravel) ; Uapulc 19-03, radio-
comédie (Grella).
ILS FONTRÎRE LES RATS
A un kilomètre au sud de Rosporden,
le vieux château de Coatcanton s'élève'
sur une colline que l'Aven contourne en
traçant de capricieux et brillants méan-
dres dans la verdure lustrée des prai-
ries. L'édifice offre ceci de particulier
qu'au XYII" siècle, on a changé l'orienta-
tion de sa façade et reporté celle-ci sur
la longère aspectée au Nord-Ouest. Il
faut donc aller chercher au revers la
primitive façade du XVe siècle, avec sa
porte en arceau d'un tracé très pur et
ses fenêtres coupées de meneaux en
croix, qui garde dans sa sobriété beau-
coup de caractère.
Une sorte de vaste pavillon moins an-
cien déborde des deux côtés à l'extrémité
sud-est du manoir. Sa porle k tympan
triangulaire, ses baies cintrées, le 'datent
de l'époque Louis XIII ou Louis XIV.
C'est sans doute l'oeuvre de la famille
Fouquet, qui possédait Coatcanton vers
1650. On trouve dans cette bâtisse gros-
sièrement pavée comme la cour, de pe-
tits cailloux serrés et raboteux, une énor-
me cheminée dont le manteau n'atteint
pas loin de 4 mètres de longueur et deux
arcades sur piles carrées, délimitant une
petite pièce qui semble avoir servi d'ora-
toire4
Le reste de la maison comprend d'im-
menses salles aux murs blanchis et nus,
aux robustes empoutrements, sans au-
tre décoration que* des cheminées k hotte.
Un escalier de pierre, puis de bois con-
duit aux greniers couverts d'une char-
pente remarquablement agencée. Dans la
cave, on a déblayé un conduit ou passage
qu'une dalle fermait au bout de quelques
mètres. Une large cour en pente à l'angle
de laquelle deux ou trois frênes vénéra-
bles aux troncs verdis tordent leurs ra-
mures, des dépendances à ouvertures go-
thiques et les débris d'une enceinte for-
tifiée complètent la physionomie sombre
et austère de ce qui fut le chef-lieu d'un
des principaux fiefs de la sénéchaussée
royale de Conq. Fouesnant et Rosporden.
Coatcanton appartenait au XIV" siècle
à la famille de Keraurais, puis passa par
mariage aux du Perrier dont les armes,
d'azur à 10 billettes d'or subsistent au
sommet de la grande vitre de la chapelle
de la trinité en Melgven. D'autres allian-
ces l'ont transmise dans la suite aux Le
Saux, Kerloaguen de Rosampoul et de
Carné. L'aigle héraldique de Kerloaguen
apparaît plusieurs fois sur les vitraux,
les murailles et les pierres tombales de
Melgven et de la chapelle de la trinité.
Sous Louis XIII, Coatcanton était à Chris-
tophe Fouquet, seigneur de Chalaln, pré-
sident au Parlement de Bretagne, hom-
me d'initiative et d'esprit pratique, qui
s'intéressait aux armements maritimes et
faisait construire à Concarneau, dont II
fut le gouverneur, des vaisseaux pour
son propre compte.
Il vendit, moyennant 200.000 livres, la
terre de Coatcanton à son cousin le su-
rintendant Nicolas Fouquet de Vaux, fa-
meux par son faste et son éclatante dis-
grâce, Fouquet restaura le manoir et ex-
ploita les futaies, tant pour ses construc-
tions de Belle-Isle que pour édifier la
halle de Concarneau. En 1753, Coatcanton
était à René-François de Grimaudet, au-
quel le marquis de Ploeuc du Guilguifïïn
l'acheta en 1756 pour 90,000 livres. Il a
depuis appartenu aux du Feigna de
Kéranforêt et il est aujourd'hui possédé
par M, et Mme Campion, qui accueillent
du Roi, sur le parvis Saint-Corentin
jouxte l'a porte du Guéodet à Quimper.
„ Vovons donc ce que tu sais faire,
dit le châtelain. Mais je t'avertis que si
tu me coupes, tu es un homme mort. Re-
garde sur la table ce pistolet. Prends
garde que les deux balles qu'il contient
ne soient pour toi. Tu ne serais pas le
premier drôle qu'il eût envoyé au Pa-
radis ! »
Sans répondre Urlou se mit à savon-
ner vigoureusement la trogne du vieux
coquin. Il s'en acquittait avec d'auta);t
plus de conscience qu'il n'avait pas des-
sein de pousser plus loin l'opération. Il
fit mousser le savon en abondance, puis
se décidant soudain, il en fourra tant
qu'il put à coups de blaireau, dans les
yeux et la bouche de M. de Coatcanton.
Tandis que celui-ci suffoqué, aveuglé et
indigné, se débattait comme un beau dia-
ble, le jeune homme s'empara du pistolet
et se précipita dans le corridor afin d'al-
ler chercher la captive.
Rencontrant la gouvernante, il l'obli-
gea sous la menace de son arme à ouvrir
la chambre où Yvor l'attendait, saisit
la main de l'orpheline et l'entraîna au
dehors, non sans avoir d'un vigoureux
coup de poing culbuté l'affreuse duègne
qui se cramponnait à lui en appelant au
secours d'une voix glapissante, Le por-
tier voulut aussi lui barrer le passage,
mais Urlou l'envoya piquer une tête
dans l'eau crouoie de la douve. Deux
minutes plus tard, les fugitifs avaient
disparu en courant au tournant de reve-
nue..
Il était temps, car le seigneur, ayant
réussi à essuyer et à cracher la mousse
de savon, accourait congestionné de
rage. Il venait de constater la dispa-
rition de sa pupille et de trouver la
gouvernante effondrée sous une table,
n Qui t'a fait cela? lui demanda-t-il. >—s
l'en^ebet (Personne), répliqua la duègne,
encore étourdie de sa chute, ce qui la
fit traiter de vieille idiote par son maître.
Lorsque voyant son concierge qui se
débattait au fond de la douve, il lui
posa la même question: « Qui t'a fait
cela? » et qu'il en obtint pour réponse:
« Me-ma-unan » (moi-même), il pensa
que tous ses gens avaient perdu l'es-
prit. Renonçant à en appeler d'autres,
i! tira son meilleur cheval de l'écurie,
le sella, siffla son chien limier le plus
subtil et s'élança à sa suite sur les
traces des deux jeunes gens, en mêlant
aux blasphèmes d'horribles menaces.
A l'extrémité de l'avenue, Urlou avait
tourné à gauche pour rejoindre, entre
Cadol et Saint-Cado-de-Coatanpoudou, la
vieille voie du Jro-Breiz qui ' file droit
sur Quimper. Yvor possédait des pa-
rents dans cette ville et avait prié son
compagnon de l'y conduire, certaine
qu'une fois sous' leur égide, elle n'au-
rait plus rien à craindre de son persé-
cuteur. La jeune fille cheminait avec
courage, appuyée au bras de celui qui
l'avait délivrée, mais sa longue réclu-
sion l'avait déshabituée de la marche et
ses pantoufles usées ne protégeaient
guère 6es pieds délicats des cailloux de
la route.
Il fallait fuir; cependant, à tout prix,
car la colère du châtelain de Coatcanton
devait être terrible. Déjà Locmaria-an-
Hent et ses chaumières étaient dépas-
sés, et le clocheton de Sainte-Anne de
Guélen polutait vers l'Ouest dans un
bouquet de feuillage, quand Urlou, ayant
appliqué son oreille sur le sol, prononça
califourchon, non sans neîr!
du toit, et regarda, à demi À s<-r f.
.soleil couchant. eml ébi0ul *at-u
I Où dis-tu qu'ils sont? , le
nen. ounl-' Je np
— Comment, vous ne le ,o 1»
Vous avez donc des »•», VOvez
Là-bas, vous dis-je, tout „ de* ..PasT
talus planté de gènêts B°ntre le S-**
ils vont disparaître ' Re8ardez^«j
Et tandis que ie yieuv « Â
quillait en vain ses nrnnou^^at i.
Urlou se hâta de descendit 8 é-'alliC?N
çhelle, faire sortir Yv^A ^levfti
même
ils
ne ne demandé. quV ^tit^n,
décampèrent allègremen nstan-- Pm
le rusé gars eût réDondT, '' «Près „u"
tiens impuissantesT^a" 1"* 'ocif^
— De mini „~„„ _,d.v'ctime -**
— De quoi vous Dlâi£rna"me- "**"■
vous montre ceux que vou?e£v°ïis. J»
encore vous n'êtes oa« ^ .eherchez 2
le frais là-haut à votre n?tent| Pre-,2
calmera les nerfs. Bon%0%^Ce'* v02
pas de mauvais rêves H n<- faitï
A Quimper, Yvorée fut „
ouverts par ses parente itie-Ue à b«
cher cb/Z un sie*n coulin oui ,al,a
verne rue du Chapeau-Ro',,^ rtet>ait u
main tous deux se rendirent- Le le«at
gnés d'un oncle de la jeun» „i. acco**>p£
bourgeois de la rue KeYéon ?h e- n°tabk
cureur du Roi, auuuel c,hez -e nr£
porter plainte' de^sa c^}iw vouto
que le magistrat l'écouté Vlté'
une lettre Urgente 'rit1W «8
sance et dit à Yvorée- P 1 ^""naS
— Mademoiselle, j'atiraîo M
tiers poursuivi au c £, b'en, Vol0„.
chant tuteur, liais U nTteZ^t
désormais, de la justice hn^V,e P'us
recteur du Petit-Ergué nvX?-?.aIne Ù
matin même, on a ramassé tSî* ^ «
bord du chemin de LoKa d^
maison abandonnée. Il a sano'^ant 1Jr-e
descendre du toit où vous l'av,^6^^
et il s'est tué dans sa chutl T* lai£4
que ce trépas ne vous affli^, 6, ^*
outre mesure. Dieu l'a châWé8iS N*»
Mais si, en la circonstance 1 f'"?ternent.
tenait de punir, c'est à voûL m Jpp*
selle qu',1 appartient de récomne^''101-
Le procureur ne s'exniiau?P^nser-
vantage. Cependant, Yvorée ^Pt 58 d»-
prendre,- car deux mois plus iLC0T!i'
cloches de Melgven sonn-ïw ard' 'es
grand mariage qui Vettalt""» u'
Je pays. Devant le maître--.,nl? V0'"
Trinité, Messire Mathurtn Roum J\ '»
de Melgven et de Cado channfnecteur
Cornouaille, bénit l'union du pavT, de
et de la riche héritière, beaux to,* flsé
de leur jeunesse et de leu" amr," ^
qu'on mangea, ce qu'on but ?e £ 'Ce
dansa à ces noces est inSrahie1U5n
guise d'ex-voto, l'épousée voim'6LEn
a la chapelle de la Trinité la „nuffrir
fer qui avait barricadé la fenêtfe H DE
prison On plaça cette grihe ^de f
chambre du trésor », et elle v «t . a
depuis. - ^ restée
t. LE C-UENNEC
AUX PRODUCTEURS DE LIN
Déclaration à faire en juin pour avoir
droit à la prime
1» Récolte 1932. — Pour les lin., H. ,
récolte 1932, actuellement en terre i'"
cultivateurs devront faire, entre le % k(\
le lo juin, une déclaration de récolte «-TÎ
imprimé modèle I. -eioue sur
Cette déclaration devra être faite .„
deux exemplaires, certifiés exacts par l'antn
rité municipale.
a) Le ^premier exemplaire sera remis an
déclarant, qui, par l'intermédiaire d'un mou
pement agricole, devra le faire parvenir au'
ministère de l'Agriculture avant le 25 inh,
dernier délai. Il est précisé de la mànien
la plus nette que, pour éviter les transmis-
sions défectueuses qui se sont produites
I an dernier, seuls les groupements agricole»
seront désormais qualifiés pour centraliter
les déclarations de récolte des cultivateur!
et les transmettre au ministère de l'Ami-
culture.
Pour les départements du Nord du Pas-
de-Calais, de la Somme, de la Seine-Infé-
rieure, de l'Eure, de l'Oise, de l'Aisne de
Seine-et-Marne, de Seine-et-Oise, au Calva-
dos, des Côtes-du-Nord et du Finistère, les
déclarations doivent être remises par les
déclarants aux groupements régionaux.
Pour les autres départements, les décla-
rations peuvent, ît titre exceptionnel, être
envoyées directement au Bureau central de»
liniculteurs et des tcilleurs de France, 8
rue du Cardinal Mercier, a Paris.
b) Le deuxième exemplaire de la décla-
ration de. récolte sera conserré *.!r lt
mairie, en vue de la délivrance des copies
qui lui seront demandées ultérieurement par
les déclarants, iors des ventes et des cons-
titutions de dossiers de demanles de primes.
2" Stoclcs des récoltes antérieures. —
Les stocks de lins bruts ou teillés détenus
par des liniculteurs ou des teilleurs qui,
a la date du 16 juin, n'auront été ni livrés,
ni expédiés, ni mis en dépôt dans les ma-
gasins généraux ou syndicaux, et qui, par
conséquent, seront effectivement détenus
par les intéressés il cette date du 1G juin,
devront faire l'objet d'une déclaration de
stocks sur imprimé modèle II bis.
Ces déclarations de stocks devront être
centralisées et transmises au ministère de
l'Agriculture par les groupements profes-
sionnels de liniculteurs ou de teilleurs,
avant le 30 juin, dernier délai. De même
que pour les déclarations de récolte, seul
ce mode de transmission par les groupe-
ments professionnels est autorisé.
Imprimés. — Les intéressés trouveront,
en temps utile, les imprimés modèles I et
II bis, nécessaires, an siège de leurs grou-
pements professionnels.
Dossiers de demandes de primes. — Les
intéressés qui, ;1 la date du 10 juin, auront
des dossiers de demandes de primes en
constitution, concernant des lins Hyr?8*
expédiés ou mis en dépOt avant le 10 juffi.
devront en aviser leur groupement proiee-
sionnel et lui faire connaître le tonnage et
la nature du lin taisant l'objet det dossier'
en préparation. ,
Les groupements professionnels ieV°?h
de leur côté, faire connaître au minlstere
de l'Agriculture la nature et le tonnas?
des lins afférents, soit aux dossiers de ue-
mandes de primes constitués qu'Us ueti
nent pour examen et régularisation a 1
date du 16 juin, soit aux dossiers de w
mandes de primes en constitution emte
mains de leurs adhérents ù cette même ou.
du 16 juin, et que ces adhérents leur auro
fait connaître conformément au parairaF
Pour plus de précision encore. 1 (&£E
cifié que les lins pour lesquels le
de pesage aura été établi avant le wjjBS
ne doivent pas faire l'objet de déciar»
de stocks modèle II bis. mais ""'^V'-eii
compris par les groupements P™10^.^»
dans l'évaluation des ddssiers &
ou en constitution. ♦«iilKi cou*
Par contre, les lins bruts ou tciiics v ^
lesquels le bulletin de pesage, modei e •
3 bis. 9 ou 9 bis. portera une dore v■ t
Heure au 15 juin, devront rairt ^
d'une déclaration de stocks modèle
CHEMINS DE FER DE L'ETAT
AmélioratiomTdu service
d'étél932
Le réseau de l'Etat met en ser.*llce'vpe
nouvelles locomotives puissantes ""^îé-
« Mountain » et il en profite pour » KS(
rer la marche des trains rapides ei
des lignes suivantes: rapide»
Ll*ne du Havre. — Les t.xà«»r«
101 et 158 partant de ^ans-Saini ^ffK.
il 8 h. 20 et du Havre a 17 -~ vict
tueront les trajets Paris-Rouen ^r-
versa en 1 h. 24, soit une vitesse co^
claie de 100 kilomètres à 1 heure ^ att
Le Havre ou vice versa en - ":.1j'0m;.treS *
vitesse commerciale de 9J i"lu
l'heure. _ ,„ a«int-I*"
Train 135: départ de Paris- 5*ln0tefc
zaro il 13 h., trajet réduit de -* Mnrt«.
Train 11S: départ du Havre a «
traiet réduit de 10 minutes. g-lnt-I-V
Train 121 : départ de Pf,"*,' & ml*
tre à 10 h. 15, trajet réduit de * ^
Lisne de Cherbourg. - Train 313 = **Pa»
de Paris-Saint-Lazare a 9 n- °" *
50 minutes. t>orl<:-S«lnt'*'*"
Train 353: départ de «"{L, '
zare ft 14 h. 22. gain de 2S minutes.
Train 524 : départ de Cherbourg « •
gain de 39 minutes. r„erbourî *
Train 392: départ de «-ni r„ JniD »■
10 h. 50. gain de 43 minutes (H'
1" octobre). . ,„„,„ rapide ^
Ligne de Brest. - Le train rap fc £
partant de Paris-Montparnasse a „ *
effectue le parcours P™1*-?™ 1 £ 80
soit une vitesse c°mm?£Çiaiînart de Bre,t
mètres ft l'heure : train 5T2. dépar
à fi h., gain de 15 minutes. Bre»t »
Les trains 571 et 57S £0r*. , «
15 h. 45) auront lieu tous le» J Ma]0 »
Le train 59S partant de s»inet, «mfl £
heures a lieu tous les 1"°^" " le
les relations de la Bretagne »w
sif Central ot Lyon. . uoy»"-,,,.
Ligne de Paris i *,0?d/'t de r»r£
Les trains rapides ;0o (dépar\mtrt -
Montparnasse a 1" ,
per semaine, entre Taris ei ^f
t0Lre train 705 . continue * -mçd ^
Kin0™ e^rtie t * »«
(départ 0 h. 5).
LE CHATEAU DE COATCANTON; EN MELGVEN
les visiteurs de leur vieux castel avec
une intelligente et parfaite bonne grâce.
Au temps passé, dit-on, le château de
Coatcanton était habité par un vieux sei-
gneur très méchant et très avare. Lors-
que des mendiants venaient demander
la charité, il les faisait asperger d'eau
bouillante, et il lançait des c,hiens féro-
ces sur les pauvres gens qui se hasar-
daient à glaner un peu de bois mort
dans ses futaies. Ayant été choisi pour
tuteur d'une sienne nièce nantie d'un bel
héritage, il imagina de l'épouser afin
d'accroître encore sa propre fortune.
Comme sa pupille repoussait avec hor-
reur la perspective d'un mariage aussi
mal assorti, il se vengea en la séques-
trant dans une chambre haute où elle
dut vivre enfermée à double tour et ne
recevant* la lumière que par une fenêtre
close d'épais barreaux de fer. L'odi:ux
personnage comptait bien que l'ennui de
cette claustration obligerait enfin la
jeune fille de consentir à l'accepter pour
mari, et en l'attendant, il disposait drjà,
sans vergogne, des revenus de sa pri-
sonnière.
Le fils d'un paysan du bourg de la
Trinité appelé Urlou avait entendu ra-
conter la triste histoire de celle-ci. 11 la
prit en pitié et se jura de la délivrer. 11
venait souvent roder autour du manoir.
Quand il savait que le seigneur était par-
ti pour Concarneau ou pour Quimper, il
s'enhardissait jusqu'à se camper en face
de la fenêtre condamnée et à tâcher d at-
tirer par ses regards ou ses signes, 1 at-
tention de la demoiselle. Yvor (c'était
son nom) ne tarda guère à remarquer le
manège du jeune gars et elle sentit du
réconfort à songer que quelqu'un au
monde s'intéressait à son malheur.
La distance et la crainte de donner l'é-
veil empêchant de s'entretenir de vive
voix avec son nouvel ami, elle s'accoutu-
ma vite à uns correspondance par signes
dont le fréquent message était une pro-
messe de prochaine délivrance. Désor-
mais, elle guetta le coeur battant, chaque
apparition de celui qui s'était constitué
son chevalier, et l'espoir d'échapper
bientôt, grâce à lui, à ia geôle où elle
languissait lui rendit l'attente moins pé-
nible, presque douce.
Urlou se creusait la têle pour déeou-
crir un moyen de pénétrer jusqu'à la
belle captive. Le château était bien gardé,
le seigneur se méfiait de tous les visi-
itcurs et les domestiques redoutaient trop
lleur maître pour se prêter à aucune éva-
'sion. Un jour, le jeune homme, entendit
dire à Rosporden que le châtelain de
Coatcanton, mécontent du barbier qui
l'avait rasé jusqu'alors, cherchait un au-
tre opérateur doué d'une main plus légè-
re qui n'écorcherait pas les pustules et
les bourgeons dont la nature lui avait gé-
néreusement parsemé le visage. Le cti
d'Urlou fut pris a l'instant. Il se procura
un matériel complet de figaro et, en ren-
trant chez lui. il passa près du manoir
pour avertir Yvor, au moyen de cette
télégraphie à laque tous deux *'étai pt
habitués, de se tenir prête le lendemain,
car il tenterait de la faire sortir de sa
cage.
Dans la matinée du jour suivant, le
<(
LES VIRUS X, Y OU Z, SEUL
VIRUS BOUGE » LES FAI1 GREVER
garçon grimé et déguisé en barbier pro-
fessionnel heurta au portail do Coat-
canton. Lo portier lui demanda son nom
« Me-ma-unan » ;.\Ioi-mêmc) répondit-
il. A la gouvernante, il déclara s'apneler
Dcn-ebel (Personne) et il se prtV. "la avec
[assurance devant le seigneur comme
étant l'ex-prcmier commis de Maître
|Jcan Piouffle, chirurgien a barbier-luré
en se relevant: « J'entends le galop d'un
cheval qui vient vers nous. Avant un
quart d'heure, il nous aura rejoints.
C'est sans doute votre oncle, mademoi-
selle, qui nous donne la chasse. Si nous
pouvions à la fois lui échapper et lui
jouer un bon tourl »
Ils passaient en ce moment devant une
maison presque en ruines. On avait com
mencé à la réparer, et une longue
échelle était dressée contre le pignon.
Mais ce jour-là, les ouvriers avaient
trouvé de la besogne ailleurs, et l'en-
droit demeurait désert. « Attendez, dit
le jeune homme à sa compagne, il me
vient une idée I » Il la fit entrer dans
la maison, où il la cacha de son mieux,
puis, étant sa vesie, il se frotta le visage
et les bras de plâtras et de poussière,
grimpa par le moyen de l'échelle sur
le faîtage et se mit à jeter en bas les
vieilles ardoises, comme s'il avait été un
couvreur occupé à renouveler la toiture
Bientôt le seigneur de Coatcanton ar-
riva bon train, précédé de son limier
Ce dernier s'arrêia devant la maison et,
lo nez en l'air, commença à abover fu-
rieusement après le prétendu couvreur,
ce qui donna de6 soupçons à son maître.
Après avoir examiné Urlou d'un oeil mé-
fiant, il lui demanda avec brusquerie:
— D:s-moi, Fanch an Tocr, v a-t-il
longtemps que tu es sur cette masure?
— --omment dites-vous? Votre damné
ctr.en m'empêche d'entendre.
— Je te demande s'il y a longtemps
que tu travailles sur ce toit?
— Je ne comprends rien. Faites donc
taire ce 6ale cabot I
— Paix-là, Fri-dul Est-ce qu'il y a
longtemps que...
— Décidément, je n'entends goutte. Je
suis un peu sourd, et ce maudit sac-
à-puces mené un tel vacarme 1 Attends
un peu, je saurai bien te calmer, vilaine
bete I
Et arrachant un gros moellon à la
cheminée branlante, L'rlcu le lança si
adroitement à i'obstiné aboveur, qu'il
l'assomma net.
— Comment, misérable 1 hurla le sei-
gneur hors de lui, voilà que tu me tues
mon meilleur chien I Tu me le payeras
plus cher qu'au marché; mais en atten-
dant, dis-moi si tu n'a pas vu passer
par ici, tout à l'heure, un jeune homme
et une jeune fille. Ce vaurien et cette
gueuse m'ont volé, et je suis perdu si
je ne les rattrape pas avant qu'ils soient
arrivés à Quimper.
— Voyez-vous ça! Un jeune homme
et une jeune fille? Mais oui, en effet,
voilà un quart d'heure qu'ils ont passé
devant moi, et je les ai même entendus
se dire en riant: « C'est égal, nous
avons joliment roulé ce vieil imbécile I »
— C'est bon, c'est bon! Ont-ils continué
tout droit?
— Pas du tout. Ils ont tourné à main
gauche par ce sentier que vous voyez
là, comme s'ils voulaient s'en aller à
travers champs.
— Sacrebleu ! comment les atteindre
à présent, puisque lu m'as tué mon
pauvre chien, qui suivait si bien leur
piste. Canaille, va, tu ne vaux pas mieux
qu'eux)
— Excusez, mon maître. Ce qui est
tait est fait. Mais attendez doncl Non,
je ne me trompe pas, je les vois tous
deux là-bas. Ils sont en train de tra-
verser une garenne et ils se dirigent vers
un taillis. Grimpez donc ici, et vous les
apercevrez comme moi. Après, il vous
sera facile de les rejoindre.
Pesamment, en geignant, en soufflant,
car il était lourd et goutteux, le gentil
homme monta a l'échelle, se hissa à
zare
mîtes.
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