Titre : Le Figaro : journal littéraire : théâtre, critique, sciences, arts, moeurs, nouvelles, scandale, économie domestique, biographie, bibliographie, modes, etc., etc.
Éditeur : Jourdan fils (Paris)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1831-10-02
Contributeur : Alhoy, Maurice (1802-1856). Directeur de publication
Contributeur : Arago, Étienne (1802-1892). Directeur de publication
Contributeur : Lepoitevin de L'Égreville, Auguste (1791-1854). Directeur de publication
Contributeur : Bohain, Victor (1805-1856). Directeur de publication
Contributeur : Latouche, Henri de (1785-1851). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344484501
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 13022 Nombre total de vues : 13022
Description : 02 octobre 1831 02 octobre 1831
Description : 1831/10/02 (Numéro 275). 1831/10/02 (Numéro 275).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k2671172
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
la religion s'évanouit et maintenant la religion des femmes,
c'est l'indépendance. Ainsi gardons une nouvelle et plus a-
̃ mère vengeance au héros de Lisbonne. Bourreau de jeunes
filles, il aura des comptes à rendre aux mères, et ceux-là
prévaudront. Quant à nous hommes qui écrivons l'histoir.e
n'allons point oublier par amour-propre que des femmes, à
Paris, à Bruxelles a Varsovie en Italie, à Lisbonne, sont
mortes pour la liberté. ;h V ·S l'
"4. ~·7 1;'
j' •̃̃ ̃̃̃̃̃̃.̃ DILKS. ̃ ̃ ̃ ̃̃ ̃ ̃ ̃
C'est un dieu tout neuf, un gaillard solide qui a, dit-on, cinq
pieds six pouces taille de grenadier cheveux plats, nez plat,
visage idem. Il fait un bruit d'enfer dans son quartier c'est
en Amérique, près de Barlington, dans les Montagnes-Vertes.
Il y débite des contes bleus.
Il a des disciples comme tout dieu un peu propre doit en
avoir. Ses disciples courent le monde ils vont pieds nus
ils dorment à l'air ils mangent ce qu'ils prennent. Ce sont
de grands coureurs, de fiers vagabonds. Ils prêchent, ils font
rire, ils puent.
Ils prêchent à ce qu'on dit à merveille partout où se
trouve un tonneau les auditeurs font cercle.
L'un d'eux, Davidson le plus laid le plus sale et le plus
bavard de tous (les apôtres sont toujours bavards), se distingue
par des cheveux mal peignés droits et gras uue inspiration
frénétique at des dents de cheval. Il a vu le sexe de Jésus-
Christ. On s'est trompé sur le sexe de Jésus Christ. Jésus-
Christ n'est qu'une femme. Davidson tient le fait de Dilks, qui
le tient du grand-prêtre de Jérusalem.
Par conséquent, Jésus n'trt pas un dieu c'est toutou plus
une déesse.
D'ailleurs, il ne s'agit que d'attendre jusqu'à l'an prochain.
On en verra de belles. En t833, Davidson chassera devant lui,
comme un troupeau d'oies les enthécumènes dans les Mon-
tagnes-Vertes où se trouve son maître Dilks le reste du monde
sera bajayé par la comète, le choléra-morbus, la diplomatie et
les assemblées primaires toute une apocalypse En dehors
des amis de Dilks nul ne survivra Sauf les Montagnes-
Vertes, le globe sera fauché comme un champ la mort vien-
dra en propre personne, cauteleuse désossée se dandinant
la (aulx dans ses doigts maigres, sifflant un air, lunettes sur
le nez, vêtue de mousseline claire, et coupera tout ras l'espèce
humaine avec de grands éclats de rire ce qui fumera prodi-
gieusement les terres et produira, -comme on peut croire, de
larges moissons pour les amis de Dilks auxquels sans con-
teste, les deux hémisphères, le vieux et le neuf, appartiendront
pïr bénéfice d'inventaire.
On assure que le gouverneur de la province est à la recher-
che de Davidson. On fouille les tavernes et les cavernes on
guette oo furete on quête. Voici le pourquoi on voudrait
le prier d'envoyer son dieu à Paris voir M. Bazar, rue Tait-
bout, pour savoir qui des deux argumenterait le plus rude-
ment. Je crois les voir ils se disputeront à coups de dogmes
et croiseront le fer de la logique. Ceci me fait trembler pour
St-Simon. Où en sommes-nous ? Les dieux germent, les cultes
fourmillent, il pleut des religions. Le ciel se détraque. Pour
peu que cela continue l'embarras sera grand de connaître
précisément comment faire pour son salut. Pour mon compte,
j'y renonce et je veux être damné comme un incrédule si
l'on sait à quels dieux se vouer, tant la foule en est grande.
C'est une véritable fcohue Une émeute, uue avalanche. Je tire
rai à la courlepaille ou à la belle lettre! En matière de foi,
quand on a tant de choix sous 'la main le plus sûr est d'agir
comme à la loterie au hasard et au petit bonheur. r
¡,
BORNES-FONTAENES.
,Ii i>
1 .ASSAINISSEMENT DE LA VILLE DE PARIS.
Depuis Scarron Saint-Foix, Jean-Jacques Rousseau al-
longé de Jean-Baptiste Mercier, et même Fournier-Verneuil
qui ont ameuté toute la colère de leur encre contre Paris, pa-
lais de boue et merveilles de fange cette Babylone impure
s'est enjolivée de quelques immondices de plus. Il est tems
enfin de lui laver la tête. La capitale de France a la langue
épaisse de souillures il faut la purger.
Et c'est chose d'autant plus nécessaire que le choléra-mor-
bus est à daux cents lieues de nos portes que tous les méde-
cins débitent des remèdes infaillibles contre l'épidémie future,
et que Labarraque n'a plus que douze cent mille bouteilles de
chlore. Hâtons -nous donc d'assainir lo grande ville nettoyons
toutes les places.
Mais d'abord ne confondons pas. Par places on n'entend
nullement parler des places où siège la peste des juge inamo-
vibles et la contagion des sinécuristes. Ce qu'il est urgent de
nettoyer, ce sunt les places publiques où dorment quelques
graviers oisifs et quelques amas d'herbes inutiles.
Va-t-en avec ton charriot et ta pelle boueur nocturne,
fouiller au coin des bornes et chercher dans le ruisseau les dé-
bris tombés du plomb de la cuisine; mais respecte, boueur,
les consciences flétries, les cœurs gangrénés, et garde-toi sur-
tout de charger sur ta voiture tous ces hommes tarés dont
l'haleine est carliste. Enlève ce chou qui peut se corrompre
laisse-là ce député corrompu.
Admirable sagesse du gouvernement qui veille à la salubrité
de nos rues et permet que la nation pourrisse et meure au
souffle délétère qui vient d'Holyrood.
Que répondriez-vous au propriétaire d'une maison tombait
en ruines qui vous dirait à vous, locataire, que vous pouvez
l'habiter sans crainte, parce qu'il a dessein de faire repeindre
la porte ou blanchir la façade?
Serrez la main à M. Berryer on va construire des trottoirs'
dans toutes les rues. Ne craignez rien de l'esprit de conquête
russe on doit abattre l'archevêché. Dormez tranquille au bruit
que fait la Vendée on vient d'établir des comités de salubri-
té publique. Soyez sûrs que Henri v ne remettra jamais les
pieds sur le sol de la France. On procède en ce moment au
curage du canal de l'Ourcq. Moquez-vous des carlistes et du
massacre des émeutes ne pleurez ni sur vous, ni sur vos
vos frères morts, ni sur la Pologne à tous les coins de rue. Le
gouvernement va faire jaillir des bornes-fontaines.
BIGARRURES.
-En fait d'harmonie, M. Th. aime beaucoup le son ar-
gentin.
Oa disait hier à la Bourse que M. Th. allait prendre
le portefeuille des finances.
-II est impossible à M. Th. de prendre. dans l'opi-
nion publique. _̃
c'est l'indépendance. Ainsi gardons une nouvelle et plus a-
̃ mère vengeance au héros de Lisbonne. Bourreau de jeunes
filles, il aura des comptes à rendre aux mères, et ceux-là
prévaudront. Quant à nous hommes qui écrivons l'histoir.e
n'allons point oublier par amour-propre que des femmes, à
Paris, à Bruxelles a Varsovie en Italie, à Lisbonne, sont
mortes pour la liberté. ;h V ·S l'
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visage idem. Il fait un bruit d'enfer dans son quartier c'est
en Amérique, près de Barlington, dans les Montagnes-Vertes.
Il y débite des contes bleus.
Il a des disciples comme tout dieu un peu propre doit en
avoir. Ses disciples courent le monde ils vont pieds nus
ils dorment à l'air ils mangent ce qu'ils prennent. Ce sont
de grands coureurs, de fiers vagabonds. Ils prêchent, ils font
rire, ils puent.
Ils prêchent à ce qu'on dit à merveille partout où se
trouve un tonneau les auditeurs font cercle.
L'un d'eux, Davidson le plus laid le plus sale et le plus
bavard de tous (les apôtres sont toujours bavards), se distingue
par des cheveux mal peignés droits et gras uue inspiration
frénétique at des dents de cheval. Il a vu le sexe de Jésus-
Christ. On s'est trompé sur le sexe de Jésus Christ. Jésus-
Christ n'est qu'une femme. Davidson tient le fait de Dilks, qui
le tient du grand-prêtre de Jérusalem.
Par conséquent, Jésus n'trt pas un dieu c'est toutou plus
une déesse.
D'ailleurs, il ne s'agit que d'attendre jusqu'à l'an prochain.
On en verra de belles. En t833, Davidson chassera devant lui,
comme un troupeau d'oies les enthécumènes dans les Mon-
tagnes-Vertes où se trouve son maître Dilks le reste du monde
sera bajayé par la comète, le choléra-morbus, la diplomatie et
les assemblées primaires toute une apocalypse En dehors
des amis de Dilks nul ne survivra Sauf les Montagnes-
Vertes, le globe sera fauché comme un champ la mort vien-
dra en propre personne, cauteleuse désossée se dandinant
la (aulx dans ses doigts maigres, sifflant un air, lunettes sur
le nez, vêtue de mousseline claire, et coupera tout ras l'espèce
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gieusement les terres et produira, -comme on peut croire, de
larges moissons pour les amis de Dilks auxquels sans con-
teste, les deux hémisphères, le vieux et le neuf, appartiendront
pïr bénéfice d'inventaire.
On assure que le gouverneur de la province est à la recher-
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le prier d'envoyer son dieu à Paris voir M. Bazar, rue Tait-
bout, pour savoir qui des deux argumenterait le plus rude-
ment. Je crois les voir ils se disputeront à coups de dogmes
et croiseront le fer de la logique. Ceci me fait trembler pour
St-Simon. Où en sommes-nous ? Les dieux germent, les cultes
fourmillent, il pleut des religions. Le ciel se détraque. Pour
peu que cela continue l'embarras sera grand de connaître
précisément comment faire pour son salut. Pour mon compte,
j'y renonce et je veux être damné comme un incrédule si
l'on sait à quels dieux se vouer, tant la foule en est grande.
C'est une véritable fcohue Une émeute, uue avalanche. Je tire
rai à la courlepaille ou à la belle lettre! En matière de foi,
quand on a tant de choix sous 'la main le plus sûr est d'agir
comme à la loterie au hasard et au petit bonheur. r
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1 .ASSAINISSEMENT DE LA VILLE DE PARIS.
Depuis Scarron Saint-Foix, Jean-Jacques Rousseau al-
longé de Jean-Baptiste Mercier, et même Fournier-Verneuil
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lais de boue et merveilles de fange cette Babylone impure
s'est enjolivée de quelques immondices de plus. Il est tems
enfin de lui laver la tête. La capitale de France a la langue
épaisse de souillures il faut la purger.
Et c'est chose d'autant plus nécessaire que le choléra-mor-
bus est à daux cents lieues de nos portes que tous les méde-
cins débitent des remèdes infaillibles contre l'épidémie future,
et que Labarraque n'a plus que douze cent mille bouteilles de
chlore. Hâtons -nous donc d'assainir lo grande ville nettoyons
toutes les places.
Mais d'abord ne confondons pas. Par places on n'entend
nullement parler des places où siège la peste des juge inamo-
vibles et la contagion des sinécuristes. Ce qu'il est urgent de
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bris tombés du plomb de la cuisine; mais respecte, boueur,
les consciences flétries, les cœurs gangrénés, et garde-toi sur-
tout de charger sur ta voiture tous ces hommes tarés dont
l'haleine est carliste. Enlève ce chou qui peut se corrompre
laisse-là ce député corrompu.
Admirable sagesse du gouvernement qui veille à la salubrité
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Que répondriez-vous au propriétaire d'une maison tombait
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l'habiter sans crainte, parce qu'il a dessein de faire repeindre
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Serrez la main à M. Berryer on va construire des trottoirs'
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pieds sur le sol de la France. On procède en ce moment au
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massacre des émeutes ne pleurez ni sur vous, ni sur vos
vos frères morts, ni sur la Pologne à tous les coins de rue. Le
gouvernement va faire jaillir des bornes-fontaines.
BIGARRURES.
-En fait d'harmonie, M. Th. aime beaucoup le son ar-
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Oa disait hier à la Bourse que M. Th. allait prendre
le portefeuille des finances.
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