Titre : Figaro : journal non politique
Éditeur : Figaro (Paris)
Date d'édition : 1898-11-03
Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication
Contributeur : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 03 novembre 1898 03 novembre 1898
Description : 1898/11/03 (Numéro 307). 1898/11/03 (Numéro 307).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
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Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k284552f
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
FIG-lRO JEOfjf 3 NOVEMBRE 1898
toîté, auquel on ne devra pas attacher
plus d'importance qu'à un médiocre
mais fidèle croquis.
II commença par me demander des
nouvelles du "voyage que je venais de
faire à Amsterdam, et parla en termes
sobres, mais pénétrés, de la Ronde et des
Syndics.
-r Ce. qui m'a frappé lorsque j'allai en
Hollande, c'était l'infériorité des petits
tableaux de Rembrandt que l'on voit
dans les musées de là-bas.
Mais beaucoup sont des attributions
douteuses 1
Vous avez raison, car il y a la Fa-
mille dùmenuisier, au Louvre,etl'homme
qui a fait cela ne peut pas avoir fait cer-
taines autres choses.
Puis, l'idée du Louvre le fit passer sou-
dain à un autre sujet.
Je vais peut-être, dit-il avec une
affectueuse ironie, jeter une pierre dans
votre jardin, mais je trouve que ce soi-
disant Piero della Francesca, acheté avec
le concours de la Société dite des « Amis
du Louvre », est une chose absurde. On
n'aurait jamais dû acheter cela. L'enfant
est ridicule, la Vierge est lourde et insi-
gnifiante quant au paysage,, sur lequel
on se rabat, il est d'un homme qui n'a
jamais regardé la nature.
Après un silence, il reprit
Allez donc voir dans l'atelier, à
côté, et vous me direz de qui vous pen-
sez que peut être le tableau qui est sur
le chevalet.
C'était une fillette en pelisse fourrée et.
en bonnet serré sous lequel passent des
cheveux bouclés, elle tient ses mains
croisées et serrées sur la poitrine.
Je' pensai que cela pouvait être dé
Jeanniot.
Tout juste! Comme c'est vrai et
simple! Comme ces petites mains sont
expressives et disent la forte émotion
qui agite intérieurement cette petite per-
sonne. C'est une chose que j'ai achetée
récemment, et'que ma pauvre femme
aimait beaucoup. Elle disait ce mot
« On vient de la priver de ses cerises. »
Le sourire, commencé dans le souvenir
de cette gracieuse parole, s'effaça soudain
et se termina en un sanglot, avec la
tête plongée dans les .mains. Ah! être
témoin de cette douleur chez un pareil
homme A ce moment, ce rien si pro-
fond et si déchirant me donna la cruelle
certitude que notre pauvre maître était
condamné et que nulle force, nulle éner-
gie de nature ou de travail ne le ratta-
cherait à la vie. Ce fut, dans un silence
profond, que j'eus ainsi, par lui-même,
la nouvelle de sa mort prochaine.
Peu à peu, il releva la tête, refoula ses
larmes. et reprit avec fermeté l'entretien
sur quelques questions d'art. Il revint
sur -les petits Hollandais et protesta
avec énergie contre la comparaison
qu'on avait établie entre eux etMeisso-
nier. Il parla aussi du peintre Menzel,
dont je venais de voir beaucoup de choses
en Allemagne.
-La Forge. c'est un tableau étonnant
d'habileté. Mais il faut beaucoup de
courage pour faire un tableau pareil.
Comme cela doit être ennuyeux de faire
jusqu'au bout certaines œuvres, de s'in-
téresser, au point où le font certains,
à la sécheresse d'un accessoire. Com-
ment peut-on être aussi subjectif
Tojpt Puvis de Chavannes se trahissait
dans ce cri! ̃
•r- Peut-être, • s,uggérai-je, l'esprit de
ces peinfress:estnU-rànGap&ttle?,'d#- s'élemr-
plus haut et trouvent-ils, justement leur
bonheur dans ce qui cause une répulsion
à ceux qui trouvent le leur dans les idées
générales.
-r Oui, répliqua-t-il. Pourtant, dans le
VanEyckdelaNational Gallery, «le mari
et la femme », on ne pense pas au détail.
Et cependant tout y est d'une façon in-
sensée: v
L'idée de Meissonier lui revint à ce
moment, et il demanda quelle pourrait
êtte, plus tard, la fortune de son œuvre?
Après tout, dit-il, après un moment
de réflexion, il est probable qu'il y aura
toujours, tout de même, une clientèle
pour les Albane, les Carlo Dolci, et les
autres. Il y a des races qu'on n'arrache
pas.
Enfin, il passa de là à de plaisantes
histoires de copistes qui, dans les mu-
sées se- succèdent sans relâche devant
les œuvres précisément les plus fades,
et ce fut toute une série de souvenirs
sur les manies et les docilités, parfois
peu éclairées, de ces braves manœu-
vres copiant les accidents arrivés au
tableau avec la même fidélité que le
tableau lui-même. 11 me parla, entre
autres, d'une certaine princesse qui, de-
vant lui, à ,Amsterdam, avait apporté
un peigne pour imiter, dans la peinture
fraîche, un assez bizarre coup de griffe
qui se trouve sur la joue d'un des syn-
dics. ̃;
L'entretien continua longtemps sur
bien des matières d'art, montrant quelles
vivacité, variété et justesse de jugement
il avait sur toutes ces choses qu'on l'a
parfois accusé de dédaigner, ou même
d'ignorer. Quelle erreur 1
Je. veux terminer ces bribes présentées
dans leur décousu, telles quelles, par un
mot récent: qui dira tout l'homme, ou,
toutau moins, tout l'état de son âme en
ces derniers jours de douleur.
Il parlait a tin de ses amis de son
grand triptyque de Sainte Geneviève
heureusement terminé pour le grand
bonheur de tous ceux qui, dans l'avenir,
iront en pèlerinage d'art à ses œuvres.
Pourvu, disait-il avec une certaine
angoisse, que mes forces ne me trahis-
sent, pas avant que j'aie fini cette vie de
sainte Geneviève! Après, fit-il avec un
grand geste d'abandon, et aussi, un mou-
vement invincible vers la disparue, après
je de tiens pas à lui survivre ni à me
survivre.»
• Arsène Alexandre.
LA VIE LITTÉRAIRE
L,ËS LIVRES
HISTOIRE
Dans la réédition des œuvres de Miche-
le|àite par, la maison Calmann Lévy,
j'appellerai l'attention des lecteurs sur la
belle étude faite par M. Gaston Boissier
sur l'Histoire romaine qui vient de pa-
raître en même temps que d'autres ou-
vragesde l'historien. Rappelant lesregrets
exprimés, par Michelet d'avoir, dans une
précédente édition, fait l'apologie dé'
César en disant qu'il méritait d'être le
fondateur de l'empire, M. Gaston Bois-
sier écrit
Mais non Michelet n'est pas si coupable
^Uj'U Jeeroyiait» Les $9 ges qu'il donne à Gé-«
sar n'ont rien d'excessif: il n'est pas vrai
que ce né soit, qu'un «;aas grand homme •>
et encore moins qu'il nv ait pas de' grands
hommes et que la légende qu'on leur fait ne'
soit qu'un tissu d'exagérations et dé menson-
ges. Quant à l'Empire romain, que Michelet
enveloppe ici dans la condamnation. dont il
frappe Auguste et César, il a prouvé surabon-
damment, par l'admirable tableau qu'il a
tracé des derniers temps de la République,
que Rome n'y pouvait pas échapper; c'était
un malheur inévitable, et, dans tous les.cas,
si les contemporains ont pu s'en plaindre, la
postérité n'y a pas perdu. En 18ê6, jugeant
l'Empire ancien avec les préventions que lui
causait le nouveau, il l'accusait « d'avoir
passé sur l'univers le niveau de la honte et
l'égalité du néant» il était plus juste, trente
ans plus tôt, quand il disait « Si chaque ar-
bre se juge à ses fruits, on peut affirmer
qu'un gouvernement qui a donné les lois
dont le monde vit depuis deux mille ans, ce
gouvernement, pris dans son ensemble, -res-
tera, malgré les Caligula, les Néron, les Ca-
racalla et autres fous sanguinaires, un bien-
fait pour l'humanité. » Voilà la vérité. C'est
l'Empire qui a fait l'unité du monde c'est
par l'Empire que nous nous rattachons direc-
tement à Rome nous autres surtout, nous
ne pouvons pas l'oublier.
Michelet, du reste, ne l'oubliait pas; per-
sonne, peut-être, n'a mieux compris ce que
nous devons à Rome. Je suppose qu'il aurait
été fort, surpris d'entendre dire ce qu'on ré-,
pète autour de nous, ce que tant de gens ac-
ceptent comme une vérité démontrée que
c'est perdre notre temps que de nous occuper
de cette antiquité lointaine, que cette étude
est de celles qui ne servent qu'à contenter
notre curiosité, que nous avons d'autres
choses à faire et qui nous tiennent de plus
près. Il pensait que rien ne nous est plus né-
cessaire que. de savoir nos origines, et que
nous tenons de Rome la plus grande partie
de ce que nous sommes il s'était bien
aperçu que, quand nous descendons en nous-i
mêmes, nous y trouvons un fond de senti-
ments et d'idées qu'elle nous a laissé, que.
rien n'a pu nous faire perdre, et sur lequel
tout le reste s'appuie et il en concluait que
c'est à elle qu'il faut nous adresser, si nous
voulons nous connaître parfaitement et avoir
la pleine conscience de notre génie propre.
Voilà pourquoi Michelet, qui rêvait d'écrire
l'histoire de son pays, et qui en avait fait le
but de sa vie, s'imposa la tâche d'étudier
d'abord celle de Rome il lui semblait
qu'elles se complétaient toutes les deux, et
que c'est la route naturelle d'aller de l'une à
l'autre. Il avait raison, et je crois bien
qu'il sera toujours utile, avant d'aborder
son Histoire de France, de lire son Histoire
romaine.
On ne saurait mieux définir l'état
d'âme » de Michelet quand il voulut re-
venir sur ses opinions et sur les raisons
qui les lui faisaient condamner; on rie
saurait non plus dire plus juste sur la né-
cessité où nous sommes de ne pas renier
nos origines et d'étudier à fond cette
antiquité envers qui le moindre devoir
est de se montrer reconnaissant.
PHILOSOPHIE
Tout le monde sait le nom d'Auguste
Comte, peu de gens ont pris la peine
de lire son œuvre, le rangeant, par
paresse d'esprit le plus souvent, au
nombre des rêveurs inintelligibles, qui
d'ailleurs ne sont pas rares sur-le ter-
rain philosophiques Sans la connaître,
beaucoup ont cru, au juger, que la
doctrine d'Auguste Comte n'était autre
chose qu'un dissolvant de tous liens
sociaux et religieux. Il paraît que c'^gt
là une grave erreur sur laquelle il
ne serait que juste de revenir. Evidem-
ment on ne parcourt pas son œuvre
comme un Vi-oman, ei; sa lecture offre.
'quelque aridité aux plus résolus à la pé-
nétrer. Il y faut une préparation. Je ne
saurais en indiquer une meilleure que
celle que contient un livre qui vient de
paraître à la librairie H. Le Soudiersous
ce titre Auguste Comte méconnu, Au-
guste Comte conservateur, et qui est
composé d'extraits de son œuvre finale.
L'un des exécuteurs testamentaires
d'Auguste Comte, M. L. K. a résumé
dans une claire et courte préface.les ten-
dances, le but du livre, protestant contre
l'œuvre de disciples qui, suivant lui, in-
terprétant mal les écrits du maître, lui
ont fait dire tout autre chose que ce
qu'il avait dit. Il nous montre ainsi Au-
guste Comte °
Ouvrant des sépulcres séculaires, il ressus-
cite la chevalerie, le culte de la femme, la
vénération, la tendresse, la piété, le dévoue-
ment, la primauté du pouvoir spirituel sur
le pouvoir temporel condition primordiale
'de toute dignité, de toute liberté, de toute
•indépendance. Dominant l'esprit de détail,
principal fléau du siècle actuel, par le génie
d'ensemble; subordonnant l'esprit au cœur;'
érigeant le sexe affectif en providence morale
.de notre espèce; réglant, comme le moyen
âge, la vie humaine d'après le sentiment, il
brise à jamais le prestige fallacieux, l'or-
gueilleuse et stérile domination d'une vaine
•science, anarchique et perturbatrice, qui,
n'ayant su rien fonder, assiste, impuissante
et indifférente, aux tourmentes qu'elle a dé-
.chaînées, trônant sur lés ruines dont son
xègne a couvert le. monde.
Réunir les partisans de l'ordre contre ceux
'du désordre
Les disciplinés contre les révoltés
Les silencieux contre les discoureurs,;
Les humbles contre les superbes
Les réservés contre les agites;
Ceux qui résistent contre ceux quipous-.
sent à la désorganisation
Ceux qui dirigent et ceux qui mettent leur
dignité à être dirigés contre les brouillons
incurables, également incapables de conduire
et d'être conduits
Tous ceux qui, acceptant le joug salutaire
du passé, se soumettent volontairement à
une règle, personnelle, domestique et civique,
contre tous ceux qui, abandonnes à leur
sens propre, suivent, les impulsions de leurs
passions aveugles, épuisent leurs forces dans
la poursuite de vains remaniements tempo-
rels
Ceux qui gémissent du dérèglement univer-
sel contre ceux « qui dirigent Us cornes inso-
lentes d'une fausse liberté envers tout ce
qui est saint et respectable.
Réunir, en un mot, tous ceux qui ont une
religion contre tous ceux qui n'en ont pas,
afin' de former une force collective irrésis-
tible, capable de réagir profondément sur les
destinées de l'Occident.
Il y a loin de ce positivisme-là à celui-
là qu'on redoute et dont on s'est servi
comme d'un bélier destiné à détruire re-
ligion, et société. A ceux qui ont rangé
Auguste Comte parmi les révolution-
naires fils de Jean-Jacques, il ne faut
qu'ouvrir ce livre et leur montrer qu'il
ne se gênait pas pour déclarer Robes-
pierre « un déclamateur sanguinaire ».
N'est-ce pas le sort de tout philosophe
d'être accusé de quelque chose? Soit,
mais en ce cas, avant de le condamner
ou de l'absoudre, est-ce le moins qu'on
l'entende ou qu'on le lise. C'est ce que
réclame aujourd'hui pour Auguste Comte
un de ses exécuteurs testamentaires.
MÉMOIRES °
Strasbourg, t 'Armée de la Loire, V Ar-
mée de VEst, souvenirs d'un télégra-
phiste, c'est le titre que M. J. Bitteau a
donné, au ttyre si intéressant qu'it vient
d. i,/u. ..o/, Bloud et Barrai et qui
nuus remet une fois de plus sous les
yeux ces scènes de patriotisme, dé fidé-
lité au devoir, d'héroïsme qui s'ignore,
tant -t de fois renouvelées pendant là
guerre de 1870. C'est un de ces combat-
tants, un de ceux qui sont restés les der-
niers à Strasbourg, qui y ont subi le
bombardement, qui ont vécu à la cita-
delle, assisté à la capitulation, qui ont
rejoint l'armée de la Loire, qu'on re-
trouve à Saint-Dié, à Toul, à Tours,
à Coulmiers, à Orléans, à Villeneuve-d'In-
gré, à Artenay, à la retraite sur Bourges,
à Villersexel, à Arcey, aux dernières ba-
tailles, à la retraite sur Besançon, à l'en-
trée en Suisse, qui a, jour par jour, écrit
ses impressions, soit qu'il fût en faction
sur la cathédrale de Strasbourg, épiant
les mouvements de l'ennemi, soit qu'il
parcourût misérablement, tes pieds dans
la neige, ces champs, ces bois, ces routes
hérissés de difficultés et d'embûches.
M. J. Bitteau raconte très simplement,
sans prétention d'écrivain, rien que par
le besoin de dire la vérité, tout ce qu'il a
vu, entendu et souffert; qu'on lise cette
page que je copie sans y rien changer:
Je revois cette cohue d'hommes qui n'a-
vaient plus du soldat que le nom, sans vête-
ments, sans chaussures, à peine couverts de
loques effilochées, disparates, les cheveux et
la barbe incultes, les yeux caves, toussant à'
fendre l'âme, se traîner péniblement sur la
route couverte de neige, s'accrocher aux voi-
tures pour ne pas tomber de lassitude; je les
vois tourner la tête et regarder en arrière,
chaque fois qu'une détonation de canon par-
venait à leurs oreilles, avec une expression
d'effroi indicible, comme s'ils eussent craint
d'être poursuivis une fois encore par cet en-
nemi impitoyable qui les harcelait depuis des
journées, et de ne pouvoir atteindre cette terre
hospitalière, le salut, dont chaque pas les
rapprochait. Je revois la route qui passait au
pied du fort de Joux toute noire de ce trou-
peau humain roulant, trébuchant,'sans cesse
accru de la multitude qui' dévalait de tous les
sentiers du Jura; je revois les malheureux
qui, à bout de forces, las de souffrir, incapa-
bles de faire un pas de plus, se laissaient
tomber sur la terre glacée et que, brutale-
ment impitoyablement, leurs camarades
poussaient sur les bas côtés du chemin, sans
autre idée que de précipiter leur propre fuite,
que d'assurer plus vite leur propre salut. Et
mon cœur se serre à la pensée de cet égoïsme
féroce, de cette épouvantable lâcheté qu'en-
gendrent l'instinct de la conservation et la
crainte de la mort. Certes, à ce moment, le
« chacun pour soi >f était la règle absolue, le
seul sentiment qui existât encore dans l'àme
de tous ces hommes déprimés par les horri-
bles souffrances endurées depuis deux mois.
Qui sait si toute cette armée, bêtes et gens,
officiers et soldats, ne se serait pas affaissée
et n'aurait pas péri, tout ^entière, daus la
neige, si le dernier effort affaire pour attein-
dre la Suisse avait été plus considérable, si
le sol helvétique avait été distant de quelques
kilomètres de plus ?
Mais l'intérêt principal de ce livre,
c'est peut-être moins le récit de tous ces
faits de guerre dont le détail nous cap-
tive, que la relation des opérations de la
télégraphie militaire et des services
qu'elle a rendus grâce au dévouement de
ceux qui y ont été employés. Je voudrais
citer bien des passages relatifs au fonc-
tion,nement du précieux corps des télé-
graphistes, mais je dois me borner à si-
gnaler aux lecteurs et à l'administration
le livre de M. Bitteau qui, fort modeste-
ment, se. met au dernier plan dans cet
ouvrage, toutes les fois qu'il s'agit du,
service où il a prouvé tant de zèle et de
(iéyoxzemepL ̃ ̃̃ '̃ -"̃ •>, î
• ̃•̃ ART-
ART'
Un grand comédien retiré aujourd'hui
du théâtre, mais dont les années de re-
traite n"ont pas amoindri une activité
encore regrettée à la Comédie-Française,
M. Pelaunajvqui possède' une précieuse
collection d'autographes de ses contem-
porains, a autorisé la revue « le Carnet
historique et littéraire » à publier quel-
ques lettres de Suzanne Brohan; ceux
qui n'ont pas pu applaudir la charmante
artiste y pourront apprécier la femme
d'esprit qu'elle était. Nous nous conten-
terons de citer d'elle une lettre qui ren-
ferme le croquis d'un grand comédien
disparu depuis longtemps, de Fleury,et
en même temps un petit aspect du
Conservatoire d'autrefois. Mon regret est
de ne pas citer la lettre entièrement:
Nous avons parlé dimanche du célèbre
Fleury, que vous n'avez pu connaître. très
heureusement pour vous. et pour le public.
Eh. bien!. moi, jel'aivu, un jour qui fut pour
moi comme un rêve, et dont le souvenir est
resté un des plus chers de ma pauvre en-
fance. J'avais onze ans (comme Lisette, je
parle de longtemps!). Je venais d'être pré-
sentée au Conservatoire, et le bon M. Perne,
alors directeur, m'avait fait inscrite pour la
classe de. M. Fleury. J'étais alors une enfant
extrêmement timide. Le grand jour de l'au-
dition arrive; le garçon de classe me désigne
un banc où je vais m'asseoir, ma mère se
place derrière moi. La classe était au grand
complet, et le fauteuil où vous professez au-
jourd'hui attendait le maître d'alors. Le spec-
tacle était pour moi très imposant et déjà bien
troublant..Fleury entre, s'assied et donne à
'plusieurs élèves des leçons excellentes sans
aucun doute, mais dont je n'entendis pas un
mot, tant mon cœur sautait «t tant mes oreil-
les bourdonnaient. Enfin, le maître, après
avoir consulté une feuille qui .était sur la
table, appelle un nom. le mien Je me lève
vivement, puis je reste là, droite, immobile,
incapable de faire un pas. Je devais avoir
une mine bien effarée, car le cher homme me
prit en pitié. «Vous avez donc bien peur, ma,
pauvre petite ? » me dit-il. Moi, hors d'état
d'articuler, je lui fis signe que « oui » 1
«Voyons, venez ici, près de moi.» Sa voix s'é-
tait, faite très douce, et je trouvai la force de
faire quelques pas vers son fauteuil. Alors il
me plaça entre ses genoux, prit mes deux
mains dans une des siennes, de l'autre écarta
de mon front mes cheveux qui s'étaient aussi
effarouchés et me dit doucement « Regar-
dez:moij » J'osai lever les yeux sur lui, et je
viss un aimable visage; vieux et laid, avec
un bon sourire un peu railleur. et des
yeux noirs, tout pleins de malice et de
bonté I « Eh bien est-ce que j'ai l'air si
méchant? Je secouai la tête pour lui
dire non «Alors de quoi ayez-vous peur ?»
Involontairement, je jetai un regard de mé-
fiance du côté des jeunes gens, qui se mirent
à rire tout bas de ma sauvagerie. « Ah 1 bien
je comprends! ce sont ces mauvais garçons-là
qui vous effrayent. Oui, ils sont moqueurs;
mais attendez nous allons bien les attraper.
Donnez-moi votre livre et c'est moi qui vous
donnerai la répliqué, et vous allez me conter
cela tout bas. à l'oreille. ?>, Ce qui fut fait-
à la lettre, entre ses genoux. Je lui dis, me
penchant à son oreille, un fragment du joli
petit rôle de Rosé, dans l'Optimiste. Après
quoi, il me dit que ce n'était pas mal du tout,
que ma prononciation était bonne,. Il me mit
un baiser au front, me donna une petite tape
d'amitié sur la joue et me renvoya à mon
banc; ravie et acceptée.
II! est regrettable pour les amis du
théâtre que Suzanne Brohan n'ait pas
laissé de mémoires elles'y est d'ailleurs
formellement refusée, car elle écrivait:
Voua xn'engage7,.à à ,« rassembler, mes. sow?
venirs pown en faire wri' livre, -un, vrai. J
li'lfredestiné au public 1), Bon Dieu il me
serait, je crois, aussi facile de chanter de-
main les Huguenots à l'Opéra, ou de lutter
sur un trapèze avec Léotard, que d'écrire un
vrai livre, si mince et si menu qu'il puisse
être. D'abord, je ne sais pas le français, je
fais beaucoup de fautes d'orthographe. Voilà
pour la forme; quant au fond, il serait abso-
lument insuffisant.
Il suffira de parcourir ces fragments
de correspondance pour voir que l'ar-
tiste se trompait sur sa valeur d'écrivain.
A citer aussi une charmante lettre par.la-
quelle elle exhorte M. Delaunay à rentrer
au théâtre « Cet aimable administra-
teur, M. Jules Claretie, vous tendra les
bras » dit-elle l'aimable administra-
teur n'eût pas été le seul à lui tendre les
bras, le public eût fait comme lui.
Philippe Gille.
lia Vie Sportive
LE TURE
NOTES SUR AUTEUIL
Le programme paraît un peu plus clair que
celui de mardi; toutefois, nous sommes au
début d'une. nouvelle campagne, et avant que
les chevaux aient refait connaissance avec le
parcours d'Auteuil, la prudence semble de ri-
gueur. Cependant, on peut voir assez nette-
ment, dans le Prix des Chasseurs, Lhéris ou
Drury Lane dans le Prix de Lormoy, Fox et
.Grandlieu dans le Prix de Marly, Bassam.
et Êstafier dans le Prix Firino, Préfet; dans
le Prix Saïda, Cloîtrée et Khiva dans le Prix
de La Masselière, .FÎeuruB et Welcome, 11
COURSES A VINCENNES
Même programme que lundi, même temps
agréable, même assistance. Les surprises
causées par 1 Love You, Chaconne et Pen-
sive ont été compensées parla victoire de
deux favoris. Parenthèse et Martha II, très
indiquées, ont eneffet gagné l'une le prix de
Montreuil, l'autre le prix des Sentiers, mais
pas aussi facilement qu'on aurait pu le
croire.
Le Prix de Marigny, 4,000 fr., 2,000 m., a
été pour 1 Love You (7/1), à M. Stern (Wea-
therdon), battant Sinha, à M. 0. Soarez (Bar-
len) et Ma Chère, à M. J.-R. Hennessy (H.
Mitchell).
ï Love You prenait plusieurs longueurs au
départ sur Electroscope et ïrianon, les autres
en peloton, Oracle dernier. Cristal II, Témé-
raire, Trianon, Electroscope, Pactole II, Clé-
mentine et Oracle étaient battus à l'entrée de
la' ligne.droite où Sinha venait sur I Love
You, mais ce dernier conservait l'avantage
de deux longueurs. Ma Chère troisième à une
encolure.
Pari mutuel à 10 fr. 64 fr. Placés I Love
You, 21 fr. Sinha, 15 fr. 50 Ma Chère,
19 fr. 50,
Le Prix de Montreuil, 4,000 fr., 1,200 mè-
tres, a été pour Parenthèse (5/4), à M. Veil-
Picard (Drayton), battant Mademoiselle de
Briouze, à M. W. Brockwell (Dodd), et Jupi-
ter II, à M. G. Cunnington (Wycherley).
Parenthèse, Glorieuse et Mademoiselle de
Briouze, en ligne, partaient devant Jupiter et
porian, Avant le pavillon Glorieux fléchis-
sait. Parenthèse et Mademoiselle de Briouze
étaient ensemble au poteau ordinaire. Après
lutte Parenthèse l'emportait d'une courte
encolure. Jupiter II troisième à trois lon-
gueurs.
Pari mutuel à- 10.fr. 23 fr. 50. Placés Pa-
irenthèse, 15 fr.; Mademoiselle de Briouze,
l5fr.5O.
Le Prix de Charenton, 4,000 fr., 1,000 m.,
a été pour Martha II (10/11), au duc de Bris-
sac (Bowen), battant Octogone, à M. Fasquel
(k. Childs), et Toledo, à M. Maurice de Gheest
(Wycherley). y;
JMartha il, Navarin III et Octogone par-
taient devant Toledo et Illa. Au bas de la
montée Navarin III fléchissait. Octogone ve-
nait attaquer Martha II, mais cette dernière
conservait une encolure. Toledo troisième à
quatre longueurs1.
Pari mutuel à 10 fr. 21 fr. Placés Mar-
cha II, 13 fr. Octogone, 15 fr.
< Le Prix des Minimes, 2,000 îf., 800 met;, a
été pour Chaconne (14/1), au baron Roger,
i(Brennan), battant Quinsac, à M. J. de Bré^
mond (Dodd), et Erinnye, à M. Thyrand
(Che.stennan).
'Herne Hill, Erinnye, Roboam et Chaconne
partaient devant Quinsac, Gismonda Fan-
chette, Bianca Capello, les autres échelonnés.
Herne Hill, Roboam. Faveur, Chrysis, Gis-
monda et Bianca Capello fléchissaient les
premiers. Quinsac, Chaconne et Erinnye
étaient en ligne avant le pavillon. Après
lutte Chaconne l'emportait d'une longueur
et demie sur Quinsac. Erinnye troisième à
une courte tête.
Pari mutuel, 10 fr. 180 fr. 80. Placés
Chaconne, 34 fr.; Quinsac, 15 fr. 50; Erinnye,
17 fr.
Chaconne a été réclamée pour 8,347 francs
par M. Kamierowski.
Le Prix des Sentiers, 6,000 fr., 1,600 m., a
été pour Pensive (12/1), à M. E.de La Charme
(Chesterman), battant Linotte, à M. de Gheest
(Bowen), et Résolution, à M. Th. Carter
(Brennan).
Zinà, Indien; Liberté et Résolution ont mené
devant Catamarca, Léopard, Linotte, Solitude
et Pensive. Avant la ligne droite Indien et
Liberté ensemble galopaient devant Résolu-
tion, Catamârca, Linotte, Léopard, Solitude,
Forester et Pensive. Catamarca était en tète
avant le pavillon où Linotte, Résolution et
Pensive se détachaient. Pensive prenait l'a-
vantage à la distance où Bowen baissait les
mains. Pensive l'emportait alors de trois lon-
gueurs sur 'Linotte. Résolution troisième à
deux longueurs.
Pari mutuel à 10 fr. 97 fr. Placés Pen-
sive, 27 fr. Linotte, 65 fr. 50; Résolution,
31 fr. 50,
Robert Milton.
automobilisme:
Scrutin de ballottage du 2 novembre 1808,
à l'Automobile Cfiub de France. Ont été
reçus:
MM. Paul Labbé, Bouts, Grosdidier, Charles
Walckenaer, jQseph-Ëmilq Boignes, GastonBoyer,
Fernand Boyer, Victor-Manuel Semiriario, Jules
Boitelle, Emile Durand-Dassier, Léopold Weis-
weiller, Demetrio Pineyro, Joseph de Sard, Pierre
Thorel, Athanase^André Vasliano Athanase-
Marie Vaglianp, Maurice Mulier, Demonts, de
Villeçin, comte de' CartagenaJ George Ville, La-
goguée.
M. Walckenaer, qui a été reçu membre
de l'Automohile'-Club de France dans sa
séance d'hier, a été nommé membre du Co-
mité. Nous espérons que l'ingénieur chargé
des voitures automobiles deviendra de ce
fait l'allié et l'appui des chauffeurs.
La course Paris-Saint-Pétersbourg est
renvoyée à 1900. Notre confrère de Lucenski
s'est offert pour étudier, dés le mois de juillet
prochain, le parcours de cette grande épreuve
qui se courra probablement en sens inverse,
c'est-à-dire de Saint-Pétersbourg à Paris.
L'organisation d'une course en France
pour l'année prochaine a été votée. Une
Commission a été nommée pour étudier le
parcours à choisir.
Le Comité a enfin adopté la proposition
du marquis de Chasseloup-Laubat d organi-
ser pour 1900 un congrès de l'automobi-
lisme.
Paul Meyan.
PETITES NOUVELLES
Automobilisme. Pendant la troisième réu-
nion donnée au vélodrome de Lille s'est disputée
une course do njotocycles dont voici les résul-
tats
l«r, Courbe 2°, Ad. Acçou. Les deux autres
concurrents se sont accrochés au départ et ont
étémis hors 4§ cause, -1 1.1 ..71
>~ On trouve toujours à la Maison Parisienne,
71, avenue de la Grande-Armée, la.petite voiture
«Eclair» à deux ou trois places, ainsi que le dos-
à-dos a quatre places, livrable tout de suite à
des prix très avantageux.
Le préfet de Seine-et-Marne vient de pren-
dre un arrêté autorisant l'établissement d'un ser-
vice publie dé voitures automobiles pour le trans-
port des voyageurs et des messageries sur dix-
sept parcours en Seine-et>Marne, notamment de
Melun au Chàtelet et Fontaine-le-Port, et de Me-
lun à Saint-Martin-en-Bière.
'~e!octpe~e. La fin des vélodromes semble
coïncider aveo la chute des feuilles. Nous an-
noncions l'autre jour la démolition de la piste de
Courbevoie. Voici celle du Parc, à Bordeaux,
qui à son tour va être livrée aux terrassiers.
Les courses qui devaient être données mardi
au Cyclodrome milanais, et qui promettaient d'of-
frir un grand intérêt par suite de la participa-
tion de Jacquelin, Banker et Protin ont dû être
remises à cause du mauvais temps.
Elles sont reportées à dimanche prochain.
L'industrie française est encore l'une des
plus appréciées à l'étranger. La marque Georges
Richard en a la preuve tous les jours par les
commandes qui lui arrivent de tous les points de
l'Europe.
On vient de faire à Londres l'expérience
d'une machine à juger les arrivées, due à l'in-
vention de M. Baerd.
L'appareil a très bien fonctionné, donnant non
seulement le vainqueur, mais les second et troi-
sième, marquant également un dead heat à l'oc.
casion.
Peut-être l'appareil sera-t-il employé dès la pro-
chaine saison.
Le Vélo Club du Livre procédera ce soir, à
9 h. 1/2, au siège social, 2, rue Catinat, à la dis-
tribution des prix de la course Choisy-le-Roi et
retour qu'il a fait récemment courir. Les concur-
rents devant choisir leurs prix par ordre d'arri-
vée, il est do leur intérêt d'être rigoureusement,
exacts.
Lawn-Tennis. Voici les résultats du han-
dicap simple joué sur les courts du Stade fran-
çais à à Colombes
lor tour Max Le Texier (-30) bat Morin (15)
6-1,6-4: Kendall (15) bat André Levy (30) 6-4,
6-3 LeTellierflls (–15) bat Gérald Le Texier (se.
6 5, 5-6, 6-4 Paul (-15) bat Sandoz (30) 60, 6-2,
les' autres exempts.
2° tour Max Le Texier bat Kendall 6-5, 4-6,
6-5; Le Tellier bat Paul 6-4, 4-6, 6-3.
Finale Max Le Texier bat Le Tellier 6-5, 6-5.
Hockey. Le Racing Club de France a joué
mardi à Bruxelles son premier match internatio-
nal de hockey contre l'équipe du Léopold Club
de Bruxelles. Les racingmen ont battu les Bruxel-
lois par 5 buts contre 1. P, ,M,'
TIR
La distribution des prix aux lauréats du
concours organisé par la Société de tir à
longue portée du dix-huitième arrondisse-
ment aura lieu ce soir jeudi, à neuf heures,
55, rue Ramey.
Voici les résultats du concours d'au-
tomne donné par la Société parisienne L'A-
venir, au stand militaire d'Auteuil
Classement sur les trois meilleures balles
MM. 1. Viannès, écart 55 m»; 2. Hersant,74mm 28;
3. Cojan, 76 mm 14.
Classement sur la meilleure balle
MM. 4. Bertelin, écart imm 59; 5°" de Schlum-r
berger, 7»m 91 6° Dilgard, 16mm 81 7° Descar-
pentries, 19, 44; 8° Pelletier, 19, 78; 90 Cavadini,
22, 04; 10» Brière, 22,40; ll°Paquot, 24, 86; 12°
David, 24,93; 13° Véry, 24, 94; 14° do Belval,29,25:
15° Séverin, 30" 43; 16»Weismann, 30, 82; 17° Bon-
nard, 31, 17; 18° Luce, 33,95; 19° Pimont, 36, 67;
20° Marc, 36, 98; 21» Levêque, 38, .28; 22o Cosléou,
38, 57; 23° Dupuy, 39, 74; 24° Berlemont, 44, 85;
25° Bidoilleau, 45, 51; 26a Wahlen, 49, 21; 27°
Desvignes, 50, 15; 28° Coulon, 52, 09; 29» Rosse-
lin, 52, 10; 30° Kalb, 53,61.
Les tireurs peuvent retirer leurs prix au
siège de la Société l'« Avenir », 10, boulevard
des Bàtignolles. `
La Société mixte de tir du 12° territo-
rial, à Amiens, vient de renouveler son Comité
comme suit
MM. Hesse, président Boutmy, vice-pré-
sident Lambert, secrétaire Balédent, tré».
sorier Debeauvais, Gontier, Huber, Lan
besse, Lefrançois, Rousseau, Caron et David,
membres.
Paul Manoury»
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HOUBJQANT. 19, Ff S'-Honoré.
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Une seconde division de Rhétorique et
de Philosophie, spécialement prépara-
toire aux Baccalauréats, est ouverte
pourra Rhétorique, à partir du 14 Novembre;
pour la Philosophie, à partir du 1er Décembre,
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Programme des Théâtres
MA1INEES
FRANÇAIS. 1 h. 0/0. Louis XI.
JOLIES-BERGÈRE (2 h. 1/2), PARISIANA (2 h. 1/2),
ELDORADO (2 h.), Nouveau-Cibque (2 h. 1/2),
CIRQUE D'HIVER (2 li. 1/2). CIRQUE Mbdrano ̃
(2 h. 1/2}, ̃•̃_
(2 h. 1/2); Même spectaclé que le soir.
OPERA. 0 h. 0/0. Relâche.
11 Demain^ Kigoletto; laMaladetta. •
(VNÇAIS. 8 h. 1/4.– Le Tricorne enchanté; ••
le Pardon; la Joie fait peur.
DEMAIN, Adrienne Lecouvreur.
JIPERA-COMIQUE (Théâtre DE LA République).
V 8 h. 0/0.– Le Maître de Chapelle; Lakmé.
DEMAIN, Carmen.
ODEON. h. 1/4. Une Héritière; Colinettel
Demain', Epreuve; Colinette.
GYMNASE. 8 h. 1/4. 1807; Marraine.
VAUDEVILLE. 8 h. 1/4. L'Infidèle; Amou-
™ reuse..
RENAISSANCE. 8 h. 314. Médée.
VARIETES. 8 h. 1/2. Les Chaussons de
danse; le Nouveau Jeu.
nALAIS-ROYAL.– 8 h. 1/4.– Chou-Chou; Place
I aux Femmes!
PORTE-St-MARTIN. 8 h: 0/0. Cyrano de
[ Bergerac.
AMBIGU. Relâche.
GAITE. 8 h. 1/2. La Fille de Mme Angot.
NOUVEAUTES. 8 h. 1/2. t- Le Jeu de l'Amour
et du ba,zar; le Contrôleur des Wagons-Lits.
JOLIES-DRAMATIQUES.– 8 h. 1/4.– L'Echelle
ff; de corde; les Quatre Filles Aymon.
B^ÙFFBS^PÂRÏSiÉNS.– 8 h. i/2~Le Soleil de
Minuit.
npHEATRE DES NATIONS. 8 h. 1/4. Charn- •
1 pionne't..
IÏ1HEATRE ANTOINE (EX-MENUS-PLAISIRS).
| 8 h. 1/4. Rolande; Lidoirë.
NOUVEAU-THEATRE. Relâche.
CLUNY. 8 h. 1/2. Amirale; la Coqueluche.
DEJApT 8 h. 1/2.' Mam'zelle Paris; A
qui l'enfant ?
B"~ÔUFFIs-DU-NORD. 8 h. 0/0.– Les Deux
Gosses. ̃ •• ̃'̃"̃?>
MONCEY. 8 h. 0/0. Le Bossu. ;̃
BELLEVILLE. 8 -h. 1/4. Fanfan La Tulipe.
MONTMARTRE.– 8 h,– Le Médecin des Folles. `
&RQUE D'HIVER-8 h. 1/2.– Spectacle équestre.
/1INEMATOGRAPHE, fondé par SÎM- Lumiere.da
il Lyon, 14, boulev. des Capucines (Salon indien).
Concerts et Auditions symphoniques
flONCERTS-COLONNE (Nouveau-Théâtre) J
\i 3 h. 1/2 précises
.Musique ancienne.-Concerto en ré majeur
pour orchestre (H^ENDEL, 1685-1759). Ron- °
deau brillant en si mineur, pour piano et
violon (SCHUBERT, 1797-1828) Mme B, Marx-.
Goldschmidt, M. Sarasate. a) Variations
en fa mineur (HAYDN, 1732-1809); 6) Allégro
molto de la Suite en sol majeur (Scarlatti,
1649-1725) Mme B, Marx-Goldsehmidt.
Dernier quatuor op. 135 (Beethoven. 177.0-
1827) MM. Sarasate, Parent, Van Waefel-:
ghem et Delsart.
Musique moderne. La Fée.d'amour, pour
violon et orchestre (J. Raff) M. Sarasate. •
a) Fantaisie (CHOPIN) 6) Etude (Rubinstein) t
Mme B.- Marx-Goldschmidt. Ziguenerwei-
sen (SARASATE) M. Sarasate. Airs de
danse dans le style ancien (Léo Delibes).
ARDIN D'ACCLIMATATION (3 heures)
En route, marche (MALHERBE). Fantaisie
sur la Traviata (VERDI). Chants du soir
(demandé) (J. Lafitte). Ouverture de
Zampa (Herold). Carlotta (Millceker).,?--
Pigjussou (demandé) (Làpôrte). Ouverture
de Fra Diavolo, (Auber). L'Arrivée de la ̃
poste (Eilenberg). Fantaisie sur la Mas-
cotte (AUDRAN). Retraite française (J. Vif
dal. Chef d'orchestre J. Latltte, de l'Opéra.
Spectacles., Plaisirs du Jour
WYT ÏUC! DPPfit1PT7 Télép. 102.59.– 8"l/2
l>UljIj_iO"DJjJiLlijliU,I!j LALOIEFULLER
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rero l'Enlèvent* des Sabines, blat; Mlle Margyl.
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matinées à 2h?/2 f UMlLiyDlmllJluMa
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LES CAPUCINES' Tél. ~56.4P, Il,1/4.-
i/ilO \JJ\L LJVjli\Jl/ij Silvérie; Pauvre M Uni;
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II Famille; Rompons.– A 11 h.: l'Ami de.l'orire.
f Tf1 A T 1? Télép. 407.60.– heures, Spectacle-
CI GA' T E Télep. 407.60.-8 heures, S',PiC'l'ACLE.
LluAJUlJJ CONCERT. 9 h. 1/2, REVUE. ̃^l|
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d'argent, de E. Bourgeois (du Théâtre Libye).
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OUR _IFFEL du matin à la nuit.
Au ior étage BRASSERIE (déjeuner). ̃
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ARDIN II Ouvert tous les jours
JEUDIS ET Dimanches CONCERT
JUMELLES, Pince- Nez, Lunettes, Faces à main.
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.60, CHAUSSEE-D'ANTIN, près Trinité. Tarif f««
EXPOSITIONS
SALON DÏIPIGARO
EXPOSITION
r DE LA
£(OCIÉTÊ DE nHOTOGRAPHIE A EN
5 I UûULEURS
CONCOURS DE LA M Ti
y lVlODE TRATIQUE
Ouvert de. îi heures à 6 heures
P. M.
ContrelaBRIPPE · IRNITATIONSdePOIT8111E· TOUll· RUUR9Ei
toîté, auquel on ne devra pas attacher
plus d'importance qu'à un médiocre
mais fidèle croquis.
II commença par me demander des
nouvelles du "voyage que je venais de
faire à Amsterdam, et parla en termes
sobres, mais pénétrés, de la Ronde et des
Syndics.
-r Ce. qui m'a frappé lorsque j'allai en
Hollande, c'était l'infériorité des petits
tableaux de Rembrandt que l'on voit
dans les musées de là-bas.
Mais beaucoup sont des attributions
douteuses 1
Vous avez raison, car il y a la Fa-
mille dùmenuisier, au Louvre,etl'homme
qui a fait cela ne peut pas avoir fait cer-
taines autres choses.
Puis, l'idée du Louvre le fit passer sou-
dain à un autre sujet.
Je vais peut-être, dit-il avec une
affectueuse ironie, jeter une pierre dans
votre jardin, mais je trouve que ce soi-
disant Piero della Francesca, acheté avec
le concours de la Société dite des « Amis
du Louvre », est une chose absurde. On
n'aurait jamais dû acheter cela. L'enfant
est ridicule, la Vierge est lourde et insi-
gnifiante quant au paysage,, sur lequel
on se rabat, il est d'un homme qui n'a
jamais regardé la nature.
Après un silence, il reprit
Allez donc voir dans l'atelier, à
côté, et vous me direz de qui vous pen-
sez que peut être le tableau qui est sur
le chevalet.
C'était une fillette en pelisse fourrée et.
en bonnet serré sous lequel passent des
cheveux bouclés, elle tient ses mains
croisées et serrées sur la poitrine.
Je' pensai que cela pouvait être dé
Jeanniot.
Tout juste! Comme c'est vrai et
simple! Comme ces petites mains sont
expressives et disent la forte émotion
qui agite intérieurement cette petite per-
sonne. C'est une chose que j'ai achetée
récemment, et'que ma pauvre femme
aimait beaucoup. Elle disait ce mot
« On vient de la priver de ses cerises. »
Le sourire, commencé dans le souvenir
de cette gracieuse parole, s'effaça soudain
et se termina en un sanglot, avec la
tête plongée dans les .mains. Ah! être
témoin de cette douleur chez un pareil
homme A ce moment, ce rien si pro-
fond et si déchirant me donna la cruelle
certitude que notre pauvre maître était
condamné et que nulle force, nulle éner-
gie de nature ou de travail ne le ratta-
cherait à la vie. Ce fut, dans un silence
profond, que j'eus ainsi, par lui-même,
la nouvelle de sa mort prochaine.
Peu à peu, il releva la tête, refoula ses
larmes. et reprit avec fermeté l'entretien
sur quelques questions d'art. Il revint
sur -les petits Hollandais et protesta
avec énergie contre la comparaison
qu'on avait établie entre eux etMeisso-
nier. Il parla aussi du peintre Menzel,
dont je venais de voir beaucoup de choses
en Allemagne.
-La Forge. c'est un tableau étonnant
d'habileté. Mais il faut beaucoup de
courage pour faire un tableau pareil.
Comme cela doit être ennuyeux de faire
jusqu'au bout certaines œuvres, de s'in-
téresser, au point où le font certains,
à la sécheresse d'un accessoire. Com-
ment peut-on être aussi subjectif
Tojpt Puvis de Chavannes se trahissait
dans ce cri! ̃
•r- Peut-être, • s,uggérai-je, l'esprit de
ces peinfress:estnU-rànGap&ttle?,'d#- s'élemr-
plus haut et trouvent-ils, justement leur
bonheur dans ce qui cause une répulsion
à ceux qui trouvent le leur dans les idées
générales.
-r Oui, répliqua-t-il. Pourtant, dans le
VanEyckdelaNational Gallery, «le mari
et la femme », on ne pense pas au détail.
Et cependant tout y est d'une façon in-
sensée: v
L'idée de Meissonier lui revint à ce
moment, et il demanda quelle pourrait
êtte, plus tard, la fortune de son œuvre?
Après tout, dit-il, après un moment
de réflexion, il est probable qu'il y aura
toujours, tout de même, une clientèle
pour les Albane, les Carlo Dolci, et les
autres. Il y a des races qu'on n'arrache
pas.
Enfin, il passa de là à de plaisantes
histoires de copistes qui, dans les mu-
sées se- succèdent sans relâche devant
les œuvres précisément les plus fades,
et ce fut toute une série de souvenirs
sur les manies et les docilités, parfois
peu éclairées, de ces braves manœu-
vres copiant les accidents arrivés au
tableau avec la même fidélité que le
tableau lui-même. 11 me parla, entre
autres, d'une certaine princesse qui, de-
vant lui, à ,Amsterdam, avait apporté
un peigne pour imiter, dans la peinture
fraîche, un assez bizarre coup de griffe
qui se trouve sur la joue d'un des syn-
dics. ̃;
L'entretien continua longtemps sur
bien des matières d'art, montrant quelles
vivacité, variété et justesse de jugement
il avait sur toutes ces choses qu'on l'a
parfois accusé de dédaigner, ou même
d'ignorer. Quelle erreur 1
Je. veux terminer ces bribes présentées
dans leur décousu, telles quelles, par un
mot récent: qui dira tout l'homme, ou,
toutau moins, tout l'état de son âme en
ces derniers jours de douleur.
Il parlait a tin de ses amis de son
grand triptyque de Sainte Geneviève
heureusement terminé pour le grand
bonheur de tous ceux qui, dans l'avenir,
iront en pèlerinage d'art à ses œuvres.
Pourvu, disait-il avec une certaine
angoisse, que mes forces ne me trahis-
sent, pas avant que j'aie fini cette vie de
sainte Geneviève! Après, fit-il avec un
grand geste d'abandon, et aussi, un mou-
vement invincible vers la disparue, après
je de tiens pas à lui survivre ni à me
survivre.»
• Arsène Alexandre.
LA VIE LITTÉRAIRE
L,ËS LIVRES
HISTOIRE
Dans la réédition des œuvres de Miche-
le|àite par, la maison Calmann Lévy,
j'appellerai l'attention des lecteurs sur la
belle étude faite par M. Gaston Boissier
sur l'Histoire romaine qui vient de pa-
raître en même temps que d'autres ou-
vragesde l'historien. Rappelant lesregrets
exprimés, par Michelet d'avoir, dans une
précédente édition, fait l'apologie dé'
César en disant qu'il méritait d'être le
fondateur de l'empire, M. Gaston Bois-
sier écrit
Mais non Michelet n'est pas si coupable
^Uj'U Jeeroyiait» Les $9 ges qu'il donne à Gé-«
sar n'ont rien d'excessif: il n'est pas vrai
que ce né soit, qu'un «;aas grand homme •>
et encore moins qu'il nv ait pas de' grands
hommes et que la légende qu'on leur fait ne'
soit qu'un tissu d'exagérations et dé menson-
ges. Quant à l'Empire romain, que Michelet
enveloppe ici dans la condamnation. dont il
frappe Auguste et César, il a prouvé surabon-
damment, par l'admirable tableau qu'il a
tracé des derniers temps de la République,
que Rome n'y pouvait pas échapper; c'était
un malheur inévitable, et, dans tous les.cas,
si les contemporains ont pu s'en plaindre, la
postérité n'y a pas perdu. En 18ê6, jugeant
l'Empire ancien avec les préventions que lui
causait le nouveau, il l'accusait « d'avoir
passé sur l'univers le niveau de la honte et
l'égalité du néant» il était plus juste, trente
ans plus tôt, quand il disait « Si chaque ar-
bre se juge à ses fruits, on peut affirmer
qu'un gouvernement qui a donné les lois
dont le monde vit depuis deux mille ans, ce
gouvernement, pris dans son ensemble, -res-
tera, malgré les Caligula, les Néron, les Ca-
racalla et autres fous sanguinaires, un bien-
fait pour l'humanité. » Voilà la vérité. C'est
l'Empire qui a fait l'unité du monde c'est
par l'Empire que nous nous rattachons direc-
tement à Rome nous autres surtout, nous
ne pouvons pas l'oublier.
Michelet, du reste, ne l'oubliait pas; per-
sonne, peut-être, n'a mieux compris ce que
nous devons à Rome. Je suppose qu'il aurait
été fort, surpris d'entendre dire ce qu'on ré-,
pète autour de nous, ce que tant de gens ac-
ceptent comme une vérité démontrée que
c'est perdre notre temps que de nous occuper
de cette antiquité lointaine, que cette étude
est de celles qui ne servent qu'à contenter
notre curiosité, que nous avons d'autres
choses à faire et qui nous tiennent de plus
près. Il pensait que rien ne nous est plus né-
cessaire que. de savoir nos origines, et que
nous tenons de Rome la plus grande partie
de ce que nous sommes il s'était bien
aperçu que, quand nous descendons en nous-i
mêmes, nous y trouvons un fond de senti-
ments et d'idées qu'elle nous a laissé, que.
rien n'a pu nous faire perdre, et sur lequel
tout le reste s'appuie et il en concluait que
c'est à elle qu'il faut nous adresser, si nous
voulons nous connaître parfaitement et avoir
la pleine conscience de notre génie propre.
Voilà pourquoi Michelet, qui rêvait d'écrire
l'histoire de son pays, et qui en avait fait le
but de sa vie, s'imposa la tâche d'étudier
d'abord celle de Rome il lui semblait
qu'elles se complétaient toutes les deux, et
que c'est la route naturelle d'aller de l'une à
l'autre. Il avait raison, et je crois bien
qu'il sera toujours utile, avant d'aborder
son Histoire de France, de lire son Histoire
romaine.
On ne saurait mieux définir l'état
d'âme » de Michelet quand il voulut re-
venir sur ses opinions et sur les raisons
qui les lui faisaient condamner; on rie
saurait non plus dire plus juste sur la né-
cessité où nous sommes de ne pas renier
nos origines et d'étudier à fond cette
antiquité envers qui le moindre devoir
est de se montrer reconnaissant.
PHILOSOPHIE
Tout le monde sait le nom d'Auguste
Comte, peu de gens ont pris la peine
de lire son œuvre, le rangeant, par
paresse d'esprit le plus souvent, au
nombre des rêveurs inintelligibles, qui
d'ailleurs ne sont pas rares sur-le ter-
rain philosophiques Sans la connaître,
beaucoup ont cru, au juger, que la
doctrine d'Auguste Comte n'était autre
chose qu'un dissolvant de tous liens
sociaux et religieux. Il paraît que c'^gt
là une grave erreur sur laquelle il
ne serait que juste de revenir. Evidem-
ment on ne parcourt pas son œuvre
comme un Vi-oman, ei; sa lecture offre.
'quelque aridité aux plus résolus à la pé-
nétrer. Il y faut une préparation. Je ne
saurais en indiquer une meilleure que
celle que contient un livre qui vient de
paraître à la librairie H. Le Soudiersous
ce titre Auguste Comte méconnu, Au-
guste Comte conservateur, et qui est
composé d'extraits de son œuvre finale.
L'un des exécuteurs testamentaires
d'Auguste Comte, M. L. K. a résumé
dans une claire et courte préface.les ten-
dances, le but du livre, protestant contre
l'œuvre de disciples qui, suivant lui, in-
terprétant mal les écrits du maître, lui
ont fait dire tout autre chose que ce
qu'il avait dit. Il nous montre ainsi Au-
guste Comte °
Ouvrant des sépulcres séculaires, il ressus-
cite la chevalerie, le culte de la femme, la
vénération, la tendresse, la piété, le dévoue-
ment, la primauté du pouvoir spirituel sur
le pouvoir temporel condition primordiale
'de toute dignité, de toute liberté, de toute
•indépendance. Dominant l'esprit de détail,
principal fléau du siècle actuel, par le génie
d'ensemble; subordonnant l'esprit au cœur;'
érigeant le sexe affectif en providence morale
.de notre espèce; réglant, comme le moyen
âge, la vie humaine d'après le sentiment, il
brise à jamais le prestige fallacieux, l'or-
gueilleuse et stérile domination d'une vaine
•science, anarchique et perturbatrice, qui,
n'ayant su rien fonder, assiste, impuissante
et indifférente, aux tourmentes qu'elle a dé-
.chaînées, trônant sur lés ruines dont son
xègne a couvert le. monde.
Réunir les partisans de l'ordre contre ceux
'du désordre
Les disciplinés contre les révoltés
Les silencieux contre les discoureurs,;
Les humbles contre les superbes
Les réservés contre les agites;
Ceux qui résistent contre ceux quipous-.
sent à la désorganisation
Ceux qui dirigent et ceux qui mettent leur
dignité à être dirigés contre les brouillons
incurables, également incapables de conduire
et d'être conduits
Tous ceux qui, acceptant le joug salutaire
du passé, se soumettent volontairement à
une règle, personnelle, domestique et civique,
contre tous ceux qui, abandonnes à leur
sens propre, suivent, les impulsions de leurs
passions aveugles, épuisent leurs forces dans
la poursuite de vains remaniements tempo-
rels
Ceux qui gémissent du dérèglement univer-
sel contre ceux « qui dirigent Us cornes inso-
lentes d'une fausse liberté envers tout ce
qui est saint et respectable.
Réunir, en un mot, tous ceux qui ont une
religion contre tous ceux qui n'en ont pas,
afin' de former une force collective irrésis-
tible, capable de réagir profondément sur les
destinées de l'Occident.
Il y a loin de ce positivisme-là à celui-
là qu'on redoute et dont on s'est servi
comme d'un bélier destiné à détruire re-
ligion, et société. A ceux qui ont rangé
Auguste Comte parmi les révolution-
naires fils de Jean-Jacques, il ne faut
qu'ouvrir ce livre et leur montrer qu'il
ne se gênait pas pour déclarer Robes-
pierre « un déclamateur sanguinaire ».
N'est-ce pas le sort de tout philosophe
d'être accusé de quelque chose? Soit,
mais en ce cas, avant de le condamner
ou de l'absoudre, est-ce le moins qu'on
l'entende ou qu'on le lise. C'est ce que
réclame aujourd'hui pour Auguste Comte
un de ses exécuteurs testamentaires.
MÉMOIRES °
Strasbourg, t 'Armée de la Loire, V Ar-
mée de VEst, souvenirs d'un télégra-
phiste, c'est le titre que M. J. Bitteau a
donné, au ttyre si intéressant qu'it vient
d. i,/u. ..o/, Bloud et Barrai et qui
nuus remet une fois de plus sous les
yeux ces scènes de patriotisme, dé fidé-
lité au devoir, d'héroïsme qui s'ignore,
tant -t de fois renouvelées pendant là
guerre de 1870. C'est un de ces combat-
tants, un de ceux qui sont restés les der-
niers à Strasbourg, qui y ont subi le
bombardement, qui ont vécu à la cita-
delle, assisté à la capitulation, qui ont
rejoint l'armée de la Loire, qu'on re-
trouve à Saint-Dié, à Toul, à Tours,
à Coulmiers, à Orléans, à Villeneuve-d'In-
gré, à Artenay, à la retraite sur Bourges,
à Villersexel, à Arcey, aux dernières ba-
tailles, à la retraite sur Besançon, à l'en-
trée en Suisse, qui a, jour par jour, écrit
ses impressions, soit qu'il fût en faction
sur la cathédrale de Strasbourg, épiant
les mouvements de l'ennemi, soit qu'il
parcourût misérablement, tes pieds dans
la neige, ces champs, ces bois, ces routes
hérissés de difficultés et d'embûches.
M. J. Bitteau raconte très simplement,
sans prétention d'écrivain, rien que par
le besoin de dire la vérité, tout ce qu'il a
vu, entendu et souffert; qu'on lise cette
page que je copie sans y rien changer:
Je revois cette cohue d'hommes qui n'a-
vaient plus du soldat que le nom, sans vête-
ments, sans chaussures, à peine couverts de
loques effilochées, disparates, les cheveux et
la barbe incultes, les yeux caves, toussant à'
fendre l'âme, se traîner péniblement sur la
route couverte de neige, s'accrocher aux voi-
tures pour ne pas tomber de lassitude; je les
vois tourner la tête et regarder en arrière,
chaque fois qu'une détonation de canon par-
venait à leurs oreilles, avec une expression
d'effroi indicible, comme s'ils eussent craint
d'être poursuivis une fois encore par cet en-
nemi impitoyable qui les harcelait depuis des
journées, et de ne pouvoir atteindre cette terre
hospitalière, le salut, dont chaque pas les
rapprochait. Je revois la route qui passait au
pied du fort de Joux toute noire de ce trou-
peau humain roulant, trébuchant,'sans cesse
accru de la multitude qui' dévalait de tous les
sentiers du Jura; je revois les malheureux
qui, à bout de forces, las de souffrir, incapa-
bles de faire un pas de plus, se laissaient
tomber sur la terre glacée et que, brutale-
ment impitoyablement, leurs camarades
poussaient sur les bas côtés du chemin, sans
autre idée que de précipiter leur propre fuite,
que d'assurer plus vite leur propre salut. Et
mon cœur se serre à la pensée de cet égoïsme
féroce, de cette épouvantable lâcheté qu'en-
gendrent l'instinct de la conservation et la
crainte de la mort. Certes, à ce moment, le
« chacun pour soi >f était la règle absolue, le
seul sentiment qui existât encore dans l'àme
de tous ces hommes déprimés par les horri-
bles souffrances endurées depuis deux mois.
Qui sait si toute cette armée, bêtes et gens,
officiers et soldats, ne se serait pas affaissée
et n'aurait pas péri, tout ^entière, daus la
neige, si le dernier effort affaire pour attein-
dre la Suisse avait été plus considérable, si
le sol helvétique avait été distant de quelques
kilomètres de plus ?
Mais l'intérêt principal de ce livre,
c'est peut-être moins le récit de tous ces
faits de guerre dont le détail nous cap-
tive, que la relation des opérations de la
télégraphie militaire et des services
qu'elle a rendus grâce au dévouement de
ceux qui y ont été employés. Je voudrais
citer bien des passages relatifs au fonc-
tion,nement du précieux corps des télé-
graphistes, mais je dois me borner à si-
gnaler aux lecteurs et à l'administration
le livre de M. Bitteau qui, fort modeste-
ment, se. met au dernier plan dans cet
ouvrage, toutes les fois qu'il s'agit du,
service où il a prouvé tant de zèle et de
(iéyoxzemepL ̃ ̃̃ '̃ -"̃ •>, î
• ̃•̃ ART-
ART'
Un grand comédien retiré aujourd'hui
du théâtre, mais dont les années de re-
traite n"ont pas amoindri une activité
encore regrettée à la Comédie-Française,
M. Pelaunajvqui possède' une précieuse
collection d'autographes de ses contem-
porains, a autorisé la revue « le Carnet
historique et littéraire » à publier quel-
ques lettres de Suzanne Brohan; ceux
qui n'ont pas pu applaudir la charmante
artiste y pourront apprécier la femme
d'esprit qu'elle était. Nous nous conten-
terons de citer d'elle une lettre qui ren-
ferme le croquis d'un grand comédien
disparu depuis longtemps, de Fleury,et
en même temps un petit aspect du
Conservatoire d'autrefois. Mon regret est
de ne pas citer la lettre entièrement:
Nous avons parlé dimanche du célèbre
Fleury, que vous n'avez pu connaître. très
heureusement pour vous. et pour le public.
Eh. bien!. moi, jel'aivu, un jour qui fut pour
moi comme un rêve, et dont le souvenir est
resté un des plus chers de ma pauvre en-
fance. J'avais onze ans (comme Lisette, je
parle de longtemps!). Je venais d'être pré-
sentée au Conservatoire, et le bon M. Perne,
alors directeur, m'avait fait inscrite pour la
classe de. M. Fleury. J'étais alors une enfant
extrêmement timide. Le grand jour de l'au-
dition arrive; le garçon de classe me désigne
un banc où je vais m'asseoir, ma mère se
place derrière moi. La classe était au grand
complet, et le fauteuil où vous professez au-
jourd'hui attendait le maître d'alors. Le spec-
tacle était pour moi très imposant et déjà bien
troublant..Fleury entre, s'assied et donne à
'plusieurs élèves des leçons excellentes sans
aucun doute, mais dont je n'entendis pas un
mot, tant mon cœur sautait «t tant mes oreil-
les bourdonnaient. Enfin, le maître, après
avoir consulté une feuille qui .était sur la
table, appelle un nom. le mien Je me lève
vivement, puis je reste là, droite, immobile,
incapable de faire un pas. Je devais avoir
une mine bien effarée, car le cher homme me
prit en pitié. «Vous avez donc bien peur, ma,
pauvre petite ? » me dit-il. Moi, hors d'état
d'articuler, je lui fis signe que « oui » 1
«Voyons, venez ici, près de moi.» Sa voix s'é-
tait, faite très douce, et je trouvai la force de
faire quelques pas vers son fauteuil. Alors il
me plaça entre ses genoux, prit mes deux
mains dans une des siennes, de l'autre écarta
de mon front mes cheveux qui s'étaient aussi
effarouchés et me dit doucement « Regar-
dez:moij » J'osai lever les yeux sur lui, et je
viss un aimable visage; vieux et laid, avec
un bon sourire un peu railleur. et des
yeux noirs, tout pleins de malice et de
bonté I « Eh bien est-ce que j'ai l'air si
méchant? Je secouai la tête pour lui
dire non «Alors de quoi ayez-vous peur ?»
Involontairement, je jetai un regard de mé-
fiance du côté des jeunes gens, qui se mirent
à rire tout bas de ma sauvagerie. « Ah 1 bien
je comprends! ce sont ces mauvais garçons-là
qui vous effrayent. Oui, ils sont moqueurs;
mais attendez nous allons bien les attraper.
Donnez-moi votre livre et c'est moi qui vous
donnerai la répliqué, et vous allez me conter
cela tout bas. à l'oreille. ?>, Ce qui fut fait-
à la lettre, entre ses genoux. Je lui dis, me
penchant à son oreille, un fragment du joli
petit rôle de Rosé, dans l'Optimiste. Après
quoi, il me dit que ce n'était pas mal du tout,
que ma prononciation était bonne,. Il me mit
un baiser au front, me donna une petite tape
d'amitié sur la joue et me renvoya à mon
banc; ravie et acceptée.
II! est regrettable pour les amis du
théâtre que Suzanne Brohan n'ait pas
laissé de mémoires elles'y est d'ailleurs
formellement refusée, car elle écrivait:
Voua xn'engage7,.à à ,« rassembler, mes. sow?
venirs pown en faire wri' livre, -un, vrai. J
li'lfredestiné au public 1), Bon Dieu il me
serait, je crois, aussi facile de chanter de-
main les Huguenots à l'Opéra, ou de lutter
sur un trapèze avec Léotard, que d'écrire un
vrai livre, si mince et si menu qu'il puisse
être. D'abord, je ne sais pas le français, je
fais beaucoup de fautes d'orthographe. Voilà
pour la forme; quant au fond, il serait abso-
lument insuffisant.
Il suffira de parcourir ces fragments
de correspondance pour voir que l'ar-
tiste se trompait sur sa valeur d'écrivain.
A citer aussi une charmante lettre par.la-
quelle elle exhorte M. Delaunay à rentrer
au théâtre « Cet aimable administra-
teur, M. Jules Claretie, vous tendra les
bras » dit-elle l'aimable administra-
teur n'eût pas été le seul à lui tendre les
bras, le public eût fait comme lui.
Philippe Gille.
lia Vie Sportive
LE TURE
NOTES SUR AUTEUIL
Le programme paraît un peu plus clair que
celui de mardi; toutefois, nous sommes au
début d'une. nouvelle campagne, et avant que
les chevaux aient refait connaissance avec le
parcours d'Auteuil, la prudence semble de ri-
gueur. Cependant, on peut voir assez nette-
ment, dans le Prix des Chasseurs, Lhéris ou
Drury Lane dans le Prix de Lormoy, Fox et
.Grandlieu dans le Prix de Marly, Bassam.
et Êstafier dans le Prix Firino, Préfet; dans
le Prix Saïda, Cloîtrée et Khiva dans le Prix
de La Masselière, .FÎeuruB et Welcome, 11
COURSES A VINCENNES
Même programme que lundi, même temps
agréable, même assistance. Les surprises
causées par 1 Love You, Chaconne et Pen-
sive ont été compensées parla victoire de
deux favoris. Parenthèse et Martha II, très
indiquées, ont eneffet gagné l'une le prix de
Montreuil, l'autre le prix des Sentiers, mais
pas aussi facilement qu'on aurait pu le
croire.
Le Prix de Marigny, 4,000 fr., 2,000 m., a
été pour 1 Love You (7/1), à M. Stern (Wea-
therdon), battant Sinha, à M. 0. Soarez (Bar-
len) et Ma Chère, à M. J.-R. Hennessy (H.
Mitchell).
ï Love You prenait plusieurs longueurs au
départ sur Electroscope et ïrianon, les autres
en peloton, Oracle dernier. Cristal II, Témé-
raire, Trianon, Electroscope, Pactole II, Clé-
mentine et Oracle étaient battus à l'entrée de
la' ligne.droite où Sinha venait sur I Love
You, mais ce dernier conservait l'avantage
de deux longueurs. Ma Chère troisième à une
encolure.
Pari mutuel à 10 fr. 64 fr. Placés I Love
You, 21 fr. Sinha, 15 fr. 50 Ma Chère,
19 fr. 50,
Le Prix de Montreuil, 4,000 fr., 1,200 mè-
tres, a été pour Parenthèse (5/4), à M. Veil-
Picard (Drayton), battant Mademoiselle de
Briouze, à M. W. Brockwell (Dodd), et Jupi-
ter II, à M. G. Cunnington (Wycherley).
Parenthèse, Glorieuse et Mademoiselle de
Briouze, en ligne, partaient devant Jupiter et
porian, Avant le pavillon Glorieux fléchis-
sait. Parenthèse et Mademoiselle de Briouze
étaient ensemble au poteau ordinaire. Après
lutte Parenthèse l'emportait d'une courte
encolure. Jupiter II troisième à trois lon-
gueurs.
Pari mutuel à- 10.fr. 23 fr. 50. Placés Pa-
irenthèse, 15 fr.; Mademoiselle de Briouze,
l5fr.5O.
Le Prix de Charenton, 4,000 fr., 1,000 m.,
a été pour Martha II (10/11), au duc de Bris-
sac (Bowen), battant Octogone, à M. Fasquel
(k. Childs), et Toledo, à M. Maurice de Gheest
(Wycherley). y;
JMartha il, Navarin III et Octogone par-
taient devant Toledo et Illa. Au bas de la
montée Navarin III fléchissait. Octogone ve-
nait attaquer Martha II, mais cette dernière
conservait une encolure. Toledo troisième à
quatre longueurs1.
Pari mutuel à 10 fr. 21 fr. Placés Mar-
cha II, 13 fr. Octogone, 15 fr.
< Le Prix des Minimes, 2,000 îf., 800 met;, a
été pour Chaconne (14/1), au baron Roger,
i(Brennan), battant Quinsac, à M. J. de Bré^
mond (Dodd), et Erinnye, à M. Thyrand
(Che.stennan).
'Herne Hill, Erinnye, Roboam et Chaconne
partaient devant Quinsac, Gismonda Fan-
chette, Bianca Capello, les autres échelonnés.
Herne Hill, Roboam. Faveur, Chrysis, Gis-
monda et Bianca Capello fléchissaient les
premiers. Quinsac, Chaconne et Erinnye
étaient en ligne avant le pavillon. Après
lutte Chaconne l'emportait d'une longueur
et demie sur Quinsac. Erinnye troisième à
une courte tête.
Pari mutuel, 10 fr. 180 fr. 80. Placés
Chaconne, 34 fr.; Quinsac, 15 fr. 50; Erinnye,
17 fr.
Chaconne a été réclamée pour 8,347 francs
par M. Kamierowski.
Le Prix des Sentiers, 6,000 fr., 1,600 m., a
été pour Pensive (12/1), à M. E.de La Charme
(Chesterman), battant Linotte, à M. de Gheest
(Bowen), et Résolution, à M. Th. Carter
(Brennan).
Zinà, Indien; Liberté et Résolution ont mené
devant Catamarca, Léopard, Linotte, Solitude
et Pensive. Avant la ligne droite Indien et
Liberté ensemble galopaient devant Résolu-
tion, Catamârca, Linotte, Léopard, Solitude,
Forester et Pensive. Catamarca était en tète
avant le pavillon où Linotte, Résolution et
Pensive se détachaient. Pensive prenait l'a-
vantage à la distance où Bowen baissait les
mains. Pensive l'emportait alors de trois lon-
gueurs sur 'Linotte. Résolution troisième à
deux longueurs.
Pari mutuel à 10 fr. 97 fr. Placés Pen-
sive, 27 fr. Linotte, 65 fr. 50; Résolution,
31 fr. 50,
Robert Milton.
automobilisme:
Scrutin de ballottage du 2 novembre 1808,
à l'Automobile Cfiub de France. Ont été
reçus:
MM. Paul Labbé, Bouts, Grosdidier, Charles
Walckenaer, jQseph-Ëmilq Boignes, GastonBoyer,
Fernand Boyer, Victor-Manuel Semiriario, Jules
Boitelle, Emile Durand-Dassier, Léopold Weis-
weiller, Demetrio Pineyro, Joseph de Sard, Pierre
Thorel, Athanase^André Vasliano Athanase-
Marie Vaglianp, Maurice Mulier, Demonts, de
Villeçin, comte de' CartagenaJ George Ville, La-
goguée.
M. Walckenaer, qui a été reçu membre
de l'Automohile'-Club de France dans sa
séance d'hier, a été nommé membre du Co-
mité. Nous espérons que l'ingénieur chargé
des voitures automobiles deviendra de ce
fait l'allié et l'appui des chauffeurs.
La course Paris-Saint-Pétersbourg est
renvoyée à 1900. Notre confrère de Lucenski
s'est offert pour étudier, dés le mois de juillet
prochain, le parcours de cette grande épreuve
qui se courra probablement en sens inverse,
c'est-à-dire de Saint-Pétersbourg à Paris.
L'organisation d'une course en France
pour l'année prochaine a été votée. Une
Commission a été nommée pour étudier le
parcours à choisir.
Le Comité a enfin adopté la proposition
du marquis de Chasseloup-Laubat d organi-
ser pour 1900 un congrès de l'automobi-
lisme.
Paul Meyan.
PETITES NOUVELLES
Automobilisme. Pendant la troisième réu-
nion donnée au vélodrome de Lille s'est disputée
une course do njotocycles dont voici les résul-
tats
l«r, Courbe 2°, Ad. Acçou. Les deux autres
concurrents se sont accrochés au départ et ont
étémis hors 4§ cause, -1 1.1 ..71
>~ On trouve toujours à la Maison Parisienne,
71, avenue de la Grande-Armée, la.petite voiture
«Eclair» à deux ou trois places, ainsi que le dos-
à-dos a quatre places, livrable tout de suite à
des prix très avantageux.
Le préfet de Seine-et-Marne vient de pren-
dre un arrêté autorisant l'établissement d'un ser-
vice publie dé voitures automobiles pour le trans-
port des voyageurs et des messageries sur dix-
sept parcours en Seine-et>Marne, notamment de
Melun au Chàtelet et Fontaine-le-Port, et de Me-
lun à Saint-Martin-en-Bière.
'~e!octpe~e. La fin des vélodromes semble
coïncider aveo la chute des feuilles. Nous an-
noncions l'autre jour la démolition de la piste de
Courbevoie. Voici celle du Parc, à Bordeaux,
qui à son tour va être livrée aux terrassiers.
Les courses qui devaient être données mardi
au Cyclodrome milanais, et qui promettaient d'of-
frir un grand intérêt par suite de la participa-
tion de Jacquelin, Banker et Protin ont dû être
remises à cause du mauvais temps.
Elles sont reportées à dimanche prochain.
L'industrie française est encore l'une des
plus appréciées à l'étranger. La marque Georges
Richard en a la preuve tous les jours par les
commandes qui lui arrivent de tous les points de
l'Europe.
On vient de faire à Londres l'expérience
d'une machine à juger les arrivées, due à l'in-
vention de M. Baerd.
L'appareil a très bien fonctionné, donnant non
seulement le vainqueur, mais les second et troi-
sième, marquant également un dead heat à l'oc.
casion.
Peut-être l'appareil sera-t-il employé dès la pro-
chaine saison.
Le Vélo Club du Livre procédera ce soir, à
9 h. 1/2, au siège social, 2, rue Catinat, à la dis-
tribution des prix de la course Choisy-le-Roi et
retour qu'il a fait récemment courir. Les concur-
rents devant choisir leurs prix par ordre d'arri-
vée, il est do leur intérêt d'être rigoureusement,
exacts.
Lawn-Tennis. Voici les résultats du han-
dicap simple joué sur les courts du Stade fran-
çais à à Colombes
lor tour Max Le Texier (-30) bat Morin (15)
6-1,6-4: Kendall (15) bat André Levy (30) 6-4,
6-3 LeTellierflls (–15) bat Gérald Le Texier (se.
6 5, 5-6, 6-4 Paul (-15) bat Sandoz (30) 60, 6-2,
les' autres exempts.
2° tour Max Le Texier bat Kendall 6-5, 4-6,
6-5; Le Tellier bat Paul 6-4, 4-6, 6-3.
Finale Max Le Texier bat Le Tellier 6-5, 6-5.
Hockey. Le Racing Club de France a joué
mardi à Bruxelles son premier match internatio-
nal de hockey contre l'équipe du Léopold Club
de Bruxelles. Les racingmen ont battu les Bruxel-
lois par 5 buts contre 1. P, ,M,'
TIR
La distribution des prix aux lauréats du
concours organisé par la Société de tir à
longue portée du dix-huitième arrondisse-
ment aura lieu ce soir jeudi, à neuf heures,
55, rue Ramey.
Voici les résultats du concours d'au-
tomne donné par la Société parisienne L'A-
venir, au stand militaire d'Auteuil
Classement sur les trois meilleures balles
MM. 1. Viannès, écart 55 m»; 2. Hersant,74mm 28;
3. Cojan, 76 mm 14.
Classement sur la meilleure balle
MM. 4. Bertelin, écart imm 59; 5°" de Schlum-r
berger, 7»m 91 6° Dilgard, 16mm 81 7° Descar-
pentries, 19, 44; 8° Pelletier, 19, 78; 90 Cavadini,
22, 04; 10» Brière, 22,40; ll°Paquot, 24, 86; 12°
David, 24,93; 13° Véry, 24, 94; 14° do Belval,29,25:
15° Séverin, 30" 43; 16»Weismann, 30, 82; 17° Bon-
nard, 31, 17; 18° Luce, 33,95; 19° Pimont, 36, 67;
20° Marc, 36, 98; 21» Levêque, 38, .28; 22o Cosléou,
38, 57; 23° Dupuy, 39, 74; 24° Berlemont, 44, 85;
25° Bidoilleau, 45, 51; 26a Wahlen, 49, 21; 27°
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FRANÇAIS. 1 h. 0/0. Louis XI.
JOLIES-BERGÈRE (2 h. 1/2), PARISIANA (2 h. 1/2),
ELDORADO (2 h.), Nouveau-Cibque (2 h. 1/2),
CIRQUE D'HIVER (2 li. 1/2). CIRQUE Mbdrano ̃
(2 h. 1/2}, ̃•̃_
(2 h. 1/2); Même spectaclé que le soir.
OPERA. 0 h. 0/0. Relâche.
11 Demain^ Kigoletto; laMaladetta. •
(VNÇAIS. 8 h. 1/4.– Le Tricorne enchanté; ••
le Pardon; la Joie fait peur.
DEMAIN, Adrienne Lecouvreur.
JIPERA-COMIQUE (Théâtre DE LA République).
V 8 h. 0/0.– Le Maître de Chapelle; Lakmé.
DEMAIN, Carmen.
ODEON. h. 1/4. Une Héritière; Colinettel
Demain', Epreuve; Colinette.
GYMNASE. 8 h. 1/4. 1807; Marraine.
VAUDEVILLE. 8 h. 1/4. L'Infidèle; Amou-
™ reuse..
RENAISSANCE. 8 h. 314. Médée.
VARIETES. 8 h. 1/2. Les Chaussons de
danse; le Nouveau Jeu.
nALAIS-ROYAL.– 8 h. 1/4.– Chou-Chou; Place
I aux Femmes!
PORTE-St-MARTIN. 8 h: 0/0. Cyrano de
[ Bergerac.
AMBIGU. Relâche.
GAITE. 8 h. 1/2. La Fille de Mme Angot.
NOUVEAUTES. 8 h. 1/2. t- Le Jeu de l'Amour
et du ba,zar; le Contrôleur des Wagons-Lits.
JOLIES-DRAMATIQUES.– 8 h. 1/4.– L'Echelle
ff; de corde; les Quatre Filles Aymon.
B^ÙFFBS^PÂRÏSiÉNS.– 8 h. i/2~Le Soleil de
Minuit.
npHEATRE DES NATIONS. 8 h. 1/4. Charn- •
1 pionne't..
IÏ1HEATRE ANTOINE (EX-MENUS-PLAISIRS).
| 8 h. 1/4. Rolande; Lidoirë.
NOUVEAU-THEATRE. Relâche.
CLUNY. 8 h. 1/2. Amirale; la Coqueluche.
DEJApT 8 h. 1/2.' Mam'zelle Paris; A
qui l'enfant ?
B"~ÔUFFIs-DU-NORD. 8 h. 0/0.– Les Deux
Gosses. ̃ •• ̃'̃"̃?>
MONCEY. 8 h. 0/0. Le Bossu. ;̃
BELLEVILLE. 8 -h. 1/4. Fanfan La Tulipe.
MONTMARTRE.– 8 h,– Le Médecin des Folles. `
&RQUE D'HIVER-8 h. 1/2.– Spectacle équestre.
/1INEMATOGRAPHE, fondé par SÎM- Lumiere.da
il Lyon, 14, boulev. des Capucines (Salon indien).
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\i 3 h. 1/2 précises
.Musique ancienne.-Concerto en ré majeur
pour orchestre (H^ENDEL, 1685-1759). Ron- °
deau brillant en si mineur, pour piano et
violon (SCHUBERT, 1797-1828) Mme B, Marx-.
Goldschmidt, M. Sarasate. a) Variations
en fa mineur (HAYDN, 1732-1809); 6) Allégro
molto de la Suite en sol majeur (Scarlatti,
1649-1725) Mme B, Marx-Goldsehmidt.
Dernier quatuor op. 135 (Beethoven. 177.0-
1827) MM. Sarasate, Parent, Van Waefel-:
ghem et Delsart.
Musique moderne. La Fée.d'amour, pour
violon et orchestre (J. Raff) M. Sarasate. •
a) Fantaisie (CHOPIN) 6) Etude (Rubinstein) t
Mme B.- Marx-Goldschmidt. Ziguenerwei-
sen (SARASATE) M. Sarasate. Airs de
danse dans le style ancien (Léo Delibes).
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En route, marche (MALHERBE). Fantaisie
sur la Traviata (VERDI). Chants du soir
(demandé) (J. Lafitte). Ouverture de
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Pigjussou (demandé) (Làpôrte). Ouverture
de Fra Diavolo, (Auber). L'Arrivée de la ̃
poste (Eilenberg). Fantaisie sur la Mas-
cotte (AUDRAN). Retraite française (J. Vif
dal. Chef d'orchestre J. Latltte, de l'Opéra.
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