Titre : Le Temps
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1937-02-13
Contributeur : Nefftzer, Auguste (1820-1876). Fondateur de la publication. Directeur de publication
Contributeur : Hébrard, Adrien (1833-1914). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 13 février 1937 13 février 1937
Description : 1937/02/13 (Numéro 27553). 1937/02/13 (Numéro 27553).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG33 Collection numérique : BIPFPIG33
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
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Description : Collection numérique : France-Japon Collection numérique : France-Japon
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
8. LE TEMPS. 13 février 1937'
'̃' I, ru* des Italiens, Par!»
•. annonces
à hos bcremjx, 5, rue DES italiens,
aVagencb hâvas
.1I.DAN& TOUTES làsAGÏlNÇES DE PUBLICITÉ
guerre civile
finEspaflne
L'avance des nationaux sous Madrid
̃ D'un ëè*^eitvo^es"6^éôiaux".aeTl*agën'efe HaVàs' •
'•'•"̃'̃' • h:V *rJ*Âviia,_ i2';févriér-
A la fin:ëe*îa journée- d'bier'Ièk colonnes natio-
naïes;.com.mândées 'par, le général Varela,. sous la
direction effective du général Mola; après avoir
entièrement nettoyé 4a rive droite du.Jarama et
occupé San Martin de la Vegâ,. où un noyau ad-,
verse résistait encore, ont porte leurs avant-;
gardes au delà de la route de Chinchon, qui des-
sert celle ;de, Valence, entre Vaciamadrid et Ar-
ganda. i ;r.
La progression totale, depuis le début de cette
nouvelle offensive, se chiffre par plus de 20 kilo-
mètres en profondeur, sur 12 à 15 kilomètres de
large. ,é
Les- têtes des colonnes' nationales sont au nord,
devant Àgfanda,. et au sud, devant Moràta de Ta-
'jun'a: ̃ ̃'̃' ̃••;•̃-••
L'adversaire entièrement dérouté par la vigueur
de l'attaque' et par la souplesse de la manœuvre
en cours n'a opposé qu'une résistance spasmo-
dique. ̃
̃ Des signes d'affolement se multiplient à proxi-
mité de la capitale.
] Communiqué gouvernemental I
,• Madrid, 12 février.
Le conseil délégué pour la défense de Madrid,
publie, à midi1, le communiqué suivant
Après avoir repoussé les attaques répétées des re-
belles dans le. secteur du parc de Moncloa, sur le front
de- Madrid, les troupes' républicaines ont déclenché,
dans le même secteur, une. contre-attaque, appuyée par
des 'Chars d'assautj au cours de laquelle l'ennemi a été
force à'abâBïkinner plusieurs postions de première li-
gne, solidènièrit fortifiées. ̃'
Les forces loyales ont attaqué aussi avec succès dans
le secteur da Las Eosas." "'•
̃ .Pas de- c|ian«ejgtteiit à, signalçr -au sud de la capitale,
ni dans :.lès..au&ee-Wecteui«,iiu front de Madrid.
̃ iièi" coinniùnicatipBS tëlëp^oniquçs
rétrang-er,qjii avaient été- ^âpëei', pendant plusieurs
J.QUT6, par suite d'une avarie sans aucun rapport avec
les' opéiatiobs'ulilitairés, èorit de nouveau rétablies et
ïonctjohaënt -normalement.
^attitude de Me 6il Robles
Lisbonne, 12 février.
Voici les passages essentiels de la lettre, que
M. Gil Robles "a adressée à Valjadolid à l'un de
ses partisans, -M. Luciano Calzada.
Le leader de l'Action populaire confirme tout
d'aboM sa décision,. prise en septembre dernier.
<$e suspendre -l'activité; politique de la C.E.D.A. et
de mettre eelle-ci uniquement au service du mou-
vement national.
Nous serions Insensés, ou- misérables, écrit-il,. Si,
'devant l'énorme eacrifice que l'Espagne fait en vue
de «a rédemption, no^us prétendions développer la
moindre activité politique» L'Action populaire n'est plus,
actuellement qu'une milice.
Sur le.front de bataille, nos héroïques jeunes gens
se sentent Sers de combattre sous la discipline mili-
taire, et sont impatients de revêtir l'uniforme. A l'ar-
rière, les hommes et' les femmes n'ont pas d'autre
désir, que celui de servir l'Espagne, sans rechercher
les honneurs'et les récompenses.
C'est que; 'tous se sentent pénétrés de l'idée que
liotre mission, est celle: d'auxiliaires de Tannée, qui a
déclenché ce mouvement: l'armée; qui est le moyeu et
le centre fondamental da cette glorieuse épopée, instru-
ment impossible.. à, remplacer dans cette période noa-
.veijè 4è,Iavie,de'KEsnagne.
Je demande -aux milices de la. j$unésse d'Action
populaire de rester "fermement: a îèùriçoste: et d'être
flères des services qu'elles rendent à l'Bspairne. El.'es
l'ont servie1 dans les.. cdnflifs politiques, lorsqu'il fallait
définir" une doctrine; elles la servent actuellement en
Tefsant: ;IeMT sang sur les champs de bataille pour la
victoire • des. mêmes idéaux qu'elles propageaient dans
le passé. Elles la serviront demain, jusqu'au sacrifice,
̃en offrant 'leur existence .lorsque l'union sacrée la
Jçu'r.. deniàndeca.. • ̃ •
Je • leur • -demande de ne pas voir des adversaires
'dans ceux qui combattent à leurs eûtes contre:l'ennemi
cppvnuni Qu'elles' renoncent, si cela est nécessaire,
aux- flatteries, à la publicité et au désjr.de récompense.
Dieu voit la: pureté de leurs intentions et la patrie
sàiurà gardjer; le. souvenir de leurs luttes.
Le Ghapgé d'affaires du Reich à Burgos
'1 est nommé ambassadeur
̃sv -.̃"̃̃: Berlin, 12 février.
M. -Adolf- Hitler -a nBcarné le général Faupel,
̃jusqu'ici ïchargé d'affairés du. Reich auprès du
fouVçrnenient;' national espagnol, ambassadeur
'Allemagne auprès' dé ce gouvernement.
'Le général- Faupel a prêté serment aujourd'hui
devant le baron Constantin von'i Neurath, minis-
tre dés affairés étrangères du Beich.
Berlin, 12 février.
Voici le texte'du communiqué officiel du D.N.B.
au sujet de là nomination du général Faupel
Le Fuhrer^çhancelier a nomn.é ambassadeur
d^llemagne-awrès du gouvernement national es-
pagn'oï le général eii disp onibilité- Fa:upel, jus-
qù ici chargé d'âiïaires allemand.
qu'ici charge d'affaires allemand. t
Le'généTal Faùper apprête serment aujourd'hui
devant "lé îaron'. Çonst^niio von Neûrath, ministre
des-a%ires:;é|ransêrés''4^ '̃
Le problème de ia non-intervention
1~U! · v
:• 1/opposiiîdn du Portugal
̃ '̃̃'̃̃"̃̃ .Londres, 12 février.
Les 6 -ambassadéuFS '^(France, Grande-Bretagne,
Italie, Allemagne, U. R. S. S., Portugal), assistés
de leurs experts, qui s'étaient réunis à 11 heures,
au Foreign Office, pour délibérer sur la situation
créée par le refus du Portugal d'autoriser lé fonc-
tionnement du contrôle international de la non-in-
tervention sur sarfrontière avec l'Espagne, se sont
ajournés après une courte séance.
la réunion de ce matin devait avoir pour
objet de prendre connaissance de la réponse qui
était attendue de Lisbonne à certaines suggestions
faites 'parle comité au gouvernement portugais,
en vue de remplacer le contrôle terrestre par une
autre- forme' de surveillance efficace. Cette réponse
n'étant pas encore parvenue à Londres, une réu-
nion ultérieure sera convoquée dès que lord Ply-
mouth-le jugera nécessaire.
La naissance à Haples d'un prince italien
j ̃̃ • Naplés, 12 février.
La princesse de Piémont a donné heureusement
le jour a un enfant du sexe masculin.
C'est à 1-ï h. -05- que s'est produit l'heureux évé-
nement att^adu à la cour d'Italie. ̃
La nouvelle a été communiquée aussitôt au roi
et à M. Mussolini, tandis que les premiers dra-
peaux commençaient, à paraître- aux balcons des
maisons de Naples.
(Par téléphone, de notre Correspondant partiéulier)
̃̃- Rome, 13 février, 15 heures.
La naissance d'un prince héritier a été apprise
a Rome dans lé: débutf de l'après-midi.
La nouvelle; cause partout! un, vif enthousiasme,
particulièrement dans les classes populaires, très
attachées à la. maison royale. •_
Comme on lé* sait, c'est la loi salique qui règle
le problème dé la succession au trône dans la
maison de Savoie, c'est-à-dire que seuls les des-
cendants mâles peuvent hériter du titre royal.
Jusqu'à ce jour, deux princes seulement pou-
-vaient devenir roi* d'Italie le prince de Pié-
mont et son cousin, le duc d'Aoste, ancien duc des
Pouilles, fils d'-un frère, du roi Victor-Emma-
nuelIIL ̃
La naissance' -actuelle donne donc un nouvel
héritier au trône.
Le fils du prince de Piémont et de la prin-
cesse Marie-José porterait, dit-on, le titre de
prince de Naples, et sera- baptisé Victor-Emmanuel
comme son. grand-père,
De grandes maniMtalioni âQfît prévues dans
toute i'Ralk»
LA JOURNÉE: DERNIÈRES NOUVELLES
Services télégraphiques et téléphoniques du tyïwps informations particulières et enquêtes.
Le projet d'accord
«locarnien»
la Belgique propose la réunion
d'une conférence préparatoire
(Par téléphone de. notre correspondant par!iculier)
.r. Bruxelles, 12 février.
La réponse belge -a 'la • note anglaise de fin
novembre, relative à la conclusion éventuelle d'un
nouvel accord occidental, a été transmise au gou-
vernement. britannique par les soins de l'ambas-
sadeur de Belgique à Londres. Dans ce docu-
ment, le gouvernement belge prend acte avec
satisfaction des déclarations de l'Angleterre et
de la France relatives à la sécurité de la Belgi-
que.. Il prend acte également des récentes décla-
rations du chancelier Hitler. Il croit pouvoir
faire état des déclarations des ministres des trois
grandes puissances pour constater que celles-ci
acceptent en principe de donner à la Belgique
des garanties d'intégrité et de sécurité, sans con-
dition de réciprocité, dans un nouvel accord de
Locarno. Cela se dégagerait notamment des der-
nières notes anglaise et française. Par contre,
l'Allemagne n'a pas encore donné des assurances
aussi nettes.
D'autre part, la note belge respecte le méca-
nisme de Locarno pour ce qui concerne la dési-
gnation de l'agresseur dans les cas incertains;
elle sauvegarde l'autorité de la Société des na-
tions, de sorte que le nouvel accord devrait se
concilier dans le système général du pacte de
Genève. Ce sera un cas particulier d'application.
La note belge insiste surtout sur la nécessité,;
dans le stade actuel des choses, de hâter les né-
gociations, et, pour ce faire, elle suggère d'en ter-
miner provisoirement avec la méthode dés notes
diplomatiques. Elle propose de réunir en une
conférence préparatoire officieuse les ministres
responsables de.toutes les puissances intéressées,
étant entendu qu'il s'agirait d'une réunion pré-
liminaire qui ne devrait aboutir à aucune con-
ciusion. immédiate. Mais, cette méthode permet-
trait, estime^t-on ici, de confronter plus aisément;
les points de vue et dé cjféer la possibilité de jeter.
un pont entre les différentes thèses en présence.
Londres, 12 février.
I^a réponse.de la Belgique à la note britannique
du 19 novembre 1936 relative au pacte occidental
qui remplacera le traité de Locarno a été remise
au début de l'après-midi au Foreign Office par
l'ambassadeur de Belgique.
On sait que la note britannique à laquelle il
est- fait allusion tendait à exposer les vues du
gouvernement de Londres sur les réponses des
divers gouvernements intéressés aux propositions
faites antérieurement par la Grande-Bretagne sur
l'ensemble du problème occidental.
♦
Le Vatican reoonnait au roi d'Italie le titre
d'empereur d'Ethiopie
GSté du Vatican, 12 février.
Le souverain pontife vient de reconnaitre im-
plicitement le nouveau titre d'empereur d'Ethio-
pie au roi d'Italie. Répondant aux veux que
Victor-Emmanuel III lui a adressés à l'occasion
du 158 anniversaire de son couronnement, le pape
a adressé sa dépêche au « roi d'Italie, empereur
d'Ethiopie ». ̃
Cette dépêche était d'ailleurs ainsi libellée'
« Au message courtois et dévoué de Votre Ma-
jesté et de Sa Majesté la reine impératrice, répond
notre vive gratitude et l'apostolique bénédiction
avec nos. vœux paternels de bonheur. »
«i i^
Le 15e anniversaire du couronnement ilu pape
Cité du Vatican, 12 février.
A l'occasion du 15° anniversaire de son cou-
ronnement, le pape reçoit des milliers de télé-
grammes provenant du monde entier.
Ce matin, le souverain pontife a assisté à la
messe et communié. Puis il est resté longuement
en prière. ̃
Les obsèques
du procureur général Gaudel
Les obsèques de M. Gaudel, procureur général
près la cour d'appel, ont été célébrées ce matin,
& 11 heures, en l'église Saint-Georges, avenue
Simon-Bolivar, en présence d'une nombreuse
assistance appartenant plus particulièrement 'au
monde judiciaire.
Le deuil était conduit par le cousin du défunt.
Dans l'assistance en remarquait MM. Grum-
bach, représentant le président du conseil;
Chautemps, ministre d'Etat; Rucart, garde des
sceaux; Verlomme, au nom de M. Marx Dormoy,
ministre de l'intérieur; un délégué de M. Rivière,
ministre des pensions; MM. Léon Bérard, ancien
garde des, sceaux; Langeron, préfet de police.
On notait également la présence de délégations
de la cour d'appel, celle-ci en costume ayant à
sa-tête.M. Villette, premier président; de la. Cour
de cassation, ayant à 'sa' tête MM. Paul Matter,
premier président, et Frémicourt, procureur gé-
néral ds avocats; M. Lescouvé, premier présl-
dent honoraire de la Gour de. cassation; M. Geor-
ges Lecomte, de l'Académie française; le bâtonnier
Etienne Carp'entter;' M; Fourcade, ancien bâton-,
nierj.pliisieurs. anciens bâtonniers et de' nom-
breux avocats; M. Charles Deffès, président de
l'Association de la presse judiciaire; MM. Pierre de
Courtois,' sénateur; Léclerc, premier 'président de
la cour d'appel d'Amiens; M. Mirkine-Guetzevitch,
directeur-adjoint du Centre de la Révolution
française; plusieurs' magistrats de province;
•M. Masmonteil, maire du dix-neuvième arrondis-,
sement; le docteur Paul, etc:
A l'issue de ïa cérémonie, M. Marc Rucart, garde
des sceaux, a salué le défunt au nom de la ma-
gistrature, de la chancellerie et du gouvernement.
Evoquant la carrière de ce magistrat qui eut
« une âme forte et suprêmement humaine » il
constate, en y insistant, l'unanimité du sentiment
public qui avait approuvé sa nomination à la tête
du parquet général de Paris.
Il est rare, infiniment, de voir. un tel accord dans 's
l'éloge pour les-attitudes nombreuses d'un homme,
pour toutes ses attitudes, et jusqu'à celles qui se si-
tuaient au centre même des pires tourbillons.^ Il avait
la passion, de la vérité,
II était une synthèse d'hommes arrachés à l'histoire
et peut-être à la légende. Ne le voyez-vous pas -résu-
mant ce qu'il y avait. de meilleur dans les héros de
Dumas dont l'un était la noblesse, l'autre la force, et
le troisième la sensibilité.
Ce fils des marches,.de l'Est, né à Bruyères-en-
Vosges était, en somme, une synthèse de. Français.
L'inhumation .aura lieu à Nogent-sur-Seine où
le garde des sceaux prononcera à nouveau quel-
ques paroles d'adieu..
i 1/Expositiijle 1937
,¡' r,
Le ministre du travailla, présidé, ce matin, au
cercle régional de l'Exposition angle du quai
d'Orsat efc de l'avenue de Suffren à là'pose de
la première pierre' du pavillon Flandre-xlrtois.
Des discours ont été prononcés par MM. Delpoullc,
président du centre n° 1; Mahieu, sénateur du
Nord; Farjon, sénateur du Pas-de-Calais, -vice-
président du Sénat; Edmond Labbé, commissaire
général, et par le ministre, M. Lebas.
L'application de la taxe à la production
Le ministère des finances communique*
Répondant au vœu formulé par divers groupe-
ments de producteurs, le ministre des finances a
décidé de reporter du 15 au 28 février la date
avant, laquelle devront être effectuées les déclara-
tions, prévues aux articles 13, 14 et 15 du décret
du 27 janvier 1937, des redevables assujettis aux
taxes de 6 ou de "2 0/0.
D'autre part, le Journal officiel de dimanche
publiera une instruction générale de la direction
fies contributions indirectes, donnant toutes les
indications utiles pour l'application des taxes de e
6 et de 2 0/0, •̃"̃
La Chambre a adopté
le projet sur la vente
des fonds de commerce
La séance est ouverte à 9 heures, sous, la .pre-
3dénce de ̃M. Albert Paulin, yiée-p'rMdent,; ̃̃'
L'ordre dU"' jour1 .appelle" la -suite' de ~îa "dîsèus- ]
5.fpn^du; projet (fc loi relatif au; règlement du prix;
de- "venter des fonds de •commeiTfe. -•̃ i
Sur l'article ta commission propose un itou-
reau texte qui est adopté, après le rejet de plu-,
sieurs amendements l'article est adopté. i
En voici le texte
Art. 2. Le prix est, en principe, h l'égard du prix;
fixé au .contrat,' dans le même rapport que les recettes
brutes d'exploitation de, l'exercice 1936 à regard des
recettes brutes d'exploitation de la première année qui
a suivi la vente si celle-ci a eu. lieu avant le 1" jan-
vier 1935.
Si. la. venté est postérieure à cette dernière date, le
prix est, en -principe, à l'égard du prix fixé au contrat,
dans le même rapport que les recettes brutes d'explp.i-
tation des six derniers mois à l'égard des recettes
brutes d'exploitation des six mois correspondants de-
l'année 1936.
Toutefois, n'est, pas prise en considération la dimi-
nution des recettes brutes d'exploitation, imputable au
fait personnel de l'acheteur.
A partir de ce moment les articles -défilent avec
rapidité après une courte série d'observations.
Voici deux articles importants
Art.. -5. La réduction du prix est limitée aux sommes
dont l'acquéreur est encore débiteur au jour de la;
promulgation de la présente loi au titre du contrat
de vente visé à l'article premier.
Art. 8. Les délais accordés, toutes les réductions d'in-
térôte' ainsi que la réduction du. prix de vente béné-
llcient à tous les tiers tenus avec l'acquéreur, soit soli>-
dairement, soit en qualité de caution ou à quelque titré
que ce soit, ainsi qu'à tout débiteur dont le créancier
aura accepté en garantie ou en règlement de sa créance
les..billets de fonds moratoriés, réduits ou supprimés-
en application. de la présente loi, même: .si- cette créance
esi/gar-antië' par un nantissement. ;-v
Un tempsd'arrêt 4 l'article 9 aig$i conçu r,o,'t'
Art. 9. Tout vendeur ou ayant droitf pourra -reprendre
la fonds dans les conditions prévues par l'article -2 dé
laloi du 17 mars 1909, à charge de restituer à l'acqué-
reur les sommes effectivement versées par ..celutct,
mais sous réserve de l'accomplissement; préalable des
formalités prévues par les alinéas premier, 2. et 3 de
l'article 3 dû la loi du 17 mars 1909, et, en cas de
nantissement, du rapport de la mainlevée de l'inscrip-
tion prise par le créancier nanti.
L'acquéreur n'est tenu d'aucune indemnité à raison
de la' jouissance du fonds.
M. Sattdubray (démocrate populaire, Sartlie)
défend l'amendement suivant
Compléter l'article 9 par un alinéa ainsi conçu:
« Eu cas,de revente,d'un fonds de commerce
repris par le vendeur dans les conditions ci-des-
sus, il. ne sera perçu aucun droit de mutation
sur cette nouvelle, vente, à condition qu'elle' ait
lieu dans un délai maximum d'une année. »
II expose qu'on ne peut pas faire du fisc le bé-
néficiaire d'une revente opérée dans de telles
conditions.
Le rapporteur repousse l'amendement.
M. Saudùbrày le maintient.
L'amendement est mis aux voix par scrutin
public et après pointage adopté par 254 voix
contre 252.
On vote l'article ainsi modifié, ainsi que les
derniers (clauses d'ordre judiciaire).
Avant le vote sur l'ensemble plusieurs députés
tiennent à s'expliquer. ̃
M. Louis Rollin déclare que^ ses amis et lui
voteront le projet malgré les réserves qu'ils
ont à. faire sur certaines de ses dispositions *-+
pour mettre fin le plus tôt possible à un régime
de moratoire qui .profite, trop. souvent aux.débi-
teurs de mauvaise fo; ot qui finirait par menacer
le crédit commercial.
sons de paix sociale. e
II espère que les incidents auxquels le texte
doit remédier ne se reproduiront plus. Cependant,
une des causes des difficultés de règlement des
billets de fonds a été l'existence de la monnaie
flottante. La monnaie flottante reparaissant au.
jourd'hui, il y a lieu de penser que les difficultés
en question pourront renaître.
Peut-être, ajoute-t-il, sera-t-il prudent pour
le législateur de prendre des mesures tendant 4
achever l'oeuvre qu'amorce le projet actuel, c'est»
à-dire d'instaurer pour l'avenir un régime d'as-
sociation véritable entre le vendeur et 1 acquéreur
d'un fonds de commerce.
M. Izard dit que la gauche indépendante votera
également le projet, tout en maintenant quelques
réserves,
Il espère que malgré que le moratoire prenne
fin le 15, il ne sera. procédé à aucune exécution.
et demande au gouvernement de donner des ins-
tructions très nettes dans ce sens.
S'il, est en effet nécessaire d'éviter ces exécu-
tions entre l'expiration du moratoire et la pro-
mulgation de la présente loi, il tient à bien pré-
ciser que des lois complémentaires devront être
votées, dans le plus brer délai.
M. Blaisot déclare que s'il tient à faire des
réserves sur la loi, c'est qu'il existe des contrats
auxquels, à son avis, il ne faut toucher qu'avec
la. plus extrême prudence. ̃ <;
•II ajoute que si ses amis et lui n'ont pas déposé
des amendements au projet, c'est qu'ils ne vou*
latent pas en retarder le vote, car pour eux il est
essentiel que -le moratoire prenne fin. "• :v
M. Dominarige votera aussi la loi, maj&.il ne se
dissimule pas les imperfections du- texte -qui va
sortir des délibérations de la Ghattibre; il croit
fermement que très,procb.a,inement' il sera pos-
sibK' de lever, rhypothèque. qui > pesait si lpurde?
ment;sur la vie économique du'pays.' ̃̃̃
̃"̃'̃ V Me du projet r
,'Vote p,. ,<' ;1,
A la majorité de' 506 contre 59,- sur 565 votants,
l'ensemble du projet de loi est '.adopté.
La Chambre renvoie a màrdi matin la discus-
sion du projet de loi tendant à accorder au gou-
vernement' le pouvoir de modifier par décrets le
tarif douanier et à renfor'<"r les mesures contre;
le dumping. ̃̃̃̃
A 15 heures, deuxième séance. (Suite de la
discussion du projet relatif au contrat .collectif
dans l'agriculture.)
La séance est levée à .11 h. 30;
Séance de l'après-midi V
M. Edouard Eerriot,^ président, ouvre la séance
à 15 h. 10.
Après avoir voté sans débat plusieurs projets
de loi d'ordre communal, la Chambre reprend la
discussion du projet tendant à régler les rapports
entre producteurs agricoles, commerçants et in-
dustriels par la conclusion de conventions collec-
tives fixant les conditions de vente de produits
agricoles pour une branche de production.
M. Montfort (Fédération républicaine, Finis-
tère), a la parole.
La taxe unique
MM. Goussu et Saudubray ont déposé diverses
propositions concernant la taxe unique. Ils de-
mandent notamment i°: de reporter ^iir^marjs
le délai accordé aux commerçants pour prendre la
position de producteurs; 2" de reporterrau 31 mars
le délai accordé pour la déclaration des stocks;
3° de faciliter l'établissement du prix de vente des
stocks par l'application d'un coefficient détermnû
après accord entre. l'administration et les organi-
sations commerciales; 4° l'assimilation de tous les
commerçants faisant moins de 300,000 francs d'af-
faires annuellement, aux commerçants soumis au
forfait. N'ayant pas d'inventaire établir, ils pour-
raient être autorisés à verser lés 3/12° de la taxe
sur le chiffre d'affaires acquittée par eux en 1936
s'ils sont détaillants, de 6/12° s'ils sont grossistes;
5° le rétablissement' du forfait: pour tcmsUes trans-
formateurs ou producteurs faisant moins de
300,000 francs d'affaires.
Demande d'interpellation î
M. Tixier-Vignancour, dôputé des Basses-Pyré-.
nêes a demandé à interpeller le gouverjiement.sur,.
« les paroles inadmissibles- prononcées par le pré"-
sident du conseil au meeting du 11 févripr sur/les
chantiers de l'Exposition, et tendant à représenter
celle-ci comme le bien exclusif d'une formation
BOlitique »,
L'amitié tranco-américaine
Inauguration du monument
E à la mémoire i,
I i Mpn L Herrîek
t-r- -'ï "̃̃̃ ̃ -• -_̃̃̃ ;'r-
fl-^a!'is qvii ̃ li'a pas publié; la noble .at.tiMdè./ «je
"SfyrOn r;T. Hemck, ambassadeur, des Etats-Unis s a
Paris, '.jiïxns' les premiers joùïs'-de la/guerre.; alors
que clësi troupes allemandes avançaient à marches
forcées sur la capitale, a voulu publiquement ho-
norer la mémoire de ce grand ami. de la France
mort à son poste voici huit ans.
Dans ce but, la municipalité de Paris avait ou-
vert une souscription publique dont le montant a
servi à élever un monument au diplomate défunt.
Ce monument, qui se dresse sur la place des
Etats-Unis, se compose d'une simple .pyramide, de
granit tronquée que surmonte le buste de l'am-
bassadeur en habit, avec au côté les insignes de
grand-croix de la Légion d'honneur.
Sur le granit une seule inscription le nom et
deux dates 1859-1929.
Une cérémonie fort simple à marqué ce matin
à 11 heures l'inauguration du monument que
llanjuaient à droite et à gauche deux immenses 1.s
drapeaux, l'un français, l'autre américain.
De nombreuses personnalités françaises et amé-
ricaines assistaient à cette cérémonie, notam-
ment MM. William C. Bullitt, ambassadeur dés
Etats-Unis; Yvon Delbos, ministre des affaires
étrangères; Raymond-Laurent, président du Con-
seil municipal; le màréchar Franchet d'Espèrey';
lé marquis de Rochambeau; le marquis de Cham-
6'ru-n; M. Hanotaux et le. général Paul Azap, du
comité France-Amérique; MM. Bucaille, syndic
du Conseil. municipal; Revillod, secrétaire général
de la préfecture de police, représentant M. Lan-
géron Contenot, ancien président du Conseil mu-
nicipal Southard,. consul général des Etats-Unis
et la' haut personnel de l'ambassade; Nelson Crom-
well, président de diverses associations américai-
nes en France, etc.
Après;.que M. Raymond-Laurent eut déposé-au
pied au monument, une gerba de fleurs cravatée
âuS couleurs de la ville, les personnalités se ren-*
dirent place1- dïénà où furent prononcés les dis-
Cours.'
Le premier, M. de Fontenay, conseiller muni-
cipal du quartier, prit la parole.
;̃ :I1 souligna la prédilection des Américains pour
les hauteurs de Chaillot., où, avant 1914, avaient
été réunis les effigies des héros de .la « grande
guerre libératrice » de l'Indépendance; « Héros
américains, héros français, ceux qui ont scellé
de leur cœur, de leur sang, une amitié vieille
aujourd'hui de plus de cent soixante ans. »
M. de Fontenay évoque ensuite la mort de
Myron T. Herrick et conclut
Qu'il me soit permie de dire en terminant ma ilertô
dé posséder, dans ce quartier que je représente à
l'to.ûtel de ville, le souvenir de celui qui s'apprêtait à
être un défenseur de Paris, qui a su si merveilleuse-
ment comprendre notre pays et dont les hautes vertus
Restent comme un magnifique exemple pou_r-;ia jeu-
nesse de nos deux nations.
Le comte de Broglie, au nom du comité France-
Amérique, puis M. Villey, préfet de la. Seine, re-
tracèrent la carrière de 1 ambassadeur, exaltant
son attitude héroïque aux heures sombres de la
guerre.
Discours de M. Raymond-Laurent
M. Raymond-Laurent rappelle le rôle de
Myron T. Herrick, puis la fidélité du souvenir
de la capitale qui atteste ainsi sa reconnaissance.
11 conclut
En contemplant cette effigie, :nos descendants pen-
seront que l'Amérique peut être fière d'avoir été repré-
sentée en France, en des années aussi décisives .'pour
l'avenir de .ik civilisation, par un homme d'une aussi
éminente- va-fëur. Ils., s? diront ;r4ÛsSf «pie c'est le prlvi-
ïfge de notre capitale, de notre pay3, do mériter, de
conserver do pareilles amitiés. L'histoire a recueilli
ies actes, les paroles, les gestes de ce diplomate forme
aux disciplines strictes des affaires et qui sut être,
h l'heure où se joua le destin' des peuples, un paladin
du droit, un chevalier do l'idéal. Et l'àmè populaire,
déjà, y ajoute tous les prestiges délicats de la légende
et de la poésie. • ̃"̃
Discours de M. William C. Bullitt
•M. William C. Bullitt parla le dernier, il le
fit en- ces termes
Au nom. du gouvernement et du peuple des Etatas
Unis, je tiens à vous dire combien 'tout Américain, e^t
touché de l'hommage que Paris rend aujourd'hui à la
mémoire de Myron Herrick.
La gratitude est une ûee qualités les plus rares, et
le. fait que Paris se souvient et se souviendra de l'an}-
bassadeur qui l'aimait est une preuve que Paris reste
digne de ïuirmême..
En quelques traits heureusement choisis, l'am-
bassadeur restitua la silhouette restée fami-
lière aux Parisiens de Myron T. Herrick « type
accompli du fils de fermier américain » et qui
eut « une noblesse d'âme qui fit de lui un gentil-
homme saris peur et sans reproche ».
Après quoi l'ambassadeur des Etats-Unis, fait
l'historique des années de guerre au début des-
quelles Myron T. Herrick sollicita de son gouver-
nement et obtint l'autorisation de l'ester à Paris
d'où le gouvernement venait de partir.
•M: Bullitt donna ensuite lecture des notes du
journal tenu par son .'prédécesseur et il acheva
ainsi :̃- .̃̃ -̃••̃̃. ̃-
Je eûis'ïier, comme Américain, qu'Herrick soit resté
à. Paris en ce moment d'épreuve. Je suis- fier que vous
'aye#:ch-oisï.ee. 'j.our -pour lionorer sa àémoire -je youe
Suis reconnaissant: d'avoir élevé-, ça .statue exactement; à
fehdroît où vous l'awz mise, place des Etats-Unis.- Les
monuments qui, à présent, ornent la place "des Etats-
Unis, contiennent en leurs pierres. -toute l'histoire spiri-
tuelle des frelations franco-américaines. Au sommet, le
rnonument à. Washington et La Fayett-e symbolise
l'amitié, la fraternité des armes, qui à donné- à mon
paye la liberté. En bas le monuments sur.lequel, parmi
tant d'autres,sont, gravés 'les_.noms -de trois amis in-
times dé mon .enfance' le monument aux volontaires
américains qjui,. avant que les Etats-Unis ne fussent, en
guerre, rejoignirent l.'arpaée française et moururent pour
la fYancè ceux dont' lâ_mor.t' aida' à. eâuver la liberté
de la France; ce monument symbolisa l'esprit qui trouva.
> sa parfaite expression dans les mots: « La Fayette,
nous voici 1 » .•'̃'
Maintenant, entre ces monuments, s'élève la statue
de Herrick, qui, aimant la civilisation de la France
| et les beautés de Paris, et les qualités d'humanité
communes aux Américains et aux Français, fut le sem
représentant diplomatique qui restât à Paris quand
J tous les autres furent partis, et s'affirma ainsi une
t âme noble et courageuse, et un vrai Américain.
Puisse son monument être toujours île. symbole que,
du dévouement à la civilisation, naîtra' la fraternité
èntre lés peuples
L'explosion d Avignon
j {Par. téléphone, "de notre 'correspondant particulier)
• j Avignon, 12 février:
L'explosion qui a provoqué l'écroulement dé
'1. L.'e~PI."o,~ibn. s .t. P,1'6". Oq. es, l'e.c. rOUlem.erttdè -à
deux inimeubles dé trois étages, rue Carnot, à
I Avignon, a donne naissance à des informations
A:vigl1Qf!;a, donne 6 naissance à des 'înfornlatiollf
d'après lesquelles plusieurs personnes auraient
trouvé la mort dans l'accident.
La vérité est qu'un seul cadavre a été retiré
des décbnibres ce matin entre 11 /heures et midi;
celui de M. Roger 'Pépin, seize ans, employé de la
maison Rouit, qu.i était occupé à l'un des entre-
pots de cette maison de fournitures de bimbelo-
terie et autres articles ipour fêtes foraines, au
moment où l'éxplosion s'est produite.
Le corps, de M. Pépin a été retrouvé près de
) l'automobile de son patron. Le réservoir d- es-
senc« de la voiture était intact et le liquide in-
flammable y demeurait, c'est dire qu'en aucun
cas on ne peut envisager que l'explosion ait été
provoquée par les vapeurs de l'essence. L'en-
quête technique a 'été confiée à des ingénieurs de
la poudrerie nationale, à Sorgues.
~Lé parquet est sur les lieux. Les enquêteurs /ne1
.pourront déterminer la cause de cette explosion
rfefeiles -responsabilités que lorsque les travaux de
déblayement seront terminés.
L'explosion a causé de très importants dégâts;
matérïels,rcertes, non iévalués encore, maisfà? fait!
une seule victime,'ce qui est un miracle. >
Èes autorités' locales, 'dont le préfet dçi'Vau-i
"cluse, Mv Henry Chavin, la municipalité ayi'gaon-
naise, les officiers de la garnison, se sontreudus
rue..Carnpi.
Les enquêtes du ®tvxy*
'¡
L'état d'esprit des socialistes (S.F.1.0.)
à la veille de leur conseil national
En dépit des remontrances qu'un petit nombre- j
de délégués adresseront "au. gouvernement, le,
conseil national du parti socialiste, dimanche
prochain, exprimera à M.Leon Blum, à ses colla-
borateurs et au groupe parlementaire l'approba-
tion de la S. F. I. 0. ''̃
On pourrait donc tenir cette réunion à huis. (
clos pour une simple formalité traditionnelle si, |
en dehors de l'offensive de la Gauche révolution-
naire sur laquelle nous reviendrons elle ne
devait comporter, semble-t-il, des conversations
dont l'intérêt peut brusquement dépasser le ni-
veau des prévisions..
L'unité sooiaiiste-GomiiHiniste
Commençons par le thème le plus intéressant
pour l'avenfr de la politique française.
Grâce à divers recoupements, il nous paraît
certain que le. parti communiste insiste pour que
l'on hâte sa fusion avec le parti socialiste; il est.
d'autre part, à peu près sûr que M. Léon Blum, 1
sans renoncer à son habituelle prudence, se mon-
tre fort séduit par le projet d'unité organique.
Si ce double vœu s'exauçait, l'on sait quelle en
serait la conséquence on verrait sétablir et ré-
gner en France un « parti unique de la classe ou-
vrière » qui réunirait plus de 500,000 membres
(la S. F. I. 0., à la fin de 1936, comptait 210,000
adhérents et la Section française de la troisième
Internationale en accuse 300,000).
A vrai dire, il n'appartient pas au conseil natio-
nal du parti socialiste de régler ce grand pro-
blème. Tout ce que l'on peut dire, c'est que le
comité d'entente désigné par les deux partis inté-
ressés a nommé une commission où ces deux 1
derniers sont représentés suivant le principe pari-
taire, et où l'on discute sur des textes fort com-
pliqués.' ̃̃•
La « gauche révolutionnaire »
Mais enfui, il est évident que si le conseil natio-
nal de la S.F.I.O. veut se montrer favorable à
une accélération des pourparlers,'il ne s'imposera
pas silence; au contraire, si ses membres et si
l'ensemble du parti sont hostiles à la réunifica-
tion prolétarienne, ils ne se gêneront pas pour
y mettre obstacle dès maintenant.
Il n'est pas très facile de connaître exactement
l'état' d'esprit d'un parti qui depuis son dernier
congrès (gymnase Huyghens, mai 1936) a doublé
ses effectifs. Le conseil national est, cette fois;
une assemblée en partie nouvelle, où s'expriment
près de 2,000 mandats de plus que la dernière
fois (plus de 5,000 au lieu de 3,000 et quelques).
La tendance de M. Marceau Pivert et de la Gau-
che révolutionnaire a, sans doute, reculé un peu
dans la Seine, comme nous l'avons indiqué d'au-
tre part, mais elle a gagné ailleurs, elle a recueilli
les adhésions des mécontents, celles des socia-
istes qui, d'une part, estiment trop élevées les
dépenses militaires, et, d'autre part, sont hostiles
au communisme, plus exactement au. « stali-
nisme » auquel ils reprochent d'être un régime
nationaliste et de conduire notre pays à la guerre
pour la défense d'une Union soviétique presque
fasciste.
Les anticommunistes
Dans le conseil national de la S.F.I.O. comme
ailleurs, ceux qui tiennent le parti communiste
français pour l'instrument de la politique exté-
rieure russe demanderont que l'on temporise et
que l'on, exige les plus sévères garanties avant
que ron.x. i~e .,les .~lu,s. pnrti-lés $a.rarlLies. ¿¡van.
de î^çeiybir «ajjs leur çarti les 3ÔO,"O0Q -hommes ~s
qui suivent ïil. Marcel CacMin et M. Thorez.
A ce pelotondo résistance se joignent ceux qui
considèrent que le parti communiste, malgré son
patriotisme actuel, malgré son appel à l'union
ontre'les Français et malgré ses déclarations en «i
faveur de l'ordre, demeure, au fond, révolution-
naire et peut redevenir demain partisan de la
plus brutale lutte des classes, « pour peu que
Moscou lui en donne l'ordre ». Tel est, en généra!,
le sentiment des quelques socialistes qui ont ap-
parténu autrefois au parti communiste et qui
l'ont quitté d'eux-mêmes ou ont fait partie des
« charrettes d'octobre 1922, de janvier 1923 et
de 1929.
'M. Zyromski est-il de leur côté? Non; les deux
ardentes batailles qu'il livre en ce moment visent,
l'une, à une action en faveur des gouvernementaux
espagnols, l'autre, précisément, à un prompt ac-
cqmpl.issement de, l'unité organique.
Grise ministériele >
Mais l'idée de la réunification, si bien reçue
qu'elle soit de M. Léon Blum et de nombreux mi-
litants, se heurte à un autre argument. Il n'est
pas interdit de penser, en effet, que beaucoup de
socialistes souhaitent le maintien du gouverne-
ment actuel. Or ils pensent que le ministère per-
drait,. au lendemain de la réunification, une partie
de sa majorité. Ils disent qu'une parantaine da
radicaux iraient se joindre à « l'opposition réac-
tipnnaire » pour se venger d'avance de l'échec au-
quel les exposerait, dans la prochaine campagne
électorale, l'unité socialiste-communiste; car, aux
dernières élections, ces 'députés radicaux n'ont été
éius au second tour que parce que au premier
il 'y avait avec eux un candidat socialiste et un
candidat communiste; quand il n'y aura plus con-
tre chacun d'eux qu'un seul- candidat d'extrême
gauche, ces radicaux n'auront pkis aucune chance
d'arriver en tête des candidats de « gauche » au
premier tour.
Quelques-uns des défenseurs de cette thèse
ajoutent que, même en dehors des considérations
électorales,'divers radicaux cesseront de soutenir
M. Blùm au gouvernement et préféreront « un
coup d'Angers » si la réunification s'accomplit, car
ils continuent à considérer comme séditieux, mal-
gré leurs conversions, les communistes ils soup-
çonneraient ces derniers d'entrer dans la S.F.I.O.
pour la « noyauter '»,- pour la « bolcheviser. »
hypocritement. •'
Les partisans de l'unité
A quoi les partisans de l'unité répondent
« Cette argumentation ne résisterait pas long-
temps à l'épreuve des faits. On s'apercevrait très
vite que dans le nouveau parti ouvrier unifié les
ex-communistes apporteraient beaucoup moins de
troubles que l'aile. gauche de la S. F. I. 0. actuelle.
Car cette aile gauche plaide pour la lutte des
classes et contre la défense nationale à l'heure
même où le parti tout entier prêche pour une
bonne entente et pour une France forte.
» D'ailleurs l'aile gauche de la S. F. I. 0., tout en
se méfiant des trotskistes qui cherchent à revenir,
%t rue des Italiens, Par!»
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Cie générale d'électricité ..̃ '̃ î.648 .̃̃ +48
Lyonnaise des eaux 1.614 •¥ '7'
Forges du Nord et de l'Est.680 .+ 23
Péchiney 2.158 +28
Kuhlmann i..̃ S45 + i
Lens :c.j: 367 50 2 50
Hoteiik!s3 :̃̃̃ 1.260 -f la ••
Bio-linto -.«».̃ 2.690.. -t- 4b
Canadian Paciflo .v.370. ̃ ..+. 1 ••
Crown Mines .11735.. 15-
Rand Mine3 .iaa, gaj. 982 'ir.12'
Uoyal-Dutch ..>r. 5.152 +52
Obligation Young .> .403., -^4..
BOURSE DE COMMERCE
CAOUT'CHOUCS. Fév. il 10 -Vf- mars il -30 -V*
3 d'avril 11 20 A; mai IL ÏO 12 Wï >3 de" juillet'
11 30 A: août 11 25.. ̃
SUCRES; Fév. 232 50: mars 233 50-; 3 de mars
234 50- à 235; d'avril 235 50; jui]let-aoùt-23«; sept.
238 50;'3 d'oct. 2il: de nov. 242.
Cote oincielle 232 50.. ̃̃
AVOINES. Fév. 121; mars 123; avril 124 50; 3 de
mars 124 50; 3 d'avril 125 50 et 125 75; 3 de mai
124 75 et 125 25.
FARINES. Fév. 206 50 V; mars 211 à 212; avril
213 50 à 21i; 3 do mars 213 A; 3 d'avril 217 ;A; 3 de
mai 220 A. .̃.̃
BLES. Cote officielle imposée: 145 50 (départ
culture).
FARINES PANIFIABLES 225.
HUILES DE LIN. Fév. 27«-V; mars -2T9 V; mars-
avril 277 Y: 4 do mai 283 à 287,; 4. de sept. 290 à 2.93.
MARCHE DU HAVRE (ouverture)
̃ COTONS. Fév. 392; 'mare 393 50: "avril 397; 'mai
399; juin 402; juillet 405 50; août -404 50; sept. 403 50;
oct. 402 50; nov. 401; déc. 401 50; janv. 402. ̃ ̃
CAFES. Fév. 241 50; mare .243. 50 avril 244,50;,
mai 219 50; juin 252 75; juillet -256 75; août 257 75;
sept. 263 50;,oct. 265 75; nov. 2"«7:5; tlêd. :269: Ventes il
6,000 eacs.
''<» i.r; ii.'
M. de Monzie est rentré à Paris ce malin
M. de Monzie, député du Lot, ancien ministre,1
est arrivé ce, matin à la gare d'Orsay, parle tràirt
de 8 h. 25, dans lequel il avait pris place à'
Cahors.
L'ancien ministre, que de nombreux a'mjS
étaient venus attendre à son arrivée a été aussi-,
tôt transporté dans un ambulance et conduit dans
une clinique où il subira un traitement, ainsi qùp
nous l'avons annoncé hier. '• ̃ '̃
? .̃«» ̃- r. iiji ;'t
Les mines flottantes
Arcachon, 12 février. '̃
Des mines ayant été signalées à l'entrée du bas-
sin d'Arcachon par plusieurs patrons de chalu-
tiers, une double expédition par terre et par eau
fut entreprise. La première a pu repérer une
mine flottante près de s'échouer au pied de la
dune de Pyla à vingt mètres de la câte,
D'après certains bruits,, il y aurait quelque part
'vers les passes un ou plusieurs chapelets de mi-
nes.. ̃
®
Un nouveau cadavre rejeté par la mer r
'̃' Dax, 12 février.
Il. Un douanier a découvert au bord,,de,là.,mer, k
la limite de Saint-Girons et de Lit-eWyIixéi.: 1*
cadavre d'un homme en état de" décomposition
avancée,
Avisé, le parquet, qu'accompagnait le capitaine
de gendarmerie, se rendit sur les lieux.
On croit que le corps est celui d'un sujet..espa-
gnol car ses vêtements portaient l'adresse d'un
magasin de la péninsule..
–
Le reto de l'aviatrice Maryse Bastié
Le Bourget, 12 février. ̃•'̃
L'aviatrice Maryse Bastié est arrivée à 14 h.,3
au Bourget par l'avion régulier d'Air France. Und
réception a eu lieu en son honneur.
i»
Çhamonix, 12 février.
L'éprouve de relais quatre fois 10 kilomètres,
première épreuve des championnats du monde de.
ski, a donné le classement suivant 1. équipe de
Norvège, en 3 h. 6 m. 7, s.; 2. équipe de Finlande,
en 3 h. 7 m. 4 s.; 3. équipe d'Italie, en 3 h. 8 m,
48 s.; i. équipe de Suède, en 3 h. 10 ni 25 s.;
5. équipe de •Tchécoslovaquie, en 3 h. 13 m. 56 s.;
6. équipe de Suisse, en 3 h. 16 m. 5& s.; 7. équipe
de Yougoslavie, en 3 h. 26 m. 5 s.; 8. équipe de
France, en 3 h. 28 m. 10 s.
par son canal, dans le parti de M. Léon Blum, est
lentement influencée, pénétrée par ces agitateurs.
La réunification aurait pour effet; une lutine- Active
contre cette minorité, par l'œuvre dès ex-commu-
nistes. Le parti socialiste-communiste serait dans
toute l'acception du terme un parti de gouverne-
ment qui, sans doute, ne renoncerait pas*, tout au
contraire," à substituer au' *fêgîmé capitaliste le
régime socialiste, mais le ferait, selon sa; tradition,
sans violence.
» Quant à l'hypothèse d'après laquelle une partiel
des radicaux renverseraient le gouvernement ac-
tuel au cas où l'unité socialiste-communiste de-<
viendrait une réalité, elle nous semble fort plau^
sible. Mais qu'est-e que cela peut faire? Croyez-,
vous que M. Léon Blum tienne a s'accrocher au
pouvoir? Et, s'il devenait le chef d'un immensa
parti, ne pensez-vous pas qu'il ,serait assuré de
retourner bientôt à l'hôtel Matignon pour gouver-*
ner dans des conditions plus conformes à ses
̃vœux?'» »
Bien entendu, tout ce discours n'efface en rienî
les préventions 3'un très grand nombre de mili-r
tants qui ont peur de Moscou et de la guerre aveo
l'Allemagne; et ils disent que si M. Léon Blum se
montre aussi favorable qu'on' l'affirme à l'unité,
c'est qu'il ne peut pas avouer ses réserves secrètes.
Voilà, en tout cas, la synthèse des diverses im-
pressions que j'ai recueillies en interrogeant, un
peu partout, des socialistes. Nous ne disons pas
que ce débat s'instituera au conseil national de
dimanche. Mais il est possible, il semble vrai-
semblable qu'il s'ébauche. L'assemblée n'aura pas
le temps d'y consacrer une longue discussion car
elle devra s'occuper d'autres problèmes que nous
indiquerons dans un deuxième article.
r RAYftfttNb Millet.
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guerre civile
finEspaflne
L'avance des nationaux sous Madrid
̃ D'un ëè*^eitvo^es"6^éôiaux".aeTl*agën'efe HaVàs' •
'•'•"̃'̃' • h:V *rJ*Âviia,_ i2';févriér-
A la fin:ëe*îa journée- d'bier'Ièk colonnes natio-
naïes;.com.mândées 'par, le général Varela,. sous la
direction effective du général Mola; après avoir
entièrement nettoyé 4a rive droite du.Jarama et
occupé San Martin de la Vegâ,. où un noyau ad-,
verse résistait encore, ont porte leurs avant-;
gardes au delà de la route de Chinchon, qui des-
sert celle ;de, Valence, entre Vaciamadrid et Ar-
ganda. i ;r.
La progression totale, depuis le début de cette
nouvelle offensive, se chiffre par plus de 20 kilo-
mètres en profondeur, sur 12 à 15 kilomètres de
large. ,é
Les- têtes des colonnes' nationales sont au nord,
devant Àgfanda,. et au sud, devant Moràta de Ta-
'jun'a: ̃ ̃'̃' ̃••;•̃-••
L'adversaire entièrement dérouté par la vigueur
de l'attaque' et par la souplesse de la manœuvre
en cours n'a opposé qu'une résistance spasmo-
dique. ̃
̃ Des signes d'affolement se multiplient à proxi-
mité de la capitale.
] Communiqué gouvernemental I
,• Madrid, 12 février.
Le conseil délégué pour la défense de Madrid,
publie, à midi1, le communiqué suivant
Après avoir repoussé les attaques répétées des re-
belles dans le. secteur du parc de Moncloa, sur le front
de- Madrid, les troupes' républicaines ont déclenché,
dans le même secteur, une. contre-attaque, appuyée par
des 'Chars d'assautj au cours de laquelle l'ennemi a été
force à'abâBïkinner plusieurs postions de première li-
gne, solidènièrit fortifiées. ̃'
Les forces loyales ont attaqué aussi avec succès dans
le secteur da Las Eosas." "'•
̃ .Pas de- c|ian«ejgtteiit à, signalçr -au sud de la capitale,
ni dans :.lès..au&ee-Wecteui«,iiu front de Madrid.
̃ iièi" coinniùnicatipBS tëlëp^oniquçs
rétrang-er,qjii avaient été- ^âpëei', pendant plusieurs
J.QUT6, par suite d'une avarie sans aucun rapport avec
les' opéiatiobs'ulilitairés, èorit de nouveau rétablies et
ïonctjohaënt -normalement.
^attitude de Me 6il Robles
Lisbonne, 12 février.
Voici les passages essentiels de la lettre, que
M. Gil Robles "a adressée à Valjadolid à l'un de
ses partisans, -M. Luciano Calzada.
Le leader de l'Action populaire confirme tout
d'aboM sa décision,. prise en septembre dernier.
<$e suspendre -l'activité; politique de la C.E.D.A. et
de mettre eelle-ci uniquement au service du mou-
vement national.
Nous serions Insensés, ou- misérables, écrit-il,. Si,
'devant l'énorme eacrifice que l'Espagne fait en vue
de «a rédemption, no^us prétendions développer la
moindre activité politique» L'Action populaire n'est plus,
actuellement qu'une milice.
Sur le.front de bataille, nos héroïques jeunes gens
se sentent Sers de combattre sous la discipline mili-
taire, et sont impatients de revêtir l'uniforme. A l'ar-
rière, les hommes et' les femmes n'ont pas d'autre
désir, que celui de servir l'Espagne, sans rechercher
les honneurs'et les récompenses.
C'est que; 'tous se sentent pénétrés de l'idée que
liotre mission, est celle: d'auxiliaires de Tannée, qui a
déclenché ce mouvement: l'armée; qui est le moyeu et
le centre fondamental da cette glorieuse épopée, instru-
ment impossible.. à, remplacer dans cette période noa-
.veijè 4è,Iavie,de'KEsnagne.
Je demande -aux milices de la. j$unésse d'Action
populaire de rester "fermement: a îèùriçoste: et d'être
flères des services qu'elles rendent à l'Bspairne. El.'es
l'ont servie1 dans les.. cdnflifs politiques, lorsqu'il fallait
définir" une doctrine; elles la servent actuellement en
Tefsant: ;IeMT sang sur les champs de bataille pour la
victoire • des. mêmes idéaux qu'elles propageaient dans
le passé. Elles la serviront demain, jusqu'au sacrifice,
̃en offrant 'leur existence .lorsque l'union sacrée la
Jçu'r.. deniàndeca.. • ̃ •
Je • leur • -demande de ne pas voir des adversaires
'dans ceux qui combattent à leurs eûtes contre:l'ennemi
cppvnuni Qu'elles' renoncent, si cela est nécessaire,
aux- flatteries, à la publicité et au désjr.de récompense.
Dieu voit la: pureté de leurs intentions et la patrie
sàiurà gardjer; le. souvenir de leurs luttes.
Le Ghapgé d'affaires du Reich à Burgos
'1 est nommé ambassadeur
̃sv -.̃"̃̃: Berlin, 12 février.
M. -Adolf- Hitler -a nBcarné le général Faupel,
̃jusqu'ici ïchargé d'affairés du. Reich auprès du
fouVçrnenient;' national espagnol, ambassadeur
'Allemagne auprès' dé ce gouvernement.
'Le général- Faupel a prêté serment aujourd'hui
devant le baron Constantin von'i Neurath, minis-
tre dés affairés étrangères du Beich.
Berlin, 12 février.
Voici le texte'du communiqué officiel du D.N.B.
au sujet de là nomination du général Faupel
Le Fuhrer^çhancelier a nomn.é ambassadeur
d^llemagne-awrès du gouvernement national es-
pagn'oï le général eii disp onibilité- Fa:upel, jus-
qù ici chargé d'âiïaires allemand.
qu'ici charge d'affaires allemand. t
Le'généTal Faùper apprête serment aujourd'hui
devant "lé îaron'. Çonst^niio von Neûrath, ministre
des-a%ires:;é|ransêrés''4^ '̃
Le problème de ia non-intervention
1~U! · v
:• 1/opposiiîdn du Portugal
̃ '̃̃'̃̃"̃̃ .Londres, 12 février.
Les 6 -ambassadéuFS '^(France, Grande-Bretagne,
Italie, Allemagne, U. R. S. S., Portugal), assistés
de leurs experts, qui s'étaient réunis à 11 heures,
au Foreign Office, pour délibérer sur la situation
créée par le refus du Portugal d'autoriser lé fonc-
tionnement du contrôle international de la non-in-
tervention sur sarfrontière avec l'Espagne, se sont
ajournés après une courte séance.
la réunion de ce matin devait avoir pour
objet de prendre connaissance de la réponse qui
était attendue de Lisbonne à certaines suggestions
faites 'parle comité au gouvernement portugais,
en vue de remplacer le contrôle terrestre par une
autre- forme' de surveillance efficace. Cette réponse
n'étant pas encore parvenue à Londres, une réu-
nion ultérieure sera convoquée dès que lord Ply-
mouth-le jugera nécessaire.
La naissance à Haples d'un prince italien
j ̃̃ • Naplés, 12 février.
La princesse de Piémont a donné heureusement
le jour a un enfant du sexe masculin.
C'est à 1-ï h. -05- que s'est produit l'heureux évé-
nement att^adu à la cour d'Italie. ̃
La nouvelle a été communiquée aussitôt au roi
et à M. Mussolini, tandis que les premiers dra-
peaux commençaient, à paraître- aux balcons des
maisons de Naples.
(Par téléphone, de notre Correspondant partiéulier)
̃̃- Rome, 13 février, 15 heures.
La naissance d'un prince héritier a été apprise
a Rome dans lé: débutf de l'après-midi.
La nouvelle; cause partout! un, vif enthousiasme,
particulièrement dans les classes populaires, très
attachées à la. maison royale. •_
Comme on lé* sait, c'est la loi salique qui règle
le problème dé la succession au trône dans la
maison de Savoie, c'est-à-dire que seuls les des-
cendants mâles peuvent hériter du titre royal.
Jusqu'à ce jour, deux princes seulement pou-
-vaient devenir roi* d'Italie le prince de Pié-
mont et son cousin, le duc d'Aoste, ancien duc des
Pouilles, fils d'-un frère, du roi Victor-Emma-
nuelIIL ̃
La naissance' -actuelle donne donc un nouvel
héritier au trône.
Le fils du prince de Piémont et de la prin-
cesse Marie-José porterait, dit-on, le titre de
prince de Naples, et sera- baptisé Victor-Emmanuel
comme son. grand-père,
De grandes maniMtalioni âQfît prévues dans
toute i'Ralk»
LA JOURNÉE: DERNIÈRES NOUVELLES
Services télégraphiques et téléphoniques du tyïwps informations particulières et enquêtes.
Le projet d'accord
«locarnien»
la Belgique propose la réunion
d'une conférence préparatoire
(Par téléphone de. notre correspondant par!iculier)
.r. Bruxelles, 12 février.
La réponse belge -a 'la • note anglaise de fin
novembre, relative à la conclusion éventuelle d'un
nouvel accord occidental, a été transmise au gou-
vernement. britannique par les soins de l'ambas-
sadeur de Belgique à Londres. Dans ce docu-
ment, le gouvernement belge prend acte avec
satisfaction des déclarations de l'Angleterre et
de la France relatives à la sécurité de la Belgi-
que.. Il prend acte également des récentes décla-
rations du chancelier Hitler. Il croit pouvoir
faire état des déclarations des ministres des trois
grandes puissances pour constater que celles-ci
acceptent en principe de donner à la Belgique
des garanties d'intégrité et de sécurité, sans con-
dition de réciprocité, dans un nouvel accord de
Locarno. Cela se dégagerait notamment des der-
nières notes anglaise et française. Par contre,
l'Allemagne n'a pas encore donné des assurances
aussi nettes.
D'autre part, la note belge respecte le méca-
nisme de Locarno pour ce qui concerne la dési-
gnation de l'agresseur dans les cas incertains;
elle sauvegarde l'autorité de la Société des na-
tions, de sorte que le nouvel accord devrait se
concilier dans le système général du pacte de
Genève. Ce sera un cas particulier d'application.
La note belge insiste surtout sur la nécessité,;
dans le stade actuel des choses, de hâter les né-
gociations, et, pour ce faire, elle suggère d'en ter-
miner provisoirement avec la méthode dés notes
diplomatiques. Elle propose de réunir en une
conférence préparatoire officieuse les ministres
responsables de.toutes les puissances intéressées,
étant entendu qu'il s'agirait d'une réunion pré-
liminaire qui ne devrait aboutir à aucune con-
ciusion. immédiate. Mais, cette méthode permet-
trait, estime^t-on ici, de confronter plus aisément;
les points de vue et dé cjféer la possibilité de jeter.
un pont entre les différentes thèses en présence.
Londres, 12 février.
I^a réponse.de la Belgique à la note britannique
du 19 novembre 1936 relative au pacte occidental
qui remplacera le traité de Locarno a été remise
au début de l'après-midi au Foreign Office par
l'ambassadeur de Belgique.
On sait que la note britannique à laquelle il
est- fait allusion tendait à exposer les vues du
gouvernement de Londres sur les réponses des
divers gouvernements intéressés aux propositions
faites antérieurement par la Grande-Bretagne sur
l'ensemble du problème occidental.
♦
Le Vatican reoonnait au roi d'Italie le titre
d'empereur d'Ethiopie
GSté du Vatican, 12 février.
Le souverain pontife vient de reconnaitre im-
plicitement le nouveau titre d'empereur d'Ethio-
pie au roi d'Italie. Répondant aux veux que
Victor-Emmanuel III lui a adressés à l'occasion
du 158 anniversaire de son couronnement, le pape
a adressé sa dépêche au « roi d'Italie, empereur
d'Ethiopie ». ̃
Cette dépêche était d'ailleurs ainsi libellée'
« Au message courtois et dévoué de Votre Ma-
jesté et de Sa Majesté la reine impératrice, répond
notre vive gratitude et l'apostolique bénédiction
avec nos. vœux paternels de bonheur. »
«i i^
Le 15e anniversaire du couronnement ilu pape
Cité du Vatican, 12 février.
A l'occasion du 15° anniversaire de son cou-
ronnement, le pape reçoit des milliers de télé-
grammes provenant du monde entier.
Ce matin, le souverain pontife a assisté à la
messe et communié. Puis il est resté longuement
en prière. ̃
Les obsèques
du procureur général Gaudel
Les obsèques de M. Gaudel, procureur général
près la cour d'appel, ont été célébrées ce matin,
& 11 heures, en l'église Saint-Georges, avenue
Simon-Bolivar, en présence d'une nombreuse
assistance appartenant plus particulièrement 'au
monde judiciaire.
Le deuil était conduit par le cousin du défunt.
Dans l'assistance en remarquait MM. Grum-
bach, représentant le président du conseil;
Chautemps, ministre d'Etat; Rucart, garde des
sceaux; Verlomme, au nom de M. Marx Dormoy,
ministre de l'intérieur; un délégué de M. Rivière,
ministre des pensions; MM. Léon Bérard, ancien
garde des, sceaux; Langeron, préfet de police.
On notait également la présence de délégations
de la cour d'appel, celle-ci en costume ayant à
sa-tête.M. Villette, premier président; de la. Cour
de cassation, ayant à 'sa' tête MM. Paul Matter,
premier président, et Frémicourt, procureur gé-
néral ds avocats; M. Lescouvé, premier présl-
dent honoraire de la Gour de. cassation; M. Geor-
ges Lecomte, de l'Académie française; le bâtonnier
Etienne Carp'entter;' M; Fourcade, ancien bâton-,
nierj.pliisieurs. anciens bâtonniers et de' nom-
breux avocats; M. Charles Deffès, président de
l'Association de la presse judiciaire; MM. Pierre de
Courtois,' sénateur; Léclerc, premier 'président de
la cour d'appel d'Amiens; M. Mirkine-Guetzevitch,
directeur-adjoint du Centre de la Révolution
française; plusieurs' magistrats de province;
•M. Masmonteil, maire du dix-neuvième arrondis-,
sement; le docteur Paul, etc:
A l'issue de ïa cérémonie, M. Marc Rucart, garde
des sceaux, a salué le défunt au nom de la ma-
gistrature, de la chancellerie et du gouvernement.
Evoquant la carrière de ce magistrat qui eut
« une âme forte et suprêmement humaine » il
constate, en y insistant, l'unanimité du sentiment
public qui avait approuvé sa nomination à la tête
du parquet général de Paris.
Il est rare, infiniment, de voir. un tel accord dans 's
l'éloge pour les-attitudes nombreuses d'un homme,
pour toutes ses attitudes, et jusqu'à celles qui se si-
tuaient au centre même des pires tourbillons.^ Il avait
la passion, de la vérité,
II était une synthèse d'hommes arrachés à l'histoire
et peut-être à la légende. Ne le voyez-vous pas -résu-
mant ce qu'il y avait. de meilleur dans les héros de
Dumas dont l'un était la noblesse, l'autre la force, et
le troisième la sensibilité.
Ce fils des marches,.de l'Est, né à Bruyères-en-
Vosges était, en somme, une synthèse de. Français.
L'inhumation .aura lieu à Nogent-sur-Seine où
le garde des sceaux prononcera à nouveau quel-
ques paroles d'adieu..
i 1/Expositiijle 1937
,¡' r,
Le ministre du travailla, présidé, ce matin, au
cercle régional de l'Exposition angle du quai
d'Orsat efc de l'avenue de Suffren à là'pose de
la première pierre' du pavillon Flandre-xlrtois.
Des discours ont été prononcés par MM. Delpoullc,
président du centre n° 1; Mahieu, sénateur du
Nord; Farjon, sénateur du Pas-de-Calais, -vice-
président du Sénat; Edmond Labbé, commissaire
général, et par le ministre, M. Lebas.
L'application de la taxe à la production
Le ministère des finances communique*
Répondant au vœu formulé par divers groupe-
ments de producteurs, le ministre des finances a
décidé de reporter du 15 au 28 février la date
avant, laquelle devront être effectuées les déclara-
tions, prévues aux articles 13, 14 et 15 du décret
du 27 janvier 1937, des redevables assujettis aux
taxes de 6 ou de "2 0/0.
D'autre part, le Journal officiel de dimanche
publiera une instruction générale de la direction
fies contributions indirectes, donnant toutes les
indications utiles pour l'application des taxes de e
6 et de 2 0/0, •̃"̃
La Chambre a adopté
le projet sur la vente
des fonds de commerce
La séance est ouverte à 9 heures, sous, la .pre-
3dénce de ̃M. Albert Paulin, yiée-p'rMdent,; ̃̃'
L'ordre dU"' jour1 .appelle" la -suite' de ~îa "dîsèus- ]
5.fpn^du; projet (fc loi relatif au; règlement du prix;
de- "venter des fonds de •commeiTfe. -•̃ i
Sur l'article ta commission propose un itou-
reau texte qui est adopté, après le rejet de plu-,
sieurs amendements l'article est adopté. i
En voici le texte
Art. 2. Le prix est, en principe, h l'égard du prix;
fixé au .contrat,' dans le même rapport que les recettes
brutes d'exploitation de, l'exercice 1936 à regard des
recettes brutes d'exploitation de la première année qui
a suivi la vente si celle-ci a eu. lieu avant le 1" jan-
vier 1935.
Si. la. venté est postérieure à cette dernière date, le
prix est, en -principe, à l'égard du prix fixé au contrat,
dans le même rapport que les recettes brutes d'explp.i-
tation des six derniers mois à l'égard des recettes
brutes d'exploitation des six mois correspondants de-
l'année 1936.
Toutefois, n'est, pas prise en considération la dimi-
nution des recettes brutes d'exploitation, imputable au
fait personnel de l'acheteur.
A partir de ce moment les articles -défilent avec
rapidité après une courte série d'observations.
Voici deux articles importants
Art.. -5. La réduction du prix est limitée aux sommes
dont l'acquéreur est encore débiteur au jour de la;
promulgation de la présente loi au titre du contrat
de vente visé à l'article premier.
Art. 8. Les délais accordés, toutes les réductions d'in-
térôte' ainsi que la réduction du. prix de vente béné-
llcient à tous les tiers tenus avec l'acquéreur, soit soli>-
dairement, soit en qualité de caution ou à quelque titré
que ce soit, ainsi qu'à tout débiteur dont le créancier
aura accepté en garantie ou en règlement de sa créance
les..billets de fonds moratoriés, réduits ou supprimés-
en application. de la présente loi, même: .si- cette créance
esi/gar-antië' par un nantissement. ;-v
Un tempsd'arrêt 4 l'article 9 aig$i conçu r,o,'t'
Art. 9. Tout vendeur ou ayant droitf pourra -reprendre
la fonds dans les conditions prévues par l'article -2 dé
laloi du 17 mars 1909, à charge de restituer à l'acqué-
reur les sommes effectivement versées par ..celutct,
mais sous réserve de l'accomplissement; préalable des
formalités prévues par les alinéas premier, 2. et 3 de
l'article 3 dû la loi du 17 mars 1909, et, en cas de
nantissement, du rapport de la mainlevée de l'inscrip-
tion prise par le créancier nanti.
L'acquéreur n'est tenu d'aucune indemnité à raison
de la' jouissance du fonds.
M. Sattdubray (démocrate populaire, Sartlie)
défend l'amendement suivant
Compléter l'article 9 par un alinéa ainsi conçu:
« Eu cas,de revente,d'un fonds de commerce
repris par le vendeur dans les conditions ci-des-
sus, il. ne sera perçu aucun droit de mutation
sur cette nouvelle, vente, à condition qu'elle' ait
lieu dans un délai maximum d'une année. »
II expose qu'on ne peut pas faire du fisc le bé-
néficiaire d'une revente opérée dans de telles
conditions.
Le rapporteur repousse l'amendement.
M. Saudùbrày le maintient.
L'amendement est mis aux voix par scrutin
public et après pointage adopté par 254 voix
contre 252.
On vote l'article ainsi modifié, ainsi que les
derniers (clauses d'ordre judiciaire).
Avant le vote sur l'ensemble plusieurs députés
tiennent à s'expliquer. ̃
M. Louis Rollin déclare que^ ses amis et lui
voteront le projet malgré les réserves qu'ils
ont à. faire sur certaines de ses dispositions *-+
pour mettre fin le plus tôt possible à un régime
de moratoire qui .profite, trop. souvent aux.débi-
teurs de mauvaise fo; ot qui finirait par menacer
le crédit commercial.
II espère que les incidents auxquels le texte
doit remédier ne se reproduiront plus. Cependant,
une des causes des difficultés de règlement des
billets de fonds a été l'existence de la monnaie
flottante. La monnaie flottante reparaissant au.
jourd'hui, il y a lieu de penser que les difficultés
en question pourront renaître.
Peut-être, ajoute-t-il, sera-t-il prudent pour
le législateur de prendre des mesures tendant 4
achever l'oeuvre qu'amorce le projet actuel, c'est»
à-dire d'instaurer pour l'avenir un régime d'as-
sociation véritable entre le vendeur et 1 acquéreur
d'un fonds de commerce.
M. Izard dit que la gauche indépendante votera
également le projet, tout en maintenant quelques
réserves,
Il espère que malgré que le moratoire prenne
fin le 15, il ne sera. procédé à aucune exécution.
et demande au gouvernement de donner des ins-
tructions très nettes dans ce sens.
S'il, est en effet nécessaire d'éviter ces exécu-
tions entre l'expiration du moratoire et la pro-
mulgation de la présente loi, il tient à bien pré-
ciser que des lois complémentaires devront être
votées, dans le plus brer délai.
M. Blaisot déclare que s'il tient à faire des
réserves sur la loi, c'est qu'il existe des contrats
auxquels, à son avis, il ne faut toucher qu'avec
la. plus extrême prudence. ̃ <;
•II ajoute que si ses amis et lui n'ont pas déposé
des amendements au projet, c'est qu'ils ne vou*
latent pas en retarder le vote, car pour eux il est
essentiel que -le moratoire prenne fin. "• :v
M. Dominarige votera aussi la loi, maj&.il ne se
dissimule pas les imperfections du- texte -qui va
sortir des délibérations de la Ghattibre; il croit
fermement que très,procb.a,inement' il sera pos-
sibK' de lever, rhypothèque. qui > pesait si lpurde?
ment;sur la vie économique du'pays.' ̃̃̃
̃"̃'̃ V Me du projet r
,'Vote p,. ,<' ;1,
A la majorité de' 506 contre 59,- sur 565 votants,
l'ensemble du projet de loi est '.adopté.
La Chambre renvoie a màrdi matin la discus-
sion du projet de loi tendant à accorder au gou-
vernement' le pouvoir de modifier par décrets le
tarif douanier et à renfor'<"r les mesures contre;
le dumping. ̃̃̃̃
A 15 heures, deuxième séance. (Suite de la
discussion du projet relatif au contrat .collectif
dans l'agriculture.)
La séance est levée à .11 h. 30;
Séance de l'après-midi V
M. Edouard Eerriot,^ président, ouvre la séance
à 15 h. 10.
Après avoir voté sans débat plusieurs projets
de loi d'ordre communal, la Chambre reprend la
discussion du projet tendant à régler les rapports
entre producteurs agricoles, commerçants et in-
dustriels par la conclusion de conventions collec-
tives fixant les conditions de vente de produits
agricoles pour une branche de production.
M. Montfort (Fédération républicaine, Finis-
tère), a la parole.
La taxe unique
MM. Goussu et Saudubray ont déposé diverses
propositions concernant la taxe unique. Ils de-
mandent notamment i°: de reporter ^iir^marjs
le délai accordé aux commerçants pour prendre la
position de producteurs; 2" de reporterrau 31 mars
le délai accordé pour la déclaration des stocks;
3° de faciliter l'établissement du prix de vente des
stocks par l'application d'un coefficient détermnû
après accord entre. l'administration et les organi-
sations commerciales; 4° l'assimilation de tous les
commerçants faisant moins de 300,000 francs d'af-
faires annuellement, aux commerçants soumis au
forfait. N'ayant pas d'inventaire établir, ils pour-
raient être autorisés à verser lés 3/12° de la taxe
sur le chiffre d'affaires acquittée par eux en 1936
s'ils sont détaillants, de 6/12° s'ils sont grossistes;
5° le rétablissement' du forfait: pour tcmsUes trans-
formateurs ou producteurs faisant moins de
300,000 francs d'affaires.
Demande d'interpellation î
M. Tixier-Vignancour, dôputé des Basses-Pyré-.
nêes a demandé à interpeller le gouverjiement.sur,.
« les paroles inadmissibles- prononcées par le pré"-
sident du conseil au meeting du 11 févripr sur/les
chantiers de l'Exposition, et tendant à représenter
celle-ci comme le bien exclusif d'une formation
BOlitique »,
L'amitié tranco-américaine
Inauguration du monument
E à la mémoire i,
I i Mpn L Herrîek
t-r- -'ï "̃̃̃ ̃ -• -_̃̃̃ ;'r-
fl-^a!'is qvii ̃ li'a pas publié; la noble .at.tiMdè./ «je
"SfyrOn r;T. Hemck, ambassadeur, des Etats-Unis s a
Paris, '.jiïxns' les premiers joùïs'-de la/guerre.; alors
que clësi troupes allemandes avançaient à marches
forcées sur la capitale, a voulu publiquement ho-
norer la mémoire de ce grand ami. de la France
mort à son poste voici huit ans.
Dans ce but, la municipalité de Paris avait ou-
vert une souscription publique dont le montant a
servi à élever un monument au diplomate défunt.
Ce monument, qui se dresse sur la place des
Etats-Unis, se compose d'une simple .pyramide, de
granit tronquée que surmonte le buste de l'am-
bassadeur en habit, avec au côté les insignes de
grand-croix de la Légion d'honneur.
Sur le granit une seule inscription le nom et
deux dates 1859-1929.
Une cérémonie fort simple à marqué ce matin
à 11 heures l'inauguration du monument que
llanjuaient à droite et à gauche deux immenses 1.s
drapeaux, l'un français, l'autre américain.
De nombreuses personnalités françaises et amé-
ricaines assistaient à cette cérémonie, notam-
ment MM. William C. Bullitt, ambassadeur dés
Etats-Unis; Yvon Delbos, ministre des affaires
étrangères; Raymond-Laurent, président du Con-
seil municipal; le màréchar Franchet d'Espèrey';
lé marquis de Rochambeau; le marquis de Cham-
6'ru-n; M. Hanotaux et le. général Paul Azap, du
comité France-Amérique; MM. Bucaille, syndic
du Conseil. municipal; Revillod, secrétaire général
de la préfecture de police, représentant M. Lan-
géron Contenot, ancien président du Conseil mu-
nicipal Southard,. consul général des Etats-Unis
et la' haut personnel de l'ambassade; Nelson Crom-
well, président de diverses associations américai-
nes en France, etc.
Après;.que M. Raymond-Laurent eut déposé-au
pied au monument, une gerba de fleurs cravatée
âuS couleurs de la ville, les personnalités se ren-*
dirent place1- dïénà où furent prononcés les dis-
Cours.'
Le premier, M. de Fontenay, conseiller muni-
cipal du quartier, prit la parole.
;̃ :I1 souligna la prédilection des Américains pour
les hauteurs de Chaillot., où, avant 1914, avaient
été réunis les effigies des héros de .la « grande
guerre libératrice » de l'Indépendance; « Héros
américains, héros français, ceux qui ont scellé
de leur cœur, de leur sang, une amitié vieille
aujourd'hui de plus de cent soixante ans. »
M. de Fontenay évoque ensuite la mort de
Myron T. Herrick et conclut
Qu'il me soit permie de dire en terminant ma ilertô
dé posséder, dans ce quartier que je représente à
l'to.ûtel de ville, le souvenir de celui qui s'apprêtait à
être un défenseur de Paris, qui a su si merveilleuse-
ment comprendre notre pays et dont les hautes vertus
Restent comme un magnifique exemple pou_r-;ia jeu-
nesse de nos deux nations.
Le comte de Broglie, au nom du comité France-
Amérique, puis M. Villey, préfet de la. Seine, re-
tracèrent la carrière de 1 ambassadeur, exaltant
son attitude héroïque aux heures sombres de la
guerre.
Discours de M. Raymond-Laurent
M. Raymond-Laurent rappelle le rôle de
Myron T. Herrick, puis la fidélité du souvenir
de la capitale qui atteste ainsi sa reconnaissance.
11 conclut
En contemplant cette effigie, :nos descendants pen-
seront que l'Amérique peut être fière d'avoir été repré-
sentée en France, en des années aussi décisives .'pour
l'avenir de .ik civilisation, par un homme d'une aussi
éminente- va-fëur. Ils., s? diront ;r4ÛsSf «pie c'est le prlvi-
ïfge de notre capitale, de notre pay3, do mériter, de
conserver do pareilles amitiés. L'histoire a recueilli
ies actes, les paroles, les gestes de ce diplomate forme
aux disciplines strictes des affaires et qui sut être,
h l'heure où se joua le destin' des peuples, un paladin
du droit, un chevalier do l'idéal. Et l'àmè populaire,
déjà, y ajoute tous les prestiges délicats de la légende
et de la poésie. • ̃"̃
Discours de M. William C. Bullitt
•M. William C. Bullitt parla le dernier, il le
fit en- ces termes
Au nom. du gouvernement et du peuple des Etatas
Unis, je tiens à vous dire combien 'tout Américain, e^t
touché de l'hommage que Paris rend aujourd'hui à la
mémoire de Myron Herrick.
La gratitude est une ûee qualités les plus rares, et
le. fait que Paris se souvient et se souviendra de l'an}-
bassadeur qui l'aimait est une preuve que Paris reste
digne de ïuirmême..
En quelques traits heureusement choisis, l'am-
bassadeur restitua la silhouette restée fami-
lière aux Parisiens de Myron T. Herrick « type
accompli du fils de fermier américain » et qui
eut « une noblesse d'âme qui fit de lui un gentil-
homme saris peur et sans reproche ».
Après quoi l'ambassadeur des Etats-Unis, fait
l'historique des années de guerre au début des-
quelles Myron T. Herrick sollicita de son gouver-
nement et obtint l'autorisation de l'ester à Paris
d'où le gouvernement venait de partir.
•M: Bullitt donna ensuite lecture des notes du
journal tenu par son .'prédécesseur et il acheva
ainsi :̃- .̃̃ -̃••̃̃. ̃-
Je eûis'ïier, comme Américain, qu'Herrick soit resté
à. Paris en ce moment d'épreuve. Je suis- fier que vous
'aye#:ch-oisï.ee. 'j.our -pour lionorer sa àémoire -je youe
Suis reconnaissant: d'avoir élevé-, ça .statue exactement; à
fehdroît où vous l'awz mise, place des Etats-Unis.- Les
monuments qui, à présent, ornent la place "des Etats-
Unis, contiennent en leurs pierres. -toute l'histoire spiri-
tuelle des frelations franco-américaines. Au sommet, le
rnonument à. Washington et La Fayett-e symbolise
l'amitié, la fraternité des armes, qui à donné- à mon
paye la liberté. En bas le monuments sur.lequel, parmi
tant d'autres,sont, gravés 'les_.noms -de trois amis in-
times dé mon .enfance' le monument aux volontaires
américains qjui,. avant que les Etats-Unis ne fussent, en
guerre, rejoignirent l.'arpaée française et moururent pour
la fYancè ceux dont' lâ_mor.t' aida' à. eâuver la liberté
de la France; ce monument symbolisa l'esprit qui trouva.
> sa parfaite expression dans les mots: « La Fayette,
nous voici 1 » .•'̃'
Maintenant, entre ces monuments, s'élève la statue
de Herrick, qui, aimant la civilisation de la France
| et les beautés de Paris, et les qualités d'humanité
communes aux Américains et aux Français, fut le sem
représentant diplomatique qui restât à Paris quand
J tous les autres furent partis, et s'affirma ainsi une
t âme noble et courageuse, et un vrai Américain.
Puisse son monument être toujours île. symbole que,
du dévouement à la civilisation, naîtra' la fraternité
èntre lés peuples
L'explosion d Avignon
j {Par. téléphone, "de notre 'correspondant particulier)
• j Avignon, 12 février:
L'explosion qui a provoqué l'écroulement dé
'1. L.'e~PI."o,~ibn. s .t. P,1'6". Oq. es, l'e.c. rOUlem.erttdè -à
deux inimeubles dé trois étages, rue Carnot, à
I Avignon, a donne naissance à des informations
A:vigl1Qf!;a, donne 6 naissance à des 'înfornlatiollf
d'après lesquelles plusieurs personnes auraient
trouvé la mort dans l'accident.
La vérité est qu'un seul cadavre a été retiré
des décbnibres ce matin entre 11 /heures et midi;
celui de M. Roger 'Pépin, seize ans, employé de la
maison Rouit, qu.i était occupé à l'un des entre-
pots de cette maison de fournitures de bimbelo-
terie et autres articles ipour fêtes foraines, au
moment où l'éxplosion s'est produite.
Le corps, de M. Pépin a été retrouvé près de
) l'automobile de son patron. Le réservoir d- es-
senc« de la voiture était intact et le liquide in-
flammable y demeurait, c'est dire qu'en aucun
cas on ne peut envisager que l'explosion ait été
provoquée par les vapeurs de l'essence. L'en-
quête technique a 'été confiée à des ingénieurs de
la poudrerie nationale, à Sorgues.
~Lé parquet est sur les lieux. Les enquêteurs /ne1
.pourront déterminer la cause de cette explosion
rfefeiles -responsabilités que lorsque les travaux de
déblayement seront terminés.
L'explosion a causé de très importants dégâts;
matérïels,rcertes, non iévalués encore, maisfà? fait!
une seule victime,'ce qui est un miracle. >
Èes autorités' locales, 'dont le préfet dçi'Vau-i
"cluse, Mv Henry Chavin, la municipalité ayi'gaon-
naise, les officiers de la garnison, se sontreudus
rue..Carnpi.
Les enquêtes du ®tvxy*
'¡
L'état d'esprit des socialistes (S.F.1.0.)
à la veille de leur conseil national
En dépit des remontrances qu'un petit nombre- j
de délégués adresseront "au. gouvernement, le,
conseil national du parti socialiste, dimanche
prochain, exprimera à M.Leon Blum, à ses colla-
borateurs et au groupe parlementaire l'approba-
tion de la S. F. I. 0. ''̃
On pourrait donc tenir cette réunion à huis. (
clos pour une simple formalité traditionnelle si, |
en dehors de l'offensive de la Gauche révolution-
naire sur laquelle nous reviendrons elle ne
devait comporter, semble-t-il, des conversations
dont l'intérêt peut brusquement dépasser le ni-
veau des prévisions..
L'unité sooiaiiste-GomiiHiniste
Commençons par le thème le plus intéressant
pour l'avenfr de la politique française.
Grâce à divers recoupements, il nous paraît
certain que le. parti communiste insiste pour que
l'on hâte sa fusion avec le parti socialiste; il est.
d'autre part, à peu près sûr que M. Léon Blum, 1
sans renoncer à son habituelle prudence, se mon-
tre fort séduit par le projet d'unité organique.
Si ce double vœu s'exauçait, l'on sait quelle en
serait la conséquence on verrait sétablir et ré-
gner en France un « parti unique de la classe ou-
vrière » qui réunirait plus de 500,000 membres
(la S. F. I. 0., à la fin de 1936, comptait 210,000
adhérents et la Section française de la troisième
Internationale en accuse 300,000).
A vrai dire, il n'appartient pas au conseil natio-
nal du parti socialiste de régler ce grand pro-
blème. Tout ce que l'on peut dire, c'est que le
comité d'entente désigné par les deux partis inté-
ressés a nommé une commission où ces deux 1
derniers sont représentés suivant le principe pari-
taire, et où l'on discute sur des textes fort com-
pliqués.' ̃̃•
La « gauche révolutionnaire »
Mais enfui, il est évident que si le conseil natio-
nal de la S.F.I.O. veut se montrer favorable à
une accélération des pourparlers,'il ne s'imposera
pas silence; au contraire, si ses membres et si
l'ensemble du parti sont hostiles à la réunifica-
tion prolétarienne, ils ne se gêneront pas pour
y mettre obstacle dès maintenant.
Il n'est pas très facile de connaître exactement
l'état' d'esprit d'un parti qui depuis son dernier
congrès (gymnase Huyghens, mai 1936) a doublé
ses effectifs. Le conseil national est, cette fois;
une assemblée en partie nouvelle, où s'expriment
près de 2,000 mandats de plus que la dernière
fois (plus de 5,000 au lieu de 3,000 et quelques).
La tendance de M. Marceau Pivert et de la Gau-
che révolutionnaire a, sans doute, reculé un peu
dans la Seine, comme nous l'avons indiqué d'au-
tre part, mais elle a gagné ailleurs, elle a recueilli
les adhésions des mécontents, celles des socia-
istes qui, d'une part, estiment trop élevées les
dépenses militaires, et, d'autre part, sont hostiles
au communisme, plus exactement au. « stali-
nisme » auquel ils reprochent d'être un régime
nationaliste et de conduire notre pays à la guerre
pour la défense d'une Union soviétique presque
fasciste.
Les anticommunistes
Dans le conseil national de la S.F.I.O. comme
ailleurs, ceux qui tiennent le parti communiste
français pour l'instrument de la politique exté-
rieure russe demanderont que l'on temporise et
que l'on, exige les plus sévères garanties avant
que ron.x. i~e .,les .~lu,s. pnrti-lés $a.rarlLies. ¿¡van.
de î^çeiybir «ajjs leur çarti les 3ÔO,"O0Q -hommes ~s
qui suivent ïil. Marcel CacMin et M. Thorez.
A ce pelotondo résistance se joignent ceux qui
considèrent que le parti communiste, malgré son
patriotisme actuel, malgré son appel à l'union
ontre'les Français et malgré ses déclarations en «i
faveur de l'ordre, demeure, au fond, révolution-
naire et peut redevenir demain partisan de la
plus brutale lutte des classes, « pour peu que
Moscou lui en donne l'ordre ». Tel est, en généra!,
le sentiment des quelques socialistes qui ont ap-
parténu autrefois au parti communiste et qui
l'ont quitté d'eux-mêmes ou ont fait partie des
« charrettes d'octobre 1922, de janvier 1923 et
de 1929.
'M. Zyromski est-il de leur côté? Non; les deux
ardentes batailles qu'il livre en ce moment visent,
l'une, à une action en faveur des gouvernementaux
espagnols, l'autre, précisément, à un prompt ac-
cqmpl.issement de, l'unité organique.
Grise ministériele >
Mais l'idée de la réunification, si bien reçue
qu'elle soit de M. Léon Blum et de nombreux mi-
litants, se heurte à un autre argument. Il n'est
pas interdit de penser, en effet, que beaucoup de
socialistes souhaitent le maintien du gouverne-
ment actuel. Or ils pensent que le ministère per-
drait,. au lendemain de la réunification, une partie
de sa majorité. Ils disent qu'une parantaine da
radicaux iraient se joindre à « l'opposition réac-
tipnnaire » pour se venger d'avance de l'échec au-
quel les exposerait, dans la prochaine campagne
électorale, l'unité socialiste-communiste; car, aux
dernières élections, ces 'députés radicaux n'ont été
éius au second tour que parce que au premier
il 'y avait avec eux un candidat socialiste et un
candidat communiste; quand il n'y aura plus con-
tre chacun d'eux qu'un seul- candidat d'extrême
gauche, ces radicaux n'auront pkis aucune chance
d'arriver en tête des candidats de « gauche » au
premier tour.
Quelques-uns des défenseurs de cette thèse
ajoutent que, même en dehors des considérations
électorales,'divers radicaux cesseront de soutenir
M. Blùm au gouvernement et préféreront « un
coup d'Angers » si la réunification s'accomplit, car
ils continuent à considérer comme séditieux, mal-
gré leurs conversions, les communistes ils soup-
çonneraient ces derniers d'entrer dans la S.F.I.O.
pour la « noyauter '»,- pour la « bolcheviser. »
hypocritement. •'
Les partisans de l'unité
A quoi les partisans de l'unité répondent
« Cette argumentation ne résisterait pas long-
temps à l'épreuve des faits. On s'apercevrait très
vite que dans le nouveau parti ouvrier unifié les
ex-communistes apporteraient beaucoup moins de
troubles que l'aile. gauche de la S. F. I. 0. actuelle.
Car cette aile gauche plaide pour la lutte des
classes et contre la défense nationale à l'heure
même où le parti tout entier prêche pour une
bonne entente et pour une France forte.
» D'ailleurs l'aile gauche de la S. F. I. 0., tout en
se méfiant des trotskistes qui cherchent à revenir,
%t rue des Italiens, Par!»
abonnements d'un an
france ET colonies: 130 fr.
etbansèb:
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NOUVELLES DELÀ BOURSE
i% février. Marché calme et irrégulier. Livre
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contre 21 44 1/2. 1
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3 0/0 :«: 74 43 -0 30
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4 0.0 1925 .ro • 96 80 + 0 60
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Banque de. France 8.550 5
Crédit foncier 2.900.. –60..
Crédit lyonnais i.fi85 o
Banque de Paris «. 1.528 4
Chemin de fer du Nord. 768 2
Canal do Suez 27.975 +360
Cie générale d'électricité ..̃ '̃ î.648 .̃̃ +48
Lyonnaise des eaux 1.614 •¥ '7'
Forges du Nord et de l'Est.680 .+ 23
Péchiney 2.158 +28
Kuhlmann i..̃ S45 + i
Lens :c.j: 367 50 2 50
Hoteiik!s3 :̃̃̃ 1.260 -f la ••
Bio-linto -.«».̃ 2.690.. -t- 4b
Canadian Paciflo .v.370. ̃ ..+. 1 ••
Crown Mines .11735.. 15-
Rand Mine3 .iaa, gaj. 982 'ir.12'
Uoyal-Dutch ..>r. 5.152 +52
Obligation Young .> .403., -^4..
BOURSE DE COMMERCE
CAOUT'CHOUCS. Fév. il 10 -Vf- mars il -30 -V*
3 d'avril 11 20 A; mai IL ÏO 12 Wï >3 de" juillet'
11 30 A: août 11 25.. ̃
SUCRES; Fév. 232 50: mars 233 50-; 3 de mars
234 50- à 235; d'avril 235 50; jui]let-aoùt-23«; sept.
238 50;'3 d'oct. 2il: de nov. 242.
Cote oincielle 232 50.. ̃̃
AVOINES. Fév. 121; mars 123; avril 124 50; 3 de
mars 124 50; 3 d'avril 125 50 et 125 75; 3 de mai
124 75 et 125 25.
FARINES. Fév. 206 50 V; mars 211 à 212; avril
213 50 à 21i; 3 do mars 213 A; 3 d'avril 217 ;A; 3 de
mai 220 A. .̃.̃
BLES. Cote officielle imposée: 145 50 (départ
culture).
FARINES PANIFIABLES 225.
HUILES DE LIN. Fév. 27«-V; mars -2T9 V; mars-
avril 277 Y: 4 do mai 283 à 287,; 4. de sept. 290 à 2.93.
MARCHE DU HAVRE (ouverture)
̃ COTONS. Fév. 392; 'mare 393 50: "avril 397; 'mai
399; juin 402; juillet 405 50; août -404 50; sept. 403 50;
oct. 402 50; nov. 401; déc. 401 50; janv. 402. ̃ ̃
CAFES. Fév. 241 50; mare .243. 50 avril 244,50;,
mai 219 50; juin 252 75; juillet -256 75; août 257 75;
sept. 263 50;,oct. 265 75; nov. 2"«7:5; tlêd. :269: Ventes il
6,000 eacs.
''<» i.r; ii.'
M. de Monzie est rentré à Paris ce malin
M. de Monzie, député du Lot, ancien ministre,1
est arrivé ce, matin à la gare d'Orsay, parle tràirt
de 8 h. 25, dans lequel il avait pris place à'
Cahors.
L'ancien ministre, que de nombreux a'mjS
étaient venus attendre à son arrivée a été aussi-,
tôt transporté dans un ambulance et conduit dans
une clinique où il subira un traitement, ainsi qùp
nous l'avons annoncé hier. '• ̃ '̃
? .̃«» ̃- r. iiji ;'t
Les mines flottantes
Arcachon, 12 février. '̃
Des mines ayant été signalées à l'entrée du bas-
sin d'Arcachon par plusieurs patrons de chalu-
tiers, une double expédition par terre et par eau
fut entreprise. La première a pu repérer une
mine flottante près de s'échouer au pied de la
dune de Pyla à vingt mètres de la câte,
D'après certains bruits,, il y aurait quelque part
'vers les passes un ou plusieurs chapelets de mi-
nes.. ̃
®
Un nouveau cadavre rejeté par la mer r
'̃' Dax, 12 février.
Il. Un douanier a découvert au bord,,de,là.,mer, k
la limite de Saint-Girons et de Lit-eWyIixéi.: 1*
cadavre d'un homme en état de" décomposition
avancée,
Avisé, le parquet, qu'accompagnait le capitaine
de gendarmerie, se rendit sur les lieux.
On croit que le corps est celui d'un sujet..espa-
gnol car ses vêtements portaient l'adresse d'un
magasin de la péninsule..
–
Le reto de l'aviatrice Maryse Bastié
Le Bourget, 12 février. ̃•'̃
L'aviatrice Maryse Bastié est arrivée à 14 h.,3
au Bourget par l'avion régulier d'Air France. Und
réception a eu lieu en son honneur.
i»
Çhamonix, 12 février.
L'éprouve de relais quatre fois 10 kilomètres,
première épreuve des championnats du monde de.
ski, a donné le classement suivant 1. équipe de
Norvège, en 3 h. 6 m. 7, s.; 2. équipe de Finlande,
en 3 h. 7 m. 4 s.; 3. équipe d'Italie, en 3 h. 8 m,
48 s.; i. équipe de Suède, en 3 h. 10 ni 25 s.;
5. équipe de •Tchécoslovaquie, en 3 h. 13 m. 56 s.;
6. équipe de Suisse, en 3 h. 16 m. 5& s.; 7. équipe
de Yougoslavie, en 3 h. 26 m. 5 s.; 8. équipe de
France, en 3 h. 28 m. 10 s.
par son canal, dans le parti de M. Léon Blum, est
lentement influencée, pénétrée par ces agitateurs.
La réunification aurait pour effet; une lutine- Active
contre cette minorité, par l'œuvre dès ex-commu-
nistes. Le parti socialiste-communiste serait dans
toute l'acception du terme un parti de gouverne-
ment qui, sans doute, ne renoncerait pas*, tout au
contraire," à substituer au' *fêgîmé capitaliste le
régime socialiste, mais le ferait, selon sa; tradition,
sans violence.
» Quant à l'hypothèse d'après laquelle une partiel
des radicaux renverseraient le gouvernement ac-
tuel au cas où l'unité socialiste-communiste de-<
viendrait une réalité, elle nous semble fort plau^
sible. Mais qu'est-e que cela peut faire? Croyez-,
vous que M. Léon Blum tienne a s'accrocher au
pouvoir? Et, s'il devenait le chef d'un immensa
parti, ne pensez-vous pas qu'il ,serait assuré de
retourner bientôt à l'hôtel Matignon pour gouver-*
ner dans des conditions plus conformes à ses
̃vœux?'» »
Bien entendu, tout ce discours n'efface en rienî
les préventions 3'un très grand nombre de mili-r
tants qui ont peur de Moscou et de la guerre aveo
l'Allemagne; et ils disent que si M. Léon Blum se
montre aussi favorable qu'on' l'affirme à l'unité,
c'est qu'il ne peut pas avouer ses réserves secrètes.
Voilà, en tout cas, la synthèse des diverses im-
pressions que j'ai recueillies en interrogeant, un
peu partout, des socialistes. Nous ne disons pas
que ce débat s'instituera au conseil national de
dimanche. Mais il est possible, il semble vrai-
semblable qu'il s'ébauche. L'assemblée n'aura pas
le temps d'y consacrer une longue discussion car
elle devra s'occuper d'autres problèmes que nous
indiquerons dans un deuxième article.
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