Titre : La Dépêche de Brest : journal politique et maritime ["puis" journal de l'Union républicaine "puis" journal républicain quotidien "puis" quotidien républicain du matin]...
Auteur : Union républicaine (France). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Brest)
Date d'édition : 1911-04-24
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755951g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 24 avril 1911 24 avril 1911
Description : 1911/04/24 (A25,N9364). 1911/04/24 (A25,N9364).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Yroise, bibliothèque... Collection numérique : Yroise, bibliothèque numérique de Brest
Description : Collection numérique : BIPFPIG29 Collection numérique : BIPFPIG29
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Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k337982j
Source : Bibliothèque municipale de Brest, PB A100
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 23/12/2020
,i„« — L'Associa-
mclens soldat, et m '' ^ donnera le
ion des anciens soldat s e de , j,e
-amedi 6 mai proc^Jf/ù »d sa caisse de se-
par souscription au pront «« de gaUe du
cours immédiats, dans » o
^Wlte seïï'-toute familiale et aucune £
Le comité prie MMhcstre,.qu' ^ pêré-
£n ?r leurs conditions à M. Clian (l.aujom-
itrd 26, rue Coat-ar-Gueven a pa
Pertes
««tue en titre fix. La re-
Trouvé une petite IM
elamer au j°u™a Darapluie, au vélodrome. Le
- VrVhez M Bignalet.'rue Turenne, 2.
'écIa'ï%uvé samedi, °près du Pont-Neuf, un ca-
che! de communion, forme lys. Le reclamer
Ihez Mme veuve Meudec, 28, rue du Petit-
Moulin.
Pitié pour les vieux î
' Nous recevons la lettre suivante :
Brest, 22 avril.
Monsieur le rédacteur en chef;
Je viens de lire dans le journal de ce jour
la lettre ouverte de mon camarade Joncourau
Hps retraites ouvrières que les munici-
constituer à leurs salaries : seoretaire, de ma
rie, gardes champêtres, canton»^ etc., -te.
joncour n'envisage que les repartes des «n
tonniers âgés actuellement de m»* M,
mais que deviendron «J» ^ 'Tse !
Hati« ninn cas J'ai actuellement dO ans ue sti
S et 68Cans dVe. Mes forces vonttoujour
diminuant et malgré ma hm^V^ vUvl J vs
mie ie serai obligé de prendre ma retrait, ne
S!,w™t nhis assurer convenablement mon
^e°S (lfctiera huit kilomètres de che-
mins vicinaux) ; seulement, comme je n ai ef-
fectué aucun versement à la caisse naciomne
des retraites pour la vieillesse, je n ai droit a
aucune rente. Pendant mes 30 ans de services
mon salaire mensuel a varié entre 40 et M tr.
et i'ai eu à élever quatre enfants. Il m es-
tait donc impossible de prélever quoique ce soit
sur mon salaire pour me constituer une re-
trsitf. Aussi je me demande ce que la com-
mune fera pour moi le jour pr joae ou je ne
pourrai plus continuer mes servoes. Le service
vicinal me fera peut-être l'aumône d'un re-
cours facultatif de 50 à 60 francs par an, com-
me cela a été fait pour quelques-uns de mes
Vieux camarades. Cela sera bien faible pour
m'aider à ne pas mourir de faim, mes entants
étant eux-mêmes chargés de famille ne pour-
ront guère venir à mon secours.
Actuellement mon salaire (50 francs par
mois) m'est payé 2/3 à la charge de la com-
mune et 1/8 à la charge du département; ne
pourrait-il être de ■ même pour ma pension oe
retraite ? Mes camarades des chemins de
grande communication touchent une retraite
minimum de 300 francs par an, on pourrait il
me semble faire de même pour les vieux can-
tonniers communaux et cette rente leur serait
servie : deux tiers par la commune où ils ont
été employés et un tiers par le département.
Naturellement les jeunes seraient soumis aux
versements dont il est cas dans la lettre du ca-
marade Joncour : mais au moins pitié pour
les vieux.
Veuillez agréer, etc.
Un cantonnier communal.
f Palmes et rosettes
' Sont nommés :
Officiers de l'Instruction publique. — Le gé-
néral Delarue commandant la 43e brigade d'in-
fanterie k Vannes.
Officiers d'académie. — MM. Bertaud du
Chazaud, médecin de lrc classe de la marine;
Chollet, lieutenant au 116e régiment d'infan-
terie à Vannes; Col, docteur ès sciences, pro-
fesseur à l'école de médecine de Nantes; Cor-
donnier, docteur en médecine, membre fonda-
teur de la société bretonne de botanique à
Lamballe; Lallement, avocat, secrétaire de la
Société polymathique du Morbihan à Vannes.
* Médailles d'honneur
Bes médailles d'honneur sont accordées aux
ouvriers ou employés dont les noms suivent :
M. Berlivet, Mlle Bordennec, M. Jolivet ; Mlles
Afrmande Le Bars, Marie-Jeanne Le Bars, Le
Moan; M. Pellé.et Mlle Quéré, ouvriers et ou-
vrières dans la maison Lemarchand frères et
Clc à Tréboul; M. Isaac, contremaître dans la
maison Francis Kervenno, à Landerneau.
Préparation du ravitaillement
Les récompenses suivantes ont été accordées
aux personnes ci-après désignées, pour leur
concours dévoué à la préparation du ravitail-
lement.
Finistère. — Médaille d'argent : M. Le Goyat,
courtier, membre du comité de ravitaillement
fe Quimper.
Morbihan. — Lett-e d'éloges : M. Monnerais,
président de commission de réception à Ploër-
mel.
Côtes-du-Nord, — Médailles d'argent : MM.
Charmes, secrétaire général des Côtes-du-Nord,
membre du comité de ravitaillement à Saint-
Brieuc; K'inault, membre du comité de ravitail-
lement président de commission de réception
ti Saint-Brieuc.
Lettres d'éloges : MM. Bertheïot, agent-
voyer secrétaire de commission cantonale de
statistique agricole à Moncontour; Boulanger,
secrétaire du comité de ravitaillement à Samt-
Brieuc; Le Lousse, conducteur des ponts et
chaussées, membre du comité de ravitaille-
ment à Saint-Brieuc; Le Rouzic, professeur
départemental d'agriculture, membre du comité
de ravitaillement à Saint-Brieuc.
ÉÉ M
ASSISES DE MALESTR0IT
===:::===:==^ avec le clergé finis»
Chartres s'occupe d accora L-émjgraUoit
térièn des emigi-f * wnne et utile, mais
en poraire est f« f^uce, sont en concur-
S conwf^Bles Suisses, les Luxem-
avec 1 r,„innai>
L'U R B à été solennellement reçue à Ma-
lestroit le vendredi 21 avril 1911, par M. le
docteur Trégouët, adjoint, en l'absence du mai-
re. Le sympathique magistrat a déclaré com-
bien il était heureux de s'acquitter de sa mis-
sion M de l'Estourbeillon exposa en quelques
mots le but que se proposent les congressistes
et remercia la population de Malestroit de son
aimable accueil. Un vin d'honneur fut servi à
l'Hôtel de France et les toasts échangés pour
la prospérité de la ville et de l'Union.
Le soir, à huit heures, dans la superbe salle
de l'école maternelle, brillamment illuminée et
décorée, se pressait la population malestroyen-
ne. La conférence très documentée de M.
Etienne Poirier, docteur en droit, professeur à
l'Ecole de droit de Nantes, sur VHistoire de
Bretagne et la Décentralisation, a vivement in-
téressé l'auditoire par les considérations écono-
miques et de réformes administratives qu'elle
contenait. Mlle Yahne d'Armor a trouvé k Ma-
lestroit son triomphe habituel, et M. Paul
Breuillot, le violoniste redonnais bien connu,
affirma de nouveau son talent. M. Le Zant,
professeur de chant au Conservatoire de Van-
nes, nous fit apprécier une voix de baryton qui
fait ressortir toute la mélancolie des Trois gars
de Port-Manach, de Larrieu, et de La chanson
des flots, de Goublier.
Le chant national, Bro goz va zadou, inter-
prêté par Mlle Adeline Riou, termina la soirée.
Samedi 22 avril
A la séance de travail du matin,. M. André
Viaud Grand-Marais, communique un très inté-
ressant travail sur les Fêtes révolutionnaires à
Maleslrolt. Il passe en revue les cortèges bi-
?arres, les pompeuses déclarations et les ser-
ments aussi sincères que successifs.
Le président soumet à l'assemblée les ima-
ges en couleur dues à l'initiative de M. Le Roy.
ancien contrôleur général de l'armée. Ces ima-
ges recueillent les suffrages de tous comme
moyen de propagande contre l'émigration. Ci-
tons, par exemple, Marie-Jeanne à Paris. Une
complainte, une réclame pourraient y être
ajoutées et ces images distribuées, soit par des
colporteurs, soit par les marchands intéressés
par là réclame.
M. de Laigue esquisse un rapport sur le
mouvement breton littéraire durant ces six
derniers mois. L'Histoire populaire en langue
bretonne est désormais réalisée, grâce à MM.
Herçjiu, Trivarz et du Cleuziou, dont l'histoire
en français sera incessamment traduite en bre-
ton.
Un archiviste résident sera désormais chargé
?,|Jnc.entraliser les publications adressées à
htiwf Wismes rend compte de l'émigration
T fans ,a Beauce- On peut l'envisager
celle des fcffi L'une est temporaire, c'est
"odte dÏÏ"^ l'autre est durable,
comme cène des bergers. Dans ce navs le
écoenomeqU°!qUe P6U reste sZê et
MM. de Choleau et Le Berre signalent lWi«
.ent'e à Locmmé et à, Quimper, de bureaux de
placement. Il est décidé que leur organisation
sera soigneusement étudiée, afin que l'on puisse
remédier sûrement aux inconvénients de l'émi-
gration isolée.
M. de l'Estourbeillon rapporte l'exemple d'une
Jeune fille de Pluméliau, mourant de misère à
Paris, et refusant de revenir au pays, prise de
honte devant le retour chez ses parents, à qui
elle avait fait croire qu'elle occupait une bonne
Place. Sur son initiative, deux jours avant,
«eux autres servantes de la même commune
1 avaient rejointe.
Jf- Gonidec de Traissan parle du bon es-
Falaise " régnant chez nos compatriotes de
fc M. Choleau fait connaître que le clerRé de |
SVÏ* »r de valoir aux
* dVv1Etel L'état d'esprit national y est
breton a l'imagine, grâce à la te
meilleur Wmél'ldiants bretons, dont le dévoué
dé ration des ^™ mérRc tous les éloges,
pItedauVardi LeV 'fui a fondé la coopéra-
ËZ*m Compagnons d'Alain Barbe-Forte.
1 Les Bretons, à Nantes, habiteraient p utot
à ia Madeleine que dans le quartier bamte
Anne. M. de Wismes salue en quelque,, pa oies
éloquentes Mgr Rouard, qui ne demandciait pa»
mieux que d'attacher un nouveau gratNJau »ei
vice de nos compatriotes : il s'agit simplement
d'une difficulté financière. iwection
L'Union émet un voeu en faveur de 1 élection
d'une paroisse bretonne à Nantes.
Un semblable voeu sera adressé
archevêque de Rouen, pour une P^°*|«ue
quartier Saint-François; du Hav^ L ar^evçqu
a dû intervenir der^remeiit ESSJ$S5l£
clergé normand à laisser des ml^l0n"alI^„,I .
tonsS confesser dans notre langue De chaleu
reuses félicitations sont envoyées ï M. ^
Bellanger, dont le dévouement à nos maincu
reux compatriotes est si connu. r,/,vn-
M Le Gonidec rappelle que jusqu k la Révo
lution, plusieurs paroisses n°™an^esnoFeIe
valent, comme enclaves, dja diocèse de M.
Une adresse de condoléances est envoi ce a.
U. le comte de la Guichardière, qui a eu ia
douleur de perdre sa mère.
M de Cornulier-Lucinière expose le non tra-
vail fait par la Revue Nantaise Le pays d'Arvm:
M. Poirier rappelle qu'en juillet prochain les
retraites ouvrières entreront en action. Faisons
en sorte de nous adresser ou de faire s'adres-
ser à des caisses qui revêtent un caractère net-
tement régional.
Avant de clore la séance, le président fait
adopter le voeu suivant :
« L'Union Régionaliste Bretonne, réunie en
congrès à Malestroit le 22 avril 1911,
a Considérant que le transfert des discipli-
naires du Cézembre à l'île d'Ouessant, consti-
tue un véritable danger pour la population bre-
tonne de l'île, composée presque entièrement de
femmes et d'enfants, un attentat moral à la di-
gnité de nos compatriotes, un danger aussi
pour la sécurité nationale si, k la suite d'une
révolte des disciplinaires de l'île, la défense
ou le ravitaillement devenaient impossibles,
sans aucun bénéfice pour l'Etat et au détriment
même des disciplinaires que l'on condamne au
désespoir dans une île de désolation.
« Proteste de toute son énergie contre Cette
déplorable mesure et se joint aux autorités lo-
cales pour en solliciter le rapport de la part
•des pouvoirs publics. »
CORRESPONDANCES DU 23 AVRIL
FINISTERE
JjANDERNEATJ
Passage des coloniaux. — Hier, dimanche,
à 4 et 5 heures, les 2° et 6° régiments d'in-
fanterie coloniale campés à Sizun et aux envi-
rons, pour les tirs de combats, sont rentrés en
ville, appelés d'urgence à rejoindre leurs ca-
sernements à Brest. La musique du 2e colonial
a donné un concert sur le Ghamp-de-Bataille.
LE CONQTJET
Syndicat d'initiatitve. — On nous écrit :
Dimanche, à trois heures de l'après-midi, M. le
docteur Bagot, présidentfondateur du Syndicat d'i-
nitiative du Nord-Finistère, est venu conférencier
dans une des salles de l'Hôtel de Bretagne. U s'est
rendu à l'appel du comité local en formation, et a
exposé ses vues devant une affluence où se mê-
laient les notables, les propriétaires, les commer-
gants et les paysans que réunissaient dans un ac-
cord heureux l'amour de leur commune et le souci
de leurs intérêts communs. Parmi eux se trouvaient
un grand nombre do dames, dont la présence met-
tait une note élégante dans cette réunion. Dès l'a-
bord, M. Levasseur, maire et président d'honneur a
présenté à son auditoire le docteur Bagot. Celui-ci,
en des termes familiers et précis, a développé le
programme à suivre Ipar toute société qui veut s'ins-
pirer des directions de celle du Nord-Finistère. Ce
fut une causerie aimable plutôt qu'une conférence,
et le docteur Bagot sut varier son débit avec beau-
coup d'à-propos et provoquer quelques sourires dans
son auditoire intéressé. U fit l'historique de la ques-
tion et montra pa,r des exemples à l'appui quels
résultats ont obtenus les syndicats analogues de
l'étranger, et plus particulièrement de la Suisse. La'
société s'appuie sur la loi de 1901, et son but, très
précisé, est de faire connaître les ressources et les
sites du ipays, d'en favoriser le développement et
d'en rendre le séjour plus accessible et plus at-
trayant aux touristes. U fixa les conditions de fonc-
tionnement du Syndicat d'initiative et montra com-
ment son activité peut s'employer dans les ques-
tions d'utilité générale ou locale. U n'est point ques-
tion, évidemment, de se substituer à l'action muni-
cipale, mais bien de coopérer avec elle à la pros-
périté de la commune. Ni conflit politique, ni con-
flit religieux ne peuvent et ne doivent se présenter ;
aussi bien la présence de M. le maire et de M. le
recteur le démontrait. La causerie de M. Bagot
fut très goûtée et très applaudie. M. Levasseur,
maire, remercia en termes délicats l'aimable confé-
rencier et promit à la société naissante son con-
cours le plus entier. Cette approbation du maire
fut acclamée de toute l'assistance et détermina
séance tenante des adhésions enthousiastes. M. An-
drieux, un des membres du comité d'initiative, qui
s'est dépensé pour cette oeuvre et à qui nous de-
vons la venue du docteur Bagot, fut très entouré
à la fin de la conférence et chaleureusement félicité
par tous. A cette idée d'initiative, dont il a été le
principal promoteur, il a su amener déjà de nom-
breux prosélytes, et ses concitoyens lui sont re-
connaissants de ses efforts, associés avec le concours
précieux de M. le maire.
LE RELEC<5-ICERHPON
Promenade scolaire. — On nous écrit :
L'Association fraternelle des élèves et anciennes
élèves de l'école communale des filles du Relecq-
Kerhuon avait organisé sa première promenade sco-
laire annuelle de 1911 le lundi 17 avril • cette
excursion avait pour but la iplage de Sainte-Anne du
Portzic. Plus de cent jeunes filles et fillettes ac-
compagnées quelques-unes de leurs parents, ont'pris
part à cette jolie promenade, sous la surveillance de
Mmes Ségalen et Tumoine, institutrices à l'école
communale- des filles du Eeleeq-Kerhuon. Le point
de départ était l'école. A huit heures précises la
caravane quittait le bourg, et après avoir traversé
allègrement les quartiers de Kermadec, Sainte-Barbe
le Moulin-Blanc, se grossissant toujours sur son
parcours, de nouvelles recrues qui l'attendaient im-
patiemment, le panier au bras, à chaque carrefour
elle arrivait à 9 h. 30 au bourg de Saint-Marc Là'
deux voitures attendaient les voyageuses "râ'ce à
une entente préalable entre la directrice de l'As-
sociation et la Compagnie des tramways électriques
de Brest. Les jeunes filles se divisèrent en deux
groupes : l'un, sous la surveillance de Mme Tumoine
prit place dans le premier' car ; l'autre, sous la sur-
veillance de Mme et de M. Ségalen, prit place dans
le deuxième, et les deux deux voitures se rendirent
directement à travers Brest, Reeouvrance jusqu'à
Saint-Pierre Quilbignon, sans s'arrêter à aucune-des
stations ordinaires, si bien qu'à 10 h 30 environ
la joyeuse bande se trouvait réunie à nouveau et
se dirigeait pédestrement, en chantant, à travers la
campagne, vers le but de l'excursion. A midi moins
un quart, nous avions le plaisir de voir près de
nous la grande rade thsoleillée et à nos nieds la
jolie plage sablonneuse de Sainte-Anne du Portzic
Au Restaurant de la Plage, un terrasse, recouverte
de tentes, nous était réservée, comme il avait été
convenu. Mais tout d'abord les» jeunes filles profitant
de la salle, libre à cette heure, organisèrent une
petite sauterie aux sons du piano automatique et
après quelques tours de mazurka, de valse de nol'
ka, regagnèrent les tonnelles où, l'appétit aidant
elles firent honneur aux provisions généreusement
données par les mamans. Le dcleungr se termina
par un café bien chaud offert par l'Association ?
toutes les voyageuses. Puis il fut décidé qu'on irait
au fort du Dellec, situé à trois kilomètres environ
de là. Ce fut une joyeuse promenade accidentée a
travers des champs de genêts, des bois rocailleux
et des rochers. Quelles senteurs délicieuses et oueiî
joyeux ébats sur la grève du Dellec, où les sociétai
res, seules et libres, pouvaient, sans contrainte cou
rir dans l'eau ou jouer au football. Une ancienne
élève fit entendre quelques morceaux de musioue
Après un dernier regard à cette jolie grève nous
revînmes à la plage du Portzic et, après une ranide
collation, nous reprîmes la route de Saint-Pierre
Quilbignon, où nous arrivions , à cinq heures nréci
ses. Là, comme il avait été convenu, deux trama
attendaient les sociétaires et, comme le matin
les transportaient directement à Saint-Marc vers
6 h. 30. Les joyeuses excursionnistes, reposées se
remettaient en route et franchissaient courageuse
ment, en chantant, les cinq kilomètres qui les sé"
paraient du Relecq-Kerhuon. Enfin, vers huit heu
res, institutrices, élèves et anciennes élèves reira"
gnaient leurs demeures, se séparaient avec de cor
diales poignées de mains, heureuses d'une aussi bon
no (journée passée ensemble et se promettant de »e
réunir, aussi nombreuses, à la prochaine prome-
nade scolaire, qui aura lieu en juin comme les an-
nées précédentes. — La directrice, A. SÉGALEN.'
mviLLAC
Enfant brûlé vif. — Les époux Lagathu
du village de Kerguilven, viennent de perdre'
un de leurs enfants dans de tragiques circons-
tances. Avant-hier soir, vers sept heures la
femme Lagathu, qui préparait le repas quitta
sa ferme pour aller puiser de l'eau à la fon-
taine, située à environ 150 mètres de son ha-
bitation, où jouaient ses deux enfants âgés
l'un de 3 ans, l'autre de 18 mois La'pauvre
femme n'était pas arrivée à la fontaine Qu'elle
entendit des cris déchirants. Elle rebroussa
chemin en toute hâte et aperçut son fils Jean-
Pierre, 3 ans, dévoré par les flammes À l'aide
d'une couverture, la malheureuse mère éteignit
le feu, mais le bambin était mortellement brûlé
H succomba quelques heures après.
SAINT-THONAX
Vol important. ■— M. Guillaume Morvan
66 ans, veuf depuis quelques années, exploite
seul une ferme située au village de Kersaos.
Avant-hier, il quitta sa ferme vers deux heures
de l'après-midi, après avoir fermé la porte à
double tour et placé la clef dans une de ses
poches. A son retour, vers cinq heures, il trou-
va Ja Porte ouverte et remarqua des traces
a eifraction. Le cultivateur, flairant le passage
d un voleur, courut à son armoire, où étaient
Placées toutes ses économies. Le meuble était
fermé. Il prit la clef, cachée dans un coin de
la cheminée et ouvrit l'armoire. Hélas i la
!? c„onf„enant 600 francs et une reconnaissan-
ce de 2.400 francs, pour une somme qu'il avait
prêtée avait disparue. M. Morvan s'empressa
de porter plainte à la gendarmerie oui enauête
ac'ti"»' Tnent.
QUlMPEIt
Réservistes. — Environ 2.000 réservistes,
appartenant au 816°, appelés à accomplir une
période d'instruction de 17 jours arriveront de-
main à Quimper. Ils partiront mercredi en
chemin de fer pour le camp de Meucon, et se-
ront de retour le 9 mai.
Etat-civil. — Du 23 avril :
Naissances. — Odette Le Naour, quai de l'Odet,
i ^?nne Le Goff, place du Champ de Foire.
lublications de mariages. — Charles Salaun, va-
let de chambre, et Jeanne Le Corre, lingère à Quim-
per ; Pierre Rannou, cordonnier à Quimper, et Marie
H P'™"!*" 8' cultivatrice à Elliant ; René Bonan,
poucucr à Quimper, et Corentine Douguet, cultiva-
trice à Pluguffan.
Décès. — Ilortense Mariel. 73 ans, sans profes-
sion, veuve Cajan, rue des Boucheries, 11 ; Pierre
lieruzore, 40 ans, manoeuvre, célibataire, rue de
!>i TP1C 0; Anne Quiniou, 6 ans, rue Saint-Firmin,
ià; Ldouard Briec, 2 ans, rue du Lycée, 6.
LE GXJILVINEC
La ipêclie. — La sardine de dérive a fait
son apparition sur nos côtes. Le 19, les quel-
ques bateaux qui en ont péché, ont vendu le
mille à raison de 100 francs. Le 20, le prix a été
oe 95 francs. Le 21, de 60 à 75 francs, et enfin
le 22, un grand nombre de bateaux étant ar-
més, le prix est tombé de 52 à 37 francs. La
moyenne pêchée par bateau est de 2 à 3.000.
Quelques-uns en ont jusqu'à 8.000.
Jusqu'à samedi, la movenne de maquereau a
été de 30 à 40 douzaines, et le prix de 3 à 4
francs la douzaine. Samedi, la pêche a été plus
abondante ; la plupart des bateaux avaient 200
à 300 douzaines, quelques-uns en ont eu 5 ou
600 douzaines. Le prix de 2 fr. 75 au début
est tombé à 1 fr. 60 la douzaine. La moyenne
de grondins péchés par bateau a été de 25 à
30 douzaines, vendus de 0 fr. 60 à 1 franc la
douzaine.
MORIJAÏX
Vélo-Sport-Morlaisien. — La course de
classement de la société a eu lieu aujourd'hui
dimanche. Le départ a été donné à 9 h. 20, en
face de l'Inscription maritime, par M. Hameury,
président. Le parcours comprenait Morlaix-
Lanmeur aller et retour, soit 27 kilomètres. M.
Mével, pédestrian, a fait 13 kilomètres 500 en
53 minutes. Voici l'ordre d'arrivée des coureurs
engagés : M. Hémonin arrive 1er, avec deux
longueurs d'avance; 2°, Kerninon; 3e, Brizec;
4«, Pescher; 5e, Le Saout. G. Rolland a été
handicapé par suite d'un accident de machine.
A l'issue de cette course, très intéressante,
un déjeuner a eu lieu au bourg de Locquenolé,
chez Mme Marzin. Le président, M. Hameury,
avait a ses côtés les membres de la presse, le
gagnant de la course, M. Hémonin; MM. A.
Branellec, vice-président; Jean Souvestre, tré-
sorier ; les membres du bureau, MM. Quémé-
ner, Cazoulat, Daniellou Mérer, Le Saout, Pé-
ron, Del-aunay. Remarqué :• MM. et Mmes Pau-
gam, Le Floch, Mérer, Brizec, Quéméner. Le
déjeuner a été très bien servi par Mme Marzin.
Au dessert, M. Hameury remercie les socié-
taires d'être venus nombreux à-tfertte réunion et
adresse ses meilleurs compliments aux dames
qui honorent la fête de leur présence. Il ter-
mine en remerciant la presse de l'empresse-
ment qu'elle met à publier les communications
de la société. MM. Hémonin et Mével, les vain-
queurs de la journée sont, sur l'initiative du
président, l'objet d'un ban formidable.
Concours de dressage. — M. le ministre
de l'Agriculture a fixé comme suit la compo-
sition du jury chargé do décerner les primes
dans le concours de dressage qui aura lieu
Cette année à Morlaix : MM. Ollivier, inspec-
teur général des haras du 3e arrondissement,
ou son délégué, président ; le colonel comman-
dant la circonscription de remonte de Caen,
ou son délégué ; de Tonquédeo, président de
la Société hippique de Morlaix; Edouard Herr,
conseiller municipal à Morlaix. Membres sup-
pléants : MM. Baron, vétérinaire à, Morlaix ;
François-Louis Le Bras, propriétaire à Gui-
clan.
CHATEATTLIN
Vol. — Deux renards à deux pattes, munis
d'une lampe à acétylène, tels des rats d'hôtel,
se sont introduits dimanche, vers quatre heures
du matin, dans le poulailler de M. Jean Le
Doaré, rue Graverait, et ont soustrait une quin-
zaine d'oeufs. Les coupables ont été cueillis
par la gendarmerie, qui se demande si ces noc-
tambules ne sont pas les auteurs soupçonnés
des différentes tentatives de cambriolage qui
ont eu lieu récemment en ville. Conduits au
parquet, ils ont été ensuite incarcérés dans
l'après-midi.
Football. — Dimanche après-midi, le Stade
Châteaulinois s'est rencontré avec l'équipe se-
conde du Stade Quimpérois. Le résultat de ce
match, très intéressant, les deux partis étant à
peu près d'égale force," a été le suivant : Quim-
per, 4 buts contre 3 à Châteaulin.
MORBIHAN
VANNES
Sapeurs-pompiers. — Ont été nommés aux
grades ci-après dans le corps de sapeurs-
pompiers de Vannes : MM. Huchet, capitaine :
Daniel, lieutenant; Le Blévenec, sous-lieute-
nant; Colas-Pelletier, médecin aide-major de
lre classe à Vannes.
OOTE8HPU-l\SORD~ "
SAINT-BRIEUC
Conseil, général. — Le conseil général des
Côtes-du-Nord! se réunira en session ordinaire
aujourd'hui lundi, à trois heures de l'après-
midi, à la préfecture.
Société d'émulation. — La Société d'Emula-
tion des Côtes-du-Nord se réunira le mardi 25
avril 1911, à l'hôtel de ville de Saint-Brieuc, à
cinq heures du soir. Ordre du jour : communi-
cations diverses.
Arrestation. — La police de notre ville a
procédé la nuit dernière à l'arrestation de deux
dangereux malfaiteurs, Tircot, 21 ans, et Le
Gao, 20 ans, marin de l'Etat, en congé tempo-
raire, inculpé d'avoir commis le vol d'un porte-
monnaie contenant 14 francs, au préjudice de
M. Breniou, employé de commerce ' à Saint-
Brieuc. Après avoir subi un premier interro-
gatoire, Tricot et Le Gac ont été écroués à la
maison d'arrêt de Saint-Brieuc.
LOUDEAC
Gendarmerie. — M. Farineau, maréchal des
logis à Loudéac, passe en la même qualité à
Matignon.
Maritim
mM B'IMS
Aux termes de l'article 301 de l'arrêté du 30
juillet 1910 sur le service courant des équipages
de la flatte, les commandants en chef ne peu-
vent approuver qu'un nombre de propositions
nouvelles pour la médaille militaire au plus
égal à 1/100 de l'effectif des officiers-mariniers
et quartiersmaîtres placés sous leur autorité.
Le ministre vient de décider que les équipages
embarqués ou supplémentaires des sous-marins
relevant d'un même commandant en chef for-
meront, au point de vue de l'application de ces
dispositions, un groupe distinct pour lequel la
proportion ci-dessus indiquée d'un centième se-
ra portée à 1/50.
Cette mesure n'est pas applicable au person-
nel affecté aux services centraux, lequel conti-
nue à concourir, pour les propositions dont il
s'agit, avec l'ensemble des marins de toutes ca-
tégories de l'arrondissement ou de la force na-
vale. L'article 501 est complété en conséquence.
Essais du Diderot :
Le cuirassé le Diderot, dont la coque et les
turbines ont été construites aux chantiers de
Saint-Nazaire {Penhoët), * dont les chaudières
sont du type Niclausse, \|mt de terminer bril-
la/mment ses essais de consommation.
1° Moitié des feux, vitesse 14 noeuds 48, con-
sommation par mille 404 kilogrammes.
2° Allure réduite, vitesse 9 noeuds 44, con-
sommation par mille 302 kilogrammes.
Ces chiffres très réduits, inférieurs même
pour le premier essai à ceux du marché, don-
nent au Diderot le record des faibles consom-
mations- ainsi se trouvent réduites à néant les
craintes'manifestées au sujet des consomma-
tions des machines, à turbines.
Le ministre a été consulté sur la question
de savoir si les prescriptions des paragraphes
38 et 40 de la circulaire du 5 décembre 1910,
d'après lesquelles les mutations et les envois
en congé sont suspendus du 1" avril au 1" oc-
tobre à bord des bâtiments dépendant des es-
cadres, sont applicables aux navires de la divi-
sion de réserve de ces forces navales.
Cette question doit être résolue par la néga-
tive • le personnel des bâtiments des divisions
de réserve des escadres doit être traité exacte-
ment comme celui des autres navires dans la
même position.
Aux termes du paragraphe C de la circulaire
du 18 juin 1910, relative à la suppression du
tambour, les gradés et brevetés tambours déjà
réadmis et comptant moins de quinze années de
services qui ne feront pas preuve de 1 aptitude
voulue pour acquérir une nouvelle spécialité,
pourront bénéficier de réadmissions successives
en qualité de tambour, mais ils seront, dans ce
cas, déclarés inaptes à tout avancement
Le ministre a fait connaître qu il ne s'ensuit
pas que le seul fait de réunir moins de quinze
ans de services entraîne pour tous les tambours
sans distinction l'inaptitude à l'avancement dans
leur spécialité, et qu'il faut encore pour cela
que les intéressés aient bénéficié d'une réadmis-
sion contractée dans les conditions indiquées au
paragraphe C ci-dessus reproduit de la circu-
laire du 18 juin 1910. . , ^
Les commissions d'enquête qui au 1" octo-
bre dernier, auraient attribué a des tambours
la mention « pas examiné » par le seul fait
d'une autre interprétation de ces dispositions,
devront être invitées à la remplacer par 1 une
des mentions « apte » ou « ajourné ».
Le ministre a décidé que, conformément à
l'avis émis à l'unanimité par un çonseï de dis-
cinline réuni rêc<"-nm
lot oe 34 classe sans spécialité Henri Florit
devra être envoyé aux sectioss-spéciales.
— Il est accordé une pension de retraite à
chacun des marins, militaires ou agents dé-
nommés ci-après :
MM. Lepresle, agent techn. de 2« cl. de tra-
vaux, pension avec jouissance du 15 déc 1910
1.500 fr. ; Bertrand, agent techn. de 3° cl de'
travaux pension avec jouissance du 1er mars
1911, 1.310 fr.; Dorange, 1" m. de man. pen-
sion avec jouissance du 19 janvier ' 19H
2.005 fr.; Kerbérénès, 1" m. de man pension
avec jouissance du 4 oct. 1910, 1,855 fr. ; Rous-
sel, 1er m. de man., pension avec jouissance du
7 oct. 1910, 1.735 fr.; Louet, 1« m. ^ mousq
pension avec jouissance du 17 janvier 1911
1.900 fr. ; Le Bourg, 1er m. canonn. pension
avec jouissance du 5 oct. 1910, 1.795 fr • Edet
1" m. canonn., pension avec jouissance du févr. 1911, 1.720 fr.; Joret, 1» m. canonn
pension avec jouissance du îï f'évr 1911'
1.660 fr.; Allely, 1" m. de mousq, pension
avec jouissance du 1" janvier 1911, i 675 fr •
Bonnissent, lor /m. de timon., pension am
, pension avec
jouissance du 24 janvier 1911, 1.885 fr • Le
Moal, 1CI' m. de timon., pension avec îouis'saiw
du 18 janvier 1911, 1.795 fr.; Raymond11" m
mécan., pension avec jouissance du 14 oct min'
2.244 fr.; Le Cam, i& m. charp, pensTon avec
jouissance du 23 oct. 1910, 1.735 fr Hilare
chef pompier, pension avec jouissance du 10
févr. 1911, 1.370 fr.; Le Moal, m. mécan nen
sion avec jouissance du 18 ianvier loi i"
2.025 fr.; Le Gall, m. vétéran, pension avec
jouissance du 1" mars 1911, i m £ . £S°
choux, 2" m. de man., pension avec iouissanoê
du 18 janvier 1911, 1.330 fr.; Le Landéc 0* m
de man pomsion avec jouissance du fi net ihTk'
1.340 fr.; Le Cuziat,2« m. canonn pension
avec jouissance du 15 sept. 1910, 1360 fr •
Hentic, 2" m. canonn., pension -avêc imii«a»n/.ô
du 20, sept. 1910, 1.340 fr.; Le Beie |» m
canonn., pension avec jouissance du 6 oct "loin"
1.290 fr.; Battas, 2« m. canonn., pension avec
jouissance du 14 oct, 1910, 1.290 fr • Fieurv
2e m. canonn., pension avec jouissancp du /s
oct. 1910, 1.320 fr.; Bonnard, 2° m de mousq
pension avec jouissance du i" janvier 1911
— Il est accordé une pension à chacune deveuves ci-après : '«^ue ues
Mmes Blanchard, veuve Le Pen le mari
1er m. charp., pension avec. jouissance du s
oct. 1910, 767 fr.,; Le Touten, veu^Thierrv
le mari 1" m. canonn., pension avec imii«
sance du 30 nov. 1910, 767 fr.; Bruckert veuve
Faujour, le mari 1er m. de mousq., pension ave^
jouissance du 8 déc. 1910, 767 fr.-' Brunck
veuve Aumont, le mari 1" m. fourr pension
avec jouissance du 2 déc. 1910, 767 fr • Brian
veuve Guillou, le mari 2° m. de timon ' pension
avec jouissance du 18 déc. 1910, 750 'fr • Mé-
chin, veuve Le Duff, le mari 2° m. canonn
pension avec jouissance du 9 déc. 1910 750 fr '•'
Plurien, veuve Burlot, le mari 2° m. ' canonn '
pension avec jouissance du 4 déc. 1910 750 fr •
Laot, veuve Botquélen, le mari 2e m' chauff'
pension avec jouissance du 25 nov 19lo'
750 fr. ; Laot, veuve Pouliquen, le mari 2e m'
mécan., pension avec jouissance du 9 nov. 1909
750 fr. ; Savina, veuve Berric, le mari *2° m'
de mousq., pension avec jouissance du 3 déc'
1910, 750 fr.; Landois, veuve Le Boubennec'
le mari 2e m. de mousq., pension avec jouis-
sance du U nov. 1910, 750 fr.; Tristani, veuve
Boisson, le mari 2e m. vétéran, pension avec
jouissance du 7 nov. 1910, 750 fr.; Marquer,
veuve Chauvé, le mari q.-m. mécan., pension
avec' jouissance du 19 oct. 1910, 450 fr.; Le
Ber, veuve Le Berre, le mari q.-m. de mousq.,
pension avec jouissance du 7 nov. 1910, 450 f r. ;
Dagorn, veuve Lasbleiz, le mari q.nm. de
mousq., pension avec jouissance du 9 déc. 1910,
450 f r. ; Francisci, veuve Allegrini, le mari gar-
dien de bureau, pension avec jouissance du 11
mai 1910, 375 fr. ; Angot, veuve Lebouvier, le
mari chef contremaître, pension avec jouissance
du 7 déc. 1910, 695 fr. ; Mattéi, veuve Piolini,
le mari ouvrier, pension avec jouissance du
25 juin 1910, 375 fr.; Couëffic, veuve Le Marec,
le mari ouvrier, pension avec jouissance du 18
nov. 1910, 375 fr. ; Flahat, veuve Kerangouarec,
le mari ouvrier, pension avec jouissance du 9
déc. 19.10, 375 fr. ; Levavasseur, veuve Le Co-
quierre, le mari ouvrier, pension avec jouissance
du 8 oct. 1910, 375 fr. ; Dupont, veuve Quen-
tin, le mari ouvrier, pension avec jouissance du
7 nov. 1910, 375 fr. ; Briat,. veuve Mounot, le
mari ouvrier, pension avec jouissance du 24
déc. 1910, 375 fr.; Agostini, veuve Parolli, le
mari ouvrier, pension avec jouissance du 23
août 1910, 375 fr.; Olivier, veuve Estaoe, le
mari ouvrier, pension avec jouissance du 27
avril 1910, 375 fr.
Ktouvemenl du personnel
TOULON. — Sont proposés p. des congés
de conval. ; — de 3 m. (prolong.) le lieut, de
v. Guillabert; — de 2 in.: le cap. de f. Grel-
lier et le lieut. de v. Jochaud du Plessix; —
d'un m. (prolong.) : le lieut. de v. Gaign.
— Les désignations du 1er m. de man. Cloa-
rec, du 2° dépôt, p. le Victor Hugo, et du 2° m.
de man. Autret, du Vinh-Long, p. la Surprise,
sont annulées.
— Le matelot timon, breveté Rampin, du 5e
dépôt, est admis à suivre les cours de l'école
des commis aux vivres.
— Le 1" m. patron pilote Baldassari, des
torp. de Toulon, servira aux sous-marins de
Toulon.
—■ Le 1er m. canonn. Kerjean, du 5e dépôt,
est autorisé à rallier le 2° dépôt.
— Sont désignés p. servir aux sous-marins
de Bizerte : le q--m. torp. Le Fur et le q.-m.
imécan. Robin; — de Toulon: le q.-m. torp.
Mahé et le q.-m. mécan. Mendiri.
OFFICIERS-MARINIERS
Embarqués: — sur la Démocratie: Pineau,
m. mécan.; — sur VErnest Renan: Gourcuff,
m. mécan. ; —. sur la Justice : Pelibon 2e m de
timon.; Huet, 2e m. fourr., et- Le Cogiiic, 2e m.
cuarp.; — sur la Liberté: Delarue et Bordiez
2" m. canonn.; — sur le■ Latouclie-TréviHe :
Le Guern, 2e m. de mousq.; — sur le Léon
Cambelta: Le Métayer, 2e m. de timon.; — sur
la Patrie: Leizour, m. mécan.; —. sur le Suf-
fren: Jeanguyot, Favé et Giraud, m. mécan.; —
aux sous-marins de Toulon: Mare, 2e m. mé-
can.-lorp. ; — sur la Vérité: Julien, 2« m.
fourr.; — sur le Vinh-Long : Maçon, 1er m.
de man.; Guénaff, 1" m. canonn.; Le Lidec,
1er m. de mousq.; Gaubert, 1er m. de timon.;'
Fougères, 1er m. charp. ; Costa, Pageot et Lon-
geville, m. mécan.; Le Mer, Le Bihan, Ouérou
et Cherbonnel 2"s m. de man.; Touat et Philippe,
2" m. de mousq.; Camus, 2e m. de timon'. ;
Dauger et Krimpzer, 2SS m. mécan.; Klein, 2e
m. mécan.-torp.; Campion, 2e m. inf.
Débarqués : — des bâtim. de servitude : Cou-
durier, 1" m. mécan.; — du Bouvet: Durbec,
1er m. mécan.; — du Cécille: Laloy, 2° m. mé-
can.; — du d'Entrecasteaux : Le Goff, 2e m.
commis; — du Desaix: Cabioch, !« m. mécan.;
— du Dard: Chironnier, 1er m. mécan.; —. de
la Démocratie: Guézennec, 2e m. canonn.; —
de VErnest Renan: Kerzerho, 1" m. commis et
J^e Parc, 2° m. inf.; — de l'école des rnéeaa.-:
SainteMarie, 2" m. mécan.; — du Flibustier:
Marcel, m. mécan.; — de la Hache: Chaton,
2e m. de mousq.; — du Marceau: Rogard, 1er
m. torp. ; — de la Patrie : Phillique, 2e m. ca-
nonn.; — de la République: Mercier, 2e m.
commis; — des torp. de Toulon: Duvey et
Quatroue, 2es on. patrons pilotes; Kergué'nou,
2e m. fourr.; — des torp. d'Ajaccio: Mouden,
2," m. patron pilote; — des torp. de Bizerte:
Prouff, 2e m. mécan.-torp.; Castel, 2e m. de
timon.; —• du Voltaire: Maurel, 2e m. annur.;
—■ du Vinh-Long: Rauty, 2e m. armur., et Au-
tret, 2° m. de man.
Envoyés en disponibilité: — Coudurier, 1"'
m. mécan.; Mercier, 2e m. commis ; Lefroid,
Mouden, Quatrone et Duvey, 2CS m. patrons pi-
lotes.
Mouvements divers. — Sont partis en congé
de conval. : Durbec, Cabioch et Chironnier, 1ers
m. mécan.; Vigouroux, 1er m. fourr.; Marcel
et Audoul, m. mécan.; Le Minter, 2° m. de man.;
Sage et Antoni, 2cs m. mécan.-torp.; Laloy et
Sainte-Marie, 26s m. mécan.; Maure], 2° m. ar-
mur. ; —. en congé de fin de campagne : Jardin,
1" m. torp.; —. sont rayés des contrôles de
l'activité (retraite) : Le Dréan, Ie* m. charp., et
Sautram, 2e m. inf.; — Trottet, 2° m. mécan.,
est rentré de congé de conval. ; — Grand, i"
m. mécan., est rentré de congé p. aff. personn
SPORTS
(De notre correspondant à Paris)
CYCLISME
La roue d'or à Buffalo
Paris, 23 avril.
Cet après-midi s'est disputée, au vélodrome
Buffalo la Roue d'or. Deux accidents, qui au-
raient pu avoir des suites graves, se sont pro-
duits. La roue arrière de la motocyclette d'en-
traînement de Parent ayant crevé, le coureur et
l'entraîneur sont tombés et ont été projetés sur
la piste. Le même accident est arrivé à Pas-
quier, qui entraînait Lavalade. Tous, sauf Pas-
quier, se sont relevés sans aucun mal.
Voici les résultats détaillés :
Course d'amateurs. — 1", Dupoux; 2°, Hu-
zentobler; 3e, A. Binaud.
Course semtch (finale). — ior, Fournous; 2e,
Doerflinger; 3e, Martin.
La Roue d'or derrière grosses motos. — l*e
série (25 kil.) : 1er, Darragon, en 21 m. 27 s.
3/5; 2°, Parent, tombé.
2e série (25 kil.) : lor, Lavalade, en 21 m.
27 s. 4/5; 2e, Jacquelin, à 8 tours.
3e série (25 kil.) : 1", Guignard, en 21 m.
3/5; 2°, Miquel; 3e, Moran.
Finale (50 kil.) : 1er Guignard, en 42 m. 53 s.
2/5; 2°, Darragon à 6 tours.
Courses de primes. — 1er, Bouteiller ; 2e, Co-
trel; 3», Heller.
/WW>
FOOTBALL-RUGBY
Les Perpignanais champion de France
Paris, 23 avril.
La finale du championnat de France (2e sé-
rie) s'est disputée aujourd'hui, à Colombes.
Elle mettait aux prises l'Association sportive
perpignanaise et l'Union sportive dôloise.
La victoire est revenue à Perpignan, qui a
fait preuve d'une supériorité indiscutable sur
Dôle, marquant 9 points (3 essais), à zéro dans
la première mi-temps.
Finalement, Perpignan triomphait par 20
points (6 essais et 1 bun à zéro.
Wei®mièi®& H mur©
;31
rÉLÉ®MMmme$ &E SLM MMT ET
Par Fil spécial direct Paris-Brest, de la a X3épêob.e de Brest »
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Paris, 24 avril, 2 h. matin.
LE VOYAGE
PRÉSIDENTIEL
i; ;
Gafsa, 23 avril.
Après le déjeuner. M. Failières repart
de Maknassi pour Gafsa et Metlaoui.
A Gafsa, a lieu un arrêt d'une vingtaine
de minutes. M. Failières se fait présenter
par le contrôleur civil les caïds, les khali-
fats et les notables musulmans qui lui of-
frent, par r intermédiaire d'un interprète,
leurs voeux de bonheur.
« Je tiens, leur dit le président, à ce que
vous sachiez bien que rien n'est changé
dans notre manière de faire à votre égard.
Nous sommes tiers de l'amitié que vous
nous témoignez, et nous entendons la con-
server en vous associant aux. efforts que
nous faisons dans l'intérêt du progrès et
de la civilisation pour la cause supérieure
du bien public, aussi bien en France qu'en
Tunisie.
(( J'emporterai le meilleur souvenir Se
ma belle tournée. Chez tous vos coreligion-
naires j'ai recueilli le même écho. Ils sa-
vent que l'oeuvre que nous avons entreprise
est une oeuvre de paix et non de guerre.
Nous respectons vos croyances et nous, ne
vous demandons qu'une chose : faire ap-
prendre à vos enfants à parler français.
La langue française est universelle; il fau-
dra qu'entre vous et nous il y ait commu-
nauté de sentiments, non seulement par la
pensée, mais aussi par la parole. Nos éco-
les devront être fréquentées par vos en-
fants. On leur apprendra des choses qui
nous rapprocheront et nous travaillerons
ainsi, je le répète, pour la cause de la civi-
lisation et du progrès. 9
Les caïds et les notables remercient le
président et déclarent qu'ils reconnais-
sent que tout le bien être dont jouit la Tu-
nisie provient du protectorat français.
Aux Européens, M. Failières recomman-
de ta plus grande bienveillance à l'égard
des indigènes et les engage à poursuivre la
conquête morale du pays par l'école.
METLAOUI
Metlaoui, 23 avril.
Le président s'arrête quelques minutes
au village de Philippe Thomas, et y est
salué par les caïds et les notables.
M. Failières dit qu'il a voulu, en venant
à Philippe Thomas, rendre hommage à la
mémoire glorieuse de l'homme qui a ap-
porté la richesse dans la région. Philippe
Thomas, vétérinaire de Tarmée, découvrit,
on le sait, en 1886, les gisements impor-
tants de phosphates exploités depuis lors.
Le caïd de Tozeur déclâre qu'il est con-
tent d'avoir fait 54 kilomètres pour sou-
haiter la bienvenue à M. Failières.
Le président répond, en souriant, qu'il
est également heureux d'en avoir fait cinq
ou six mille pour venir le voir.
M. Failières gagne ensuite, à deux kilo-
mètres de Metlaoui, le centre de l'exploi-
tation phosphatîère. Une petite locomo-
tive est chargée de remorquer une quin-
zaine de wagonnets servant habituellement
au transport du phosphate, aménagés au-
jourd'hui pour recevoir, à raison de deux
par wagonnets, les personnes composant
"la suite du président.
M. Failières est ainsi conduit jusqu'à
l'entrée des galeries souterraines. Il met
pied à terre et parcourt, pendant un kilo-
mètre environ, divers chantiers, assistant,
notamment, à la préparation de plusieurs
coups de mine.
Ce sont surtout des Marocains, des Tri-
politains et des nègres du Soudan qui
travaillent. Ces derniers ne restent guère
que six mois à la mine. Dès qu'ils ont
économisé une somme qui s'élève généra-
lement à 240 francs, ils la transforment
en pièces d'or, qu'ils cousent dans leur
vêtement et regagnent le Soudan pour
acheter une femme et se réinstaller dans
leur village. Ils Sont d'ailleurs immédia-
tement remplacés dnns la mine par d'au-
tres nègres de même origine, qui procè-
dent de la même façon.
En sortant de la mine, M. Failières vi-
site l'hôpital et le village de Metlaoui,
de création toute récente. A huit heures,
il assista à un banquet servi ^ Metlaoui,
soùs une tente décorée de tapis luxueux
envoyés à cette intention par les caïds des
environs.
M. Failières félicite le directeur
de la compagnie des phosphates
Metlaoui, 23 avril.
Répondant au toàst du directeur de la
compagnie des phosphates, M. Failières
s'est exprimé en ces termes :
« J'éprouve une vive satisfaction à me
trouver ici an centre d'une grande indus-
trie française. Là ou régnaient autrefois
la solitude, loin 'de toutes communications
avec l'intérieur, presque en dehors du
monde civilisé, de hardies entreprises ont
mis au jour des mines de phosphates dont
•les produits ont occasionné une véritable
révolution dans le monde de l'agriculture.
C'est la fortune publique qui en a été
augmentée et ce n'est rien exagérer que de
dire qu'il faut mettre au rang des plus in-
génieux inventeurs ceux qui ont fait sortir
des flancs des rochers désertiques ou des
gisements enfouis dans le sol une des prin-
cipales sources de la prospérité êconomi-
' que des pays civilisés. Quels avantages
pour la Tunisie que d'être un des plus
grands facteurs de la production générale
des phosphates, et combien nous avons le
droit d'en être fiers.
Remises de décorations
Metlaoui, 23 avril.
À la fin du banquet, M. Failières remet
ta rosette d'officier de la Légion d'hon-
neur à M. Pellé, directeur général de la
compagnie de Gafsa et au csïd de Tozeur.
Congrès de r Action populaire
Paris, 24 avril.
Le congrès de l'Action populaire a tenu,
hier, sa séance de clôture sous la prési-
dence de M. de Mun. MM. l'abbé Desbu-
quois et Henri Bazire ont parlé du carac-
tère international de l'Action sociale ca-
tholique. M. Prum, député du Luxem-
bourg, a déclaré que la papauté était (a
seule force morale qui restait, et que l'E-
glise, qui a fait l'Europe, pouvait seule la
sauver.
M. de Mun, avant de lever la séance, a
parlé de la sécurité de la doctrine catho-
lique et s'est félicité du succès du congrès.
.. " "—*.M-<»-fia»t«- i
Les cheminots de l'Est
Reims, 23 avril.
Le comité des cheminots du réseau de
l'Est, réuni aujourd'hui, a approuvé l'ac-
tion de la commission executive en vue
de la réintégration des agents révoqués.
U lui a donné le mandat de poursuivre
sur le réseau la campagne de réunions
pour obtenir, par la force, de l'opinion
publique, la réintégration générale que
les compagnies n'ont pas encore accordée.
Le comité du réseau invite le syndicat
national à continuer ses efforts pour ar-
rêter les poursuites intentées contre les
militants.
CONGRÈS RADICAL DU SUD-EST
Nice, 23 avril.
Au banquet du congrès radical du Sud-
Est, qui s'est terminé aujourd'hui, M.
Peltetan a déclaré que le parti radical-
socialiste ferait confiance au ministère
Monis tant qu'il poursuivrait la réalisa-
tion des réformes sociales.
UNE C0RRI0A CB0SS-C0UNTBY
Digne, 23 avril.
Cet après-midi, au cours d'une course
de taureaux organisée sur une des places
de Digne, un taureau, brisant les barriè-
res, se précipita tan* les Ucea d'honneur,
au grand effroi des assistants. U descendit
sur la place et gagna la campagne.
Un piquet de soldats et la gendarmerie
se sont mis à sa recherche. Au cours de
la bousculade qui s'est produite, quelques
personnes ont été contusionnées.
La situation en Champagne
La discorde chez les vignerons
Aubois. Manifestation hostile
contre M Checq
Troyes, 23 avril.
Les vignerons de Viviers membres du
comité local se sont soulevés contre le
comité central de Bar-sur-Aube, et ont
décidé de rompre toutes relations avec lui
en raison de la campagne qu'il mène con-
tre les députés de l'arrondissement.
A midi, M. Checq, du comité central,
venu pour faire une réunion publique, a
dû se retirer en présence de l'hostilité
des vignerons.
L'
Lé raid de Védrines
Bordeaux, 23 avril.
L'aviateur Védrines a quitté Egtisottes
à 8 h. 30, se dirigeant sur Pau. Il volait à
une hauteur de 700 mètres environ, dans
de bonnes conditions.
LES ESPEHOTISTE8 & L'AVIATION
Lyon, 23 avril.
Dans sa dernière séance, le congrès na-
tional espérantiste a adopté une proposi-
tion tendant à la création d'une médaille
d'or en faveur de l'aviateur qui, le pre»
mier, se ralliera à l'Espéranto.
Un banquet et une assemblée solennelle
ont clôturé le congrès.
n Mieits il Maroc
LES RENFORTS
Blida, 23 avril.
Le 4' bataillon du 1" tirailleurs a reçu
l'ordre de se tenir prêt à s'embarquer à
Alger pour Casablanca, le vendredi 28
courant.
Un autre bataillon de la même arme at-
tend, à Alger, son embarquement pour la
même destination.
Rôtie, 23 avril.
Un détachement du 16" escadron du
train est arrivé ce soir. Il s'est embarqué
aussitôt sur /'Aquitaine, qui attend pour
partir l'arrivée de l'artillerie de Tunisie.
Incidents entre le consul de France
et le pacha
Tanger, 23 avril.
Une dépêche de Mazagan, du 23 avril,
dit que le Forbin est arrivé et a débarqué
le personnel de la mission militaire et du
matériel après des incidents entre le con-
sulat français et le pacha.
Le télégramme n'indique pas quels sont
ces incidents. La même dépêche est par-
venue à la légation à Tanger, sans expli-
cations.
Un manifeste des parlementaires
Madrid, 23 avril.
Les sénateurs républicains et socialis-
tes adressent au pays un manifeste décla-
rant, notamment, qu'ils sont décidés à
poursuivre, dans le Parlement et au de-
hors, une campagne tendant à la modifi-
cation ou à l'abrogation de certaines dis-
positions de loi, de façon à rendre pos-
sible la révision de divers procès, entre
autre de celui de Ferrer. Ils déclarent,
d'autre pari, qu'ils sont opposés à toute
intervention armée au Maroc.
française en jugera ainsi et, avec elle, sans
doute 1 opinion européenne. jriu
Les retraites ouvrières
De la République Française :
Pour appliquer les affiches, il suffit de 50 000
colleurs. Pour appliquer la loi, il faut la col-
laboration de plus de douze millions d'êtres
humains, parmi lesquels ceux pour qui la loi
fut surtout fabriquée se montrent précisément
les adversaires les plus résolus de son exécu-
tion.
En 190C ils avaient dit « non ». Ils font
« non ». Ils opposent aux supplications parle-
mentaires et ministérielles un refus de con-
cours catégorique même injurieux. Car ils vont
jusqu'à traiter d'escroquerie cette loi que ses
auteurs qualifient d'admirable. 1
CHEMIN DE FER D'ORLEANS
BILLETS DE L1BKE CIRCULATION i
Pour les plages des Côtes Sud dé Bretagne )
Pour répondre aux dOsirs des touristes qui sa
proposent, soit de faire un voyage d'excursion sur
les Côtes Sud de Bretagne sans programme arrêté
d'avance, soit de s'installer sur une des plages de la
côte et de rayonner do là sur les autres localités da
cette région si variée et si intéressante, ia Compa-
gnie d'Orléans délivre chaque année, du jeudi qui
précède la fête des Rameaux, au 31 octobre inclusi-
vement, au départ de toute gare du réseau, des
billets d'abonnement pour bains de mer et excur-
sions sur les plages des Côtes Sud de Bretagne, dont
les prix sont fixés ainsi qu'il suit : |
1° Au départ do Paris et de toute gare du ré-
seau située à 500 kilomètres au plus de Savenay, 100
fr. en 1™ classe, 75 fr. en 2» classe. fj
2° Au départ de toute gare du réseau située h plus
de 500 kilomètres de Savenay, les prix ei-dessus aug-j
mentés, par chaque kilomètre de distance en plus de
500 kilomètres, de O fr. 1344 en 1" classe, etj
0 fr. 09072 en 2« classe. t%
Validité : 33 jours, avec faculté de prolonga-,
tion.
Réduction pouj- les familles variant de 10 &'
50 0/0. i |
cîiflsaaienaîre de l'unité Italienne
Arrivée de ta mission militaire
française
Gênes, 23 avril.
La mission militaire française, présidée
par le général Michel, est arrivée ce soir.
Elle a été reçue à la gare par le général
Cadorna, commandant du corps d'armée,
les généraux de division et de brigade,
et le colonel Jullian, arrivé ce matin.
Le général Cadorna a donné un dîner
en l'honneur de la mission française et a
porté un toast chaleureux à la France et
à son armée.
. Le général Michel a porté la santé de
l'armée italienne. Salués aux accents de
la Marseillaise, et très acclamés, les of-
ficiers sont partis pour Rome en train
spécial, à minuit.
SYNDICALISTES DYNAMITEURS
Insiianapolis, 23 avril.
Le secrétaire international- du syndicat
des ouvriers du fer de construction en
Amérique, nommé Mo.:an:ara, a été arrêté
sous l'accusation de meurtre et complicité
dans l'attentat à la dynamite commis con-
tre le bureau du journal Los Angeles
Times, en octobre dernier.
Une grande quantité de dynamite et de
mèches ont été trouvées au siège du syn-
dicat. Un frère de Monamara et un autre
individu ont été arrêtés à Détroit. On a
trouvé douze bombes d'ans leurs sacs.
L'INSURRECTION MEXICAINE
L'armistice accepté
Washington, 23 avril.
Le gouvernement mexicain a accepté,
aujourd'hui, un armistice de cinq jours
dans la zone révolutionnaire du nord du
Mexique. Pendant ce temps, on entamera
des négociations pour te prolongement de
l'armistice et l'ouverture d'une conférence
en vue de ta paix sur le territoire mexi-
cain.
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Exiger partout la marque RHXJYS
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Dépositaire : Marin-Paradis. —- Vannes
Mi te Iirjii is es matin
Paris, 24 avril, 2 h 30 matin.
Au Maroc
De l'Aurore :
Il ne s'agit pas de conquête. Le.gouverne-
ment, pas une seule fois, n'a laissé échapper
l'occasion d'affirmer sa volonté absolue de res-
ter dans les termes d'AIgésiras et de retirer
les troupes dès que le calme sera rétabli. Il a
même prouvé à tout le monde par son peu
d'empressement à intervenir malgré le péril
pressant, que sa sincérité était absolue. Main-
tenant, il n'y a plus à tergiverser. Reculer se-
rait une faute grave.
De /'Humanité ;
Ah ! la bande marocaine et son délégué
Regnault peuvent se vanter d'avoir affaire à
des gouvernements débiles et aveugles, à un
pays sans clairvoyance et sans ressort. Leurs
intrigues les plus grossières réussissent, leurs
desseins les plus criminels se développent sans
obstacle et la politique la plus imprévoyante et
la plus basse est devenue, par eux, la politique
de la France. Le ministère, qui s'est laissé
prendre dans le plus terrible engrenage, verra
ce qu'il en coûte d'être la dupe de tous ces
trafiquants.
De La Lanterne r
Nous aurions pu nous désintéresser com-
plètement de ce qui pouvait se passer au Ma-
roc et nous contenter de veiller a la sécurité
de 'notre frontière algérienne. Cela eut mieux
valu à notre avis. Mais puisque nous avons
accepté de l'Europe le mandat de concourir,
dans le pays, à l'établissement d'un régime
d'ordre et, de sécurité, puisque nous avons con-
senti à aider le sultan Moulay Hafld pécu-
niairement et militairement, puisqu'il y a à
Fez, et dans la région, des Français en danger
et des Européens menacés, nous sommes bien
obligés d'agir. En toute bonne foi, il est im-
possible de voir autrement les choses. L'opinion
Un mauvais début I
Souvent, le délabrement de l'orgafiisffiîf
commence par les reins, organes d'une
importance capitale, puis la moindre al-j
tération dans leur fonctionnement suffit'
pour troubler l'économie tout entière et
dans certains cas amène la mort du mala-!
jde en quelques jours. Méfiez-vous donc,
"lorsque vous constaterez que vos urines
sont troublées, lorsqu'elles sont d'une
couleur trop foncée. Méfiez-vous aussLJ
lorsqu'en vous levant le matin vous sen-j
tez une douleur persistante dans le dos,'
lorsqu'après vous être baissé vous ne'
pouvez vous redresser qu'au prix de vives
douleurs. Vos reins ne fonctionnent plus'
bien, et c'est un mauvais début qui de-
mande attention. Hâtons-nous de dire
qu'avec une petite réparation il n'y pa-
raîtra bientôt plus et que tout rentrera']
dans l'ordre, surtout si on demande aux
Pilules Pink de faire cette petite répara-
tion.
Exemple : Mme H. Dufranne, 56, ru4
Fontaine-au-Roi, Paris, écrit :
« C'est pour moi un devoir de témoigner,
des bons résultats que j'ai obtenus grâce,
à vos excellentes Pilules Pink. Je vous fé-i
licite pour l'excellence de votre médica-
ment et je vous autorise à publier mai
guérison, expérant que d'autres malades
imiteront mon exemple.
« J'ai souffert cruellement de maux da
reins et mon travail avec ces douleurs
était devenu une véritable torture. J'ai
eu aussi des douleurs très vives dans les
jambes et, de plus, mon état général étaifi
peu satisfaisant. En particulier, j'éprou-
vais souvent des migraines très pénibles.
« Tous les médicaments successivement
employés par moi, n'avaient produit au-;
oune amélioration et je me demandais si
je n'étais pas condamnée à toujours souf-
frir. Enfin, j'ai eu la bonne inspiration de
prendre les Pilules Pink, e'< à partir de ce
moment, j'ai été sur le chemin de la gué-
rison. J'ai poursuivi ce bienfaisant traite-
ment et actuellement je me considère
comme définitivement débarrassée de mes
•douleurs et mon état général de santé
est tout à fait satisfaisant. o>
Les Pilules Pink régénèrent le sang et'
tonifient les nerfs, elles sont souveraines
contre : l'anémie, la chlorose, la faiblesse
générale, les maux d'estomac, migraines;
névralgies, sciatique, douleurs, neuras-
thénie.
Elles sont en vente dans toutes les
pharmacies et au dépôt : Phie Oablin, 23,
rue Ballu, Paris ; 3 fr. 50 la boîte i
17 fr. 50 les 6 boîtes, franco.
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elamer au j°u™a Darapluie, au vélodrome. Le
- VrVhez M Bignalet.'rue Turenne, 2.
'écIa'ï%uvé samedi, °près du Pont-Neuf, un ca-
che! de communion, forme lys. Le reclamer
Ihez Mme veuve Meudec, 28, rue du Petit-
Moulin.
Pitié pour les vieux î
' Nous recevons la lettre suivante :
Brest, 22 avril.
Monsieur le rédacteur en chef;
Je viens de lire dans le journal de ce jour
la lettre ouverte de mon camarade Joncourau
Hps retraites ouvrières que les munici-
constituer à leurs salaries : seoretaire, de ma
rie, gardes champêtres, canton»^ etc., -te.
joncour n'envisage que les repartes des «n
tonniers âgés actuellement de m»* M,
mais que deviendron «J» ^ 'Tse !
Hati« ninn cas J'ai actuellement dO ans ue sti
S et 68Cans dVe. Mes forces vonttoujour
diminuant et malgré ma hm^V^ vUvl J vs
mie ie serai obligé de prendre ma retrait, ne
S!,w™t nhis assurer convenablement mon
^e°S (lfctiera huit kilomètres de che-
mins vicinaux) ; seulement, comme je n ai ef-
fectué aucun versement à la caisse naciomne
des retraites pour la vieillesse, je n ai droit a
aucune rente. Pendant mes 30 ans de services
mon salaire mensuel a varié entre 40 et M tr.
et i'ai eu à élever quatre enfants. Il m es-
tait donc impossible de prélever quoique ce soit
sur mon salaire pour me constituer une re-
trsitf. Aussi je me demande ce que la com-
mune fera pour moi le jour pr joae ou je ne
pourrai plus continuer mes servoes. Le service
vicinal me fera peut-être l'aumône d'un re-
cours facultatif de 50 à 60 francs par an, com-
me cela a été fait pour quelques-uns de mes
Vieux camarades. Cela sera bien faible pour
m'aider à ne pas mourir de faim, mes entants
étant eux-mêmes chargés de famille ne pour-
ront guère venir à mon secours.
Actuellement mon salaire (50 francs par
mois) m'est payé 2/3 à la charge de la com-
mune et 1/8 à la charge du département; ne
pourrait-il être de ■ même pour ma pension oe
retraite ? Mes camarades des chemins de
grande communication touchent une retraite
minimum de 300 francs par an, on pourrait il
me semble faire de même pour les vieux can-
tonniers communaux et cette rente leur serait
servie : deux tiers par la commune où ils ont
été employés et un tiers par le département.
Naturellement les jeunes seraient soumis aux
versements dont il est cas dans la lettre du ca-
marade Joncour : mais au moins pitié pour
les vieux.
Veuillez agréer, etc.
Un cantonnier communal.
f Palmes et rosettes
' Sont nommés :
Officiers de l'Instruction publique. — Le gé-
néral Delarue commandant la 43e brigade d'in-
fanterie k Vannes.
Officiers d'académie. — MM. Bertaud du
Chazaud, médecin de lrc classe de la marine;
Chollet, lieutenant au 116e régiment d'infan-
terie à Vannes; Col, docteur ès sciences, pro-
fesseur à l'école de médecine de Nantes; Cor-
donnier, docteur en médecine, membre fonda-
teur de la société bretonne de botanique à
Lamballe; Lallement, avocat, secrétaire de la
Société polymathique du Morbihan à Vannes.
* Médailles d'honneur
Bes médailles d'honneur sont accordées aux
ouvriers ou employés dont les noms suivent :
M. Berlivet, Mlle Bordennec, M. Jolivet ; Mlles
Afrmande Le Bars, Marie-Jeanne Le Bars, Le
Moan; M. Pellé.et Mlle Quéré, ouvriers et ou-
vrières dans la maison Lemarchand frères et
Clc à Tréboul; M. Isaac, contremaître dans la
maison Francis Kervenno, à Landerneau.
Préparation du ravitaillement
Les récompenses suivantes ont été accordées
aux personnes ci-après désignées, pour leur
concours dévoué à la préparation du ravitail-
lement.
Finistère. — Médaille d'argent : M. Le Goyat,
courtier, membre du comité de ravitaillement
fe Quimper.
Morbihan. — Lett-e d'éloges : M. Monnerais,
président de commission de réception à Ploër-
mel.
Côtes-du-Nord, — Médailles d'argent : MM.
Charmes, secrétaire général des Côtes-du-Nord,
membre du comité de ravitaillement à Saint-
Brieuc; K'inault, membre du comité de ravitail-
lement président de commission de réception
ti Saint-Brieuc.
Lettres d'éloges : MM. Bertheïot, agent-
voyer secrétaire de commission cantonale de
statistique agricole à Moncontour; Boulanger,
secrétaire du comité de ravitaillement à Samt-
Brieuc; Le Lousse, conducteur des ponts et
chaussées, membre du comité de ravitaille-
ment à Saint-Brieuc; Le Rouzic, professeur
départemental d'agriculture, membre du comité
de ravitaillement à Saint-Brieuc.
ÉÉ M
ASSISES DE MALESTR0IT
===:::===:==^ avec le clergé finis»
Chartres s'occupe d accora L-émjgraUoit
térièn des emigi-f * wnne et utile, mais
en poraire est f« f^uce, sont en concur-
S conwf^Bles Suisses, les Luxem-
avec 1 r,„innai>
L'U R B à été solennellement reçue à Ma-
lestroit le vendredi 21 avril 1911, par M. le
docteur Trégouët, adjoint, en l'absence du mai-
re. Le sympathique magistrat a déclaré com-
bien il était heureux de s'acquitter de sa mis-
sion M de l'Estourbeillon exposa en quelques
mots le but que se proposent les congressistes
et remercia la population de Malestroit de son
aimable accueil. Un vin d'honneur fut servi à
l'Hôtel de France et les toasts échangés pour
la prospérité de la ville et de l'Union.
Le soir, à huit heures, dans la superbe salle
de l'école maternelle, brillamment illuminée et
décorée, se pressait la population malestroyen-
ne. La conférence très documentée de M.
Etienne Poirier, docteur en droit, professeur à
l'Ecole de droit de Nantes, sur VHistoire de
Bretagne et la Décentralisation, a vivement in-
téressé l'auditoire par les considérations écono-
miques et de réformes administratives qu'elle
contenait. Mlle Yahne d'Armor a trouvé k Ma-
lestroit son triomphe habituel, et M. Paul
Breuillot, le violoniste redonnais bien connu,
affirma de nouveau son talent. M. Le Zant,
professeur de chant au Conservatoire de Van-
nes, nous fit apprécier une voix de baryton qui
fait ressortir toute la mélancolie des Trois gars
de Port-Manach, de Larrieu, et de La chanson
des flots, de Goublier.
Le chant national, Bro goz va zadou, inter-
prêté par Mlle Adeline Riou, termina la soirée.
Samedi 22 avril
A la séance de travail du matin,. M. André
Viaud Grand-Marais, communique un très inté-
ressant travail sur les Fêtes révolutionnaires à
Maleslrolt. Il passe en revue les cortèges bi-
?arres, les pompeuses déclarations et les ser-
ments aussi sincères que successifs.
Le président soumet à l'assemblée les ima-
ges en couleur dues à l'initiative de M. Le Roy.
ancien contrôleur général de l'armée. Ces ima-
ges recueillent les suffrages de tous comme
moyen de propagande contre l'émigration. Ci-
tons, par exemple, Marie-Jeanne à Paris. Une
complainte, une réclame pourraient y être
ajoutées et ces images distribuées, soit par des
colporteurs, soit par les marchands intéressés
par là réclame.
M. de Laigue esquisse un rapport sur le
mouvement breton littéraire durant ces six
derniers mois. L'Histoire populaire en langue
bretonne est désormais réalisée, grâce à MM.
Herçjiu, Trivarz et du Cleuziou, dont l'histoire
en français sera incessamment traduite en bre-
ton.
Un archiviste résident sera désormais chargé
?,|Jnc.entraliser les publications adressées à
htiwf Wismes rend compte de l'émigration
T fans ,a Beauce- On peut l'envisager
celle des fcffi L'une est temporaire, c'est
"odte dÏÏ"^ l'autre est durable,
comme cène des bergers. Dans ce navs le
écoenomeqU°!qUe P6U reste sZê et
MM. de Choleau et Le Berre signalent lWi«
.ent'e à Locmmé et à, Quimper, de bureaux de
placement. Il est décidé que leur organisation
sera soigneusement étudiée, afin que l'on puisse
remédier sûrement aux inconvénients de l'émi-
gration isolée.
M. de l'Estourbeillon rapporte l'exemple d'une
Jeune fille de Pluméliau, mourant de misère à
Paris, et refusant de revenir au pays, prise de
honte devant le retour chez ses parents, à qui
elle avait fait croire qu'elle occupait une bonne
Place. Sur son initiative, deux jours avant,
«eux autres servantes de la même commune
1 avaient rejointe.
Jf- Gonidec de Traissan parle du bon es-
Falaise " régnant chez nos compatriotes de
fc M. Choleau fait connaître que le clerRé de |
SVÏ* »r de valoir aux
* dVv1Etel L'état d'esprit national y est
breton a l'imagine, grâce à la te
meilleur Wmél'ldiants bretons, dont le dévoué
dé ration des ^™ mérRc tous les éloges,
pItedauVardi LeV 'fui a fondé la coopéra-
ËZ*m Compagnons d'Alain Barbe-Forte.
1 Les Bretons, à Nantes, habiteraient p utot
à ia Madeleine que dans le quartier bamte
Anne. M. de Wismes salue en quelque,, pa oies
éloquentes Mgr Rouard, qui ne demandciait pa»
mieux que d'attacher un nouveau gratNJau »ei
vice de nos compatriotes : il s'agit simplement
d'une difficulté financière. iwection
L'Union émet un voeu en faveur de 1 élection
d'une paroisse bretonne à Nantes.
Un semblable voeu sera adressé
archevêque de Rouen, pour une P^°*|«ue
quartier Saint-François; du Hav^ L ar^evçqu
a dû intervenir der^remeiit ESSJ$S5l£
clergé normand à laisser des ml^l0n"alI^„,I .
tonsS confesser dans notre langue De chaleu
reuses félicitations sont envoyées ï M. ^
Bellanger, dont le dévouement à nos maincu
reux compatriotes est si connu. r,/,vn-
M Le Gonidec rappelle que jusqu k la Révo
lution, plusieurs paroisses n°™an^esnoFeIe
valent, comme enclaves, dja diocèse de M.
Une adresse de condoléances est envoi ce a.
U. le comte de la Guichardière, qui a eu ia
douleur de perdre sa mère.
M de Cornulier-Lucinière expose le non tra-
vail fait par la Revue Nantaise Le pays d'Arvm:
M. Poirier rappelle qu'en juillet prochain les
retraites ouvrières entreront en action. Faisons
en sorte de nous adresser ou de faire s'adres-
ser à des caisses qui revêtent un caractère net-
tement régional.
Avant de clore la séance, le président fait
adopter le voeu suivant :
« L'Union Régionaliste Bretonne, réunie en
congrès à Malestroit le 22 avril 1911,
a Considérant que le transfert des discipli-
naires du Cézembre à l'île d'Ouessant, consti-
tue un véritable danger pour la population bre-
tonne de l'île, composée presque entièrement de
femmes et d'enfants, un attentat moral à la di-
gnité de nos compatriotes, un danger aussi
pour la sécurité nationale si, k la suite d'une
révolte des disciplinaires de l'île, la défense
ou le ravitaillement devenaient impossibles,
sans aucun bénéfice pour l'Etat et au détriment
même des disciplinaires que l'on condamne au
désespoir dans une île de désolation.
« Proteste de toute son énergie contre Cette
déplorable mesure et se joint aux autorités lo-
cales pour en solliciter le rapport de la part
•des pouvoirs publics. »
CORRESPONDANCES DU 23 AVRIL
FINISTERE
JjANDERNEATJ
Passage des coloniaux. — Hier, dimanche,
à 4 et 5 heures, les 2° et 6° régiments d'in-
fanterie coloniale campés à Sizun et aux envi-
rons, pour les tirs de combats, sont rentrés en
ville, appelés d'urgence à rejoindre leurs ca-
sernements à Brest. La musique du 2e colonial
a donné un concert sur le Ghamp-de-Bataille.
LE CONQTJET
Syndicat d'initiatitve. — On nous écrit :
Dimanche, à trois heures de l'après-midi, M. le
docteur Bagot, présidentfondateur du Syndicat d'i-
nitiative du Nord-Finistère, est venu conférencier
dans une des salles de l'Hôtel de Bretagne. U s'est
rendu à l'appel du comité local en formation, et a
exposé ses vues devant une affluence où se mê-
laient les notables, les propriétaires, les commer-
gants et les paysans que réunissaient dans un ac-
cord heureux l'amour de leur commune et le souci
de leurs intérêts communs. Parmi eux se trouvaient
un grand nombre do dames, dont la présence met-
tait une note élégante dans cette réunion. Dès l'a-
bord, M. Levasseur, maire et président d'honneur a
présenté à son auditoire le docteur Bagot. Celui-ci,
en des termes familiers et précis, a développé le
programme à suivre Ipar toute société qui veut s'ins-
pirer des directions de celle du Nord-Finistère. Ce
fut une causerie aimable plutôt qu'une conférence,
et le docteur Bagot sut varier son débit avec beau-
coup d'à-propos et provoquer quelques sourires dans
son auditoire intéressé. U fit l'historique de la ques-
tion et montra pa,r des exemples à l'appui quels
résultats ont obtenus les syndicats analogues de
l'étranger, et plus particulièrement de la Suisse. La'
société s'appuie sur la loi de 1901, et son but, très
précisé, est de faire connaître les ressources et les
sites du ipays, d'en favoriser le développement et
d'en rendre le séjour plus accessible et plus at-
trayant aux touristes. U fixa les conditions de fonc-
tionnement du Syndicat d'initiative et montra com-
ment son activité peut s'employer dans les ques-
tions d'utilité générale ou locale. U n'est point ques-
tion, évidemment, de se substituer à l'action muni-
cipale, mais bien de coopérer avec elle à la pros-
périté de la commune. Ni conflit politique, ni con-
flit religieux ne peuvent et ne doivent se présenter ;
aussi bien la présence de M. le maire et de M. le
recteur le démontrait. La causerie de M. Bagot
fut très goûtée et très applaudie. M. Levasseur,
maire, remercia en termes délicats l'aimable confé-
rencier et promit à la société naissante son con-
cours le plus entier. Cette approbation du maire
fut acclamée de toute l'assistance et détermina
séance tenante des adhésions enthousiastes. M. An-
drieux, un des membres du comité d'initiative, qui
s'est dépensé pour cette oeuvre et à qui nous de-
vons la venue du docteur Bagot, fut très entouré
à la fin de la conférence et chaleureusement félicité
par tous. A cette idée d'initiative, dont il a été le
principal promoteur, il a su amener déjà de nom-
breux prosélytes, et ses concitoyens lui sont re-
connaissants de ses efforts, associés avec le concours
précieux de M. le maire.
LE RELEC<5-ICERHPON
Promenade scolaire. — On nous écrit :
L'Association fraternelle des élèves et anciennes
élèves de l'école communale des filles du Relecq-
Kerhuon avait organisé sa première promenade sco-
laire annuelle de 1911 le lundi 17 avril • cette
excursion avait pour but la iplage de Sainte-Anne du
Portzic. Plus de cent jeunes filles et fillettes ac-
compagnées quelques-unes de leurs parents, ont'pris
part à cette jolie promenade, sous la surveillance de
Mmes Ségalen et Tumoine, institutrices à l'école
communale- des filles du Eeleeq-Kerhuon. Le point
de départ était l'école. A huit heures précises la
caravane quittait le bourg, et après avoir traversé
allègrement les quartiers de Kermadec, Sainte-Barbe
le Moulin-Blanc, se grossissant toujours sur son
parcours, de nouvelles recrues qui l'attendaient im-
patiemment, le panier au bras, à chaque carrefour
elle arrivait à 9 h. 30 au bourg de Saint-Marc Là'
deux voitures attendaient les voyageuses "râ'ce à
une entente préalable entre la directrice de l'As-
sociation et la Compagnie des tramways électriques
de Brest. Les jeunes filles se divisèrent en deux
groupes : l'un, sous la surveillance de Mme Tumoine
prit place dans le premier' car ; l'autre, sous la sur-
veillance de Mme et de M. Ségalen, prit place dans
le deuxième, et les deux deux voitures se rendirent
directement à travers Brest, Reeouvrance jusqu'à
Saint-Pierre Quilbignon, sans s'arrêter à aucune-des
stations ordinaires, si bien qu'à 10 h 30 environ
la joyeuse bande se trouvait réunie à nouveau et
se dirigeait pédestrement, en chantant, à travers la
campagne, vers le but de l'excursion. A midi moins
un quart, nous avions le plaisir de voir près de
nous la grande rade thsoleillée et à nos nieds la
jolie plage sablonneuse de Sainte-Anne du Portzic
Au Restaurant de la Plage, un terrasse, recouverte
de tentes, nous était réservée, comme il avait été
convenu. Mais tout d'abord les» jeunes filles profitant
de la salle, libre à cette heure, organisèrent une
petite sauterie aux sons du piano automatique et
après quelques tours de mazurka, de valse de nol'
ka, regagnèrent les tonnelles où, l'appétit aidant
elles firent honneur aux provisions généreusement
données par les mamans. Le dcleungr se termina
par un café bien chaud offert par l'Association ?
toutes les voyageuses. Puis il fut décidé qu'on irait
au fort du Dellec, situé à trois kilomètres environ
de là. Ce fut une joyeuse promenade accidentée a
travers des champs de genêts, des bois rocailleux
et des rochers. Quelles senteurs délicieuses et oueiî
joyeux ébats sur la grève du Dellec, où les sociétai
res, seules et libres, pouvaient, sans contrainte cou
rir dans l'eau ou jouer au football. Une ancienne
élève fit entendre quelques morceaux de musioue
Après un dernier regard à cette jolie grève nous
revînmes à la plage du Portzic et, après une ranide
collation, nous reprîmes la route de Saint-Pierre
Quilbignon, où nous arrivions , à cinq heures nréci
ses. Là, comme il avait été convenu, deux trama
attendaient les sociétaires et, comme le matin
les transportaient directement à Saint-Marc vers
6 h. 30. Les joyeuses excursionnistes, reposées se
remettaient en route et franchissaient courageuse
ment, en chantant, les cinq kilomètres qui les sé"
paraient du Relecq-Kerhuon. Enfin, vers huit heu
res, institutrices, élèves et anciennes élèves reira"
gnaient leurs demeures, se séparaient avec de cor
diales poignées de mains, heureuses d'une aussi bon
no (journée passée ensemble et se promettant de »e
réunir, aussi nombreuses, à la prochaine prome-
nade scolaire, qui aura lieu en juin comme les an-
nées précédentes. — La directrice, A. SÉGALEN.'
mviLLAC
Enfant brûlé vif. — Les époux Lagathu
du village de Kerguilven, viennent de perdre'
un de leurs enfants dans de tragiques circons-
tances. Avant-hier soir, vers sept heures la
femme Lagathu, qui préparait le repas quitta
sa ferme pour aller puiser de l'eau à la fon-
taine, située à environ 150 mètres de son ha-
bitation, où jouaient ses deux enfants âgés
l'un de 3 ans, l'autre de 18 mois La'pauvre
femme n'était pas arrivée à la fontaine Qu'elle
entendit des cris déchirants. Elle rebroussa
chemin en toute hâte et aperçut son fils Jean-
Pierre, 3 ans, dévoré par les flammes À l'aide
d'une couverture, la malheureuse mère éteignit
le feu, mais le bambin était mortellement brûlé
H succomba quelques heures après.
SAINT-THONAX
Vol important. ■— M. Guillaume Morvan
66 ans, veuf depuis quelques années, exploite
seul une ferme située au village de Kersaos.
Avant-hier, il quitta sa ferme vers deux heures
de l'après-midi, après avoir fermé la porte à
double tour et placé la clef dans une de ses
poches. A son retour, vers cinq heures, il trou-
va Ja Porte ouverte et remarqua des traces
a eifraction. Le cultivateur, flairant le passage
d un voleur, courut à son armoire, où étaient
Placées toutes ses économies. Le meuble était
fermé. Il prit la clef, cachée dans un coin de
la cheminée et ouvrit l'armoire. Hélas i la
!? c„onf„enant 600 francs et une reconnaissan-
ce de 2.400 francs, pour une somme qu'il avait
prêtée avait disparue. M. Morvan s'empressa
de porter plainte à la gendarmerie oui enauête
ac'ti"»' Tnent.
QUlMPEIt
Réservistes. — Environ 2.000 réservistes,
appartenant au 816°, appelés à accomplir une
période d'instruction de 17 jours arriveront de-
main à Quimper. Ils partiront mercredi en
chemin de fer pour le camp de Meucon, et se-
ront de retour le 9 mai.
Etat-civil. — Du 23 avril :
Naissances. — Odette Le Naour, quai de l'Odet,
i ^?nne Le Goff, place du Champ de Foire.
lublications de mariages. — Charles Salaun, va-
let de chambre, et Jeanne Le Corre, lingère à Quim-
per ; Pierre Rannou, cordonnier à Quimper, et Marie
H P'™"!*" 8' cultivatrice à Elliant ; René Bonan,
poucucr à Quimper, et Corentine Douguet, cultiva-
trice à Pluguffan.
Décès. — Ilortense Mariel. 73 ans, sans profes-
sion, veuve Cajan, rue des Boucheries, 11 ; Pierre
lieruzore, 40 ans, manoeuvre, célibataire, rue de
!>i TP1C 0; Anne Quiniou, 6 ans, rue Saint-Firmin,
ià; Ldouard Briec, 2 ans, rue du Lycée, 6.
LE GXJILVINEC
La ipêclie. — La sardine de dérive a fait
son apparition sur nos côtes. Le 19, les quel-
ques bateaux qui en ont péché, ont vendu le
mille à raison de 100 francs. Le 20, le prix a été
oe 95 francs. Le 21, de 60 à 75 francs, et enfin
le 22, un grand nombre de bateaux étant ar-
més, le prix est tombé de 52 à 37 francs. La
moyenne pêchée par bateau est de 2 à 3.000.
Quelques-uns en ont jusqu'à 8.000.
Jusqu'à samedi, la movenne de maquereau a
été de 30 à 40 douzaines, et le prix de 3 à 4
francs la douzaine. Samedi, la pêche a été plus
abondante ; la plupart des bateaux avaient 200
à 300 douzaines, quelques-uns en ont eu 5 ou
600 douzaines. Le prix de 2 fr. 75 au début
est tombé à 1 fr. 60 la douzaine. La moyenne
de grondins péchés par bateau a été de 25 à
30 douzaines, vendus de 0 fr. 60 à 1 franc la
douzaine.
MORIJAÏX
Vélo-Sport-Morlaisien. — La course de
classement de la société a eu lieu aujourd'hui
dimanche. Le départ a été donné à 9 h. 20, en
face de l'Inscription maritime, par M. Hameury,
président. Le parcours comprenait Morlaix-
Lanmeur aller et retour, soit 27 kilomètres. M.
Mével, pédestrian, a fait 13 kilomètres 500 en
53 minutes. Voici l'ordre d'arrivée des coureurs
engagés : M. Hémonin arrive 1er, avec deux
longueurs d'avance; 2°, Kerninon; 3e, Brizec;
4«, Pescher; 5e, Le Saout. G. Rolland a été
handicapé par suite d'un accident de machine.
A l'issue de cette course, très intéressante,
un déjeuner a eu lieu au bourg de Locquenolé,
chez Mme Marzin. Le président, M. Hameury,
avait a ses côtés les membres de la presse, le
gagnant de la course, M. Hémonin; MM. A.
Branellec, vice-président; Jean Souvestre, tré-
sorier ; les membres du bureau, MM. Quémé-
ner, Cazoulat, Daniellou Mérer, Le Saout, Pé-
ron, Del-aunay. Remarqué :• MM. et Mmes Pau-
gam, Le Floch, Mérer, Brizec, Quéméner. Le
déjeuner a été très bien servi par Mme Marzin.
Au dessert, M. Hameury remercie les socié-
taires d'être venus nombreux à-tfertte réunion et
adresse ses meilleurs compliments aux dames
qui honorent la fête de leur présence. Il ter-
mine en remerciant la presse de l'empresse-
ment qu'elle met à publier les communications
de la société. MM. Hémonin et Mével, les vain-
queurs de la journée sont, sur l'initiative du
président, l'objet d'un ban formidable.
Concours de dressage. — M. le ministre
de l'Agriculture a fixé comme suit la compo-
sition du jury chargé do décerner les primes
dans le concours de dressage qui aura lieu
Cette année à Morlaix : MM. Ollivier, inspec-
teur général des haras du 3e arrondissement,
ou son délégué, président ; le colonel comman-
dant la circonscription de remonte de Caen,
ou son délégué ; de Tonquédeo, président de
la Société hippique de Morlaix; Edouard Herr,
conseiller municipal à Morlaix. Membres sup-
pléants : MM. Baron, vétérinaire à, Morlaix ;
François-Louis Le Bras, propriétaire à Gui-
clan.
CHATEATTLIN
Vol. — Deux renards à deux pattes, munis
d'une lampe à acétylène, tels des rats d'hôtel,
se sont introduits dimanche, vers quatre heures
du matin, dans le poulailler de M. Jean Le
Doaré, rue Graverait, et ont soustrait une quin-
zaine d'oeufs. Les coupables ont été cueillis
par la gendarmerie, qui se demande si ces noc-
tambules ne sont pas les auteurs soupçonnés
des différentes tentatives de cambriolage qui
ont eu lieu récemment en ville. Conduits au
parquet, ils ont été ensuite incarcérés dans
l'après-midi.
Football. — Dimanche après-midi, le Stade
Châteaulinois s'est rencontré avec l'équipe se-
conde du Stade Quimpérois. Le résultat de ce
match, très intéressant, les deux partis étant à
peu près d'égale force," a été le suivant : Quim-
per, 4 buts contre 3 à Châteaulin.
MORBIHAN
VANNES
Sapeurs-pompiers. — Ont été nommés aux
grades ci-après dans le corps de sapeurs-
pompiers de Vannes : MM. Huchet, capitaine :
Daniel, lieutenant; Le Blévenec, sous-lieute-
nant; Colas-Pelletier, médecin aide-major de
lre classe à Vannes.
OOTE8HPU-l\SORD~ "
SAINT-BRIEUC
Conseil, général. — Le conseil général des
Côtes-du-Nord! se réunira en session ordinaire
aujourd'hui lundi, à trois heures de l'après-
midi, à la préfecture.
Société d'émulation. — La Société d'Emula-
tion des Côtes-du-Nord se réunira le mardi 25
avril 1911, à l'hôtel de ville de Saint-Brieuc, à
cinq heures du soir. Ordre du jour : communi-
cations diverses.
Arrestation. — La police de notre ville a
procédé la nuit dernière à l'arrestation de deux
dangereux malfaiteurs, Tircot, 21 ans, et Le
Gao, 20 ans, marin de l'Etat, en congé tempo-
raire, inculpé d'avoir commis le vol d'un porte-
monnaie contenant 14 francs, au préjudice de
M. Breniou, employé de commerce ' à Saint-
Brieuc. Après avoir subi un premier interro-
gatoire, Tricot et Le Gac ont été écroués à la
maison d'arrêt de Saint-Brieuc.
LOUDEAC
Gendarmerie. — M. Farineau, maréchal des
logis à Loudéac, passe en la même qualité à
Matignon.
Maritim
mM B'IMS
Aux termes de l'article 301 de l'arrêté du 30
juillet 1910 sur le service courant des équipages
de la flatte, les commandants en chef ne peu-
vent approuver qu'un nombre de propositions
nouvelles pour la médaille militaire au plus
égal à 1/100 de l'effectif des officiers-mariniers
et quartiersmaîtres placés sous leur autorité.
Le ministre vient de décider que les équipages
embarqués ou supplémentaires des sous-marins
relevant d'un même commandant en chef for-
meront, au point de vue de l'application de ces
dispositions, un groupe distinct pour lequel la
proportion ci-dessus indiquée d'un centième se-
ra portée à 1/50.
Cette mesure n'est pas applicable au person-
nel affecté aux services centraux, lequel conti-
nue à concourir, pour les propositions dont il
s'agit, avec l'ensemble des marins de toutes ca-
tégories de l'arrondissement ou de la force na-
vale. L'article 501 est complété en conséquence.
Essais du Diderot :
Le cuirassé le Diderot, dont la coque et les
turbines ont été construites aux chantiers de
Saint-Nazaire {Penhoët), * dont les chaudières
sont du type Niclausse, \|mt de terminer bril-
la/mment ses essais de consommation.
1° Moitié des feux, vitesse 14 noeuds 48, con-
sommation par mille 404 kilogrammes.
2° Allure réduite, vitesse 9 noeuds 44, con-
sommation par mille 302 kilogrammes.
Ces chiffres très réduits, inférieurs même
pour le premier essai à ceux du marché, don-
nent au Diderot le record des faibles consom-
mations- ainsi se trouvent réduites à néant les
craintes'manifestées au sujet des consomma-
tions des machines, à turbines.
Le ministre a été consulté sur la question
de savoir si les prescriptions des paragraphes
38 et 40 de la circulaire du 5 décembre 1910,
d'après lesquelles les mutations et les envois
en congé sont suspendus du 1" avril au 1" oc-
tobre à bord des bâtiments dépendant des es-
cadres, sont applicables aux navires de la divi-
sion de réserve de ces forces navales.
Cette question doit être résolue par la néga-
tive • le personnel des bâtiments des divisions
de réserve des escadres doit être traité exacte-
ment comme celui des autres navires dans la
même position.
Aux termes du paragraphe C de la circulaire
du 18 juin 1910, relative à la suppression du
tambour, les gradés et brevetés tambours déjà
réadmis et comptant moins de quinze années de
services qui ne feront pas preuve de 1 aptitude
voulue pour acquérir une nouvelle spécialité,
pourront bénéficier de réadmissions successives
en qualité de tambour, mais ils seront, dans ce
cas, déclarés inaptes à tout avancement
Le ministre a fait connaître qu il ne s'ensuit
pas que le seul fait de réunir moins de quinze
ans de services entraîne pour tous les tambours
sans distinction l'inaptitude à l'avancement dans
leur spécialité, et qu'il faut encore pour cela
que les intéressés aient bénéficié d'une réadmis-
sion contractée dans les conditions indiquées au
paragraphe C ci-dessus reproduit de la circu-
laire du 18 juin 1910. . , ^
Les commissions d'enquête qui au 1" octo-
bre dernier, auraient attribué a des tambours
la mention « pas examiné » par le seul fait
d'une autre interprétation de ces dispositions,
devront être invitées à la remplacer par 1 une
des mentions « apte » ou « ajourné ».
Le ministre a décidé que, conformément à
l'avis émis à l'unanimité par un çonseï de dis-
cinline réuni rêc<"-nm
lot oe 34 classe sans spécialité Henri Florit
devra être envoyé aux sectioss-spéciales.
— Il est accordé une pension de retraite à
chacun des marins, militaires ou agents dé-
nommés ci-après :
MM. Lepresle, agent techn. de 2« cl. de tra-
vaux, pension avec jouissance du 15 déc 1910
1.500 fr. ; Bertrand, agent techn. de 3° cl de'
travaux pension avec jouissance du 1er mars
1911, 1.310 fr.; Dorange, 1" m. de man. pen-
sion avec jouissance du 19 janvier ' 19H
2.005 fr.; Kerbérénès, 1" m. de man pension
avec jouissance du 4 oct. 1910, 1,855 fr. ; Rous-
sel, 1er m. de man., pension avec jouissance du
7 oct. 1910, 1.735 fr.; Louet, 1« m. ^ mousq
pension avec jouissance du 17 janvier 1911
1.900 fr. ; Le Bourg, 1er m. canonn. pension
avec jouissance du 5 oct. 1910, 1.795 fr • Edet
1" m. canonn., pension avec jouissance du févr. 1911, 1.720 fr.; Joret, 1» m. canonn
pension avec jouissance du îï f'évr 1911'
1.660 fr.; Allely, 1" m. de mousq, pension
avec jouissance du 1" janvier 1911, i 675 fr •
Bonnissent, lor /m. de timon., pension am
, pension avec
jouissance du 24 janvier 1911, 1.885 fr • Le
Moal, 1CI' m. de timon., pension avec îouis'saiw
du 18 janvier 1911, 1.795 fr.; Raymond11" m
mécan., pension avec jouissance du 14 oct min'
2.244 fr.; Le Cam, i& m. charp, pensTon avec
jouissance du 23 oct. 1910, 1.735 fr Hilare
chef pompier, pension avec jouissance du 10
févr. 1911, 1.370 fr.; Le Moal, m. mécan nen
sion avec jouissance du 18 ianvier loi i"
2.025 fr.; Le Gall, m. vétéran, pension avec
jouissance du 1" mars 1911, i m £ . £S°
choux, 2" m. de man., pension avec iouissanoê
du 18 janvier 1911, 1.330 fr.; Le Landéc 0* m
de man pomsion avec jouissance du fi net ihTk'
1.340 fr.; Le Cuziat,2« m. canonn pension
avec jouissance du 15 sept. 1910, 1360 fr •
Hentic, 2" m. canonn., pension -avêc imii«a»n/.ô
du 20, sept. 1910, 1.340 fr.; Le Beie |» m
canonn., pension avec jouissance du 6 oct "loin"
1.290 fr.; Battas, 2« m. canonn., pension avec
jouissance du 14 oct, 1910, 1.290 fr • Fieurv
2e m. canonn., pension avec jouissancp du /s
oct. 1910, 1.320 fr.; Bonnard, 2° m de mousq
pension avec jouissance du i" janvier 1911
— Il est accordé une pension à chacune de
Mmes Blanchard, veuve Le Pen le mari
1er m. charp., pension avec. jouissance du s
oct. 1910, 767 fr.,; Le Touten, veu^Thierrv
le mari 1" m. canonn., pension avec imii«
sance du 30 nov. 1910, 767 fr.; Bruckert veuve
Faujour, le mari 1er m. de mousq., pension ave^
jouissance du 8 déc. 1910, 767 fr.-' Brunck
veuve Aumont, le mari 1" m. fourr pension
avec jouissance du 2 déc. 1910, 767 fr • Brian
veuve Guillou, le mari 2° m. de timon ' pension
avec jouissance du 18 déc. 1910, 750 'fr • Mé-
chin, veuve Le Duff, le mari 2° m. canonn
pension avec jouissance du 9 déc. 1910 750 fr '•'
Plurien, veuve Burlot, le mari 2° m. ' canonn '
pension avec jouissance du 4 déc. 1910 750 fr •
Laot, veuve Botquélen, le mari 2e m' chauff'
pension avec jouissance du 25 nov 19lo'
750 fr. ; Laot, veuve Pouliquen, le mari 2e m'
mécan., pension avec jouissance du 9 nov. 1909
750 fr. ; Savina, veuve Berric, le mari *2° m'
de mousq., pension avec jouissance du 3 déc'
1910, 750 fr.; Landois, veuve Le Boubennec'
le mari 2e m. de mousq., pension avec jouis-
sance du U nov. 1910, 750 fr.; Tristani, veuve
Boisson, le mari 2e m. vétéran, pension avec
jouissance du 7 nov. 1910, 750 fr.; Marquer,
veuve Chauvé, le mari q.-m. mécan., pension
avec' jouissance du 19 oct. 1910, 450 fr.; Le
Ber, veuve Le Berre, le mari q.-m. de mousq.,
pension avec jouissance du 7 nov. 1910, 450 f r. ;
Dagorn, veuve Lasbleiz, le mari q.nm. de
mousq., pension avec jouissance du 9 déc. 1910,
450 f r. ; Francisci, veuve Allegrini, le mari gar-
dien de bureau, pension avec jouissance du 11
mai 1910, 375 fr. ; Angot, veuve Lebouvier, le
mari chef contremaître, pension avec jouissance
du 7 déc. 1910, 695 fr. ; Mattéi, veuve Piolini,
le mari ouvrier, pension avec jouissance du
25 juin 1910, 375 fr.; Couëffic, veuve Le Marec,
le mari ouvrier, pension avec jouissance du 18
nov. 1910, 375 fr. ; Flahat, veuve Kerangouarec,
le mari ouvrier, pension avec jouissance du 9
déc. 19.10, 375 fr. ; Levavasseur, veuve Le Co-
quierre, le mari ouvrier, pension avec jouissance
du 8 oct. 1910, 375 fr. ; Dupont, veuve Quen-
tin, le mari ouvrier, pension avec jouissance du
7 nov. 1910, 375 fr. ; Briat,. veuve Mounot, le
mari ouvrier, pension avec jouissance du 24
déc. 1910, 375 fr.; Agostini, veuve Parolli, le
mari ouvrier, pension avec jouissance du 23
août 1910, 375 fr.; Olivier, veuve Estaoe, le
mari ouvrier, pension avec jouissance du 27
avril 1910, 375 fr.
Ktouvemenl du personnel
TOULON. — Sont proposés p. des congés
de conval. ; — de 3 m. (prolong.) le lieut, de
v. Guillabert; — de 2 in.: le cap. de f. Grel-
lier et le lieut. de v. Jochaud du Plessix; —
d'un m. (prolong.) : le lieut. de v. Gaign.
— Les désignations du 1er m. de man. Cloa-
rec, du 2° dépôt, p. le Victor Hugo, et du 2° m.
de man. Autret, du Vinh-Long, p. la Surprise,
sont annulées.
— Le matelot timon, breveté Rampin, du 5e
dépôt, est admis à suivre les cours de l'école
des commis aux vivres.
— Le 1" m. patron pilote Baldassari, des
torp. de Toulon, servira aux sous-marins de
Toulon.
—■ Le 1er m. canonn. Kerjean, du 5e dépôt,
est autorisé à rallier le 2° dépôt.
— Sont désignés p. servir aux sous-marins
de Bizerte : le q--m. torp. Le Fur et le q.-m.
imécan. Robin; — de Toulon: le q.-m. torp.
Mahé et le q.-m. mécan. Mendiri.
OFFICIERS-MARINIERS
Embarqués: — sur la Démocratie: Pineau,
m. mécan.; — sur VErnest Renan: Gourcuff,
m. mécan. ; —. sur la Justice : Pelibon 2e m de
timon.; Huet, 2e m. fourr., et- Le Cogiiic, 2e m.
cuarp.; — sur la Liberté: Delarue et Bordiez
2" m. canonn.; — sur le■ Latouclie-TréviHe :
Le Guern, 2e m. de mousq.; — sur le Léon
Cambelta: Le Métayer, 2e m. de timon.; — sur
la Patrie: Leizour, m. mécan.; —. sur le Suf-
fren: Jeanguyot, Favé et Giraud, m. mécan.; —
aux sous-marins de Toulon: Mare, 2e m. mé-
can.-lorp. ; — sur la Vérité: Julien, 2« m.
fourr.; — sur le Vinh-Long : Maçon, 1er m.
de man.; Guénaff, 1" m. canonn.; Le Lidec,
1er m. de mousq.; Gaubert, 1er m. de timon.;'
Fougères, 1er m. charp. ; Costa, Pageot et Lon-
geville, m. mécan.; Le Mer, Le Bihan, Ouérou
et Cherbonnel 2"s m. de man.; Touat et Philippe,
2" m. de mousq.; Camus, 2e m. de timon'. ;
Dauger et Krimpzer, 2SS m. mécan.; Klein, 2e
m. mécan.-torp.; Campion, 2e m. inf.
Débarqués : — des bâtim. de servitude : Cou-
durier, 1" m. mécan.; — du Bouvet: Durbec,
1er m. mécan.; — du Cécille: Laloy, 2° m. mé-
can.; — du d'Entrecasteaux : Le Goff, 2e m.
commis; — du Desaix: Cabioch, !« m. mécan.;
— du Dard: Chironnier, 1er m. mécan.; —. de
la Démocratie: Guézennec, 2e m. canonn.; —
de VErnest Renan: Kerzerho, 1" m. commis et
J^e Parc, 2° m. inf.; — de l'école des rnéeaa.-:
SainteMarie, 2" m. mécan.; — du Flibustier:
Marcel, m. mécan.; — de la Hache: Chaton,
2e m. de mousq.; — du Marceau: Rogard, 1er
m. torp. ; — de la Patrie : Phillique, 2e m. ca-
nonn.; — de la République: Mercier, 2e m.
commis; — des torp. de Toulon: Duvey et
Quatroue, 2es on. patrons pilotes; Kergué'nou,
2e m. fourr.; — des torp. d'Ajaccio: Mouden,
2," m. patron pilote; — des torp. de Bizerte:
Prouff, 2e m. mécan.-torp.; Castel, 2e m. de
timon.; —• du Voltaire: Maurel, 2e m. annur.;
—■ du Vinh-Long: Rauty, 2e m. armur., et Au-
tret, 2° m. de man.
Envoyés en disponibilité: — Coudurier, 1"'
m. mécan.; Mercier, 2e m. commis ; Lefroid,
Mouden, Quatrone et Duvey, 2CS m. patrons pi-
lotes.
Mouvements divers. — Sont partis en congé
de conval. : Durbec, Cabioch et Chironnier, 1ers
m. mécan.; Vigouroux, 1er m. fourr.; Marcel
et Audoul, m. mécan.; Le Minter, 2° m. de man.;
Sage et Antoni, 2cs m. mécan.-torp.; Laloy et
Sainte-Marie, 26s m. mécan.; Maure], 2° m. ar-
mur. ; —. en congé de fin de campagne : Jardin,
1" m. torp.; —. sont rayés des contrôles de
l'activité (retraite) : Le Dréan, Ie* m. charp., et
Sautram, 2e m. inf.; — Trottet, 2° m. mécan.,
est rentré de congé de conval. ; — Grand, i"
m. mécan., est rentré de congé p. aff. personn
SPORTS
(De notre correspondant à Paris)
CYCLISME
La roue d'or à Buffalo
Paris, 23 avril.
Cet après-midi s'est disputée, au vélodrome
Buffalo la Roue d'or. Deux accidents, qui au-
raient pu avoir des suites graves, se sont pro-
duits. La roue arrière de la motocyclette d'en-
traînement de Parent ayant crevé, le coureur et
l'entraîneur sont tombés et ont été projetés sur
la piste. Le même accident est arrivé à Pas-
quier, qui entraînait Lavalade. Tous, sauf Pas-
quier, se sont relevés sans aucun mal.
Voici les résultats détaillés :
Course d'amateurs. — 1", Dupoux; 2°, Hu-
zentobler; 3e, A. Binaud.
Course semtch (finale). — ior, Fournous; 2e,
Doerflinger; 3e, Martin.
La Roue d'or derrière grosses motos. — l*e
série (25 kil.) : 1er, Darragon, en 21 m. 27 s.
3/5; 2°, Parent, tombé.
2e série (25 kil.) : lor, Lavalade, en 21 m.
27 s. 4/5; 2e, Jacquelin, à 8 tours.
3e série (25 kil.) : 1", Guignard, en 21 m.
3/5; 2°, Miquel; 3e, Moran.
Finale (50 kil.) : 1er Guignard, en 42 m. 53 s.
2/5; 2°, Darragon à 6 tours.
Courses de primes. — 1er, Bouteiller ; 2e, Co-
trel; 3», Heller.
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FOOTBALL-RUGBY
Les Perpignanais champion de France
Paris, 23 avril.
La finale du championnat de France (2e sé-
rie) s'est disputée aujourd'hui, à Colombes.
Elle mettait aux prises l'Association sportive
perpignanaise et l'Union sportive dôloise.
La victoire est revenue à Perpignan, qui a
fait preuve d'une supériorité indiscutable sur
Dôle, marquant 9 points (3 essais), à zéro dans
la première mi-temps.
Finalement, Perpignan triomphait par 20
points (6 essais et 1 bun à zéro.
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Par Fil spécial direct Paris-Brest, de la a X3épêob.e de Brest »
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Paris, 24 avril, 2 h. matin.
LE VOYAGE
PRÉSIDENTIEL
i; ;
Gafsa, 23 avril.
Après le déjeuner. M. Failières repart
de Maknassi pour Gafsa et Metlaoui.
A Gafsa, a lieu un arrêt d'une vingtaine
de minutes. M. Failières se fait présenter
par le contrôleur civil les caïds, les khali-
fats et les notables musulmans qui lui of-
frent, par r intermédiaire d'un interprète,
leurs voeux de bonheur.
« Je tiens, leur dit le président, à ce que
vous sachiez bien que rien n'est changé
dans notre manière de faire à votre égard.
Nous sommes tiers de l'amitié que vous
nous témoignez, et nous entendons la con-
server en vous associant aux. efforts que
nous faisons dans l'intérêt du progrès et
de la civilisation pour la cause supérieure
du bien public, aussi bien en France qu'en
Tunisie.
(( J'emporterai le meilleur souvenir Se
ma belle tournée. Chez tous vos coreligion-
naires j'ai recueilli le même écho. Ils sa-
vent que l'oeuvre que nous avons entreprise
est une oeuvre de paix et non de guerre.
Nous respectons vos croyances et nous, ne
vous demandons qu'une chose : faire ap-
prendre à vos enfants à parler français.
La langue française est universelle; il fau-
dra qu'entre vous et nous il y ait commu-
nauté de sentiments, non seulement par la
pensée, mais aussi par la parole. Nos éco-
les devront être fréquentées par vos en-
fants. On leur apprendra des choses qui
nous rapprocheront et nous travaillerons
ainsi, je le répète, pour la cause de la civi-
lisation et du progrès. 9
Les caïds et les notables remercient le
président et déclarent qu'ils reconnais-
sent que tout le bien être dont jouit la Tu-
nisie provient du protectorat français.
Aux Européens, M. Failières recomman-
de ta plus grande bienveillance à l'égard
des indigènes et les engage à poursuivre la
conquête morale du pays par l'école.
METLAOUI
Metlaoui, 23 avril.
Le président s'arrête quelques minutes
au village de Philippe Thomas, et y est
salué par les caïds et les notables.
M. Failières dit qu'il a voulu, en venant
à Philippe Thomas, rendre hommage à la
mémoire glorieuse de l'homme qui a ap-
porté la richesse dans la région. Philippe
Thomas, vétérinaire de Tarmée, découvrit,
on le sait, en 1886, les gisements impor-
tants de phosphates exploités depuis lors.
Le caïd de Tozeur déclâre qu'il est con-
tent d'avoir fait 54 kilomètres pour sou-
haiter la bienvenue à M. Failières.
Le président répond, en souriant, qu'il
est également heureux d'en avoir fait cinq
ou six mille pour venir le voir.
M. Failières gagne ensuite, à deux kilo-
mètres de Metlaoui, le centre de l'exploi-
tation phosphatîère. Une petite locomo-
tive est chargée de remorquer une quin-
zaine de wagonnets servant habituellement
au transport du phosphate, aménagés au-
jourd'hui pour recevoir, à raison de deux
par wagonnets, les personnes composant
"la suite du président.
M. Failières est ainsi conduit jusqu'à
l'entrée des galeries souterraines. Il met
pied à terre et parcourt, pendant un kilo-
mètre environ, divers chantiers, assistant,
notamment, à la préparation de plusieurs
coups de mine.
Ce sont surtout des Marocains, des Tri-
politains et des nègres du Soudan qui
travaillent. Ces derniers ne restent guère
que six mois à la mine. Dès qu'ils ont
économisé une somme qui s'élève généra-
lement à 240 francs, ils la transforment
en pièces d'or, qu'ils cousent dans leur
vêtement et regagnent le Soudan pour
acheter une femme et se réinstaller dans
leur village. Ils Sont d'ailleurs immédia-
tement remplacés dnns la mine par d'au-
tres nègres de même origine, qui procè-
dent de la même façon.
En sortant de la mine, M. Failières vi-
site l'hôpital et le village de Metlaoui,
de création toute récente. A huit heures,
il assista à un banquet servi ^ Metlaoui,
soùs une tente décorée de tapis luxueux
envoyés à cette intention par les caïds des
environs.
M. Failières félicite le directeur
de la compagnie des phosphates
Metlaoui, 23 avril.
Répondant au toàst du directeur de la
compagnie des phosphates, M. Failières
s'est exprimé en ces termes :
« J'éprouve une vive satisfaction à me
trouver ici an centre d'une grande indus-
trie française. Là ou régnaient autrefois
la solitude, loin 'de toutes communications
avec l'intérieur, presque en dehors du
monde civilisé, de hardies entreprises ont
mis au jour des mines de phosphates dont
•les produits ont occasionné une véritable
révolution dans le monde de l'agriculture.
C'est la fortune publique qui en a été
augmentée et ce n'est rien exagérer que de
dire qu'il faut mettre au rang des plus in-
génieux inventeurs ceux qui ont fait sortir
des flancs des rochers désertiques ou des
gisements enfouis dans le sol une des prin-
cipales sources de la prospérité êconomi-
' que des pays civilisés. Quels avantages
pour la Tunisie que d'être un des plus
grands facteurs de la production générale
des phosphates, et combien nous avons le
droit d'en être fiers.
Remises de décorations
Metlaoui, 23 avril.
À la fin du banquet, M. Failières remet
ta rosette d'officier de la Légion d'hon-
neur à M. Pellé, directeur général de la
compagnie de Gafsa et au csïd de Tozeur.
Congrès de r Action populaire
Paris, 24 avril.
Le congrès de l'Action populaire a tenu,
hier, sa séance de clôture sous la prési-
dence de M. de Mun. MM. l'abbé Desbu-
quois et Henri Bazire ont parlé du carac-
tère international de l'Action sociale ca-
tholique. M. Prum, député du Luxem-
bourg, a déclaré que la papauté était (a
seule force morale qui restait, et que l'E-
glise, qui a fait l'Europe, pouvait seule la
sauver.
M. de Mun, avant de lever la séance, a
parlé de la sécurité de la doctrine catho-
lique et s'est félicité du succès du congrès.
.. " "—*.M-<»-fia»t«- i
Les cheminots de l'Est
Reims, 23 avril.
Le comité des cheminots du réseau de
l'Est, réuni aujourd'hui, a approuvé l'ac-
tion de la commission executive en vue
de la réintégration des agents révoqués.
U lui a donné le mandat de poursuivre
sur le réseau la campagne de réunions
pour obtenir, par la force, de l'opinion
publique, la réintégration générale que
les compagnies n'ont pas encore accordée.
Le comité du réseau invite le syndicat
national à continuer ses efforts pour ar-
rêter les poursuites intentées contre les
militants.
CONGRÈS RADICAL DU SUD-EST
Nice, 23 avril.
Au banquet du congrès radical du Sud-
Est, qui s'est terminé aujourd'hui, M.
Peltetan a déclaré que le parti radical-
socialiste ferait confiance au ministère
Monis tant qu'il poursuivrait la réalisa-
tion des réformes sociales.
UNE C0RRI0A CB0SS-C0UNTBY
Digne, 23 avril.
Cet après-midi, au cours d'une course
de taureaux organisée sur une des places
de Digne, un taureau, brisant les barriè-
res, se précipita tan* les Ucea d'honneur,
au grand effroi des assistants. U descendit
sur la place et gagna la campagne.
Un piquet de soldats et la gendarmerie
se sont mis à sa recherche. Au cours de
la bousculade qui s'est produite, quelques
personnes ont été contusionnées.
La situation en Champagne
La discorde chez les vignerons
Aubois. Manifestation hostile
contre M Checq
Troyes, 23 avril.
Les vignerons de Viviers membres du
comité local se sont soulevés contre le
comité central de Bar-sur-Aube, et ont
décidé de rompre toutes relations avec lui
en raison de la campagne qu'il mène con-
tre les députés de l'arrondissement.
A midi, M. Checq, du comité central,
venu pour faire une réunion publique, a
dû se retirer en présence de l'hostilité
des vignerons.
L'
Lé raid de Védrines
Bordeaux, 23 avril.
L'aviateur Védrines a quitté Egtisottes
à 8 h. 30, se dirigeant sur Pau. Il volait à
une hauteur de 700 mètres environ, dans
de bonnes conditions.
LES ESPEHOTISTE8 & L'AVIATION
Lyon, 23 avril.
Dans sa dernière séance, le congrès na-
tional espérantiste a adopté une proposi-
tion tendant à la création d'une médaille
d'or en faveur de l'aviateur qui, le pre»
mier, se ralliera à l'Espéranto.
Un banquet et une assemblée solennelle
ont clôturé le congrès.
n Mieits il Maroc
LES RENFORTS
Blida, 23 avril.
Le 4' bataillon du 1" tirailleurs a reçu
l'ordre de se tenir prêt à s'embarquer à
Alger pour Casablanca, le vendredi 28
courant.
Un autre bataillon de la même arme at-
tend, à Alger, son embarquement pour la
même destination.
Rôtie, 23 avril.
Un détachement du 16" escadron du
train est arrivé ce soir. Il s'est embarqué
aussitôt sur /'Aquitaine, qui attend pour
partir l'arrivée de l'artillerie de Tunisie.
Incidents entre le consul de France
et le pacha
Tanger, 23 avril.
Une dépêche de Mazagan, du 23 avril,
dit que le Forbin est arrivé et a débarqué
le personnel de la mission militaire et du
matériel après des incidents entre le con-
sulat français et le pacha.
Le télégramme n'indique pas quels sont
ces incidents. La même dépêche est par-
venue à la légation à Tanger, sans expli-
cations.
Un manifeste des parlementaires
Madrid, 23 avril.
Les sénateurs républicains et socialis-
tes adressent au pays un manifeste décla-
rant, notamment, qu'ils sont décidés à
poursuivre, dans le Parlement et au de-
hors, une campagne tendant à la modifi-
cation ou à l'abrogation de certaines dis-
positions de loi, de façon à rendre pos-
sible la révision de divers procès, entre
autre de celui de Ferrer. Ils déclarent,
d'autre pari, qu'ils sont opposés à toute
intervention armée au Maroc.
française en jugera ainsi et, avec elle, sans
doute 1 opinion européenne. jriu
Les retraites ouvrières
De la République Française :
Pour appliquer les affiches, il suffit de 50 000
colleurs. Pour appliquer la loi, il faut la col-
laboration de plus de douze millions d'êtres
humains, parmi lesquels ceux pour qui la loi
fut surtout fabriquée se montrent précisément
les adversaires les plus résolus de son exécu-
tion.
En 190C ils avaient dit « non ». Ils font
« non ». Ils opposent aux supplications parle-
mentaires et ministérielles un refus de con-
cours catégorique même injurieux. Car ils vont
jusqu'à traiter d'escroquerie cette loi que ses
auteurs qualifient d'admirable. 1
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Pour les plages des Côtes Sud dé Bretagne )
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1° Au départ do Paris et de toute gare du ré-
seau située à 500 kilomètres au plus de Savenay, 100
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2° Au départ de toute gare du réseau située h plus
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mentés, par chaque kilomètre de distance en plus de
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0 fr. 09072 en 2« classe. t%
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50 0/0. i |
cîiflsaaienaîre de l'unité Italienne
Arrivée de ta mission militaire
française
Gênes, 23 avril.
La mission militaire française, présidée
par le général Michel, est arrivée ce soir.
Elle a été reçue à la gare par le général
Cadorna, commandant du corps d'armée,
les généraux de division et de brigade,
et le colonel Jullian, arrivé ce matin.
Le général Cadorna a donné un dîner
en l'honneur de la mission française et a
porté un toast chaleureux à la France et
à son armée.
. Le général Michel a porté la santé de
l'armée italienne. Salués aux accents de
la Marseillaise, et très acclamés, les of-
ficiers sont partis pour Rome en train
spécial, à minuit.
SYNDICALISTES DYNAMITEURS
Insiianapolis, 23 avril.
Le secrétaire international- du syndicat
des ouvriers du fer de construction en
Amérique, nommé Mo.:an:ara, a été arrêté
sous l'accusation de meurtre et complicité
dans l'attentat à la dynamite commis con-
tre le bureau du journal Los Angeles
Times, en octobre dernier.
Une grande quantité de dynamite et de
mèches ont été trouvées au siège du syn-
dicat. Un frère de Monamara et un autre
individu ont été arrêtés à Détroit. On a
trouvé douze bombes d'ans leurs sacs.
L'INSURRECTION MEXICAINE
L'armistice accepté
Washington, 23 avril.
Le gouvernement mexicain a accepté,
aujourd'hui, un armistice de cinq jours
dans la zone révolutionnaire du nord du
Mexique. Pendant ce temps, on entamera
des négociations pour te prolongement de
l'armistice et l'ouverture d'une conférence
en vue de ta paix sur le territoire mexi-
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_ 1— fr.
Exiger partout la marque RHXJYS
« €3rm <3L& XJC»'23C8.£5,JCSHB©11© »
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Mi te Iirjii is es matin
Paris, 24 avril, 2 h 30 matin.
Au Maroc
De l'Aurore :
Il ne s'agit pas de conquête. Le.gouverne-
ment, pas une seule fois, n'a laissé échapper
l'occasion d'affirmer sa volonté absolue de res-
ter dans les termes d'AIgésiras et de retirer
les troupes dès que le calme sera rétabli. Il a
même prouvé à tout le monde par son peu
d'empressement à intervenir malgré le péril
pressant, que sa sincérité était absolue. Main-
tenant, il n'y a plus à tergiverser. Reculer se-
rait une faute grave.
De /'Humanité ;
Ah ! la bande marocaine et son délégué
Regnault peuvent se vanter d'avoir affaire à
des gouvernements débiles et aveugles, à un
pays sans clairvoyance et sans ressort. Leurs
intrigues les plus grossières réussissent, leurs
desseins les plus criminels se développent sans
obstacle et la politique la plus imprévoyante et
la plus basse est devenue, par eux, la politique
de la France. Le ministère, qui s'est laissé
prendre dans le plus terrible engrenage, verra
ce qu'il en coûte d'être la dupe de tous ces
trafiquants.
De La Lanterne r
Nous aurions pu nous désintéresser com-
plètement de ce qui pouvait se passer au Ma-
roc et nous contenter de veiller a la sécurité
de 'notre frontière algérienne. Cela eut mieux
valu à notre avis. Mais puisque nous avons
accepté de l'Europe le mandat de concourir,
dans le pays, à l'établissement d'un régime
d'ordre et, de sécurité, puisque nous avons con-
senti à aider le sultan Moulay Hafld pécu-
niairement et militairement, puisqu'il y a à
Fez, et dans la région, des Français en danger
et des Européens menacés, nous sommes bien
obligés d'agir. En toute bonne foi, il est im-
possible de voir autrement les choses. L'opinion
Un mauvais début I
Souvent, le délabrement de l'orgafiisffiîf
commence par les reins, organes d'une
importance capitale, puis la moindre al-j
tération dans leur fonctionnement suffit'
pour troubler l'économie tout entière et
dans certains cas amène la mort du mala-!
jde en quelques jours. Méfiez-vous donc,
"lorsque vous constaterez que vos urines
sont troublées, lorsqu'elles sont d'une
couleur trop foncée. Méfiez-vous aussLJ
lorsqu'en vous levant le matin vous sen-j
tez une douleur persistante dans le dos,'
lorsqu'après vous être baissé vous ne'
pouvez vous redresser qu'au prix de vives
douleurs. Vos reins ne fonctionnent plus'
bien, et c'est un mauvais début qui de-
mande attention. Hâtons-nous de dire
qu'avec une petite réparation il n'y pa-
raîtra bientôt plus et que tout rentrera']
dans l'ordre, surtout si on demande aux
Pilules Pink de faire cette petite répara-
tion.
Exemple : Mme H. Dufranne, 56, ru4
Fontaine-au-Roi, Paris, écrit :
« C'est pour moi un devoir de témoigner,
des bons résultats que j'ai obtenus grâce,
à vos excellentes Pilules Pink. Je vous fé-i
licite pour l'excellence de votre médica-
ment et je vous autorise à publier mai
guérison, expérant que d'autres malades
imiteront mon exemple.
« J'ai souffert cruellement de maux da
reins et mon travail avec ces douleurs
était devenu une véritable torture. J'ai
eu aussi des douleurs très vives dans les
jambes et, de plus, mon état général étaifi
peu satisfaisant. En particulier, j'éprou-
vais souvent des migraines très pénibles.
« Tous les médicaments successivement
employés par moi, n'avaient produit au-;
oune amélioration et je me demandais si
je n'étais pas condamnée à toujours souf-
frir. Enfin, j'ai eu la bonne inspiration de
prendre les Pilules Pink, e'< à partir de ce
moment, j'ai été sur le chemin de la gué-
rison. J'ai poursuivi ce bienfaisant traite-
ment et actuellement je me considère
comme définitivement débarrassée de mes
•douleurs et mon état général de santé
est tout à fait satisfaisant. o>
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